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mer., 10 fév. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Bad Guys

Pour raisons d'état, ou la justification de l'immoralité

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"N'importe quel dictateur devrait admirer l'uniformité et l’obéissance des médias américains"
Un texte d'Arundhati Roy que l'on retrouve dans la préface du livre de Noam Chomsky, intitulé "For Reasons of State" (Pour raisons d'état).

Assise chez moi à New Delhi, en regardant une chaîne d'informations américaine faire sa propre promotion (« Nous rapportons, Vous décidez »), j'imagine le sourire amusé aux dents abîmées de Noam Chomsky. Tout le monde sait que les régimes autoritaires, indépendamment de leurs idéologies, utilisent les mass-médias pour leur propagande. Mais qu'en est-il des régimes démocratiquement élus du « monde libre » ?

Aujourd'hui, grâce à Noam Chomsky et à ses compagnons analystes des médias, il est presque évident pour des milliers, voire des millions d'entre nous que l'opinion publique dans les démocraties « d'économie de marché » est fabriquée comme n'importe quel autre produit du marché de masse — savon, interrupteurs ou pain en tranches. Nous savons qu'alors que, légalement et conformément à la constitution, la parole peut être libre, l'espace dans lequel cette liberté peut être exercée nous a été volé, et a été vendu aux enchères aux plus offrants. Le capitalisme néolibéral n'est pas simplement une affaire d'accumulation de capital (pour quelques-uns). C'est aussi une affaire d'accumulation de pouvoir (pour quelques-uns), d'accumulation de liberté (pour quelques-uns). Inversement, pour le reste du monde, les personnes qui sont exclues du conseil d'administration du néolibéralisme, c'est une affaire d'érosion de capital, d'érosion de pouvoir, d'érosion de liberté. Dans « l'économie de marché », la liberté de parole est devenue un produit de base comme un autre — la justice, les droits de l'homme, l'eau potable, l'air pur. Seuls ceux qui ont les moyens de se l'offrir peuvent en bénéficier. Et, naturellement, ceux qui peuvent se le permettre utilisent la liberté de parole pour fabriquer le genre de produit, le genre d'opinion publique qui convient le mieux à leur objectif. (Les informations qu'ils peuvent utiliser). La manière exacte dont ils font cela a été le sujet d'une bonne partie des écrits politiques de Noam Chomsky.

Bomb

La France : un état terroriste depuis au moins 2011 ?

© Inconnu

La guerre qui s'étend à Paris est incompréhensible pour les Français qui ignorent presque tout des activités secrètes de leur gouvernement dans le monde arabe, de ses alliances contre nature avec les dictatures du Golfe, et de sa participation active au terrorisme international. Jamais cette politique n'a été discutée au Parlement et les grands médias ont rarement osé s'y intéresser.


Depuis cinq ans ans, les Français entendent parler de guerres lointaines, sans comprendre ce dont il s'agit. La presse les a informés de l'engagement de leur armée en Libye, mais jamais de la présence de soldats français en mission au Levant. Mes articles à ce sujet sont largement lus, mais perçus comme des bizarreries orientales. Malgré mon histoire personnelle, il est de bon ton de me qualifier d'« extrémiste » ou de « complotiste » et de relever que mes articles sont reproduits par des sites internet de toutes obédiences, y compris par d'authentiques extrémistes ou complotistes. Pourtant personne ne trouve rien à redire à ce que j'écris. Mais personne non plus n'écoute mes alertes à propos des alliances que la France a conclues.

Soudain, la vérité ignorée fait surface. La France a été attaquée dans la nuit du vendredi 13 novembre 2015 par plusieurs commandos qui ont assassiné au moins 130 personnes dans cinq lieux différents de Paris. L'état d'urgence a été décrété pour 12 jours sur l'ensemble du territoire et pourrait être reconduit par le Parlement.

Light Saber

Les sages paroles de Chavez sur la Syrie, que tout le monde a ignorées

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© Wikipédia

Commentaire : Le 18 octobre 2012 le président vénézuélien Hugo Chavez (décédé le 5 mars 2013 suite à un cancer, dont les origines posent beaucoup de questions à nombre d'internautes), a prononcé un discours frappant lorsqu'on lui a demandé son avis concernant le conflit en Syrie. De sages paroles... si seulement on les avait entendues !




Commentaire : Et voici un autre discours datant de la même année, où il mentionne plus particulièrement le rôle joué par la France et d'autres pays européens :


Pouvons-nous encore être surpris de la propagande médiatique et des attaques contre lesquelles il a dû se battre pendant son mandat ?

Sherlock

Poutine : « 40 pays, dont 20 membres du G20, financent l'État Islamique »

© Michael Klimentyev / RIA Novosti
16 Novembre 2015. Président russe Vladimir Poutine durant une réunion avec le premier ministre italien Matteo Renzi en marge du sommet du G20 à Antalya, Turquie.

Commentaire : Vu le manque d'informations en français à ce sujet, l'équipe SOTT a décidé de traduire cet article. Ce genre de « messages » ne fait pas la une des journaux de nos jours.

Nous avons eu la chance de tomber sur un petit commentaire à cet autre article, dit en passant...
15:50 : Deux musulmans ont été mis formellement en accusation de terrorisme après les arrestations de ce week-end. Mohammed Abdeslam, le frère de Salah, a été remis en liberté. Les recherches sont maintenant terminées. Au G20, Vladimir Poutine a déclaré que plus de 40 pays avec lesquels la France commerce, financent le terrorisme. La délégation française a regardé ailleurs...
En fait, ce n'est pas tout à fait ce que le président russe a dit :
Le président Vladimir Poutine affirme avoir partagé avec ses collègues du G20 des renseignements qui concernent le financement de l'État Islamique : il semblerait que les terroristes soient financés depuis 40 pays, dont des états membres du G20.

Pendant le sommet, « J'ai fourni des exemples basés sur nos donnés sur le financement de diverses unités du l'État Islamique (EI, ex-ISIS/ISIL) par des personnes physiques. Cet argent, selon ce que l'on a pu établir, provient de 40 pays différents, et la liste comprend certains pays membres du G20 », a dit Poutine aux journalistes.



Bomb

13-Novembre : On paye le prix du soutien aux pétromonarchies et aux djihadistes

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© Inconnu
Depuis plusieurs années, j'ai pu comprendre, étayer et documenter le fait que les réseaux jihadistes sont non seulement des ennemis mortels des peuples à travers le monde, mais qu'ils sont aussi des forces clandestinement utilisées par les États occidentaux et leurs alliés du golfe Persique dans la satisfaction d'intérêts profonds inavouables.

En mars dernier, dans un important article intitulé « L'État islamique, cancer du capitalisme moderne », Nafeez Ahmed avait résumé cette instrumentalisation récurrente de milices jihadistes par les principales puissances de l'OTAN et leurs partenaires afin de déstabiliser l'Afghanistan, la Bosnie, le Kosovo, la Libye puis la Syrie. Comme l'a souligné le journaliste Marc de Miramon dans L'Humanité en juillet 2015,
« [p]our Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la "guerre de civilisation" et celle contre le "terrorisme" brandies par le gouvernement [français] comme par l'opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l'alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad. »
Dans le contexte de cette interview, Alain Chouet désignait les pétromonarchies wahhabites, essentiellement l'Arabie saoudite et le Qatar, auxquelles la France vend des armements sophistiqués malgré leur soutien notoire aux principaux réseaux jihadistes - et pas seulement en Syrie. Soulignons-le : Monsieur Chouet est un ancien officier de renseignement qui a travaillé de nombreuses années en tant que chef du contre-terrorisme à la DGSE, les services secrets extérieurs français. Cet homme plus que tout autre sait de quoi il parle lorsqu'il affirme que nos « alliés » du Golfe sont « les parrains financiers du djihad ». Ainsi, son constat est aussi alarmant que révoltant en ce funeste 13-Novembre, dans notre France déjà meurtrie par les attentats de Charlie Hebdo, de l'Hyper Cacher et de Montrouge.

Snakes in Suits

Le pouvoir, entre paranoïa et perversion

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Rares sont les chercheurs qui se sont intéressés à la problématique du pouvoir en lien avec les troubles de la personnalité. Leurs travaux sont soit passés sous silence, soit discrédités par l'idéologie impérialiste dominante. Cette situation est si prégnante aujourd'hui que l'on prend pour vérité acquise le fait que « le pouvoir rend fou ; le pouvoir absolu rend absolument fou », sans jamais penser à remettre en cause cette assertion ne serait-ce qu'en se posant juste la question de savoir si ce ne sont pas plutôt les « fous » qui sont attirés par le pouvoir.

Pour ceux qui se donnent la peine de creuser un peu le sujet, il apparaît de plus en plus évident, au regard du monde tel qu'il se présente à nous, que ce questionnement éclaire majoritairement, selon la loi de Pareto (principe des 80-20 : 80 % des effets sont induits par 20 % de causes), toutes les crises que nous subissons à l'heure actuelle... Et elles sont nombreuses : crises financières, sociales, politiques, écologiques, climatiques, énergétiques, identitaires, etc. La liste est loin d'être exhaustive.

Comme le montre, Jan Spurk, Docteur en philosophie, professeur des Universités classe exceptionnelle, chercheur et enseignent chercheur au CERSES, dans son article de février 2013 sur « Le consentement fatal : pouvoir et domination aujourd'hui » : « les acteurs de la crise sont quasiment absents des visions du monde en crise ainsi que des analyses sociologiques de ce monde ». Confirmant ainsi le fait que l'on élude, volontairement ou non, la problématique relative à cet article dans les tentatives d'explications causales du désastre planétaire auquel nous assistons impuissants.

Toujours selon Jan Spurk, cette carence n'est pas sans graves conséquences, car « éviter la compréhension des rapports de pouvoir et de domination mène sur le plan scientifique à l'impossibilité de comprendre la société actuelle et ses potentiels de développement ».

Commentaire: L'article décrit précisément symptômes et conséquences, sans évoquer les causes réelles, et sans doute encore bien mystérieuses, d'un tel état de fait. Psychopathie, paranoïa, perversion : quelles sont les origines réelles de tous ces maux ? Accident génétique ; prédisposition physique ; développement accidentel, avorté, déséquilibré ; influences extérieures, familiales, traumatisantes, inconnues ; types d'humain, d'esprit, (d'âme ?) ; la liste est longue.

Malgré tout, nous avons la capacité de faire face à ce problème. On peut imaginer la création d'un système qui permettrait la détection de ces tendances pathologiques, en développant les connaissances que nous avons de la genèse et de l'expression de ces maladies mentales. Que de souffrances évitées si nous décidions de faire passer une batterie de test à toute personne en charge d'un quelconque pouvoir, ou désireuse de l'être.


Pistol

Charlie-Hebdo ou l'avènement d'une société fasciste

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© Inconnu
"Charlie-Hebdo" : comme le 11 septembre, cet événement restera comme un des coups d'éclat de l'histoire, un de ces tristes coups qui ne livre son impact historique que plus tard. A la façon de l'incendie du Reichstag en février 1933, la complexité de l'événement "Charlie" va bien au delà de ce que nous laissent entrevoir les médias dominants et annonce en réalité l'avènement d'un ordre nouveau qui plonge ses racines dans l'histoire moderne de l'Occident : le fascisme.

L'esprit est à la peine pour débusquer le sens historique d'un évènement aussi « massif » que l'attaque contre Charlie-Hebdo. L'émotion liée à la mort, ici fortement chargée symboliquement puisqu'elle touche des journalistes, largement amplifiée par l'ampleur du rituel de masse organisé en conséquence, n'aide certes pas à réfléchir le phénomène dans toute sa complexité. Le fait est également qu'il est encore bien tôt pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Alors bien sûr, il nous faut reconsidérer la puissance de l'opposition entre le monde musulman et l'Occident et cette donnée est d'ailleurs encore largement commentée. Mais bien plus, cet attentat, et la mise en scène dont il a été l'alibi, nous informent sur le devenir de ce qu'il nous reste de société. C'est peut-être bien là qu'il faut porter l'effort réflexif. Comment interpréter le déchaînement de bien-pensance auquel nous avons assisté ? Comment réfléchir un tel évènement quand le bien et le mal sont si clairement identifiés, que l'on pleure si bien des victimes si innocentes ? Plusieurs voix s'élèvent tout de même pour dénoncer cette belle unanimité. C'est un trait positif.

Mais l'élément qu'il convient peut-être par-dessus tout de remarquer n'a-t-il pas trait à la puissance de la communication du pouvoir central ainsi qu'à la maîtrise dont il fait montre en la matière, par delà toute morale ? Comment ne pas être ébahie par l'aplomb avec lequel tout ceux qui nous font taire nous mobilisent autour des « valeurs de la république » ? Prenons-les au sérieux un instant. Les valeurs de la république ? Mais avons-nous oublié ce qu'est la république ? Avons-nous oublié 1848 et la tromperie du suffrage universel ? Avons-nous oublié la Commune de 1871 ? 14-18 ? Et la grande arnaque des congés payés de 1936 ? Et la défaite de 1940 ? L'histoire est-elle à ce point abolie que l'on demande au peuple, victime des victoires passées de la réaction, de s'apitoyer sur le malheur de ceux qui, aujourd'hui, en tirent profit ?

Cow

Nouvelle vague d'hystérie de la très sérieuse OMS (et des journalistes idiots) à propos de la viande rouge

Traduction : SOTT

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© Wired.com
L'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) vient juste d'annoncer que la viande rouge « est probablement cancérigène pour les êtres humains ».

Ouaip - au même titre que le glyphosate, les cigarettes, l'alcool et l'amiante.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Facepalm

Cette annonce est grotesquement malavisée et fondée sur les deux formes de science les moins fiables que nous possédions :

1) les études observationnelles basées sur...

2) des questionnaires alimentaires

(Au fait, qu'avez-VOUS mangé au déjeuner jeudi de la semaine dernière/du mois dernier ?)

Tout est entièrement fondé sur le concept de « culpabilité par faible association », et toute personne rationnelle sait que corrélation n'est PAS causalité.

Pouah - Nous voilà de retour au Moyen-Age de la nutrition...

L'OMS semble citer principalement des preuves issues de recherches fondées sur des études observationnelles et des questionnaires alimentaires publiées dans les Archives of Internal Medicine en 2012, qui incluaient une analyse de « deux études de cohorte prospectives »[1] Comportant les mêmes défauts que la « méta-analyse »[2] mal conçue et pauvre au point d'en devenir embarrassante du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer 2011 - également entièrement basée sur des études observationnelles et des questionnaires - AUCUNE distinction n'a été faite entre viande issue d'élevages intensifs et viande de pâturage à 100 % (une distinction potentiellement énorme), et aucun réel effort n'a été fait pour distinguer l'effet de la viande rouge de tout ce que les gens pouvaient manger d'autres. Qu'ont-ils inclus sous la catégorie « viande rouge » ? Les hamburgers McDonald, la pizza, les hot-dog, les tacos, la bolognaise, le lard bourré de nitrates, et la viande d'élevage intensif (nourrie aux OGM et dieu sait quoi d'autre). Bien qu'ils aient courtoisement concédé que la viande rouge ne soit « que très légèrement moins dangereuse que la viande en conserve ». Et la consommation de viande rouge n'a en aucun cas été séparée de quoi que ce soit d'autre qui était ingéré ou infligé à la santé (consommation d'alcool, de sucre, de céréales, etc., ou autres facteurs liés au mode de vie). Et puisque 97 % de la production de viande provient d'élevages intensifs commerciaux, la viande de pâturage n'a probablement même pas dû peser dans ces résultats.

Chess

Quand Moscou double Washington

© Sergey Guneev/POOL/RIA Novosti
Le Président russe Vladimir Poutine et le Président étasunien Barack Obama.
L'Histoire nous dira peut-être si le 'Nouvel Ordre Mondial' commença le 28 septembre, lors d'un face-à-face de 90 minutes à l'ONU, à New-York, entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président étasunien Barrack Obama.

Quelle que soit l'interprétation - rencontre « productive » selon la Maison Blanche et « tendue » selon une source proche du Kremlin - les faits sur le terrain se sont enchaînés presque aussitôt.

Poutine insista auprès d'Obama pour que les États-Unis rejoignent la Russie au sein d'une vraie grande coalition, levée pour anéantir ISIS/ISIL/Daesch. L'administration Obama, une fois de plus, n'a rien « lâché ». J'ai déjà parlé ici de ce qui se passa ensuite: un véritable tremblement de terre changea la donne du 'Nouveau Grand Jeu' lancé en Eurasie, et, sorti tout droit de la mer caspienne, a pris les nombreux acronymes des services secrets étasuniens - sans compter le Pentagone - complètement au dépourvu.

Ce fut donc le premier message que Poutine adressa à Washington, et plus particulièrement au tandem Pentagone/OTAN; vos idées fantaisistes de stationnement d'armes tactiques nucléaires ou de migration de votre flotte de missiles de défense en Europe de l'Est, ou même en Asie-Pacifique, ne sont rien d'autre qu'un mirage. Nos missiles de croisière sont réellement capables de faire d'énormes ravages; et tout bientôt, comme le précise ce document, nous disposerons de davantage de missiles hypersoniques à longue-portée de haute précision.

Propaganda

Le pouvoir des mythes : propagande et désinformation de la narrative américaine

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© Inconnu
La Communication stratégique, ou Stratcom, est une technique de propagande, de manipulation psychologique qui traite l'information comme un outil de soft power [pouvoir exercé de manière douce, donc non conscient pour celui qui le subit, NdT] et même comme une arme dirigée contre ses adversaires. Tel est le nouveau cri de ralliement d'un Washington hypnotisé par le pouvoir qui émane de la création de narratives [Nous reprendrons le terme anglais narrative dans son sens d'histoire créée pour donner une vision déformée de la situation sur le terrain, NdT].

Dans cette époque où les médias sont omniprésents, la première méthode de contrôle social est la création de narratives livrées au public par les journaux, la télé, la radio, les ordinateurs, les cellulaires et tout gadget électronique pouvant relayer une information. Cela a donc entrainé une véritable obsession, pour l'élite au pouvoir, de contrôler autant que possible cette information.


Commentaire : Internet, c'est ce qui donne encore ces cauchemars obsessionnels à l'élite : dans la masse des informations diffusées par ce media, il est possible, avec discernement, de s'informer de façon valable. Pour combien de temps encore, c'est la question :

- Big Brother : la loi sur le renseignement, plus en détail
- Londres, Paris et Washington veulent contrôler les communications sur Internet
- Google : un futur référencement des sites en fonction de la « véracité » de leur contenu ?

Pour ce qui est des journaux et de la télé, l'affaire est entendue depuis longtemps.