Science et Technologie
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Un nouveau type de diamant découvert en Russie

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© Sputnik. Alexander Piragis
Découverte extraordinaire : des diamants ont été trouvés dans les laves du volcan Tolbachik émises par l'éruption de 2012-2013 ! Formée d'une manière jusqu'à présent inconnue, ils présentent un nouveau genre de diamants : « diamants de type Tolbachik ».

La première chose incroyable, c'est qu'ils sont formés dans un environnement géologique tout à fait particulier, inconnu pour les autres diamants : le volcanisme du Kamchatka, ancien ou récent. Ils n'ont pas été formés dans le manteau, mais au moment même de l'éruption, dans le dégazage des décharges électriques qui atteignaient le cratère. Cela reste une hypothèse à vérifier, probablement la plus importante de ce mystère, car s'il s'avère qu'elle est juste, il s'agira des premier diamants d'origine volcanique, c'est-à-dire formés à partir du magma, et non juste remonté par lui !

Telescope

Un océan sur Pluton ?

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© AFP
New Horizons continuera à transmettre des données collectées jusqu'à fin 2016
De nouvelles photos prises par la sonde New Horizons montrent des vapeurs dans l'atmosphère de Pluton et des mouvements de glaces a annoncé la Nasa vendredi. Ce qui laisse croire à l'existence d'un océan sous la surface.

"Nos attentes ont été plus que surpassées". John Grunsfeld, le responsable des missions scientifiques de la Nasa, se réjouit des nouvelles images de Pluton envoyées par la sonde américaine New Horizons. Après des chaînes de montagne et de vastes plaines gelées, ce sont cette fois des vapeurs dans l'atmosphère de Pluton et des signes de mouvements de glaces d'azote et de méthane sur sa surface qui ont été repérés.

"Avec des glaces mouvantes, une composition chimique originale de sa surface, ses chaînes montagneuses et ses brumes, Pluton révèle une diversité géologique vraiment excitante", a ajouté John Grunsfeld lors d'une conférence de presse vendredi. Sept heures après être passée au plus près de Pluton le 14 juillet, New Horizons a braqué un de ses instruments optiques sur la planète naine, ce qui a permis de saisir les rayons du soleil passant à travers son atmosphère.

Snowflake

Propagande climatique : le principe d'incertitude d'Heisenberg appliqué au réchauffement climatique...

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Werner Heisenberg et Niels Bohr
En 1927, le physicien allemand Werner Heisenberg définit ce qu'on appelle en mécanique quantique le principe d'incertitude. Ce principe fondamental en physique stipule qu'on ne peut pas connaître avec certitude simultanément deux grandeurs physiques caractérisant une particule avec précision car ces deux grandeurs, la position et le moment (voir ci-après), sont liées. Ce principe a été largement confirmé par la mécanique quantique et il faut préciser pour une bonne compréhension de la suite de ce billet que pour une particule, par exemple un photon défini par une fonction d'onde, le moment de cette particule est défini comme un opérateur de cette fonction d'onde.

C'est en se basant sur ce principe d'incertitude que des petits malins, obsédés par le CO2, ont mis en avant le principe d'incertitude d'Heisenberg, naturellement sans trop savoir de quoi ils parlaient, pour décréter que les photons émis par une molécule d'eau, d'azote, d'oxygène ou de gaz carbonique de l'atmosphère dans la gamme des longueurs d'onde infra-rouges pouvaient très bien se propager dans n'importe quelle direction. Puisqu'un photon thermique provenant d'un objet froid ne sait pas qu'il n'est pas supposé chauffer un objet plus chaud et vice et versa puisqu'un objet chaud ne sait pas qu'il ne peut pas être réchauffé par les photons émis par un objet plus froid, la déduction de cette incertitude est qu'un objet froid peut parfaitement, par simple émission de photons thermiques, chauffer un objet plus chaud. C'est ce que les climatologues appellent l'effet de serre radiatif et ils s'appuient sur cette affirmation pour justifier le changement climatique d'origine humaine. C'est le principe d'incertitude d'Heisenberg revu et corrigé pour satisfaire la théorie de l'effet de serre ! Cette théorie est en contradiction avec les fondements même de la mécanique quantique en ce sens qu'elle nie l'ensemble de la physique, depuis la physique corpusculaire, l'électromagnétisme, la thermodynamique et y compris la mécanique ondulatoire. Si un photon n'a pas de masse mais est décrit par une fonction d'onde il est toujours défini par un moment :

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Propagande climatique : du biais des mesures aux biais cognitifs ; torturons les chiffres, il finiront par tout avouer !

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© Inconnu
« Les chiffres sont des êtres fragiles qui, à force d'être torturés, finissent par avouer tout ce qu'on veut leur faire dire ». (Aphorisme attribué au démographe Alfred Sauvy)

Du biais des mesures aux biais cognitifs

Les longues séries de données climatiques comportent des biais. Les biais sont des erreurs systématiques dues à des imperfections du dispositif instrumental et/ou aux conditions inadaptées dans lesquelles l'évaluation ou la mesure a lieu. La recherche obsessionnelle du signal anthropique dans les données climatiques conduit à un biais tout aussi redoutable : le biais de confirmation qui incite à chercher constamment des raisons de continuer à croire ce que l'on croit déjà.

Lors d'une conférence donnée au Bureau des Longitudes le 7 octobre 2009[1], Pierre Morel fondateur du laboratoire de météorologie dynamique (CNRS), parle avec humour de la façon dont biais cognitifs et biais instrumentaux s'additionnent :
« On voit un réchauffement progressif qui se monte à 0,6°C en un siècle. Mais sur ce 0,6°C en un siècle, il y en a 0,4 qui sont des corrections apportées pour compenser les défauts des appareils de mesure ! Le signal est faible. S'il y en a un, il est bruité... et par conséquent la scrutation extrêmement attentive pour ne pas dire obsessionnelle de ces diagrammes de variations séculaires de tel ou tel paramètre, notamment la température est un tout petit peu... dangereuse, ... Il n'y a pas assez d'information pour en tirer des conclusions... Le climat, c'est un peu comme les tests de Rorschach, on y trouve ce qu'on y cherche. On y voit, on y trouve ce qu'on veut. Il suffit de vouloir quelque chose : on le trouve »

Eye 1

Des voitures piratables et contrôlables à distance, dès aujourd'hui...

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© Inconnu
Des chercheurs en sécurité informatique spécialisés dans l'automobile ont démontré qu'il était possible, dès aujourd'hui et sans effort, de prendre le contrôle de centaines de milliers de véhicules connectés à internet. Une situation aux conséquences potentielles gravissimes.

Avoir un bug ou une faille de sécurité en informatique est quelque chose de courant. C'est souvent gênant, énervant, frustrant, et parfois même dangereux pour la vie privée. Mais c'est rarement dangereux pour la vie tout court. Le développement des voitures connectées à internet et dont des éléments mécaniques sont contrôlés par des des composants électronique change toutefois la donne, comme l'avaient montré des soupçons de meurtre par piratage de voiture en 2013.

Telescope

L'étonnant survol des glaces de Pluton par New Horizons

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© Nasa/JHUAPL/SWRI
La plaine glacée de Pluton baptisée Spoutnik intrigue. On y voit des sillons séparer la surface de glace en zones de 20 à 40 km de large et abritant par endroits des amas de matières sombres
Après son survol de 24 heures le 14 juillet dernier, la sonde New Horizons file dans l'espace, s'éloignant de Pluton et Charon à 1,2 million de kilomètres par jour au sein de la ceinture de Kuiper. Mais elle continue à expédier une - toute petite - partie des données engrangées (1 % du total...). Parmi elles figurent les images compressées en JPeg (à des taux de compression variés) et on peut dire que chacune d'elles apporte son lot de surprises. Globalement, Pluton apparaît étonnamment active.

Vendredi nous arrivait l'extraordinaire vision d'une plaine glacée, baptisée Spoutnik (le nom du premier satellite artificiel de la Terre, lancé par l'Union soviétique en 1957), photographiée par le télescope du bord, Lorri, dans le désormais fameux « cœur » de Pluton. Extraordinairement jeune, puisqu'il n'y a pas de cratères visibles, cette surface est l'une des plus jeunes du Système solaire (Terre mise à part) et ne peut avoir plus de cent millions d'années.

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Découverte d'une nouvelle particule subatomique : le pentaquark

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© Inconnu
Illustration de la configuration éventuelle des quarks dans une particule de pentaquark comme celles découvertes par le LHCb
Des physiciens de l'expérience LHCb du CERN ont annoncé cette semaine qu'ils avaient observé un pentaquark, un hadron constitué de cinq quarks.

Bizarro Earth

Découverte de volcans sous-marins au large de Sydney

Un groupe de volcans submergés a été découvert au large de Sydney ce qui devrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre la séparation de la Nouvelle-Zélande d'avec le socle continental australien il y a des dizaines de millions d'années, ont indiqué lundi des scientifiques.

Les quatre volcans éteints ont été découverts par hasard le mois dernier à environ 250 kilomètres (155 miles) au large de Sydney, plus grande ville d'Australie, par une équipe de chercheurs en quête de gîtes larvaires de homards.

Répartis sur une vingtaine de kilomètres, ces volcans reconstituent une sorte de "lucarne sur le sous-sol" du fond marin, selon Richard Arculus, vulcanologue de l'Université nationale d'Australie.

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OGM : de faux témoins utilisés pour tester la toxicité de produits

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© Inconnu
La publication par l'équipe du Professeur Séralini dans la revue Plos One, après quelques tergiversations, d'un article remettant en cause la manière dont sont menées les études sur les rats pour évaluer la toxicité des produits, qu'il s'agisse de pesticides, de produits chimiques ou des médicaments, est un véritable coup de tonnerre dans le monde bien rodé des protocoles mis au point par l'industrie chimique et acceptés par les différents organes d'expertise dans le monde.

De quoi s'agit-il? De la preuve que les populations témoins utilisées pour tester la toxicité de produits sont en réalité de faux témoins. Pourquoi? Tout simplement parce que ces rats de laboratoires sont eux-mêmes nourris avec des croquettes contenant des cocktails de pesticides et de produits chimiques, tels qu'ils sont présents dans la nourriture de base depuis les débuts de l'agriculture intensive. Ainsi deux problèmes sont soulevés :
1) Dans les études toxicologiques, on compare un lot de rats témoins à un lot de rats testés qui mangent la même nourriture que les rats témoins mais dans laquelle on ajoute le produit à tester pour voir l'effet qu'il peut produire sur la santé. Le problème est que les rats témoins mangent une nourriture déjà fortement polluée et pathogène et ainsi, il est très difficile de voir apparaitre l'action du produit testé sur le groupe test.

2) Lorsque dans une étude, des pathologies sont mises en évidence, l'industrie et les agences réglementaires comparent les résultats aux "données historiques de l'espèce" qui sont d'après les archives des industriels, toutes les pathologies présentées par les rats témoins depuis plus de trente ans et qui sont considérées comme normales ou spontanées.

Cow Skull

Bientôt des forêts OGM au Brésil

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© Fernando Podolski / istock
Au Brésil, une plantation d'eucalyptus photographiée en 2012
La commercialisation d'eucalyptus génétiquement modifiés a reçu le feu vert de l'agence brésilienne de régulation des OGM (organismes génétiquement modifiés). Alors que le Brésil est le premier producteur d'eucalyptus au monde, cette décision alarme scientifiques et écologistes, qui s'inquiètent des impacts sanitaires et sociaux. L'État et l'industrie du bois devront aussi prendre en compte les répercussions économiques de la plantation d'arbres OGM comme une interdiction de vente du miel brésilien sur le marché européen ou la perte de certification FSC qui garantit une gestion responsable des forêts.

Les eucalyptus transgéniques de la société FuturaGene ont une croissance accélérée. Depuis 2001, cette filiale du géant papetier brésilien Suzano travaille au développement de ces arbres OGM, arguant de leur productivité 20 % supérieure aux autres plantations et de leur innocuité environnementale. En avril 2015, l'agence brésilienne de régulation des OGM CTNBio lui a donné raison en autorisant la commercialisation de ses eucalyptus génétiquement modifiés.

Ouvrant la voie à la culture d'arbres OGM sur des centaines de milliers d'hectares (Suzano possède des plantations sur plus de 400 000 hectares), cette décision relance le débat sur leur dangerosité. En 2008, la Convention sur la diversité biologique avait appelé au principe de précaution face aux risques spécifiques de ces OGM : des durées de vie plus longues et un rôle dans les écosystèmes naturels plus complexes que les cultures agricoles.

Commentaire: A propos des OGM dans la nature :

- OGM : quand les conditions environnementales modifient les gènes déjà modifiés...
- Le mythe OGM de la productivité une fois de plus déboulonné
- L'ADN des OGM transféré aux humains qui les mangent ?
- OGM : une contamination inéluctable