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Boeing brevette un champ de force façon Star Wars

Résumé
L'explication en vidéo

Blue Planet

Une nouvelle couche de roches inconnue vient d'être découverte dans le manteau terrestre

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© Inconnu
Une nouvelle couche de roches inconnue jusqu'ici vient d'être découverte dans le manteau terrestre. Elle a la particularité d'être incroyablement rigide. D'après les chercheurs, cette caractéristique pourrait expliquer des phénomènes géologiques encore mystérieux.

"Nous en savons beaucoup plus sur la surface de Mars que sur l'intérieur de la Terre," explique Lowell Miyagi de l'université de l'Utah. Lui et son équipe viennent en effet de découvrir ce qu'ils pensent être une couche de roches encore inconnue à l'intérieur de notre planète. Située à quelque 1.500 kilomètres sous la surface de la Terre, il s'agirait d'une strate de ce que l'on nomme le manteau. Mais à la différence d'autres couches, celle-ci ne se caractérise pas par sa teneur en certains minéraux. Plutôt par son incroyable rigidité puisqu'elle présente une viscosité dynamique de 1.000 milliards de pascals-secondes ! À titre de comparaison, l'eau se situe à 0,001 et le beurre de cacahuète à 200, ont expliqué les chercheurs dans un communiqué. La présence d'une couche aussi rigide à cette profondeur pourrait faire la lumière sur certains phénomènes géologiques encore mystérieux.

Info

Les volcans sous-marins finalement pris en compte dans les changements climatiques de la Terre

Traduit de l'anglais par Michelle Vuillerot pour notre-planete.info

Des massifs volcaniques entiers, enfouis sous les océans sont sensés être des géants pacifiques, produisant des coulées de lave à un débit lent et régulier le long des failles océaniques. Une récente étude bouleverse cette vision, révélant des éruptions selon des cycles étonnamment réguliers, de deux semaines à 100 000 ans. Plus surprenant encore : les éruptions se produisent presque exclusivement pendant les six premiers mois de l'année. Les pulsations, qui semblent liées aux changements de court et de long terme de l'orbite terrestre mais aussi du niveau de la mer, pourraient contribuer au déclenchement des cycles climatiques naturels. Les scientifiques estiment que les cycles volcaniques terrestres produisent des quantités énormes de dioxyde de carbone qui pourraient influer sur le climat ; mais il n'y avait encore aucune preuve de cette hypothèse.

© Reuters
Éruption du volcan sous-marin de l'île des Tonga Hunga Ha'apai, le 18 mars 2009 dans l'océan Pacifique. Le plus grand volcan du monde, lui, serait tapi au cœur de la chaîne de montagnes sous-marine Shatsky Rise.
« Les scientifiques ne se sont pas intéressés aux volcans sous-marins au motif que leur influence est négligeable. mais cela part du principe qu'ils sont dans un état stable. Or, l'étude ne montre rien de tel », explique son auteur, le géophysicien Maya Tolstoy du Lamont-Doherty Earth Observatory de l'Université de Columbia. « Ils réagissent à des forces majeures mais aussi à d'autres de faible amplitude. Nous en concluons que nous devons y regarder de beaucoup plus près. ». Une étude connexe menée par une autre équipe et publiée en février 2015 dans le journal Science confirme la thèse de Maya Tolstoy et fait ressortir des périodicités similaires de long terme au niveau des volcans sous-marins de l'Antarctique que Maya Tolstoy n'a pas étudié.

Commentaire: voir aussi « Les volcans marins produisent aussi des éruptions explosives », ainsi que « Les créatures des profondeurs indiquent des changements terrestres majeurs : quelqu'un y prête-t-il attention ? ».

Pour aller plus loin dans la compréhension de cette interaction très directe entre les volcans sous-marins - nombreux - et les changements climatiques cycliques, voir l'ouvrage Earth Changes and the Human Cosmic Connection, bientôt disponible en français.
Les scientifiques de la NASA estiment que les volcans sous-marins sont près d'1,5 million, soit mille fois plus que les 1 500 volcans terrestres actifs [et qu'ils] produisent environ 75 % de la quantité totale de magma produite chaque année.

Source : Wikipédia



Cloud Lightning

La géo-ingénierie climatique bientôt autorisée ?

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© DR
La députée Karen MacBeth veut autoriser la géo-ingénierie
Le Rhode Island pourrait être le premier État du monde à autoriser la géo-ingénierie climatique. Une législation qui serait pourtant contraire à 5 conventions internationales.

C'est un petit pas pour les juristes. Mais un grand bond dans le dérèglement climatique. Depuis quelques jours, les représentants de Rhode Island (le plus petit Etat des Etats-Unis) examinent une curieuse proposition de loi. Porté par les députés Karen MacBeth et James McLaughlin, le texte veut encadrer les expérimentations et les éventuelles applications industrielles de géo-ingénierie du climat. Une première mondiale!

Des dangers nombreux

Et d'encadrement, la géo-ingénierie en a bien besoin, à en croire l'exposé des motifs. Les techniques permettant d'extraire du CO2 de l'atmosphère, de renvoyer vers l'espace une partie du rayonnement solaire ou de brumiser des particules refroidissantes ne sont pas sans danger. « En accroissant les concentrations de contaminants et de pollutions de l'air, la géo-ingénierie pourrait avoir des effets sur l'économie de l'État. »

Les deux législateurs rappellent, à juste titre, que ces techniques de rafraichissement artificiel n'influent en rien sur les autres conséquences des émissions croissantes de CO2, telle l'acidification des océans (sujet sensible dans cet État dont la première industrie a longtemps été la pêche). Enfin, nombreux sont les possibles dégâts collatéraux : bouleversement du régime des précipitations et des moussons, accélération de l'acidification des mers, rejets polluants dans l'air. Autant d'arguments pêchés dans des rapports scientifiques, à commencer par le dernier opus du Giec[1].

Satellite

Rosetta détecte de l'azote moléculaire dans la comète 67P

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Crédits : ESA/Rosetta/NAVCAM
De l'azote moléculaire a été détecté dans la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko par la sonde Rosetta. C'est la première fois que ce composé, dont on pense qu'il était largement répandu lorsque le système solaire s'est formé, est détecté dans une comète.

C'est une première : de l'azote moléculaire a été détecté dans une comète. Tel est en effet le composé chimique que la sonde Rosetta a réussi à identifier en analysant les gaz libérés par la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Un résultat publié le 19 mars 2015 dans la revue Science.

L'azote moléculaire ? De formule N2, l'azote moléculaire est un composant majeur de l'atmosphère terrestre, et il est également présent dans l'atmosphère de Pluton et de Triton, la plus grande lune de Neptune.

Galaxy

Notre galaxie a la forme d'une ondulation concentrique

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© Inconnu
La Voie lactée est au moins 50 % plus large que ce qui est généralement estimé, selon de nouvelles données qui révèlent que le disque galactique est profilé en plusieurs ondulations concentriques.

La recherche, menée par une équipe internationale dirigée par la Pr Heidi Jo Newberg de l'Institut polytechnique Rensselaer, revisite les données astronomiques du Sloan Digital Sky Survey, qui, en 2002, a établi de la présence d'un anneau bombé d'étoiles au-delà du plan connu de la Voie lactée.

Cow Skull

Le mythe OGM de la productivité une fois de plus déboulonné

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© Inconnu
Les données officielles publiées par le ministère de l'Agriculture de l'Aragón permettent de conclure qu'il n'y a pas de différence significative de rendement entre des maïs conventionnels et transgéniques issus de variétés similaires (isogéniques).

L'Aragón, région située au nord de l'Espagne, est la province qui accueille le plus de cultures de maïs transgénique (environ 40 % des semis nationaux) [1]. Officiellement, en 2014, 76 % du maïs semé en Aragón était génétiquement modifié pour lutter contre la pyrale (variété Bt « MON810 »). Le ministère aragonais de l'Agriculture a publié, début 2015, dans la note « Informaciones Técnicas, nº 256 », les résultats de plusieurs années d'essais en champs (2010 - 2014) de plusieurs dizaines de variétés déjà inscrites au catalogue de maïs hybrides : il conclut que, pour des variétés isogéniques [2], et dans les mêmes conditions de mise en culture (mêmes itinéraires techniques aux mêmes endroits), il n'existe pas de différences significatives en terme de rendements entre des variétés conventionnelles et transgéniques (uniquement des dérivés du MON810). Ainsi, par exemple, la variété Helen Bt [3] (de Limagrain) était légèrement moins productive que la variété Helen [4] en 2013 mais en 2014, on note une inversion dans une proportion à peu près égale entre les deux semences. Limagrain met pourtant en valeur sur son site destiné au marché ibérique que la variété Bt a « un exceptionnel potentiel productif »... Les variétés testées sont actuellement sur le marché et ont été obtenues par Monsanto, Limagrain, Maïsadour, Pioneer, Syngenta, RAGT, KWS et Koipesol.

Jupiter

Découverte d'un océan salé sur Ganymède

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© HANDOUT-NASA/ESA
Jupiter et sa lune Ganymède, vision d'artiste pour la NASA.
Des données recueillies par Hubble attestent l'existence, sous la croûte de Ganymède, d'un océan d'eau salée profond de cent kilomètres. Une découverte qui renforce la probabilité d'une vie extraterrestre.

Dans l'espace, un océan d'eau salée plus vaste que tous ceux de la Terre réunis. C'est la découverte que vient de faire la Nasa. Selon les données recueillies par le téléscope spatial Hubble, Ganymède, la plus grosse lune de Jupiter et du système solaire, contient de colossales réserves d'eau sous son épaisse croûte glacée.

D'une profondeur de cent kilomètres

"Un océan profond sous la croute glacée de Ganymède ouvre encore plus de possibilités exaltantes quant à l'existence de la vie au-delà de la Terre", a jugé John Grunsfeld, responsable de la recherche scientifique de la Nasa, estimant que cette découverte marquait "une étape significative".

Selon les scientifiques, cet océan a une profondeur de cent kilomètres, dix fois plus que ceux de la Terre, et est enterré sous une croûte de 150 kilomètres formée pour l'essentiel de glace. "Nous pensons que dans un lointain passé, cet océan a même pu communiquer avec la surface", a expliqué Jim Green, le directeur de la division science planétaire.

Cow Skull

Abeille : l'hécatombe continue

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© AFP/Rumpenhorst
Touchée par cette hécatombe, la filière en est au stade du recensement et des analyses.
Phénomène inédit, la mortalité a atteint 50 à 100 % dans certains ruchers. Des apiculteurs témoignent.

Un désastre. Apicultrices à Richemont (Charente), Isabelle Geay et Isabelle Garnier oscillent entre la tristesse et la colère. À la sortie de l'hiver, la première a découvert une mortalité de 100 % dans ses six ruches, en contrebas de sa maison. Seulement 9 des 27 ruches de la deuxième, semées autour de Cognac (Charente), sont encore actives, mais fragiles.

Les malheurs des abeilles ne sont pas nouveaux. « Il y a vingt ans, on posait un rucher au fond du jardin, sans s'en occuper, on récoltait 80 kg de miel. Aujourd'hui, si on arrive à 12 kg, on est content », relève Isabelle Garnier. Mais l'ampleur de cette mortalité hivernale, habituellement située autour de 5 %, est inédite.
Le phénomène n'est pas isolé. Adhérente du syndicat apicole de Charente-Maritime, Isabelle Geay participait le 28 février à une réunion lors de laquelle de nombreux collègues ont fait le même constat : l'un a perdu 25 ruches sur 45, un autre, sur l'île d'Oléron, 75 % de ses 80 ruches...

Mars

Mars avait un vaste océan maintenant disparu

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© ESO/M. Kornmesser/N. Risinger
Représentation artistique de Mars, il y a 4 milliards d’années
Un ancien et vaste océan, pouvant atteindre plus de 1 000 m de profondeur, pourrait avoir autrefois occupé près de la moitié de l'hémisphère nord de Mars, selon des scientifiques de la NASA et de l'ESO.

Selon la NASA :
Peut-être, il y a environ 4,3 milliards d'années, Mars aurait eu assez d'eau pour couvrir toute sa surface dans une couche de liquide d'environ 137 mètres de profondeur. Plus probablement, l'eau aurait formé un océan occupant presque la moitié de l'hémisphère nord de Mars, dans certaines régions atteignant des profondeurs supérieures à 1,6 km.