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mer., 10 fév. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Hourglass

« Développement durable » : mensonges, destruction pérenne ou les mots et la réalité


Commentaire : En période de crise, les mots ont tendance à perdre de leur signification. Ils sont galvaudés ; sens et usage, détournés. Ils ne correspondent plus à la réalité et servent les objectifs bien précis de personnes aux intérêts et intentions spécifiques. Un glissement sémantique subtil qui est bien loin d'être anodin : en utilisant un mot, une expression, dans un contexte nouveau, inhabituel, nous lui donnons un sens nouveau, inhabituel. Par la répétition incessante du procédé dans une situation donnée, de nouvelles croyances prennent racine ; l'on peut ainsi donner naissance à une nouvelle façon de penser, et celle-ci, pour toute artificielle et mensongère qu'elle soit, sert de base à l'élaboration d'une nouvelle réalité commune. Comme le souligne Philippe Vergnes, le locuteur, « par la langue qu'il parle, se fait - délibérément ou à son insu - le porteur d'une intention politique ou d'une idéologie ».

En l'occurrence, on peut constater que le rapport que l'Homme entretien avec son environnement est un désastre. Il ne considère ce qui l'entoure qu'à l'aune de la rentabilité, de l'efficacité ; et l'on nous a appris à trouver cela naturel. Une conception pathologique de notre rapport à l'univers qui nous pousserait à extorquer ce qui nous est naturellement donné. L'exemple qui concerne l'agriculture est particulièrement parlant. Si les modèles agricoles sont parfois remis en cause, avec la promotion de l'idée d'une autre agriculture plus respectueuse de l'environnement et de l'être humain ( et qui l'est réellement, avec l'agriculture biologique et/ou biodynamique ), on ne parlera jamais, encore et toujours, que d'économie rurale.

Et c'est effectivement de paradigme dont il est question ici. On pourra se contorsionner tant que l'on voudra, inventer les normes, les contraintes, les conditions, les conformités, se donner l'illusion que la caution financière, philosophique, nous donne un droit, en réalité, est-ce vraiment le cas ? Le problème de fond ne reste t-il pas le même ? Un rapport à sens unique avec l'univers qui nous entoure ?

Alors pour faire perdurer un système, qui est celui de la domination et, in fine, de la destruction du vivant, il faut travestir la réalité et contraindre à une réinterprétation de celle-ci, avec les mots par exemple. L'esprit « apaisé », la conscience détournée, le monde peut continuer à fonctionner comme il le faisait encore le jour précédent.

© Inconnu

Le « développement durable » est une prétention à la vertu. Le mot « développement » utilisé dans ce sens est un mensonge.


Le mot « développer » signifie « croître », « progresser », « devenir plus complet, plus avancé ». Parmi ses synonymes, on trouve « évolution, déroulement, maturation, maturité », et parmi ses antonymes « détérioration, désintégration ». En voici un exemple d'usage concret tiré d'un dictionnaire : « Le théâtre a atteint l'apogée de son développement avec les pièces de Shakespeare ».

Mais voilà le problème : un enfant se développe et devient un adulte, une chenille se développe et devient un papillon, un cours d'eau endommagé par (disons) l'extraction minière pourrait, avec le temps, se redévelopper et redevenir un cours d'eau sain ; mais une prairie ne se « développe » pas en maisons en forme de boîtes, une baie ne se « développe » pas en port industriel, une forêt ne se « développe » pas en routes et clairières.

Le mot « tuer » fonctionne aussi bien.

Telephone

Entrevue avec le président syrien Bachar al-Assad

Traduction de l'anglais par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Entrevue accordée par le Président Bachar al-Assad à la télévision tchèque le 1er décembre 2015 [Texte intégral]
Question 1 : Permettez-moi de commencer par une question personnelle. Vous êtes médecin. En 2011, vous avez dit, et je vous cite, que vous aviez choisi la chirurgie ophtalmologique, car c'est une spécialité qui se pratique rarement en situation d'urgence avec peu de saignement. Cette même année 2011, la guerre syrienne a éclaté ; le conflit le plus meurtrier dans le monde et une grande urgence. Quel est votre sentiment à ce sujet ?
Président al-Assad : Si vous cherchez à établir une relation entre ce travail — ou toute autre spécialité chirurgicale — et ce qui se passe en Syrie, ce serait en rapport avec l'intention. Vous avez toujours du sang en chirurgie, mais c'est pour sauver la vie du patient, et non pas pour le tuer ; alors que le sang qui coule en Syrie est celui de Syriens tués par des terroristes. Notre travail en tant que gouvernement est de sauver leur vie par la destruction des terroristes. C'est le seul lien, en espérant avoir bien compris votre question.
Intervention : Oui, oui, je veux dire...
Président al-Assad : Donc, notre travail est de sauver des vies. Si le sang coule, c'est pour défendre notre pays. Nous utilisons notre armée pour défendre notre pays.

Light Saber

Discours de Vladimir Poutine sans langue de bois au Kremlin

Vladimir Poutine a prononcé son discours présidentiel annuel à l'Assemblée fédérale. Conformément à la tradition, cette adresse a eu lieu dans le Hall St George du Kremlin devant un parterre de plus de 1000 personnes.
© Kremlin
Etaient notamment présents les membres du Conseil de la Fédération, les députés de la Douma, les membres du gouvernement, les chefs des Cours Constitutionnelles et Suprêmes, les gouverneurs régionaux, les chefs des assemblées régionales législatives, les chefs des confessions religieuses traditionnelles de la Russie, des personnalités publiques, y compris les présidents des chambres régionales publiques et les dirigeants des plus grands médias de Russie.
Vladimir Poutine, Président de la Russie : Citoyens russes, membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma,
Je voudrais commencer mon discours en exprimant notre gratitude pour les soldats russes qui luttent contre le terrorisme international.

Aujourd'hui, dans ce Hall St George, une salle historique de la gloire militaire russe, nous avons avec nous des pilotes de chasse et des représentants des Forces Armées qui participent à l'opération anti-terroriste en Syrie.

Gelena Peshkova et Irina Pozynich, qui ont perdu leur mari dans la guerre contre le terrorisme, sont également parmi nous. Je vous fais part de mon plus profond respect, ainsi qu'aux parents de nos héros.

Je voudrais que nous honorions tous la mémoire des soldats qui ont donné leur vie en accomplissant leur devoir, ainsi que la mémoire de tous les citoyens russes qui ont été victimes du terrorisme.

(Moment de silence)

Commentaire: Avec beaucoup de diplomatie, il a tout de même fourni des indices très importants sur certains pouvoirs occidentaux, qui prétendent vouloir combattre le terrorisme et « porter la démocratie » aux territoires qu'ils envahissent, alors qu'en même temps ils financent le terrorisme.

Remarquez comment, contrairement à Obama, par exemple, Poutine ne cache pas que sa priorité consiste à protéger la Russie, entre autres, et ne se prend pas pour Ghandi. Il ne parle pas uniquement de « mission humanitaire », de « combattre les forces du Mal [car nous sommes la meilleure démocratie au monde] », ou beaucoup d'autres platitudes qui prétendent donner une leçon de morale aux citoyens alors que derrière ces beaux mots se cachent des intérêts purement impérialistes. Poutine parle sans tabous, et plus sincèrement que beaucoup d'autres leaders.


Snakes in Suits

La ponérologie politique : étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques (1/3)


Commentaire : Pour qui fait preuve d'un minimum de bon sens, le constat est simple : quelque chose ne tourne pas rond, ici sur Terre. Lieu commun, truisme, évidence ? Sans aucun doute, mais la banalité du propos ne doit pas nous faire oublier que ce que l'on finit par considérer comme étant normal ne l'est en fait pas du tout. Nous souhaitons tous la paix pour nous-même, pour nos amis et notre famille. Mais nous ne sommes pas en paix ; nos amis et notre famille peuvent nous être enlevés, il peuvent être blessés, tués, par un gouvernement oppressif, une médecine pervertie, une pollution mortifère, un harcèlement moral généralisé. Qui peut souhaiter vivre cela ? Personne. C'est pourtant notre lot quotidien.

Quelle est la cause de tout ceci ? Pourquoi devrions-nous endurer une telle situation, impuissants que nous semblons et croyons être en face des circonstances ?

Ici, à SOTT, en proposant des articles issus de tous les horizons, nous martelons l'idée, depuis des années, qu'il y a une différence fondamentale entre les apparences et la réalité, entre les croyances, les opinions, et la science objective. Nous pensons que le noir est bien noir, pas gris, et encore moins blanc. Nous ne pensons pas que la guerre est la paix, que la violence est utile ou naturelle, que la liberté, c'est plus de contrôle, que la peur est une compagne inévitable. Mais c'est ce que nous entendons partout, en toute situation, en toute circonstance. Un pilonnage constant de valeurs perverties puis scandées par les médias, la science, l'éducation ; par tout un système récupéré en vue de servir des objectifs qui, à l'évidence d'une actualité surréaliste, ne concourent pas à la réalisation d'un bien-être commun et universel.

La bonne nouvelle est qu'il y a bien une explication à tout ceci, ou pour le moins, un début d'explication : si nous roulons à tombeau ouvert, c'est bien parce que les psychopathes sont au volant. Et en avoir conscience ne reste t-il pas le meilleur moyen pour reprendre les choses en main ?


La psychopathie est « le plus grand obstacle au développement de la personnalité et des groupes sociaux ». « L'incapacité générale à reconnaître le type psychologique de ces personnes [i.e. les psychopathes] provoque d'immenses souffrances, la terreur de masse, l'oppression violente, le génocide et la décadence de la civilisation... Tant que le pouvoir suggestif [i.e. hypnotique, charmant et "envoûtantˮ] des psychopathes n'est pas confronté avec les faits et avec les conséquences morales et pratiques de sa doctrine, des groupes sociaux entiers peuvent succomber à son appel démagogique. » (Kazimiers Dabrowski, 1902-1980, auteur de la théorie de la désintégration positive et du concept de psychopathie essentielle.)
© Sott.net
À une époque où les crises et les évènements tragiques qui animent notre quotidien exacerbent nos peurs et nos angoisses les plus archaïques, où les théories du complot poussent comme les champignons à la pleine saison et où l'espérance en un avenir meilleur fond comme neige au soleil, il serait plus que temps de prendre une pause afin de réfléchir TRÈS sérieusement pour savoir où va le monde et POURQUOI il prend la direction qu'il semble suivre actuellement.

Tous les gens à qui il reste un tant soit peu de bon sens et qui s'interrogent sur l'avenir de notre planète - et de ses habitants - devraient en toute simplicité se poser une seule question, à savoir : existe-t-il un domaine scientifique qui en toute objectivité puissent nous permettre d'identifier les causes du mal-être que nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir aujourd'hui dans notre société ?

Commentaire: Voir l'article sur les travaux de Kazimierz Dabrowski avec son ouvrage La théorie de la désintégration positive.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage sur le site des Éditions Pilule Rouge, chez Amazon, ou bien en le commandant chez votre libraire favoris.


Eye 1

Société de surveillance ou société surmoïque ?


Commentaire : La loi sur le renseignement, sous couvert de lutte contre le terrorisme, dissimule-t-elle certains objectifs moins glorieux portant atteinte à la liberté des citoyens ? Les nouvelles mesures prises par le gouvernement ont de quoi inquiéter. Même si la plupart des gens ne semblent guère s'en inquiéter - arguant qu'ils n'ont « rien à cacher » et que ces mesures ne visent que les terroristes potentiels et autres individus « dangereux » - le réveil risque d'être brutal, lorsque LEURS propres libertés seront mises à mal.


Les attentats du 13 novembre à Paris ont montré, si c'est encore nécessaire, que la loi sur le Renseignement n'a pas pour objet de prévoir les attentats terroristes, mais simplement de supprimer la vie privée des Français. Les déclarations du président Hollande, expliquant que les retards concernant les décrets d'application de la loi seraient à la base du « raté » des services, sont un déni du fait que cette législation ne fait qu'entériner des pratiques existantes.

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© AFP / Nicolas Tucat
Bernard Cazeneuve
La loi française sur le Renseignement [1], votée en juin 2015, est la concrétisation d'un projet vieux de plus d'un an. Elle fait partie d'un corpus antiterroriste : d'abord la loi de programmation militaire, promulguée le 19 décembre 2013 [2] et ensuite la loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme du 14 novembre 2014 [3].

Cette série de textes législatifs, promus par le gouvernement socialiste, a conduit à un recul considérable des libertés en France. Celle-ci se trouve désormais à la pointe de l'offensive contre les droits humains sur le continent européen, à peine dépassé par le modèle anglais.

Bullseye

« La Turquie montre ses terribles facettes que l'Occident ne veut pas voir »

© Wikipédia /Marie-Lan Nguyen
Un Su-24 russe a été abattu le 24 novembre en Syrie par un chasseur turc. Selon Claude Goasguen, maire du 16e arrondissement, la Turquie met l'Europe en péril.

La Turquie vient de dévoiler le jeu sordide qu'elle mène avec les terroristes islamiques, a déclaré jeudi à Sputnik Claude Goasguen, député-maire (Les Républicains) du 16e arrondissement de Paris et ancien ministre de la Réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la citoyenneté dans le premier gouvernement Juppé.

"Il est clair que la Turquie est en train de montrer toutes ses terribles facettes que l'Occident et les démocraties occidentales essaient de ne pas voir. On sait que la Turquie depuis plusieurs années est une frontière où on passe n'importe quoi et en particulier des soutiens aux islamistes et à Daech", a indiqué M.Goasguen.

Selon lui, les Turcs sont des adversaires de la coalition internationale qui combat le groupe terroriste Etat islamique (EI) et par conséquence des adversaires de la France et de l'Europe.


"Si on réfléchit, on se demande vraiment ce que l'OTAN fait dans cette affaire. Peut-on continuer à avoir une coordination avec des gens qui sont ouvertement, les Turcs, nos adversaires? Car les Turcs ont aidé Daech, les Turcs combattent les Kurdes qui sont les meilleurs défenseurs contre Daech, les Turcs vendent le pétrole et laissent passer du pétrole; les Turcs en réalité ont joué un jeu épouvantable dans l'affaire des réfugiés politiques, les réfugiés politiques ont été poussés par les Turcs vers l'Europe, nous créant des problèmes considérables", a-t-il ajouté.

​En plus, le président turc Recep Tayyip Erdogan ne poursuit pas la politique pro-occidentale de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne.

"Erdogan est un Frère musulman, un Frère musulman qui est un islamiste. Cet Erdogan qui se vantait d'être dans la ligne d'Atatürk est en train de plonger son pays dans un islamisme de plus en plus provocant, au contraire d'Atatürk qui voulait au contraire faire venir la Turquie dans une ambiance occidentale", s'est indigné M.Goasguen.

Le député a déploré l'absence d'opposition française face au soutien apporté par les Etats-Unis à la Turquie suite à la destruction de l'avion russe qui effectuait une mission antiterroriste en Syrie.

Commentaire: Voir aussi :


Eye 1

Les gouvernements de l'UE instrumentalisent-ils les attaques terroristes ?

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Après la première frayeur, une autre vague est aussitôt venue, apparemment sans transition, une vague de mesures de sécurité de politique extérieure et intérieure. La France a encore plus intensément bombardé l'Etat souverain de Syrie et en France on assiste à un durcissement des lois et un élargissement du pouvoir de l'Etat.


Health

L'iode - Quatre lettres pour un enjeu de santé mondial

Traduit de l'anglais par silver47
© Inconnu
Introduction

L'iode est un élément présent dans la nature, se trouvant plus abondamment dans l'océan que sur terre. Il est un composant essentiel des hormones thyroïdiennes qui sont impliquées dans la régulation de divers enzymes et processus métaboliques vitaux. L'iode est un nutriment clef pour produire des quantités suffisantes d'hormones.

Dans des circonstances normales, le corps contient environ vingt à trente mg d'iode. Les principaux organes cibles sont le développement du cerveau, les muscles, le cœur, l'hypophyse, et les reins.

L'opinion médicale communément acceptée suggère que l'unique rôle de l'iode dans l'organisme est d'aider à la création des hormones thyroïdiennes. Pourtant, des observations plus récentes ont suggéré de nombreux autres rôles de l'iode dans l'organisme humain. La thyroïde est impliquée dans d'autres processus physiologiques comme la reproduction, les fonctions nerveuses et musculaires, la répartition des protéines et des graisses, la pousse des cheveux et des ongles et l'utilisation de l'oxygène par les cellules.

Le Dr Guy Abraham, un des principaux experts sur l'iode et ancien professeur à l'UCLA School of Medicine, a étudié le rôle de l'iode dans le corps et a découvert la preuve que les prestations de l'iode vont bien au-delà de sa fonction thyroïdienne. Ces fonctions sont :
  • Soutien de la santé des seins, ovaires, utérus, prostate et des glandes pituitaires et surrénales.
  • Assistance dans la régulation de la pression artérielle et la glycémie.
  • Action « d'agent de désinfection » des tissus face aux infections fongiques et problèmes cutanés (candidose, mycoses, eczéma, etc.).
  • Aide à l'élimination du fluor, du brome, plomb, cadmium, arsenic, aluminium et mercure.
  • Protection face à l'électro-magnétisme, à la radio-activité, à divers toxines et polluants environnementaux.
  • Régulation des humeurs et soutient à une bonne santé mentale.
Selon le Dr Guy Abraham et de nombreux autres depuis lors, la carence en iode semble jouer un rôle important dans le développement de nombreuses maladies dégénératives. Des études rapportent un effet antioxydant de l'iode. Plus encore, les chercheurs suggèrent que l'iode augmente le statut antioxydant du sérum humain à un niveau semblable à celui de la vitamine C.

Commentaire: Voir aussi : L'iode : élément indispensable pour l'équilibre du corps et contre la radio-activité !




Light Saber

Entretien avec François Asselineau : Attentats de Paris, politique impérialiste et destruction de la démocratie en France

© Youtube / capture d'écran
François Asselineau

Commentaire : Excellent interview avec François Asselineau, dans lequel il pose nombre de questions gênantes vis-à-vis de l'hypocrisie de certaines élites occidentales dans la "lutte contre le terrorisme". Voici quelques extraits :



2 + 2 = 4

Nul besoin d'état d'urgence pour lutter contre les terroristes : la France doit changer ses alliances déshonorantes

Seuls six députés ont voté contre la loi française de renouvellement et d'extension de l'état d'urgence : Pouria Amirshahi, Isabelle Attard, Sergio Coronado, Noël Mamère, Barbara Romagnan et Gérard Sebaoun. Ils ont compris que les commanditaires des attentats étaient de pseudos alliés de la France et que la réponse à apporter aux attentats était d'abord de changer ces alliances déshonorantes. Ils ont choisi de défendre la démocratie plutôt que de céder à l'hystérie générale. Nous leur exprimons notre reconnaissance et reproduisons ici une tribune de l'un d'entre eux, l'écologiste Sergio Coronado.


Commentaire : Ils ont peut-être compris, mais ne « peuvent » le dire...


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Les djihadistes ont frappé Paris au cœur : aux environs du stade de France, dans les Xe et XIe arrondissements, où je vivais il y a quelques mois, au Bataclan, où je suis allé souvent faire la fête. Ils avaient pour cible la jeunesse, notre façon de vivre, nos libertés. Ce vendredi 13 fut effroyable. Tant de victimes, tant de morts.

Les forces de l'ordre et de sécurité qui ont risqué leur vie pour protéger notre sécurité, et les professionnels de santé à l'œuvre ont suscité une admiration unanime, bien au-delà de nos frontières. Les messages de solidarité et d'amitié venus du monde entier nous sont parvenus comme des baisers de réconfort.

L'objectif des assassins est clair ; créer les conditions d'une guerre civile au cœur même du pays, en y introduisant la haine, en s'attaquant aux libertés qui font la vie de chaque jour : la liberté de circuler, de se réunir, de manifester...


Commentaire : Peut-on imaginer que le résultat de ces attaques sur nos libertés ne soit peut-être pas seulement du fait des assassins ? Tout du moins pour ceux qui nous sont présentés 24/24 7/7 comme les uniques coupables... Quid des commanditaires ? Que recèle vraiment cet objectif dont le député nous parle ici ? Est-ce que les djihadistes ont vraiment intérêt à réduire nos libertés de circuler, de se réunir, de manifester ? En quoi cela peut-il bien les arranger ? Trouver qui cela arrange nous rapprochera un peu plus de la vérité qui se dessine au-delà des apparences.


Ces djihadistes qui tuent au nom de Daech n'ont pas de frontières, se meuvent dans un espace transnational et dans le cyberespace. Ils recrutent dans toute l'Europe, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient. Ils sont en partie le fruit des interventions occidentales en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, dont nous n'avons jamais tiré le bilan. Sans doute parce que nous n'avons jamais eu à nous prononcer sur le bien-fondé de ces interventions.

Commentaire: Selon un récent sondage Ifop, 84 % des Français sont favorables à plus de sécurité et se satisfont d'être épiés au détriment de leurs libertés et du moment que la sécurité est assurée ; et selon Craig Roberts : « Cela signifie qu'à peine 16 % de la nation française n'est pas en état de mort cérébrale. » Qu'en penseront les lecteurs de Sott ?