Science et Technologie
Carte


Eagle

Déclin des oiseaux lié aux néonicotinoïdes

© Inconnu
Pour la première fois, une étude britannique établit un lien statistique entre l'utilisation de ces pesticides et le déclin des populations d'oiseaux des champs.
Perturbez un échelon de la chaîne alimentaire, et c'est tout un écosystème qui est ébranlé.
Des travaux publiés au­jourd'hui dans Nature montrent, chiffres à l'appui, qu'un insecticide agricole a réduit certaines populations d'oiseaux aux Pays-Bas. Ils portent une nouvelle accusation contre l'imidaclopride, une molécule de la famille des néonicotinoïdes dont l'usage a été en partie restreint dans l'Union européenne, en raison du risque qu'elle fait courir aux populations d'abeilles et de bourdons.


« Ces travaux sont d'autant plus importants qu'ils ont été conduits à l'échelle d'un pays entier et sur quinze espèces d'oiseaux, analyse Jean-Marc Bonmatin, du Centre de biophysique moléculaire d'Orléans (France). Ils établissent un lien statistique direct entre la concentration de pesticides dans les eaux de surface et la démographie des oiseaux. Un lien indiscutable, tant les données et la méthode de mes collègues néerlandais sont fiables. »

Dans les régions néerlandaises où la concentration des eaux de surface (cours d'eau, lacs, étangs et mares) dépasse 20 nanogrammes - milliardièmes de gramme - d'imidaclopride par litre, la population d'oiseaux insectivores baisse de 3,5% par an! Une moyenne obtenue sur les quinze espèces communes suivies (hirondelles, étourneaux, moineaux, alouettes, pipits, grives, etc.)

Commentaire: Quelle surprise que Bayer refuse de prendre ses responsabilités! Ils leur faudrait implicitement reconnaitre qu'ils empoisonnent l'eau de pluie, l'air, et la terre.

- Néonicotinoïdes : « nouveau » désastre écologique en perspective

Butterfly

Permaculture : Concevoir un jardin pour nourrir une famille de 4 personnes

Dans ces vidéos, Christophe Köppel, de l'association Brin de paille, explique le fonctionnement d'un jardin cultivé avec les techniques de la permaculture, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Il présente toutes les informations importantes permettant de couvrir les besoins alimentaires d'une famille de 4 personnes en faisant attention à votre terre.

serre
Bad Guys

L'invasion des paquerettes mutantes!

© Bio sur Orne
Quand on découvre dans son jardin des pâquerettes aux formes bizarroïdes, on se pose des questions. Et notamment de savoir si les produits phytosanitaires utilisés à côté n'y sont pas pour quelque chose. Ou si les gènes de plantes transgéniques auraient pu se mélanger avec ceux de ces pâquerettes. Mystère. Mais il y a de quoi s'inquiéter...

Ma fille a découvert une pâquerette étrange au pied de chez notre voisine.

« Regarde maman la pâquerette !

Elle est bizarre...

On dirait un monstre ! »


Ce n'est pas un poisson d'avril en retard !

Ce sont de vrais photos ; il n'y a ni trucage ni photo-montage... La tige est épaisse et poilue. Le centre s'est déformé et « dégueule » sur le devant et le côté, à moitié soudé avec une autre pâquerette à tête géante...

© Bio sur Orne
Satellite

Une mystérieuse source de rayons cosmiques ultra-énergétiques détectée


Une petite portion du ciel de l'hémisphère Nord (en rouge ci-dessus) émet une quantité disproportionnée de rayons cosmiques d'ultra-haute énergie, révèle une étude américaine. Crédits : K. Kawata, University of Tokyo Institute for Cosmic Ray Research
Une proportion importante des rayons cosmiques ultra-énergétiques qui atteignent la Terre provient... d'une minuscule portion du ciel de l'hémisphère nord. Un phénomène que les scientifiques ne parviennent pas à expliquer.

On le sait, la Terre est bombardée en permanence par des rayons cosmiques : constitués en majorité des noyaux d'hydrogène ou parfois de noyaux atomiques plus lourds (carbone, oxygène...), ces rayons proviennent souvent de régions très éloignées de l'Univers.

Or, dans ce flux continu de particules qui atteignent la Terre, certaines d'entre elles sont parfois porteuses d'une énergie totalement faramineuse : ces rayons cosmiques sont alors dits "d'ultra-haute énergie". De fait, chacune de ces particules est porteuse d'une énergie de l'ordre de centaines de milliards de milliards d'électron-volts, équivalente à l'énergie transportée par une balle tirée d'une arme... alors qu'il ne s'agit pourtant que de particules ! Soit en d'autres termes, une énergie si élevée qu'aucun accélérateur de fabrication humaine ne sera jamais capable de la conférer à une particule...
Snowflake

L'un des co-fondateurs de Greenpeace met en garde contre le refroidissement de la Terre

Le scientifique canadien Patrick Moore, l'un des 16 co-fondateurs et ancien président de Greenpeace, a mis en garde contre le refroidissement de la Terre au cours d'un discours donné à l'occasion de la Conférence internationale sur les changements climatiques à Las Vegas.

Moore a claqué la porte de Greenpeace en 1986, estimant qu'elle avait effectué « un virage politique à gauche, et commencé à adopter des politiques » qu'il ne pouvait accepter compte tenu de son parti pris scientifique.

Il affirme que le refroidissement de la Terre aurait des conséquences négatives pour l'agriculture: « Espérons qu'il y aura un petit réchauffement, plutôt qu'un petit refroidissement ». Il note que les États-Unis sont actuellement en train de se refroidir et qu'il n'a eu aucun réchauffement climatique mondial au cours des 18 dernières années. Il ironise également sur la notion que «Tout vient du réchauffement climatique » :
Il n'existe aucune preuve scientifique que les émissions de dioxyde de carbone de l'homme soient la cause dominante du réchauffement mineur de l'atmosphère de la Terre constaté sur les 100 dernières années ».
«Il y a tellement de variables climatiques que nous ne pouvons pas contrôler, et lorsque vous faites une expérience, vous devez contrôler toutes les variables, sauf celle que vous étudiez, si vous voulez obtenir une résultat probant. Il y a même des variables dont nous ne comprenons pas que nous ne pouvons pas les contrôler »
Magnify

L'alarmisme climatique est la « plus grande fraude scientifique » selon un astronaute d'Apollo 7

Dans une récente interview, Walter Cunningham, astronaute d'Apollo 7, critique sévèrement la position des alarmistes climatiques.

L'alarmisme climatique est « la plus grande fraude dans le domaine de la science » et la revendication de consensus à 97% est absurde, a dit Walter Cunningham astronaute d'Apollo 7 à MRCTV dans une interview exclusive en avant-première de sa présentation à la prochaine conférence sur le climat du Heartland Institute, du 7 au 9 juillet.

« Depuis l'an 2000 environ, j'ai de plus en plus approfondi ce domaine, et je n'ai pas trouvé une seule des revendications alarmistes qui ait une base solide en quoi que ce soit. Et c'était un peu comme une évidence d'arriver à cette conclusion. »

Cunningham rejette la notion de climat anthropique, non seulement comme un fait - mais aussi d'avoir même à la qualifier de vraie « théorie » : « Dans les médias, elle est appelée théorie. Évidemment, ils ne savent pas ce qu'une théorie signifie vraiment », dit Cunningham qui a un BS en physique (Bachelor of science, avec les honneurs) de l'Université de Californie à Los Angeles et un MS (Master of science) avec distinction à l'Institut de Géophysique et des Sciences Planétaires, pour ses travaux de doctorat en physique.
Solar Flares

L'atmosphère solaire est plus grande que prévu


Ci-dessus le soleil vu par les deux sondes américaines STEREO A et STEREO B (le soleil est dissimulé derrière un cache noir circulaire, afin de pouvoir visualiser ses environs). Crédits : NASA/STEREO
Les mensurations de l'atmosphère solaire ont été revues à la hausse grâce à des observations réalisées par les deux sondes américaines STEREO.

Le soleil est entouré d'une vaste atmosphère qui est le siège d'une intense activité : des particules électriquement chargées s'y déplacent en permanence, des éruptions solaires s'y produisent très fréquemment, de gigantesques quantités de matériel y sont éjectées... (lire cet article sur l'atmosphère solaire publié sur le site de l'Observatoire de Paris).

Or, des observations réalisées par les deux sondes américaines STEREO (Solar TErestrial RElations Observatory) viennent de révéler que cette atmosphère solaire est encore plus grande que ce qui était supposé jusqu'ici.

En effet, la distance entre la surface du Soleil et la limite externe de l'atmosphère solaire est désormais estimée à 8 millions de kilomètres, soit environ 12 rayons solaires.
Newspaper

Associated Press met au travail des robots journalistes, ce qui ne changera pas grand chose à la qualité de la presse

L'agence Associated Press proposera dès le mois de juillet des articles d'analyse financière écrits par des robots plutôt que par des journalistes.

En 2012, le directeur technologique de Narrative Science, Kristian Hammond, prédisait dans Wired que 90 % des articles de presse seraient rédigés par des robots d'ici quinze ans. Nous n'y sommes pas encore, mais l'agence Associated Press a annoncé lundi le déploiement commercial d'une technologie fournie par Automated Insights, qui lui permettra de faire écrire des articles par des robots plutôt que par des journalistes.

Le système se limitera pour le moment aux seules informations financières contenues dans les rapports que publient les grandes entreprises américaines pour rendre compte de leur chiffre d'affaires, évolutions des ventes et bénéfices. Les données seront collectées dans les rapports fournis par Zacks Investment Research, et mises en forme de façon "journalistique" par les rédacteurs virtuels d'Automated Insights, dans lequel AP a investi.
Telescope

Un nouveau mystérieux sursaut radio rapide détecté

Une poignée d'énigmatiques sursauts radio ultrarapides ont été détectés depuis 2007 par un observatoire en Australie. Un autre de ces événements, identifié cette fois à Arecibo, sur l'île de Porto Rico, a calmé les sceptiques. Bien que leur distance reste difficile à déterminer de même que la nature de leur source, si l'existence de ces sursauts se confirme, elle représenterait une découverte astrophysique majeure de ce nouveau siècle.

© Duncan Lorimer, NRAO, AUI, NSF
En consultant des données collectées dans les longueurs d'onde radio du Petit Nuage de Magellan (galaxie naine dans le voisinage de la Voie lactée), l'astrophysicien Duncan Lorimer a identifié pour la première fois en 2007 un sursaut radio de moins de cinq millisecondes. Leur galaxie hôte et leur origine demeurent inconnus.
Depuis quelques années, les scientifiques sont confrontés à une nouvelle énigme astrophysique. D'étranges sursauts radio qui ont la particularité d'être très rapides (quelques millièmes de seconde) sont émis par des sources lointaines et encore inconnues. Depuis leur découverte en 2007, ils sont appelés FRB (fast radio bursts) ou « sursauts Lorimer », du nom de leur découvreur. Dans un premier temps, ces phénomènes (une poignée) furent exclusivement détectés par un radiotélescope basé en Australie.

Dans ces circonstances, le doute était permis quant à leur existence tangible. Après tout, il pouvait s'agir d'artefacts d'origine terrestre, comme cela a été plusieurs fois suggéré par les sceptiques. Toutefois, la détection le 2 novembre 2012 à 6 h 35 TU d'un sursaut d'une durée de trois millisecondes par la célèbre grande antenne de 305 mètres de diamètre d'Arecibo à Porto Rico n'a pas manqué d'attirer l'attention. Aux premières loges, le professeur Duncan Lorimer (université de Virginie-Occidentale, États-Unis) rappelle à ce propos que « lorsque vous faites une nouvelle découverte, il est très important qu'elle soit confirmée par d'autres groupes [de chercheurs] utilisant d'autres instruments ».
Satellite

Une île mystérieuse découverte près de Saturne, sur Titan


Voici à quoi ressemblerait la surface du satellite Titan, selon un dessin réalisé en 2013 au sein de la Nasa. (Ho-NASA-AFP)
Des chercheurs américains ont fait une extraordinaire découverte: une mystérieuse île à la surface de Titan, le plus gros satellite de Saturne.

C'est une étrange découverte qu'ont fait des chercheurs de l'université de Cornell, aux Etats-Unis, en étudiant des clichés envoyés par la sonde Cassini sur Titan, en expédition sur le satellite de Saturne depuis 2004. Les photographies prises à la surface du corps céleste laissent apparaître une mystérieuse île sur Ligeia Mare, une mer faite de méthane et d'éthane.

Cette île de près de 20 kilomètres de long n'apparaît pas sur tous les clichés. En effet, sur une photographie datant du 10 juillet 2013, la formation est clairement visible, tandis que sur celle prise le 26 juillet 2013, elle a entièrement disparu. Et si les chercheurs ne l'avaient pas remarquée auparavant, c'est qu'elle n'était pas non plus observable sur les images prises en 2007 et en 2009, expliquent-ils au site Phys.org.
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