La publicité montre aux enfants que posséder accroît le bonheur, message auquel serait sensibles les enfants de 8 à 11 ans, en particulier les plus insatisfaits.

Se faire offrir la dernière poupée tendance vue entre deux dessins animés, avoir le jeu vidéo en vogue montré pendant les publicités, voici les exigences de beaucoup d'enfants nourris à la publicité. Car chez les 8-11 ans, les spots publicitaires exacerberaient le matérialisme. C'est en tout cas ce que démontre une étude menée par des chercheurs du Centre sur les enfants, les adolescents et les médias, de l'université d'Amsterdam.

Lorsque les enfants atteignent cette tranche d'âge de 8-11 ans, ils passeraient par une phase analytique pendant laquelle ils développent leur sens de consommateur. "Les enfants deviennent conscients de la signification symbolique des objets. Contrairement aux plus jeunes, ils commencent à vouloir acquérir des produits non seulement pour le plaisir de les avoir mais aussi dans le but d'accroître leur bonheur et leur statut social", explique au Figaro le Dr Suzanna Opree, principal investigateur de l'étude.

Il semblerait que la publicité apprenne aux enfants que la possession d'objets est un moyen d'être plus heureux. Et ce sont les bambins les plus insatisfaits de leur vie sont aussi les plus sensibles au matérialisme mais ce, seulement s'ils sont exposés à la publicité.

Pour déroger à ce phénomène, les auteurs de cette étude proposent tout d'abord aux parents de veiller à réduire le temps d'exposition à la publicité de leurs enfants. Ils suggèrent aussi de développer leur approche critique sur la construction d'un spot publicitaire et les mécanismes mis en œuvre pour créer le besoin.

Lu sur Le Figaro.fr