Che Guevara

Jour de Colère : que s'est-il vraiment passé ?

Nous aurions aimé pouvoir vous communiquer le reportage du Jour de Colère plus tôt, mais le fait que trois membres de notre équipe aient été emmenés en garde à vue nous a quelque peu retardé... Ainsi nous vous proposons de découvrir tout d'abord la première partie, qui retrace la manifestation de son départ à Bastille jusqu'à l'évacuation de la place Vauban. La seconde partie montre les affrontements entre les CRS et les manifestants, ainsi que les arrestations et la détention des personnes se trouvant sur la place au moment où les forces de l'ordre encerclèrent la place Vauban.

Partie 1 :


Partie 2 :

Bomb

11 mythes sur la situation en Ukraine

© EPA
Par La Voix de la Russie | La situation en Ukraine donne souvent lieu à de nombreuses interprétations fantaisistes lorsqu'elles ne sont pas mensongères ou propagandistes, par omission ou méconnaissance bien souvent. L'idée de cet article est de tenter de mettre un cadre clair à ces événements, loin de l'impartialité du Mainstream médiatique occidental.

1) Les Ukrainiens qui manifestent se battent pour lutter contre un président illégitime

Malheureusement ce n'est pas totalement vrai. Si la précédente révolution en Ukraine de l'hiver 2004, 2005 s'était déclenchée dans les jours qui ont suivi les résultats d'une élection serrée et peut-être contestable, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Le président Viktor Ianoukovitch a été élu le 7 février 2010, soit il y 4 ans, et le scrutin a été déclaré par L'OSCE « transparent et honnête ». Lors de ces mêmes élections, le précédent président, issu de la révolution de couleur, a lui obtenu 5,5 % des voix. Viktor Ianoukovitch est donc tout aussi légitime à ce titre que Vladimir Poutine, Barack Obama ou Angela Merkel.

2) Les Ukrainiens qui manifestent se battent pour l'Europe

Ils seraient même « prêts à mourir pour l'Europe, ce qui devrait nous faire réfléchir » nous affirmait récemment Serge July. Malheureusement ce n'est pas réellement le cas.

La lutte ne concerne pas l'Europe mais des conditions de vie difficiles, une corruption endémique et systémique (datant de bien avant l'arrivée au pouvoir d'Ianoukovich) et dont les médias étrangers ne parlent que trop peu. On peut du reste ici constater les réelles motivations qui peuvent pousser une citoyenne lambda à aller manifester à EuroMaïdan, et sans surprise, les raisons sont principalement économiques et non politiques.

Quand aux nombreux nationalistes qui s'offrent une révolution, certains ont pendu des portraits du plus célèbre collaborateur nazi ukrainien dans les bâtiments administratifs publics qu'ils occupent pendant que d'autres se battent en pensant que le combat pour l'Europe est celui de la « fraternité Blanche et Européenne ». Que dire sinon que l'on peut sincèrement douter que Bruxelles ne souhaite les accueillir à bras ouvert?
Bad Guys

Jour de Colère : la provocation policière pour les nuls


Place Vauban, 26 janvier 2014, vers 18h30. « Manifestant » isolé, plus proche de la rangée de CRS que de la ligne des manifestants, qui jette un meuble qui traînait sur le trottoir contre un camion grille. Les CRS sont à 7-8m. Le manifestant est en noir, visage masqué (infraction, 1 500 € d’amende). Les CRS n’interviennent pas. Un accès de calme, sûrement.
Les provocations policières ne sont pas nouvelles, elles sont même inscrites dans l'histoire de la République. Les sceptiques sont ceux qui n'en ont jamais vu, et ceux qui oublient que les forces de l'ordre ont en fait deux missions : le maintien de l'ordre et la protection du pouvoir en place. Quand le pouvoir ne respecte plus l'ordre, la police devient politique et abuse des pouvoirs de maintien.

Ce dimanche soir, après 3 heures de marche, nous avions une alliée : la pluie. Si vous étiez dans la rue, vous avez vu hier soir dans quel état était vos vêtements, en particulier les pantalons.

Ce même groupe est celui qui, vers 18h15, quelques minutes après la dispersion, a brutalement attaqué le camion média qui s'occupait de la retransmission. Attaque en groupe, jet de verres (en verre), barrières renversées contre la carrosserie. J'ai transmis les autres photos au prestataire, qui se chargera de porter plainte ou pas ... et contre qui ?

Qui sont-ils, d'où viennent-ils ?

Quand, vers 18h35, on voit passer un bande de « jeunes » en furie sur le bord de l'avenue de Breteuil, et réussir à traverser le cordon policier qui encerclait la place Vauban, grands cris d'acclamation de la foule piégée, qui se muent aussitôt en cris de rage : les jeunes passent derrière le cordon de CRS (à les toucher) pour se repositionner de l'autre côté de l'avenue.

à droite, deux manifestants, visages découverts, pantalons mouillés jusqu’à mi mollet. à gauche, un groupe d’une dizaine d’hommes, 25-35 ans, air « racaille », tous cagoulés (oreilles couvertes) et pantalons secs. Comment ont-ils réussis à garder leurs pantalons secs après 3 heures de marche ? Quel est leur secret ? Est ce du Damart ? Où peut-on acheter les pantalons magiques ? Pourquoi la cagoule (en tissu, qui ne sert pas à grand chose contre la pluie) ? autre vue du même groupe : pantalons secs, gants de cuir dans la poche, cagoules.

autre vue du même groupe : pantalons secs, gants de cuir dans la poche, cagoules.
Books

Frédéric Bastiat sur la spoliation légale

Bastiat, brillant économiste français du 19e siècle, a théorisé au fil de ses ouvrages la spoliation de l'État, dénonçant avec brio les travers de l'action étatique et de ceux qui la dirigent.

Par David Hart.

Un article de l'Institut Coppet

Si Frédéric Bastiat l'avait rédigée, son Histoire de la spoliation se serait rangée sans peine parmi les plus grands ouvrages libertariens jamais écrits, aux côtés de l'Histoire de la Liberté de Lord Acton et du troisième volume de la Perspective autrichienne sur l'histoire de la pensée économique de Murray Rothbard. Si, de fait, il avait atteint un âge respectable plutôt que de mourir à 49 ans d'un cancer de la gorge, il aurait sans doute achevé sa grande œuvre, Harmonies économiques, une véritable histoire de la spoliation. Il faut noter que Marx publia le premier volume de son magnum opus, Das Kapital (1867), alors qu'il était âgé de 49 ans, mais qu'il vécut 16 ans de plus que Bastiat. En mettant à profit ce laps de temps, qui sait si Bastiat n'aurait pas réalisé son prodigieux potentiel en tant que théoricien de l'économie et historien, se hissant dès lors à la stature d'un Karl Marx du libéralisme classique.

Frédéric Bastiat
© Inconnu
Durant les six brèves années où Bastiat fut actif en tant qu'écrivain et homme politique (1844-1850), il produisit pas moins de six grands volumes composés de correspondances, de pamphlets, d'articles, de livres, que le Liberty Fund s'emploie d'ailleurs actuellement à traduire sous le titre Collected Works of Frédéric Bastiat (2011-2015). Ce qui émerge d'un examen chronologique de ses écrits, c'est sa compréhension graduelle que l'État (écrit le plus souvent L'ÉTAT) se résume à une vaste machinerie conçue délibérément dans le but de s'emparer de la propriété de certaines personnes, sans leur consentement, afin de la transférer à d'autres. L'autre mot qui revient sous sa plume avec une fréquence croissante durant cette période, toujours pour décrire l'action de l'État, c'est celui de spoliation.

Commentaire: voir aussi :

Une brochure française de 1850 prévoit l'Amérique d'aujourd'hui (en anglais) : French pamphlet from 1850 predicted today's America

La Loi, Frédéric Bastiat - Extrait de l'édition originale en 7 volumes (1863) des œuvres complètes de Frédéric Bastiat, tome IV, pp. 342-393.
Originellement mis sur le ouèbe par Patrick Madrolle, remis en hypertexte et annoté par François-René Rideau pour Bastiat.org.

Crusader

Les Femen : leurs liens avec l'extrême droite ukrainienne et les think-tanks étasuniens

inna-shevchenko
© Inconnu
Cet article est une bombe pour tous les partisans et défenseurs de ce mouvement controversé baptisé appelé Femen.

Tout d'abord, la rédaction de Joelecorbeau.com salue le travail remarquable d'Olivier Pechter qui a permis de mettre en lumière le passé « nauséabond » (pour reprendre l'expression des mass-medias) de ces activistes féministes.

Un travail que nous allons vous présenter, mais également agrémenter avec des informations supplémentaires.

Début communiste

Comme nous l'avons constaté dans la première partie de son article, La face Cachée des Femen, ces activistes ont la réputation d'être des transfuges, passant des jeunesses communistes aux mouvements ultranationalistes. Également comme une « political technology : une manipulation politique poussée à son extrême. Les outils pour ce faire nous sont familiers : storytelling, désinformation, triangulation... ». Une organisation commerciale et médiatique serait aujourd'hui le terme approprié.

Parmi eux, on retrouve Oksana Chatchko (cofondatrice des Femen), Anna Hutsol (cofondatrice des Femen) et Viktor Sviatski (l'homme que l'on présentera comme celui qui tire les ficelles dans l'ombre du mouvement Femen).

Oksana Chatchko (co-fondatrice FEMEN) avec les jeunesses communistes (Khmelnytsky)
© Inconnu
Oksana Chatchko (co-fondatrice FEMEN) avec les jeunesses communistes (Khmelnytsky)
Oksana Chatchko, à la manifestation contre CIVITAS (novembre 2012)
© Inconnu
Oksana Chatchko, à la manifestation contre CIVITAS (novembre 2012)
Star of David

L'oligarchie et le sionisme - Israël

Le « Nouvel Ordre Mondial » est-il un projet récent comme nous le relatent les médias mainstreams, ou s'inspire-t-il de visées beaucoup plus anciennes ? Quels sont notamment ses liens avec le sionisme et les restaurationistes chrétiens dès le XVIIe siècle, qui expliquent pour beaucoup l'osmose actuelle entre Israël et les États-Unis ?

Oligarchie et sionisme, affiche docu
Ce film s'attache à retracer le projet de cette oligarchie mondialiste qui a confisqué la démocratie et la souveraineté des peuples au profit d'une caste, en posant la question de ses origines et de ses réseaux - lobbies - mais en s'attachant surtout à en montrer les failles. C'est par un jeu de provocations et de contre-provocations à répétition que l'oligarchie financière veut noyer le monde dans le chaos, le sang et la guerre. Cela aidera à détourner l'attention de la faillite gravissime de leur système et à museler toute remise en cause qui changerait la donne.

Loin d'une vision fataliste et omnipotente de ces banksters, ce documentaire montre leur échec non seulement moral mais idéologique et stratégique, ouvrant des pistes vers un équilibre mondial plus juste et déjà en construction.
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Un film documentaire de Béatrice Pignède
Sortie française le 22 mai 2013
Sherlock

Comprendre pour mieux résister - La société et le principe d'État...

Le principe de l'Etat, Mikhaïl Bakounine
2014 année du bicentenaire de la naissance du grand théoricien et militant anarchiste russe Mikhaïl Bakounine. A cette occasion, nous publions un texte rare d'un manuscrit inédit de l'auteur sur sa réflexion ultime sur l'État.

On sait que Bakounine, toujours prêt de mettre toute son activité à la disposition de la cause immédiate et urgente, fut par là et par d'autres raisons empêché de publier et même d'élaborer au complet l'ensemble de ses idées politiques et sociales. (Voir la préface au volume d'Œuvres publié à Paris en 1895.) Donc, il faut reconstituer cet ensemble des écrits et fragments de théorie qu'il a laissés : L'Antithéologisme, Dieu et l'État, etc. Ici se range aussi le manuscrit que nous publions : Le Principe de l'État (manuscrit de 36 pages - dont la suite manque - in-4°, écrit d'une écriture très rapide, probablement en 1871). Il était peut-être destiné à être un résumé des idées sur l'État, mais ce sujet ne put être abordé proprement sans enquête sur l'origine des idées religieuses et au milieu d'une dissection du christianisme, ce qui paraît être conservé du manuscrit (36 pages) se termine ; l'auteur allait traiter plus tard des « fictions politiques et juridiques, les unes comme les autres n'étant d'ailleurs que des conséquences ou des transformations de la fiction religieuse » (p. 27 du manuscrit), ce qui explique la disposition et l'arrangement du sujet.

Dans ce fragment se retrouvent de nombreux arguments, conclusions, etc., avec lesquels on est familier d'après les autres écrits de Bakounine : cela s'explique par le fait que, la plupart de ces autres écrits n'ayant pas été publiés de son vivant, il était évidemment libre de les employer dans de nouveaux écrits. Toutefois Bakounine est encore si peu connu et sait trop parler pour lui-même qu'il fallait une excuse pour publier quelque partie inédite de son œuvre.
Che Guevara

Succès populaire du premier Jour de Colère à Paris, malgré diverses infiltrations de cortèges anti-élites

Les médias alignés (subventionnés ou achetés) avaient largement censuré l'appel à manifester ce Dimanche 26 Janvier à Paris dans le cadre du premier « Jour de Colère » organisé par un collectif citoyen pseudonyme.

Succès populaire

Mais au final, internet et les réseaux sociaux ont permis de mobiliser une foule importante de manifestants, plusieurs dizaines de milliers en tout cas, peut-être 100 000, voire 160 000 manifestants comme revendiqué par les organisateurs, malgré l'absence de syndicats fluidifiés et autres organisations autorisées (pour le fun, notons que la police (aux ordres ?) en dénombrait seulement... 17 000) !


Le groupe Egalité et Réconciliation (entre français de souche et Français d'origine immigrée) était présent au sein de la manifestation très hétéroclite...

Infiltration de groupuscules pro-NWO et violents

Cependant, ce que l'on pouvrait craindre pour une telle initiative s'est malheureusement produit : plusieurs groupuscules pro-NWO et autres casseurs appariteurs se sont mêlés aux manifestants et aux quenelliers, créant divers incidents avec la police déployée en masse, parfois violents...
Megaphone

Votre opinion ne compte plus

Nous le peuple, servons le pouvoir d'une bourgeoisie, qui au cours des deux derniers siècles a acquis les outils nécessaires à notre soumission : les appareils politiques et le pouvoir militaire, les réseaux médiatiques et leur culture de masse, alimentés par leur exponentiel pouvoir économique.

Non seulement ils contrôlent et organisent nos quotidiens, mais en plus ils nous rançonnent suffisamment pour bâillonner toute velléité d'émancipation, le tout en annihilant notre liberté d'expression. Autrement dit : plus besoin de contrainte par la force aujourd'hui. En effet, affaiblis et divisés, nous consentons de nous-mêmes à ce qui va contre nos intérêts... Nous consentons à notre servitude.

Tous les vecteurs de contestation réels et effectifs nous ont été retirés, banalisant et glorifiant notre impuissance. Il s'agit bien là de méthodes d'un genre nouveau, celle d'une dictature soft, insidieuse et évoluée.
Bad Guys

Ukraine : Révolution orange, acte 2

Les impérialistes occidentaux ne renoncent jamais. Après avoir tenté en vain de faire tomber le régime de Bachar al-Assad à grands renforts de campagnes médiatiques mensongères et de livraisons d'armes aux rebelles (voir ici), ils ont réussi à écarter l'Iran de la conférence de Genève 2 destinée à trouver une issue politique à la guerre en Syrie (voir ici).

Autre front : l'Ukraine, pivot géostratégique entre l'Ouest et l'Est, repassée depuis 3 ans dans le giron russe après la période calamiteuse de la gouvernance « orange ». La tactique est la même - aide financière à une opposition factice, diffusion de contrevérités médiatiques à propos de la répression menée par le pouvoir - , de même que le but : affaiblir la Russie en la privant de ses partenaires commerciaux et en l'isolant diplomatiquement. Révolution orange, le retour.

Acte 1

On se souvient sans doute de la « Révolution orange », largement médiatisée à l'Ouest. Viktor Ianoukovitch, le candidat proche de Vladimir Poutine, est élu président de l'Ukraine le 21 novembre 2004. Une série de manifestations suivent la proclamation des résultats. Organisées par le candidat malheureux, Viktor Iouchtchenko, financées par des milliardaires ukrainiens et des organisations américaines (voir ici), soutenues par de nombreux pays occidentaux dont les États-Unis (elles ont été financées à hauteur de 65 millions de dollars par l'administration Bush), elles prennent rapidement de l'ampleur et forcent le gouvernement à organiser un nouveau scrutin un mois plus tard. Entaché de nombreuses fraudes, il verra la victoire de Viktor Iouchtchenko et ouvre une période marquée par un rapprochement avec le camps occidental et l'OTAN mais aussi par une gouvernance calamiteuse gangrenée par la corruption. Les multiples malversations du « clan orange » (délits financiers, détournements de fonds, évasion fiscale, favoritisme) conduiront notamment Ioulia Timochenko, l'ex-Première ministre ukrainienne, derrière les barreaux. Le président sortant ne recueillera que 5,45 % des voix lors du scrutin de 2010. Rideau sur le premier acte de la « Révolution orange ».
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