Science et Technologie
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Bomb

La grande débâcle glaciaire redatée


Les trois zones de Tahiti où ont été prélevées les 37 carottes analysées. Au total, plus de 400 mètres du matériau couvrant la dernière déglaciation (depuis 21 000 ans avant notre ère) ont été prélevés dans le récif de Tahiti
L'analyse des coraux tahitiens depuis la dernière glaciation suggère qu'il y a environ 14 500 ans, une fonte massive des calottes glaciaires antarctiques a élevé le niveau des océans de 14 mètres en moins de 350 ans.


Cent trente mètres en moins de 15 000 ans : le niveau des mers est beaucoup remonté depuis le dernier maximum glaciaire. Petit à petit ou par sauts ? Après avoir foré à Tahiti, Pierre Deschamps et ses collègues du CEREGE (Université d'Aix-Marseille) et des Universités d'Oxford et de Tokyo ont établi une nouvelle courbe des variations du niveau marin depuis la dernière glaciation : elle confirme qu'une remontée catastrophique du niveau des océans a bien eu lieu il y a 14 500 ans.

Cet événement est noté MWP-1A (de l'anglais Melt Water Pulse). Pour le reconstituer, les chercheurs ont effectué 37 forages dans le récif de Tahiti. Les coraux tropicaux vivant à faible profondeur, ils constituent en effet d'excellents indicateurs de l'évolution au fil du temps du niveau de la surface de l'océan. P. Deschamps et ses collègues ont daté ces coraux en s'appuyant sur la transformation radioactive de l'uranium 234 en thorium 230, et montré qu'entre 14 650 et 14 400 ans, une gigantesque débâcle glaciaire s'est déclenchée, qui a fait monter le niveau des océans de 14 à 18 mètres en moins de 350 ans, soit au minimum 4 mètres par siècle !
Evil Rays

Sons étranges partout sur la terre : un scientifique s'exprime

Le Dr Elchin Khalilov , un géophysicien et professeur à l'Azerbaïdjan a mené des recherches depuis la récente vague de « sons étranges ».

En tant que géophysicien, il a été intrigué par les nombreux rapports et d'enregistrements de ce qu'il attribue à des sons venant du ciel. Alors que d'autres dans le milieu de la recherche pourrait être enclin à rejeter toute l'affaire comme un non-sens, le Dr Khalilov a été de travailler avec d'autres chercheurs pour étudier ce qui pourrait être la cause. Dans un article récent au Journal GeoChange ( geochangemag.org ), le Dr Khalilov a répondu à quelques questions sur le phénomène.

Q : M. Khalilov, quelle est la nature des insolites sons grave signalés par un grand nombre de personnes dans différentes parties de la planète depuis l'été 2011 que beaucoup appellent « le son de l'apocalypse »? Avez vous des informations sur ce qui se produit partout dans le monde : États-Unis, Royaume-Uni, le Costa Rica, la Russie, la République Tchèque, l'Australie, etc...
Gear

« Tous les climato-sceptiques sont des charlatans » (P. Magnette)

Paul Magnette, le ministre belge (socialiste) des Entreprises publiques et de la Politique scientifique a déclaré que tous les climato-sceptiques sont des charlatans. Henri Masson, professeur émérite de sciences appliquées à l'Université d'Anvers, lui répond.

Un article de Hans Labohm pour le Dagelijkse Standaard.

Paul Magnette a été professeur en sciences politiques à l'université libre de Bruxelles (ULB). De 2007 à 2011, il a été ministre du climat et de l'énergie. Désormais, ce ministre alpha est en charge de la recherche scientifique. Pour un pays avec une grande tradition surréaliste, ce n'est peut-être pas si surprenant.

La politologie est naturellement une excellente base à avoir pour pouvoir effectuer une évaluation experte des arguments scientifiques dans le débat sur le climat (je plaisante !). À partir de l'aperçu ainsi acquis, Magnette a déclaré, il n'y a pas longtemps, à l'occasion d'une réunion publique à l'ULB, que tous les climato-sceptiques sont des charlatans. Ceci a prouvé une fois de plus que l'hystérie climatique peut même avoir une influence sur les capacités de jugement de gens (même ministrables) d'un niveau intellectuel tel qu'ils sont tout de même considérés comme capables de faire preuve d'esprit critique.
Einstein

Une organisation insoupçonnée du cerveau révélée par une nouvelle technologie


Les images du cerveau créées au moyen d'une nouvelle technologie ont suscité un véritable choc pour Van Wedeen de l'Université Harvard, co-auteur de travaux publiés dans la revue Science: ""Je m'attendais à un pur désordre"", dit-il. Plutôt qu'un enchevêtrement, il a plutôt trouvé une organisation régulière et étonnamment simple de fibres entrecroisées perpendiculairement comme les fibres entrelacées d'un morceau de tissu. Le cerveau est comme un vêtement comportant des plis dont la simplicité de la structure apparaît en le dépliant.

Si vous étirez les plis, dit Wedeen, le cerveau consiste en une grille de fibres à trois dimensions.

Wedeen et ses collègues des universités Harvard et de Lausanne ont utilisé l'imagerie par résonance magnétique à diffusion, une technique qui utilise les champs magnétiques pour détecter l'eau qui coule le long des neurones.
Magnify

Le réchauffement climatique au Moyen-Âge a été mondial

Traduit par Chantalouette et Hélios


Cristaux d'ikaïte
Une nouvelle étude scientifique autorisée contredisant le ''consensus scientifique'' semeur d'alarme est sortie hier, qui montre que la période de réchauffement bien documentée ayant eu lieu au Moyen -Âge ne s'est pas limitée à l'Europe, ou même à l'hémisphère nord : elle est allée jusqu'à l'Antarctique.

La recherche s'est servie du développement de nouvelles méthodes d'estimation des températures passées, qui s'ajoutent aux méthodes déjà existantes, telles que l'analyse du cercle des arbres et du coeur de glace. Dans cette étude, les scientifiques ont analysé des échantillons d'un cristal nommé ikaïte, qui se forme dans les eaux froides.

''L'ikaïte est une forme congelée de carbonate de calcium'', explique le professeur des science de la terre, Zunli Lu. ''Les cristaux ne sont stables que dans des conditions de froid et fondent à température ambiante.''

Dans la péninsule Antarctique, pas de problème, et Lu et ses collègues ont pu prélever des échantillons présents depuis des centaines d'années et dater leur formation. La structure de l'ikaïte , en fait, varie sensiblement en fonction de la température au moment de sa formation, permettant aux chercheurs de construire une courbe cohérente des données de température du passé.
Satellite

Messenger renforce les soupçons de glace sur Mercure


Carte en fausses couleurs du pôle sud de Mercure en fonction de la durée de l’exposition au rayonnement solaire (les zones noires restent toujours dans l’ombre). Crédit : Nasa/JHUAPL/Carnegie Institution
En dépit d'écarts extrêmes de température, la surface de Mercure pourrait, outre de l'hydrogène, abriter de l'eau.

Déjà en 2001, l'imagerie radar du radiotélescope Arecibo avait révélé sur le pôle nord des dépôts brillants susceptibles d'être composés de glace d'eau.

Arrivée en orbite autour de Mercure en mars 2011, la sonde Messenger apporte à présent des détails inédits grâce à une double caméra embarquée: le MDIS. Une fois croisée avec les données radar, l'image montre que les dépôts se situent dans des zones d'ombre permanente aux pôles, confortant ainsi l'hypothèse de l'eau glacée.
Saturn

Saturne : Encelade pourrait abriter des formes de vie

La navette Cassini de la NASA a déjà pris de nombreuses photos de Encelade, une des lunes de Saturne. Selon la NASA, elle pourrait abriter des formes de vie similaires à celles découvertes sur Terre.

En utilisant le spectromètre de la sonde Cassini, les scientifiques ont pu déterminer que les 90 jets de vapeur d'eau s'échappant des "rayures de tigres", situées au pôle sud, contiennent également des matériaux organiques, du sel et des particules gelées. En effet, Encelade est une lune où il neige. Et la composition de la neige est un environnement favorable au développement des microbes. La lune entre ainsi dans le peloton de tête des planètes pouvant abriter des formes de vie.

Carolyn Porco, directrice de l'équipe Imaging Science pour la mission de la navette Cassini, précise que "nous sommes capables de nous déplacer à travers les volutes et de prélever des échantillons. Nous pouvons également nous poser à la surface de la lune, jeter un coup d'oeil et repartir avec ce dont nous avions besoin", rapporte le Smithonian Mag.
Saturn

Des milliards de planètes peut-être habitables dans notre galaxie


Notre galaxie, la Voie lactée, regorge de planètes rocheuses un peu plus grosses que la Terre, où la vie ne serait pas forcément impossible. | GAMMA/ROBERT LLEWELLYN
Notre galaxie, la Voie lactée, regorge de planètes rocheuses un peu plus grosses que la Terre, où la vie ne serait pas forcément impossible. Elles gravitent autour de petites étoiles de faible luminosité, aux colères redoutables, les naines rouges.

"Nos observations signifient qu'environ 40 % de toutes ces naines rouges ont une super-Terre en orbite dans leur zone habitable, là où l'eau liquide peut exister à la surface de la planète", indique Xavier Bonfils (Observatoire des sciences de l'Univers de Grenoble). Sachant qu'on compte environ 160 milliards de naines rouges dans la Voie lactée, il y aurait des dizaines de milliards de planètes dans leur banlieue habitable.

"Il y a dix ans, on n'aurait sans doute pas prédit un tel chiffre", ajoute Xavier Bonfils, premier auteur d'un article publié mercredi 28 mars dans la revue Astronomy & Astrophysics, et signé par une équipe internationale, qui présente cette estimation. Il admet que la marge d'erreur reste "conséquente", puisqu'elle va de 28 % à 95 % des naines rouges dotées de super-Terres dans leur zone habitable.
Telescope

Un mystérieux nuage sur Mars


La planète rouge photographiée par l'astronome amateur Don Parker le 21 mars 2012. On distingue une étrange formation sur le limbe en haut à droite. ©Don Parker
Une étrange formation atmosphérique est apparue le 20 mars 2012 dans l'hémisphère Sud de la planète rouge. Nuage de haute altitude, tempête de poussières, voire panache volcanique ou impact d'un astéroïde : toutes les hypothèses ont été envisagées. Mais pour l'instant le mystère demeure.

Un nuage repéré par un amateur

Selon notre confrère américain Sky & Telescope, c'est l'astronome amateur Wayne Jaeschke qui a repéré cette structure le premier, sur le limbe de la planète, juste avant qu'elle ne bascule dans la lumière du Soleil.

La formation paraît se déployer à haute altitude et sa couleur ocre, proche de celle du sol de Mars, se distingue des nuages de glace d'eau blanchâtres que l'on observe ailleurs sur le globe de la planète.
Saturn

La pleine Lune agirait aussi sur les volcans

Selon une étude italienne réalisée sur le volcan Stromboli, la pleine Lune pourrait avoir une influence sur les éruptions volcaniques.

Si l'on prête à la pleine Lune certains effets notamment sur les marées, le disque pourrait aussi agir sur l'activité les volcans. C'est du moins ce que suggère une étude italienne menée sur le Stromboli situé au nord-est de l'Italie. Repris en ligne sur le site internet Geopersdienst.nl, ces travaux tendraient à prouver que les volcans sont plus actifs lors de la pleine Lune. Pour arriver à cette conclusion, Gianluca Sottili et Danilo Palladino ont en fait étudié les éruptions qui se sont produites dans le cratère du Stromboli entre juin 2010 et octobre 2011.

Or, selon les résultats dévoilés, celles-ci se sont révélées sensiblement plus élevées lors de la pleine Lune ou d'une nouvelle Lune que le reste du temps. A côté de cela, les marées n'ont pas du tout le même effet. Certains mois, c'est même à ces moments-là que l'activité volcanique est la plus basse. Néanmoins, ces résultats ne sont pas fondamentalement nouveaux puisque de précédentes études menées sur d'autres volcans avaient déjà mis en évidence ce phénomène. Mais le mécanisme précis n'a pas été plus compris cette fois-ci.
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