Le parlement de la Grande-Bretagne pourrait approuver dès l'année prochaine la loi sur la légalisation des enfants génétiquement modifiés. L'adoption de cette loi pourrait autoriser la naissance des bébés qui seront protégés de nombreuses maladies génétiques. Certaines de ces maladies peuvent tuer un enfant en quelques heures, d'autres le rendre handicapé à vie. La technologie prévoit qu'un enfant doit être né de deux mères et d'un père biologique.

Au cours des 3 dernières années déjà, une trentaine d'enfants génétiquement modifiés sont nés aux Etats-Unis. Cela a provoqué un furieux débat sur des questions éthiques. Les bébés ont été testés et ils contiennent bien des gènes à partir de trois des parents. Quinze des enfants sont nés au cours des trois dernières années à la suite d'un programme expérimental de l'Institut de médecine de Reproduction et des Sciences de St Barnabas dans le New Jersey.

Les bébés sont nés de femmes qui ont eu des difficultés à procréer. Les gènes supplémentaires proviennent d'un donneur femelle qui ont été insérés dans leurs œufs avant qu'ils ne soient fécondés, afin qu'elles puissent concevoir un enfant. Des tests d'empreintes génétiques sur deux enfants âgés d'un an confirment qu'ils ont hérité de l'ADN des trois adultes - deux femmes et un homme.

Le fait que les enfants ont hérité des gènes supplémentaires et les ont incorporé dans leur «lignée germinale» signifie qu'ils seront, à leur tour, en mesure de les transmettre à leur propre progéniture.

La modification de la lignée germinale humaine - qui est en fait un bricolage avec la structure même de la composition de nos espèces - est une technique rejetée par la grande majorité des scientifiques du monde entier. Les généticiens craignent qu'un jour, cette méthode pourrait être utilisée pour créer de nouvelles races d'êtres humains supplémentaires, avec des caractéristiques souhaitées telles que la résistance ou une grande intelligence.

Source : DailyMail