Science et Technologie
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Un nouveau record de téléportation quantique

Une équipe internationale de physiciens conduite par l'Autrichien Anton Zeilinger a réussi à transférer l'état quantique à une distance de 143 km entre deux îles des Canaries. Le record précédent de 97 km a été établi par des physiciens chinois.

Cette expérience doit poser les fondements d'un réseau d'information mondial reposant sur des effets mécaniques et quantiques ce qui permettra d'accroître la sécurité des communications, mais aussi accélérera certains types de calcus par rapport aux technologies traditionnelles.
Better Earth

Une exoplanète « habitable » à 50 années-lumière de la Terre ?

© Inconnu
Publiant leur découverte dans la revue Astronomy & Astrophysics, des astronomes européens de l'observatoire ESO ont établi l'existence d'au moins une nouvelle exoplanète potentiellement habitable près d'une étoile située à 49 années-lumière de nous.
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Des chercheurs mettent à jour des fonctions inconnues de l'ADN non codant


L'ADN humain est composé de 3,3 milliards de paires de bases, qui programment les instructions pour synthétiser les molécules qui forment chaque cellule, tissu ou organe humains. | AFP/HO
Au delà des gènes eux-mêmes, d'autres éléments de l'ADN, hâtivement qualifiés dans le passé d'"ADN poubelle", jouent un rôle essentiel dans la régulation de l'activité des gènes et dans l'apparition de certaines pathologies, selon les travaux d'une équipe internationale publiés mercredi dans plusieurs revues scientifiques dont Nature (et aussi http://www.nature.com/encode/#/threads) et Science.

Originaires de 32 laboratoires au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Espagne, en Suisse, à Singapour et au Japon, les 442 scientifiques (biologistes, généticiens, mathématiciens et informaticiens) qui participent au projet ENCODE lancé en 2003 pour réaliser une gigantesque encyclopédie de l'ADN, ont produit et analysé une quantité impressionnante de données brutes qui sont désormais intégralement dans le domaine public.

La grande majorité de l'ADN non codant (ou "ADN poubelle") "serait en fait une vaste table de contrôle avec des millions d'interrupteurs régulant l'activité de nos gènes. Sans ces interrupteurs les gènes ne fonctionneraient pas et des mutations dans ces régions pourraient induire des maladies", souligne un résumé de ces travaux.
Hardhat

À Dakar, les pluies diluviennes dévoilent des vestiges néolithiques

© Inconnu
Lundi 3 septembre, des chercheurs sénégalais ont déclaré avoir découvert à Dakar des objets datant de plusieurs millénaires, mis au jour sur un chantier sous l'effet des pluies diluviennes de la fin août.
Butterfly

Ces oiseaux organisent des cérémonies funéraires pour leurs morts

Il est parfois suggéré que l'humain soit la seule espèce qui comprend vraiment le concept de mort. Mais maintenant, les chercheurs ont découvert que nous ne sommes pas les seules créatures qui organisent des funérailles. (On notera quand même la découverte l'année dernière d'un processus de deuil chez une mère chimpanzés.)

Des chercheurs de l'Université de Californie à Davis ont observé ce comportement funèbre chez le Geai buissonnier. Quand un de ces oiseaux aperçoit un autre geai mort sur le sol, il arrête ces activités et commence à envoyer de forts appels d'alerte. Les appels attirent les geais de tous les coins, qui se rassemblent autour du corps et continuent à lancer des appels d'alerte afin que le plus grand nombre possible de geais se manifestent près du cadavre.

Bien sûr, il est peu probable que ces appels soient l'équivalent d'un éloge funèbre de la part du Geai. Au lieu de cela, les chercheurs sont à peu près sûr que le corps inerte fonctionne comme un avertissement que des prédateurs sont à proximité et le geai prend cette information suffisamment au sérieux pour rassembler toute leur population autour du site de la mort. La vue de la mort a un effet assez profond sur les geais qui cessent de se nourrir pour le reste de la journée et l'on ne sait pas exactement pourquoi survient ce changement de comportement. Il serait tentant de dire qu'ils sont trop accablés de douleur pour manger, mais nous n'avons tout simplement pas assez d'informations pour poser une telle hypothèse.
Document

Pratiques douteuses dans certains journaux scientifiques


Deux des journaux retirés de la liste de Thomson Reuters cette année sont le Medical Science Monitor et le Cell Transplantation.
Cette année, un nombre record de journaux scientifiques ont été suspendus du prestigieux Rapport de citations de journaux de la société Thomson Reuters, soit 51, plus du double des deux années précédentes.

Les spécialistes du domaine se demandent comment enrayer l'activité des «cartels de citations», qui gonflent artificiellement la réputation de certains journaux scientifiques, voire de certains chercheurs. L'affaire illustre les tactiques douteuses du milieu.

Les citations en question sont celles des études scientifiques. Plus une étude est citée, plus elle est considérée comme importante. Même chose pour un journal scientifique. Or, certains chercheurs s'entendent entre eux pour se citer les uns les autres, pour augmenter leur «facteur d'impact» comme calculé par Thomson Reuters. Des journaux scientifiques font de même, ce qui oblige les chercheurs qui leur soumettent des études à citer en priorité d'autres journaux du «cartel».

Pour contrer le phénomène, Thomson Reuters, qui évalue le facteur d'impact de plus de 10 000 journaux scientifiques, a mis sur pied en 2006 une évaluation des «schémas anormaux de citations». Pour plus de dissuasion, la société indiquera dès l'an prochain le nom des journaux punis, au lieu de simplement les retirer de la liste.
Black Cat

Venus, la chatte à deux visages reste une énigme

Âgée de trois ans, Venus, une chatte à la robe écaille de tortue est devenue une véritable star sur Internet grâce à son étonnante particularité : son minois à deux faces. Si des spécialistes se sont penchés sur la question, aujourd'hui encore, ils n'expliquent pas précisément comme ceci s'est produit.

Un chat qui possède sa propre page Facebook et son propre compte Youtube : l'idée parait saugrenue... et pourtant. Venus, une chatte âgée de trois ans possède bel et bien des pages qui lui sont entièrement consacrées sur le net et qui ne manquent pas de succès. En effet, son compte Youtube dénombre pas moins d'un million de vues. Un phénomène qui n'apparait pas si étonnant quand on aperçoit l'animal et surtout son minois. Non, il n'y a pas de trucages, Venus présente bien un visage à deux faces, l'une brune avec un oeil vert et l'autre dorée avec un oeil bleu, les deux étant parfaitement délimitées en plein milieu.

Comment ce chat a t-il pu naitre ainsi ? C'est la question qui taraude aujourd'hui bon nombre de spécialistes parmi lesquels Leslie Lyons, professeur à la University of California qui étudie la génétique des chats domestiques et qui confie ne jamais avoir vu un tel spécimen. "Elle est extrêmement, extrêmement rare. Mais on peut l'expliquer et on peut le comprendre", estime la spécialiste citée par le National Geographic. En effet, de nombreux rapports avancent que la chatte serait une "chimère". Dans la mythologie, ce nom désigne une créature composée de plusieurs parties d'animaux différents mais ici, tout se passerait plutôt au niveau génétique.
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Les neuroscientifiques pourront-ils, comme pour les rats, contrôler nos rêves ?


Des chercheurs travaillant au MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont réussi à manipuler le contenu du rêve d'un rat, en rejouant un signal sonore qui a été associé à des évènements de la journée précédente, à savoir le fait de traverser un labyrinthe. La percée approfondi notre compréhension de la façon dont la mémoire se consolide au cours du sommeil, mais elle détient également un potentiel dans une perspective "d'ingénierie du rêve."

Récemment, on découvrait ensemble comment des scientifiques ont introduit de faux souvenirs dans le cerveau de souris génétiquement modifiées et, dans une approche plus humaine, comment d'autres peuvent induire un apprentissage au cours du sommeil de cobayes humains.

Le neuroscientifique Matt Wilson qui travaille au MIT, Picower Institute for Learning and Memory, a réussi à accomplir cet exploit en exploitant la façon dont l'hippocampe du cerveau encode des expériences personnelles dans la mémoire. Les scientifiques savent que notre hippocampe est occupé à rejouer un certain nombre d'évènements de la journée pendant que nous dormons, un processus qui est crucial pour la consolidation de la mémoire. Mais ce qu'ils ne savaient pas c'est, si oui ou non, ces "rediffusions" pouvaient être influencées par des signaux environnementaux.
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Des souris maudites sur trois générations


Un stress social subi par une souris jeune peut retentir sur le comportement de ses descendants. | REUTERS/HO
Serait-ce une démonstration, chez la souris, de cette observation récurrente effectuée chez l'homme par les psychiatres et psychologues : un stress subi par un individu jeune, même sans conséquences visibles, peut retentir sur la santé psychique de ses petits-enfants voire de ses arrière-petits-enfants - ou l'art de cuire à petit feu un "non-dit" familial ?

Des chercheurs de l'université de médecine Tufts à Boston (Etats-Unis) ont soumis des souris jeunes à un stress chronique. Entre l'âge de 4 à 11 semaines (soit l'"adolescence" et le jeune âge adulte de la souris), douze rongeurs mâles et onze femelles ont été exposés à une "instabilité sociale chronique" : la composition des animaux dans les cages était modifiée fréquemment, de sorte que les souris ne parvenaient pas à établir avec leurs congénères de relations normales, fondées sur une hiérarchie sociale.

Deux mois plus tard, les chercheurs ont évalué par différents tests l'anxiété et les comportements sociaux des souris stressées, qu'ils ont comparés à ceux de leurs congénères non stressées. Leurs résultats sont publiés dans Biological Psychiatry du 18 août. Ils montrent d'abord que les effets de cette instabilité sociale subie dans la jeunesse sont persistants.
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Une sorte de photsynthèse chez les insectes

Des entomologistes français suggèrent que certains pucerons (Acyrthosiphon pisum) puissent absorber l'énergie du soleil comme le font les plantes, par un processus comparable à la photosynthèse. On savait déjà que certains aphidiens synthétisent des pigments caroténoïdes (capacité très rare dans le règne animal), mais on ignorait pourquoi. Suivant le niveau de pigmentation, ces pucerons peuvent être de couleur verte, orange ou blanche. On a remarqué que leur production d'ATP, la molécule qui stocke l'énergie de la cellule, augmente chez les individus oranges ou verts, disposant de plus de pigments.

Mieux encore, cette production est plus élevée lorsqu'ils sont exposés à la lumière. Les chercheurs ont isolé les caroténoïdes et démontré qu'ils sont bien capables d'absorber la lumière et de transmettre l'énergie à la cellule. Il faudra continuer les travaux avant d'affirmer hors de tout doute qu'il s'agit de photosynthèse, mais même la position des pigments, juste sous la peau de l'insecte, va dans ce sens.
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