Propaganda

France : quartiers populaires, mépris de « classe » et humiliation de « race »

© Inconnu
Le mi-mandat de François Hollande a été l'occasion d'une émission télévisée avec le président de la République soigneusement préparée et tout aussi attentivement scrutée par les « experts » et « chroniqueurs » divers en charge d'éclairer « l'opinion ». Les quartiers populaires et leurs habitants ont été les grands absents, tant dans l'émission télévisée elle-même que dans les commentaires de nos chroniqueurs compétents. Pourtant, lors des dernières présidentielles de 2012, les quartiers populaires sont au cœur de la campagne socialiste. « Avec François Hollande, nous avons fait un choix qui n'était pas évident : celui de ne pas vouloir annoncer un "plan gadget" de plus, mais plutôt d'aborder de manière transversale la priorité donnée aux quartiers populaires (1) » déclare par exemple au Monde, Razzy Hammadi, le chargé de la politique de la ville auprès de François Hollande. Pourtant les quartiers populaires connaissent une véritable descente aux enfers depuis plusieurs décennies que les choix économiques de François Hollande confortent et accélèrent. Regardons nos quartiers populaires.

Paupérisation, précarisation, discrimination

Avec sensationnalisme les médias lourds reviennent régulièrement sur les quartiers populaires pour en souligner les « dangers » : réserves de « djihadistes », espaces soi-disant de « non-droit », violences endémiques, lieux de deals incontrôlables et incontrôlés, etc. Ces images chocs sont décontextualisées. Les contextes historiques et économiques sont éludés avec un double résultat : une réduction des quartiers populaires à la négativité avec l'occultation des résistances et des initiatives populaires pour résister à la dégradation de leurs environnements ; une imputation des responsabilités de la situation aux habitants, aux jeunes, aux parents, etc. Pour ne citer qu'un exemple, citons celui du reportage d'Envoyé spécial consacré au quartier de la Villeneuve à Grenoble, intitulé « La Villeneuve : le rêve brisé ». Véritable caricature imbibée de mépris de classe, ce reportage a suscité la réaction suivante d'habitants du quartier :
Gear

Russie : la tactique du poing fermé

Borders
© inconnu
Sans doute dira-t-on que Brisbane est passé par là et que la "guerre" (de communication) ne connaît désormais plus aucune restriction. Ce sont les Russes qui attaquent tous azimuts tandis que le bloc BAO, ayant accompli son bizutage de Brisbane considéré par lui-même comme une grandiose manœuvre stratégique de type napoléonien (mais démocratique, certes), reste plutôt impavide sur le fait en l'absence de toute nouvelle idée brillante du genre, et préférant par ailleurs commettre des actes sidérant d'inconséquence et d'irresponsabilité (voir plus loin, du côté d'un vote à l'ONU). Cette intensification de l'offensive russe et de la "guerre" qui en est le cadre signifierait que MK Bhadrakumar n'avait pas tort (voir le 18 novembre 2014) : "Que va-t-il se passer si la Russie abandonne sa position d'autorestriction et passe d'une non-coopération passive à une opposition active à la politique US ? Jusqu'ici, il n'en a rien été pour diverses raisons. Le G20 de Brisbane est-il ce moment décisif, finalement, pour la direction russe qui se pliait aux exigences de l'Ouest ?"
Gear

L'art d'avoir toujours raison - se prémunir des stratagèmes de dialectique éristique

© Inconnu
L'art d'avoir toujours raison est un célèbre ouvrage écrit par Arthur Schopenhauer vers 1830. Dans ses lignes il nous présente les stratagèmes de dialectiques et de sophismes utilisés lors de débats entre des individus ayant des points de vues divergents. Aujourd'hui ces techniques sont beaucoup utilisées, et assez difficiles à déceler par des néophytes. Il devient donc nécessaire de les connaitre pour pouvoir les parer, ou simplement ne pas se laisser berner. En effet, elles sont utilisées autant par les journalistes que les hommes politiques et spécialistes en tout genre. Les connaitre permet donc une meilleure analyse de leur discours.

I - Base de toute dialectique

Tout d'abord, l'essentiel de toute controverse est le fait qu'une thèse soit posée par l'adversaire (ou nous-mêmes, peu importe). Pour la réfuter, il y a deux méthodes possibles :

1. Les modes :

a) ad rem > soit que cette thèse n'est pas en accord avec la nature des choses, la vérité objective absolue.

b) ad hominem ou ex concessis > soit qu'elle contredit d'autres affirmations ou concessions de l'adversaire, c'est à dire la vérité subjective relative. Dans ce dernier cas, il ne s'agit que d'une preuve relative qui n'a rien à voir avec la vérité objective.

Commentaire: On pourra ne pas être d'accord avec la conclusion. En pratique, une controverse est rarement bénéfique aux différentes parties et rares sont les discussions qui amènent à d'authentiques remises en question. Ce que l'on sait reste souvent superficiel, et nous assénons, en réaction, des opinions qui ne nous appartiennent pas comme si nous étions en guerre, afin de détruire un point de vue différent, et d'imposer par la parole, au début tout du moins, sa vision du sujet débattu.

La justesse de nos idées semblent être validée par ce sentiment de victoire réconfortant quand nous croyons avoir débattu triomphalement. Sentiment subjectif, possiblement induit par une chimie de récompense produite par notre cerveau. En général, cela suffit à nous contenter, et l'on sent retourne dans cette zone de confort, intellectuelle, sans qu'aucune nouvelle idée n'ait pu faire changer notre façon de vivre et d'appréhender le monde.

Tout autant illusoire semble être ce sentiment de rancœur dépressive quand nous croyons avoir été laminé par un argumentaire « supérieur ».

On pourrait donc penser que, pour tirer quelque chose de constructif de toute discussion, il faille être un minimum réglo avec soi-même ; honnête, le mot est lâché. Il semblerait que l'entrainement à vouloir voir notre monde extérieur, et intérieur, comme il est et non pas comme on voudrait qu'il soit puisse participer à la croissance de cette honnêteté, afin de pouvoir saisir une réalité objective qui ne s'encombre pas d'opinion.

Quenelle - Golden

Les terroristes de V pour Vérité en direct sur CF1 News

CF1 news
Au 20H ce soir, une analyse sur les explosions de violences à travers le pays. Que s'est-il réellement passé ? Un éclairage sur les nouveaux mouvements sociaux avec le spécialiste Gerard Dupain mais aussi... V pour Vérité.
USA

L'empire anglo-sioniste est vraiment devenu « l'Empire des Illusions »

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

Curieux, non ? Les deux récents sommets (APEC et G20) ont fini en désastre, je le soutiens, pour les États-Unis et ses alliés (voir ici, ici et ici), tandis que la Russie, la Chine et le reste des BRICS ont visiblement pris le contrôle de la situation, et pourtant, il y en a encore qui croient les médias de masse occidentaux, qui s'évertuent à dépeindre Poutine et la Russie comme « faibles ».

Je suppose, à notre époque virtuelle, que les perceptions sont tout, et dans ce cas, il est clair que les perceptions prennent la forme du moule que leur donnent les médias dominants, dont le savoir-faire, en matière de lavage de cerveaux, est réellement impressionnant. Mais voyons les faits.

Le résultat le plus notable qu'aient produit ces deux sommets, c'est que Xi Jinping a, pour la première fois, montré sans doute possible qu'il soutient à fond Poutine et la Russie.

Je me rappelle très bien qu'au début de l'année, il y en avait beaucoup qui doutaient de la politique chinoise à l'égard de la Russie ; beaucoup disaient que « l'effet Walmart » (l'étendue des liens US-Chine) ne permettrait jamais à la Chine de s'aligner avec la Russie contre les États-Unis, et pourtant, c'est exactement ce qui s'est produit, à au moins trois niveaux :
1. Économique : non seulement la Russie et la Chine ont signé ce qu'on ne peut qu'appeler des méga-contrats, mais en outre, les Chinois ont été plus qu'heureux d'offrir aux banques russes (frappées de sanctions US/UE) l'accès aux crédits chinois. La Chine aide aussi la Russie à remplacer SWIFT.

2. Politique : les Chinois sont même sortis de leur chemin pour montrer que, non seulement Poutine n'était pas isolé du tout, mais qu'il était au contraire l'invité d'honneur de l'APEC, ce qui revenait à défier ouvertement les États-Unis.

3. Militaire : la Russie et la Chine sont engagées, sur une base régulière, dans d'importants exercices militaires conjoints, qui comprennent des opérations navales et au sol. Et les deux pays ne se contentent pas de s'entraîner de concert, ils sont également en train de créer des états-majors inter-armées.
Family

Contre la capitulation et l'abolition de l'homme

© Inconnu
Certains livres vous tombent dessus comme un météore dont l'impact n'est que lumière. C'est ainsi qu'au détour d'un échange avec un éditeur Suisse installé à Paris, j'ai entendu parler pour la première fois de « L'abolition de l'homme », un bouquin fulgurant, d'une actualité sidérante, pourtant écrit durant la Seconde guerre mondiale par l'auteur irlandais C.S. Lewis (1). L'écrivain y démontre que le rejet de toute morale universelle, le subjectivisme absolu de notre modernité en somme, a conduit notre civilisation à remplacer l'éducation des individus par leur «conditionnement» à des valeurs détachées du réel et qui, à terme, conduisent à la « capitulation de la Nature humaine » au profit d'une élite de surmorts (2). L'occasion idéale d'un épisode VI donc, à notre série «De la bataille contre le Système» (3)...

De Orwell à Huxley

Dans son roman « 1984 », Orwell avait imaginé un État totalitaire s'imposant par la violence, la surveillance, la manipulation de la langue et le contrôle des médias. Dans son « Meilleur des mondes » (4), Huxley avait quant à lui eu l'intuition que le totalitarisme auquel aboutirait fatalement le capitalisme dans sa version ultime serait un totalitarisme dans lequel, ivres de consommation et gavés de divertissements (5), les esclaves auraient « l'amour de leur servitude ».
Aujourd'hui, nous constatons que la réalité qui s'impose peu à peu se situe exactement entre les deux : surveillance, Novlangue et contrôle des médias pour tous ; « amour de la servitude » pour ceux que le Système a correctement formatés et, lorsque la situation l'exige (et elle l'exigera toujours davantage à mesure qu'il deviendra impossible de satisfaire aux désirs des masses), violence et répression pour les récalcitrants.
Che Guevara

De la nécessité de se révolter

© Inconnu
Howard Zinn (né le 24 août 1922 et mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica, Californie) est un historien et politologue américain, professeur au département de science politique de l'université de Boston durant 24 ans.Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans l'armée de l'air et est nommé lieutenant bombardier naviguant. Son expérience dans l'armée a été le déclencheur de son positionnement politique pacifiste qui élève au rang de devoir la désobéissance civile. Il a été un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques et du courant pacifiste aux États-Unis.

Petit texte publié par le monde diplomatique, le jour de sa mort :

« Militant politique puis universitaire militant, Howard Zinn n'a jamais redouté de s'engager au service des Américains, dont il a écrit l'histoire « par en bas », mémoire du peuple plutôt que mémoire des États. Radical, pacifiste, Zinn voyait « dans les plus infimes actes de protestation les racines invisibles du changement social ». Pour lui, les héros des États-Unis n'étaient ni les Pères fondateurs, ni les présidents, ni les juges à la Cour Suprême, ni les grands patrons, mais les paysans en révolte, les militants des droits civiques, les syndicalistes, tous ceux qui s'étaient battus, parfois victorieux, parfois non, pour l'égalité. Son Histoire populaire des États-Unis, publiée en 1980, a été lue par des millions d'Américains et traduite presque partout dans le monde, y compris tardivement en France (éditions Agone). Elle constitue une lecture irremplaçable. »
USA

Asian Games : Poutine-Obama 2-0


A aucun moment, les membres de l’Otan n’ont osé aborder la question ukrainienne lors du sommet du G20.
L'échec occidental au G20 aura été masqué aux populations européennes et états-uniennes grâce à un vaste effort de propagande montrant un président Poutine conspué par ses homologues à propos de sa politique ukrainienne. Or, à aucun moment, le nom de l'Ukraine n'a été prononcé lors de ce sommet. La propagande atlantiste a créé une confusion entre les déclarations agressives des chefs d'État occidentaux en marge du sommet et le sommet lui-même. Manlio Dinucci revient sur ce G20 et l'avancée sino-russe.

Un Poutine envoyé dans les cordes par Obama à Pékin comme à Brisbane, obligé de quitter le G20 de façon anticipée : c'est l'image médiatique qu'on nous a présentée. Exactement l'opposé de ce qui s'est passé. À Pékin pour le sommet de l'Apec, Obama a conclu avec la Chine un accord aussi « historique » que fumeux qui prévoit la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Poutine a conclu avec la Chine 17 accords opérationnels d'importance stratégique. Avant tout celui trentennal sur la fourniture de 30 à 40 milliards de mètres cubes de gaz naturel à travers un couloir énergétique allant de la Sibérie occidentale à la Chine nord-occidentale. Une fois réalisé, la Chine deviendra le plus grand importateur de gaz russe.

Ont en outre été signés des accords sur des projets énergétiques conjoints dans la région d'Arkhangelsk et en Extrême-Orient russe. Les plus grandes compagnies énergétiques russes - Gazprom, Rosneft et Lukoil - sont sur le point de coter leurs actions à la Bourse de Hong Kong, non pas en dollars mais en monnaies asiatiques : yuan chinois, dollar de Hong Kong, dollar de Singapour. Le processus de dédollarisation des échanges commerciaux, extrêmement redouté aux États-Unis, accomplit un nouveau pas avec l'accord entre la Banque centrale russe et la Banque populaire de Chine. En outre, Exim Bank, qui finance l'export-import de la Chine, a effectué des investissements dans des banques russes - Vnesheconombank, Vtb et Rosselkhozbank - touchées par les sanctions des USA et de l'Union européenne.
Chess

G20 : Poutine saute la clôture pour échapper à la meute et au troupeau


Manifestation contre Poutine et la Russie, le 15 novembre 2014 à Brisbane
Hier samedi 15 novembre, les médias occidentaux retenaient surtout de ce sommet que l'offensive américaine destinée à isoler Vladimir Poutine aurait atteint son but. Face aux accusations complètement délirantes d'Obama le qualifiant de menace pour le monde, reprises en chœur par la meute des anglo-saxons fanatiquement antirusses (Grande Bretagne, Australie et Canada), il se serait borné, selon les médias, à opposer un visage fermé, comme s'il reconnaissait sa faute et préférait se taire. La pilule a manifestement été trop difficile à digérer pour celui qui persiste toujours à appeler ses tourmenteurs des collègues, il est finalement retourné en Russie ce dimanche 16 novembre en début d'après-midi (heure locale), sans attendre la clôture de la rencontre.

Les autres membres du G20, notamment le club des pays asiatiques, en particulier les deux très grands, Chine et Inde, par ailleurs membres du BRICS avec la Russie, semblent n'avoir rien dit pour contrer les accusations des occidentaux adressées à Vladimir Poutine. Quant à la France ? François Hollande a été moins véhément, mais, à notre grande honte, manifestement il n'a rien fait pour se démarquer de la meute. Il en sera quitte pour perdre sur les deux tableaux, à propos de la livraison du Mistral, remise à ce jour sine die : l'État français va se brouiller avec la Russie et le pays va devoir payer de très lourdes pénalités.
Propaganda

Incompétence feinte : Quand l'AFP confond 40 camions-citernes avec des chars russes


Commentaire : Voici une bonne initiation aux méthodes de manipulations utilisées dans les médias à travers un décryptage vraiment poussé !


Un truc me fascine vraiment, comme l'heure que je viens de passer (et c'est assez fréquent).

Je ne suis pas journaliste, et n'ai pas la moindre formation approchante. Mais souvent, je lis un papier qui me semble étrange, je décide de passer du temps à contrôler, et bingo, 3 fois sur 4, je tombe sur des trucs - comment dire ? Ah oui : - énormes...

Donc, hier, je vois ça
Donesk
Bon, le mot magique : AFP, donc l'Obs, n'y est pour rien, et a simplement recopié la dépêche telle quelle - le travail du journaliste du copiste se résumant là à trouver une image, comme on l'a vu plusieurs fois.

Cela signifie en gros qu'il n'y a plus qu'un seul organe de presse officiel dans le pays - l'AFP - recopié par tous les journaux, ce qui me semble poser un léger souci - mais tout le monde s'en moque.

Bref, c'est l'image qui m'a arrêté, je trouve piquant que l'Obs montre une maison détruite (par l'armée bien entendu, et ce n'est évidemment pas précisé) et semble s'indigner que "des renforts arrivent"...

Ce qui m'a fait sursauter c'est le :
"L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) s'est déclarée samedi soir "très inquiète" de la présence de convois militaires et de chars dans l'Est rebelle. "Plus de 40 chars et camions" ont été vus circulant sur une voie rapide"
Top