Traduction SOTT


Thomas Sheridan - Escroc New Age, Cyber-Troll, Arnaqueur ?
Comparé à il y a dix ans, nombre de gens sont aujourd'hui au fait de la psychopathie et n'hésitent pas à en parler. D'un côté, cela est encourageant, mais de l'autre, cela est quelque peu troublant. Il est réjouissant de voir le sujet de la psychopathie se frayer un chemin dans la conscience du grand public et dans la culture officielle, mais le rapport signal/bruit - y compris en ce qui concerne les informations sur l'évolution et la survie des êtres humains normaux - penche toujours largement du côté « bruit ». Des études grotesques sont publiées décrivant les psychopathes comme des individus guérissables, et des articles nous « informent » que ne pas avoir de compte Facebook pourrait être un signe de psychopathie. Sans parler de Twitter, maintenant promu comme outil pour « repérer les psychopathes », et de cette information parue il y a quelques jours selon laquelle le système judiciaire US envisagerait d'accepter lors d'un procès les preuves biologiques démontrant qu'un individu est un psychopathe génétique, dans la perspective de mitiger les peines judiciaires pour les délinquants criminels. Le raisonnement étant que les psychopathes ne peuvent s'empêcher d'être ce qu'ils sont et que, ne possédant pas de libre arbitre, ils sont donc moins responsables de leurs crimes.

Mouais... c'est justement pour ça qu'il faut les enfermer à vie.

Peut-être ne devrions-nous pas être surpris que cette prise de conscience grandissante sur la psychopathie ait été ainsi corrompue et faussée, empêchant tout accès à la vérité sur la question. Après tout, nous sommes en pleine guerre de l'information ; par conséquent, si les psychopathes en position de pouvoir réalisent que le « train de la prise de conscience » a quitté la gare, ils s'efforceront évidemment de charger ce train avec un arsenal nucléaire dans l'espoir de le faire dérailler, ou du moins de l'envoyer sur la mauvaise voie. Leur but est de désinformer les gens sur la véritable nature des psychopathes, en trivialisant et en semant la confusion sur le sujet - d'où la prolifération d'études « scientifiques » bidon qui prétendent qu'on peut guérir les psychopathes, que la psychopathologie est une adaptation évolutionnaire inoffensive, ou qu'on peut repérer les psychopathes en analysant leurs Tweets ou leur page Facebook (ou, pour le coup, leur absence de page FB).

Thomas Sheridan, un auteur qui a écrit deux ouvrages sur le sujet, est un cas d'école. Lorsque, en 2011, cet artiste irlandais publia Puzzling People: The Labyrinth of the Psychopath [Ces gens déconcertants : le labyrinthe du psychopathe - NdT], nous estimâmes au départ que, dans l'ensemble, Sheridan avait fait un bon travail de synthèse et de compilation des informations disponibles sur la psychopathie (un sujet d'ordinaire étouffé sous un jargon académique), à destination du grand public. Bien que quatre des cinq caractéristiques-clés du psychopathe qu'il donne dans son livre soient pertinentes (hormis celle sur le « niveau élevé de testostérone » - il n'existe aucune corrélation entre la psychopathie et le taux de testostérone), nous avions des réserves concernant certaines des « caractéristiques secondaires » que Sheridan présente comme des marqueurs de psychopathie, et nous craignions que cela n'encourage les gens à « détecter la psychopathie » grâce à des indices visuels, par exemple en regardant quelqu'un dans les yeux.

Ceux d'entre vous qui ont lu Without Conscience du Dr Robert Hare se rappelleront que les meilleurs psychothérapeutes se font avoir de temps à autre, même lorsqu'ils ont sous les yeux un fichier détaillant l'historique du patient et portant la mention « Psychopathe Probable » ! Mais voilà qu'arrive Thomas Sheridan, auteur novice en psychopathologie qui nous affirme avec une certitude absolue, dans un livre dépourvu de la moindre citation pour étayer ses propos, qu'« une fois qu'on a développé la capacité à reconnaître ces traits et ces pathologies, il est relativement simple de détecter le psychopathe. » [p.10]

Vraiment ? Ce n'est certainement pas ce que notre expérience nous a enseigné. Sheridan prétend également dans Puzzling People que « tous les psychopathes finissent par avoir ce qu'ils méritent. » [p. 108] Non seulement cela est faux, mais cela va à l'encontre de la réalité, étant donné que la majorité des gens sont totalement inconscients de l'existence des psychopathes - ou du moins en ont-il une connaissance limitée, se représentant les psychopathes comme des individus sadiques de type tueurs en série, le pourcentage de ces individus étant en réalité relativement faible comparé à la population psychopathique dans son ensemble. Nos recherches estiment le nombre de psychopathes à environ 6% de la population mondiale (une estimation probablement conservatrice), ce qui fait que l'écrasante majorité des psychopathes sur la planète - soit 420 000 000 - passent inaperçus durant toute leur vie, laissant un sillon de destruction émotionnelle, sociale et financière derrière eux. Sans parler de la destruction massive commise par les psychopathes au pouvoir au sein des gouvernements et des multinationales, qui commettent leurs meurtres de masse en toute impunité.

Une grande partie de ce qu'on peut lire dans Puzzling People ne dépareillerait pas sur le forum Cassiopaea ; c'est pourquoi, malgré nos réservations sur certaines des affirmations de Sheridan, nous soutînmes néanmoins soutenu son livre et encourageâmes les lecteurs de SOTT, nos amis et nos proches à s'en procurer un exemplaire. Lors de nos échanges avec Thomas Sheridan, nous apprîmes qu'il était fan de notre travail depuis plusieurs années. Il est également membre de notre forum depuis 2009, sous le pseudo « Transsociopathica », « Destructeur d'Entités Sociopathes et Démoniaques ».

Tandis que Puzzling People se voulait une compilation des recherches et idées d'autres chercheurs, le deuxième ouvrage de Sheridan, Defeated Demons, Freedom From Consciousness Parasites in Psychopathy Society [Démons vaincus, se libérer des parasiteurs de conscience au sein de la société psychopathique - NdT], se voit enrichi d'un contenu « original ». En deux mots, nous dirons que le contenu de Defeated Demons n'est même pas erroné - il est pire.

Dans un chapitre intitulé "The Self-Raised Predator" (p.24) [Le Prédateur auto-produit - NdT], Sheridan prétend que le fait que les psychopathes naissent psychopathes n'est en réalité que de la « propagande répandue par la faction élitiste aux penchants pathologiques obsédée par la génétique et pour laquelle la psychopathie n'est "rien qu'une histoire de gènes"... un mythe colporté par des psychiatres trop contents de prescrire des pilules... et qui suscite une énorme angoisse chez les gens ordinaires. » Soulever le problème de la récupération des recherches sur la psychopathie par les psychopathes au pouvoir est une chose ; jeter le bébé avec l'eau du bain en affirmant qu'il n'existe aucun facteur génétique à la psychopathie en est une autre. Que Sheridan le réalise ou non, en agissant ainsi, il balaie le problème-clé de la psychopathie : par définition, les psychopathes naissent psychopathes, ils ne le deviennent pas. Selon tous les psychiatres et les psychologues qui ont passé des années à étudier la question, et selon les psychopathes eux-mêmes, la psychopathie n'est pas une maladie mentale acquise dont on pourrait guérir.

S'il n'existe aucun facteur génétique au spectre psychopathique, si les psychopathes ne naissent pas psychopathes, d'où viennent-ils, dans ce cas ? La réponse de Sheridan est aussi surprenante qu'ignorante :
« D'un autre côté, nombre de recherches montrent que l'inverse est vrai : à savoir que les psychopathes semblent débarquer de nulle part, tels de savants prédateurs, au sein d'une famille constituée d'individus parfaitement compatissants et normaux... Nous nous construisons le cerveau qu'il nous faut pour vivre. » (Defeated Demons, p.45-47).
« Semblent débarquer de nulle part » !? C'est censé être un argument sérieux ? Les psychopathes « débarquent », comme ça, de nulle part ? Un peu comme le « Big Bang », ou comme « Dieu », peut-être ?

Sheridan dénonce avec raison la corruption de la science et l'absence de prise en compte de la conscience dans les sciences cognitives, mais en tentant de combler les brèches, il commet des erreurs fatales en appliquant la neuroplasticité et le potentiel de développement des personnes normales aux psychopathes.

Les psychopathes incarnent ce « savant prédateur » - c'est ancré en eux. Ce qui signifie que leur conscience prédatrice correspond à leur profil génétique. La neuroplasticité ne s'applique pas aux psychopathes. Le cerveau psychopathique est le résultat d'adaptations évolutionnaires dans la génétique des psychopathes ; un individu psychopathique ne se construit pas « le cerveau qu'il lui faut » au travers de « choix et d'adaptations spécifiques », comme l'écrit Sheridan.

Méfiez-vous de ceux qui affirment avec une certitude absolue qu'on peut « repérer » les psychopathes. Les symptômes et comportements pathologiques peuvent certes être repérés et décrits pour ce qu'ils sont, mais il pourrait tout aussi bien s'agir de stratégies développées par des personnes normales qu'on a conditionnées à croire que c'était la seule manière de survivre au sein d'un monde pathologique.

Nous n'insisterons jamais assez sur le fait que certains des individus les plus pathologiques que nous ayons pu rencontrer arborent le masque de santé mentale le plus accompli que l'on puisse imaginer. Ils ne s'en prennent à personne physiquement, ils ne vous regardent pas bizarrement, c'est à peine s'ils se mettent en colère et élèvent la voix. Certains excellent même dans des domaines particuliers et sont, selon toute apparence, des citoyens modèles parfaitement intégrés dans la société. Ce qui finit par les confondre, le plus souvent, c'est un incident tout bête et banal qui se transforme en drame, en conséquence de leur réaction totalement inappropriée. Ils sont tout simplement incapables de conserver leur masque indéfiniment. Mais même dans ces cas-là, même lorsque la pathologie vous apparaît dans toute sa nudité, il est alors tellement facile de leur trouver des excuses et de « remplir les blancs ». En bref, il est difficile d'arriver à un diagnostic fiable, et le partage minutieux d'informations, combiné à une récapitulation des ANNÉES d'observation, sont nécessaires pour en arriver à un diagnostic provisoire et prendre des mesures appropriées afin de se protéger soi-même et de protéger les autres de tout psychopathe apparent.

Dire que les livres de Sheridan (en particulier le deuxième) ne s'embarrassent pas des faits serait un euphémisme. Defeated Demons ne donne aucune référence pour les sources citées, et se résume à une succession d'affirmations subjectives non fondées (ou très peu) sur les faits. En conséquence, ces affirmations sont éloignées de la réalité et donc de peu d'utilité pour quiconque souhaite sincèrement comprendre la nature des psychopathes et leurs modes de manipulations. En fait, ce genre de déclarations à l'emporte-pièce subjectives et mal-informées sont dangereuses pour quiconque tente de comprendre ce sujet de la plus haute importance. Des données erronées, c'est pire que pas de donnée du tout.

Tout comme les absurdités, mentionnées en début d'article, prônant l'utilisation des réseaux sociaux pour repérer les psychopathes, les critères de détection de Sheridan sont souvent superficiels et triviaux, y compris l'assertion selon laquelle on pourrait repérer les psychopathes à leur discographie excentrique :
« Un psychopathe authentique possédera la discographie la plus baroque qui soit. De Doris Day au Death Metal, il n'y a aucune consistance fondée sur de véritables émotions ou un véritable style. Pour le psychopathe, la musique fait avant tout office d'outil pour manipuler les autres ; des goûts sur mesure pour le personnage sur mesure qu'il s'est créé. » (Defeated Demons, p.96)
Sheridan prétend également qu'on peut reconnaître les psychopathes aux traits suivants : « un annulaire plus long que l'index, un front dégarni, une pilosité faciale et corporelle excessive, de l'acné, des pommettes hautes et un front bas. » C'est précisément le genre d'approche fallacieuse, raciste et eugéniste adoptée autrefois par les nazis et aujourd'hui par l'élite dirigeante. Bizarrement, comme noté plus haut, dans son deuxième livre, Sheridan peste contre l'idée que la psychopathie n'est « rien qu'une histoire de gène », et la qualifie de « propagande répandue par la faction élitiste aux penchants pathologiques obsédée par la génétique ».

En mai dernier, des membres du forum Cassiopaea ont ouvert un fil de discussion dans lequel ils ont commencé à évoquer l'étrange position adoptée par Sheridan dans Defeated Demons quant à la psychopathie génétique. Était également évoquée la véhémence avec laquelle il critique le phénomène OVNI et le channeling, notamment dans des interviews à la radio et des posts sur sa page Facebook, où il se décrit comme un « psychologiste punk ». Avant tout, les membres s'interrogeaient sur le ton de certitude absolue employé par Sheridan dans ses écrits.

L'attaque au vitriol de Sheridan contre le channeling, qu'il décrit comme « l'œuvre du démon », est particulièrement intéressante. L'Histoire des sciences est remplie de cas de génies - des gens dont nous chantons aujourd'hui les louanges - dont les découvertes viennent d'une inspiration « non conventionnelle ». Prenons pour exemple le cycle benzénique. Friedrich Kekulé von Stradonitz fit cette découverte importante à la suite d'un rêve inopiné. L'extraordinaire Srinivasa Ramanujan, l'un des plus grands mathématiciens de l'Histoire, vécut au début du XXe siècle et mourut jeune, à l'âge de 32 ans. Le travail colossal de cet autodidacte inspira nombre de recherches et de chercheurs qui, aujourd'hui encore, continuer à en sonder les mystères. Ramanujan affirmait recevoir ses idées en rêve, des rêves dans lesquels des équations complexes lui étaient « transmises par une déesse ».
« Ramanujan créditait sa capacité de réflexion à sa déesse familiale, Namagiri de Namakkal. Il comptait ainsi sur elle pour recevoir l'inspiration pour ses travaux et affirmait rêver de gouttes de sang qui symbolisaient son époux masculin, Narasimha, avatar de Vishnou ; après quoi, il recevait la vision de parchemins au contenu mathématique complexe qui se déroulaient sous ses yeux. Ramanujan disait souvent : "Une équation n'a pour moi aucune signification, à moins qu'elle ne représente une pensée de Dieu." »

~ Wikipedia
The Man Who Knew Infinity: A Life Of The Genius Ramanujan [L'Homme qui Connaissait l'Infini : La Vie du Génie Ramanujan - NdT]

Robert Kanigel, 1991

Dans les années 30, E. T. Bell faisait remarquer que Ramanujan avait violé les règles utilisées par les mathématiciens pour évaluer leurs pairs. "Lorsqu'un [algoriste, ou formaliste] vraiment génial du genre de Srinivasa Ramanujan arrive à l'improviste de nulle part, même les analystes expérimentés l'accueillent comme un don du ciel", écrivait Bell, qui lui reconnaissait une capacité quasi surnaturelle à discerner les relations cachées entre des formules en apparence sans aucun rapport.

Une capacité surnaturelle.
Un don du ciel.


Il est troublant de voir la fréquence avec laquelle des rationalistes autrement purs et durs se sont mis au fil des ans à adopter un langage de chaman ou de prêtre pour décrire les dons de Ramanujan. Hardy fut le premier mathématicien occidental à examiner en profondeur les notes de Ramanujan, mais nombre d'autres chercheurs prendront sa suite au cours des 75 ans qui suivront. Et invariablement, en contemplant les pouvoirs de Ramanujan, ces chercheurs en sont réduits à bredouiller des paroles émerveillées et admiratives, butant, cherchant les mots pour exprimer le mystère Ramanujan.

"Nous n'avons aucune idée de la façon dont il a accompli les merveilles qu'il a accomplies, ce qui l'y a amené, et tout le reste", commente le mathématicien Richard Askey, un spécialiste de Ramanujan officiant à l'Université du Wisconsin, à Madison. Bruce Berndt, après des années passées à écumer les notes de Ramanujan, déclare : « Je n'y comprends toujours rien. Je pourrais peut-être le prouver, mais j'ignore d'où ça vient et dans quoi classer ça, par rapport au reste des mathématiques. » Il ajoute : « L'énigme du processus créatif de Ramanujan est toujours recouverte d'un voile à peine tiré ».

[...]

T. K. Rajagopolan, ancien ministre des Finances à Madras, se souvient : Ramanujan insistait sur le fait que, après avoir vu des gouttes de sang qui, selon la tradition, annonçaient la présence du dieu Narasimha, le prince consort de la déesse Namagiri, « des parchemins au contenu mathématique des plus ardus se déroulaient sous ses yeux. » (pp. 280-281)
La diatribe de Sheridan contre les informations obtenues par channeling rappellent l'affirmation de Steward Swerdlow selon laquelle « Toutes les informations channelisées sont de la merde. De la désinformation à 100%. » Ce soi-disant « leader mondial de la métaphysique » affirme avoir participé durant 13 ans au Projet Montauk, une série d'expériences militaires sur la manipulation mentale (rappelez-vous les Chèvres du Pentagone). Arkadiusz Jadczyk répond aux affirmations ignorantes de Swerdlow dans cet article. Cela vaut le coup de le lire, car ce qu'il décrit peut s'appliquer à notre analyse de Thomas Sheridan et de son travail.

Apparemment outré par les informations rassemblées par notre réseau de lecteurs concernant ses croyances contradictoires, son passé quelque peu trouble et les allusions obscènes qu'il poste sur sa page Facebook, Sheridan a fini par ressortir la vieille attaque éculée consistant à accuser SOTT.net d'être une « secte », et s'est lancé pendant trois jours dans une diatribe injurieuse à notre encontre sur sa page Facebook.

Voici quelques exemples :


Sheridan parle du forum Cass à ses admirateurs sur Facebook
Traduction :
Ce fil de discussion me rappelle la fois où j'ai vu deux SDF en pleine action sur un vieux matelas dans une ruelle de NY - c'était drôle, triste, dégoûtant et à la fois étrangement fascinant.

Thomas Sheridan répond à quelqu'un qui lui demande d'être plus raisonnable au sujet de Sott.net. Apparemment, si vous restez sur la page Facebook de Sheridan, vous deviendrez un « homme, bordel ». Des volontaires ?
Traduction :
Va ta faire foutre Humberto et arrête de polluer mon mur avec ces conneries sectaires de dingues. Rends-toi utile et va me chercher une pizza et une bière. Cette femme ne fait rien d'autre que lancer des attaques ad hominem sur son forum. Sors-toi la tête du cul. Dégage de là, ou reste et deviens un homme, bordel.

Thomas Sheridan déclare la « guerre » à Cass.org parce que des membres du forum ont remis en question certains aspects de son livre.
Traduction :
Je déclare la guerre aux Cassiopiens [sic]. Venez me chercher, les garces.

Thomas Sheridan parle de Laura et révèle un trait typiquement psychopathique : la grandiosité.
Traduction :
Je prédis qu'on se rappellera de moi comme du type à qui elle n'aurait jamais dû s'en prendre. Je viens du ghetto, j'ai survécu à des attentats UFV à la voiture piégée et j'ai vécu dans la rue à New York. Je ne suis pas un de ces New Agers qui pète plus haut que son cul et qui ne sait pas se battre. Ils jouent dans la cour des grands, maintenant.
Ce dernier post est pour le moins comique, en ce que Sheridan tente de se présenter comme quelqu'un ayant vécu dans le « ghetto » (le Nord de Dublin, en Irlande) et ayant survécu à des « attentats à la voiture piégée ». Malheureusement, il fait une erreur en écrivant « UFV », le bon acronyme étant « UVF » Il fait référence à un attentat à la voiture piégée commis à Dublin en 1974 par les Ulster Volunteer Force (UVF [Force volontaire d'Ulster - NdT]) pro-britanniques et qui tua 26 personnes, mais pas Thomas Sheridan apparemment, puisque, étant donné qu'il avait 8 ans à l'époque, il était probablement assis tranquillement chez lui, à des kilomètres de là. Un trait typique des psychopathes est qu'ils se placent au centre d'événements dramatiques afin d'impressionner les gens et donc de les manipuler plus facilement. Nous accordons toutefois plus de crédit à l'affirmation de Sheridan selon laquelle il aurait « vécu dans la rue à New York », bien qu'il ait plus probablement vécu dans un carton, et pas dans une banque de Wall Street, comme il aime à le prétendre.

En aparté, ce genre d'attaques est le modus operandi habituel des gens qui décident de but en blanc d'attaquer notre travail, donc rien de nouveau sous le soleil pour nous, et en général, nous ne publions pas de commentaire là-dessus. Nous avons couvert ce terrain de façon exhaustive, donc si vous ignorez le contexte des accusations sectaires portées contre nous et voulez vous informer, vous pouvez visiter le site Cassiopaea-cult.com, où vous trouverez des récits chronologiques détaillés, des documents et des témoignages.

Il est intéressant de noter que Sheridan a eu plusieurs blogs et sites Web dans le passé, mais il semble qu'un seul soit encore en ligne. Un de ces principaux sites a apparemment été supprimé ces derniers jours. Sheridan a aussi son propre forum, « Psychopath Free » [Garanti sans psychopathes - NdT], présenté comme un forum d'aide aux victimes de psychopathes. Il semble également avoir supprimé (ou rendue inaccessible) sa page Facebook, non sans s'être d'abord vanté d'avoir un faux profil FB, sous le pseudonyme de Fontaine Excelsior DeBlanchard III ; une page fourmillant d'allusions sexuelles et d'insultes sexistes et sur laquelle Sheridan a apparemment tenu salon, entouré de son harem d'adoratrices, jusqu'à l'automne 2011. Depuis, il semble avoir utilisé sa « vraie » page Facebook pour attirer des victimes de psychopathes, en majorité des femmes.
« Je vais atteindre des millions de gens avec mon travail... Le monde entier m'attend. »

~ Page Facebook de Thomas Sheridan
Nous avions espéré que, malgré tout, Sheridan reprendrait ses esprits et en viendrait à véritablement saisir la nature de la psychopathologie, mais son comportement récent, ajouté aux informations qu'on nous a envoyées anonymement concernant son passé trouble, ne nous laissent pas d'autre choix que de partager nos découvertes publiquement. Nous nous demandons si, en utilisant ses propres critères de « détection du psychopathe », il diagnostiquerait comme psychopathe un individu qui écrirait ce genre d'immondices sur des forums publics :


Un message, parmi d'autre du même tonneau, posté par Thomas Sheridan ([email protected]) sur Google groups.
Traduction :
Je suis un garçon catholique sexy, attirant, créatif et talentueux, pourvu d'un cœur d'or et d'une b*** acrobactique [sic], et je ne vais pas - J'INSISTE là-dessus - je ne vais PAS m'excuser pour ça. C'est moi, c'est ma vie et voilà tout.
Cliquez sur ce lien pour voir l'étendue de la pathologie de Sheridan.

Ci-dessous, notre « Conseiller pour les victimes de Psychopathes » (en majorité des femmes) discourt sur les femmes :

Traduction :
La première chose à laquelle je pense quand je vois une femme c'est de la b*****. J'admire une femme autant pour son vagin et ses nibards que pour son cerveau, sinon plus. J'adore mettre ma b*** à l'intérieur d'une femme, libérée ou non. Mon zob ne fait pas la différence. J'ai décidé que ma queue avait plus de crédibilité que mon cerveau et qu'elle était donc plus digne de respect. On entend souvent l'expression « pense avec ta tête, pas avec ta b*** ». Eh ben, je pense que c'est un tas de conneries protestantes, et moi je suis catholique, alors merde. Ma résolution du Nouvel An est de ne penser qu'avec ma b*** et d'ignorer ma tête.
Cliquez sur ce lien pour voir le post de Sheridan en entier.

Traduction :
J'ai des tas de femmes sur la liste d'attente. Le monde d'Unki a des réserves inépuisables de poupées. En plus, elle finissent toujours par revenir vers moi. Boston Kate a besoin que je prenne soin d'elle, pour lui éviter de faire de mauvaises fréquentations et de tomber enceinte ou dans la drogue. C'est une bonne gamine, tout ce qu'elle a besoin c'est d'amour et de compréhension, et de ma main sous sa jupe.
Cliquez sur ce lien pour voir le post de Sheridan en entier.

Il y a beaucoup d'autres posts de ce genre, vous trouverez les détails sur notre forum, ou en cliquant sur les liens des groupes Usenet (Sheridan apparaît sous les noms « Thomas » ou « Unki » et poste avec l'adresse email [email protected]) :

Lien, Lien.

Ce genre de divagations ordurières contrastent nettement avec l'image projetée par Sheridan, celle d'un conseiller pour les victimes de psychopathes, d'un conférencier discourant sur « l'Alchimie, la Mythologie, la Conscience et les Symboles » et sur la manière de « Transcender les Gens Toxiques » ou proposant des « Ateliers de Tarot Psychique : une Feuille de Route pour la Conscience ». En fait, tout cela nous rappelle le récit d'Harvey Cleckley sur le psychiatre qui avait régulièrement besoin de s'adonner à des activités dégradantes afin de pouvoir maintenir en place son masque de santé mentale au quotidien.


Women Who Love Psychopaths, de Sandra Brown : un excellent guide qui aide les femmes (et les hommes) à gérer l'après-coup d'une relation avec un psychopathe.
Hier ou avant hier, Sheridan s'est aperçu que des membres de notre forum avaient découvert ses posts sur Usenet, et il prétend désormais que toutes les obscénités qu'il a écrites étaient de la « satire » ou des « textes écrits pour ses spectacles humoristiques ». Curieusement, c'est précisément le genre de choses que les individus pathologiques font lorsqu'ils sont pris la main dans le sac : ils mentent, abondamment et tranquillement. Sheridan prétend également que ses posts sur Usenet sont cités « hors contexte » sur le forum Cass. Cela est faux, et chacun s'en rendra compte par lui-même en cliquant sur ces liens. Ce qui nous inquiète le plus ici (parce que, honnêtement, et comme il l'admet lui-même, Sheridan n'est « personne »), c'est qu'il s'est attiré nombre d'adeptes parmi les femmes. Vu tout ce que nous avons découvert sur lui, il fait peu de doute que nombre de femmes ont été victimes de Thomas Sheridan, le « psychologue punk ». Pour parler franchement, d'après nos nombreuses expériences (et celle de nombre des membres de notre forum) avec ce genre d'individus, il est probable que Sheridan tente de s'établir comme expert ès psychopathie pour la même raison que les pédophiles deviennent instituteurs ou chefs dans des camps de Boy Scouts : pour se rapprocher de victimes potentielles. Le harem d'admiratrices qu'il entretient sur son forum "Psychopath Free" témoigne déjà de son succès dans ce domaine. Il faut que ces femmes sachent la façon avec laquelle il a traité d'autres femmes dans le passé, et qu'elles découvrent le vrai visage de Thomas Sheridan.

Considérez certains des traits du psychopathe compilés par le Dr. Robert Hare, qui, lui, est un véritable expert dans le domaine de la psychopathie. Hare a conçu la checklist PCL-R 20, basée sur la checklist à 16 traits de Harvey Cleckley. Essayez de voir si certains de ces traits correspondent au comportement (connu) de Thomas Sheridan.
  • DÉSINVOLTURE et CHARME SUPERFICIEL - tendance à être calme, attirant, charmant, rusé et à s'exprimer facilement. Le charme psychopathique n'est pas du tout timide, réservé ni effrayé de parler librement. Un psychopathe ne perd jamais sa langue. Il est libéré des conventions sociales, comme celle, par exemple, d'attendre son tour avant de parler.
  • OPINION GRANDIOSE DE SA VALEUR PERSONNELLE - vision grossièrement exagérée de ses capacités et de sa valeur personnelle, sûr de lui, arrêté dans ses opinions, culotté, vantard. Les psychopathes sont des personnes arrogantes qui se voient comme des humains supérieurs.
  • BESOIN DE STIMULATION ou TENDANCE À L'ENNUI - besoin excessif de stimulations nouvelles, palpitantes et stimulantes ; de prendre des risques et de faire des choses périlleuses. Les psychopathes ont souvent une faible autodiscipline quant il s'agit de mener à terme des tâches qu'ils ont entreprises, parce qu'ils s'ennuient facilement. Ils ne sont pas capables, par exemple, d'occuper longtemps le même emploi ou de terminer une tâche qu'ils considèrent ennuyante ou routinière.
  • MENSONGES PATHOLOGIQUES - peuvent être modérés ou extrêmes ; dans leur forme modérée, ils seront astucieux, ingénieux, adroits, malins et intelligents ; dans leur forme extrême, ils seront trompeurs, fourbes, sournois, éhontés, manipulateurs et malhonnêtes.
  • ESCROQUERIE ET MANIPULATION - Utilisation de la duperie et de la dissimulation pour tricher, escroquer ou arnaquer les autres pour son avantage personnel ; à distinguer de la Caractéristique #4 dans le degré d'exploitation et de cruauté brute affiché, reflété par un manque de considération pour les sentiments et les souffrances de ses victimes.
  • ABSENCE DE REMORDS OU DE CULPABILITÉ - absence de sentiments ou de considération pour les pertes, la douleur ou la souffrance des victimes ; tendance à être indifférent, détaché, insensible et dénué d'empathie. Cette caractéristique est habituellement démontrée par un mépris pour ses victimes.
  • AFFECT SUPERFICIEL - pauvreté émotionnelle ou éventail/profondeur limités des sentiments ; froideur interpersonnelle malgré des signes affichés de grégarisme.
  • CRUAUTÉ ET MANQUE D'EMPATHIE - absence de sentiments envers les gens en général ; froid, méprisant, peu attentif aux autres et dépourvu de tact.
  • STYLE DE VIE PARASITAIRE - dépendance financière intentionnelle, manipulatrice, égoïste et exploitante à l'égard des autres, reflétant un manque de motivation, une faible autodiscipline et une incapacité à assumer ou à achever des responsabilités.
  • FAIBLE MAÎTRISE DE SOI - signes d'irritabilité, d'ennui, d'impatience ; menaces, agressions et injures ; maîtrise inadéquate de la colère et de l'humeur ; actions précipitées.
  • COMPORTEMENT SEXUEL DISSOLU - série de relations brèves et superficielles, nombreuses liaisons et choix hasardeux de partenaires sexuels ; existence de plusieurs relations simultanées ; passé indiquant des tentatives de contrainte sexuelle sur d'autres personnes ; évoque avec une grande fierté ses exploits ou conquêtes sexuels.
  • IMPULSIVITÉ - apparition de comportements non prémédités qui manquent de réflexion ou de planification ; incapacité à résister à la tentation, aux frustrations et aux envies ; manque de délibération, n'envisage pas les conséquences ; téméraire, irréfléchi, imprévisible, inégal et imprudent.
Les personnes intéressées par le sujet devraient suivre de près ce fil de discussion sur notre forum : "'Puzzling People' by Thomas Sheridan - a puzzling person" [Ces gens déconcertants, de Thomas Sheridan - un personnage déconcertant - NdT]