Traduction-SFH-01-2014

La Grande Muraille de Chine, construite il y a plus de 2000 ans, se présente comme l'un des exploits monumentaux du génie antique. S'étendant sur des milliers de kilomètres, elle a protégé le pays nouvellement unifié contre les envahisseurs étrangers.

Mais avant la Grande Muraille, les dynasties chinoises en guerre ont construit beaucoup d'autres murs de protection. Un archéologue américain a récemment commencé l'arpentage un des plus grands d'entre eux.

Gary Feinman, qui est avec le Field Museum de Chicago, ne cherche pas à excaver ce qu'il appelle maintenant " la première Grande Muraille ". Il était allé tout simplement marcher autour de la province de Shandong à l'est de la Chine, pour regarder le sol comme tout bon archéologue, à la recherche de minuscules morceaux de poteries.

Mais il y a deux ans, il est tombé sur un mur de terre. A certains endroits, il avait 15 pieds de haut. Les gens savaient qu'il y avait un grand mur ancien à Shandong, datant d'environ 500 avant JC - Construit des siècles avant la Grande Muraille. Ce que Feinman a découvert semblait être une partie de cet ancien mur. " En arpentant cette zone... nous avons vu comment il avait été bien conçu, " dit-il. " Il va vraiment le long de la crête, au-dessus des plus élevées de ces montagnes très escarpées de l'est de Shandong. Dans la partie supérieure de sa ligne, il a été étonnamment bien conservé. "

Feinman a essentiellement suivi le mur. Il a été traçer son parcours, l'a cartographié, et pense qu'il peut se prolonger sur plusieurs centaines de kilomètres. " Personne n'a fait ça avant, " dit Feinman. " Personne n'a vu comment il serpentait... à travers une telle grande surface. "

Les Chinois qui ont construit le mur, ont utilisé une technique appelée « pisé ». Les travailleurs ont apparemment utilisé une terre à grain fin de basse altitude et en ont transporté des tonnes et des tonnes jusqu'au sommet de la crête, où ils l'ont jeté en couches. Puis ils ont commencé à battre ces couches jusqu'à ce qu'elles soient excessivement dures, dit Feinman - la création d'un mur assez dur pour survivre 2500 ans...

Une construction comme ceci sur des centaines de kilomètres a pris beaucoup de main-d'œuvre. Gideon Shelach, un archéologue à l'Université hébraïque de Jérusalem, dit que les dirigeants de la dynastie Qi ( qui a supervisé la construction du mur ) avaient beaucoup de mains d'oeuvre qu'il était nécessaire de garder occupé.

" Ils étaient très bons à recruter des gens pour la guerre, avant tout, " dit Shelach. " Avec autant de main-d'oeuvre, dit-il, les dirigeants pouvaient faire tout ce qu'ils voulaient faire aussi, donc ils ont commencé la construction de ces murs. "

Contrairement à la Grande Muraille qui suivrait 300 ans plus tard, ce " Grand Mur Qi " n'a pas été construit pour se protéger des envahisseurs étrangers. " C'était un mur entre les grands Etats existants ", explique Feinman.

Les Dynasties régionales de l'époque ont employé des armées en constante expansion, et étaient constamment en guerre jusqu'à ce que un gars très dur nommé Qin Shi Huang a mis un terme à cela, avec ce que Shelach dit que c'était une armée presque inimaginable de puissance.

" L'armée de Qin qui a conquis tous les autres Etats avait [ quelque chose ] comme 1,5 millions de soldats qui se sont battus sur ​​plusieurs fronts pendant 10 ans », dit Shelach.

Qin Shi Huang a unifié les Etats de la région en 221 avant JC, et a créé - naturellement - la dynastie Qin. Les soldats de Qin étaient des modèles vivants pour les fameux guerriers en terre cuite qui ont été découverts en 1974 . Ces statues ont été enterrées avec Qin Shi Huang quand il est mort. Mais avant sa mort, Qin a réalisé que de bons murs font de bons voisins. Il a commencé à construire un autre mur dans le nord - encore plus grand que le mur Qi - et cette seconde barrière est finalement devenue une partie de la Grande Muraille que les gens connaissent aujourd'hui.

Feinman dit que le public chinois est intéressé par la redécouverte de la paroi antérieure à Qi, mais il y a beaucoup de constructions en cours dans la Chine rurale, qui menacent d'en engloutir des parties. Cela pourrait ne pas être une mauvaise chose, selon Feinman.

" Curieusement, " dit-il, " les parties [de la paroi Qi] servent désormais de bases pour les chemins de terre reliant les communautés. Alors, ce qui était autrefois un moyen de garder les gens séparés, est désormais un moyen de les réunir. "