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© Inconnu
Ruines incendiées par suite d'une comète, vues du carrefour des rues Dearborn et Monroe, Chicago 1871
La nuit dernière nous regardions « Super Comet - After the Impact1 », une émission spéciale de Discovery Channel qui étudie fondamentalement la comète qui a contribué à la disparition des dinosaures et ravagé la planète à l'époque moderne. Les présentateurs ont ajouté un drame minable, qui suit les luttes de plusieurs individus ou groupes, avant, pendant et après l'impact, pour montrer comment les gens réagiraient à un tel cataclysme global. Ils ont utilisé le même type de corps cométaire supposé avoir causé l'extinction des dinosaures, la même taille, le même lieu d'impact, et ont utilisé tous les logiciels de modélisation informatique sur cet événement passé pour essayer de montrer ce qui pourrait arriver (et ce qu'ils pensent être survenu à cette époque).

Pas terriblement créatif et cela suggère qu'ils ne connaissent pas réellement tous les effets d'un tel impact mais assemblent seulement les éléments qu'ils ont été en mesure de comprendre à ce sujet. Une grande part tient peut être seulement de la spéculation, bien que je sois sûre qu'il présente un excellent sujet d'étude.

Cette émission montre ce que nous avons déjà noté dans cette série d'articles : la différence entre les impacts de l'école américaine des astéroïdes qui n'arrivent qu'à des intervalles de millions d'années et l'école britannique qui avance que des averses de bien plus petits objets se produisent avec une plus grande fréquence entre ces événements espacés de millions d'années.

La partie la plus minable de ce « docu-drame » fut, bien sûr, la description des faiblesses des hommes vivant l'événement. Mais, en un sens, même ces descriptions furent utiles. L'individu qui ne pouvait saisir la nature de l'événement, continuait à voyager vers sa maison (qui se trouvait au site de l'impact) même quand il était clair qu'il n'y avait plus de maison. Ses émotions le conduisaient fatalement vers sa propre mort.

D'autres personnes continuaient à agir comme si le monde n'avait pas changé et de ce fait en souffraient, bien qu'ils apprissent à y faire face. Ce qui était clairement évident était le manque de connaissance sur ces événements et ceci était le principal problème pour eux tous.

Au cours de l'émission, un des experts fit la remarque « QUAND cela arrive, » comme si lui - et les autres - savaient comme un fait avéré que « quelque chose » était prévu dans notre avenir proche. Le fait même que tant de scientifiques travaillent sur ces problèmes, incluant un grand nombre qui étudient les possibles réactions et comportements humains , et comment traiter les mouvements de foules , devrait nous avertir qu'IL y a quelque chose qu' on ne révèle pas aux populations dans les titres de nos journaux quotidiens, bien que soient certainement testées les réactions du public avec des émissions comme « Super Comet - After the Impact ».

Sur mon bureau, devant moi, se trouve un livre qui fait partie d'un ensemble d'au moins 30 volumes et de très nombreux articles sur le sujet des impacts de comètes et d'astéroïdes que j'ai rassemblés au cours de cette étude. Le titre de ce livre est « Hazards due to Comets and Asteroids » publié par Tom Gehrels. Cent vingts auteurs ont contribué à cet ouvrage,, publié par University of Arizona Press en 1994.

Il y a quelque chose dans ce livre que je veux porter à votre attention avant que nous n'en venions à notre principale catastrophe du jour : « La vache cométaire de Mme O'Leary ».

Le volume ci-dessus mentionné, « Hazards due to Comets and Asteroids », dont nous notons qu'il a été publié en 1994, (en réaction à l'événement imminent de la comète Shoemaker-Levy vis à vis de Jupiter), contient un article commençant page 1225, (oui, c'est un GROS livre !), qui est écrit par Robert L. Park de l'American Physical Society, Lori B. Garver de la National Space Society et Terry Dawson, un rédacteur pour le House Committee on Science, Technology and Space travaillant pour le président du comité, le Représentant George Brown (à voir listé ICI). Ce qui suit est un condensé des principaux points de cet article :
Notre compréhension de l'histoire de la Terre et de ses habitants est en train de changer radicalement. Il est maintenant clair que les processus graduels du changement et de l'évolution géologiques sont ponctués de catastrophes naturelles à une échelle colossale - des catastrophes résultant de collisions de grands astéroïdes et de comètes avec la Terre. Pour utiliser un terme populaire, c'est un « changement de paradigme. »

Ce « nouveau catastrophisme », n'est pas différent des révolutions apportées par le système héliocentrique de Copernic, de la théorie de l'évolution de Darwin ou des connaissances concernant le Big Bang. Rétrospectivement, de telles idées révolutionnaires semblent toujours évidentes. En lisant « Sur l'origine des espèces », Thomas Huxley s'exclama simplement : « Pourquoi n'y ai-je pas pensé ? » Maintenant, en regardant la Lune, nous nous retrouvons en train de nous demander pourquoi cela nous a pris si longtemps pour nous poser la question de savoir si le processus qui a cratérisé sa surface continue toujours. [...]

La longue échelle de temps entre les impacts majeurs a des implications pour la politique publique. Les gouvernements ne fonctionnent pas avec un temps géologique. Dans la prairie du Dakota du Nord, près de la ville de Grand Forks, se trouvent les ruines abandonnées du système de défense balistique de l'Amérique. ...Construit en accord avec le traité ABM, l'installation de Grand Forks était censée défendre notre capacité de représailles. Elle fut déclarée opérationnelle en 1975 - et déclassée la même année. Des leaders nationaux avaient été persuadés par quelques scientifiques que l'installation de Grand Forks répondrait à la menace contre notre flotte de missiles balistiques intercontinentaux, bien que d'autres scientifiques eussent averti que le système était dangereux et inefficace. Elle fut fermée parce que l'argent pour la faire fonctionner fut nécessaire pour financer d'autres projets jugés plus urgents.

La leçon de Grand Forks est aussi vieille que l'histoire de l'humanité : les sociétés ne maintiennent pas indéfiniment une défense contre une menace peu fréquente et imprévisible. Les gouvernements répondent souvent rapidement à une crise, mais sont moins bien adaptés à être prêts sur de longues périodes. Même sur la brève échelle d'une vie humaine, les ressources sont en fin de compte déviées vers des problèmes plus immédiats, ou bien les défenses sont autorisées à se délabrer dans un état de « non-disponibilité ». Selon les compte-rendus d'actualité, dans la grande inondation de 1993, le Corps du génie étasunien se prépara à fermer les massives écluses en fer dans le vaste complexe de digues sur le Mississipi et ses affluents avant de découvrir que certaines des portes avaient été enlevées et vendues au prix de la ferraille. Les contrôles périodiques avaient été suspendus pour économiser de l'argent. Évidemment, la civilisation s'arrangera bien pour survivre assez longtemps pour être menacée par un impact d'astéroïde majeur, nos propres impulsions destructrices des conséquences imprévues de nos technologies semblent probablement agir contre nous en priorité. Il n'est pas réaliste de s'attendre à ce que les gouvernements soutiennent un engagement de protection contre une occurrence rare quand ils sont constamment sous pression pour répondre à des crises perçues comme immédiates.

Particulièrement maintenant [1994], avec des armes nucléaires démantelées par les puissances majeures, toute discussion d'une défense nucléaire contre un danger aussi improbable qu'une collision cosmique sera considérée comme un effort par la communauté de l'armement à se maintenir lui-même. Le risque de détournement de tout système d'atténuation vers des usages militaires doit être considéré comme un danger plus immédiat. [...]

Étant donné la fréquence des collisions du passé, il est improbable qu'un impact majeur se produise au cours du siècle prochain. [...]

La discussion de la réduction peut servir un objectif public. Il est important que la dévastation ne soit pas acceptée comme inévitable, autrement la société pourrait préférer ne pas savoir quand cela arrivera. Un atelier d'interception d'astéroïde animé par la NASA en 1992 conclut que la technologie disponible pouvait traiter efficacement un astéroïde menaçant en supposant un temps d'avertissement de l'ordre de plusieurs années. Cette conclusion valide le point de vue que les efforts actuels devraient se concentrer sur la détection et la détermination de l'orbite.

Le défi de la science est d'identifier les objets qui menacent la Terre et d'élaborer les calendriers de leur arrivée. Et ce défi est direct et technique. [...]

L'accent a été mis principalement sur les impacts supposés avoir des conséquences mondiales. Même pour des objets trop petits pour produire plus que des effets locaux, on a fait remarquer qu'un impact pourrait être identifié à tort comme une explosion nucléaire. L'identification erronée serait la plus probable parmi les nations qui ont récemment rejoint les rangs des « puissances nucléaires » et auraient sans doute moins de moyens sophistiqués de vérification.

C'est plus qu'un problème hypothétique. Nous nous souvenons que l'anomalie de 1978 dans le Sud de l'Océan Indien, détectée par le satellite Vela, fut suspectée à l'époque d'être un test nucléaire israélo-sud-africain. En dépit de l'échec à trouver une preuve de confirmation à partir de sources de renseignement ou de surveillance atmosphérique, elle créa des tensions internationales qui durèrent des années. À l'époque, on suggéra que cela aurait pu être un artefact produit par un impact de micro-météorite sur le satellite Vela lui-même, mais peu de considération sérieuse semble avoir été laissée à l'idée que le satellite avait observé la boule de feu d'un impact d'astéroïde dans l'atmosphère. En 1990, une observation par un satellite d'une boule de feu d'un impact apparent d'astéroïde au-dessus de l'ouest de l'Océan Pacifique a été décrite par Reynolds (1993). Le danger d'identification erronée, qui s'accroît à mesure que les armes prolifèrent parmi les nations les moins sophistiquées, est atténué en partie en rendant publique une telle éventualité. Le seul moyen sûr d'éviter une réponse fâcheuse serait cependant pour chacun de savoir que l'impact va arriver. Ce qui place à nouveau l'accent sur la détection.

Les efforts pour persuader les gouvernements d'investir des ressources significatives dans l'évaluation du danger des impacts d'astéroïdes doit surmonter ce qui a été appelé le « facteur de ricanement.» Il est clair que les fonctionnaires élus à Washington ne sont pas inondés par le courrier d'électeurs se plaignant qu'un membre de leur famille vient d'être tué ou leur propriété détruite par un astéroïde en maraude. [...]

L'implication du Congrès a été confinée au Comité sur la Science, l'espaceet la Technologie de la Chambre des Représentants, dont le président actuel, George Brown de Californie, s'est intéressé à la question des astéroïdes durant plusieurs années. Le comité a dirigé la NASA pour conduire deux ateliers internationaux sur la menace des astéroïdes. [...]

En mars 1993, le sous-comité sur l'espace a tenu une audition formelle pour examiner les résultats des deux ateliers. Certains membres restent sceptiques au sujet de la réalité de la menace ; mais même parmi ceux qui reconnaissent que ce n'est qu'une question de temps avant d'apprendre qu' un impact majeur est sur le point de se produire, il n' existe pas de sentiment d'urgence. [...]

La fréquence des impacts d'objets de diverses tailles n'est connue qu'avec des précisions limitées. En particulier, des objets jusqu'à plusieurs mètres de diamètre explosent dans l'atmosphère sans atteindre la surface de la terre. Bien que l'énergie libérée dans ces explosions puisse être plusieurs fois celle de la bombe d'Hiroshima, elles se produisent le plus fréquemment au-dessus de l'océan ou de régions peu peuplées de la Terre et ne sont pas rapportées. [...]

Il est peu probable que le Congrès agisse en l'absence de la pression publique. Une fois que le public comprendra que la Terre et la vie ont été modelées par des collisions cosmiques (et que le processus continue), il sera plus probable qu'il soutiendra les recherches nécessaires pour évaluer la menace. La communauté scientifique doit en conséquence se concentrer sur l'éducation publique. [...]

Tout cela crée un dilemme. Bien qu'il soit important d'informer le public, il est dangereux d'encourager l'alarmisme... Les scientifiques feraient bien, par exemple, d'éviter des termes comme « presque manqué. » Le public comprend « presque manqué » comme le souffle d'air d'un camion qui passe quand vous descendez du trottoir - pas celui émanant d'un camion qui est passé il y a six heures. [...]

Même dans les journaux ordinaires comme le New York Times et le Washington Post, des articles peuvent inclure une discussion bien raisonnée d'un risque relatif, mais les auteurs emploient des titres irrésistibles, tels « roc de la fin des temps », « balles de l'espace » et « comète tueuse » . Ces titres exploitent la peur excessive engendrée par des événements que les gens se sentent impuissants à contrôler. L'image d'une montagne indifférente de pierre et de métal, guidée par les lois immuables de la physique vers un rendez-vous inévitable avec la Terre, est la matière dont sont faits les cauchemars. Remarquablement, la nature a apparemment fourni une démonstration non menaçante. L'impact de la comète Shoemaker-Levy 9 sur la face cachée de Jupiter en juillet 1994 fournit une opportunité historique pour éduquer le public, sans terroriser quiconque.

Shoemaker-Levy 9, au cours de son dernier passage près de Jupiter, se brisa en une chaîne de 21 morceaux principaux. L'énergie libérée par les impacts de toute la chaîne serait équivalente à environ un milliard de mégatonnes de TNT. Bien que les débris aient impacté le côté de Jupiter opposé à la Terre, des millions d'astronomes amateurs ont observé les éclairs reflétés par les lunes de Jupiter. Quelques heures plus tard, la rotation de Jupiter rendit visible la région des impacts. Il y a un grand désaccord à propos de ce qui sera vu, mais personne ne suggère que ce ne soit pas spectaculaire.

La communauté des astéroïdes-comètes n'a besoin que de s'assurer que tout est expliqué pleinement et précisément ; le message prendra effet de par lui-même :

(1) l'énergie déposée par les impacts cosmiques est énorme

(2) c'est un processus qui est toujours actif.
Ce monsieur a une grande foi dans les hommes, n'est-ce pas ? Il pensait que tout ce que les scientifiques avaient à faire était de dire la vérité au public et qu'ils obtiendraient ainsi assez de soutien pour financer le catalogue des astéroïdes dangereux qui croisent l'orbite de la Terre. Il pensait aussi que là résidait le principal problème : quels étaient les astéroïdes qui pouvaient être observés et listés.

Ce qui me semble évident est que quelqu'un a pris la « Leçon de l'installation de Grand Forks » d'une manière totalement différente. La question qui me vient à l'esprit est celle-ci : les Puissances de l'élite créent-elles une Guerre contre le terrorisme comme une pression immédiate et constante sur le public pour obtenir le soutien nécessaire en vue d'accumuler les armes nucléaires et de pouvoir les utiliser contre les astéroïdes ?

Vous savez, le genre de mensonge bienveillant avec environ un million d'iraqiens innocents sacrifiés pour le soutenir.

Du genre de la déclaration de Madeleine Albright : En 1996 le correspondant de 60 Minutes, Lesley Stahl, demanda à l'ambassadrice des Nations Unies [Madeleine Albright], en référence aux années de sanctions économiques contre l'Irak menées par les États-Unis, « Nous avons entendu dire qu'un demi-million d'enfants sont morts. Je veux dire que c'est plus d'enfants qu'il n'en mourut à Hiroshima. Et, selon vous, le prix en vaut-il la peine ? »

Ce à quoi l'ambassadrice Albright répondit, « J'estime que c'est un choix très difficile, mais nous pensons que le prix en vaut la peine. »

Donc, y a-t-il quelqu'un au sommet qui pense qu'accumuler des armes nucléaires est une bonne chose pour la défense planétaire d'une menace cosmique ?

Il y a un autre moyen de poser la question : les Pouvoirs en place utilisent-ils la menace des astéroïdes sur les législateurs, pour les forcer à accorder leur soutien à la fausse Guerre contre le terrorisme dans le but d'obtenir et d'entretenir l'aval des masses quand ce qu'ils font réellement n'est que le fait de planifier une prise en main fasciste du monde ? Notez que l'article ci-dessus dit aussi :
Le risque de détournement de tout système d'atténuation vers des usages militaires doit être regardé comme un danger plus immédiat.
Il est difficile de dire ce qui se passe dans l'esprit des déviants. Pour ma part je pense que la menace de bombardement cométaire est réelle, immédiate, et scientifiquement prouvée. Tristement, cela ne vient pas de nos leaders qui, même s'ils sont au courant d'une menace et accumulent les armes nucléaires pour les utiliser et dévier ainsi des astéroïdes ou des comètes menaçantes, ne se sont pas souciés de clarifier le danger encourru aux masses de l'humanité via la science comme ils pourraient très bien le faire.

En parcourant ce volume de presque 1300 pages, qui rassemble globalement toutes les données scientifiquement reconnues alors sur les impacts de comètes et d'astéroïdes, je constate qu'il révèle y avoir eu des réflexions assez intéressantes avant Shoemaker-Levy 9. Nous - certains d'entre nous- avons parcouru un long chemin dans notre compréhension depuis lors. L'école étasunienne est encore assez figée dans sa conception d'un « astéroïde unique et massif à de grandes échelles de temps », probablement à cause de pressions politiques pour garder cachées les réelles questions. J'ai noté que Shoemaker faisait l'objet d'un article dans le volume, où on précisait qu'il y avait 140 impacts connus sur la Terre. Il ignore complètement les Carolina Bays qui ont été réclamées pour ce qu'elles sont par Richard Firestone, Allen West et Simon Warwick-Smith dans « The Cycle of Cosmic Catastrophes: Flood, Fire, and Famine in the History of Civilization ». Je comprends qu'il existe plus de 50 000 de ces « objets ». C'est effrayant !

Nous notons aussi la remarque dans l'article précédent : « La fréquence des impacts d'objets de diverses tailles n'est connue qu'avec des précisions limitées. En particulier, les objets jusqu'à plusieurs mètres de diamètre explosent dans l'atmosphère sans atteindre la surface. » Il est évident que l'auteur ne faisait pas partie du même bord que le brigadier général S. Pete Worden qui affirmait « nous devrions prêter plus attention aux objets de la « classe Tunguska » - des objets d'environ 100 mètres qui peuvent frapper plusieurs fois par siècle avec la capacité de destruction d'une arme nucléaire ». ( Propos rapportés dans l'article précédent : « Trente ans de sectes et de comètes »)

En tous cas, les auteurs de l'article cité ci-dessus avaient une attitude généralement ouverte vers le public et son éducation, ce qui ne semble plus être la préoccupation de nos élites dirigeantes .

En parlant du général Worden et de son obscure remarque, après avoir publié le dernier chapitre de la présente série, plusieurs membres du Forum SOTT ont creusé un peu la question et firent quelques découvertes très intéressantes. Il semble qu'il y eut deux événements dans les années 1930 qui égalèrent l'événement de la Tunguska.

Deux « Tunguskas » en Amérique du Sud dans les années 1930 ?

Cet article a été publié dans l'édition du WGN Journal de l'IMO2 de décembre 1995. Il a été écrit par Duncan Steel de l'Observatoire anglo-australien.
Des preuves existent que deux explosions massives de bolides se sont produites au-dessus de l'Amérique du Sud dans les années 1930. L'une semble avoir eu lieu au-dessus de l'Amazonie, près de la frontière Brésil-Pérou, le 13 août 1930, tandis que l'autre fut observée au-dessus de la Guyane britannique le 11 décembre 1935. Il est noté que ces dates coïncident avec les pics des Perséides et des Géminides, bien que toute association avec ces pluies de météores soit très aléatoire. L'identification de tels événements est significative en particulier parce qu'ils mettent en évidence le besoin de réévaluation de la fréquence des détonations atmosphériques du type « Tunguska ».
Puis il y a ceci :

12 février 1947 : une pluie d'environ 70 tonnes de fer
Cette semaine marque l'anniversaire de ce qui est sans doute la chute de météorites la plus spectaculaire jamais vue. À 10h40 le 12 février 1947, une boule de feu incroyablement brillante marqua son passage à travers le ciel de la Sibérie orientale et fit pleuvoir environ 70 tonnes de météorites de fer sur le paysage sauvage. Parce qu'elle fut si bien documentée, la chute de Sikhote-Alin se trouva être une grande bénédiction pour la science des météorites.

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© Inconnu
L'événement sibérien de 1947 est considéré dans la plupart de la littérature comme un des deux événements les plus significatifs de ce siècle où la Terre a rencontré des objets de l'espace. Il produisit plus de 100 cratères, le plus large mesurant environ 85 pieds (26 m) de diamètre. Le champ de débris couvrit une zone avoisinant 1 mile sur ½ mile (1,6 x 0,8 km). Il n'y eut pas d'incendie ou de destruction similaire à celle de Tunguska.. Essentiellement des arbres déchiquetés et des branches brisées.

Un total de 23 tonnes de météorites fut récupéré et il a été estimé que sa masse totale était d'environ 70 tonnes lors de la fragmentation.

(de Sky Publishing Corporation et George Zay)
Il y a plus, évidemment, mais cela nous révèle que beaucoup de choses se produisent sur la grosse boule bleue, dont nous n'avons pas connaissance. C'est ce que dit Victor Clube dans son rapport narratif à l'US Air Force et Oxford qui m' incita à explorer ce sujet. Retournons donc à Clube et à notre revue historique :

La période suivante d'activité cométaire à laquelle se réfère Clube est celle qui englobe la Révolution américaine (1775-1783), la Révolution française (1789-1799) et la crise du milieu du dix-neuvième siècle. Je vais passer outre les deux révolutions pour le moment et étudier directement la période du milieu du dix-neuvième siècle parce qu'elle est intensément intéressante et nous mène au coeur du sujet de ce jour.

En essayant de trouver des détails sur la crise du milieu du dix-neuvième siècle mentionnée ci-dessus, beaucoup d'éléments ressortent dont je suis sûre que nous les avons appris en classe d'histoire à l'école, mais cela n'a jamais été assemblé d'une manière aussi intéressante que maintenant ! Ce qui se passait alors était, bien sûr, la « Révolution industrielle. » Mais c'était du genre de la Renaissance en ce qu'elle recouvrait un grand nombre d'autres événements intéressants.

La Révolution industrielle et la montée du capitalisme commencèrent, plus ou moins, vers la fin du dix-huitième siècle. Le dix-neuvième siècle fut une époque turbulente commençant avec un krach du marché boursier en 1825 puis en allant vers la Panique de 1847, un effondrement des marchés financiers britanniques associés à la fin du boom des chemins de fer des années 1840. La crise de 1847 aurait pu avoir été plus désastreuse excepté qu'elle fut interrompue par la reprise économique suivant la ruée vers l'or de 1849.

Après une période de prospérité, commença alors une série de guerres et de révolutions. Tout d'abord la première guerre pour l'indépendance italienne en 1857, puis la guerre de Sécession américaine de 1861, l'insurrection polonaise de 1863, l'aventure de Napoléon III au Mexique et la campagne contre le Danemark en 1864 qui démarra les guerres prussiennes menées par Bismarck, qui dans la foulée attaqua l'Autriche en 1866 et remporta une victoire sur la France en 1871. Puis le soulèvement républicain en Espagne renversa la reine Isabelle. Finalement, la dernière des aventures de Louis Napoléon culmina dans l'écroulement de l'empire en 1871.

Une guerre civile eut lieu en France à la suite de la chute de Napoléon III, et le peuple (les Communards de Paris) prit le pouvoir. Les révolutionnaires furent bientôt écrasés, l'ordre fut restauré sous la Troisième république, et la vague contestataire recula pour les années restantes du siècle.

Il est intéressant de considérer les autres événements qui se passaient à cette époque. Le capitalisme industriel était répandu partout avec un zèle missionnaire. Les investisseurs occidentaux parcouraient le globe en cherchant des ouvertures pour établir des liens commerciaux et investir dans tout ce qui pouvait être acheté ou vendu. Dans le processus, des millions de personnes furent déplacées dans les plus grandes migrations de l'histoire depuis l'Ancien Monde vers le Nouveau. La science devint la servante de l'industrie et du capitalisme. Le volume du commerce mondial était de 1,75 milliards de dollars en 1830 et il atteignit les 3,6 milliards en 1850, se propulsant à 9,4 milliards en 1870.

Ainsi Clube a raison. Durant environ vingt-cinq ans, tout le monde occidental ressemblait à un chaudron bouillonnant de guerres et de révolutions et les gens en tiraient avantage pour réaliser des bénéfices. Quand ce fut terminé, les puissances impériales de l'Europe qui allaient diriger le monde jusqu'en 1914, étaient fermement installées. Plus que cela, les États-Unis en tant qu' entité capitaliste et fédérale avait été forgés à Appomattox3.

Manifestement d'autres évènements se produisaient à cette époque. Au cours de la période de 1830 à 1860, il y eut apparemment une énorme explosion dans la ferveur religieuse. Le retour imminent du Christ était prédit partout !

Manuel de Lacunza, un prêtre catholique d'Amérique du Sud écrivit (sous le nom de plume de Juan Josef ben-Ezra) un livre intitulé « The Coming of Messiah in Glory and Majesty4 », qui fut publié en Espagne en 1812. Il croyait que Jésus allait arriver très, très bientôt. William Miller (Adventistes du septième jour) déclara que le Christ allait venir et prédit 1844 comme date. Edward Irving d'Angleterre et Johann Bengel en Allemagne arrivèrent presque simultanément à la conclusion que les prophéties de Daniel désignaient la fin des temps comme toute proche ; Mason en Écosse, Leonhard H. Kelber en Allemagne et beaucoup, beaucoup d'autres prêchaient pour la seconde Venue. Le spiritualiste Andrew Jackson Davis donna 157 conférences en 1845 sur la nouvelle ère, auxquelles Edgar Allan Poe assistait régulièrement. La folie du spiritualisme commença avec les sœurs Fax en 1848. Mourant Brock, de l'Église d'Angleterre, nota que la crise d'eschatologie s'était répandue dans toute l'Europe et s'étendait jusqu'à l'Inde. (Voir : "The Story of Prophecy" de Henry James Forman)

Comme Clube le note, cette ferveur religieuse est parallèle à des événements cosmiques.

En 1843 apparut une des plus grandes comètes de l'Histoire. La Grande Comète de 1843 anciennement désignée C/1843 D1 et 1843 I, fut découverte le 5 février 1843 et augmenta de brillance rapidement. Elle faisait partie du groupe de Kreutz5, une famille de comètes résultant de la fragmentation d'une comète parente (X/1106 C1) en multiples fragments vers 1106. Ces comètes passent extrêmement près du Soleil - à quelques rayons du Soleil - et c'est la raison pour laquelle elles deviennent très brillantes.

C/1843 D1 se déplaça rapidement vers un périhélie incroyablement proche, de moins de 830 000 km, le 27 février 1843, date à laquelle elle pouvait être vue en pleine journée juste à quelques degrés du Soleil ! Elle fit le tour, passa près de la terre le 6 mars 1843, et sembla manifester sa plus grande brillance le lendemain. Elle fut observée la dernière fois le 19 avril 1843. À cette époque, cette comète était passée plus près du Soleil que tout autre objet connu. L'American Journal of Science et The New York Tribune dédièrent des sections spéciales à cette comète à l'époque. Vous pourriez dire que la « fièvre des comètes » était générale !

La Grande Comète de 1843 - toujours sans nom - développa une queue longue de plus de 2 unités astronomiques6, la plus longue queue cométaire connue jusqu'aux mesures de 1996 montrant que la queue de la comète Hyakutake était presque deux fois plus longue.

En 1857, un astrologue allemand anonyme prédit qu'une comète frapperait la Terre le 13 juin de cette année-là. La catastrophe imminente devint le sujet de conversation de toute l'Europe. L'astronome français Jacques Babinet, essaya de rassurer les gens en déclarant qu'une collision entre la Terre et une comète serait inoffensive. Il comparait l'impact à un « train frappé par une mouche ». Ses paroles eurent apparemment peu d'effet. Le correspondant à Paris du journal américain Harper's Weekly, écrivit :
Les femmes ont avorté ; les récoltes ont été négligées ; des testaments ont été rédigés ; des costumes anti-comètes ont été inventés ; une compagnie d'assurance?vie cométaire (primes payables d'avance) avait été créée...tout cela parce qu'un fabricant d'almanachs...pensa judicieux d'insérer à la semaine commençant le 13 juin : 'Vers cette date, attendez-vous à une comète'.
Revenons juste une minute ici en 1826. En 1826, la comète 3D/Biela fut découverte par Wilhelm von Biela. Elle devint connue comme « la comète Biela ». Cette comète avait été observée la première fois en 1772 par Charles Messier et à nouveau en 1805 par Jean-Louis Pons.

Ce fut Biela qui la découvrit dans son approche du périhélie de 1826 (le 27 février) et calcula son orbite, la découvrant périodique avec une période de 6,6 années, ce qui est la raison pour laquelle elle fut nommée d'après son nom et non de celui de Messier ou de Pons. Ce n'était que la troisième comète (à l'époque) trouvée comme périodique, après les célèbres comètes de Halley et Encke. L'astronome français M. Damoiseau calcula ensuite sa trajectoire et annonça qu'à son prochain retour, la comète croiserait l'orbite de la Terre, à moins de vingt mille miles (env. 32 000 km) de son orbite, et environ un mois avant que la Terre n' atteigne le même endroit !

Quand la comète passa en 1832, la Terre la manqua en effet d'un mois. Elle revint en 1839 et 1846. Dans son apparition de 1846, la comète s'était fragmentée en deux morceaux selon les observations. Elle fut à nouveau observée en 1852 avec les deux morceaux écartés de 1,5 million de miles (env. 2,4 millions de km). Chaque fragment avait une tête et une queue.

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© Inconnu
La comète ne passa pas en 1852, 1859 ou 1866. L' « Edinburgh Review » note à propos de ces faits étranges :
Les astronomes perplexes furent laissés dans un état d'incertitude excitant quant à ce qu'il en était advenu. Au début de l'année 1866, ce sentiment de désorientation fut exprimé dans le rapport annuel du conseil de la Société Royale Astronomique. Le sujet fut laissé néanmoins en l'état, provoquant une incertitude durant six autres années. La troisième période du passage au périhélie était écoulée, et rien n'avait été observé du luminaire manquant. Mais la nuit du 27 novembre 1872, des observateurs nocturnes furent surpris par un spectacle soudain et magnifique d'étoiles filantes ou météores, au sujet desquels il n'y avait eu aucune précision... [source]
Les météores radiaient de la partie du ciel où la comète était sensée croiser en septembre.

Autrement dit, la trajectoire était la même et la Terre la coupait, mais la vitesse était quelque peu altérée. L'American Journal of Science dit qu'ils tombaient comme des flocons de neige. Le professeur Olmstead, un mathématicien de l'université de Yale estima 34 640 étoiles filantes à l'heure. Le New York Journal of Commerce écrivit qu'aucun philosophe ou érudit n'avait jamais enregistré un événement comme celui-ci. Les météores devinrent connus comme les Andromédides ou les « Biélides » et il semble apparent qu'ils indiquaient la mort de la comète. Les météores furent à nouveau observés à d'autres occasions ultérieures au 19e siècle, mais ont maintenant disparu.

Est-ce tout ce qu'il y a à en dire ?

Peut-être que non.

Il se trouve que le dimanche 8 octobre 1871, à 21h30, des événements se produisirent qui provoquèrent la mort de centaines d'hommes et la destruction de vastes domaines, dans trois différents États de l'union américaine, déclenchant des crises alarmistes des plus sauvages ainsi qu'une vague de terreur chez des millions de gens. Les passages suivants sont extraits de « History of the Great Conflagration », Sheathan & Upton, Chicago 1871. . [source]
L'été 1871 avait été excessivement sec ; l'humidité semblait avoir disparu de l'air par évaporation ; et le dimanche, les conditions atmosphériques dans tout le Nord-Ouest étaient d'un caractère des plus particulier. L'auteur vivait à cette époque au Minnesota à des centaines de miles du lieu des désastres et il ne pourra jamais oublier l'état des choses. Une sensation desséchée, combustible, inflammable, comme un four dans l'air, était réellement alarmante. On sentait qu'il n'y aurait fallu que d'une allumette, une étincelle pour provoquer une explosion mondiale. C'était étrange et surnaturel. « Je n'ai jamais ressenti quelque chose comme cela avant ou depuis lors. Ceux qui le vécurent corroboreront avec moi ces déclarations ».

À cette heure, 21h30, apparemment au même moment à des endroits éloignés de centaines de miles, près du lac Michigan, une région embrassant 400 miles carrés (1035 km2), s'étendant au nord depuis le comté de Brown et contenant Peshtigo, Manistee, Holland et de nombreux villages sur les rives de Green Bay, fut rasée par un absolu tourbillon de feu. Sept cent cinquante personnes furent tuées sur le coup, sans compter un grand nombre de blessés, mutilés et brûlés qui moururent ultérieurement. Plus de trois millions de dollars de biens furent détruits. (pages 393, 394, etc.)
peshtigo1871
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Au coucher du soleil, une accalmie dans le vent et un calme relatif s'installèrent. Durant deux heures aucun signe de danger ne fut perceptible ; mais quelques minutes après neuf heures, et par une singulière coïncidence, les gens du village entendirent un terrible rugissement. C'était celui d'une tornade, écrasant les forêts au passage. Les cieux furent illuminés instantanément par une terrible lueur . Le ciel, qui avait été sombre un moment auparavant, éclata en nuages de feu.

Un spectateur de cette scène apocalyptique déclara que le feu ne vint pas sur eux graduellement d'arbres en feu ou d'autres objets en direction du vent, mais que le premier avertissement qu'ils reçurent fut un tourbillon de feu sous forme de grands nuages au-dessus du sommet des arbres, qui tomba et enveloppa entièrement tout. Les pauvres gens l'inhalèrent, [la toxicité de la nuée], cela ou bien l'air intensément chauffé, et tombèrent raides morts. Cela est vérifié par l'apparence de nombreux corps. Ils furent trouvés morts sur les routes et en plein air, où il n'y avait pas de marque visible de feu à proximité, sans trace de brûlure sur leur corps ou leurs vêtements. À Sugar Bush, qui est une clairière étendue, large de quatre miles (6,5 km) à certains endroits, les corps furent trouvés sur la route, entre des haies seulement légèrement brûlées. Ils ne portaient aucune marque de feu ; ils étaient étendus comme s'ils dormaient. Ce phénomène semble expliquer le fait que tant de personnes furent tuées en masses compactes. Ils semblent s'être serrés les uns contre les autres, dans ce qui était considéré de manière évidente à ce moment-là comme les endroits les plus sûrs, loin des bâtiments, des arbres ou autre matériau inflammable, et moururent là ensemble. (p. 372)

Un autre spectateur déclara :

« On a beaucoup parlé de la chaleur intense des incendies qui détruisirent Peshtigo, Menekaune, Williamsonville, etc., mais tout ce qui a été dit ne peut donner à un étranger qu'une faible conception de la réalité. La chaleur avait été comparée à celle engendrée par une flamme concentrée sur un objet par un chalumeau ; mais même cela ne rend compte que d'une partie du phénomène. Par exemple, nous avons en notre possession un cent en cuivre pris dans la poche d'un mort dans le Sugar Bush de Peshtigo, qui illustrera notre point. Ce cent avait été partiellement fondu, mais il garde encore sa forme ronde, et l'inscription dessus est lisible. D'autres pièces, dans la même poche, furent partiellement fondues, et pourtant les vêtements et le corps de l'homme n'étaient même pas roussis. Nous ne savons pas de quelle manière expliquer ce phénomène, à moins, comme il est affirmé par certains, que la tornade et le feu aient été accompagnés de phénomènes électriques » (373)

« Il est universellement admis que l'idée prédominante parmi les gens était que le dernier jour était arrivé. Accoutumés au feu comme ils l'étaient, rien de tel n'avait jamais été connu. Ils ne pouvaient donner d'autres interprétations à ce rugissement sinistre, cette explosion du ciel en feu, et cette chute de feu des cieux, consumant instantanément tout ce qu'il touchait ».

« Il n'y a pas deux personnes qui donnent la même description de la grande tornade quand elle frappa et dévora le village. C'était comme si 'les démons ardents de l'enfer avaient été libérés,' dit une personne. 'Elle vint en grandes flammes du ciel,' dit une autre. Il y avait une pluie sans pitié de feu et de « sable ».' ' L'atmosphère était totalement en feu.' Certains parlent de 'grandes boules de feu roulant et fonçant en flots.' Le feu bondissait au-dessus des toits et des arbres, et incendia toutes les rues en même temps. Personne ne put tenir devant le souffle. C'était une course contre la mort, au-dessus, derrière, et devant eux. » (Ibid 374).

Un ingénieur en travaux publics, en affaires à Peshtigo, témoigne :

« La chaleur augmenta si rapidement, quand le feu se déchaîna , qu'à environ quatre cents pieds (env. 120 m) du pont et du plus proche bâtiment, je fus obligé de m'allonger derrière un tronc d'arbre échoué dans environ soixante centimètres d'eau, et en allant sous l'eau de temps en temps, tenant ma tête proche de l'eau derrière le tronc, je réussis à respirer. Il y avait une douzaine de personnes derrière le même tronc. Si j'avais réussi à traverser la rivière et à aller dans un des bâtiments de l'autre côté, j'aurais probablement péri, comme beaucoup d'autres. »

Au Michigan, un certain Allison Weaver, près de Port Huron, décida de rester, pour protéger autant que possible un moulin dont il avait la charge. Il savait que le feu arrivait, et plongea dans un puits ou une fosse étroite, fit un couvercle en planche épaisse au-dessus, et se prépara à attendre la conflagration. Je cite :

« Il le remplit d'eau presque complètement, et prit soin de saturer le sol tout autour sur une distance de plusieurs perches7. En allant au moulin, il prit une planche de 10 cm, la scia en deux, et fit en sorte que les morceaux couvrent bien l'embouchure du petit puits. 'Je calculai que ce serait limite,' dit-il, 'mais c'était le mieux que je puisse faire.' A minuit il avait tout arrangé, et le rugissement était alors horrible à entendre. La clairière s'étendait sur dix à douze acres (4 à 5 ha) de surface, et Weaver observa que pendant les deux heures avant que le feu ne l'atteigne, il y eut une fuite permanente sur le sol de petits animaux. Tandis qu'il se reposait un moment après avoir arrosé encore une fois la maison, un cheval s'engouffra dans l'ouverture à pleine vitesse et se dirigea vers la maison. Weaver pouvait le voir trembler d'excitation et de terreur et ressentit de la pitié pour lui. Après un moment, l'animal émit un grognement de désarroi, courut deux ou trois fois autour de la maison et fonça ensuite dans les bois comme une fusée. »

« Peu de temps après, le feu arriva. Weaver se tenait près de son puits, prêt pour l'urgence, encore curieux de voir la ruée des flammes. Le rugissement augmenta de volume, l'air devint oppressant, un nuage de poussière et de cendres arriva en pluie et il pouvait voir la flamme à travers les arbres. Elle ne courait pas le long du sol, ni ne sautait d'arbre en arbre, mais elle venait comme une tornade, une couche de flammes allant de la terre au sommet des arbres. Quand elle frappa la clairière, il sauta dans le puits et le ferma avec les planches. Il ne pouvait plus voir, mais il pouvait entendre. Il dit que les flammes ne s'arrêtèrent pas, ni ne cessèrent leur rugissement un instant, mais il ne put guère maintenir fermée l'ouverture avant que la maison et le moulin ne soient réduits en cendres, et les deux furent rasés jusqu'au sol en cinq minutes. La fumée vint sur lui puissamment, et son repaire devint si chaud qu'il pouvait à peine respirer ».

« Il savait que les planches au-dessus de lui étaient en feu, mais en se souvenant de leur épaisseur, il attendit jusqu'à ce que le rugissement des flammes ait disparu, et alors avec sa tête et ses mains il les retourna et éteignit le feu en jetant de l'eau avec ses mains ; bien que la nuit fut fraîche, et que l'eau l'ait d'abord fait frissonner, la chaleur le réchauffa graduellement jusqu'à ce qu'il se sente tout à fait à l'aise. Il resta dans son repaire jusqu'au jour, retournant fréquemment les planches et éteignant le feu, jusqu'à ce que le pire soit passé. La terre tout autour était en feu par endroits, la maison et le moulin avaient disparu, les feuilles, les buissons et les bûches étaient propres comme si elles avaient été raclées et nettoyées avec un balai, et rien n'était visible, excepté de la suie et des cendres. » (390)

Au Wisconsin, à Williamson's Mills, il y avait un grand puits étroit sur les lieux appartenant à un M. Boorman. Les gens, quand ils furent isolés par les flammes et fous de terreur, pensant qu'ils seraient en sécurité dans l'eau, plongèrent dans ce puits.

« La furie impitoyable des flammes les poussa pèle-mêle dans la fosse, où ils luttèrent les uns contre les autres et moururent - certains par noyade, d'autres par le feu et la suffocation. Aucun n'en réchappa. Trente-trois corps furent retrouvés. Ils se trouvaient dans toutes les positions imaginables, mais les contorsions de leurs membres et les expressions d'agonie sur leur visage racontaient leur terrible histoire. » (386)

James B. Clark de Détroit, qui était à Union Town au Wisconsin, écrit :

« Le feu fonça soudainement, comme le flash d'une traînée de poudre à canon, et balaya en forme de croissant autour de la ferme. Il est presque impossible de concevoir la rapidité effrayante de l'avancée des flammes. Le feu qui fonçait semblait avaler et annihiler les arbres. »

Ils virent une masse noire venir vers eux depuis le mur de flammes :

« C'était une débandade de bétail et de chevaux fonçant vers nous, mugissant, meuglant et hennissant en galopant ; fonçant à une vitesse effrayante, leurs yeux dilatés et terrorisés, chaque mouvement présageant un délire de frayeur. Certains avaient été gravement brûlés, ils avaient dû plonger à travers un grand espace de flammes dans un effort désespéré pour s'échapper .

Suivant considérablement loin derrière, arriva un cheval solitaire, haletant et presque épuisé. Il était sellé et bridé, et comme nous le pensâmes d'abord, avait un sac attaché sur son dos. Quand il arriva nous fûmes étonnés à la vue d'un jeune lad allongé sur le cou de l'animal, la bride enroulée autour de ses mains, et la crinière enserrée dans ses doigts. Il ne fallut que peu d'effort pour arrêter le cheval las, et libérer tout de suite le garçon impuissant. Nous l'emmenâmes dans la maison, et tout ce qui était possible fut tenté ; mais il avait inhalé la fumée, et était visiblement en train de mourir. Au bout d'un moment il se ranima suffisamment pour parler. Il dit son nom - Patrick Byrnes - et raconta : 'Père et mère et les enfants montèrent dans le chariot. Je ne sais pas ce qu'il advint d'eux. Tout est brûlé. Je meurs. Oh ! L'enfer est-il pire que ça ?' » (383)
Quand nous quittâmes le Wisconsin et parcourûmes deux cent cinquante miles (400 km) vers l'est, au-dessus du lac Michigan et à travers tout l'état du Michigan, nous trouvâmes le même état de choses, mais un moindre nombre de morts. Quinze mille personnes se retrouvaient sans logis à cause des incendies ; leur nourriture, leurs récoltes, leurs chevaux et leur bétail étaient détruits. De ceux-ci, cinq à six mille furent brûlés la même nuit où les incendies éclatèrent à Chicago et au Wisconsin. La destruction totale des biens excéda un million de dollars ; non seulement les villages et les villes, mais aussi des municipalités entières furent anéanties.
Mais c'est à Chicago que nous devons nous tourner pour les résultats les plus extraordinaires de cette perturbation atmosphérique. Inutile de raconter l'histoire en détail. Le monde la connaît par cœur. Je n'ai la place que pour citer un ou deux points.

Le feu fut spontané. L'histoire de la vache de Mme O'Leary ayant initié la conflagration en cognant une lanterne s'est avérée être fausse. Ce fut l'excès de gaz de la queue de la comète Biela qui brûla Chicago !

Le chef des pompiers témoigna : « Je ressentis dans mes os que nous allions avoir un incendie. » dit-il, en parlant de la grange de Mme O'Leary :

« Nous prîmes le contrôle du feu, et il ne se serait pas étendu, mais on vint me dire que l'église St Paul, environ deux blocs au nord, était en feu. » (163)

Ils maîtrisèrent le feu de l'église, mais - « on apprit alors que le moulin de Bateham était en feu. »

Un rédacteur du New York Evening Post dit avoir vu dans Chicago « des bâtiments au-delà du front de feu, et sans contact avec le feu, éclater en flammes depuis l'intérieur. »

On ne doit pas oublier que la chute de 1871 fut marquée par d'extraordinaires conflagrations dans des régions éloignées les unes des autres. Le 8 octobre, le même jour où les incendies du Wisconsin, du Michigan et de Chicago éclatèrent, les États de l'Iowa, du Minnesota, de l'Indiana et de l'Illinois furent gravement dévastés par des feux de prairie ; tandis que des incendies faisaient rage dans les Alleghanies, les Sierras de la côte pacifique, les Montagnes Rocheuses et dans la région de la Red River du Nord.

L' Annual Record of Science and Industry de 1876, page 84, cite :

"Quatre semaines avant et après le grand incendie de Chicago en 1872, de grandes zones de forêts et de prairies, à la fois aux États-Unis et dans les provinces britanniques, brûlèrent. »

Les flammes qui consumèrent une grande partie de Chicago étaient d'un caractère inhabituel et produisirent des effets extraordinaires.

Elles fondirent complètement la pierre de construction la plus dure, qui avait été considérée antérieurement ignifuge. Le fer, le verre, le granite, furent fondus et assemblés en conglomérats grotesques, comme s'ils avaient été mis dans un haut fourneau . Aucun type de matériau ne put résister à son souffle ne serait-ce qu'un moment.

Je cite à nouveau l'ouvrage de Sheahan & Upton :

« Les énormes structures en pierres et en briques fondirent devant la férocité des flammes comme les flocons de neige fondent et disparaissent dans l'eau, et presque aussi vite. Des bâtiments de 6 étages prirent feu et disparurent pour toujours de la vue en l'espace de cinq minutes ... Le feu redoubla sur son chemin vers le grand Union Depot et brûla un demi mile (800 m) vers le sud dans les mâchoires même du coup de vent - un coup de vent qui soufflait une tornade parfaite, et dans lequel aucun navire n'aurait pu résister sur le lac...Des feux étranges et fantastiques, bleus, rouges et verts jouèrent le long des corniches des bâtiments. » ["History of the Chicago Fire" 85, 86].

L'Honorable William B. Ogden écrivit à l'époque :

Le feu était accompagné par la plus féroce tornade jamais vue ici. [Ibid 87]

« La particularité la plus frappante du feu était sa chaleur intense. Rien de ce qui était exposé n'y échappa. Parmi les centaines d'acres laissées nues on ne put trouver un morceau de bois quel qu'il soit, et à la différence des autres incendies, il ne laissa rien à moitié brûlé...Le feu balaya les rues de toutes poussières et déchets ordinaires, les consumant instantanément. » [Ibid 119]

Le marbre d'Athènes brûla comme du charbon !

« L'intensité de la chaleur peut être jugée et la combustion complète de tout ce qui est en bois peut être comprise, quand nous affirmons que dans la cour d'une des grandes usines de matériel agricole se trouvaient des centaines de tonnes de saumons de fonte. Cette fonte était à deux cents pieds (60 m) de tout bâtiment. Au sud il y avait la rivière, large de cent cinquante pieds (46 m). L'usine était le seul grand bâtiment à proximité immédiate du feu. Pourtant, la chaleur fut si grande que cette pile de fonte fondit et coula, et constitue maintenant une grande masse presque solide. » [Ibid 121]

La quantité de biens détruits fut estimée par le maire Medill à cent cinquante millions de dollars ; et le nombre de personnes sans abri à cent vingt cinq mille. Il y eut plusieurs centaines de morts.

« Ce que les témoins ont décrit ressemble plus à un holocauste venant des cieux qu'à un feu accidentel initié par une vache nerveuse. Et en fait, selon une théorie avancée par le membre du Congrès Ignatius Donnelly, les feux dévastateurs de 1871 tombèrent d'en haut sous forme d'une queue de comète incontrôlable. Au cours de son passage de 1846, la comète Biela s'était inexplicablement coupée en deux ; elle était supposée revenir en 1866, mais elle n'apparut pas. La tête fragmentée de Biela apparut finalement en 1872 sous forme d'une pluie de météores.

« Donnelly suggéra que la queue séparée apparût en 1871 et fut la principale cause de la tempête de feu étendue qui balaya le Midwest, endommageant ou détruisant un total de vingt-quatre villes et laissant 2 000 morts ou plus dans son sillage. Les conditions de sécheresse qui ne font aucun doute ont contribué à l'étendue de la conflagration.

« L'Histoire se concentre maintenant sur le seul incendie de Chicago et néglige largement l'Horreur de Peshtigo, comme elle était appelée alors. Elle ignore la comète Biela et sa queue inexpliquée. » (Ken Rieli)
Il ne fait aucun doute que cette histoire vint aux oreilles de Victor Clube !

Dix ans plus tard, il y eut la Grande Comète de 1881 (C/1881 K1), découverte par l'astronome amateur australien John Tebbutt. Toutes les connaissances actuelles concernant cette comète traitent du fait qu'elle fut l'une des premières à être photographiée et étudiée scientifiquement. Cependant, cette comète suivant de si près les événements survenus dix ans auparavant fit réfléchir quelques personnes.

Ignatius Donnelly qui avait déjà déclaré penser que le Grand Incendie de Chicago avait été causé par des débris cométaires, publia un livre en 1882, intitulé « Ragnarok », où il proposait qu'une comète géante était passée près de la Terre dans le passé. La chaleur intense de la comète avait déclenché des incendies énormes qui firent rage sur toute la surface du globe. Il suggérait que la comète avait déversé de grandes quantités de poussière sur la Terre, déclenché des tremblements de terre, nivelé des montagnes et initié l'ère glaciaire. Il expliquait même certains des miracles de la Bible en liaison avec cette comète, proposant que l'arrêt du Soleil sous les ordres de Josué fût peut-être un récit commémorant cet événement. Les lecteurs de Donnelly furent électrisés par ses descriptions du « monstre éblouissant et ardent » dans le ciel, brûlant la planète avec une chaleur non terrestre et secouant la Terre avec des tonnerres au-delà de tous les tonnerres. »

Peut-être inspiré par Donnelly (sans parler de ce qui se passait manifestement dans les cieux), Camille Flammarion écrivit « La Fin du Monde » en 1893 dans lequel il racontait une collision fictive entre la Terre et une comète cinquante fois plus grande. La prose horrible de Flammarion assura à son livre un effet de sensation immédiat ! (On doit noter que Flammarion était un ami et associé , et fut grandement influencé par Allan Kardec, le pédagogue français, étudiant en médecine, linguiste et chercheur en « communications spirites. » Il était aussi ami de Jules Violle, - la probable identité du légendaire alchimiste Fulcanelli-.)

Bien, tout cela était une assez intéressante diversion dans l'histoire, n'est-ce pas ? Cet exposé ne semble plus si terne ni ennuyeux je suppose... ? Il est temps de retourner au récit de Victor Clube. Je pense que ce qu'il écrivait prendra plus de sens maintenant !
Le fait d'un danger perçu à ces époques, signifié historiquement par une montée globale dans les inquiétudes eschatologiques, est maintenant compris dans divers milieux universitaires comme marquant une sorte de bouleversement physique (climat ? maladie ?) qui dérange énormément l'activité économique et sociale, au point même de mener à l'effondrement de la société civilisée, ensuite à la révolution, la migration en masse et la guerre, amplifiés à une échelle globale. Les occasions de tels effondrements de civilisation sont évidemment un sujet d'inquiétude sérieuse et leur étude systématique a été entreprise en Amérique (et ailleurs) par des instituts comme le Centre de Recherche Comparée en Histoire, Société et Culture à l'université de Californie, Davis (Goldstone, 1991). Pour les « illuminés » cependant, l'eschatologie reste une anomalie et des relations sûres avec les données célestes doivent toujours attendre d'être établies. Nous devrions nous rappeler cependant que beaucoup de personnes, comme il est habituel à ces occasions d'effondrement, verraient « des étoiles flamboyantes menaçant le monde de famine, fléau et guerre ; aux princes la mort ; aux royaumes de nombreuses malédictions ; [et] à tous les états de nombreuses pertes... »

Les trois dernières de ces époques sont évidemment les périodes de l'Inquisition et des grandes chasses aux sorcières en Europe (qui se transmirent en Amérique) quand, de la même façon, les administrateurs ecclésiastiques et laïcs décourageaient toute assertion (astrologique) du fait que la sphère céleste puisse affecter les affaires terrestres. Les histoires distinctes des révolutionnaires scientifiques comme Copernic, Kepler, Bruno, Galilée et Newton témoignent maintenant de la férocité avec laquelle les points de vue cosmiques les plus acceptables (de l'époque) étaient imposés. En effet, ces histoires distinctes sont encore en train d'être ajustées et Newton, on s'en rend compte maintenant, était contraint à son époque de travailler dans des conditions de censure assez considérable.

La partie « acceptable » de sa production scientifique fut bien sûr publiée et a prouvé sa valeur à maintes reprises pendant 300 ans. La partie inacceptable traite cependant « d'étoiles ardentes » et d'eschatologie et elle est restée non publiée pendant quelque 250 ans. Un des premiers à examiner ces données (Keynes 1947) fut si décontenancé par le contraste, qu'il surnomma Newton non pas « le premier de l'âge de raison » mais « le dernier des magiciens, le dernier des Babyloniens et des Sumériens. » Ce furent donc les Pères Fondateurs de la Société Royale dans l'Angleterre de la Restauration qui tombèrent sur l'étape « illuminée » de ridiculiser la menace cosmique et l'angoisse du public. Ce n'est pas sans signification aujourd'hui que les nations anglophones restèrent finalement fermes et prospérèrent tandis que d'autres chancelaient lors de la dernière et la plus courte des époques ci-dessus (Goldstone, loc cit). Par conséquent, c'est largement une « réalisation » anglo-saxonne qui écarta absolument les catastrophes cosmiques, et le principe scientifique de l'uniformisation fut mis en place il y a 200 à 150 ans.
Si des bombardements à courte période de notre planète par des comètes ou de la poussière cométaire constituent une réalité (comme ce semble être de plus en plus le cas), et que les effets d'un tel événement sont délétères à l'extrême, et si nous sommes en retard pour une nouvelle visite céleste (ce qui semble aussi être le cas), quel effet la prise de conscience de ces faits par le public pourrait-elle avoir sur le statu-quo qui règne sur la planète à l'heure actuelle ? La fausse « guerre contre le terrorisme » ne deviendrait-elle pas obsolète instantanément et les gens n'exigeraient-ils pas immédiatement que leurs leaders politiques réévaluent les priorités et prennent toutes les mesures possibles pour atténuer la menace ? Et si ces leaders politiques refusaient de le faire et que les gens apprenaient que l'élite politique était depuis longtemps au courant (avec tout ce que cela implique) de cette grave menace pesant sur les vies de milliards de gens, alors que se passerait-il ?

Un dernier hourrah avant la 6e extinction ?

Qui sait ? Nous savons seulement que ce savoir, dans son acception la plus totale, est supprimé et marginalisé. Les raisons des jeux et stratagèmes psychologiques peuvent être intéressantes à étudier en profondeur. C'est donc ce que nous examinerons la prochaine fois : pourquoi l'humanité est-elle si sourde, bête et aveugle ?

Traduction française: Henri R.

1. Super comète - Après l'impact (NdT)

2. International Meteor Organization http://www.imo.net/ - NdT

3. Lieu de la dernière bataille, marquant la fin de la Guerre de Sécession (NdT)

4. La venue du Christ en gloire et majesté (NdT)

5. Comètes qui passent très près du Soleil - http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_de_Kreutz (NdT)

6. env. 300 millions de km (NdT)

7. En anglais « rod », unité de longueur valant env. 5 mètres - http://fr.wikipedia.org/wiki/Perche_%28unit%C3%A9%29 (NdT)