Bizarro Earth

Super-volcan de Yellowstone : que se passe-t-il ?

Yellowstone National Park
© UPI Photo/A.J. Sisco
Le parc national de Yellowstone
La BBC s'était promise de sortir une super-émission sur les problèmes que semble poser la caldeira de Yellowtsone. C'était programmé pour la fin 2004. Mais la catastrophe d'Indonésie entraîna la déprogrammation de l'émission. Tout cela pour dire qu'on a pas été chercher ces problèmes "parce que le catastrophisme devenait à la mode". Il s'agit d'un problème sérieux.

Voyons les faits.

Un volcan est un endroit du globe qui est le siège de phénomènes catastrophiques plus ou moins fréquents. L'écoulement de la lave se réfère à l'aspect local. Bien sûr, cela tue des gens, cela détruit des villages, des récoltes mais la dangerosité d'un volcan se chiffre par le volume de ses rejets, en particulier des cendres émises. La vulcanologie a fait pas mal de progrès depuis des décennies. Disons qu'on s'est soudain intéressés à ce qu'on a appelé des "super-volcans", des formations dont les manifestations sont susceptibles de changer jusqu'au visage même de la planète. Le site où s'est produite il y a 75.000 ans la dernière éruption du méga volcan Toba, dans l'île de Sumatra est actuellement occupé par un lac.

Toba, Sumatra

Localisation de la caldeira du volcan Toba, à Sumatra

Commentaire: Voir aussi : Séisme de magnitude 5.0 au Park Yellowstone

Sur un autre sujet, Jean-Pierre Petit propose sur son site Le livre de la Jungle Sous-Marine.

Smoking

Dr William T. Whitby : vive le Tabac, où l'on découvre que l'usage du tabac n'est pas mauvais pour notre santé

(Source : Extrait du livre du Dr. Whitby, Vive le Tabac, 1983 - nous soulignons)


Voir sur amazon, en occasion.
Les non-fumeurs : de nouveaux croisés

Il existe une nouvelle religion : la religion anti-tabac. Une nouvelle Eglise avec sa hiérarchie puritaine, son puissant bureau de « propagation de la foi » soutenu par les Etats, ses missionnaires passionnés qui parcourent le monde, ses disciples bernés mais inconditionnels, pauvres individus qui ont trouvé un exutoire à la morosité de leur vie quotidienne et qui déploient un zèle et une intolérance rares. Une religion fondée sur un dogme erroné. En vérité, c'est une religion inventée par nos gouvernements dans un but précis : rejeter la responsabilité de la radioactivité sur le tabac.

Avec le déclin des religions traditionnelles, de nombreuses âmes égarées rejoignent des cultes aussi divers que Hare Krishna, Moon, Les Enfants de Dieu et maintenant, la nouvelle religion anti-tabac. Elle ressemble à bien d'autres par son côté bigot, fanatique et sa censure. Elle est devenue aussi puissante que celle de Pierre et Paul. Et, comme les autres, elle ne donne pas de preuves; il faut « avoir la foi ». Affublée d'atours pseudo-scientifiques, elle rivalise avec les mouvements les plus sectaires de l'histoire et, pour arriver à ses fins, ignore la vérité. La crainte est la clé, mais, au lieu du purgatoire et de l'enfer, il s'agit de la phobie de la fumée et du cancer.

Les hommes fument depuis la nuit des temps, sans danger apparent. Mais, voilà que, brusquement, une idée nouvelle surgit. Soutenus par les gouvernements et financés à coup de millions de dollars, certains affirment tout à coup que fumer est la cause certaine du cancer du poumon, sans pour autant donner d'arguments convaincants.

Quand j'ai entendu parler pour la première fois de cette théorie, j'ai failli y souscrire puisque elle était soutenue par l'élite du corps médical. Je restai, quand même, sceptique : comment cette coutume vieille comme le monde et apparemment inoffensive pouvait-elle brusquement devenir dangereuse ?

La première chose qui me troubla fut que, parmi mes proches ou patients atteints du cancer du poumon, aucun n'était fumeur. D'autres médecins m'ont confirmé, d'ailleurs, avoir fait la même constatation parmi leurs malades.

Je fus également frappé par le fait que le cancer du poumon n'avait jamais été aussi répandu que depuis l'invention de la bombe automatique et la prolifération de produits industriels cancérigènes.
Arrow Down

Créativité et non-conformisme désormais une maladie mentale

Traduction État du Monde, État d'Être

Qu'arrive-t-il à une société lorsque « pensée à l'extérieur du cadre établi » ou être (avec raison) enragé contre votre gouvernement - allant visiblement dans la mauvaise direction - devient une raison pour être médicamenté et « rééduqué »?

L'Union Soviétique utilisait de nouvelles maladies mentales pour les répressions politiques.

Les gens qui n'acceptaient pas les croyances du Parti communiste développaient donc une nouvelle forme de schizophrénie.

Ils souffraient d'une forme de désillusionnement croyant que le communisme n'était pas une bonne chose. Ils ont été isolés, médicamentés de force et ont subi une thérapie répressive pour les ramener à la raison.

Maintenant, nous devons remercier les polices de la pensée étatsuniennes, l'American Psychiatric Association, pour les derniers ajouts au DSM-IV (Manuel de diagnostic et statistiques des troubles mentaux) qui mettent en place des diagnostics arbitraires pour n'importe quel « dissident ».
Better Earth

Le basculement de la Crimée est-il le premier d'une longue série ?


Scène de liesse à Semferopol à l’occasion de l’adhésion à la Fédération de Russie.
Au-delà des pleurs emphatiques de l'Occident face à l'adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie, le vrai enjeu est de savoir s'il s'agit d'un événement orphelin ou s'il préfigure le basculement de l'Europe orientale vers Moscou. N'ayant plus que l'asservissement à la bureaucratie bruxelloise à offrir, Bruxelles craint que ses actuels clients soient attirés par la liberté et l'argent de Moscou.

Les Occidentaux s'époumonent à dénoncer l'« annexion militaire » de la Crimée par la Russie. Selon eux, Moscou, revenant à la « doctrine Brejnev », menace la souveraineté de tous les États qui furent membres non seulement de l'ex-URSS, mais aussi du Pacte de Varsovie, et s'apprête à les envahir comme il le fit en Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968.

Est-ce bien vrai ? Manifestement, les mêmes Occidentaux ne sont pas convaincus de l'imminence du danger. S'ils assimilent en paroles l'« annexion » de la Crimée par Vladimir Poutine à celle des Sudètes par Adolf Hitler, ils ne pensent pas que l'on se dirige vers une Troisième Guerre mondiale.

Tout au plus ont-ils pris des sanctions théoriques contre quelques dirigeants russes - y compris criméens - en bloquant leurs comptes, au cas ou ils voudraient en ouvrir dans des banques occidentales, ou en leur interdisant d'y voyager, si l'envie leur en prenait. Le Pentagone a bien envoyé 22 avions de combats en Pologne et dans les États baltes, mais il n'a pas l'intention de faire plus que cette gesticulation, pour le moment.
Control Panel

Affaire Dieudonné et théorie du genre, etc. : le harcèlement moral s'institutionnalise

1984, illuminati
Que peut bien avoir en commun Dieudonné avec la théorie du genre et certaines affaires récentes passées sous silence après avoir été portées au pinacle de la propagande par la médiocratie en place ?

Ces cas d'école suivent tous un seul et même schéma d'exposition médiatique : ils sont diffusés dans la presse et proposés au public selon un modèle communicationnel particulièrement pernicieux aux conséquences délétères insoupçonnées dont le but vise clairement le contrôle des foules par la manipulation et la mise en place intentionnelle d'un climat de tension et de confusion extrême où au moins deux parties clivées de la société vont devoir s'affronter.

Dès lors, rien de plus logique que ceux qui s'opposent au pouvoir en place soient vilipendés, ostracisés et traités tels des parias, car telle est la technique de dissuasion que tout tyran digne de ce nom organise pour réduire au silence les opposants à ses funestes projets.

Avant les VALLS et PEILLON, les GUEANT et CHÂTEL avaient déjà franchi un seuil dans l'art de cette dialectique éristique si particulière que nous allons rapidement étudier au travers des récents exemples des affaires Dieudonné et de la théorie du genre.

Il convient tout d'abord d'effectuer un petit rappel de ce qu'impliquent les discours organisés selon ce mode de communication qui fait appel à la technique schizophrénique de la double contrainte. Aussi, comme je l'exprimais déjà dans un précédent article destiné à informer le lecteur sur la dangerosité de tels procédés [1] : « Que le message apparaisse comme dénué de sens n'est pas ce qui importe le plus. Il possède, en revanche, une réalité pragmatique beaucoup plus redoutable : on ne peut pas ne pas y réagir, mais on ne peut pas non plus y réagir de manière adéquate (i.e. non paradoxale) puisque le message est lui-même paradoxal. Dès lors, un individu pris dans une double contrainte est dans une situation très inconfortable et ne peut que : soit se sentir « puni » (ou au moins coupable) s'il décèle la double contrainte, soit passé pour 'fou' s'il insinue qu'il y a discordance entre ce qu'il voit et ce qu'il ' devrait' voir. Grégory BATESON résume cette situation ainsi : « Vous êtes damné si vous le faites, vous êtes damné si vous ne le faites pas »... »

Et tout le monde peut aujourd'hui constater par lui-même que c'est effectivement le sort qui est réservé à tous ceux qui s'opposent au système désormais bien en place.
USA

Le nouveau Gladio en Ukraine


« Delta », vétéran de l’armée israélienne dirigeant un commando militaire lors du coup d’État de Kiev
Revenant sur les le coup d'État de Kiev et sur les différentes informations que nous avons publiées au cours des événements, Manlio Dinucci décrit le dispositif des États-Unis et de l'Otan tel qu'il apparaît aujourd'hui : un nouveau « Gladio », c'est-à-dire une structure militaire secrète capable de manipuler les faits politiques. Pour paraphraser une célèbre série états-unienne : « Le Pentagone niera avoir eu connaissance de vos agissements... »

Son nom de guerre est Delta. C'est un des chefs militaires de la « révolution ukrainienne » même si, comme il le déclare lui-même, il ne se considère pas comme Ukrainien. Sous le casque il porte la kippa. C'est l'agence de presse juive Jta (dont le siège est à New York) qui en raconte l'histoire, après l'avoir interviewé de façon anonyme, en le photographiant en tenue de camouflage et gilet pare-balle, le visage couvert par des lunettes et une écharpe noires [1].

Delta est un vétéran de l'armée israélienne, qui s'est spécialisé en combat urbain dans la brigade d'infanterie Givati, utilisée dans l'opération Plomb Durci et dans d'autres actions contre Gaza, notamment le massacre de civils dans le quartier Tel el-Hawa. Rentré en Ukraine il y a quelques années en habits d'homme d'affaires, il a formé et entraîné avec d'autres ex-militaires israéliens le peloton « Casques bleus de Maïdan », en appliquant à Kiev les techniques de combat urbain expérimentées à Gaza.
Gift

L'Ukraine, une pièce stratégique sur l'Échiquier eurasien ou les enjeux du référendum en Crimée

A l'heure d'un risque d'embrasement de l'Est ukrainien, sonnant comme un cri de révolte et d'incompréhension face à une évolution politique en partie impulsée de l'étranger, la maladresse de l'ingérence occidentale risque de coûter très cher au peuple de Kiev.

Crimée
© Inconnu
La méconnaissance des bureaucraties occidentales de la réalité ukrainienne, historiquement imbriquée à l'histoire russe, éclate aujourd'hui comme une évidence. Surfant sur l'élan initial des protestations de rue, contre « un autocrate corrompu, aux soldes de Moscou », les opposants politiques les plus divers et extrêmes ont réussi leur coup d'État, recouvert du vernis légitime de « révolution ».

C'est cette légitimité kiévienne qui est remise en cause par l'autre partie du peuple ukrainien, jusqu'à présent curieusement oubliée par la pensée unique relayée par les médias, et qui constate, impuissante, l'arrivée de nostalgiques du nazisme aux responsabilités gouvernementales. Un rêve déçu mais, surtout, un retour en eaux troubles, vers un passé que l'on croyait à jamais révolu.

Peut-on parler de manipulations ?

Entre soft power et manipulations, voyage en eaux troubles

Après les fausses « révolutions colorées » d'inspiration libérale, frappant dans les années 2000 la périphérie post-soviétique et plaçant des dirigeants pro-américains à la tête des États géorgien, ukrainien et kirghize, la « révolte de Kiev » apparaît au final comme un sous-produit d'un modèle déjà expérimenté et prolongé, récemment, au Moyen Orient, principalement en Libye et en Syrie. A la base de ce modèle « révolutionnaire », se trouve une stratégie de désinformation permettant la justification du processus politique conduisant au renversement d'un régime hostile (ici, celui de Ianoukovitch) et, surtout, à l'arrivée de dirigeants politiquement corrects (ici, pro-européens). Depuis la « croisade » américaine de 2003 en Irak, ce scenario s'inscrit dans une redoutable permanence : G.W. Bush lui-même, n'avait-il pas alors reconnu, que la première guerre à gagner était « celle de l'information » ? Comme une inquiétante inertie.
Quenelle

Critique étasunienne - Le New York Times parle du génie de l'humoriste Dieudonné à la verve « incendiaire »

The New York Times & Dieudonné
© The New York Times

Le grand journal américain,
The New York Times, a consacré un papier sur l'humoriste Dieudonné. Un grand moment. Il brosse le portrait d'un gouvernement qui ne sait comment faire pour le contrer, sinon en violant la loi etc. A la fin, on parle de lui comme d'un génie - il l'est -, comparé à l'écrivain Céline. The New York Times parle du succès phénoménale de l'humoriste de Dieudonné, mais, affirme-t-il, il n'a pas pu le joindre. Hum !

Trente-huit fois ces dernières années, les autorités françaises ont accusé le comédien Dieudonné M'bala M'bala d'avoir violé des lois anti-haine. Le gouvernement a fortement enjoint les mairies des grandes comme des petites villes à bannir ses spectacles, et certaines l'ont fait en annulant ses représentations, qui se donnent pourtant à guichet fermé. Des hauts responsables l'ont condamné comme un antisémite négationniste qui incite à la haine.

Pourtant, à l'heure actuelle, la campagne menée contre lui montre peu de signes tangibles de succès. Même s'il a été contraint de payer ses amendes, il a échappé à la plupart des condamnations qui l'ont visé. Les limites posées à ses apparitions publiques, il les a facilement contournées grâce à l'Internet et aux réseaux sociaux. Une de ses vidéos postée en février, une riposte au ministère de l'Intérieur et spécifiquement à Manuel Valls, a fait au moins deux millions de vus en une semaine.

Peut-être encore plus important, les tentatives de faire taire M. M'bala M'bala semblent avoir alimenté et conforté le soutien de la base de ses fidèles : un méli-mélo à la fois social et racial de Français qui ont le sentiment de se faire arnaquer par les élites gouvernantes.
Crusader

Impérialisme en Ukraine et mer Noire - Les véritables enjeux

Nous pouvons constater la mise à mort du droit international et l'instauration d'une véritable loi de la jungle dans les relations entre États.

Ukraine, port de plaisance
© Inconnu
La confrontation entre la Russie d'un côté, puissance terrestre, et l'Union européenne et les États-Unis de l'autre, puissances maritimes, dans l'affaire ukrainienne n'est pas nouvelle. Cette opposition terre/mer s'est déjà manifestée en 1853 lors de la guerre de Crimée. Le tsar Nicolas Ier voulait profiter de l'affaiblissement de l'Empire ottoman pour contrôler les détroits du Bosphore et des Dardanelles afin de pouvoir rayonner ensuite en Méditerranée. Ces ambitions ont été repoussées avec force par l'Empire britannique qui ne voulait absolument pas voir cette extension russe. En effet, cette dernière aurait menacé la route des Indes. Embarquant la France de Napoléon III dans cette affaire, Londres sut faire plier la Russie après d'âpres luttes en Crimée, entraînant la mort, côté occidental, d'environ 120.000 hommes dont presque 100.000 Français. La France avait malheureusement travaillé, non pour le roi de Prusse, mais pour les intérêts de la reine Victoria.

Le soutien apporté par l'Occident à la nouvelle direction politique à Kiev a conduit Vladimir Poutine à réagir rapidement. Profitant de la présence de populations russophones à l'est de l'Ukraine et en Crimée, il cherche à récupérer ces territoires - du moins à les contrôler - afin de les soustraire à l'influence de l'Ukraine, susceptible d'être assujettie à l'Union européenne et à l'OTAN. Dans cette affaire, l'enjeu stratégique et énergétique est de taille. En effet, si la Crimée bascule dans le camp russe suite au référendum du 16 mars, cela conduirait à un affaiblissement considérable de deux ordres pour Kiev et ses soutiens euro-américains.

Commentaire: Voir les excellents ouvrages de Pierre Hillard Aux éditions Histoire Essentielle :

La décomposition des nations européennes - De l'union euro-atlantique à l'État mondial

Minorités et régionalismes dans l'Europe fédérale des Régions
La marche irrésistible du nouvel ordre mondial

USA

Impérialisme occidental - Les États-Unis renforcent leur dispositif militaire et menacent d'abandonner la diplomatie en Ukraine

Washington a passé le week-end dernier à faire pression sur ses alliés pour qu'ils intensifient les provocations et les menaces contre la Russie au sujet de l'Ukraine.

Imperialisme USA
© Inconnu
Vendredi, le président Barack Obama a parlé à la chancelière allemande Angela Merkel. Samedi, il a participé à des négociations avec le premier ministre britannique David Cameron, le président français François Hollande et le premier ministre italien Matteo Renzi. Il a également organisé une conférence téléphonique avec les présidents des ex-républiques soviétiques de Lettonie, Lituanie et Estonie - Andris Berzins, Dalia Brybauskaite et Toomas Lives, respectivement.

Un communiqué de la Maison Blanche mentionne un accord général « sur la nécessité que la Russie retire ses forces militaires et les renvoie dans leur caserne » et pour le « déploiement des observateurs internationaux et des inspecteurs des droits de l'Homme dans la péninsule de Crimée. »

Une posture encore plus menaçante a été adoptée par le ministre des Affaires étrangères John Kerry. D'après un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kerry a prévenu le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov que « la poursuite de l'escalade militaire et des provocations en Crimée ou ailleurs en Ukraine, ainsi que les manœuvres pour annexer la Crimée à la Russie, fermeraient tout espace disponible pour la diplomatie... »
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