
Le site Copwatch Nord-Paris IDF se veut une base de renseignements, œuvre d'un "collectif de citoyens", visant à "lutter par la transparence et l'information" contre les "violences, la répression et l'impunité policières". Son porte-parole, une jeune homme de 20 ans, se dit "plutôt libertaire" et explique, sur France Info, avoir fondé le site "avec une dizaine de copains à Lille, et des tas d'autres à Calais et Paris". Interviewé sur la radio, le jeune homme, partant du principe que "la police est fourbe", espère que son site permettra aux personnes "agressées" par un agent de police d'aller "sur la base de données" et de "repérer l'agent qui l'a agressé".
Il y aurait travaillé depuis cinq ans, amassant photographies, vidéos, informations - sur le terrain ou sur les profils Facebook des officiers - au sujet de policiers généralement nommés et identifiés.

Le site s'inspire de l'expérience d'habitants de Los Angeles, qui avaient lancé ce type d'opérations suite aux émeutes des années 1990. La méthode affichée : patrouiller en groupe, suivre la police, avec le numéro d'un avocat en poche de préférence, photographier et filmer ses opérations. Outre les articles, Copwatch propose conseils et informations pratiques - réglementation sur le droit à l'image des policiers - , dossiers - "Chronologie des assassinats raciaux effectués par la police de 1971 à 2009" - , ou encore des détails sur l'armement des policiers.
CLAUDE GUÉANT PORTE PLAINTE
Mercredi, le ministre de l'intérieur Claude Guéant a décidé de déposer deux plaintes en diffamation contre le site Internet. "Ces commentaires portent gravement atteinte à l'honneur et à la réputation de fonctionnaires de police et de militaires de la gendarmerie", a estimé le ministère.
Selon M. Brandet, porte-parole du ministère, "ces propos scandaleux, assortis de photographies, de l'identité et quelques fois des adresses des intéressés, nuisent aux personnels du ministère de l'intérieur et mettent en péril leur sécurité ainsi que celle de leurs familles". "Au-delà, c'est toute l'institution qui est salie, raison pour laquelle ce genre de dérive doit cesser au plus vite", a-t-il ajouté, en prévenant qu'"à l'avenir, tout propos diffamatoire fera systématiquement l'objet de dépôts de plaintes".
UN SYNDICAT DE POLICE DÉNONCE UN "FICHAGE ILLÉGAL"
Vendredi, le deuxième syndicat de gardiens de la paix, Alliance, a annoncé que "des dizaines de policiers fichés" sur le site avaient déposé plainte. La veille, le syndicat a saisi le ministère de l'intérieur, lui demandant que "le nécessaire soit fait" afin de faire cesser le site Copwatch, pour sa "stigmatisation" de policiers, ses "dénonciations calomnieuses, propos haineux" et son "fichage illégal". Les renseignements diffusés, précise le syndicat, émanent non seulement de photos, vidéos, articles de presse, mais aussi de "trois larges bases de données sur la police".
Ainsi, un brigadier dont le nom est affiché sous sa photo, selon Alliance, est qualifié de "stratège des guet-apens et chasses aux pauvres", qui "n'hésite pas à faire tabasser des personnes sur les marchés" et "les placer en garde à vue".
En réaction, Copwatch Nord-Paris IDF affirme ne diffuser aucune information sur les familles des policiers. Le ton se fait menaçant et justicier : "Nous conseillons aux syndicats policiers de mesurer leurs propos et leur menace au vu de ce que nous possédons. [Les auteurs annoncent notamment des vidéos sur la "répression calaisienne" ou "une enquête sur les relations entre la police lilloise, les supporters fascistes du LOSC et un groupe néonazi"] Nous allons montrer qui vous êtes réellement et la répression quotidienne que vous faites subir à la frange la plus pauvre de la population", assènent les auteurs.



j'y ai passé quelques heures il y a 2 jours et je trouve que bien que l'idée soit bonne la manière non, faire ce que fait le gouvernement c'est jouer son jeu ,le gouvernement monte suffisamment la police contre le peuple, alors nous devrions travailler a faire en sorte que la police ce rappelle qu'elle aussi est le peuple ... j'ai peur de la manière dont cela va se terminer