Hourglass

Poutine le sage ?

© Inconnu
Dans un article relevé par dedefensa, (publié en entier, ici) James Petras exprime ses appréhensions concernant la situation russe en général en proposant une lecture des événements qui se sont succédé depuis l'effondrement de l'Union soviétique. Ses propos s'articulent sur une vision causale dans laquelle le rôle des oligarques russes est négatif, tandis que Poutine est présenté comme un redresseur de la situation interne, prenant toujours tardivement conscience des intentions destructives de l'Occident. Pour finir, il invite le président russe à développer une politique activement "anti-impérialiste" seule en mesure, à ses yeux, de favoriser le salut de la Russie.

Ces propos rejoignent pour l'essentiel les diverses interventions de Paul Craig Robert exhortant Poutine à passer fermement à l'action parce que, dit-il en substance, l'Occident n'arrêtera pas son offensive destructrice si les pulsions guerrières qui l'animent ne rencontrent pas une riposte vigoureuse et décisive.

Beaucoup d'analystes déplorent par ailleurs la "prudence" de Poutine et l'on sait que la question ukrainienne suscite des positions ultranationalistes dans les milieux militaires russes qui combattent pour le Sud-Est de l'Ukraine et pour la défense de l'identité des russophones.
Robot

Stephen Hawking, l'intelligence artificielle et la fin de l'espèce humaine

Traduction partielle : SOTT

Terminator
© Warner Bros. Pictures
Le britannique Stephen Hawking, professeur, physicien théoricien et cosmologiste, est universellement connu, et aussi bien dans le champ de la science pure que dans celui de la communication, à cause de ses travaux et des conditions extraordinaires de son état de santé où il effectue ses travaux.

L'article du Wikipédia qui lui est consacré indique sur ce dernier point que « Hawking souffre d'une dystrophie neuromusculaire qui est attribuée à une sclérose latérale amyotrophique (SLA) ; sa maladie a progressé au fil des ans et l'a laissé presque complètement paralysé».

Nous parlons par conséquent d'un très grand savant qui présente des caractéristiques extraordinaires dans sa vie personnelle, suffisamment pour en faire également un personnage hors du commun pour l'« image » que véhicule la communication, qui lui donne une notoriété supplémentaire considérable hors du champ de la science pure. La conséquence est que ce trait fondamental de sa vie personnelle en fait, en plus de ce qu'il est dans sa fonction réelle, un personnage intensément médiatique à l'image des « people » dont la communication est si friande, dans notre société où le système de la communication véhiculant le sensationnalisme s'empare de tous les sujets pour les faire intervenir puissamment dans la perception que nous avons de la gloire factice ou de la destinée catastrophique du Système.
Magnify

L'homme : un microbe sur un grain de sable

e-penser nous explique le Champ Profond de Hubble et ses exploits. Et nous serions seul dans l'univers ?

e-penser
Megaphone

Une déclaration de première importance de Sergeï Lavrov

Enfin, le ministère russe des Affaires étrangères a trouvé le temps, l'énergie et le personnel pour traduire cette déclaration des plus importantes. Ils l'ont même publiée. Et si l'un d'entre vous détecte une certaine irritation de ma part, vous avez raison : je suis frustré par la façon dont les Russes se montrent incompétents pour tout ce qui concerne l'information du public.

J'ai mis en caractères gras ce que je considère être les passages les plus importants de la déclaration de Lavrov ce jour-là. Je voudrais juste ajouter ce qui suit :

1) Lavrov est considéré comme très « modéré » et son langage a toujours été strictement diplomatique. Alors, quand vous lisez Lavrov, imaginez seulement ce que pensent les gens des autres ministères russes.

2) Lavrov ne fait pas mystère de son point de vue concernant les Etats-Unis et leurs plans pour l'avenir de notre planète. Quand vous lisez ses mots, essayez d'imaginer ce que peut ressentir et penser un « néoconservateur » états-unien et vous comprendrez immédiatement pourquoi les élites américaines éprouvent à la fois de la haine et de la crainte à l'égard de la Russie.

3) Enfin Lavrov admet ouvertement que la Russie et la Chine ont conclu une alliance stratégique à long terme (prouvant à tous les dénégateurs qui prédisaient que la Chine poignarderait la Russie dans le dos qu'ils avaient tort). Cela seul est, je dirais, le développement stratégique le plus important de la dernière décennie.
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France : quartiers populaires, mépris de « classe » et humiliation de « race »

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Le mi-mandat de François Hollande a été l'occasion d'une émission télévisée avec le président de la République soigneusement préparée et tout aussi attentivement scrutée par les « experts » et « chroniqueurs » divers en charge d'éclairer « l'opinion ». Les quartiers populaires et leurs habitants ont été les grands absents, tant dans l'émission télévisée elle-même que dans les commentaires de nos chroniqueurs compétents. Pourtant, lors des dernières présidentielles de 2012, les quartiers populaires sont au cœur de la campagne socialiste. « Avec François Hollande, nous avons fait un choix qui n'était pas évident : celui de ne pas vouloir annoncer un "plan gadget" de plus, mais plutôt d'aborder de manière transversale la priorité donnée aux quartiers populaires (1) » déclare par exemple au Monde, Razzy Hammadi, le chargé de la politique de la ville auprès de François Hollande. Pourtant les quartiers populaires connaissent une véritable descente aux enfers depuis plusieurs décennies que les choix économiques de François Hollande confortent et accélèrent. Regardons nos quartiers populaires.

Paupérisation, précarisation, discrimination

Avec sensationnalisme les médias lourds reviennent régulièrement sur les quartiers populaires pour en souligner les « dangers » : réserves de « djihadistes », espaces soi-disant de « non-droit », violences endémiques, lieux de deals incontrôlables et incontrôlés, etc. Ces images chocs sont décontextualisées. Les contextes historiques et économiques sont éludés avec un double résultat : une réduction des quartiers populaires à la négativité avec l'occultation des résistances et des initiatives populaires pour résister à la dégradation de leurs environnements ; une imputation des responsabilités de la situation aux habitants, aux jeunes, aux parents, etc. Pour ne citer qu'un exemple, citons celui du reportage d'Envoyé spécial consacré au quartier de la Villeneuve à Grenoble, intitulé « La Villeneuve : le rêve brisé ». Véritable caricature imbibée de mépris de classe, ce reportage a suscité la réaction suivante d'habitants du quartier :
Gear

Russie : la tactique du poing fermé

Borders
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Sans doute dira-t-on que Brisbane est passé par là et que la "guerre" (de communication) ne connaît désormais plus aucune restriction. Ce sont les Russes qui attaquent tous azimuts tandis que le bloc BAO, ayant accompli son bizutage de Brisbane considéré par lui-même comme une grandiose manœuvre stratégique de type napoléonien (mais démocratique, certes), reste plutôt impavide sur le fait en l'absence de toute nouvelle idée brillante du genre, et préférant par ailleurs commettre des actes sidérant d'inconséquence et d'irresponsabilité (voir plus loin, du côté d'un vote à l'ONU). Cette intensification de l'offensive russe et de la "guerre" qui en est le cadre signifierait que MK Bhadrakumar n'avait pas tort (voir le 18 novembre 2014) : "Que va-t-il se passer si la Russie abandonne sa position d'autorestriction et passe d'une non-coopération passive à une opposition active à la politique US ? Jusqu'ici, il n'en a rien été pour diverses raisons. Le G20 de Brisbane est-il ce moment décisif, finalement, pour la direction russe qui se pliait aux exigences de l'Ouest ?"
Gear

L'art d'avoir toujours raison - se prémunir des stratagèmes de dialectique éristique

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L'art d'avoir toujours raison est un célèbre ouvrage écrit par Arthur Schopenhauer vers 1830. Dans ses lignes il nous présente les stratagèmes de dialectiques et de sophismes utilisés lors de débats entre des individus ayant des points de vues divergents. Aujourd'hui ces techniques sont beaucoup utilisées, et assez difficiles à déceler par des néophytes. Il devient donc nécessaire de les connaitre pour pouvoir les parer, ou simplement ne pas se laisser berner. En effet, elles sont utilisées autant par les journalistes que les hommes politiques et spécialistes en tout genre. Les connaitre permet donc une meilleure analyse de leur discours.

I - Base de toute dialectique

Tout d'abord, l'essentiel de toute controverse est le fait qu'une thèse soit posée par l'adversaire (ou nous-mêmes, peu importe). Pour la réfuter, il y a deux méthodes possibles :

1. Les modes :

a) ad rem > soit que cette thèse n'est pas en accord avec la nature des choses, la vérité objective absolue.

b) ad hominem ou ex concessis > soit qu'elle contredit d'autres affirmations ou concessions de l'adversaire, c'est à dire la vérité subjective relative. Dans ce dernier cas, il ne s'agit que d'une preuve relative qui n'a rien à voir avec la vérité objective.

Commentaire: On pourra ne pas être d'accord avec la conclusion. En pratique, une controverse est rarement bénéfique aux différentes parties et rares sont les discussions qui amènent à d'authentiques remises en question. Ce que l'on sait reste souvent superficiel, et nous assénons, en réaction, des opinions qui ne nous appartiennent pas comme si nous étions en guerre, afin de détruire un point de vue différent, et d'imposer par la parole, au début tout du moins, sa vision du sujet débattu.

La justesse de nos idées semblent être validée par ce sentiment de victoire réconfortant quand nous croyons avoir débattu triomphalement. Sentiment subjectif, possiblement induit par une chimie de récompense produite par notre cerveau. En général, cela suffit à nous contenter, et l'on sent retourne dans cette zone de confort, intellectuelle, sans qu'aucune nouvelle idée n'ait pu faire changer notre façon de vivre et d'appréhender le monde.

Tout autant illusoire semble être ce sentiment de rancœur dépressive quand nous croyons avoir été laminé par un argumentaire « supérieur ».

On pourrait donc penser que, pour tirer quelque chose de constructif de toute discussion, il faille être un minimum réglo avec soi-même ; honnête, le mot est lâché. Il semblerait que l'entrainement à vouloir voir notre monde extérieur, et intérieur, comme il est et non pas comme on voudrait qu'il soit puisse participer à la croissance de cette honnêteté, afin de pouvoir saisir une réalité objective qui ne s'encombre pas d'opinion.

Quenelle - Golden

Les terroristes de V pour Vérité en direct sur CF1 News

CF1 news
Au 20H ce soir, une analyse sur les explosions de violences à travers le pays. Que s'est-il réellement passé ? Un éclairage sur les nouveaux mouvements sociaux avec le spécialiste Gerard Dupain mais aussi... V pour Vérité.
USA

L'empire anglo-sioniste est vraiment devenu « l'Empire des Illusions »

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

Curieux, non ? Les deux récents sommets (APEC et G20) ont fini en désastre, je le soutiens, pour les États-Unis et ses alliés (voir ici, ici et ici), tandis que la Russie, la Chine et le reste des BRICS ont visiblement pris le contrôle de la situation, et pourtant, il y en a encore qui croient les médias de masse occidentaux, qui s'évertuent à dépeindre Poutine et la Russie comme « faibles ».

Je suppose, à notre époque virtuelle, que les perceptions sont tout, et dans ce cas, il est clair que les perceptions prennent la forme du moule que leur donnent les médias dominants, dont le savoir-faire, en matière de lavage de cerveaux, est réellement impressionnant. Mais voyons les faits.

Le résultat le plus notable qu'aient produit ces deux sommets, c'est que Xi Jinping a, pour la première fois, montré sans doute possible qu'il soutient à fond Poutine et la Russie.

Je me rappelle très bien qu'au début de l'année, il y en avait beaucoup qui doutaient de la politique chinoise à l'égard de la Russie ; beaucoup disaient que « l'effet Walmart » (l'étendue des liens US-Chine) ne permettrait jamais à la Chine de s'aligner avec la Russie contre les États-Unis, et pourtant, c'est exactement ce qui s'est produit, à au moins trois niveaux :
1. Économique : non seulement la Russie et la Chine ont signé ce qu'on ne peut qu'appeler des méga-contrats, mais en outre, les Chinois ont été plus qu'heureux d'offrir aux banques russes (frappées de sanctions US/UE) l'accès aux crédits chinois. La Chine aide aussi la Russie à remplacer SWIFT.

2. Politique : les Chinois sont même sortis de leur chemin pour montrer que, non seulement Poutine n'était pas isolé du tout, mais qu'il était au contraire l'invité d'honneur de l'APEC, ce qui revenait à défier ouvertement les États-Unis.

3. Militaire : la Russie et la Chine sont engagées, sur une base régulière, dans d'importants exercices militaires conjoints, qui comprennent des opérations navales et au sol. Et les deux pays ne se contentent pas de s'entraîner de concert, ils sont également en train de créer des états-majors inter-armées.
Family

Contre la capitulation et l'abolition de l'homme

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Certains livres vous tombent dessus comme un météore dont l'impact n'est que lumière. C'est ainsi qu'au détour d'un échange avec un éditeur Suisse installé à Paris, j'ai entendu parler pour la première fois de « L'abolition de l'homme », un bouquin fulgurant, d'une actualité sidérante, pourtant écrit durant la Seconde guerre mondiale par l'auteur irlandais C.S. Lewis (1). L'écrivain y démontre que le rejet de toute morale universelle, le subjectivisme absolu de notre modernité en somme, a conduit notre civilisation à remplacer l'éducation des individus par leur «conditionnement» à des valeurs détachées du réel et qui, à terme, conduisent à la « capitulation de la Nature humaine » au profit d'une élite de surmorts (2). L'occasion idéale d'un épisode VI donc, à notre série «De la bataille contre le Système» (3)...

De Orwell à Huxley

Dans son roman « 1984 », Orwell avait imaginé un État totalitaire s'imposant par la violence, la surveillance, la manipulation de la langue et le contrôle des médias. Dans son « Meilleur des mondes » (4), Huxley avait quant à lui eu l'intuition que le totalitarisme auquel aboutirait fatalement le capitalisme dans sa version ultime serait un totalitarisme dans lequel, ivres de consommation et gavés de divertissements (5), les esclaves auraient « l'amour de leur servitude ».
Aujourd'hui, nous constatons que la réalité qui s'impose peu à peu se situe exactement entre les deux : surveillance, Novlangue et contrôle des médias pour tous ; « amour de la servitude » pour ceux que le Système a correctement formatés et, lorsque la situation l'exige (et elle l'exigera toujours davantage à mesure qu'il deviendra impossible de satisfaire aux désirs des masses), violence et répression pour les récalcitrants.
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