Science et Technologie
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Mars

Curiosity : la première roche analysée montre une composition « inhabituelle »

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© NASA/JPL-Caltech/MSSS
La première roche 'Jake Matijevic' étudiée par deux des instruments de Curiosity
Jeudi, les scientifiques de la NASA ont indiqué que la première roche martienne analysée il y a peu par Curiosity avait dévoilé une composition plus variée que tout ce qui avait pu être observé jusqu'ici.

L'opération marquait une étape d'importance pour Curiosity et la NASA ne s'y est pas trompée. Jeudi, l'agence américaine a dévoilé les premiers résultats des analyses menées sur la roche "Jake Matijevic" et ceux-ci ont donné de bonnes surprises. En effet, la roche de la taille d'un ballon de football a montré une composition inhabituelle et plus variée que ce qui avait déjà été observé sur Mars. Plus surprenant, la constitution de la roche ressemble à celles de roches terriennes qui proviennent de volcans.

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La demi-vie de l'ADN trop courte pour ressusciter des dinosaures

L'ADN, comme toute matière organique, n'est pas éternel et se dégrade en milieu archéologique. En étudiant des ossements de moas, une équipe internationale a réussi à établir que, conservé dans la terre à 13°C, il faut 521 ans pour que la moitié de l'ADN en présence se dégrade, soit un délai bien trop court comparé à l'âge des dinosaures.

L'ADN a beau faire des miracles, il n'échappe pas pour autant à l'apposition d'une date de péremption. Une équipe internationale a estimé que la fameuse molécule détient une durée de demi-vie de 521 ans si elle est conservée à une température de 13°C. La demi-vie est un concept utilisé pour les éléments radioactifs : c'est la durée qu'il faut à la moitié de la matière radioactive en présence pour se désintégrer comme le détaillent les travaux publiés dans la revue Proceedings of the royal society : biological sciences.

Au cours de ceux-ci, les chercheurs ont travaillé sur 158 ossements de moas datés par carbone 14. Il s'agit d'oiseaux géants, jusqu'à trois mètres de haut, de la famille des autruches présents en Nouvelle-Zélande jusqu'aux environs de 1500. Ils furent exterminés par les maoris à force de chasse. En travaillant sur ces os, les chercheurs ont réussi à extraire de l'ADN mitochondrial. Il s'agit d'ADN qui n'est pas contenu dans le noyau des cellules mais dans des organites appelés mitochondries et transmis par la mère. En contexte archéologique, il se conserve généralement bien mieux que l'ADN nucléaire.

Megaphone

Les souris peuvent chanter et même s'accorder entre elles

Alors que l'on pensait que les souris ne poussaient que des cris sans trop les contrôler, elles sont en fait capables d'émettre de véritables chants. Mais ce n'est pas tout, quand plusieurs mâles se retrouvent dans un même endroit, leurs chants finissent par s'accorder.

Quand le chat n'est pas là, les souris... chantent ? Si de très nombreux animaux peuvent émettre des sons, peu sont capables de les moduler ou de les apprendre. Au milieu de certains primates, des dauphins et de rares oiseaux, les souris font une entrée fracassante avec leurs ultrasons. L'étude à la base de cette découverte a été publiée le 10 octobre dans la revue en ligne PLoS ONE par une équipe américaine de l'université de Duke.

En effet, on pensait jusque-là que la capacité à apprendre et moduler des sons était réservée à quelques oiseaux et mammifères. Pour les oiseaux on retrouve seulement trois familles : les perroquets, les colibris et les passeri, une famille de passereaux. Chez les mammifères, on compte bien sûr les humains, ainsi que des baleines, des dauphins, certaines otaries, des chauves-souris et les éléphants. Mais les chercheurs de l'université de Duke ont découvert que les souris en étaient également capables.

Saturn

Une gigantesque planète de diamant découverte

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Dessin représentant la grosse planète de diamant découverte par les astronomes. © Haven Giguere / YALE UNIVERSITY / AFP
55 Cancri-e pourrait abriter une masse de pierres précieuses égale à trois fois celle de la Terre !

Une équipe américano-française d'astronomes a découvert une planète très chaude formée en grande partie de diamant, de deux fois la taille de la Terre et en orbite autour d'une étoile visible à l'oeil nu, ont annoncé jeudi ces chercheurs. "La surface de cette planète est probablement recouverte de graphite et de diamant plutôt que d'eau et de granite", explique Nikku Madhusudhan de l'université Yale (Connecticut, nord-est), un des coauteurs de cette découverte à paraître dans la revue américaine Astrophysical Journal Letters. "Ceci est notre premier aperçu d'une exoplanète rocheuse [en dehors du système solaire, NDLR] avec une composition chimique radicalement différente de celle de la Terre", ajoute-t-il dans un communiqué.

Cette planète rocheuse, baptisée 55 Cancri-e, a un rayon deux fois plus grand que celui de la Terre, soit 12 747 km. Elle se situe à 40 années-lumière de la Terre (une année-lumière correspondant à 9 461 milliards de kilomètres) dans la constellation du Cancer. 55 Cancri-e tourne tellement vite qu'elle fait le tour de son étoile, appelée 55 Cancri, en à peine 18 heures, comparativement aux 365 jours de la Terre autour du Soleil. Elle est aussi beaucoup plus dense que la Terre avec une masse dix fois supérieure. Les températures à sa surface atteignent 2 148 degrés et la rendent très inhospitalière.

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Des physiciens de l'ULB apportent une nouvelle théorie sur la mécanique quantique

Un des concepts les plus enracinés dans les sciences et dans la vie de tous les jours est la causalité : l'idée que les événements du présent sont causés par ceux du passé et servent à leur tour de causes aux événements du futur. Si un événement A est la cause d'un effet B, alors B ne peut pas être une cause de A.

Des physiciens de l'ULB (Centre for Quantum Information and Communication- Ecole polytechnique de Bruxelles) et de l'Université de Vienne viennent de démontrer qu'en mécanique quantique, il est possible de concevoir des situations singulières dans lesquelles un événement peut être à la fois la cause et la conséquence d'un autre. Bien que l'on ne sache pas encore si de telles situations existent dans la nature, cette possibilité, permise par la théorie, laisse entrevoir des implications profondes pour les fondements de la physique quantique, la gravité quantique et l'informatique quantique. Les résultats sont publiés cette semaine dans la revue Nature Communications.

Hourglass

Les scientifiques disent que la Terre subit une vraie dérive des pôles

Traduit par Crashdebug

Les scientifiques ont développé un modèle informatique pour identifier quatre exemples possibles de vraie dérive polaire dans le passé. Et, ils disent, que des vraies dérives polaires se produisent maintenant. Les scientifiques basés en Allemagne et Norvège ont aujourd'hui édité de nouveaux résultats au sujet d'une théorie géophysique connue sous le nom de « vraie dérive polaire ». C'est une dérive de l'extérieur du solide de la Terre - un changement réel de latitude pour quelques masses terrestres - relative à l'axe de rotation de notre planète. Ces scientifiques utilisaient des points névralgiques dans le manteau terrestre en tant qu'élément d'un modèle informatique, qu'ils disent avoir été précis pendant les dernières 120 millions d'années, pour identifier quatre exemples possibles de dérives polaires dans le passé. Et, ils disent, que les dérives polaires se produisent maintenant. Ces scientifiques ont édité leurs résultats dans le journal pour la recherche géophysique aujourd'hui (1er octobre 2012).
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Wikimedia Commons ©
Le diagramme représentant la rotation du corps solide de la Terre en ce qui concerne un axe de rotation stationnaire dû à une vraie dérive polaire. Ce diagramme est considérablement exagéré. Selon Doubrovine et son équipe, les couches externes solides de la Terre avaient lentement tourné à un taux de 0,2 degrés tous les millions d'année.

UFO 2

Quand l'US Air Force concevait une soucoupe volante

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La soucoupe volante, objet de fantasmes, de polémiques et moyen supposé de transport des extraterrestres, a, cette fois c'est sûr, presque existé.

Des archives, tout juste déclassifiées, révèlent que l'US Air Force a tenté pendant plusieurs années d'en concevoir un prototype capable de voler à 30 000 mètres d'altitude à une vitesse de 2 600 miles par heure (4 183 km/h). Il aurait permis de rejoindre New York à Miami en vingt-quatre minutes ou encore Paris à Moscou en trente-cinq minutes.
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Les ingénieurs de l'armée de l'air des Etats-Unis rêvaient surtout d'un engin capable de décoller et d'atterrir à la verticale et de voler de manière non linéaire.

Commentaire: Nous pouvons certes nous interroger sur le "timing" de cette déclassification.


Telescope

Un trou noir au cœur d'Orion ?

Traduction : Didier Jamet pour Ciel des hommes

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Hubble Legacy Archive, Robert Gendler
Sujet central de ce portrait cosmique, quatre étoiles formant l'astérisme du Trapèze se trouvent au coeur de la nébuleuse d'Orion. Concentrées dans un volume d'1,5 année-lumière de rayon, elles dominent le noyau du dense amas de la nébuleuse d'Orion. Les radiations ionisantes ultraviolettes des étoiles du Trapèze, et tout particulièrement celles de la plus brillante, Theta-1 Orionis C, entretiennent la luminosité de toute cette complexe région de formation d'étoiles. Vieux de quelque 3 millions d'années, l'amas de la nébuleuse d'Orion était encore plus compact en ses vertes années. Une récente étude de la dynamique de l'amas a montré que des collisions stellaires précoces avaient peut-être engendré un trou noir de plus de 100 masses solaires. La présence d'un trou noir au sein de l'amas aurait le mérite d'expliquer le mouvement propre très rapide des étoiles du Trapèze. La nébuleuse d'Orion se trouve à environ 1500 années-lumière de nous, ce qui vaudrait à ce possible trou noir le titre de trou noir le plus proche de la Terre.

Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (USRA)
Représentant technique de la Nasa : Jay Norris
Un service de : LHEA de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

Chalkboard

Quand le champ magnétique bascule

De nouvelles données détaillent le déroulement des inversions du champ magnétique terrestre et bousculent les modèles en cours.

Des chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (CNRS, Univ Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité) et de l'Université de Hawaii mettent en évidence cette semaine dans la revue Nature le comportement singulier, en trois étapes, des inversions du champ magnétique terrestre. L'étape intermédiaire responsable du basculement du champ magnétique du nord au sud, ou inversement, s'avère particulièrement rapide (moins de 1000 ans). Ceci remet en questions les idées et modèles actuels sur le déroulement des inversions du champ magnétique et les processus en jeu.
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Fig 1. Trajectoires du pôle observées dans les enregistrements volcaniques les plus détaillés.
Les données proviennent de séquences de coulées de lave superposées.
En orange, représentation du noyau avec son enveloppe liquide où se génère le champ magnétique
et la graine solide. © Valet et al. 2012

Snowman

Banquise Antarctique : record maximum absolu

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Sans aucun doute, il vous arrive constamment de lire les alarmes catastrophées de la presse et des médias sur la banquise Arctique qui, supposément, "disparait". Mais comment se fait-il que vous ne lisez ni n'entendez jamais rien sur la banquise Antarctique ?

Vu sur le blog "sunshine hours", il semble que l'Antarctique a battu un nouveau record. Il écrit :