Science et Technologie
Carte

Magnify

OGM : de faux témoins utilisés pour tester la toxicité de produits

Image
© Inconnu
La publication par l'équipe du Professeur Séralini dans la revue Plos One, après quelques tergiversations, d'un article remettant en cause la manière dont sont menées les études sur les rats pour évaluer la toxicité des produits, qu'il s'agisse de pesticides, de produits chimiques ou des médicaments, est un véritable coup de tonnerre dans le monde bien rodé des protocoles mis au point par l'industrie chimique et acceptés par les différents organes d'expertise dans le monde.

De quoi s'agit-il? De la preuve que les populations témoins utilisées pour tester la toxicité de produits sont en réalité de faux témoins. Pourquoi? Tout simplement parce que ces rats de laboratoires sont eux-mêmes nourris avec des croquettes contenant des cocktails de pesticides et de produits chimiques, tels qu'ils sont présents dans la nourriture de base depuis les débuts de l'agriculture intensive. Ainsi deux problèmes sont soulevés :
1) Dans les études toxicologiques, on compare un lot de rats témoins à un lot de rats testés qui mangent la même nourriture que les rats témoins mais dans laquelle on ajoute le produit à tester pour voir l'effet qu'il peut produire sur la santé. Le problème est que les rats témoins mangent une nourriture déjà fortement polluée et pathogène et ainsi, il est très difficile de voir apparaitre l'action du produit testé sur le groupe test.

2) Lorsque dans une étude, des pathologies sont mises en évidence, l'industrie et les agences réglementaires comparent les résultats aux "données historiques de l'espèce" qui sont d'après les archives des industriels, toutes les pathologies présentées par les rats témoins depuis plus de trente ans et qui sont considérées comme normales ou spontanées.

Cow Skull

Bientôt des forêts OGM au Brésil

Image
© Fernando Podolski / istock
Au Brésil, une plantation d'eucalyptus photographiée en 2012
La commercialisation d'eucalyptus génétiquement modifiés a reçu le feu vert de l'agence brésilienne de régulation des OGM (organismes génétiquement modifiés). Alors que le Brésil est le premier producteur d'eucalyptus au monde, cette décision alarme scientifiques et écologistes, qui s'inquiètent des impacts sanitaires et sociaux. L'État et l'industrie du bois devront aussi prendre en compte les répercussions économiques de la plantation d'arbres OGM comme une interdiction de vente du miel brésilien sur le marché européen ou la perte de certification FSC qui garantit une gestion responsable des forêts.

Les eucalyptus transgéniques de la société FuturaGene ont une croissance accélérée. Depuis 2001, cette filiale du géant papetier brésilien Suzano travaille au développement de ces arbres OGM, arguant de leur productivité 20 % supérieure aux autres plantations et de leur innocuité environnementale. En avril 2015, l'agence brésilienne de régulation des OGM CTNBio lui a donné raison en autorisant la commercialisation de ses eucalyptus génétiquement modifiés.

Ouvrant la voie à la culture d'arbres OGM sur des centaines de milliers d'hectares (Suzano possède des plantations sur plus de 400 000 hectares), cette décision relance le débat sur leur dangerosité. En 2008, la Convention sur la diversité biologique avait appelé au principe de précaution face aux risques spécifiques de ces OGM : des durées de vie plus longues et un rôle dans les écosystèmes naturels plus complexes que les cultures agricoles.

Commentaire: A propos des OGM dans la nature :

- OGM : quand les conditions environnementales modifient les gènes déjà modifiés...
- Le mythe OGM de la productivité une fois de plus déboulonné
- L'ADN des OGM transféré aux humains qui les mangent ?
- OGM : une contamination inéluctable


Cow Skull

Vous prendrez-bien un peu d'agneau-méduse ?

Image
© Inconnu
La justice a été saisie dans l'affaire rocambolesque de l'agneau génétiquement modifié introduit dans la chaîne alimentaire.

L'Institut national de recherche agronomique (Inra) a saisi la justice des faits ayant amené une agnelle génétiquement modifiée avec une protéine de méduse à se retrouver dans la chaîne alimentaire. "Une agnelle née d'une brebis génétiquement modifiée dans le cadre d'un programme de recherche médicale a été vendue à un particulier francilien en octobre 2014", a dit hier matin l'Inra.

"Bien que cet ovin ne présente aucun risque pour l'homme ou l'environnement, l'Institut vient d'informer le parquet de Meaux de cette infraction au code de l'environnement", a précisé l'Inra. "Les faits avaient en effet été dissimulés par un agent de l'Institut", poursuit l'Inra. Le parquet de Meaux a transmis l'affaire au pôle de santé publique du Tribunal de grande instance de Paris.

Cow Skull

Après le glyphosate, le 2-4 D classé comme « possible cancérogène »

Image
© Inconnu
Après avoir classé le glyphosate comme « cancérigène probable », voici que le Centre international de recherche sur les cancers (CIRC) qui dépend de l'Organisation Mondiale de la santé (OMS), vient de publier les résultats de son évaluation : le 2-4 D est classé comme « possible cancérigène ».

Pour rappel, le 2-4 D était un des composants de l'Agent Orange utilisé comme défoliant pendant la guerre du Vietnam. C'est donc loin d'être un produit anodin.

Bien sûr, comme pour le glyphosate, les industriels ripostent avec le groupe de travail sur le 2-4 D (2-4 D task force). Un de leur argument laisse rêveur : « Aucune agence de réglementation pour la santé et la sécurité ne considère le 2-4 D comme cancérigène ». [1]

Lorsque les autorités allemandes (BfR) furent chargées par la Commission européenne d'évaluer le glyphosate, elles se contentèrent de commenter les études faites... par les industriels (Glyphosate european task force), au lieu de mener leurs propres études indépendantes [2]. On peut donc se poser des questions sur les agences de sécurité en question ...

Commentaire: Un peu plus précisément, le 2,4-D, ami de l'homme, bien sûr :

- Super-OGM pour super-vente d'herbicides


Bizarro Earth

La sixième extinction animale de masse est en cours et les humains en font partie

Image
Les espèces animales disparaissent environ cent fois plus rapidement que par le passé. Les estimations les plus optimistes montrent que la faune de la Terre est en train de subir sa sixième extinction de masse, selon une étude publiée vendredi 19 juin par des experts des universités américaines de Stanford, de Princeton et de Berkeley, notamment.

Jamais, selon eux, la planète n'a perdu ses espèces animales à un rythme aussi effréné que depuis la dernière extinction de masse, il y a 66 millions d'années, celle des dinosaures. Leur étude, publiée dans le journal Science Advances, « montre sans aucun doute possible que nous entrons dans la sixième grande extinction de masse », a affirmé Paul Ehrlich, professeur de biologie à Stanford.

Les humains en feront partie

Et les humains feront probablement partie des espèces qui disparaîtront, préviennent-ils. « Si on permet que cela continue, la vie pourrait mettre plusieurs millions d'années à s'en remettre, et notre espèce même disparaîtrait probablement assez tôt », a précisé Gerardo Ceballos, de l'université autonome de Mexico.

Magnify

OGM : rebondissement dans l'affaire Séralini

Image
© JOHN THYS / AFP
Professeur Gilles-Eric Seralini, en 2013 à Bruxelles
Le professeur caennais - Gilles-Eric Séralini - révèle ce jeudi 18 juin une nouvelle étude selon laquelle les aliments, utilisés pour les rats de laboratoire sont contaminés. En analysant, lui et son équipe ont détecté des traces de pesticides, de métaux lourds et d'OGM. Son interview dans le JT.

Contexte de l'étude : la réponse du berger à la bergère

Lorsqu'il a publié son étude tonitruante en 2012 sur la toxicité des OGM sur les rats, ses détracteurs lui avaient rétorqué que les rats présentaient naturellement des tumeurs mammaires et que son étude ne prouvait rien du tout. Alors, le professeur caennais a voulu comprendre pourquoi ces animaux de laboratoire sont prédisposés à développer de nombreuses pathologies :

Robot

Nanostructures électroniques injectées dans le cerveau de souris...

Image
© Polygon Medical Animation, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
L’électronique injectée dans le cerveau permettrait d’enregistrer l'activité neurale
Une équipe internationale de chercheurs a inventé une méthode pour injecter des nanostructures électroniques dans le cerveau de souris. Cette innovation technologique permettrait d'enregistrer l'activité neurale, de stimuler les tissus, voire de favoriser la régénération de neurones.

Cela ressemble à de la science fiction mais la prouesse est bien réelle : dans une étude parue dans Nature Nanotechnology, des chercheurs de l'université de Harvard et du centre national pour les nanosciences et la technologie de Pékin décrivent comment ils ont réussi à injecter directement de l'électronique dans le cerveau de souris.

Implanter de l'électronique dans le cerveau, cela n'est pas complètement nouveau. La stimulation cérébrale profonde est en effet déjà utilisée pour traiter différentes pathologies depuis des décennies. Mais, comme l'explique Charles Lieber, principal auteur de ces travaux, les nanostructures dont il est question ici opèrent à une échelle complètement différente. De plus, les techniques existantes sont implantées de manière chirurgicale et présentent des inconvénients : elles peuvent causer une inflammation du tissu, d'où la nécessité de changer périodiquement la position de la sonde ou la stimulation.

Commentaire: Les chercheurs en médecine ne sont sans doute pas les seuls à se frotter les mains. Dirigeants de l'ombre, militaires et politiques, tous ont de quoi saliver.


Magnify

Une étude réécrit le scénario du peuplement de l'Europe

Image
Deux études menées indépendamment jettent une nouvelle lumière sur le scénario du peuplement de l'Europe. Ces deux travaux, publiés dans Nature, s'appuient sur l'analyse de fragments d'ADN ancien.

Au cours du dernier siècle, les paléoanthropologues se sont appuyés sur la découverte d'ossements et d'outils anciens pour reconstruire le scénario du peuplement de l'Europe. Mais les progrès récents relatifs à l'analyse de l'ADN ancien ont permis aux chercheurs de faire un gigantesque bond en avant dans la compréhension des différentes migrations dont les européens actuels sont le fruit.

Et c'est précisément grâce à de patientes analyses menées sur des fragments d'ADN ancien, prélevé sur des ossements humains, que deux équipes de chercheurs, l'une danoise et l'autre américaine, sont parvenus conjointement à produire le scénario du peuplement de l'Europe le plus précis et le plus complet jamais proposé à ce jour.

Cow Skull

Intoxication généralisée des abeilles à l'aluminium ?

Image
© Inconnu
Dans un nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS one, des chercheurs ont constaté que la contamination d'une colonie d'abeille à l'aluminium peut contribuer à la diminution de sa population

L'aluminium est l'un des produits toxiques les plus répandu dans le monde. il est connu pour être relié à de nombreuses hécatombes de poissons dans les lacs, le dépérissement des forêts dans les bassins pauvres en éléments nutritifs et à la faible productivité des cultures dans les sols sulfatés acides. Les chercheurs pensent que la pollution généralisée de la nature par ce métal peut également jouer un rôle dans le déclin des abeilles.

Dans cette dernière étude, les chercheurs ont recueilli des larves dans des colonies de bourdons sauvages. Ces nymphes ont ensuite été examinés pour tenter de retrouver des traces d'aluminium. A leur grande surprise les scientifiques ont constaté que les nymphes étaient fortement contaminées, avec des niveaux individuels allant de 13 à près de 200 ppm. Pour information une valeur de 3 ppm serait considérée comme potentiellement pathologique dans un tissu cérébral humain.

Sherlock

Quand la réalité n'existe pas jusqu'à ce qu'elle soit mesurée

Des physiciens ont mis au point une expérience illustrant un surprenant phénomène quantique, selon lequel le fait de mesurer le comportement d'une particule influe... sur sa nature.

Dans le monde macroscopique dans lequel nous vivons, observer un objet ne change pas sa nature : un rocher reste un rocher, qu'on l'observe ou non. Mais dans l'univers quantique - celui des particules - décider d'observer ou de ne pas observer une particule peut ni plus ni moins... décider de sa nature.

Mais si cet état de fait est connu depuis longtemps des physiciens (il est connu du grand public grâce au chat du célèbre paradoxe de Schrödinger), encore faut-il pouvoir mener des expériences permettant de le montrer expérimentalement.

Or, une expérience menée par une équipe de chercheurs dirigée par le physicien Andrew Truscott (Université Nationale d'Australie à Camberra, Australie) pourrait constituer un grand pas dans cette direction. En effet, ces chercheurs ont mis au point une expérience qui semble bel et bien montrer que le fait de décider d'observer, ou de ne pas observer, un atome influe sur sa nature.