Cerveau dans un champ
© Inconnu

Les résultats publiés par Alexander Huth, chercheur à l'Institut de neurosciences Helen Wills de l'université de Californie à Berkeley, et ses collègues dans la revue Neuron du 20 décembre 2012 conduisent à se poser la question : « Y a-t-il un Google dans notre cerveau ? » Un sous Google ? Un super Google ?

Comment sommes-nous capables de retrouver ou de reconnaître, souvent instantanément, un mot, une image, une notion, une action ? Difficile de ne pas penser à Internet et à la difficulté, pour un moteur de recherche, de faire de même avec le contenu de la Toile.

Une autre étude devra le déterminer, mais celle-ci montre déjà comment nous rangeons la multitude d'objets et d'actions que nous voyons dans notre matière grise. La principale découverte des chercheurs, c'est qu'il n'existe pas de zones isolées pour chaque catégorie d'images mais un « espace sémantique continu ». Pas de tiroirs donc mais un tissu, un maillage imbriqué...

Catégorisation dans le cerveau
© Alexander Huth et al. Neuron
Sélectivité des catégories das deux « voxels » du cerveau


1 705 catégorie d'objets et d'actions

« Si l'être humain peut voir et nommer des milliers de catégories d'objets et d'actions, il est peu probable qu'une zone distincte du cerveau soit affectée à chacune de ces catégories », précisent les chercheurs. « Un système plus efficace consiste à représenter les catégories comme des emplacements dans un espace sémantique continu, sur une cartographie couvrant toute la surface corticale. »

Parcellisation du cerveau humain
© Alexander Huth et al. Neuron
Représentation de la parcellisation du cerveau humain
Pour explorer un tel espace, Alexander Huth a fait appel à l'IRM fonctionnelle afin de mesurer l'activité du cerveau pendant le visionnage des images d'un film. Il est ensuite passé au traitement informatique des données en utilisant un modèle de voxels, c'est-à-dire des volumes élémentaires (pixels en 3D).

De quoi construire une représentation de la répartition corticale de 1 705 catégories d'objets et d'actions.

Les catégories sémantiques apparaissent alors clairement. Notre cerveau associe ... Lire la suite sur Slate.fr