Traduction copyleft de Pétrus Lombard pour Alterinfo
The Electric Universe
Thunderbolts, présentation de Dave Smith

Voici le huitième extrait de la série sur l'ouvrage The Electric Univers, copyright © 2002, 2007 de Wallace Thornhill et David Talbott, publié par Mikamar Publishing et reproduit avec l'aimable autorisation des auteurs et de l'éditeur.

Dans cette série, nous avons comparé le modèle cométaire de la boule de neige sale au modèle de la décharge de plasma, demandé comment la gravité seule pouvait retenir l'énorme chevelure, exploré des caractéristiques de surface paradoxales sur des boules de neige fondue, découvert que des tensions électriques sont la cause la plus probable de la dislocation des comètes, et observé les impacts de la comète Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter et de la sonde Deep Impact sur la comète Tempel 1. La totalité de ce remarquable volume d'observations remet en question le modèle cométaire orthodoxe tout en démontrant la capacité prédictive de la théorie de l'Univers électrique.

Chapitre 4 - Les comètes électriques (suite)

asteroid itokawa
© JAXA
Photo de l'astéroïde Itokawa (25143), prises par la sonde japonaise Hayabusa. Cet astéroïde montre la différence entre une surface de corps rocheux n'ayant pas subi l'érosion de l’arc électrique ou le « nettoyage électrostatique » comme la comète Tempel1.


Origine des comètes

La taille des phénomènes de décharge plasmatique s'adapte à des échelles couvrant plus de 14 ordres de grandeur. (135) Cela signifie que les phénomènes observés en laboratoire et enregistrés en milliardièmes de seconde peuvent couvrir des années-lumière dans les profondeurs spatiales et durer des siècles ou plus longtemps. Cette faculté à l'extensibilité des phénomènes plasmatiques permet de comparer les structures détaillées des décharges de haute énergie en laboratoire aux événements spatiaux de taille galactique.

Dans le modèle de l'Univers électrique, le Système Solaire a une histoire dynamique qu'aucune cosmogonie antérieure n'a imaginé. Dans notre premier volume, Thunderbolts of the Gods (Les foudres des dieux), nous montrons à l'aide de preuves scientifiques abondantes que l'ordre actuel du Système Solaire s'est établi peu de temps avant la montée de la civilisation. Nous avons noté des références archaïques aux comètes, qui les décrivent nées de rencontres rapprochées entre planètes, au moment où « l'espace entre les planètes s'est illuminé et embrasé par celles-ci et a produit une traînée de feu. » (136) Cette description précise qu'il ne s'agissait pas de « conjonctions » planétaires éloignées modernes, au moment où les points lumineux semblent se confondre dans le ciel. [*]

Au lieu de supposition, nous avons la preuve scientifique de l'origine des comètes, des astéroïdes et des roches météoriques. Tous sont nés dans la violence électrique lors des rencontres de planètes. Partant de cette conclusion, nous avons commencé à comprendre pourquoi Mars, le dieu de la guerre, est la source des météorites qui arrivent toujours sur Terre. L'astronome Tom Van Flandern a avancé des arguments convaincants, « que les comètes sont nées dans un passé relativement récent, de la dislocation violente d'un corps en orbite autour du Soleil, sur ou proche de l'emplacement actuel de la ceinture d'astéroïdes. » (137) Mais son idée, selon laquelle une explosion de type nova est responsable de la dislocation d'une planète, pose la question de ce qui pourrait provoquer une explosion pareille. Dans l'Univers électrique, une nova est une manifestation de décharge électrique stellaire. Ensuite, les orbites des comètes confortent leur origine dans un événement électrique de « nova planétaire. »

Une nouvelle perspective

« La science consensuelle n'existe pas. Si c'est consensuel, ce n'est pas de la science. Si c'est de la science, ce n'est pas consensuel. Point. » (138)

D'après la preuve brièvement notée ici, nous concluons que le consensus sur les comètes ne peut plus être maintenu. Bien que l'histoire soit présentée comme un fait depuis plusieurs décennies, une nouvelle perspective se dessine. Comme en avaient l'intuition les scientifiques du 19ème siècle, les comètes sont des phénomènes électriques. L'immense volume de la chevelure, peut-être plusieurs millions de kilomètres de diamètre et plus grande que le Soleil, est une gaine de plasma entourant un corps électrisé. S'étendant à travers le ciel, la queue ionique filamenteuse de la comète fait partie du circuit transportant son courant. Compte tenu de la nature essentiellement électrique du Soleil et de l'espace interplanétaire, les comètes font l'objet d'échanges électriques bien plus énergiques et complexes que prévu.

Pour dire les choses franchement, les fondements de la théorie cométaire moderne se sont effondrés, mais ce fait n'a pas été annoncé officiellement. La science officielle n'a pas non plus encore affronté les implications pour l'histoire planétaire. Si les manifestations cométaires sont des décharges électriques, les planètes subissent aussi des contraintes électriques proportionnelles sur leurs orbites elliptiques. Elles deviendront comètes et leur surface subira l'érosion électrique. Certains objets vus dans les profondeurs spatiales prennent aussi un nouvel intérêt, car on peut les considérer comme des équivalents de comètes à grande échelle.

orion bullets
© Observatoire Gemini
Cette photo montre les « balles » d'Orion sous forme de caractéristiques bleues et représente de la lumière émise par des gaz de fer ardent. La lumière des sillages, en orange, est de l'hydrogène gazeux excité. La taille typique d'une des balles aux extrémités fait environ 10 fois la taille de l'orbite de Pluton autour du Soleil. Les sillages ont environ un cinquième d'année-lumière de long.


En effet, grâce à l'optique adaptative, il semble que l'Observatoire Gemini ait vu des « comètes » de dimensions stellaires loin de notre Système Solaire dans la nébuleuse d'Orion [ci-dessus]. Et les formations semblables à des comètes vues dans la célèbre galaxie Cartwheel [ci-dessous], pourraient représenter une activité électrique cométaire à l'échelle galactique.

cartwheel galaxy illustration
© J. Gitlin (Space Telescope Science Institute) et NASA
Illustration d’objets similaires à des comètes fonçant à plus d’un million de km/h au centre de la galaxie Cartwheel. Les « têtes » font quelques centaines d'années-lumière de diamètre ; la longueur des queues fait plusieurs milliers d'années-lumière. Dans le fond, le chapelet de lumières est un anneau externe de jeunes étoiles de la galaxie. Cette galaxie se trouve dans la constellation du Sculpteur.
Regarder au-delà des limites coutumières

Si les évidences que nous avons résumées ici portent un seul message, ce serait que les spécialistes devraient faire une pause pour écouter les témoins n'appartenant pas à leur propre discipline. Pour l'expert en comètes, il n'est guère coutumier de réfléchir à la physique du Soleil. Les géologues spécialistes des planètes ne montrent pas non plus normalement d'intérêt pour l'étude de la foudre. Les cosmologistes accordent peu d'attention au comportement des aurores boréales.

Au moment où des défis théoriques se posent, la tendance est de rechercher des solutions au sein de son cadre de référence habituel. Mais cette habitude servira-t-elle nos intérêts quand le problème réside dans nos hypothèses fondamentales ? Au dix-neuvième siècle et au début du vingtième, certaines notions en sont venues à être codifiées dans les sciences théoriques comme si les principes étaient évidents en soi et ne pouvaient être remis en question : modèle gravitationnel, stabilité et prévisibilité du Système Solaire, et cosmos électriquement neutre. Pourtant, bon nombre de désaccords à l'égard de ces préjugés viennent de l'extérieur, de toutes sortes de spécialités. Quand une hypothèse de base est contestée par un groupement de découvertes inattendues, une situation difficile se pose. Dans divers domaines, les spécialistes ne réalisent pas que les indices les plus importants pourraient résider ailleurs que dans leur sujet habituel.

Si la foudre et les aurores concernent des interactions électriques de la Terre et du Soleil, alors le plasma spatial n'est pas inerte électriquement et la croyance des cosmologistes en leurs modèles gravitationnels est déplacée. Si les panaches de Io sont des décharges électriques, alors la géologie planétaire doit être réécrite. Si les comètes se déchargent électriquement à l'approche du Soleil, alors, bien que les spécialistes du Soleil n'aient jamais entrevu cette possibilité, le Soleil est au centre d'un champ électrique radial.

De même, si les caractéristiques typiques de la surface des planètes solides, des lunes, et des roches du Système Solaire à un degré moindre, ont été créées électriquement, alors les suppositions de toujours sur la stabilité planétaire sont erronées, et les répercussions iront bien au-delà de la géologie planétaire. Toute recherche sur l'histoire de la Terre en sera affectée.

Références

135. A. L. Peratt, Physics of the Plasma Universe (Physique de l'Univers du plasma), (Springer-Verlag) 1992, p. 48.

136. Sénèque, Questions naturelles, 7. 12. 1, traduction de Corcoran II 1972 : 250-51.

137. T. Van Flandern, Dark Matter, Missing Planets & New Comets (Matière mystérieuse, planètes manquantes et nouvelles comètes), pp. 185-6. « [Asteroid] orbits exhibit "explosion signatures", which are a set of characteristics in the distribution of orbits that imply origin in an explosion » (Les orbites des astéroïdes montrent la signature d'une explosion, l'ensemble des caractéristiques de la distribution des orbites impliquent une explosion à l'origine).

138. M. Crichton, « Aliens Cause Global Warming » (Les Aliens provoquent le réchauffement global), conférence à CalTech, à Pasadena en Californie, 17 janvier 2003.

* Note du traducteur : Les rapprochements de planètes ont fait l'objet de la thèse principale du Dr Immanuel Velikovsky. Après avoir été diffamé par les « scientifiques » de l'époque, et bien qu'il soit toujours soigneusement ignoré par les hautes sphères « scientifiques, » son œuvre est une référence scientifique reconnue mondialement aujourd'hui. Pour résumer brièvement sa thèse, à une époque qui n'est pas si lointaine, la planète Vénus a gravement perturbé le Système Solaire à plusieurs reprises avant de se stabiliser sur son orbite actuelle. Cette thèse, qui est aisément compréhensible pour le grand public, est confortée par des écrits et traditions du monde entier. Elle est développée dans l'ouvrage Mondes en collision.

Extrait précédent et dernier article apparenté

Extraits de l'ouvrage « Univers électrique, » partie 7 (15/05/2010)
Cet extrait, qui fait suite au sixième, détaille ce qui s'est passé lors de la mission Deep Impact, la preuve flagrante de la nature électrique des phénomènes cométaires.

Volutes d'électricité cosmique (18/05/2010)
Les décharges en laboratoire projettent des volutes de plasma. Cela vaut aussi pour les décharges intergalactiques.