Science et Technologie
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Un troisième ancêtre, inconnu jusqu'ici, dans l'arbre généalogique des européens modernes


En analysant les ossements d'anciens européens, comme le crâne de ce fermier qui vivait dans l'actuelle Allemagne il y a 7000 ans, des généticiens ont découvert l'existence d'un lignage jusqu'ici inconnu dans le génome des européens modernes. Crédits : Joanna Drath/University of Tübingen
Les européens modernes ne résultent pas seulement d'un mélange entre une population de chasseurs-cueilleurs et une population de fermiers du Proche-Orient, comme cela était supposé jusqu'ici. Une nouvelle étude révèle en effet que les européens modernes descendent aussi d'une troisième population, dite nord-eurasienne, arrivée en Europe il y a quelques milliers d'années à peine.

De qui descendent les européens modernes ? Jusqu'ici, les généticiens des populations considéraient que les européens modernes étaient le fruit d'un mélange entre deux anciennes populations : une population de chasseur-ceuilleurs installés en Europe depuis plusieurs dizaines de milliers d'années, et une population de fermiers issus du Proche-Orient, arrivés en Europe il y a 7500 ans environ. De fait, toutes les études menées au cours de ces dernières années sur le génome des européens modernes ont montré que ce dernier contient quasi-systématiquement les signatures génétiques de ces deux populations.

Or, une nouvelle étude vient de révéler l'existence d'un troisième ancêtre, inconnu jusqu'ici, dans l'arbre généalogique des européens modernes : aux côtés des chasseurs-cueilleurs et des fermiers du Proche-Orient, les européens modernes descendraient aussi d'une ancienne population dite nord-eurasienne.
Question

Une téléportation quantique sur une distance de 25 km

© Reuters (Archives)
Popularisée par la science-fiction et faisant penser à Star Trek, la téléportation quantique ne permet pas, du moins en l'état actuel de la connaissance scientifique, d'envisager un transfert d'objets usuels et encore moins d'être humains.
Pour la première fois au monde, des physiciens sont parvenus à téléporter l'état quantique d'un photon sur une longueur de 25 kilomètres, annonce une équipe genevoise de scientifiques dans la revue Nature Photonics dimanche.

« L'expérience, réalisée au sein du laboratoire du professeur Nicolas Gisin, constitue une première, et pulvérise simplement l'ancien record de six kilomètres établi il y a 10 ans par la même équipe de l'Université de Genève (Unige) », indique cette dernière dans un communiqué.

Popularisée par la science-fiction et faisant penser à Star Trek, la téléportation quantique ne permet pas, du moins en l'état actuel de la connaissance scientifique, d'envisager un transfert d'objets usuels et encore moins d'être humains.

Cette technique devrait dans le futur néanmoins trouver des applications intéressantes, notamment dans le domaine des télécommunications et du cryptage informatique sur internet, selon les experts qui espèrent, qu'à terme, la téléportation quantique permette de garantir qu'une information envoyée d'un émetteur vers un récepteur parvienne à destination sans être interceptée.

Dans le cadre de l'expérience réalisée à l'Unige, les physiciens ont pris deux photons issus d'une même source.

L'un de ces deux photons a été propulsé le long d'une fibre optique, alors que l'autre a été envoyé dans un cristal, une sorte de dispositif de stockage de l'information du photon. Le premier photon se trouvant dans la fibre optique, à 25 kilomètres de son frère jumeau, a ensuite été percuté par un troisième photon.

Les scientifiques ont ensuite constaté que l'information contenue dans le troisième photon est parvenue à se frayer un chemin au sein du cristal, sans que les deux photons jumeaux ne se soient directement rencontrés.
Fireball 4

Ne comptez pas sur la NASA pour détecter les astéroïdes dangereux

comete
© DR
Capture d'écran d'une vidéo montrant la chute d'une météorite en Russie, vendredi 1er novembre.

Les efforts de la NASA pour traquer des astéroïdes pouvant présenter un danger pour la Terre et élaborer des stratégies de protection sont nettement insuffisants, conclut un rapport de l'inspecteur général de l'agence publié lundi 15 septembre.


En 2005, le Congrès américain avait chargé la NASA de mettre en œuvre le programme « Near-Earth Objects » (NEO) pour détecter des astéroïdes de 140 mètres de diamètre et davantage présentant un risque potentiel pour notre planète. Elle devait en cataloguer 90 % d'ici à 2020, rappelle ce document.

Alors que la NASA a découvert, catalogué et déterminé les orbites de plus de 11 000 de ces objets depuis 1998, l'agence spatiale estime avoir pour le moment traqué seulement 10 % du total estimé, et elle ne sera pas en mesure de remplir l'objectif des 90 % d'ici à 2020, a conclu le rapport. Ses auteurs ont également constaté que depuis le début des efforts requis par le Congrès en 2005, la NASA « n'a pas de programme structuré pour gérer un conglomérat de recherches et d'activités éparses peu coordonnées avec une supervision insuffisante et sans critères établis pour mesurer les progrès accomplis ».

Les efforts de la NASA pour traquer des astéroïdes pouvant présenter un danger pour la Terre et élaborer des stratégies de protection sont nettement insuffisants, conclut un rapport de l'inspecteur général de l'agence publié lundi 15 septembre.

En 2005, le Congrès américain avait chargé la NASA de mettre en œuvre le programme « Near-Earth Objects » (NEO) pour détecter des astéroïdes de 140 mètres de diamètre et davantage présentant un risque potentiel pour notre planète. Elle devait en cataloguer 90 % d'ici à 2020, rappelle ce document.

Alors que la NASA a découvert, catalogué et déterminé les orbites de plus de 11 000 de ces objets depuis 1998, l'agence spatiale estime avoir pour le moment traqué seulement 10 % du total estimé, et elle ne sera pas en mesure de remplir l'objectif des 90 % d'ici à 2020, a conclu le rapport. Ses auteurs ont également constaté que depuis le début des efforts requis par le Congrès en 2005, la NASA « n'a pas de programme structuré pour gérer un conglomérat de recherches et d'activités éparses peu coordonnées avec une supervision insuffisante et sans critères établis pour mesurer les progrès accomplis ».
Beaker

Le Pr. Luc Montagnier a-t-il retrouvé la mémoire de l'eau ?

Un documentaire diffusé en juillet 2014 par France 5 révèle les dernières découvertes - « révolutionnaires » selon ses propres termes - du Pr Luc Montagnier, colauréat du prix Nobel de médecine 2008 pour la découverte du virus du Sida. S'appuyant sur les travaux très controversés de Jacques Benveniste sur la mémoire de l'eau, Luc Montagnier revendique d'être capable de téléporter de l'ADN par email. Réalité ou chimère ?

water
© étoiles filantes
L’eau peut-elle enregistrer des ondes électromagnétiques et en garder la mémoire ?
L'expérience que Christian Manil et Laurent Lichtenstein nous font suivre pas à pas dans leur film On a retrouvé la mémoire de l'eau remet en cause, par ses résultats étonnants, plusieurs théories scientifiques. Si ceux-ci étaient confirmés, c'est à un véritable changement de paradigme que la biologie serait confrontée. Le vivant ne serait plus seulement régi par des réactions chimiques, mais aussi par des signaux électromagnétiques porteurs d'information. Est-ce pour cela qu'elle n'a pas encore été publiée dans une revue scientifique ? Ou du moins pas ses derniers développements ? Car le Pr. Montagnier a bien déjà publié trois articles relatifs à ses expériences, mais dans aucun d'eux ne figure l'aspect le plus spectaculaire de l'expérience du film : la régénération d'ADN à partir d'eau pure mystérieusement « informée » par des signaux électromagnétiques numérisés et transmis par email à un laboratoire italien. Expérience que le professeur qualifie de « transduction ».
Solar Flares

Soleil : éjection de masse coronale en direction de la Terre

© Inconnu
Une éruption solaire (classée X 1.6 ), une des plus importante de ces 2 dernières années, nous envoie son éjection de masse coronale vers la Terre, des perturbations électromagnétiques sont à prévoir.

L'éjection de masse coronale d'une éruption solaire extrême, classée X 1.6, fait son chemin vers la Terre et pourrait perturber les réseaux électriques et électromagnétique des satellites et des transmissions radio, selon les scientifiques de la Space Weather Prediction Center.

Celle-ci provient des taches solaires nommées AR 2158 par les scientifiques et situées en plein milieu du soleil, a déclaré Tom Berger, directeur du Space Weather Prediction Center de Boulder, au Colorado.

La terre va recevoir une partie du nuage de plasma qui s'en est éjecté et celui ci devrait perturber le champs magnétique terrestre, ce qui conduit parfois à des perturbations temporaires des réseaux électriques et de communications.

© Inconnu
Cette éruption solaire est considéré comme «extrême» sur l'échelle d'intensité des éruptions solaires.
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Dreadnoughtus : un dinosaure de 85 m de long!

© Inconnu
représentation du Dreadnoughtus schrani (image de Jennifer Hall)
Pesant plus de 65 tonnes et mesurant 85 mètres de la tête aux pieds, le Dreadnoughtus est parmi les plus grands dinosaures appartenant à la famille de géant, appelée titanosaures. À ce jour, c'est le squelette le plus complet d'un énorme dinosaure, qui a permis aux chercheurs de calculer avec précision sa taille.

"Dreadnought" est un vieux mot anglais qui signifie "ne craint rien" et avec sept fois la taille d'un Tyrannosaurus rex, les chercheurs disent que le bien nommé Dreadnoughtus était presque inattaquable. Le nouveau dinosaure a vécu il y a plus ou moins 77 millions d'années, dans les forêts tempérées à l'extrémité de ce qui est maintenant l'Amérique du Sud. Comme d'autres titanosaures, le Dreadnoughtus était végétarien.
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Hauts rendements en bio, c'est possible : la preuve en Inde et à Madagascar

© Inconnu
Des rizières à Madagascar, pays ou est né la technique SRI.
Le «Système de riziculture intensive» (SRI), inventé à Madagascar par un prêtre jésuite français, est en train de se propager au reste du monde. Ses défenseurs promettent des rendements près de quatre fois supérieurs aux méthodes de riziculture traditionnelle, le tout entièrement bio.

La création du SRI remonte à 1984. Il a été créé par Henri de Laulanié dans une mission jésuite à Madagascar. Le principe de base consiste à transplanter les plants de riz plus jeunes (moins de 15 jours contre 30 dans les techniques normales), à leur laisser plus d'espace et limiter au maximum les apports en eau. En alternant irrigation et périodes plus sèches, le SRI favorise l'apparition d'organismes aérobies (ne se développant qu'en présence d'air), qui favorisent à leur tour la croissance des plants. La présence nécessaires de ces micro-organismes empêche également toute utilisation de pesticides artificiels.

Commentaire: Les hauts rendements ne sont pas l'apanage de l'agriculture conventionnelle, ni même celle des OGM, bien au contraire. Car si ceux-ci peuvent effectivement atteindre des pics intéressants (économiquement parlant s'entend... n'abordons pas ici la qualité des matières premières utilisées, semées, récoltées) les premières années de culture, ils ne tiennent pas la distance et entrainent un appauvrissement inexorable des sols, faisant chuter la productivité.

Oui, le bio est rentable, et associé à certaines techniques de cultures, il tient largement la route, en face de la monstruosité OGM, celle-là même qui depuis 20 ans nous serine qu'elle réglera le problème de la faim dans le monde...

Quelques liens pour comprendre que nous pouvons nous réapproprier cette nourriture saine qui nous fait tant défaut, celle que les grandes firmes agro-chimiques comme Monsanto, Sygenta et autre Pioneer nous ont spolié.

- « Oui, l'agriculture biologique peut nourrir le monde »
- Comprendre l'agriculture passée, présente... à venir?
- Étude américaine : l'AB surpasse l'agriculture conventionnelle

Telescope

Découverte de plancton en orbite!

© NASA/Paolo Nespoli
Des traces de plancton marin ont été retrouvées sur les parois extérieures de la Station Spatiale Internationale, après une opération de nettoyage de routine. Si diverses hypothèses ont été formulées sur l'origine de leur présence, celle-ci prouve en tous cas la résistance de tels organismes au vide spatial.

La découverte a été faite par les scientifiques après avoir analysé des lingettes ayant servi à nettoyer l'extérieur la station, lors d'une sortie effectuée le 18 août. L'agence de presse ITAR-TASS relaye les propos Vladimir Soloviev, directeur du segment russe de l'ISS : « Nous menons actuellement des opérations spéciales destinées en quelque sorte à laver les hublots de l'ISS. Ceci est particulièrement important au cours de longs vols spatiaux ».

L'ISS est en orbite depuis plus de 15 ans, et de ce fait recouverte de particules rejetées par les réacteurs de l'appareil. Mais l'analyse menée par les cosmonautes a étonnamment révélé des traces de micro-organismes : « Les résultats de l'expérience sont absolument uniques. Nous avons trouvé des traces de plancton marin et de particules microscopiques sur la surface de l'illuminateur (hublot). Ceci devrait être étudié davantage », commente Vladimir Solovivev.

Commentaire: En ce qui concerne les extraordinaires tardigrades, voir le lien :

- Les tardigrades, survivants de l'extrême

Igloo

L'ADN des paléoesquimaux

© Inconnu
Les paléoesquimaux qui ont peuplé l'Arctique nord-américain pendant plus de 4000 ans avant de disparaître il y a 700 ans, représentaient une seule migration de Sibérie. Elle est distincte des autres vagues migratoires vers le nouveau monde, révèle une étude génétique publiée jeudi.

Les ancêtres des Amérindiens avaient traversé le détroit de Béring beaucoup plus tôt tandis que les Inuits, qui sont aussi venus de Sibérie, sont arrivés plusieurs milliers d'années après les paléoesquimaux, expliquent les chercheurs dont les travaux paraissent dans la revue américaine Science.

Pour tenter aussi de percer le mystère des paléoesquimaux représentants de la culture de Dorset, disparus soudainement sans laisser de trace, ces paléontologues ont collecté des fragments d'ADN provenant de restes humains anciens dans le nord du Canada, au Groenland et en Sibérie. Les résultats des analyses d'ADN montrent que les paléoesquimaux sont restés génétiquement isolés pendant des milliers d'années et que la culture de Dorset n'a pas disparu par un processus d'assimilation avec d'autres peuples.
Satellite

Rosetta arrive à destination : La comète 67P/Churyumov - Gerasimenko


Vue de la comète, le 3 août 2014
Après un périple de 10 ans à la poursuite de sa cible, la sonde Rosetta de l'ESA est devenue aujourd'hui le premier véhicule spatial à avoir effectué un rendez-vous cométaire, ce qui ouvre un nouveau chapitre dans l'exploration du système solaire.

La comète 67P/Churyumov - Gerasimenko et Rosetta qui se trouvent maintenant à 405 millions de kilomètres de la Terre, quasiment à mi‑distance entre les orbites de Jupiter et de Mars, se dirigent vers le système solaire interne à une vitesse de presque 55 000 km/h.

La comète suit une orbite elliptique de 6,5 ans qui la conduit des confins extérieurs de Jupiter, pour le point le plus éloigné du Soleil, jusqu'à l'espace compris entre les orbites de Mars et de la Terre, pour le point le plus proche du Soleil. Rosetta accompagnera la comète pendant plus d'une année au cours de son voyage autour du Soleil, puis à nouveau en direction de Jupiter.

Les comètes sont considérées comme les constituants primitifs du système solaire, qui ont probablement contribué à la présence d'eau sur Terre et peut-être même au développement de la vie. Mais de nombreuses questions fondamentales sur ces objets énigmatiques restent sans réponse et, grâce à son étude exhaustive in situ de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, Rosetta a pour mission de percer les secrets qu'elle recèle.

Commentaire:



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