Traduction : SOTT

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« Israéliens contre le massacre à Gaza »
J'ai honte d'être israélienne. Voilà, c'est dit. Oui, je sais mieux que la plupart des gens qu'il y a beaucoup de gens biens, de gens qui ont du cœur, en Israël. Mais ce qui se passe actuellement à Gaza, ce qui est commis au nom de ces bonnes gens NE SAURAIT être toléré, parce que cela va à l'encontre de toute humanité et moralité.

Oui, il y a aussi des morts du côté israélien, mais malgré la tragédie et le déchirement qui touchent les familles de ces victimes, il est important de comprendre que l'étendue des souffrances et de la douleur vécues par les Palestiniens est incomparable, et il est de notre responsabilité à tous de s'élever contre cela !

Nous avons oublié les leçons du passé, et à cause de cela, à cause de notre manque de responsabilité, de notre ignorance et de notre inaction, nous avons permis à des dirigeants psychopathiques et à leurs idéologies perverses de s'emparer de notre perception de la réalité. Mais si nous nous arrêtions un moment pour réfléchir, nous verrions clairement que cette situation n'a rien à voir avec le fait de savoir « qui a tiré en premier » et « combien de roquettes » (même si les recherches nous montrent que dans la plupart des cas, y compris celui-ci, l'agresseur est Israël), mais à tout à voir avec les concepts humains les plus basiques, comme la moralité, la conscience, et le fait de ne pas avoir de sang sur les mains après le massacre (« oups, encore un ») d'enfants par notre gouvernement, qui appelle ça de « l'auto-défense ».

Et c'est le point principal : en tant qu'Israélienne, même si je n'ai pas appuyé sur la gâchette, j'aurai toujours du sang sur les mains si je garde le silence face à ce qui se passe.

Certes, il n'est pas facile de parler, en particulier lorsque les gens que j'aime, en Israël, font l'expérience des horreurs liées au fait de vivre en état de guerre. Je serai aussi critiquée, et je comprends que le fait d'exprimer ma véritable opinion sur ce sujet pourrait avoir des répercussions sociales, comme le fait d'être accusée de ne pas me soucier de mon peuple. Par exemple, comme me l'a récemment dit une amie de longue date :
Ça peut se comprendre, vu que les gens aiment bien prendre position tout le temps, mais ce qui est incompréhensible, c'est pourquoi tu te ranges de leur côté - les enfants du côté israélien saignent tout autant. Il est vrai qu'en termes de chiffres, il y a plus de gens qui souffrent de leur côté [palestinien]. C'est juste une question de densité de population, de prise en compte du facteur bouclier humain, et de puissance de feu. Ne te méprends pas, je suis désolée pour eux. Mais je suis encore plus désolée pour ma famille, mes voisins, mes amis, et mon pays - en premier. Apparemment, ce n'est pas ton cas.
Je pense donc qu'il est essentiel de non seulement prendre position et de faire ce qui est juste, mais aussi de clarifier plusieurs idées fausses qui empoisonnent la mentalité israélienne, et qui sont le résultat de décennies de programmation mentale et de mensonges qui ont mené à l'érosion de valeurs humaines fondamentales comme la compassion et la conscience morale. La triste vérité est que la politique israélienne nuit premièrement à sa propre population, et sera peut-être responsable de la dévastation totale du pays et de pertes humaines considérables.

Depuis deux jours, je suis en contact constant avec ma mère, via Skype. Elle m'a dit qu'il y avait eu plusieurs chutes de roquettes, et qu'elle et ses voisins avaient dû quitter leurs maisons (elle vit vers le sud, mais la région est considérée comme faisant partie du centre). Jusqu'à aujourd'hui, les roquettes tirées depuis Gaza n'avaient jamais porté aussi loin. Elle m'a aussi dit qu'elle avait très peur, qu'elle se sentait comme un rat pris au piège, qu'il y avait des blessés et des dégâts matériels et que la situation était grave, qu'on se croirait en guerre. Et, selon les officiels et l'Israeli Front Command (l'équivalent de la Sécurité intérieure), ça va continuer comme ça pendant 7 semaines, voire plus. Elle m'a également dit qu'il était douloureux de voir les enfants de ses voisins en pleine confusion et effrayés, et que le fait d'être en danger de mort vous forçait à évaluer vos priorités dans la vie.

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À gauche : « Je suis d'Austin, au Texas, et Israël est prêt à me payer pour emménager dans SON pays, parce que je suis juive.
À droite : « Je viens de Palestine. Je ne peux pas retourner dans mon pays, parce que je ne suis pas juif. »
Quant à l'atmosphère générale dans le pays, la plupart des Israéliens soutiennent les décisions du gouvernement et de l'armée, en ont assez des combats continuels, et sont en essence d'accord avec l'idée d'une « solution finale » au « problème palestinien », si cela met fin à ces perturbations constantes dans leur vie quotidienne.

Maintenant, il est important de souligner que je ne minimise en rien la situation tragique dans laquelle se trouvent les Israéliens. Cette situation est effrayante, difficile et intolérable, et personne, peu importe sa nationalité, ne devrait subir ce genre de choses. Hé, je pourrais facilement me trouver en Israël en ce moment-même et vivre ça directement. Je dois aussi mentionner que, autrefois, mon opinion n'étais pas si différente de celle d'un Israélien moyen, et que même si j'avais ouvert les yeux sur la véritable nature du conflit, je n'ai pas souvent bougé pour faire changer les choses, hormis à quelques occasions.

Pour en revenir au sujet, il semble y avoir plusieurs problèmes ici, qui ont à voir avec l'ignorance ou le refus d'affronter la réalité de la situation, et aussi avec le manque de compassion envers autrui.

Commençons par l'idée fausse selon laquelle les Israéliens n'ont volé la terre de personne, et qu'ils sont les premiers à l'avoir possédée en premier lieu. Il existe plusieurs versions concernant la manière dont les choses se sont vraiment passées, mais la plupart des Israéliens s'accordent sur la version selon laquelle cette terre leur aurait été donnée légalement par l'ONU en 1947 (sans parler de la prétention religieuse à la Terre Sainte, qui aurait été promise aux juifs par Dieu et qui, donc, leur appartiendrait). Selon cette version qui fait consensus, la population palestinienne indigène se serait vue offerte la possibilité de rester, mais à la place, elle aurait choisi de s'enfuir.

Eh bien, comme toujours quand il s'agit de prétendus « faits historiques », tout dépend du genre de sources qui informent le « consensus ». Il n'est guère besoin de faire beaucoup de recherches sur le sujet pour se rendre compte que l'ONU ne disposait même pas du pouvoir légal pour prendre la terre d'un peuple et la donner à un autre. Le texte de la Résolution 181 ne divisait pas la Palestine ni ne fournissait de fondement légal pour le faire. « Il se contentait de recommander la mise en application du plan de partition et demandait au Conseil de sécurité de prendre le relais. Il sollicitait les habitants de la Palestine pour qu'ils acceptent le plan, mais ils n'avaient aucune obligation de le faire. »

Remarquez que cette terre n'était pas vide, et qu'il y avait déjà des habitants qui l'occupaient légalement. Quant à l'allégation selon laquelle les Palestiniens auraient choisi de partir de leur propre chef, vous devriez lire Le Nettoyage ethnique de la Palestine, de l'historien israélien Ilan Pappé.
À la fin de 1947, la Palestine compte près de 2 millions d'habitants: un tiers de Juifs, deux tiers d'Arabes. La résolution 181 des Nations unies décide sa partition en deux États: l'un doit être presque exclusivement peuplé d'Arabes; dans l'autre, les Juifs seraient légèrement majoritaires. Un an plus tard, c'est un État à très forte majorité juive, Israël, qui occupe 78 % de la Palestine. Plus de 500 villages ont été rasés, de nombreuses villes ont presque entièrement perdu leur population arabe. Et 800000 Arabes palestiniens originaires des territoires qui font désormais partie d'Israël peuplent des camps de réfugiés hors de ses frontières. A en croire l'historiographie israélienne traditionnelle, cette situation serait la résultante imprévisible, involontaire, des aléas d'un conflit armé : la « première guerre israélo-arabe ». Mais Ilan Pappe en donne ici une explication bien différente. A l'aide de documents d'archives, de journaux personnels, de témoignages directs, il reconstitue en détail ce qui s'est vraiment passé à la fin de 1947 et en 1948, ville par ville, village par village. Apparaît alors une entreprise délibérée, systématique, d'expulsion et de destruction : un « nettoyage ethnique » de la Palestine. En quelques mois, forts de leur supériorité militaire, de leur accord secret avec le roi de Jordanie, de la passivité complice des soldats britanniques et de l'impéritie de l'ONU, les dirigeants du mouvement sioniste ont organisé le « transfert », par la violence et l'intimidation, d'une population arabe plutôt pacifique, sans défense, abandonnée de tous.
Voir aussi ce documentaire commenté en partie par le même auteur :


Il semble que les sionistes étaient déterminés à établir un État juif en Palestine, par tous les moyens possible, y compris au mépris total de la vie d'autrui - même celle des leurs. Ben Gourion, le premier chef d'État d'Israël, déclara d'emblée aux « travaillistes » sionistes, le 7 décembre 1938 :
« Si je savais qu'il était possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les emmenant en Angleterre, et seulement la moitié en les transférant sur la terre d'Israel, je choisirais la deuxième solution, parce qu'il ne faut pas seulement prendre en compte les vies de ces enfants, il faut aussi prendre en compte l'Histoire du peuple d'Israel. »

Source : Yvon Gelbner, "Zionist policy and the fate of European Jewry", dans Yad Vashem studies (Jerusalem, vol. XII), p. 199.
Et :
« Le sauvetage des juifs en Europe ne figurait pas en tête de liste des priorités de la classe dirigeante. C'est la fondation de l'État qui était primordiale à leurs yeux. »

Source : Tom Segev, Le septième million, Ed. Liana Levi (Paris, 1993), p. 539.
Une autre idée fausse fondamentale a trait à l'équilibre des pouvoirs - façon de parler. Les Israéliens croient que les États-Unis ont une influence sur la politique israélienne et que le lobby arabe est très fort aux États-Unis et en Europe, et que cela contribue aux attitudes « sentimentalistes » et pro-palestiniennes de nombre d'Européens. La vérité et que le lobby israélien aux États-Unis exerce une influence énorme sur la politique étrangère étasunienne, au point que parmi les candidats à la présidence, c'est à celui qui exprimera le plus son amour et sa loyauté envers l'État sioniste. Pratiquement tous les aspects de la politique étasunienne sont influencés par Israël et les intérêts israéliens.

La prochaine idée fausse - et choquante - est que les Palestiniens n'ont pas le même substrat émotionnel que les Israéliens ou les autres êtres humains. Cette idée fausse contribue à la croyance selon laquelle les Palestiniens ne souffrent pas vraiment, qu'ils feignent leur détresse et leurs larmes devant les caméras, en particulier lorsqu'il s'agit de la mort de jeunes enfants. Ils seraient maîtres dans l'art de la tromperie et feindraient des émotions exagérées afin d'obtenir la sympathie d'autrui. Par exemple, ma mère m'a envoyé un extrait d'une vidéo qu'elle a vue à la télé israélienne. La vidéo avait été prise par une caméra nocturne et montrait des Palestiniens en train de transporter quelqu'un qui avait été tué lors d'une attaque. Pour ma mère, cette vidéo est un exemple de manipulation palestinienne, parce que « ce mort » est tombé par terre et a réussi, on ne sait trop comment, à se relever ou a remuer des membres de son corps.

Eh bien, je ne dirai pas « quel bel exemple de projection ! », mais voilà qui illustre parfaitement la tendance consistant à ne voir que ce l'on veut voir. Il y a un vieux diction hébreux qui dit Berosh haganav boer hakova, soit : « Sur la tête du voleur, le chapeau brûle ». Autrement dit, les gens malhonnêtes pensent que tout le monde est un escroc. Cela ne veut pas dire que tous les Palestiniens sont entièrement innocents. Ils ont incontestablement leur lot de psychopathes qui utilisent la situation à leur avantage. Mais n'oublions pas pour autant la devise du Mossad : « par la voie de la tromperie, tu feras la guerre », ni la Hasbara - la méthode de guerre de l'information favorite du ministère des Affaires étrangères israélien. Bref soyons honnêtes ici, et admettons que les Israéliens sont fort coutumiers des mensonges et de la tromperie, et utilisent tous les moyens possibles pour atteindre leurs buts.

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« Un Holocauste n'en justifie pas un autre. »
La vérité est que quand on déshumanise un peuple (lisez cet article pour en apprendre plus sur le concept et son lien avec les préjugés raciaux), il est plus facile de continuer sa vie comme si de rien n'était et de se sentir droit dans ses bottes, tout en sachant que quelques kilomètres plus loin, quelqu'un est en train d'exploser sous les bombes.

Je voudrais entendre un Israélien dire honnêtement qu'il n'a jamais entendu un de ses compatriotes dire « Les Palestiniens sont comme des cafards ou des punaises » et « Si un enfant meurt, ce n'est pas grave pour la mère, parce qu'elle peut toujours en pondre d'autres ». Ce sont tous de « futurs terroristes » de toute façon, pas vrai ? En outre, ce genre d'attitude donne lieu à divers phénomènes abjects, comme le tourisme extrême en Cisjordanie, où des camps de tir accueillent des enfants et leur apprennent à « éliminer les terroristes ». Une autre version du tourisme extrême qu'on peut voir en ce moment en Israël consiste à préparer un pique-nique, à se rendre en voiture non loin de Gaza, a installer une table et à regarder voler les roquettes. Hé, pas besoin de voir le dernier James Bond quand on peut avoir de l'action en live !

Ainsi, ce genre de décrochage émotionnel et ces sentiments de supériorité (déguisés en sentiments victimaires) font qu'il est facile de ressentir de la peur et de la douleur lorsqu'il s'agit des « siens », mais d'oublier que les Palestiniens vivent et ressentent la même panique, la même peur, et le sentiment d'être pris au piège comme des rats - quotidiennement. « Oh, mais ils l'ont bien cherché », diront nombre d'Israéliens. « Ils ont choisi le Hamas et ont donc refusé la paix, donc ça veut dire qu'Israël a le droit de se défendre, quelle que soit la sévérité des mesures. Ce sont les Palestiniens qui lancent des roquettes et commettent des attentats-suicides, qui n'éprouvent que de la haine pour Israël à cause de leur nature belliqueuse. Ils ne peuvent pas s'en empêcher, donc ils doivent être éliminés dans notre intérêt général à nous, leurs voisins moralement supérieurs. »

Le problème avec de telles croyances est qu'elles ne sont fondées sur rien d'autre que des mensonges. La vérité est bien plus sinistre que ne le réalisent la plupart des Israéliens, parce que les autorités à qui ils ont confié le pouvoir de les protéger du danger sont ceux-là mêmes qui se servent d'eux pour faire avancer leurs plans pathologiques. Lisez la série d'articles suivante pour avoir une (toute petite) idée de l'étendue de leurs crimes :

Le Mythe Des Attentats Suicide Palestiniens
La main cachée derrière l'affrontement entre Hamas et Fatah
Le Hamas est une création du Mossad
Israël a créé le Hamas pour diviser la Palestine
Gaza residents: IDF troops posing as Hamas men [des troupes de l'IDF se font passer pour des membres du Hamas - NdT]

Mais comme toujours avec ce genre de sujet, peu importe l'accumulation de preuves ou de données, rien n'arrivera à convaincre quelqu'un qui choisit de fermer son esprit et donc de continuer à justifier des crimes effroyables. Israël se voit comme un pays démocratique et éclairé, mais il se comporte de façon ignoble et barbare, en particulier en temps de crise. Les Israéliens aiment à rappeler qu'en temps de crise, la solidarité et l'aide mutuelle deviennent monnaie courante, que tout le monde essaie d'aider et de faire de son mieux pour alléger les souffrances d'autrui. Des qualités incontestablement louables, mais si elles ne s'appliquent qu'aux représentants d'une race ou d'une nationalité spécifiques, et que les autres peuvent être éliminés si nécessaire ou « s'ils ne nous laissent pas le choix », alors un tel égotisme nationaliste est le signe de la même pathologie que celle affichée en son temps par... eh oui, par l'Allemagne nazie. Des mots durs à entendre pour les Israéliens, mais le fait est que nous nous trouvons dans une situation qui ne nous laisse guère le temps de tourner autour du pot.

Les Israéliens, tandis qu'ils justifient leur silence face aux atrocités, ont un autre argument sur lequel ils adorent s'appuyer : à savoir qu'il est facile de défendre les Palestiniens quand on ne vit pas en Israël. Ils invitent les « accusateurs » à passer un ou deux ans en Israël, histoire de vivre par eux-mêmes dans le stress et la peur constants. Toutefois, le conflit israélo-palestinien n'est que la partie émergée de l'iceberg. Quiconque prête un peu attention a dû entendre parler des récentes manifestations de masse en Israël qui ont mis en avant des problèmes sociaux et économiques très profonds. L'État sioniste est tellement pourri, et à tous les niveaux, qu'on peut se demander comment le projet sioniste tient encore debout. Voilà ce qui arrive quand un pays est gouverné par des psychopathes, pour qui le seul moyen de faire avancer leur projet est de faire couler davantage de sang, de préférence celui de « ces sous-hommes, là-bas », tout en excitant le fanatisme nationaliste, militariste et meurtrier, dans la tentative d'étouffer les protestations populaires, de rallier les gens autour d'une cause commune, et de leur faire oublier leurs ennuis.

Mais tout n'est pas perdu. Pas encore, en tous les cas. Il y a des gens doués de conscience en Israël, des gens qui refusent de participer aux crimes de leur pays. Ces gens sont souvent ostracisés et doivent faire face à des répercussions extrêmement négatives et à des réactions extrêmement haineuses. Pourtant, ils ont le courage de dire la vérité.


Malheureusement, ces personnes sont une minorité, même si je suis sûre que davantage de gens les rejoindraient s'ils savaient que leur gouvernement se fiche d'eux comme d'une guigne. C'est une période cruciale pour Israël, parce que de plus en plus de pays, à travers le monde, commencent à perdre patience et à ne plus supporter les foutaises israéliennes. Puisque les psychopathes ont la vue courte, Netanyahou et sa clique ne réalisent pas qu'ils sont en train de creuser leur propre tombe. L'heure approche peut-être où ils devront payer pour leurs crimes contre l'humanité. Mais combien de gens - Israéliens, Palestiniens ou autres - devront-ils mourir avant ? Il est temps de se réveiller et de faire ce qui est juste : refuser de participer à ces crimes. Arrêter l'agression contre Gaza !

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« Je suis juif. Arrêtez de tuer des bébés à Gaza. »