Traduction : SOTT

Je ne veux pas dire un mot à ce sujet. Je ne veux pas l'analyser, ou même réfléchir sur les implications du choc émotionnel épouvantable le plus récent de l'Amérique. La profonde douleur et la perte subie par les familles de Newtown CT [ville du Connecticut - NDT] est si écrasante, si impensable, si douloureusement pénible à contempler, que pour eux, je veux juste être en paix - par respect, par empathie profonde, je veux juste être silencieuse et les maintenir dans mon esprit et mon cœur. C'est ce que j'ai fait durant les trois derniers jours. Mais maintenant il est temps de parler avec ce même respect et cette profonde empathie, parce que nous, en tant que nation, sommes dans un état de choc psychologique et durant ces moments, ce choc nous rend plus faciles à émouvoir, plus facilement influençables et plus facilement conduits par les personnes qui, de par leur nature même, n'ont pas nos intérêts fondamentaux à cœur.

Dès le début, les informations en provenance de Newtown étaient sommaires, ce qui n'est pas rare dans de telles situations, mais quand nos émotions nationales et personnelles sont tellement triturées, nous devons nous efforcer de faire attention à ce qui se passe vraiment, peu importe à quel point nos émotions nous entraînent dans le sens du ressenti émotionnel seulement, et pas du tout dans la réflexion. Cet article entre dans les détails préliminaires (il y a plus à venir) de tout ce qui n'est pas adéquat à propos de cet événement, donc je ne vais pas rentrer dans les détails maintenant. Ce que je voudrais faire, c'est jeter un œil à la façon dont nous sommes amenés à penser et à ressentir au sujet de ce massacre déchirant, par ceux qui sont en position de changer l'avenir de notre société. D'une manière très semblable, notre société a fondamentalement changé le jour du, et dans les jours qui suivirent le, 11 septembre 2001, quand l'Amérique a été conduite vers un contrôle jusque-là inimaginable à travers un traumatisme émotionnel et une manipulation, aboutissant à des choses comme celle-ci qui sont la « nouvelle normalité ».

La raison pour laquelle je pense qu'il est maintenant temps de dire quelque chose, c'est que le président Obama a prononcé un bref discours hier soir à la veillée de prière œcuménique de Sandy Hook [Nom du village et de l'école primaire - NDT] à Newtown, CT et je tiens à le parcourir en mettant l'accent sur le vrai message, pas sur celui de l'illusion.

Merci. Merci, Gouverneur. Pour toutes les familles, les premiers intervenants, la communauté de Newtown, le clergé, les invités - Les Écritures nous disent : « ... ne perdons pas courage. Bien qu'extérieurement nous soyons en train de dépérir... notre être intérieur se renouvelle de jour en jour. Depuis que nos ennuis légers et momentanés réalisent pour nous une gloire éternelle au-delà de toute mesure. C'est pourquoi nous fixons nos yeux non pas sur ce qui est vu, mais sur ce qui est invisible, car les choses visibles sont temporaires, mais les invisibles sont éternelles. Depuis que nous savons que, si cette tente terrestre où nous habitons est détruite, nous avons un édifice de Dieu, une demeure éternelle dans les cieux, et non bâtie de main d'homme. »
Il n'est pas rare d'ouvrir un discours lors d'une veillée de prière avec les Écritures, quoique cela soit un peu inhabituel pour Obama d'évoquer les Écritures bibliques depuis que le soutien du public en sa faveur tend à être gêné par le mélange de l'Église et de l'État (son soutien privé est une autre affaire bien différente !). Cela dit, c'est une Écriture intéressante pour une citation - prêter attention à l'invisible, qui est éternel. Dans de telles situations, quand nous sommes vulnérables, en masse, en raison d'une tragédie impensable, il est extrêmement important d'essayer de voir l'invisible, de peur que nous finissions plus rapidement conduits dans un monde que nos âmes ne pourraient pas supporter.
« Nous sommes réunis ici à la mémoire d'une vingtaine de beaux enfants et six adultes remarquables. Ils ont perdu la vie dans une école qui aurait pu être n'importe quelle école, dans une ville calme pleine de gens bons et décents qui pourrait être n'importe quelle ville en Amérique. »
Cela peut vous arriver. C'est arrivé à ces gens qui, s'ils ne sont pas comme vous, sont un modèle pour vous - riches, vivant dans un quartier calme, dans une belle ville pleine de talents, de beaux enfants - sécuritaire, épargnés par les contraintes économiques que la plupart d'entre vous ont expérimentées dans la dernière décennie. Ce sont les gens qui peuplent le « rêve américain » - et ça leur est arrivé. Personne n'est en sécurité, certainement pas vous. Si cela peut arriver ici, cela peut - et va - arriver n'importe où.
« Ici, à Newtown, je viens offrir l'amour et les prières d'une nation. Je suis très conscient du fait que les mots ne peuvent correspondre à la profondeur de votre peine, ni qu'ils ne peuvent guérir vos cœurs blessés. Je ne peux qu'espérer que cela vous aide afin que vous sachiez que vous n'êtes pas seuls dans votre chagrin, que notre monde aussi a été déchiré ; que partout dans ce pays qui est le nôtre, nous avons pleuré avec vous, nos enfants nous ont été enlevés. Et vous devez savoir que, quelle que soit la mesure de réconfort que nous pouvons fournir, nous vous la fournirons, quelle que soit la part de tristesse que nous pouvons partager avec vous afin de faciliter cette lourde charge, nous la porterons volontiers. Newtown - vous n'êtes pas seul. »
C'est si douloureux. Ce n'est pas que ses mots ici soient faux - ils ne le sont pas - , nous avons pleuré, nous avons approché l'horreur, nous nous sommes sentis heurtés en pleine poitrine par cette réalité et quiconque a déjà embrassé un enfant de six ans ne peut pas s'en détourner avec les yeux secs, mais dans ces mots qu'il emploie ici, il lance la manipulation émotionnelle qui préface son réel message. Ces émotions qui sont suscitées sont si fortes, si primitives, féroces et violentes, qu'elles nous conduiront (et elles le font) au-delà de la pensée rationnelle, nous laissant ouverts à la suggestion dans le but d'atténuer la douleur, ou à tout le moins donner un sens à celle-ci. Il continue en utilisant des citations et des noms de certains des milliers d'articles qui ont été écrits en trois jours seulement.
« De la manière dont ces jours difficiles se sont déroulés, vous nous avez également inspiré des histoires de courage, de détermination et de sacrifice. Nous savons que lorsque le danger est arrivé dans les salles de l'école primaire de Sandy Hook, le personnel de l'école n'a pas tressailli, il n'a pas hésité. Dawn Hochsprung et Mary Sherlach, Vicki Sotho, Lauren Rousseau, Rachel Davino et Anne Marie Murphy - ils ont répondu comme nous souhaitons tous être capables de répondre dans de telles circonstances terrifiantes - avec courage et amour, en donnant leur vie pour protéger les enfants qui leur sont confiés.

Nous savons qu'il y a d'autres enseignants qui se sont barricadés à l'intérieur des salles de classe, et sont restés solides malgré tout, et ont rassuré leurs élèves en disant « Tenez bon les enfants, les « gentils » arrivent » ; « Montre-moi ton sourire » Et nous savons que les gentils sont arrivés. Les premiers intervenants qui ont accouru sur la scène, en aidant à guider ceux qui étaient en danger et à réconforter ceux qui en avaient besoin, se tenant à l'écart de leurs propres choc et traumatisme parce qu'ils avaient un travail à faire, et que d'autres avaient plus besoin d'eux.

Et puis ils y avaient les scènes d'élèves, s'aidant les uns les autres, se tenant les uns les autres, suivant consciencieusement les instructions, de la façon dont les jeunes enfants le font parfois ; un enfant a même essayé d'encourager un adulte en disant : « Je connais le karaté. Donc tout va bien. Je vais nous sortir de là » (Rires.) »
Cette partie de son discours nous a juste fait passer à travers tous ces événements à nouveau, en détail. On nous rappelle, et puisqu'on nous le rappelle, cela nous fait revivre la douleur, la peur, l'horreur et la perte. Il a son public (toute la programmation télévisuelle régulière aux États-Unis a été interrompue hier soir pour présenter ce discours), revivant les moments les plus douloureux de ces derniers jours, et c'est efficace et horrible.
« Newtown, en tant que communauté, vous nous avez inspirés. Face à une violence indescriptible, face au mal inadmissible, vous vous êtes cherchés les uns les autres, et vous avez pris soin les uns des autres, et vous vous êtes aimés les uns les autres. C'est ainsi que l'on se souviendra de Newtown. Et avec le temps, et la grâce de Dieu, cet amour se verra à travers vous. »
Non, il ne « verra pas à travers eux ». La réalité est que rien ne sera jamais pareil pour ces personnes. Rien. Aucun aspect de leur vie ne sera jamais le même. Ce niveau de perte et de traumatisme n'est pas « récupérable » - il est finalement géré, par certains, il est au bout du compte contourné avec l'une des un million de façons différentes de le faire, mais il n'y a aucune force qui « verra à travers ces personnes » tant qu'ils y survivront péniblement, à jamais changés par le mal et la violence qui sont devenus la norme aux États-Unis d'Amérique en ce début de 21e siècle. Une société qui a permis à ses dirigeants de la définir par la guerre, la violence et la domination du faible par le plus fort, ne peut donc pas attendre de ces mêmes dirigeants qu'ils offrent un confort réel et des solutions quand il s'agit de faire face aux conséquences de ses actes.
« Mais nous, en tant que nation, sommes en but avec des questions difficiles. Quelqu'un a un jour décrit la joie et l'inquiétude de la parentalité comme l'équivalent d'avoir votre cœur à l'extérieur de votre corps tout le temps, se promenant autour. Avec son premier cri, la partie la plus précieuse et essentielle de nous-mêmes - notre enfant - est soudainement exposée au monde, à la possible infortune ou à la malveillance. Et chaque parent sait qu'il n'y a rien que nous ne ferions pour protéger nos enfants contre les préjudices. Et pourtant, nous savons également qu'avec cette première étape pour l'enfant, et chaque étape après cela, ils se séparent de nous ; que nous ne pourrons pas les protéger de tout - que nous ne pouvons pas être toujours là pour eux. Ils souffriront de la maladie et des échecs, auront le cœur brisé et vivront des déceptions. Et nous apprenons que notre tâche la plus importante est de leur donner ce dont ils ont besoin pour devenir autonomes, compétents et résistants, prêts à affronter le monde sans peur.

Et nous savons que nous ne pouvons pas le faire nous-mêmes. Cela vient comme un choc au moment où vous réalisez, peu importe combien vous aimez ces enfants, que vous ne pouvez pas le faire vous-mêmes. Que ce travail de garder nos enfants en sécurité, et de leur enseigner le bien, est quelque chose que nous ne pouvons faire qu'ensemble, avec l'aide d'amis et de voisins, l'aide d'une communauté, et l'aide d'une nation. Et de cette façon, nous nous rendons compte que nous avons une responsabilité pour tous les enfants, car nous comptons sur tout le monde pour nous aider à prendre soin des nôtres, que nous sommes tous des parents, qu'ils sont tous nos enfants.

C'est notre première tâche - prendre soin de nos enfants. C'est notre premier devoir. Si nous échouons, nous n'obtenons rien de bon. C'est ainsi que, en tant que société, nous serons jugés. »
Il est si difficile d'entendre cet homme prononcer ces mots et puis essayer de les réconcilier avec le fait qu'il sanctionne le bombardement d'enfants innocents et de familles au Pakistan de façon quotidienne par des drones, tout en soutenant matériellement et spirituellement le génocide palestinien par les Israéliens. C'est la manipulation psychologique - la PSYOP [Opérations psychologiques - NDT]. Rien de ce qu'il a dit ne peut être nié - bien sûr que c'est la vérité dans ce contexte précis - et pourtant, nous, en tant que nation provoquons d'indicibles traumatismes, des morts et des souffrances à des milliers de familles dans d'autres pays - la grande majorité d'entre eux n'ayant jamais - jamais - levé le petit doigt ou dit un mot contre nous. Comment cet homme peut-il avoir des paroles qui frappent ce qui est cher à nos cœurs, qui sont si vraies dans le contexte de nos communautés singulières et collectives - mais qui ne s'appliquent pas à une famille à l'extérieur de nos frontières ? C'est de la folie. C'est de la folie de tenter de concilier ces deux réalités et c'est une tactique. Une population qui est émotionnellement manipulée ne peut pas penser, et si nous ne pouvons pas penser, nous ne pouvons pas réaliser la direction que notre pays est en train de prendre, mais il semble que nous soyons déjà si loin dans cette voie, que nous ne pouvons même pas voir où nous avons commencé, ou comment l'éviter.

Nous avons tous été tellement manipulés, tellement trompés, si traumatisés et tant frappés psychologiquement par le flot incessant de mensonges auxquels nous sommes exposés tous les jours, que nous sommes impuissants face à la manipulation - à moins que - nous ne commencions à travailler très dur pour le voir tel que cela se passe, en temps réel. Cela peut ébranler nos cerveaux, mais nous devons d'abord essayer de le voir quand c'est plus difficile de le faire.
« Et par cette mesure, peut-on vraiment dire, en tant que nation, que nous respectons nos obligations ? Peut-on honnêtement dire que nous en faisons assez pour garder nos enfants - chacun d'entre eux - à l'abri du danger ? Peut-on prétendre, en tant que nation, que nous sommes tous ensemble ici, en leur faisant savoir qu'ils sont aimés, et leur enseigner à aimer en retour ? Pouvons-nous dire que nous en faisons vraiment assez pour donner à tous les enfants de ce pays, la chance qu'ils méritent de vivre leur vie dans la joie et avec un but ?

J'ai réfléchi à ceci ces derniers jours, et si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, la réponse est non. Nous n'en faisons pas assez. Et nous allons devoir changer. »
Ainsi, la pression émotionnelle a fait passer le message principal - « nous allons devoir changer ». Des mots plus vrais n'ont jamais été prononcés, quoiqu'il ne les prononce pas avec le même sens que la majorité d'entre nous les prononcerait - comme il le devrait. Ne vous méprenez pas - cet événement sera utilisé pour installer un niveau plus fin et plus ferme de contrôle sur la population américaine - il ne peut en être autrement, c'est ce que les personnes au pouvoir font. Depuis le 11 septembre 2001, y a-t-il eu un seul changement dans notre société qui ait augmenté notre bien-être personnel ou collectif, notre liberté ou notre qualité de vie ? Non, il n'y en a pas eu. Il y a eu une tendance croissante du contrôle et une tendance décroissante de la qualité de vie - le tout fondé sur l'idée que nous ne sommes pas en sécurité et que les organisations de notre gouvernement, la police et l'armée sont la seule solution pour nous protéger. Tout ceci a été un mensonge et c'est le dernier opus. Pendant que nous saignons - tandis que nos cœurs sont tellement détruits que nous ne pouvons même pas trouver les mots - , ceux qui sont au pouvoir - à l'instant même - travaillent à la mise en œuvre de niveaux plus fermes de contrôle sur nous, en utilisant dans ce but la mort de ceux qui nous sont si précieux.

Si cela ne vous pas déchire pas le cœur, alors vous devez découvrir votre cœur.
« Depuis que je suis Président, c'est la quatrième fois que nous sommes réunis pour réconforter une communauté en deuil, déchirée par une fusillade. La quatrième fois que nous étreignons des survivants. La quatrième fois que nous consolons les familles des victimes. Et entre chaque fois, il y a eu une interminable série de fusillades meurtrières à travers le pays, des rapports presque quotidiens de victimes, dont beaucoup d'enfants, dans les petites villes et les grandes villes à travers l'Amérique - dont les victimes - la plupart du temps, n'avaient eu que l'erreur d'être au mauvais endroit au mauvais moment.

Nous ne pouvons tolérer cela plus longtemps. Ces tragédies doivent cesser. Et pour y mettre fin, nous devons changer. On nous dira que les causes de cette violence sont complexes, et cela est vrai. Aucune loi unique - aucun ensemble de lois ne peut éliminer le mal du monde, ou empêcher tout acte de violence insensé dans notre société. »
Il est largement prouvé que tous ces actes de violence ont été coordonnés par plus d'un « tireur isolé » et - si c'est le cas - qu'il y a un plus grand projet en préparation qui traite directement du contrôle total de tous les aspects de la société américaine par la peur et les « solutions » fabriquées pour cette peur.
« Mais cela ne peut pas être une excuse pour l'inaction. Nous pouvons certes faire mieux que cela. S'il n'y a même qu'un pas que nous puissions faire pour sauver un autre enfant, un autre parent ou une autre ville, de la douleur qui a visité Tucson, Aurora, Oak Creek, et Newtown, et les communautés de Columbine à Blacksburg avant cela - alors nous avons sûrement l'obligation d'essayer.

Dans les prochaines semaines, je vais utiliser tout le pouvoir que détient ce bureau pour engager mes concitoyens - de la police aux professionnels des maladies mentales aux parents et aux éducateurs - dans un effort visant à prévenir d'autres tragédies de ce genre. Car quel choix avons-nous ? Nous ne pouvons pas accepter de tels événements comme une routine. Sommes-nous vraiment prêts à dire que nous sommes impuissants face à de tels carnages, que les politiques sont trop dures ? Sommes-nous prêts à dire que toute cette violence qui s'est abattue sur nos enfants année après année est en quelque sorte le prix de notre liberté ? »
Ne vous méprenez pas - cet événement sera utilisé pour installer un niveau plus fin et plus ferme de contrôle sur la population américaine - il ne peut en être autrement, c'est ce que les personnes au pouvoir font. Depuis le 11 septembre 2001, y a-t-il eu un changement dans notre société qui ait augmenté notre bien-être personnel ou collectif, notre liberté ou notre qualité de vie ? Non, il n'y en a pas eu. Il y a eu une tendance croissante du contrôle et une tendance décroissante de la qualité de vie - le tout fondé sur l'idée que nous ne sommes pas en sécurité et que les organisations de notre gouvernement, la police et l'armée sont la seule solution pour nous protéger. Tout ceci a été un mensonge et c'est le dernier opus. Pendant que nous saignons - tandis que nos cœurs sont tellement détruits que nous ne pouvons même pas trouver les mots - , ceux qui sont au pouvoir - à l'instant même - travaillent à la mise en œuvre de niveaux plus fermes de contrôle sur nous, en utilisant dans ce but la mort de ceux qui nous sont si précieux.

Si cela ne déchire pas votre cœur, alors vous devez découvrir votre cœur.
« Toutes les religions du monde - beaucoup d'entre elles sont représentées ici aujourd'hui - commencent par une question simple : pourquoi sommes-nous ici ? Qu'est-ce qui donne un sens à notre vie ? Qu'est-ce qui donne un but à nos actes ? Nous savons que notre temps sur cette Terre est éphémère. Nous savons que nous avons tous notre part de plaisir et de douleur, que même après avoir couru après un but terrestre, qu'il s'agisse de richesse, de pouvoir ou de gloire, ou du confort tout simple, nous allons, d'une certaine façon, être au-dessous de ce que nous avions espéré. Nous savons que, peu importe la qualité de nos intentions, nous trébucherons tous parfois, d'une certaine façon. Nous ferons des erreurs, nous connaîtrons des difficultés. Et même quand nous essayons de faire ce qui est juste, nous savons qu'une grande partie de notre temps sera consacrée à tâtonner dans l'obscurité, si souvent incapables de discerner les plans célestes de Dieu.

Il n'y a qu'une seule chose dont nous pouvons être sûrs, et c'est l'amour que nous avons - pour nos enfants, pour nos familles, pour les uns les autres. La chaleur de l'étreinte d'un petit enfant - ça c'est réel. Les souvenirs que nous avons d'eux, la joie qu'ils apportent, l'émerveillement que nous voyons à travers leurs yeux, cet amour féroce et sans bornes que nous ressentons pour eux, un amour qui nous fait sortir de nous-mêmes, et nous lie à une plus grande chose - nous savons que c'est ce qui importe. Nous savons que nous faisons toujours ce qui est juste lorsque nous prenons soin d'eux, quand nous leur montrons l'exemple, lorsque nous montrons des actes de bonté. Nous ne nous trompons pas lorsque nous faisons cela.

C'est ce dont nous pouvons être sûrs. Et c'est ce que vous, les gens de Newtown, nous avez rappelé. C'est comme ça que vous nous avez inspirés. Vous nous rappelez ce qui importe. Et c'est ce qui doit nous faire avancer dans tout ce que nous faisons, aussi longtemps que Dieu juge bon de nous maintenir sur cette Terre.

« Laissez venir à moi les petits enfants », dit Jésus, « et ne les en empêchez pas - car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. »

Charlotte. Daniel. Olivia. Josephine. Ana. Dylan. Madeleine. Catherine. Chase. Jesse. James. Grace. Emilie. Jack. Noah. Caroline. Jessica. Benjamin. Avielle. Allison.

Dieu les a tous rappelés à la maison. Pour ceux d'entre nous qui restent, trouvons la force de continuer et de rendre notre pays digne de leur mémoire.

Que Dieu vous bénisse et garde ceux que nous avons perdus dans Son petit coin de paradis. Puisse-t-Il honorer ceux que nous avons encore en Son saint réconfort. Et puisse-t-Il bénir et veiller sur cette communauté, et sur les États-Unis d'Amérique. »

Et, quant aux mots utilisés ci-dessus, dans le contexte du bain de sang mondial actuel et de la réalité américaine, dans le contexte de l'homme qui les prononce, un homme qui est le porte-parole actuel de l'empire américain - je suis presque à court de mots. N'y a-t-il rien de plus ignoble que d'utiliser le baume de la religion pour apaiser les cœurs brisés afin de manipuler un peuple à accepter des niveaux de contrôle plus poussés ? N'y-a-t-il rien de plus ignoble que d'utiliser la capacité de compassion humaine, l'amour et l'empathie contre ces êtres humains qui en sont capables - en utilisant ces plus belles parts de nous-mêmes afin de désarmer nos esprits et de prendre l'avantage sur eux, pour nous réduire en esclavage dans une réalité qui est - en son fondement - inhumaine ?

Je n'ai toujours pas envie de dire un mot à ce sujet - toujours pas - même après avoir vu ce président parler, même après avoir vu la frénésie des médias et la programmation émotionnelle - même après plusieurs réveils en larmes aux pertes de notre famille humaine tout entière, qui a souffert au cours des onze dernières années - je ne veux pas dire un mot. Je veux m'asseoir dans un silence respectueux pour toute l'humanité, et pour tout ce qu'elle a perdu d'avoir été dupée, parquée et affaiblie par un groupe de non-humains, des individus pathologiques qui transforment la vie en guerre et en dollars et dont les effets sur la société laissent des petits enfants qui se préparent pour Noël, en un tas sanglant sur un plancher de salle de classe. Mais, je dois dire un mot. Je dois parler parce que ce qui arrive, arrive par dessein. Nous SOMMES manipulés et notre société à la même époque l'année prochaine, sera pire, compte tenu de ce qui est en cours d'élaboration en ce moment même, comme un résultat direct de cet horrible événement. L'écriture est sur le mur, comme on dit, et il est temps de commencer à parler de ce sujet parce que ne pas le faire, c'est s'assurer que ces petites vies perdues (et toutes les petites vies perdues au nom des mensonges et de la violence) ont été perdues dans le silence et la futilité.

C'est un cauchemar - notre cauchemar collectif - et la seule façon de mettre fin à un cauchemar, c'est de se réveiller - et cela suppose des conversations difficiles dans des moments très pénibles, sinon nos cauchemars vont continuer à nous définir.

Pour plus d'informations sur la manipulation de la société par l'intermédiaire d'un choc émotionnel et de traumatismes, voir « La Stratégie du Choc » de Naomi Klein. Pour plus d'informations sur le « Patriot Act » et les incessantes machinations de ceux qui cherchent un contrôle complet, il suffit d'effectuer une recherche sur la page Sott.net.