Flashlight

En situation de pouvoir, on pense avant tout à conserver son pouvoir plutôt qu'à servir l'intérêt collectif

Ah si j'étais président ou supra grand directeur de cette multinationale, ça ne se passerait pas comme ça ! On s'imagine volontiers dans la position du puissant, mais n'agissant certainement pas de la même manière que ceux qui nous imposent des choses dont on ne veut pas : on s'imagine incarnant le chef juste, honnête, charismatique, engagé, visionnaire, intelligent, appliquant de nobles convictions, n'oubliant pas la réalité, réduisant les inégalités, faisant croître et évoluer positivement la société ou l'organisation. On serait loin des magouilles et toujours proche de nos concitoyens qu'on écouterait, nous. Et ainsi, on mériterait les avantages de la fonction, mais on n'en abuserait pas, peut-être même qu'on diminuerait les revenus faramineux que la place nous offre, peut-être qu'on resterait modeste et humble et qu'on refuserait que la cour se mette à genoux pour nous. On penserait avant tout au pays, à l'organisation, et on travaillerait à ce que tout soit meilleur pour tout le monde, on rendrait efficace l'entreprise, heureux les subordonnés et les citoyens, c'est tout ce qui nous importerait. Et seuls les méchants, les arriérés, les ennemis de la nation/de l'entreprise seraient mécontents.
Pouvoir
© Inconnu
Ce rêve - aussi naïf que celui d'un enfant - suppose donc que les politiques, les grands patrons seraient donc en fait tous des salauds et que si on est si mécontent des partis politiques, des personnes en haut de la pyramide, quels qu'ils soient, c'est parce qu'ils ne sont pas les bonnes personnes ou n'ont pas de bonnes idées. Il faudrait donc en changer jusqu'à trouver le bon prétendant. Soi, par exemple ? Les ambitieux, les mégalomanes répondraient sans doute oui ; les humbles, non. Et là on touche déjà un premier paradoxe : ceux qui ne veulent absolument pas du pouvoir seraient peut-être ceux qui sont le plus à même de savoir le gérer, ce pouvoir...

On pourrait poser autrement notre questionnement : est-ce le pouvoir qui attire les « mauvaises » personnes ou est-ce que c'est le pouvoir qui rend « mauvais » ? Si on forçait notre rêveur, mais néanmoins humble (il ne veut pas du pouvoir) à avoir du pouvoir, serait-il alors encore humble, juste, mettrait-il son pouvoir au service des autres, de l'organisation, de l'intérêt collectif, de l'efficacité ? Voyons ce que nous en disent les recherches en psychologie :
En situation de pouvoir, on choisit toujours de prendre des mesures qui sauvegardent notre pouvoir, le maintient, plutôt que des mesures qui servent l'organisation ou l'intérêt collectif.
Autrement dit, en situation de pouvoir, on pense avant tout à conserver son pouvoir plutôt que de servir l'intérêt collectif.

Commentaire:
« La répartition du travail parmi les cellules d'une communauté présente un avantage [...] pour la survie de cette dernière. L'efficacité qui en découle permet à davantage de cellules de vivre avec moins. Un budget pour vivre à deux est plus avantageux qu'un budget pour vivre seul. [...] Pour survivre, chaque cellule est tenue de dépenser une certaine quantité d'énergie. Cependant, la quantité d'énergie conservée par les individus d'une communauté contribue à améliorer globalement tant leurs chances de survie que leur qualité de vie. »

~ Bruce Lipton, La biologie des croyances


USA

Empire et géopolitique - Êtes-vous prêts pour la guerre nucléaire ?

Traduit de l'anglais par Résistance 71

Faites bien attention à la colonne de l'invité de Steven Starr sur "La létalité des armes nucléaires" : Washington pense que la guerre nucléaire peut-être gagnée et planifie une première frappe nucléaire sur la Russie et peut-être la Chine, afin de prévenir tout défi à son hégémonie mondiale.
Bombe nucléaire
© Inconnu
Le plan est dans un stade déjà bien avancé et sa mise en application est en cours. Comme je l'ai rapporté auparavant, la doctrine stratégique américaine a changé et le rôle des missiles nucléaires a été élevé de celui de rôle de frappe en retour à celui de frappe offensive. Des bases de missiles anti-balistiques (MAB) ont été établies en Pologne à la frontière avec la Russie et d'autres bases sont en cours d'établissement. Une fois terminée la mise en place, la Russie sera complètement encerclée par des bases de missiles américaines.

Les MAB, connu aussi sous le nom de "guerre des étoiles", sont des armes faites pour intercepter et détruire les Missiles Balistiques Inter-Continentaux (MBIC ou ICBM en anglais). Dans la doctrine guerrière de Washington, les Etats-Unis frappent la Russie en premier et quelque soit la force de rétaliation dont dispose encore la Russie, celle-ci est empêchée d'atteindre les Etats-Unis par les MAB. La raison donnée par Washington pour changer sa doctrine de guerre est la possibilité que des terroristes puissent obtenir une arme nucléaire avec laquelle ils pourraient détruire une ville américaine. Cette explication est un non-sens total. Les terroristes sont des individus ou un groupe d'individus, pas un pays ayant un pouvoir de menace militaire. Utiliser des armes nucléaires contre des terroristes détruirait bien plus que les terroristes et serait inutile dans la mesure où une frappe par missile conventionnel embarqué sur drone serait bien suffisant.

La raison donnée par Washington pour sa base de MAB en Pologne est de protéger l'Europe des MBIC iraniens. Washington et les gouvernements européerns savent que l'Iran n'a aucun MBIC et que l'Iran n'a aucune intention manifeste d'attaquer l'Europe.

Commentaire: Malheureusement, on ne peut pas écarter du revers de la main cette possibilité, car nous savons très bien que les psychopathes au pouvoir sont prêts à tout faire pour arriver à leurs fins.

Chess

Du mythe d'aujourd'hui à la réalité historique - Le débarquement du 6 juin 1944

D-Day
© Inconnu
Le triomphe du mythe de la libération américaine de l'Europe

En juin 2004, lors du 60eanniversaire (et premier décennal célébré au XXIe siècle) du « débarquement allié » en Normandie, à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l'Allemagne » l'Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l'URSS, 20 et 57%[1]. Du printemps à l'été 2004 avait été martelé que les soldats américains avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l'Europe « occidentale » pour lui rendre l'indépendance et la liberté que lui avait ravies l'occupant allemand et que menaçait l'avancée de l'armée rouge vers l'Ouest. Du rôle de l'URSS, victime de cette « très spectaculaire [inversion des pourcentages] avec le temps »[2], il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des « Alliés » de Deuxième Guerre mondiale, sur fond d'invectives contre l'annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs[3].

La légende a progressé avec l'expansion américaine sur le continent européen planifiée à Washington depuis 1942 et mise en œuvre avec l'aide du Vatican, tuteur des zones catholiques et administrateur, avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale de la « sphère d'influence "occidentale" »[4]. Conduite en compagnie de et en concurrence avec la RFA (puis l'Allemagne réunifiée), cette poussée vers l'Est a pris un rythme effréné depuis la « chute du Mur de Berlin » (1989) : elle a pulvérisé les « buts de guerre » que Moscou avait revendiqués en juillet 1941 et atteints en 1944 (récupération du territoire de 1939-1940) et 1945 (acquisition d'une sphère d'influence recouvrant l'ancien « cordon sanitaire » d'Europe centrale et orientale, vieille voie germanique d'invasion de la Russie)[5]. Le projet américain avançait si vite qu'Armand Bérard, diplomate en poste à Vichy et, après la Libération, conseiller d'ambassade à Washington (décembre 1944) puis à Bonn (août 1949), prédit en février 1952 : « les collaborateurs du Chancelier [Adenauer] considèrent en général que le jour où l'Amérique sera en mesure de mettre en ligne une force supérieure, l'URSS se prêtera à un règlement dans lequel elle abandonnera les territoires d'Europe Centrale et Orientale qu'elle domine actuellement. »[6] Les prémonitions, alors effarantes, de Bérard-Cassandre, sont en mai-juin 2014 dépassées : l'ancienne URSS, réduite à la Russie depuis 1991, est menacée à sa porte ukrainienne.

Débarquement Normandie, 6 juin 1944
© Inconnu
L'hégémonie idéologique « occidentale » accompagnant ce Drang nach Osten a été secondée par le temps écoulé depuis la Deuxième Guerre mondiale. Avant la Débâcle, « l'opinion française » s'était fait « dindonn[er] par les campagnes "idéologiques" » transformant l'URSS en loup et le Reich en agneau. La grande presse, propriété du capital financier, l'avait persuadée que l'abandon de l'alliée tchécoslovaque lui vaudrait préservation durable de la paix. « Une telle annexion sera et ne peut être qu'une préface à une guerre qui deviendra inévitable, et au bout des horreurs de laquelle la France courra le plus grand risque de connaître la défaite, le démembrement et la vassalisation de ce qui subsistera du territoire national comme État en apparence indépendant », avait averti, deux semaines avant Munich, une autre Cassandre du haut État-major de l'armée[7]. Trompée et trahie par ses élites, « la France » connut le destin prévu mais ses ouvriers et employés, subissant 50% de baisse des salaires réels et perdant 10-12 kg entre 1940 et 1944, se laissèrent moins « dindonn[er] par les campagnes "idéologiques" ».
Eye 1

Si le pervers narcissique m'était « compté » ou la fabrique des imposteurs - Comment le paradoxe de l'idéologie néolibérale influence nos personnalités

Ce n'est point le peuple naissant qui dégénère, il ne se perd que lorsque les hommes faits sont déjà corrompus
~ Montesquieu, L'esprit des lois, 1749
Choisir son chemin - Libre arbitre
© Philippe Guillemant.com
« Assurément la perversion narcissique est une perversité. (Il n'en va pas pour autant que toute perversité relève de la perversion narcissique). Figurent en vedette parmi les pervers narcissiques les imposteurs, les escrocs et les mystificateurs (...) ; toutefois, si en tout pervers narcissique il y a bien un imposteur qui sommeille (ou plutôt qui veille...) il ne s'étale pas toujours au devant de la scène sociale. »
~ Paul-Claude Racamier
« Le pouvoir n'est pas une autorité s'exerçant sur des sujets de droit, mais avant tout une puissance immanente à la société, qui s'exprime dans la production de normes et de valeurs... Passage de la loi à la norme, d'une société (d'Ancien régime) centrée sur la loi on est passé à une société gestionnaire centrée sur la norme. C'est l'une des conséquences de la vaste révolution libérale. »[1]

Avant d'en venir au fond de la problématique que je souhaiterais développer ici, posons-nous tout d'abord la question : qu'est-ce qu'un imposteur ?

La définition du mot imposteur du CNTRL nous donne :
A. - Celui qui trompe, qui abuse autrui par des mensonges, de fausses promesses, dans le but d'en tirer un profit matériel ou moral ; synonyme : fourbe, menteur, trompeur.

- Sens vieilli : celui qui répand sur autrui des accusations mensongères ; synonyme : calomniateur.

B. - Celui qui cherche à abuser autrui sur sa propre personne, en feignant les apparences de la vertu, de la sagesse, de l'intégrité, du savoir ; synonyme : hypocrite.

- En particulier : celui qui usurpe le nom, la qualité, le titre d'un autre; celui qui se fait passer pour autre que ce qu'il est.

Étymologiquement, le mot est dérivé du latin classique impõno dont les différents sens et les exemples qui s'ensuivent nous offrent une symbolique très complète sur la représentation à géométrie variable de ce qu'est un imposteur et les impostures auxquelles il s'adonne :

1. - Placer sur, poser sur, appliquer.

2. a) - Établir sur, préposer, assigner.

2. b) - Mettre quelque chose sur les épaules de quelqu'un ; lui donner la charge de quelque chose. Ex. : charger quelqu'un d'une affaire, d'un rôle.

2. c) - Imposer. Ex. : imposer à quelqu'un plus de fatigue ; faire subir à quelqu'un des injustices, des outrages ; imposer des lois à quelqu'un ; faire la loi à quelqu'un ; imposer des lois par la force à la citée ; imposer un tribut au vaincu ; imposer aux Athéniens le gouvernement des Trente ; imposer aux terres une redevance.

2. d) - Mettre la dernière main à quelque chose.

3. - En imposer à quelqu'un, donner le change à quelqu'un, abuser quelqu'un.
Cette définition sommaire, qui sera complétée ultérieurement, nous donne un premier élément de réponse afin de situer le cadre dans lequel s'inscrit cet article.

Commentaire: Voir aussi :

Ponérologie 101 : le masque de santé mentale du psychopathe
Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance
Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques
Introduction à la psychopathie à l'usage du profane
Autoritarisme et psychopathie
Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres
La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 2e partie
Toungouska, psychopathie et la sixième extinction
Portrait du pervers narcissique et de sa victime
La famille narcissique

Chess

L'Europe se soumet au droit états-unien

C'est avec une grande hypocrisie que les gouvernements européens prétendent avoir donné un mandat à la Commission européenne pour négocier le Partenariat transatlantique avec Washington dans le respect du droit européen. En réalité, comme lors des précédents de Swift, des données relatives aux passagers aériens et de la lutte contre la fraude fiscale, la Commission a instruction de suspendre les lois européennes dans les relations avec les États-Unis. Dès lors, la négociation revient à déterminer les domaines dans lesquels les Européens ne seront plus protégés par leurs États.

Dan Mullaney, Ignacio García Bercer

Les deux hauts-fonctionnaires qui négocient à huis-clos l’accord TTIP : Dan Mullaney et Ignacio García Bercero.
La Belgique et les États-Unis viennent de conclure un accord en vue d'appliquer en Belgique, une loi américaine luttant contre la fraude fiscale, le Foreign Account Tax Compliance Act (FACTA). La signature de l'accord a eu lieu le 23 avril 2014. Plusieurs pays, tel le Royaume-Unis, la France, l'Allemagne et le Japon ont déjà signé avec les USA un accord, appliquant cette loi sur leur sol. À partir du 1er janvier 2015, les établissements financiers devront déclarer à Washington les mouvements d'un compte détenu par un citoyen US. Dès lors que le montant dépasse les 50 000 dollars ou qu'un certain nombre de mouvements ont lieu avec le territoire états-unien, la banque doit établir un rapport précis des entrées et sorties de fonds. Si une banque ne se soumet pas à cette procédure, toutes ses activités aux USA seront sur-taxées à hauteur de 30 %. La sanction peut aller jusqu'au retrait de la licence bancaire aux États-Unis.
Bad Guys

Mai 2014 - Changements terrestres, météorologie extrême et événements prophétiques

Super cellule atmosphérique
© ravedelay/Flickr
USA

Les États-Unis, un Empire en déliquescence


Les États-Unis ne sont plus une « nation indispensable » que dans le discours du président Obama.
Le président Obama a précisé sa doctrine stratégique à West Point. Dans son discours, il a réaffirmé la toute-puissance militaire des États-Unis, alors que ceux-ci sont dépassés techniquement à la fois par la Russie et par la Chine. Incapable d'affronter Moscou, il a passé la perte de la Crimée sous silence et a préféré désigner le seul ennemi qui vaille : la tactique du terrorisme. Alors que des camps d'Al-Qaïda sont installés dans des pays sous occupation de l'Otan, voire membres de l'Otan, il a annoncé un vaste programme pour les combattre. Enfin, il a réitéré son soutien à « l'opposition syrienne » et promis qu'il ne manquerait pas de lui apporter de l'aide... lorsqu'il parviendra à obtenir l'aval du Congrès.

Le président Obama a prononcé, le 28 mai, un important discours précisant sa doctrine stratégique à l'occasion de la remise des diplômes aux cadets de l'Académie militaire de West Point [1].

Sans surprise, le président a rappelé avoir tenu sa promesse de rapatrier les troupes déployées en Afghanistan et en Irak et être parvenu à éliminer Oussama Ben Laden. Mais ce qu'il a présenté comme un bilan prétendument élogieux n'en est pas un : les GI's sont revenus épuisés d'Afghanistan et ont fui l'Irak avant d'en être chassés par la résistance populaire. Le coût exorbitant de ces expéditions - plus de 1 000 milliards de dollars - à empêché le Pentagone d'entretenir son arsenal. Quant à la mort de Ben Laden, ce n'est qu'un conte pour enfants : Oussama Ben Laden n'avait rien à voir avec les attentats du 11-Septembre et il était mort de maladie et enterré en décembre 2001, ainsi que l'a attesté le MI6 britannique [2].

On ne peut qu'être admiratif de la capacité états-unienne à poursuivre sa narration d'une réalité imaginaire, pourtant démentie par des preuves solides, et d'être toujours suivi par la presse atlantiste.
Compass

Conscience morale, empathie et psychopathie - L'intelligence émotionnelle

« La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal. »
Emotional Intelligence
© Inconnu
Bien que séparé par près de 2 500 ans d'histoire, cette citation de CONFUCIUS n'aurait certainement pas déplu à Antonio DAMASIO et son équipe pour qui : « Les émotions sont inséparables de l'idée de récompense ou de punition, de plaisir ou de peine, d'approche ou de retrait, d'avantage ou de désavantage personnel. Inévitablement, les émotions sont inséparables de l'idée de bien et de mal  »[1].

Ces chercheurs se sont fixés pour tâche de percer les mystères de la conscience, de la raison et des émotions, en étudiant un très large panel de personnes atteintes de troubles neurologiques suite à divers traumatismes cérébraux.

Mais qu'est-ce que la notion de bien et de mal a à voir avec la conscience et/ou les émotions (i.e. l'intelligence émotionnelle) ?

C'est ce que nous allons découvrir dans cet article en explorant plusieurs voies.

Le postulat de fin du précédent article [Conscience morale, empathie et psychopathie - Le développement moral] identifiait le mal que notre société engendre comme étant la résultante d'une « absence à soi », hypothèse que Michel TERESTCHENKO avance dans son livre Un si fragile vernis d'humanité - Banalité du mal, banalité du bien. Une « absence à soi » dont le seul 'remède' consisterait à développer notre « présence à soi » afin « d'être le changement que nous voulons voir dans le monde »[2]. En d'autres termes, « l'absence à soi » traduit un manque de conscience de soi.

Cette « absence à soi » fait que nous interprétons nos actes de « cruauté ordinaire »[3] pour des situations anodines de la vie quotidienne. Or, ces agirs, qui se manifestent en premier lieu par une communication déviante[4], sont tout sauf quelconques si l'on considère les forces entropiques qu'ils mettent en œuvre[5].

Avant d'envisager comment développer notre « présence à soi », question à laquelle ne répond pas l'ouvrage de Michel TERESTCHENKO et qui sera traitée plus en détail lors de la troisième partie de cet opus, il faut d'abord répondre à la question de savoir pourquoi, parmi toutes les causes déjà avancées, « l'absence à soi » - le manque de conscience de soi - serait une thèse plus probable qu'une autre dans la genèse du mal.

Une réponse simple à cette question consiste à dire que « l'absence à soi » intervient dans la genèse du mal parce qu'elle manifeste un faible développement de notre sens moral qui a pour principale fonction d'inhiber nos conduites asociales ou amorales. Reste maintenant à argumenter ce point vis-à-vis de l'intelligence émotionnelle[6] compte tenu du fait « qu'il semble de plus en plus attesté que les sentiments ainsi que les appétits et les émotions qui les causes le plus souvent, jouent un rôle décisif dans le comportement social »[7].

Commentaire: Voir l'article précédent :
Conscience morale, empathie et psychopathie - Le développement moral

et les articles de fond sur la psychopathie :

Ponérologie 101 : le masque de santé mentale du psychopathe
Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance
Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques
Introduction à la psychopathie à l'usage du profane
Autoritarisme et psychopathie
Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres
La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 2e partie
Toungouska, psychopathie et la sixième extinction

USA

Mensonges et manipulations du traité transatlantique

Revenons sur le traité transatlantique de libre échange (TAFTA), une abomination qu'on a déjà eu l'occasion d'aborder. Il y a selon moi deux choses essentielles à retenir: d'une part, ce traité est le fruit d'un long travail de lobbying par les multinationales et autres lobbys patronaux, et d'autre part il permettra à n'importe quelle entreprise de traîner des Etats en justice à la moindre "entrave au commerce". Avec bien-sûr, d'énormes compensations financières à la clé.

Alors que nos impôts financent des spots de propagande destinés à nous faire voter pour un parlement qui n'est qu'une chambre d'enregistrement des délires ultra libéraux, il est temps de rappeler ce qui nous attend avec le traité transatlantique, un machin imposé contre l'avis des peuples, de manière aussi malhonnête qu'efficace.

Pourtant, c'est le plus gros accord commercial existant, qui concerne la moitié du PIB mondial et 40% des échanges mondiaux.

Pourquoi nous pousser à voter pour ce parlement qui ne sert à rien, alors qu'on veut nous imposer un texte inique, qui coupera l'herbe sous le pied à TOUTE initiative citoyenne ou nationale dès lors qu'elle nuira aux intérêts du commerce, des « investisseurs » comme on dit.


Ce traité ne sort pas de nulle part, comme on essaie de nous le faire croire avec tous les textes européens depuis le plan Marshall en 1948. Si ce texte est en passe de se concrétiser, c'est parce que beaucoup de monde a un intérêt financier à ce que les choses se passent ainsi. C'est parce que ces intérêts ont mené une campagne de propagande, d'espionnage et très probablement de corruption pour qu'on en arrive là.
Compass

Conscience morale, empathie et psychopathie - Le développement moral

« La raison est et ne doit qu'être l'esclave des passions ; elle ne peut jamais prétendre remplir un autre office que celui de les servir et de leur obéir »
~ David HUME, Dissertation sur les passions et traité de la nature humaine, Livre II
Put it all in perspective
© Inconnu
Mettre tout en perspective
Ce qui fut réinterprété par certains en : « la raison est l'esclave des passions », prenant ainsi le contrepied de penseurs inspirés par René DESCARTES et son Discours de la méthode introduit par la célèbre citation : « Le bon sens (Nda : la raison) est la chose du monde la mieux partagée », ou de psychologues tels que Jean PIAGET ou Lawrence KOHLBERG, fortement influencé par la philosophie d'Emmanuel KANT, qui « considéraient que la raison est notre meilleur juge, bien meilleur que notre sensibilité qui décide selon nos goûts et nos préférences et qui peut amener à des conduites injustes »[1].

La question qui a animé les débats philosophiques et psychologiques depuis des siècles se pose alors en ces termes : la raison (le bon sens) était-elle maître ou esclave des passions (des émotions) ?

Si la croyance en la toute puissance de la raison, très bien représentée aujourd'hui par le mythe de l'homo œconomicus défendu par l'idéologie néolibérale, a gouverné nos politiques depuis l'avènement du Siècle des lumières jusqu'à nos jours, les récents travaux de psychologues, philosophes, économistes, etc., effectués sur la base des dernières découvertes en neuroscience, épigénétique, psychosomatique, etc., tendent à corriger ce dogme tant et si bien que le rapport de 2007 rédigé par le CERI[2] pour le compte de l'OCDE précise à cet effet que : « au centre du cerveau humain se trouve un ensemble de structures parfois appelé "cerveau émotionnel" : le système limbique. On sait aujourd'hui que nos émotions "sculptent" le tissu neural. »

En d'autres termes, et comme nous l'apprennent les recherches en psychologie morale contemporaine étayées en cela par les progrès des sciences modernes, « la raison n'est que l'attachée de presse des émotions »[3].

Or, pas de conscience[4] sans une raison juste.

Commentaire: Voir aussi :

Ponérologie 101 : le masque de santé mentale du psychopathe
Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance
Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques
Introduction à la psychopathie à l'usage du profane
Autoritarisme et psychopathie
Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres
La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 2e partie
Toungouska, psychopathie et la sixième extinction

Top