Snakes in Suits

L'Europe, de Napoléon à Conchita Wurst en passant par Adolf Hitler

Préambule : Le Saker US, fait ici part des sentiments de dégoût qui envahissent aujourd'hui le peuple russe suite à la conduite arrogante et stupide des Occidentaux dans tous les domaines qu'ils abordent. Mon opinion personnelle est que ce sentiment de dégoût est largement partagé en Europe et surtout dans le reste du monde.

Le Saker Francophone

Traduit de l'anglais par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone
© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot
La bataille de Waterloo le 18 juin 1815, Clément-Auguste Andrieux, 1852
L'UE s'est réunie à nouveau et, avec le vote de la Grèce, elle a décidé de nouvelles sanctions contre la Russie. Entre-temps, la junte soutenue par l'UE continue à tuer tous les jours un grand nombre de civils en Novorussie. Et tandis que, pour Charlie, nous voyons des millions de gens dans les rues, personne ne semble s'en soucier. Pire, l'Union européenne soutient les assassins nazis (et je ne mentionnerai même pas les États-Unis).

C'est tragique à plus d'un titre. Bien sûr, c'est tragique pour les gens en Novorussie, mais ça ne l'est pas moins pour les gens en Ukraine, qui vivent maintenant sous un régime nazi sans espoir de changement prévisible. C'est aussi tragique pour les Russes qui souffrent des conséquences économiques des sanctions. Et, bien sûr, c'est tragique pour les peuples d'Europe qui souffrent également de ces sanctions (autodestructrices). Mais quelque chose d'autre est en train de se produire, qui pourrait avoir des conséquences à long terme.

Pendant trois siècles, les élites russes ont été plus ou moins divisées en deux camps : les pro-occidentaux et les anti-occidentaux. Évidemment, à cette époque, Occident signifiait Europe de l'Ouest, pas les États-Unis ni l'Europe centrale.

Les amis européens de la Russie - Bref rappel

Le camp pro-européen avait été formé par les nouvelles élites créées par le tsar Pierre 1er dans le but d'imposer ses réformes au peuple russe. A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, le camp pro-occidental contrôlait presque totalement la Russie. Ensuite, à l'époque soviétique, ces catégories se sont plus ou moins estompées lorsque l'idéologie est devenue centrale. Si on peut soutenir que les trotskystes étaient de facto pro-occidentaux, ils constituaient une si petite fraction du parti bolchévique, qui lui même était une infime partie de la population russe, que je ne crois pas qu'on puisse parler de factions pro-occidentales au sein du parti bolchévique ou du parti communiste. Même Khrouchtchev, certainement le pire dirigeant que l'URSS a jamais eu, n'était pas réellement pro-occidental. Je pense que le premier dirigeant soviétique pro-occidental était le dernier, Gorbatchev. Mais après 1991, la grande majorité des Russes, fatigués des tensions idéologiques, fatigués d'une guerre froide dont ils ne voulaient pas, fatigués d'être vus comme des ennemis de l'Europe, ont sincèrement désiré faire partie de l'Occident et, enfin, tirer un trait sur le passé.

Commentaire: Ne manquez pas L'excellente série documentaire d'Oliver Stone « une autre Histoire de l'Amérique » disponible en français


Les autres épisodes sont disponibles ici.


Dollars

Histoire : Après la guerre Berlin a été le roi de la dette et n'a jamais remboursé

Au cours du siècle dernier, l'Allemagne s'est trouvée trois fois en faillite. Si elle a pu se relever, c'est entre autres au détriment de la Grèce, expliquait l'historien de l'économie Albrecht Ritschl en 2011 dans un entretien avec l'hebdomadaire de Hambourg.
L'Allemagne joue les donneuses de leçons sur la question de savoir s'il convient d'accorder de nouvelles aides à la Grèce. Le gouvernement se montre inflexible sur le mode : "Vous n'aurez de l'argent que si vous faites ce que nous vous demandons." Cette attitude est-elle justifiée ?

Albrecht Ritschl Non, absolument pas. Dans toute l'histoire récente, c'est l'Allemagne qui a connu les pires faillites d'Etat, au XXe siècle. Sa stabilité financière et son statut de bon élève de l'Europe, la République fédérale les doit uniquement aux Etats-Unis, qui, aussi bien après la Première Guerre mondiale qu'après la Seconde, ont renoncé à des sommes considérables. Malheureusement, on a un peu trop tendance à l'oublier.

Que s'est-il passé exactement ?

Entre 1924 et 1929, la république de Weimar a vécu à crédit et a même emprunté auprès des Etats-Unis l'argent dont elle avait besoin pour payer les réparations de la Première Guerre mondiale. Cette pyramide s'est effondrée pendant la crise de 1931. Il n'y avait plus d'argent. Les dégâts ont été considérables aux Etats-Unis et l'effet a été dévastateur sur l'économie mondiale.

Il s'est produit la même chose après la Seconde Guerre mondiale.

Sauf que les Etats-Unis ont veillé à ce que l'on n'exige plus de l'Allemagne des réparations aussi exorbitantes. A quelques exceptions près, toutes les demandes ont été renvoyées à une future réunification des deux Allemagnes. C'est véritablement ce qui a sauvé l'Allemagne, cela a été le fondement du miracle économique qui a commencé dans les années 1950. Mais les victimes de l'occupation allemande ont dû renoncer aux réparations, y compris les Grecs.

Quelle a été l'ampleur des défauts de paiement de l'Etat allemand ?

Si l'on prend la puissance économique des Etats-Unis comme point de référence, le défaut allemand des années 1930 a eu autant d'impact que la crise financière de 2008. En comparaison, le problème de la Grèce est minime. Seul le risque de contagion à d'autres pays de la zone euro pose problème.

La République fédérale passe pour être un modèle de stabilité. Combien de fois l'Allemagne a-t-elle fait faillite, au total ?

Cela dépend du mode de calcul. Rien qu'au cours du siècle dernier, au moins trois fois. Après les premiers défauts de paiement, dans les années 1930, les Etats-Unis ont consenti une remise de dette considérable à la République fédérale, en 1953. A partir de là, l'Allemagne s'est portée comme un charme pendant que le reste de l'Europe se saignait aux quatre veines pour panser les plaies laissées par la guerre et l'occupation allemande. Même en 1990, le pays s'est retrouvé en situation de non-paiement.

Pardon ? Un défaut ?

Bacon

Petite histoire du gras : genèse d'une désinformation (Partie 1)

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© Inconnu
La journaliste scientifique Nina Teicholz a récemment publié un best-seller intitulé « The Big Fat Surprise », au sujet de l'impact du gras saturé sur la santé. Elle a épluché des centaines d'études publiées depuis les 1960s et interviewés des acteurs importants du domaine de la nutrition qui ont influencé les politiques gouvernementales à l'égard du gras.

Des connaissances oubliées...

En 1906, Vilhjalmur Stefansson, un Américain d'origine islandaise oeuvrant comme anthropologue à l'Université Harvard, a décidé de vivre parmi les Inuits dans l'Arctique Canadien. Environ 70% à 80% des calories de ces populations provenaient du gras, surtout saturé. Ils semblaient en excellente santé, pas d'obésité ni de maladies telles que le diabète.

En 1928, de retour à New York, Stefansson et un collègue, sous la supervision d'une équipe de scientifiques qualifiés, ont débuté une diète constituée exclusivement d'eau et de viande pendant un an. À la fin de l'année, les deux hommes se sentaient très bien et étaient en parfaite santé. (voir l'étude ici) Stefansson a poursuivi la diète jusqu'à la fin de sa vie et est demeuré en bonne santé jusqu'à sa mort à 82 ans.

Commentaire: Quelques précisions afin de faciliter la compréhension de l'article. Comme le souligne l'auteur dans un de ses propres commentaires :
- Question : Vous écrivez: « Il observa aussi qu'au sein d'un pays, l'incidence des maladies cardiaques était corrélée au niveau de cholestérol sanguin. » Ensuite vous écrivez : dans les années 1950s, on savait déjà que de remplacer la graisse animale par la graisse végétale faisait diminuer le cholestérol total dans le sang.

Donc, manger davantage de graisse végétale réduit l'incidence de maladies cardiaques.

La deuxième affirmation était basée sur quoi exactement? Comment ça qu'on savait déjà dans les années 1950s que la graisse végétale faisait diminuer le cholestérol ?

Finalement, vous écrivez : « En 1957, Keys publia une série d'études démontrant que le meilleur moyen de faire baisser le cholestérol total était de réduire la consommation de gras saturé (donc animal). » Est-ce que cette étude a aussi été discréditée?.

- Réponse : Attentions aux syllogismes. Les deuxièmes et troisièmes affirmations sont vraies. La première affirmation aussi dans un sens, mais corrélation n'implique pas causalité. La troisième partie de l'article éclaircira ce point.
Pour bien comprendre, prenons un exemple : « il y a une forte corrélation entre la consommation de gras saturé et les décès par maladies cardiaques par pays. » ne veut pas dire que la consommation de gras saturé est la cause des maladies cardiaques. (Dans ce cas précis, il est plus probable que la consommation d'hydrates de carbones, parce qu'ajoutée à la consommation de gras, soit le vrai responsable du délit).

Pour commencer à se faire une autre idée du gras :

- Une présentation du régime cétogène
- Interview de Stephen Phinney sur le régime cétogène
- Le régime cétogène pourrait être la clé pour guérir du cancer
- Le gras est bon pour la santé
- Ne privez pas votre enfant de gras !


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Désinformation

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« Les remparts culturels tombent les uns après les autres comme les murs de Jéricho à l'appel des trompettes multinationales, et l'individu, privé des défenses naturelles de la famille, de la tribu, de l'artisanat, de la nation, de la religion, de la langue, de ce que j'ai appelé le « nous » opposé au « je », sombre dans le « on » informe d'une humanité non différenciée : sous prétexte d'ouverture au monde, il demeure seul et sans défense devant son poste de télévision, cet entonnoir universel de la désinformation. »

Si les techniques de désinformation n'ont de cesse de se perfectionner, le phénomène reste intemporel. Pour Volkoff, nous vivons en psychocratie, où les émotions l'emportent sur le rationnel. Rien que de très banal. Au cours des années 1990 toutefois, trois événements auraient changé la donne quant à la désinformation :

- la chute du communisme privait l'Occident du bouc émissaire auquel on pouvait jadis attribuer toutes les opérations de désinformation, du moins toutes celles réussies ;

- les techniques de la désinformation étant désormais connues, elles échappaient au contrôle des États et étaient de plus en plus pratiquées par des organismes privés ;

- la « toute-puissante » image avait définitivement triomphé du mot dans la communication de l'information, et elle ouvrait aux désinformateurs des perspectives nouvelles et apparemment illimitées.

Magnify

Comprendre l'esprit russe

Traduction/relecture : Abdelnour/JJ

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L’ancien dieu slave Zimnik: un homme trapu, les cheveux longs couleur de neige, vêtu d’un manteau blanc, toujours pieds nus. Il porte un bâton de fer, avec lequel qui il peut geler instantanément tout être solide. Peut invoquer les tempêtes de neige, les tempêtes de verglas et les blizzards. Vagabondant partout, prenant tout ce qu’il aime, en particulier les enfants qui se conduisent mal.
De récents événements comme le renversement du gouvernement de l'Ukraine, la sécession de la Crimée et sa décision de rejoindre la Fédération de Russie, la campagne militaire qui en a résulté contre les civils d'Ukraine de l'Est, les sanctions occidentales contre la Russie, et plus récemment l'attaque contre le rouble, ont provoqué une phase de transition au sein de la société Russe, qui est à mon avis très peu comprise, voire tout à fait incomprise en Occident. Ce manque de compréhension induit pour l'Europe un net désavantage en ce qui concerne sa capacité à négocier efficacement pour résoudre cette crise.

Bien qu'avant cette crise les Russes se satisfaisaient de se considérer comme un pays européen comme les autres , ils se sont maintenant souvenus qu'ils forment une civilisation particulière, avec des racines culturelles différentes (Byzance plutôt que Rome), une civilisation qui a fait l'objet d'efforts de destruction coordonnés de la part de l'Occident une à deux fois par siècle, que ce soit de la part de la Suède, la Pologne, la France ou l'Allemagne, ou de n'importe quelle combinaison des pays cités ci-dessus. Ceci a formé dans le caractère Russe un modèle d'attitudes particulières, qui est susceptible de conduire l'Europe et le reste du monde au désastre s'il n'est pas bien compris.

USA

Les USA : une mythologie revisitée au service du fascisme

À ce jour, le gouvernement des États-Unis s'est associé à beaucoup de fascistes et autres néonazis. En Ukraine, un gang portant l'emblème du svastika (croix gammée) et se faisant appeler Pravyï Sektor (Secteur droit) a été la première force engagée dans la campagne de violence de rue et de terreur qui amena la chute du gouvernement élu. Le Pravyï Sektor est seulement l'un des nombreux groupes d'ultranationalistes ukrainiens qui admirent ouvertement la figure d'Hitler. De nombreuses personnalités du régime de Kiev, soutenu par les USA (vu qu'il menace la Russie), ont publiquement loué Adolphe Hitler. Le régime de Kiev dépend de ces fanatiques cinglés et violemment anti-russes, alors qu'il lutte contre sa propre population, dans l'Est du pays.

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En Syrie, les USA se sont associés avec des extrémistes takfiristes. Il s'agit de groupes islamistes qui appellent à l'extermination de ceux qui ont des croyances religieuses jugées inacceptables. Les takfiristes sont connus pour torturer, recruter des enfants soldats et commettre d'autres crimes aussi abominables contre le genre humain. Ils décapitent sommairement des gens, au motif d'une simple appartenance ethnique ou religieuse. Le gouvernement US et ses alliés ont financé ces groupes dans l'espoir de renverser la République arabe syrienne.

En Bolivie, au Venezuela, en Équateur et en d'autres pays bolivariens, l'opposition soutenue par les USA rassemble beaucoup de personnes qui admirent des dictateurs fascistes, comme Francisco Franco et Augusto Pinochet. La minorité anti-bolivarienne en Amérique latine parle ouvertement de lancer une campagne de violence terroriste, pour renverser les gouvernements élus, tous pro-socialistes. Le politicien vénézuélien Robert Serra a déjà été assassiné par ces extrémistes, et leur campagne de violence est sur le point de s'intensifier, à mesure que ces gouvernements populaires et anti-capitalistes se renforcent.

Même sur le sol étasunien, il y a une recrudescence du sentiment fasciste et néonazi.

Gift

La Russie à l'Union Européenne : débarrassez-vous des États-Unis et rejoignez l'Union économique eurasienne

Traduit et édité par Le Saker francophone

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Doucement, mais sûrement, l'Europe commence à prendre conscience des effets du blocus économique et financier occidental mené contre la Russie : c'est elle-même qui en souffre le plus ! Fin 2014, c'est l'Allemagne qui a percuté la première, voyant son économie défaillir et s'approcher de la récession. Aujourd'hui d'autres pays s'en rendent compte. Ainsi, l'ancien président de la Commission européenne, et ancien Premier ministre italien, Romano Prodi, a déclaré au journal Il Messaggero qu'une « économie russe affaiblie est extrêmement désavantageuse pour l'Italie ». C'est dans ce contexte que la Russie a proposé à l'Union européenne de rejoindre la nouvelle Union économique eurasienne.

Voici un extrait d'un article de l'agence Tass [1], à propos de la déclaration de Prodi [2] [3] :
« Des prix en baisse sur les marchés internationaux de l'énergie ont des aspects positifs pour les consommateurs italiens, qui paient moins pour le carburant, mais cet effet n'est qu'à court terme. Il a déclaré que sur le long terme, en effet, l'affaiblissement de la situation économique des pays fournisseurs de ressources énergétiques, engendré par la baisse des prix du gaz et du pétrole, principalement en Russie, est extrêmement désavantageux pour l'Italie.

« La baisse des prix du pétrole et du gaz, combinée avec les sanctions imposées par la crise ukrainienne, fera chuter le PNB de la Russie de 5 % par an et, par conséquent, les exportations de l'Italie seront diminuées de 50 % », a déclaré Prodi.

Même en mettant de côté l'inutilité ou l'imminence des sanctions, on doit souligner un biais évident : peu importe le taux du rouble contre celui du dollar, qui a baissé de près de la moitié, les exportations étasuniennes vers la Russie augmentent, alors que les exportations en provenance d'Europe s'amenuisent. »

Commentaire: Peu d'espoirs en effet : l'entêtement et l'aveuglement européen confine tout bonnement à la folie. Qui aura le courage de défier ouvertement les États-Unis qui ont corrompu et/ou sans doute menacé chaque pays de l'UE ? Encore une main tendue de la part d'une Russie qui a sans doute plus à nous offrir que le monstrueux pacte américain appelé TAFTA :

- Traité transatlantique : aujourd'hui, retour sur les enjeux gigantesques du TAFTA
- Traité transatlantique : aujourd'hui, un résumé magistral et une description sans fards de ce monstre économique à l'affût

La chance et les opportunités nous sont données, à chaque nouvelle étape de ce conflit absurde, pour nous retirer d'un jeu qui porte en lui les germes d'une réelle destruction. Mais rien n'y fait. A notre niveau, saisissons-en une, d'opportunité : celle de pouvoir pleinement prendre conscience que les erreurs de jugements et les erreurs décisionnelles de nos dirigeants sont le reflets d'une authentique maladie de l'esprit. Privé de ce bon sens commun, humain, qui rend possible la distinction entre ce qui est bon pour le bien de tous, et ce qui n'est bon que pour le bien (éphémère) de quelques-uns.

Le village étant inondé, un homme s'est réfugié sur le toit de sa maison. Comme le niveau de l'eau ne cesse de monter, il prie pour appeler Dieu à son secours.
Arrive une barque de pompiers. "Montez !" lui disent les pompiers.
- Non, merci, Dieu va venir à mon secours
Vient un hélicoptère. "Montez !" lui dit l'équipage.
- Non, merci, répond-il, Dieu va venir à mon secours
Et ainsi de suite.
Bientôt l'eau atteint le toit de la maison et il périt noyé.
Quand il arrive au ciel, il va voir Dieu et se plaint : Dieu, je vous ai appelé et vous n'êtes pas venu à mon secours !
Comment ? répond Dieu, je t'ai envoyé une barque, un avion, etc. et tu as tout refusé !



Bizarro Earth

2015 : l'année de la confrontation finale entre l'Empire du chaos et l'Eurasie

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Les petites lueurs démocratiques surgies en Europe (Podemos, Syriza) suffiront-elles à illuminer une année 2015 menacée par la périlleuse confrontation entre un vieil empire occidental décadent et des forces émergentes qui ne s'en laissent plus conter ?

L'année 2014 aura été marquée par la brutale aggravation de la crise économique et financière mondiale et par la fuite en avant de l'Otan vers un dangereux chaos guerrier dont les métastases touchent désormais le continent européen.
  • Les masques statistiques euphoriques n'abusent plus que les gogos. La prétendue "reprise" continue à être financée par de la dette pour « une période considérable ». Les banques sont incapables de satisfaire à des stress-tests édulcorés. Les chiffres du chômage sont trafiqués par des radiations massives. La distribution de "food stamps" (tickets d'alimentation) bat des records aux États-Unis. Et plus alarmant encore, la courbe de la mortalité infantile US vient de repartir à la hausse [1].
  • L'État islamique en héritage : aux confins orientaux de leur empire, les maîtres du monde, venus semer à les entendre le Bien et la Démocratie, n'ont récolté que le chaos. Aux potentats régionaux détrônés succèdent les ravagés de l'État islamique qui sont aux États-Unis ce que Mr Hyde était au Dr Jekyll. Les atrocités médiatisées des uns ne valent-elles pas les bombardements à l'aveugle ou les pratiques tortionnaires enfin révélées des autres ?
  • Le cancer de la guerre frappe désormais aux portes du vieux continent européen : venue faire la nique à la Russie du vilain Poutine, l'Otan s'est pris les pieds dans le bourbier ukrainien après y avoir fomenté un coup d'État, sans manifestement maîtriser les moyens de le pérenniser.

Gear

11 Septembre, peurs et dissonance cognitive

Traduction : Le foofighter

© Inconnu
Pourquoi les gens (bien) sont-ils silencieux - voire pire - à propos du 11 Septembre ? C'est en substance la question que se pose Frances T. Shure, psychologue supportrice du mouvement Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11 Septembre, dans une série d'articles, visibles ICI. Avec l'aimable autorisation de Frances T. Shure, nous vous proposons une traduction de cette série, dont voici la première partie.

Frances Shure a effectué une analyse approfondie portant sur un sujet clé de notre époque : "Pourquoi les gens [biens] restent-ils silencieux - ou pire - à propos du 11 Septembre [ou 9/11] ?" L'essai qui en résulte, présenté ici comme une série, est une synthèse à la fois de la recherche universitaire et des observations cliniques.

L'analyse de Mme Shure commence par la reconnaissance de l'observation faite par les professionnels de la psychologie interviewés dans le documentaire "9/11 : les preuves explosives - les experts se prononcent" réalisé par les Architectes et Ingénieurs de la Vérité sur le 9/11, lesquels professionnels décrivent nos tendances humaines au déni afin d'éviter l'inconfort de la « dissonance cognitive ». En effet, la résistance à l'information qui défie sensiblement notre vision du monde est la règle plutôt que l'exception, explique Mme Shure. Il en est ainsi parce que la peur est l'émotion qui sous-tend la plupart des réactions de rejet à l'égard de l'information fournie par les sceptiques du 9/11. Mme Shure dresse le tableau des nombreux types de peurs qui sont concernées, et comment elles sont imbriquées dans le "mythe sacré" de l'exceptionnalisme américain.

Eye 1

Big Brother is coming : la loi de programmation militaire va légaliser la surveillance d'Internet

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Création d'un nouveau monstre informatique baptisé XKeyscore pouvant surveiller totalement Internet pour le compte de la NSA (récemment mise en cause dans des activités d'espionnage), révélation du projet INDECT non moins monstrueux visant à contrôler les internautes européens et à généraliser les dispositifs de surveillance automatisée des populations[1], du système d'écoute Frenchelon mis en place par la DGSE permettant de collecter systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France[2]... les États et les agences de sécurité bénéficient d'outils de contrôle des communications et des déplacements toujours plus performants.

La dernière loi de Programmation militaire va légaliser la surveillance de la totalité du net et des télécommunications par son article 20 (lire ici). Voté fin 2013, le texte entrera en vigueur le 1er janvier 2015. Il prévoit un accès administratif des services de l'État aux télécommunications (téléphone, SMS, Internet, etc.) des Français, et à toutes les informations qui transitent par les réseaux nationaux. Son but officiel : repérer les comportements suspects sur Internet afin de désamorcer les menaces criminelles, notamment terroristes. Véritable sésame pour vaincre les résistances aux lois liberticides, la « guerre contre le terrorisme » ou contre la « criminalité organisée » donne lieu à une militarisation de l'espace public, un panoptisme social intrusif et la mise en œuvre d'une politique de contrôle intérieur basée sur la peur.