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L’Onde, Tome 6 – Affronter l’inconnu, de Laura KNIGHT-JADCZYK

L'histoire secrète du monde, tome 2 - Les comètes et les cornes de Moïse, de Laura KNIGHT-JADCZYK


Bad Guys

Le Pentagone se prépare à des troubles sociaux massifs

Traduit par UPR (Elisabeth McCormick)


Le Pentagone finance des recherches en sciences sociales dans le but de modéliser les risques de « contagion sociale » qui pourraient compromettre les intérêts stratégiques américains. Photographe : Jason Reed/REUTERS
Les sciences sociales se militarisent afin de développer des « outils opérationnels » visant à cibler des militants pacifiques et des mouvements de protestation.


Le Département de la Défense américain (DoD) finance un programme de recherche universitaire dont le but est de modéliser la dynamique, les risques et les points de basculement de troubles civils à grande échelle à travers le monde, sous la supervision de diverses agences militaires américaines. Ce programme de plusieurs millions de dollars est conçu pour élaborer des « éclairages pertinents pour les combattants » à court et à long terme, destinés aux hauts fonctionnaires et décideurs de « la communauté de la défense ». Il vise également à informer la politique menée par « les commandements de terrain.»

Lancée en 2008 - l'année de la crise bancaire mondiale - « l'initiative de recherche Minerva » du DoD a noué un partenariat avec les universités, «visant à améliorer la compréhension de base des forces sociales, culturelles, comportementales et politiques qui façonnent les régions du monde d'importance stratégique pour les États-Unis.»

Parmi les projets retenus pour la période 2014-2017 figure une étude dirigée par l'Université de Cornell, gérée par le Bureau scientifique de recherche de l'US Air Force, visant à développer un modèle empirique « de dynamique de mobilisation du mouvement social et des phénomènes de contagion. » Ce projet déterminera « la masse critique (points de basculement) » des contagions sociales à partir de l'étude de leur « empreinte numérique » dans les cas de « la révolution égyptienne de 2011, des élections de 2011 à la Douma en Russie, de la crise du carburant subventionné au Nigéria en 2012, et des manifestations au parc de Gazi en Turquie en 2013. »
USA

Washington relance son projet de partition de l'Irak


La carte du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East) selon l’état-major états-unien, publiée en 2006 par le colonel Ralph Peters.
Le brusque écroulement de l'État irakien est présenté par la presse internationale comme la conséquence de l'attaque du groupe terroriste ÉIIL. Mais qui peut croire qu'un État puissant, armé et organisé par Washington, pourrait s'écrouler en moins d'une semaine devant un groupe jihadiste officiellement indépendant de tout État ? En outre, qui peut croire que ceux qui soutiennent l'ÉIIL en Syrie condamnent sincèrement son action en Irak ? Thierry Meyssan révèle le dessous des cartes.

Depuis 2001, l'état-major des États-Unis tente de fracturer le « Proche-Orient élargi » en une multitude de petits États ethniquement homogènes. La carte de la région remodelée a été publiée en juillet 2006 [1]. Elle prévoit de diviser l'Irak en trois, un État sunnite, un chiite et un kurde.

L'échec d'Israël face au Hezbollah, à l'été 2006 [2], et celui de la France et du Royaume-Uni face à la Syrie, en 2011-14, laissaient penser que ce plan avait été abandonné. Il n'en est rien : l'état-major US tente de le reprendre par l'intermédiaire de ces condottières modernes que sont les jihadistes.

Les événements survenus en Irak la semaine dernière doivent être vus sous cet angle. La presse internationale insiste sur l'offensive de l'Émirat islamique en Irak et au Levant (ÉIIL ou « Daesh » en arabe), mais celle-ci n'est qu'une partie de la vaste action en cours.
People

« Leçon de vie » de la Vie ou l'intelligence cellulaire dans l'histoire de l'évolution

Et ça a commencé par la coopération. Quand la vie a pris naissance, les équipes de petites molécules se sont réunis pour effectuer des tâches qu'elles ne pouvaient gérer seules, ainsi va la théorie. Pour la première fois, des réseaux de ce genre ont été construits dans le laboratoire. [NB : nous connaissons aussi les Siphonophores comme êtres primitifs coloniaux formant des chaînes dont chaque partie à une tâche bien définie mais bien qu'ils soient unicellulaires, ce ne sont pas de simples chaînes de molécules - Vidéo (fr)]
Engrenage
© Photos Libres
La première vie peut avoir été une soupe primordiale de molécules d'ARN, mais les premières auto-réplications brutes des molécules dans ce « monde de l'ARN » auraient été confrontées à un gros problème. Elles ont dû passer par le stockage de plus d'informations, mais cela aurait donné des erreurs de copie plus probables. Obtenir une taille suffisamment grande fait que ces erreurs deviennent presque une certitude, détruisant les informations de la molécule.

En théorie, les premiers réplicateurs auraient pu éviter cet 'enchaînement catastrophique d'erreurs' en fractionnant les informations entre plusieurs molécules de coopération. Ensuite, le réseau aurait pu fonctionner aussi longtemps que des copies de chaque molécule auraient survécu.

Commentaire:
Voir aussi : Harmonie sociale en période de discorde mondiale

Toys

La « novlangue » des psychopathes qui n'utilisent pas les mots de la même façon que nous

« Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes »
« Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté »
~ Confucius
Novlangue
© Inconnu
Qu'est-ce que la « novlangue » au sens orwellien du terme ?

La question a son importance, car cette expression est de plus en plus employée actuellement pour stigmatiser le discours de nos hommes politiques et de la doxa néolibérale qu'ils prophétisent (« Nous irons ensemble vers le nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne ne pourra l'arrêter », a annoncé Nicolas SARKOZY lors de ses vœux de 2009, à lire sur Agoravox).

Si nous employons communément le terme « novlangue », ce n'est pas tant pour désigner ce que ce mot traduit que l'intention dont il est porteur. En effet, les définitions communes propres à cette expression se limitent à la description d'une langue « destinée, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but »[1]. Selon cette définition la « novlangue » consisterait surtout en une destruction (suppression) des mots et/ou à une régression des expressions signifiantes, dont un exemple type est donné par la contraction de deux unités lexicales, « nouvelle » et « langue », pour former le référent « novlangue ».

Or, dans le langage de propagande utilisé chaque jour, il n'y a rien de tel. Le phénomène actuel n'a pas encore atteint le stade dénoncé par la fiction orwellienne et, à ce titre, il ne mérite pas encore l'appellation de « novlangue » prise dans son sens restrictif de destruction et/ou régression du langage (et implicitement celui de la pensée). Mais cela ne veut pas dire pour autant que l'usage du vocable « novlangue » soit inapproprié, car la « novlangue » désigne également « une langue délibérément construite, au sens politique et organisationnel du terme : elle fait l'objet d'une élaboration consciente et raisonnée, et elle est prise en charge par des agents de l'institution qui appliquent la volonté politique dont la « novlangue » est l'un des instruments. Cette considération [...] met l'accent sur le fait que la « novlangue » est sous-tendue par une intention. Dès lors, accuser autrui de parler la « novlangue » [...] ce n'est pas seulement désigner autrui comme le locuteur d'une autre langue, mais c'est, bien plus encore, désigner autrui comme un locuteur qui, par la langue qu'il parle, se fait - délibérément ou à son insu - le porteur d'une intention politique ou d'une idéologie »[2].

Commentaire: Voir aussi en complément de l'article :

Ponérologie 101 : le masque de santé mentale du psychopathe
Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance
Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques
Introduction à la psychopathie à l'usage du profane
Autoritarisme et psychopathie
Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres
La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 2e partie
Toungouska, psychopathie et la sixième extinction
Portrait du pervers narcissique et de sa victime
La famille narcissique

Dollar

La Russie est en train d'abandonner le dollar US comme monnaie de paiement international

Traduit par Résistance 71

Les Russes sont en train de bouger contre le pétrodollar. Il transparait qu'ils sont sérieux au sujet de leur stratégie de dé-dollarisation. Le plus gros producteur de gaz naturel de la planète, GazProm, a signé des accords commerciaux avec quelques uns de ses plus gros clients afin de faire passer les paiements pour leurs commandes de gaz du dollar à l'Euro. GazProm n'aurait jamais fait ceci sans l'accord total du gouvernement russe, parce que l'état russe possède la majorité des actions de l'entreprise GazProm. Il n'y a pas eu un mot de tout cela dans les merdias occidentaux et aux Etats-Unis, mais cette information est énorme. Nous parlons ici de GazProm, un géant, une des plus grosses entreprises au monde, qui constitue à elle seule plus de 8% du PIB russe. Elle contrôle plus de 18% de la totalité du gaz naturel disponible sur terre et elle est aussi un gros producteur de pétrole. Donc pour que GazProm effectue ce type de manœuvre, c'est d'une importance significative.

Lorsque Barack Obama a décidé d'appliquer quelques sanctions sans conséquences sur la Russie il y a quelque temps, il a probablement pensé que le monde allait oublier tout cela après quelques nouveaux cycles d'information mondiale.

Mais les Russes n'ont pas oublié et sûrement pas pardonné.

En ce moment, les russes tournent le dos aux Etats-Unis et ceci inclut le dollar US.
Bizarro Earth

Coupe du Monde : ce qu'on ne verra jamais

Sous les feux des médias, la grande messe planétaire de la Coupe du Monde de football. Dans l'ombre, la triste réalité de la société brésilienne. Flambées de violence, répression policière brutale... des centaines de blessés, des assassinats ciblés, des disparitions, près de 10.000 familles expulsées... La situation sociale devient explosive au Brésil où les protestations contre la gabegie de la Coupe du Monde de football se multiplient, et alors que la police militaire s'est installée durablement dans les favelas de Rio où de vastes programmes de transformation urbaine sont engagés depuis quelques années. L'indécence des milliards dépensés en pure perte dans un contexte de paupérisation absolue des masses populaires brésiliennes montre une nouvelle fois l'absurdité du capitalisme mondialisé où se côtoient dénuement total et dépenses somptuaires. Mais les enjeux de la Coupe du Monde pour l'oligarchie mondialiste sont énormes : tenter de masquer la faillite inexorable du système par le spectacle d'une opulence factice, réactiver les réflexes nationalistes pour cacher les désastres de la mondialisation, désamorcer les luttes de classe par la grande communion dans le jeu, contrôler les quartiers populaires par le quadrillage militaro-policier. Et, last but not least, permettre aux firmes multinationales d'engranger des profits énormes tandis que les coût pharamineux seront supportés par le peuple brésilien. Socialiser les pertes, privatiser les profits : on ne change pas une recette qui marche.

La colère du peuple brésilien contre l'oligarchie

La révolte populaire ne cesse de s'étendre au Brésil. Tout s'est dégradé fin avril à Copacabana quand la ville est devenue le théâtre d'affrontements violents entre les unités de la police militaire et les habitants des favelas (bidonvilles) de la région. En cause, l'assassinat par balles de Douglas Rafael da Silva Pereira, 26 ans, connu sous le nom de DG, dont le corps a été découvert dans une crèche de la favela Pavão-Pavãozinho-Cantagalo située sur la colline qui surplombe les deux quartiers les plus touristiques du pays, Copacabana et Ipanema. Le jeune danseur, célèbre pour avoir participé à plusieurs émissions de télé, avait tourné dans un court métrage, « Made in Brazil » produit en 2013 par le collectif Contraa parede (« contre le mur ») montrant la réalité quotidienne des jeunes des favelas dans une ville qui se prépare à accueillir l'événement le plus médiatisé de la planète. Film pour le moins prémonitoire : sa propre exécution par la police y était mise en scène ! Mais il n'est pas, loin s'en faut, la seule victime. Violences policières, tortures, expulsions de familles pauvres,... le bilan de la répression est accablant pour le gouvernement brésilien.
Flashlight

En situation de pouvoir, on pense avant tout à conserver son pouvoir plutôt qu'à servir l'intérêt collectif

Ah si j'étais président ou supra grand directeur de cette multinationale, ça ne se passerait pas comme ça ! On s'imagine volontiers dans la position du puissant, mais n'agissant certainement pas de la même manière que ceux qui nous imposent des choses dont on ne veut pas : on s'imagine incarnant le chef juste, honnête, charismatique, engagé, visionnaire, intelligent, appliquant de nobles convictions, n'oubliant pas la réalité, réduisant les inégalités, faisant croître et évoluer positivement la société ou l'organisation. On serait loin des magouilles et toujours proche de nos concitoyens qu'on écouterait, nous. Et ainsi, on mériterait les avantages de la fonction, mais on n'en abuserait pas, peut-être même qu'on diminuerait les revenus faramineux que la place nous offre, peut-être qu'on resterait modeste et humble et qu'on refuserait que la cour se mette à genoux pour nous. On penserait avant tout au pays, à l'organisation, et on travaillerait à ce que tout soit meilleur pour tout le monde, on rendrait efficace l'entreprise, heureux les subordonnés et les citoyens, c'est tout ce qui nous importerait. Et seuls les méchants, les arriérés, les ennemis de la nation/de l'entreprise seraient mécontents.
Pouvoir
© Inconnu
Ce rêve - aussi naïf que celui d'un enfant - suppose donc que les politiques, les grands patrons seraient donc en fait tous des salauds et que si on est si mécontent des partis politiques, des personnes en haut de la pyramide, quels qu'ils soient, c'est parce qu'ils ne sont pas les bonnes personnes ou n'ont pas de bonnes idées. Il faudrait donc en changer jusqu'à trouver le bon prétendant. Soi, par exemple ? Les ambitieux, les mégalomanes répondraient sans doute oui ; les humbles, non. Et là on touche déjà un premier paradoxe : ceux qui ne veulent absolument pas du pouvoir seraient peut-être ceux qui sont le plus à même de savoir le gérer, ce pouvoir...

On pourrait poser autrement notre questionnement : est-ce le pouvoir qui attire les « mauvaises » personnes ou est-ce que c'est le pouvoir qui rend « mauvais » ? Si on forçait notre rêveur, mais néanmoins humble (il ne veut pas du pouvoir) à avoir du pouvoir, serait-il alors encore humble, juste, mettrait-il son pouvoir au service des autres, de l'organisation, de l'intérêt collectif, de l'efficacité ? Voyons ce que nous en disent les recherches en psychologie :
En situation de pouvoir, on choisit toujours de prendre des mesures qui sauvegardent notre pouvoir, le maintient, plutôt que des mesures qui servent l'organisation ou l'intérêt collectif.
Autrement dit, en situation de pouvoir, on pense avant tout à conserver son pouvoir plutôt que de servir l'intérêt collectif.

Commentaire:
« La répartition du travail parmi les cellules d'une communauté présente un avantage [...] pour la survie de cette dernière. L'efficacité qui en découle permet à davantage de cellules de vivre avec moins. Un budget pour vivre à deux est plus avantageux qu'un budget pour vivre seul. [...] Pour survivre, chaque cellule est tenue de dépenser une certaine quantité d'énergie. Cependant, la quantité d'énergie conservée par les individus d'une communauté contribue à améliorer globalement tant leurs chances de survie que leur qualité de vie. »

~ Bruce Lipton, La biologie des croyances


USA

Empire et géopolitique - Êtes-vous prêts pour la guerre nucléaire ?

Traduit de l'anglais par Résistance 71

Faites bien attention à la colonne de l'invité de Steven Starr sur "La létalité des armes nucléaires" : Washington pense que la guerre nucléaire peut-être gagnée et planifie une première frappe nucléaire sur la Russie et peut-être la Chine, afin de prévenir tout défi à son hégémonie mondiale.
Bombe nucléaire
© Inconnu
Le plan est dans un stade déjà bien avancé et sa mise en application est en cours. Comme je l'ai rapporté auparavant, la doctrine stratégique américaine a changé et le rôle des missiles nucléaires a été élevé de celui de rôle de frappe en retour à celui de frappe offensive. Des bases de missiles anti-balistiques (MAB) ont été établies en Pologne à la frontière avec la Russie et d'autres bases sont en cours d'établissement. Une fois terminée la mise en place, la Russie sera complètement encerclée par des bases de missiles américaines.

Les MAB, connu aussi sous le nom de "guerre des étoiles", sont des armes faites pour intercepter et détruire les Missiles Balistiques Inter-Continentaux (MBIC ou ICBM en anglais). Dans la doctrine guerrière de Washington, les Etats-Unis frappent la Russie en premier et quelque soit la force de rétaliation dont dispose encore la Russie, celle-ci est empêchée d'atteindre les Etats-Unis par les MAB. La raison donnée par Washington pour changer sa doctrine de guerre est la possibilité que des terroristes puissent obtenir une arme nucléaire avec laquelle ils pourraient détruire une ville américaine. Cette explication est un non-sens total. Les terroristes sont des individus ou un groupe d'individus, pas un pays ayant un pouvoir de menace militaire. Utiliser des armes nucléaires contre des terroristes détruirait bien plus que les terroristes et serait inutile dans la mesure où une frappe par missile conventionnel embarqué sur drone serait bien suffisant.

La raison donnée par Washington pour sa base de MAB en Pologne est de protéger l'Europe des MBIC iraniens. Washington et les gouvernements européerns savent que l'Iran n'a aucun MBIC et que l'Iran n'a aucune intention manifeste d'attaquer l'Europe.

Commentaire: Malheureusement, on ne peut pas écarter du revers de la main cette possibilité, car nous savons très bien que les psychopathes au pouvoir sont prêts à tout faire pour arriver à leurs fins.

Chess

Du mythe d'aujourd'hui à la réalité historique - Le débarquement du 6 juin 1944

D-Day
© Inconnu
Le triomphe du mythe de la libération américaine de l'Europe

En juin 2004, lors du 60eanniversaire (et premier décennal célébré au XXIe siècle) du « débarquement allié » en Normandie, à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l'Allemagne » l'Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l'URSS, 20 et 57%[1]. Du printemps à l'été 2004 avait été martelé que les soldats américains avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l'Europe « occidentale » pour lui rendre l'indépendance et la liberté que lui avait ravies l'occupant allemand et que menaçait l'avancée de l'armée rouge vers l'Ouest. Du rôle de l'URSS, victime de cette « très spectaculaire [inversion des pourcentages] avec le temps »[2], il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des « Alliés » de Deuxième Guerre mondiale, sur fond d'invectives contre l'annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs[3].

La légende a progressé avec l'expansion américaine sur le continent européen planifiée à Washington depuis 1942 et mise en œuvre avec l'aide du Vatican, tuteur des zones catholiques et administrateur, avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale de la « sphère d'influence "occidentale" »[4]. Conduite en compagnie de et en concurrence avec la RFA (puis l'Allemagne réunifiée), cette poussée vers l'Est a pris un rythme effréné depuis la « chute du Mur de Berlin » (1989) : elle a pulvérisé les « buts de guerre » que Moscou avait revendiqués en juillet 1941 et atteints en 1944 (récupération du territoire de 1939-1940) et 1945 (acquisition d'une sphère d'influence recouvrant l'ancien « cordon sanitaire » d'Europe centrale et orientale, vieille voie germanique d'invasion de la Russie)[5]. Le projet américain avançait si vite qu'Armand Bérard, diplomate en poste à Vichy et, après la Libération, conseiller d'ambassade à Washington (décembre 1944) puis à Bonn (août 1949), prédit en février 1952 : « les collaborateurs du Chancelier [Adenauer] considèrent en général que le jour où l'Amérique sera en mesure de mettre en ligne une force supérieure, l'URSS se prêtera à un règlement dans lequel elle abandonnera les territoires d'Europe Centrale et Orientale qu'elle domine actuellement. »[6] Les prémonitions, alors effarantes, de Bérard-Cassandre, sont en mai-juin 2014 dépassées : l'ancienne URSS, réduite à la Russie depuis 1991, est menacée à sa porte ukrainienne.

Débarquement Normandie, 6 juin 1944
© Inconnu
L'hégémonie idéologique « occidentale » accompagnant ce Drang nach Osten a été secondée par le temps écoulé depuis la Deuxième Guerre mondiale. Avant la Débâcle, « l'opinion française » s'était fait « dindonn[er] par les campagnes "idéologiques" » transformant l'URSS en loup et le Reich en agneau. La grande presse, propriété du capital financier, l'avait persuadée que l'abandon de l'alliée tchécoslovaque lui vaudrait préservation durable de la paix. « Une telle annexion sera et ne peut être qu'une préface à une guerre qui deviendra inévitable, et au bout des horreurs de laquelle la France courra le plus grand risque de connaître la défaite, le démembrement et la vassalisation de ce qui subsistera du territoire national comme État en apparence indépendant », avait averti, deux semaines avant Munich, une autre Cassandre du haut État-major de l'armée[7]. Trompée et trahie par ses élites, « la France » connut le destin prévu mais ses ouvriers et employés, subissant 50% de baisse des salaires réels et perdant 10-12 kg entre 1940 et 1944, se laissèrent moins « dindonn[er] par les campagnes "idéologiques" ».
Eye 1

Si le pervers narcissique m'était « compté » ou la fabrique des imposteurs - Comment le paradoxe de l'idéologie néolibérale influence nos personnalités

Ce n'est point le peuple naissant qui dégénère, il ne se perd que lorsque les hommes faits sont déjà corrompus
~ Montesquieu, L'esprit des lois, 1749
Choisir son chemin - Libre arbitre
© Philippe Guillemant.com
« Assurément la perversion narcissique est une perversité. (Il n'en va pas pour autant que toute perversité relève de la perversion narcissique). Figurent en vedette parmi les pervers narcissiques les imposteurs, les escrocs et les mystificateurs (...) ; toutefois, si en tout pervers narcissique il y a bien un imposteur qui sommeille (ou plutôt qui veille...) il ne s'étale pas toujours au devant de la scène sociale. »
~ Paul-Claude Racamier
« Le pouvoir n'est pas une autorité s'exerçant sur des sujets de droit, mais avant tout une puissance immanente à la société, qui s'exprime dans la production de normes et de valeurs... Passage de la loi à la norme, d'une société (d'Ancien régime) centrée sur la loi on est passé à une société gestionnaire centrée sur la norme. C'est l'une des conséquences de la vaste révolution libérale. »[1]

Avant d'en venir au fond de la problématique que je souhaiterais développer ici, posons-nous tout d'abord la question : qu'est-ce qu'un imposteur ?

La définition du mot imposteur du CNTRL nous donne :
A. - Celui qui trompe, qui abuse autrui par des mensonges, de fausses promesses, dans le but d'en tirer un profit matériel ou moral ; synonyme : fourbe, menteur, trompeur.

- Sens vieilli : celui qui répand sur autrui des accusations mensongères ; synonyme : calomniateur.

B. - Celui qui cherche à abuser autrui sur sa propre personne, en feignant les apparences de la vertu, de la sagesse, de l'intégrité, du savoir ; synonyme : hypocrite.

- En particulier : celui qui usurpe le nom, la qualité, le titre d'un autre; celui qui se fait passer pour autre que ce qu'il est.

Étymologiquement, le mot est dérivé du latin classique impõno dont les différents sens et les exemples qui s'ensuivent nous offrent une symbolique très complète sur la représentation à géométrie variable de ce qu'est un imposteur et les impostures auxquelles il s'adonne :

1. - Placer sur, poser sur, appliquer.

2. a) - Établir sur, préposer, assigner.

2. b) - Mettre quelque chose sur les épaules de quelqu'un ; lui donner la charge de quelque chose. Ex. : charger quelqu'un d'une affaire, d'un rôle.

2. c) - Imposer. Ex. : imposer à quelqu'un plus de fatigue ; faire subir à quelqu'un des injustices, des outrages ; imposer des lois à quelqu'un ; faire la loi à quelqu'un ; imposer des lois par la force à la citée ; imposer un tribut au vaincu ; imposer aux Athéniens le gouvernement des Trente ; imposer aux terres une redevance.

2. d) - Mettre la dernière main à quelque chose.

3. - En imposer à quelqu'un, donner le change à quelqu'un, abuser quelqu'un.
Cette définition sommaire, qui sera complétée ultérieurement, nous donne un premier élément de réponse afin de situer le cadre dans lequel s'inscrit cet article.

Commentaire: Voir aussi :

Ponérologie 101 : le masque de santé mentale du psychopathe
Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance
Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques
Introduction à la psychopathie à l'usage du profane
Autoritarisme et psychopathie
Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres
La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 2e partie
Toungouska, psychopathie et la sixième extinction
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