Nastassja Kinski
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L'actrice Nastassja Kinski, fille de Klaus.
Après les révélations de sa demi-soeur concernant des viols à répétition, l'actrice Nastassja Kinski accuse à son tour son père Klaus Kinski, décédé en 1991, d'avoir tenté à maintes reprises d'abuser d'elle.

L'actrice Nastassja Kinski accuse son père, l'acteur allemand Klaus Kinski qu'elle enverrait en prison s'il était encore en vie. Sa demi-soeur a de son côté révélé mercredi qu'il l'avait violée durant des années.

« C'était un tyran. Je peux à peine me souvenir que nous nous soyons assis ensemble à la même table », assure Nastassja Kinski, 51 ans, dans un entretien au journal dominical allemand Bild am Sonntag.

Si elle en avait aujourd'hui la possibilité, elle ferait « tout pour qu'il aille en prison ». « Quand il est mort, certaines personnes m'ont dit qu'elles étaient désolées. Moi, je ne l'étais pas », ajoute-t-elle.

« Je tremblais dès qu'il était là »

Vingt-deux ans après la mort de l'acteur allemand, légende torturée d'Hollywood, sa fille aînée, Pola, a révélé publiquement cette semaine que son père l'avait violée pendant des années.

Dans un livre paru en Allemagne, cette actrice de 60 ans raconte le calvaire qu'elle a subi de l'âge de 5 ans à 19 ans, une tragédie qu'elle n'avait pas raconté jusqu'ici à sa demi-soeur, Nastassja.

Cette dernière explique dans Bild am Sonntag que si Klaus Kinski n'a pas abusé sexuellement d'elle, « il a toujours essayé ». « Il m'a toujours trop touché, il m'attirait tellement contre lui que je pensais que je n'allais pas pouvoir me dégager. A l'époque, j'avais 4 ou 5 ans et nous vivions à Munich », raconte-t-elle.

« J'ai senti instinctivement qu'il ne s'agissait pas de l'étreinte d'un père aimant mais que c'était plus que ça. Mais j'ai réussi à me dégager de ses étreintes. Ensuite, je tremblais dès qu'il était là », détaille l'actrice, connue pour ses rôles notamment dans Tess de Roman Polanski et dans Paris Texas de Wim Wenders.

Un homme « imprévisible »

« Il était si imprévisible, il a toujours terrorisé notre famille, poursuit-elle. « On ne pouvait jamais prévoir quand il exploserait à nouveau de colère. Parfois, pour des raisons obscures, il jetait contre les murs tout ce qui lui passait entre les mains et criait si fort que j'étais à chaque fois terrorisée ».

« Notre père ne nous a même jamais demandé comment on allait, si on avait chaud ou froid ou si nous étions heureuses », assure-t-elle encore.

Personnage charismatique connu pour son regard intense et ses yeux exorbités, Klaus Kinski, mort en 1991 à 65 ans, est présenté comme un acteur de génie dont on célèbre les films comme Aguirre, la colère de Dieu et Fitzcarraldo signés Werner Herzog.