Science et Technologie
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Cloud Lightning

Foudre et vent solaire : y a-t-il un lien ?


Les particules chargées émises par le Soleil favoriseraient le déclenchement de la foudre, selon une étude britannique. Crédits : NOAA
Les épisodes de foudre seraient plus fréquents lorsque les flux de vent solaire augmentent en intensité, selon une nouvelle étude.

La foudre tombe-t-elle plus souvent lorsque l'intensité du vent solaire, ce flux de particules chargées en provenance du Soleil, est plus élevée ? C'est en tout cas ce que suggère une étude publiée le 15 mai 2014 dans la revue Environmental Research Letters.

Selon cette étude, les particules solaires auraient pour effet, en arrivant dans l'atmosphère terrestre, de ioniser les moléculaires d'air (l'ionisation est l'action qui consiste à enlever ou ajouter des charges à un atome ou une molécule ; une molécule ionisée cesse d'être neutre électriquement). Une fois ionisées, ces molécules agiraient alors comme un conducteur entre les différentes parties d'un même nuage, ce qui aurait alors pour effet de produire de la foudre.
Cow Skull

D'autres dinosaures pourraient être découverts en Patagonie

© Photo Reuters
Des observateurs admirent un os géant de dinosaure découvert à La Flecha, en Patagonie, le 16 mai.
La découverte sans précédent en Patagonie, dans le sud de l'Argentine, d'une grande quantité de restes fossilisés d'un gigantesque dinosaure pesant plus de 100 tonnes pourrait mener à d'autres découvertes du même type dans la région, mais aussi lever une partie du mystère sur cette époque mal connue.
Stock Down

Le déclin inéxorable des abeilles aux États-Unis

© Pedro Ruiz Le Devoir Archives
Les abeilles, dont le nombre disparaît dangereusement, sont responsables, par leur pollinisation, de plus d’un tiers de notre alimentation.
Les abeilles continuent de mourir à un rythme inquiétant aux États-Unis. En fait, les pertes sont si importantes que leur survie à long terme n'est plus du tout assurée, souligne un nouveau rapport gouvernemental américain.
Selon les données publiées jeudi par le ministère américain de l'Agriculture (USDA), la mortalité a éliminé pas moins de 23,2 % des colonies au cours de l'hiver qui vient de se terminer. Ce taux est cependant légèrement moins élevé que celui de l'hiver précédent, au cours duquel 30 % des colonies avaient disparu.


Reste que selon l'USDA, les taux de mortalité des dernières années sont tellement élevés qu'ils compromettent littéralement la survie des abeilles à long terme. Sans que les experts s'accordent sur un facteur déterminant, quelque 30,5 % en moyenne des colonies d'abeilles meurent chaque année depuis l'hiver 2006-2007.

Le risque que cela représente pour la population est d'ailleurs bien réel, puisque pas moins de 25 % des cultures américaines dépendent directement de la pollinisation des abeilles. La Californie, l'État le plus gourmand en abeilles, est le plus touché par ces pertes. Pour sa seule production d'amandes, cet État de l'ouest des États-Unis a besoin de 1,5 et 1,7 million de colonies, soit 60 % des abeilles élevées dans le pays.

Commentaire: La disparition « mystérieuse » des abeilles recèle en fait de moins en moins de mystère.

Elle est sans doute le résultat d'une conjonction de facteurs délétères. Comme le dit très justement M. Neumann, du Centre agroscope Liebefeld-Posieux (Berne, Suisse) : « on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte ».

Voici une liste non exhaustive des causes participant à la disparition des abeilles :

- les flaques d'eau toxiques
- les insecticides et champignons pathogènes
- les pesticides
- Les ondes electro-magnétiques

Une autre facteur très important : la qualité de l'alimentation des abeilles. Comment s'étonner en effet que les abeilles succombent plus facilement aux agressions extérieures, quelles qu'elles soient, lorsque par souci de productivité et d'exploitation commerciale, on leur soutire constamment leur miel (qui constitue leur aliment principal ) pour leur donner à la place... du sucre industriel, bio, ou pas.

R2-D2

Hong-Kong : le premier robot patron vient d'être nommé au conseil d'administration

Si jamais vous en doutiez, voici une preuve que les robots nous remplaceront un jour au bureau. Le 13 mai, la société hongkongaise Deep knowledge ventures, ou DKV, a nommé un algorithme à son conseil d'administration. Le logiciel siégera donc aux côtés d'êtres en costume, qui respirent et sûrement diplômés d'universités prestigieuses.

Spécialisée dans les investissements en capital risque, DKV s'implique dans des sociétés privées et publiques des secteurs de la lutte contre le cancer, de la médecine régénérative et des traitements personnalisés. La mission de l'algorithme, nommé Vital, sera donc d'analyser les résultats prévisionnels, les premiers tests de médicaments, la disponibilité des brevets et les levées de fonds précédentes des sociétés dans lesquelles DKV envisage d'investir.

Un robot incorruptible

Sixième membre du conseil d'administration, le logiciel participera à la prise de décision de l'entreprise, recommandera ou au contraire écartera des investissements trop risqués. Vital -un acronyme qui signifie "outil de validation pour les investissements dans la recherche scientifique"- a été développé par une société britannique, Aging analytics. "Il prend ses décisions de façon totalement indépendante", précise le communiqué de presse.
Flashlight

Des spermatozoïdes vieux de 17 millions d'années

© AFP
On peut voir un gros plan des spermatozoïdes en question dans la partie E. Ils étaient incrustés dans la pierre tel que montré dans la partie D.
Sydney - Une équipe de chercheurs a découvert les plus vieux spermatozoïdes fossilisés, appartenant à des crustacés qui vivaient il y a quelque 17 millions d'années, sur un site riche en trouvailles préhistoriques, dans le nord de l'Australie.
Music

La musique est comme une langue pour notre cerveau

© Jsome1, Flickr, cc by 2.0
Lorsqu’on joue de la musique, le cerveau dédie très vite des zones normalement réservées au langage à la pratique de l’instrument.
On dit souvent de la musique qu'elle est un langage universel. L'expression semble appropriée car notre cerveau recourt aux mêmes zones du cerveau pour activer l'une et l'autre dès lors qu'on est un peu exercé à la pratique d'un instrument...
Pourquoi aime-t-on tant la musique ? Des scientifiques de l'université de Liverpool (Royaume-Uni) apportent de nouveaux éléments en expliquant que cette succession de notes pourrait vraiment nous parler, au sens propre du terme, puisque notre cerveau exercé l'interpréterait comme une langue.


Le contexte : parole et musique de concert

Parmi les supposés propres de l'Homme, beaucoup ont dû être revisités. Le rire par exemple. Mais la musique reste intimement liée à notre espèce, voire peut-être à notre genre. Partout dans le monde, et surtout depuis des millénaires, ces sonorités mélodieuses et en rythme donnent la cadence aux sociétés humaines. La plus vieille flûte jamais retrouvée est datée de 35.000 ans, à une époque où les Néandertaliens n'avaient pas encore disparu. Mais les origines exactes de la musique demeurent encore un peu floues.
Fireball 4

La Nasa se prépare au survol de Mars par la comète Siding Spring


La comète Siding Spring (comète C/2013 A1) observée par le télescope spatial Hubble. L'image de droite a été améliorée et permet de voir ce qui semble être deux jets de poussières sortir de la surface cométaire. © Nasa, Esa, J.-Y. Li (Planetary Science Institute)
La Nasa se prépare au rase-mottes de la comète Siding Spring au-dessus de la surface Mars. Avec quatre sondes en orbite et deux rovers, elle met en place une stratégie d'observation pour ne rien manquer de cet événement très rare. Sur Terre, les astronomes amateurs pourront également le suivre. Lors de son passage auprès de Mars, la magnitude apparente de la comète devrait atteindre 8.

Comme l'Agence spatiale européenne avec sa sonde Mars Express, la Nasa se prépare au passage de la comète Siding Spring à proximité de Mars. Découverte en janvier 2013, cette comète frôlera la Planète rouge le 19 octobre 2014 vers 18 h 30 TU à seulement 138.000 kilomètres, soit un peu plus d'un tiers de la distance moyenne entre la Terre et la Lune ! À titre de comparaison, la lune la plus éloignée de Mars, Déimos, se situe à 23.500 km de la planète.

À l'échelle du Système solaire, ce survol de Mars s'apparente à un rase-mottes. Lors de sa découverte, on estimait que cette comète pouvait s'approcher encore plus près de la planète, voire entrer en collision. Depuis, des calculs de trajectoire ont écarté ce risque de collision.
Hearts

Les radicaux libres combattraient le vieillissement plutôt que de l'induire

© Marmotte73, Flickr, cc by nc sa 2.0
Il existe une hypothèse selon laquelle les radicaux libres seraient des dommages collatéraux de notre respiration et favoriseraient le vieillissement. Mais une découverte récente la remet en cause, en montrant que ce pourrait être l’inverse.
Leur nom fait peur : radicaux libres. Ces molécules, naturellement produites par nos cellules durant les processus d'utilisation de l'oxygène, peuvent se révéler toxiques. En cause, un ou plusieurs électrons non liés qui risquent de déstabiliser les composés alentour, comme l'ADN ou les protéines. De ce fait, certains pensent que ces oxydants contribuent au vieillissement, et c'est pourquoi des laboratoires proposent des antioxydants pour espérer prolonger la vie.

Néanmoins, leur efficacité est contestée. Pourquoi ? Parce qu'à en croire les travaux dirigés par Siegfried Hekimi de l'université McGill (Montréal, Canada), les radicaux libres pourraient bien être bénéfiques, contrairement à la théorie couramment citée ! C'est du moins ce que leurs travaux, publiés dans Cell, suggèrent, montrant que ces molécules peuvent déclencher un mécanisme qui aboutit à la protection des cellules.
Telescope

Montagnes « tombées du ciel » sur Japet, une des lunes de Saturne

© NASA
Si vous pouviez vous rendre sur la lune de Saturne, Iapetus (ou Japet), vous seriez surpris de tomber sur une chaine de montagnes sortie de nulle part, de plus de 19 km de haut et s'étendant sur plus de 1300 km le long de la médiane de la lune. Mais d'où vient cette crête ? Iapetus ne présente pas de signes de volcanisme ou d'activité géologique qui serait susceptible de créer de tels sommets.

Qui a éclaboussé Iapetus ?

© NASA

© NASA
Les scientifiques ont suggéré que la montagne ne s'est pas formée à partir de forces exercées dans Iapetus, elle serait plutôt tombées du ciel.

Dans une nouvelle étude (lien plus bas), les chercheurs ont créé des images 3D des sommets avec les données de la sonde spatiale Cassini. Ils ont constaté que la plupart des pics de forme triangulaire étaient près de leur « Angle de talus naturel » ; l'angle fixe qu'un matériau atteint alors qu'il s'érode et tombe vers le sol.

© NASA
Zoom sur la crête de Iapetus par la sonde Cassini (NASA)
Cette idée suggère aux scientifiques une origine « exogène » (en dehors de la lune). On peut supposer que les sommets auraient une forme différente, ou une plus grande variété de formes, s'ils avaient été créés par des forces au sein de Iapetus.

L'hypothèse est que le matériau qui est, pour ainsi dire, tombé du ciel proviendrait d'un impact avec un grand corps planétaire, comme la collision qui a probablement créé notre lune. Ce matériau a ensuite formé un anneau autour de Iapetus qui s'est avéré assez instable, puis il est tombé sur la lune, créant la crête que nous voyons le long de son équateur. Une collision aiderait aussi à expliquer pourquoi cette lune a une orbite déséquilibrée et pourquoi un côté de celle-ci tourne le dos à Saturne.

Étude originale (en anglais).
Robot

Après les drones-tueurs : les robots tueurs...

Ces armes entièrement autonomes menacent les droits humains en temps de paix comme en temps de guerre.

Communiqué de Human Right Watch (Genève - 12/5/14)*


Les armes entièrement autonomes, ou « robots tueurs », mettraient en péril les droits humains fondamentaux, qu'elles soient utilisées en temps de guerre ou pour l'application de la loi, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui, à la veille de la première réunion multilatérale sur le sujet aux Nations Unies.

Le rapport de 26 pages, intitulé « Shaking the Foundations: The Human Rights Implications of Killer Robots » (« Fondements ébranlés : Implications en matière de droits humains du recours aux robots tueurs »), est le premier rapport qui évalue en détail les risques présentés par ces armes au cours des opérations d'application de la loi, en élargissant le débat au-delà du champ de bataille. Human Rights Watch a constaté que les armes entièrement autonomes menaceraient des droits et des principes au regard du droit international aussi fondamentaux que le droit à la vie, le droit à un recours et le principe de la dignité.
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