Traduction copyleft de Pétrus Lombard pour Alterinfo
The Electric Universe
Thunderbolts, présentation de Dave Smith, 1er février 2010

Voici le troisième extrait de la série sur l'ouvrage The Electric Universe, copyright © 2002, 2007 de Wallace Thornhill et David Talbott, publié par Mikamar Publishing et reproduit avec l'aimable autorisation des auteurs et de l'éditeur.

Comment un minuscule noyau cométaire peut-il maintenir une chevelure parfois plus grande que le Soleil contre la force du vent solaire ? Si la pesanteur était seule en jeu, les noyaux devraient avoir une densité d'un ordre de grandeur plus grand que toute matière connue. Pourtant, dit-on, la majorité des comètes ont une densité faible. Seule la théorie de l'Univers électrique propose une réponse cohérente à ce paradoxe.

Chapitre 4 - Les comètes électriques (suite)


Comètes, électricité et gravité

Des astronomes ont calculé la masse et la densité des noyaux cométaires à partir de leurs supposés effets gravitationnels sur la trajectoire des engins spatiaux proches. D'après ce raisonnement, la densité de la comète de Halley faisait à peine un quarantième de celle de l'eau. Mais vue en gros plan, tous les noyaux cométaires ressemblent à de la roche compacte. Que se passe-t-il ?

Incroyablement, la science ne tient pas compte de la nature électrique de la matière quand il s'agit de phénomènes relatifs à la masse inertielle et à la gravité. C'est dans ce cas un facteur crucial. Bien que nous ayons l'intention d'aborder la question de la « constante gravitationnelle » dans une monographie future, il est avancé que, si la gravité est due à une polarisation électrique extrêmement faible des particules subatomiques dans les corps chargés, la détermination de la masse et de la densité des corps célestes à partir d'effets gravitationnels est immédiatement suspecte. (98)

Les divers modes de la décharge plasmatique


Le mode obscur

En « mode obscur, » la décharge plasmatique dans l'air est perçue comme une brise. Un exemple familier est fournit par un ioniseur d'air. Les décharges électriques surviennent de préférence à partir des pointes acérées aussi fines que des aiguilles, qui servent de points de décharge.

ioniseur
Dans l'espace, le « vent » solaire constitue une décharge plasmatique en mode obscur.

Le mode luminescent

décharge tube
Il existe de nombreux exemples de plasma en « mode luminescent. » Nous voyons ci-dessus ce phénomène lumineux dans un tube à décharge. Indirectement, pour la lumière fluorescente, une décharge luminescente dans la partie ultraviolette du spectre est utilisée pour faire que l'enrobage phosphorescent à l'intérieur du tube de verre émette de la lumière visible. La démonstration de danse des aurores polaires et la lueur occasionnelle des lignes à haute tension, sont des exemples de décharges plasmatiques luminescentes.

aroura_jussila
Le mode arc

lightning_natgeo
La foudre est une forme spectaculaire d'arc de décharge plasmatique. Des exemples industriels sont fournis par les puissantes lampes à arc et le soudage à l'arc.

Nous avons suggéré qu'il est possible de considérer le noyau d'une comète comme un électret. Un électret est un matériau électrifié en permanence. Fragmenté, chaque morceau sera électrifié. À cause de sa petite taille, l'effet de polarisation de charge à l'intérieur d'une comète électrifiée sera faible. On pourrait donc s'attendre à ce que la mesure de sa masse gravitationnelle soit plus faible que ce à quoi on s'attendrait d'une roche de même masse se trouvant à la surface de la Terre. En d'autres termes, si les comètes ressemblent à de la roche compacte, ce sont probablement des roches compactes. Si ce modèle est correct, les simples calculs newtoniens de la densité et de la composition, qui supposent que G est une constante universelle, seront trompeurs.

comète linear
© NASA, Harold Weaver (de Johns Hopkins University), et Équipe d’étude de la comète Linear au télescope spatial Hubble
Quand la comète Linear a éclaté en morceaux à l’été 2000, l'événement a mis en évidence l’échec de la théorie cométaire en vogue à anticiper les attributs et le comportement des comètes. Linear n'est pas la « boule de neige sale » de la tradition cométaire moderne, et ses restes incluaient peu, si ce n’est pas du tout d'eau.
Quand la comète Linear a éclaté en morceaux à l'été 2000, l'événement a mis en évidence l'échec de la théorie cométaire en vogue à anticiper les attributs et le comportement des comètes. Linear n'est pas la « boule de neige sale » de la tradition cométaire moderne, et ses restes incluaient peu, si ce n'est pas du tout d'eau.

L'indice en faveur de la tension électrique des comètes vient de leur propension à se désintégrer violemment, souvent à de grandes distances du Soleil, là où la chaleur solaire est infime. Exactement comme le claquage du matériau diélectrique d'un condensateur provoque son éclatement, les décharges électriques à la surface des comètes peuvent, en induisant de grands champs électriques sous la surface rocheuse, entraîner le claquage et la fragmentation explosive du noyau cométaire.

En outre, la plupart des grands noyaux cométaires ne dépassent pas un milliardième de la masse terrestre. Comment un bout de rocher n'ayant pas plus d'un kilomètre d'épaisseur, maintient-il par sa gravité une bulle de dix millions de kilomètres de large contre la force du vent solaire ? L'enveloppe entraînée est extrêmement ténue, mais du point de vue gravitationnel, elle ne devrait pas être là.

comète Tempel1
© NASA/HST
Le télescope spatial Hubble a pris cette photo d'un flamboiement sortant de la comète Tempel 1 le 14 juin 2005. Ce genre d’éruption poussiéreuse n’est que l'une des nombreuses caractéristiques des comètes que les astronomes « ne comprennent pas parfaitement. »
Quelque chose de plus fort que la gravité est à l'œuvre ici. Si une comète a une charge négative importante, elle mettra en exergue une immense gaine de Langmuir plasmatique. Cette enveloppe est formée et maintenue électriquement. Un objet insignifiant par sa gravité peut être très puissant électriquement.

Les mouvements irréguliers fréquents des comètes doivent aussi être justifiés. Pour expliquer ces mouvements, qui sont dits « non-gravitationnels, » Whipple s'est tourné vers les « jets » vus jaillir des noyaux. Comme l'a résumé Francis Reddy dans une nécrologie le jour après la mort de Whipple en 2004, l'astronome croyait que, « Les jets fournissent une force qui peut soit accélérer, soit ralentir la comète, selon la manière dont elle tourne - une force non prise en compte dans les calculs astronomiques servant à prévoir le retour des comètes. » (99) Tandis que la comète Linear se dirigeait vers son périhélie, un communiqué de la NASA a déclaré : « De puissants jets de gaz vaporisé par le rayonnement solaire se sont mis à pousser la comète de long en large. » (100)

Les astronomes ont appliqué la même interprétation aux jets violents de Borrelly et Wild 2 (prononcez « Vilt 2 »). Mais dans le cas de Wild 2, les clichés en gros plan ne montrent aucun indice de cavités en forme de « tubes de venturis » capables de confiner les projections en flux étroits et produire les grandes vitesses des jets qui ont été mesurées. Et même avec des vitesses allant jusqu'à 1 km/sec (bien au-dessus des 0,25 km/s correspondant à la sublimation de la glace dans le vide), les jets sont trop faibles pour influencer l'orbite d'une comète de la taille d'une petite montagne. Toutefois, si la valeur de la « constante » gravitationnelle, G, dépend de la polarisation électrique interne d'une comète, la forte décharge électrique des jets modifiera cette valeur. Et tout changement de G entre le Soleil et une comète affectera directement l'orbite de la comète.

Le matériau cométaire né dans le feu

stardust_sample
Cette photo montre une particule de comète collectée par la sonde Stardust. Ce corpuscule est constitué d'un silicate minéral, la forstérite, également connue sous le nom d'olivine en sa qualité de pierre précieuse. Il est entouré de traces ténues d'aérogel fondu, la substance ayant servi à recueillir les échantillons de poussière cométaire. Cette particule fait environ 2 micromètres.

La célèbre mission Stardust de la NASA a ramené sur Terre les tout premiers échantillons de poussière de comète. Le 2 janvier 2004, le sonde Stardust est passée majestueusement près de la comète Wild 2 en piégeant les particules qui ont frappé l'« aérogel » dans une capsule de 100 livres. La capsule a été parachutée dans un désert de l'Utah le 15 janvier 2006.

Chose épouvantable, les particules contenaient des minéraux qui ne peuvent se former que sous des températures de plusieurs milliers de degrés. Les dépôts de minéraux allaient de l'anorthite, composée de calcium, sodium, aluminium et silicate, au diopside, fait de magnésium, calcium et silicate.

Comment un truc pareil est-il possible ? On nous a assuré que les comètes sont des restes du « nuage nébulaire » froid qui forma le Système Solaire. Cette hypothèse est devenue un article de foi. En fait, l'implication d'un passé cométaire incandescent était si inattendue, qu'on a d'abord pensé que l'échantillon de poussière avait été contaminé par la sonde.

« Comment des matériaux formés par le feu ont-ils fini aux confins du Système Solaire, là où la température est la plus froide ? » a demandé Pam Easton, rédactrice chez Associated Press.

Michael Zolensky, le conservateur de la NASA, a avoué : « C'est une grosse surprise. Les gens pensaient que les comètes étaient simplement de la matière froide qui s'est formée loin... là où les choses sont très froides. Ce fut un peu un choc d'en trouver plusieurs au lieu de juste une, ce qui implique que c'est assez banal chez les comètes. »

Les chercheurs ont été forcés de conclure que ces particules de matière énigmatique se sont formées dans une région surchauffée, soit près de notre Soleil, soit à proximité d'une autre étoile. « Dans l'une des régions les plus froides du Système Solaire, nous avons trouvé des fragments qui se sont formés à des températures extrêmement élevées, » a déclaré Donald Brownlee, le principal chercheur de Stardust. « Au moment où ces minéraux se sont formés, c'était des particules chauffées soit au rouge, soit à blanc, et pourtant on les a ramassées sur une comète, en Sibérie du Système Solaire. »

Mais les comètes sont présumées être des « pierres de Rosette, » constituées principalement des poussières et des glaces à partir desquelles se formèrent le Soleil et les planètes.

Les spéculations se sont mises à fuser. Se pourrait-il que quelque chose se soit produit dans le Soleil ou très près lors de sa phase de formation, jetant d'immenses quantités de matériaux bien au-delà de l'orbite de Pluton, dans le « nuage d'Oort, » le légendaire et invisible vivier de comètes ? Mais cela produirait un brassage et irait à l'encontre de la répartition en régions, évidente dans la ceinture d'astéroïdes. « Si ce brassage s'est produit, tel que le suggèrent ces résultats, comment voulez-vous alors préserver l'espèce de répartition en régions du Système Solaire, » a demandé Zolensky. « Ça soulève d'autres mystères. » Peut-être que l'histoire pourrait être sauvée en trouvant la signature de l'eau primordiale, dont l'existence est essentielle pour la survie de la théorie cométaire officielle.

Un rapport publié dans la revue Nature, éclaire la situation. Phil Bland, planétologue à l'Imperial College de Londres, et son équipe ont analysé une partie des corpuscules. Lorsqu'il a découvert de grandes quantités de calcium, Bland s'est enthousiasmé. Se pourrait-il que le calcium soit présent sous forme de carbonate de calcium, un minéral qui se forme presque toujours dans l'eau ? Il a parié avec son collègue Matt Genge que ce serait effectivement le cas.

Bland a perdu le pari. Selon le rapport de la NASA dans la revue Nature, « Les scientifiques n'ont toujours pas trouvé de carbonates dans leurs fragments. »

(Voir aussi la section « Deep Impact » - Où est l'eau ? dans le deuxième extrait.)

Références

98. Les astrophysiciens dans l'ensemble n'ont jamais considéré que, si la gravité est une force électrique dipolaire entre particules subatomiques déformées, semblable à la « force de London » entre molécules électriquement neutres, alors G, la « constante » gravitationnelle universelle, est en fait une variable dépendante de l'état électrisé du corps. Cette idée troublante est étayée non seulement par le comportement électrique des comètes, mais aussi par le fait que, sur Terre, G est la constante la plus insaisissable de la physique.

99. www.astronomy.com/asy/default.aspx?c=a&id=2429

100. science.nasa.gov/headlines/y2000/ast31jul_1m.htm

Articles apparentés traduits en français

Extraits de l'ouvrage « Univers électrique, » deuxième partie (20/01/2010)
Ce passage fait suite au premier. Il développe le modèle cométaire de la boule de neige sale et le modèle électrique.

Extraits de l'ouvrage « Univers électrique » (16/01/2010)
Premier extrait de l'ouvrage de Wal Thornhill et David Talbott, The Electric Universe. Ce passage est emprunté au début du chapitre 4, Les comètes électriques, car « Les comètes sont certainement les éléments à la fois les plus spectaculaires et les moins bien compris du Système Solaire, » et elles mettent le mieux en évidence le champ électrique du Soleil.

Les comètes électriques réécrivent la science spatiale (9/1/2010)
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On trouvera à la suite de cet article le résumé des autres articles traduits en français avec leur lien.