Science et Technologie
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Cow Skull

Vous prendrez-bien un peu d'agneau-méduse ?

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La justice a été saisie dans l'affaire rocambolesque de l'agneau génétiquement modifié introduit dans la chaîne alimentaire.

L'Institut national de recherche agronomique (Inra) a saisi la justice des faits ayant amené une agnelle génétiquement modifiée avec une protéine de méduse à se retrouver dans la chaîne alimentaire. "Une agnelle née d'une brebis génétiquement modifiée dans le cadre d'un programme de recherche médicale a été vendue à un particulier francilien en octobre 2014", a dit hier matin l'Inra.

"Bien que cet ovin ne présente aucun risque pour l'homme ou l'environnement, l'Institut vient d'informer le parquet de Meaux de cette infraction au code de l'environnement", a précisé l'Inra. "Les faits avaient en effet été dissimulés par un agent de l'Institut", poursuit l'Inra. Le parquet de Meaux a transmis l'affaire au pôle de santé publique du Tribunal de grande instance de Paris.

Cow Skull

Après le glyphosate, le 2-4 D classé comme « possible cancérogène »

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Après avoir classé le glyphosate comme « cancérigène probable », voici que le Centre international de recherche sur les cancers (CIRC) qui dépend de l'Organisation Mondiale de la santé (OMS), vient de publier les résultats de son évaluation : le 2-4 D est classé comme « possible cancérigène ».

Pour rappel, le 2-4 D était un des composants de l'Agent Orange utilisé comme défoliant pendant la guerre du Vietnam. C'est donc loin d'être un produit anodin.

Bien sûr, comme pour le glyphosate, les industriels ripostent avec le groupe de travail sur le 2-4 D (2-4 D task force). Un de leur argument laisse rêveur : « Aucune agence de réglementation pour la santé et la sécurité ne considère le 2-4 D comme cancérigène ». [1]

Lorsque les autorités allemandes (BfR) furent chargées par la Commission européenne d'évaluer le glyphosate, elles se contentèrent de commenter les études faites... par les industriels (Glyphosate european task force), au lieu de mener leurs propres études indépendantes [2]. On peut donc se poser des questions sur les agences de sécurité en question ...

Commentaire: Un peu plus précisément, le 2,4-D, ami de l'homme, bien sûr :

- Super-OGM pour super-vente d'herbicides


Bizarro Earth

La sixième extinction animale de masse est en cours et les humains en font partie

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Les espèces animales disparaissent environ cent fois plus rapidement que par le passé. Les estimations les plus optimistes montrent que la faune de la Terre est en train de subir sa sixième extinction de masse, selon une étude publiée vendredi 19 juin par des experts des universités américaines de Stanford, de Princeton et de Berkeley, notamment.

Jamais, selon eux, la planète n'a perdu ses espèces animales à un rythme aussi effréné que depuis la dernière extinction de masse, il y a 66 millions d'années, celle des dinosaures. Leur étude, publiée dans le journal Science Advances, « montre sans aucun doute possible que nous entrons dans la sixième grande extinction de masse », a affirmé Paul Ehrlich, professeur de biologie à Stanford.

Les humains en feront partie

Et les humains feront probablement partie des espèces qui disparaîtront, préviennent-ils. « Si on permet que cela continue, la vie pourrait mettre plusieurs millions d'années à s'en remettre, et notre espèce même disparaîtrait probablement assez tôt », a précisé Gerardo Ceballos, de l'université autonome de Mexico.

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OGM : rebondissement dans l'affaire Séralini

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© JOHN THYS / AFP
Professeur Gilles-Eric Seralini, en 2013 à Bruxelles
Le professeur caennais - Gilles-Eric Séralini - révèle ce jeudi 18 juin une nouvelle étude selon laquelle les aliments, utilisés pour les rats de laboratoire sont contaminés. En analysant, lui et son équipe ont détecté des traces de pesticides, de métaux lourds et d'OGM. Son interview dans le JT.

Contexte de l'étude : la réponse du berger à la bergère

Lorsqu'il a publié son étude tonitruante en 2012 sur la toxicité des OGM sur les rats, ses détracteurs lui avaient rétorqué que les rats présentaient naturellement des tumeurs mammaires et que son étude ne prouvait rien du tout. Alors, le professeur caennais a voulu comprendre pourquoi ces animaux de laboratoire sont prédisposés à développer de nombreuses pathologies :

Robot

Nanostructures électroniques injectées dans le cerveau de souris...

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© Polygon Medical Animation, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
L’électronique injectée dans le cerveau permettrait d’enregistrer l'activité neurale
Une équipe internationale de chercheurs a inventé une méthode pour injecter des nanostructures électroniques dans le cerveau de souris. Cette innovation technologique permettrait d'enregistrer l'activité neurale, de stimuler les tissus, voire de favoriser la régénération de neurones.

Cela ressemble à de la science fiction mais la prouesse est bien réelle : dans une étude parue dans Nature Nanotechnology, des chercheurs de l'université de Harvard et du centre national pour les nanosciences et la technologie de Pékin décrivent comment ils ont réussi à injecter directement de l'électronique dans le cerveau de souris.

Implanter de l'électronique dans le cerveau, cela n'est pas complètement nouveau. La stimulation cérébrale profonde est en effet déjà utilisée pour traiter différentes pathologies depuis des décennies. Mais, comme l'explique Charles Lieber, principal auteur de ces travaux, les nanostructures dont il est question ici opèrent à une échelle complètement différente. De plus, les techniques existantes sont implantées de manière chirurgicale et présentent des inconvénients : elles peuvent causer une inflammation du tissu, d'où la nécessité de changer périodiquement la position de la sonde ou la stimulation.

Commentaire: Les chercheurs en médecine ne sont sans doute pas les seuls à se frotter les mains. Dirigeants de l'ombre, militaires et politiques, tous ont de quoi saliver.


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Une étude réécrit le scénario du peuplement de l'Europe

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Deux études menées indépendamment jettent une nouvelle lumière sur le scénario du peuplement de l'Europe. Ces deux travaux, publiés dans Nature, s'appuient sur l'analyse de fragments d'ADN ancien.

Au cours du dernier siècle, les paléoanthropologues se sont appuyés sur la découverte d'ossements et d'outils anciens pour reconstruire le scénario du peuplement de l'Europe. Mais les progrès récents relatifs à l'analyse de l'ADN ancien ont permis aux chercheurs de faire un gigantesque bond en avant dans la compréhension des différentes migrations dont les européens actuels sont le fruit.

Et c'est précisément grâce à de patientes analyses menées sur des fragments d'ADN ancien, prélevé sur des ossements humains, que deux équipes de chercheurs, l'une danoise et l'autre américaine, sont parvenus conjointement à produire le scénario du peuplement de l'Europe le plus précis et le plus complet jamais proposé à ce jour.

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Intoxication généralisée des abeilles à l'aluminium ?

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Dans un nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS one, des chercheurs ont constaté que la contamination d'une colonie d'abeille à l'aluminium peut contribuer à la diminution de sa population

L'aluminium est l'un des produits toxiques les plus répandu dans le monde. il est connu pour être relié à de nombreuses hécatombes de poissons dans les lacs, le dépérissement des forêts dans les bassins pauvres en éléments nutritifs et à la faible productivité des cultures dans les sols sulfatés acides. Les chercheurs pensent que la pollution généralisée de la nature par ce métal peut également jouer un rôle dans le déclin des abeilles.

Dans cette dernière étude, les chercheurs ont recueilli des larves dans des colonies de bourdons sauvages. Ces nymphes ont ensuite été examinés pour tenter de retrouver des traces d'aluminium. A leur grande surprise les scientifiques ont constaté que les nymphes étaient fortement contaminées, avec des niveaux individuels allant de 13 à près de 200 ppm. Pour information une valeur de 3 ppm serait considérée comme potentiellement pathologique dans un tissu cérébral humain.

Sherlock

Quand la réalité n'existe pas jusqu'à ce qu'elle soit mesurée

Des physiciens ont mis au point une expérience illustrant un surprenant phénomène quantique, selon lequel le fait de mesurer le comportement d'une particule influe... sur sa nature.

Dans le monde macroscopique dans lequel nous vivons, observer un objet ne change pas sa nature : un rocher reste un rocher, qu'on l'observe ou non. Mais dans l'univers quantique - celui des particules - décider d'observer ou de ne pas observer une particule peut ni plus ni moins... décider de sa nature.

Mais si cet état de fait est connu depuis longtemps des physiciens (il est connu du grand public grâce au chat du célèbre paradoxe de Schrödinger), encore faut-il pouvoir mener des expériences permettant de le montrer expérimentalement.

Or, une expérience menée par une équipe de chercheurs dirigée par le physicien Andrew Truscott (Université Nationale d'Australie à Camberra, Australie) pourrait constituer un grand pas dans cette direction. En effet, ces chercheurs ont mis au point une expérience qui semble bel et bien montrer que le fait de décider d'observer, ou de ne pas observer, un atome influe sur sa nature.

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Les mâles européens descendent d'une poignée d'ancêtres

La plupart des mâles européens descendraient d'une poignée d'hommes ayant vécu dans l'Age du bronze, entre il y a 2000 et 4000. C'est ce que révèle une étude de génétique menée par des chercheurs de l'Université de Leicester (Royaume-Uni).

EN BREF - La majorité de la population masculine européenne descendrait d'un tout petit groupe d'hommes ayant évolué il y a 2000 à 4000 ans. La généticienne Chiara Batini et ses collègues (Université de Leicester, Royaume-Uni) sont parvenus à ce résultat à l'aide d'analyses du chromosome Y d'un échantillon d'hommes européens.

Pour parvenir à ce résultat, Batini et ses collègues ont déterminé les séquences d'ADN des chromosomes Y appartenant à 334 hommes. Ces derniers faisaient partie de 17 populations différentes issues de d'Europe et du Moyen-Orient.

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États-Unis : la moitié des abeilles tuées en un an

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© Thomas Oswald
Un rapport préliminaire de l'organisme Bee Informed Partnership et du ministère de l'Agriculture sonne l'alarme : 2014-2015 arrive à la deuxième place des années les plus meurtrières enregistrées. Les abeilles n'avaient pas besoin de ça, elles qui connaissent un effondrement de leur population baptisé « Colony Collapse Disorder ». Il a débuté en France dès 1998 et a atteint les Etats-Unis en 2006.

Ruches vidées après l'hiver

Ce phénomène se traduit par des ruches complètement vidées de leurs occupantes, le plus souvent à la sortie de l'hiver. Dans certains cas, les apiculteurs constatent que 90% de leurs ruches sont vides, alors qu'en temps normal, seules 10% ne passent pas l'hiver. C'est de toute évidence un désastre pour les apiculteurs, mais la catastrophe pourrait s'étendre à toutes les cultures dépendantes des abeilles comme pollinisateurs. Les pommiers, amandiers, oignons, avocatiers... L'analyste en économie agricole Renée Johnson dans Le récent déclin des colonies d'abeilles évalue la perte à 15 milliards de dollars si les abeilles venaient à disparaître. Et au-delà de cet aspect économique, il y aurait bien sûr la perte d'une espèce capitale en terme de biodiversité.