Science et Technologie
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Nebula

Découverte de la plus vieille étoile connue de l'univers

La plus vielle étoile connue a été découverte par des astronomes australiens. Cela pourrait aider à résoudre les divergences entre observations et prédictions autour de la théorie du Big Bang.

C'est le Dr Stefan Keller qui a conduit ces recherches à l'Ecole de recherches en astronomie et astrophysique de l'Australian National University. Il a déclaré avoir observé avec son équipe l'empreinte chimique de « la première étoile ». Après 11 ans de recherches, cette dernière a été découverte en utilisant le télescope SkyMapper.

"Cette étoile s'est formée peu après le Big Bang, il y a environ 13,7 milliards d'années » explique le Dr Keller. "Ça nous donne un aperçu de notre place fondamentale dans l'univers. Ce que nous observons, c'est l'origine de tous les matériaux autour de nous dont nous avons besoin pour vivre" renchérit-il.
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Les Bushmen ont des gènes européens

Des chercheurs internationaux ont trouvé a priori des gènes d'Eurasiens au sein des tribus Khoïsan dont font partie les célèbres Bushmen, connus en Occident depuis l'excellent film « Les Dieux sont tombés sur la tête ».

Or, vous n'êtes peut-être pas sans savoir que le consensus actuel au sujet des origines de notre espèce est que les humains modernes descendent de primates ancestraux qui vivaient en Afrique. Ce ne serait qu'il y a 65 000 ans seulement qu'ils seraient partis de ce berceau de l'humanité (et se sont mélangés ensuite avec l'Homme de Neandertal), pour reprendre une expression populaire. C'est l'hypothèse « Out of Africa ».

On avait naturellement pensé que cette migration avait représenté un aller sans retour. Pourtant, les études génétiques récentes montrent quelque chose de plus complexe. De nombreuses personnes aux quatre coins de l'Afrique possèdent des bouts d'ADN que l'on retrouve chez les Européens ou en Asie seulement.
Galaxy

Et si l'univers avait émergé d'une longue et profonde congélation

La pensée conventionnelle veut que l'univers et toute la matière en son sein aient jailli d'une explosion à partir d'un seul point, le bien nommé paradigme du Big Bang. Mais pour un physicien théorique allemand, cela ne serait jamais arrivé. A la place, l'univers aurait commencé vide et froid, émergeant lentement d'un Deep Freeze (profond gel).

ampliacion
© Inconnu
Ce n'est pas la première fois qu'un physicien conteste le modèle cosmologique standard du Big Bang en posant l'explication d'un Deep Freeze. Retour en 2012, des scientifiques de l'Université de Melbourne et de l'Institut royal de technologie de Melbourne (RMIT) ont fait valoir que l'univers primitif aurait connu une transformation radicale, ou décalage de phase, d'une manière similaire à la façon dont un solide passe à l'état liquide.

Mais la théorie de Christof Wetterich, de l'Université de Heidelberg, est un peu différente et elle s'harmonise avec une précédente théorie, l'idée que l'Univers ne serait pas en expansion, il grossirait.

glaçon fondu
© Inconnu
Dans son dernier document de recherche (lien plus bas), Heidelberg estime que notre univers a jailli d'un univers très froid et évoluant lentement. Au cours des échelles de temps cosmiques, les masses des particules élémentaires ont augmenté lentement tandis que la constante gravitationnelle a diminué. Dans le même temps, l'attraction newtonienne est restée inchangée. Le résultat est ce qu'il définit comme un modèle croisé à 3 paramètres, sans Big Bang.
Mars

Un spectaculaire cratère apparu sur Mars voici deux ans

Selon la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, l'impact de météorite a dû avoir lieu entre juillet 2010 et mai 2012.

Un cratère sur Mars, révélé par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Nasa/JPL-Catech/Univ. of Arizona
© Nasa/JPL-Catech/Univ. of Arizona
Un cratère sur Mars, révélé par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.
Ouf, Curiosity et Opportunity n'étaient pas dessous. À en juger par la spectaculaire image du cratère résiduel, l'impact de météorite a dû être phénoménal ; il ne serait pas resté grand chose des rovers martiens !

Armageddon

Ce petit Armageddon extraterrestre est survenu il y a un peu plus de 2 ans. La sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), qui tourne en permanence autour de la planète rouge, a en effet détecté entre juillet 2010 et mai 2012 un changement à un point de latitude et de longitude particulier sur le relief de la planète : pour en avoir le cœur net, les opérateurs de l'engin ont photographié le sol avec sa caméra HiRISE, révélant ainsi le trou spectaculaire (HiRISE nous a habitué à de magnifiques prises de vue de Mars, notamment pendant l'atterrissage de Curiosity).
Snakes in Suits

Quand des poivrons deviennent la propriété de la multinationale Syngenta

Un nouveau brevet vient s'ajouter à la longue liste détenue par Syngenta, une multinationale suisse qui contrôle 9 % du marché mondial des semences. Le 8 mai 2013, l'Office européen des brevets (OEB) lui a accordé un brevet sur un poivron résistant aux insectes. Concrètement, tout agriculteur, maraîcher ou jardinier se trouvant dans l'un des 38 États dans lequel le brevet s'applique [1], et qui souhaite sélectionner un poivron présentant un trait de résistance à un insecte de la famille des Bemisia, doit demander l'autorisation à Syngenta. « S'il ne le fait pas, cette utilisation risque de constituer une contrefaçon du brevet », prévient No Patent on Seeds, un collectif d'associations engagées contre le brevetage des végétaux, des graines et des animaux d'élevage. « Le brevet ne concerne que la génétique propre à notre invention, précise Syngenta. Le biomatériau d'origine reste libre d'utilisation par les autres sélectionneurs. »

Mais l'argument ne convainc pas les représentants d'une trentaine d'ONG européennes qui ont annoncé déposer un recours le 3 février. D'après elle, il ne s'agirait pas d'une invention mais d'une découverte. « Cette résistance spécifique a été obtenue en croisant un poivron sauvage, de Jamaïque, qui comporte naturellement des résistances aux insectes, avec un poivron commercial. Elle existe donc déjà dans la nature et n'a en aucun cas été inventée par Syngenta », écrit la coalition. Qui insiste également sur le non respect de la Convention sur le brevet européen. « Le poivron de Syngenta est le résultat de procédés essentiellement biologiques (méthodes de sélection traditionnelles) qui ne sont pas brevetables en vertu de l'art. 53 b) de la Convention sur le brevet européen ». Reste à la Grande Chambre de recours de l'OEB de décider si les produits découlant des méthodes de sélection traditionnelles sont brevetables ou non.

La coalition européenne considère plus généralement que ces brevets posent un problème d'un point de vue éthique, mais aussi en termes de réduction de la biodiversité et de phénomènes de concentration. Les trois plus grandes sociétés semencières - Monsanto, DuPont et Syngenta - contrôlent plus de 50 % du marché international des semences (voir notre enquête). « Dans le cas du poivron, Monsanto et Syngenta possèdent près de 60 % de toutes les variétés protégées en Europe », selon No Patent on seeds. Les organisations demandent à ce que « les plantes et les animaux ne puissent plus être brevetés. La révocation de ce brevet sur le poivron serait déjà un premier pas important. » Plus généralement, elles exigent du Conseil d'administration de l'OEB de modifier les critères d'octroi des brevets « afin d'en exclure toutes les plantes et en priorité celles qui sont obtenues par sélection traditionnelle ».

Plus d'information sur la campagne #FreePepper (« Libérez le poivron ») en cliquant ici.
Gift 2

Les fractals - La dimension cachée

Qu'est-ce que les effets spéciaux de cinéma, le marché boursier, les crises cardiaques et les anneaux de Saturne ont en commun ?

Fractal
© M. Kieffer/Sott.net
Ils sont tous constitués de fractals, des formes irrégulières qui se répètent trouvées dans les formations de nuages, dans les branches d'arbres, les tiges de brocoli et les montagnes escarpées et même dans le cœur humain. Découvert par le mathématicien Benoît Mandelbrot, ils sont l'architecture utilisée par la nature.

Airplane

Des drones capables d'imiter les mouvements des oiseaux



Une fois de plus, la nature est une bonne source d'inspiration pour les conceptions robotiques. Preuve en est avec la récente invention de
Festo, une société d'ingénierie allemande. En effet, elle a développé une série de drones capables d'imiter les mouvements des oiseaux et des libellules.

Le premier prototype, dénommé SmartBird, est un robot volant et ultraléger dont le design s'inspire du goéland argenté. Tout comme ce dernier, son homologue robotisé peut voler de façon fluide et naturelle en battant des ailes. Fabriqué en fibre de carbone et en mousse de polyuréthane, il est capable de décoller et d'atterrir de manière autonome. Grâce à une série de petits moteurs intégrés, ses ailes peuvent se tordent sous certains angles, en plus de se battre de haut en bas. Le second modèle, baptisé Bionicopter, est la version robotique et agrandie de la libellule. Capable de voler dans toutes les directions, il peut également planer dans les airs sans avoir à battre ses ailes. Pilotable depuis un smartphone, le drone utilise des capteurs et des mécanismes intégrés pour mener à bien son vol.
Airplane

Banalisation des drones : faites vous livrer vos bières par un drone

Lakemaidest une brasserie américaine dans le Wisconsin qui s'est inspiré des démonstrations d'Amazon pour les livraisons de colis. Le but de cette exploitation commerciale serait d'apporter des bières fraîches aux pêcheurs d'un lac du Minnesota. Le pack est vide dans la vidéo, cela dit si la fédération de régulation aérienne américaine (FAA) donne son feu vert, la société devra investir dans des drones plus puissants que dans la vidéo de démonstration.

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Une chevelure épaisse, des maladies auto-immunes : peut-être l'héritage d'ancêtres Néandertaliens

Des restes d'ADN de Néandertaliens dans les gènes des Européens seraient liés à un éventail de problèmes de santé, dont le diabète et les maladies auto-immunes. Ils sont également associés à une chevelure épaisse.

On pense que 2 à 4% du génome humain témoigne d'un métissage entre nos ancêtres Homo sapiens et leurs cousins et voisins Néandertaliens. Les deux lignées humaines ont coexisté sur la Terre au Paléolithique, entre 400 000 et 30 000 ans avant notre époque.

Les populations d'Afrique subsaharienne, dont les ancêtres n'ont pas migré ne sont pas concernées par ce métissage car elles n'ont pu se reproduire avec les Néandertaliens d'Eurasie. Une reconstruction quasi complète du génome de Neandertal a été publiée l'année dernière.

Des scientifiques américains ont comparé les variations dans l'ADN de 846 personnes d'origine non-africaine, 176 personnes originaires d'Afrique sub-saharienne, et l'os de l'orteil d'une femme de Neandertal ayant vécu il y a 50 000 ans.

L'équipe a identifié certaines zones du code génétique moderne riches en ADN de Neandertal. Ces variations étaient liées à des problèmes de santé, en particulier maladies auto-immunes comme Crohn, le lupus, mais aussi au diabète de type-2.
Satellite

Espace : Rosetta se rapproche de la comète Tchourioumov-Guerassimenko

La sonde européenne Rosetta « s'est réveillée » dans l'immensité de l'espace. Lancée en 2004 par l'Agence spatiale européenne vers la comète Tchourioumov-Guerassimenko, l'appareil est resté pendant deux ans et demi en état d'hibernation. Le moment est venu pour de se rapprocher de la comète et même d'effectuer le premier atterrissage sur la surface d'un corps céleste en mouvement.

Rosetta
© EPA
Les astronomes européens suivent la manœuvre de Rosetta qui se rapproche de la comète découverte en 1969 par deux scientifiques soviétiques. C'est en novembre prochain que la sonde doit se rapprocher le plus du corps céleste pour placer à sa surface un module de recherche. Selon les experts, la probabilité de réussite de cette opération hasardeuse est assez élevée. Comme l'a fait remarquer Alexandre Ilyine, rédacteur de la revue Novosti kosmonavtiki, le succès de la mission de Rosetta sera facilité par ses bonnes performances techniques et une approche nouvelle en matière d'observation de la comète :
« Rosetta est un appareil technologiquement bien testé. Il a servi de prototype à Mars-Express européen qui tourne depuis plus de 10 ans autour de Mars et a parfaitement eu le temps de prouver sa fiabilité. La mission est exceptionnelle mais elle a de bonnes chances d'être remplie. Les comètes étaient jusqu'ici explorées par des appareils dont la trajectoire passait à côté de leurs noyaux et qui effectuaient des mesures très rapides, alors que Rosetta doit pour la première fois voler à côté du noyau pour l'étudier pendant une très longue période. »
Si les calculs des scientifiques sont exacts, Rosetta tournera avec la comète autour du Soleil jusqu'en 2015. Pendant ce voyage, la sonde transmettra à la Terre des données sur les modifications à sa surface à mesure de son rapprochement ou de son éloignement de notre astre, explique Igor Marinine, membre de l'Académie russe d'astronautique Tsiolkovski :
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