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Satellite

Découverte d'une planète dans un système stellaire quadruple

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La planète PH1 dans son système stellaire quadruple. Crédit : Haven Giguere/Yale
Une planète six fois plus grande que la Terre vient d'être détectée en orbite autour d'une paire d'étoiles qui, déjà, possédait un couple stellaire comme satellite. C'est la première fois qu'une planète est découverte dans un système stellaire quadruple.

La planète, baptisée PH1, orbite en 138 jours autour de deux étoiles de 1,5 et 0,4 masse solaire, qui elles-mêmes tournent l'une autour de l'autre en 20 jours. Les deux étoiles sont séparées d'environ 0,2 unité astronomique (au) et PH1 tourne à 0,6 au du couple. Une seconde paire d'étoiles tourne à environ 1000 au de cet ensemble.

Astronomie participative

PH1 est la première prise du programme Planet Hunters. Ce programme participatif mis en place par l'université de Yale et Zoouniverse consiste à exploiter les données du télescope spatial Kepler avec l'aide du public. En effet, si Kepler cherche efficacement des planètes autour de 160 000 étoiles situées dans le Cygne et la Lyre (en scrutant sur chacune d'elle une baisse d'éclat qui pourrait trahir le passage d'un objet), son programme de détection automatique est optimisé pour les étoiles vivant seules. « Le travail des participants à Planet Hunters nous aide à nous assurer que d'importantes découvertes ne passent pas entre les mailles de nos filets » explique l'astronome Jerome Orosz.

Einstein

Et si la théorie d'Einstein s'étendait au-delà de la vitesse de la lumière ?

La théorie de la relativité restreinte d'Einstein affirme que la vitesse de tout corps ne peut pas dépasser celle de la lumière. Mais des chercheurs australiens sont parvenus à étendre les équations de cette théorie pour permettre des voyages dépassant cette limite.

La vitesse de la lumière peut-elle être dépassée ? Si la physique actuelle affirme que non, la réponse n'est pas toujours aussi tranchée et a même été remise en question il y a peu. En septembre 2011, des chercheurs du CNRS et du CERN ont annoncé qu'au cours d'expériences ils avaient observé des neutrinos se déplaçant plus vite que la lumière. Un résultat qui avait alors suscité de nombreuses interrogations dans le milieu scientifique mais qui avait fini par être démenti. Les équipes ont en effet découvert des erreurs expérimentales dans leurs travaux qui avaient faussé les résultats. Au début de l'année 2012, on était ainsi revenu au point de départ, confirmant la théorie de la relativité restreinte d'Einstein : non, la vitesse de la lumière ne peut être dépassée.

Aujourd'hui, toutefois, la question revient sur le devant de la scène avec une étude publiée le 3 octobre dans la revue Proceedings of the Royal Society A: Mathematical and Physical Sciences. Celle-ci explique comment des chercheurs de l'université d'Adelaïde en Australie sont parvenus à étendre les équations de la théorie d'Einstein pour rendre possible des voyages à des vitesses plus rapides que la lumière. Après que les chercheurs du CERN ont annoncé leur fausse découverte, "nous avons commencé à y penser. Nous avons songé à comment traiter ces questions avec à la fois une perspective mathématique et physique. Nous pensons aujourd'hui que c'est une extension très naturelle des équations d'Einstein", explique le mathématicien James Hill co-auteur de l'étude.

Fish

Des tortues qui urinent par la bouche

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© Inconnu
Des chercheurs de Singapour ont découvert que le trionyx de Chine, une tortue à carapace molle, évacue son urée principalement par la bouche. Le reptile rince sa bouche afin de diluer et recracher l'urée. Cela lui permet de ne pas avoir à avaler trop d'eau salée alors qu'elle vie et nage dans des eaux saumâtres.

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Le mystère de la combustion spontanée élucidé ?

On parle de combustion spontanée lorsque des êtres humains brûlent sans aucune raison apparente. Ce phénomène inexplicable est connu depuis longtemps.

Les premiers cas de combustion spontanée ont été enregistrés au 16ème siècle. Le dernier incident du genre a été observé en 2010 en Irlande. Le corps calciné d'un homme a été découvert dans un fauteuil de sa maison tandis que l'environnement était resté intact.

Le biologiste Brian J. Ford a avancé une théorie qui pourrait jeter la lumière sur ce phénomène unique et effrayant :

Mars

Curiosity : la première roche analysée montre une composition « inhabituelle »

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© NASA/JPL-Caltech/MSSS
La première roche 'Jake Matijevic' étudiée par deux des instruments de Curiosity
Jeudi, les scientifiques de la NASA ont indiqué que la première roche martienne analysée il y a peu par Curiosity avait dévoilé une composition plus variée que tout ce qui avait pu être observé jusqu'ici.

L'opération marquait une étape d'importance pour Curiosity et la NASA ne s'y est pas trompée. Jeudi, l'agence américaine a dévoilé les premiers résultats des analyses menées sur la roche "Jake Matijevic" et ceux-ci ont donné de bonnes surprises. En effet, la roche de la taille d'un ballon de football a montré une composition inhabituelle et plus variée que ce qui avait déjà été observé sur Mars. Plus surprenant, la constitution de la roche ressemble à celles de roches terriennes qui proviennent de volcans.

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La demi-vie de l'ADN trop courte pour ressusciter des dinosaures

L'ADN, comme toute matière organique, n'est pas éternel et se dégrade en milieu archéologique. En étudiant des ossements de moas, une équipe internationale a réussi à établir que, conservé dans la terre à 13°C, il faut 521 ans pour que la moitié de l'ADN en présence se dégrade, soit un délai bien trop court comparé à l'âge des dinosaures.

L'ADN a beau faire des miracles, il n'échappe pas pour autant à l'apposition d'une date de péremption. Une équipe internationale a estimé que la fameuse molécule détient une durée de demi-vie de 521 ans si elle est conservée à une température de 13°C. La demi-vie est un concept utilisé pour les éléments radioactifs : c'est la durée qu'il faut à la moitié de la matière radioactive en présence pour se désintégrer comme le détaillent les travaux publiés dans la revue Proceedings of the royal society : biological sciences.

Au cours de ceux-ci, les chercheurs ont travaillé sur 158 ossements de moas datés par carbone 14. Il s'agit d'oiseaux géants, jusqu'à trois mètres de haut, de la famille des autruches présents en Nouvelle-Zélande jusqu'aux environs de 1500. Ils furent exterminés par les maoris à force de chasse. En travaillant sur ces os, les chercheurs ont réussi à extraire de l'ADN mitochondrial. Il s'agit d'ADN qui n'est pas contenu dans le noyau des cellules mais dans des organites appelés mitochondries et transmis par la mère. En contexte archéologique, il se conserve généralement bien mieux que l'ADN nucléaire.

Megaphone

Les souris peuvent chanter et même s'accorder entre elles

Alors que l'on pensait que les souris ne poussaient que des cris sans trop les contrôler, elles sont en fait capables d'émettre de véritables chants. Mais ce n'est pas tout, quand plusieurs mâles se retrouvent dans un même endroit, leurs chants finissent par s'accorder.

Quand le chat n'est pas là, les souris... chantent ? Si de très nombreux animaux peuvent émettre des sons, peu sont capables de les moduler ou de les apprendre. Au milieu de certains primates, des dauphins et de rares oiseaux, les souris font une entrée fracassante avec leurs ultrasons. L'étude à la base de cette découverte a été publiée le 10 octobre dans la revue en ligne PLoS ONE par une équipe américaine de l'université de Duke.

En effet, on pensait jusque-là que la capacité à apprendre et moduler des sons était réservée à quelques oiseaux et mammifères. Pour les oiseaux on retrouve seulement trois familles : les perroquets, les colibris et les passeri, une famille de passereaux. Chez les mammifères, on compte bien sûr les humains, ainsi que des baleines, des dauphins, certaines otaries, des chauves-souris et les éléphants. Mais les chercheurs de l'université de Duke ont découvert que les souris en étaient également capables.

Saturn

Une gigantesque planète de diamant découverte

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Dessin représentant la grosse planète de diamant découverte par les astronomes. © Haven Giguere / YALE UNIVERSITY / AFP
55 Cancri-e pourrait abriter une masse de pierres précieuses égale à trois fois celle de la Terre !

Une équipe américano-française d'astronomes a découvert une planète très chaude formée en grande partie de diamant, de deux fois la taille de la Terre et en orbite autour d'une étoile visible à l'oeil nu, ont annoncé jeudi ces chercheurs. "La surface de cette planète est probablement recouverte de graphite et de diamant plutôt que d'eau et de granite", explique Nikku Madhusudhan de l'université Yale (Connecticut, nord-est), un des coauteurs de cette découverte à paraître dans la revue américaine Astrophysical Journal Letters. "Ceci est notre premier aperçu d'une exoplanète rocheuse [en dehors du système solaire, NDLR] avec une composition chimique radicalement différente de celle de la Terre", ajoute-t-il dans un communiqué.

Cette planète rocheuse, baptisée 55 Cancri-e, a un rayon deux fois plus grand que celui de la Terre, soit 12 747 km. Elle se situe à 40 années-lumière de la Terre (une année-lumière correspondant à 9 461 milliards de kilomètres) dans la constellation du Cancer. 55 Cancri-e tourne tellement vite qu'elle fait le tour de son étoile, appelée 55 Cancri, en à peine 18 heures, comparativement aux 365 jours de la Terre autour du Soleil. Elle est aussi beaucoup plus dense que la Terre avec une masse dix fois supérieure. Les températures à sa surface atteignent 2 148 degrés et la rendent très inhospitalière.

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Des physiciens de l'ULB apportent une nouvelle théorie sur la mécanique quantique

Un des concepts les plus enracinés dans les sciences et dans la vie de tous les jours est la causalité : l'idée que les événements du présent sont causés par ceux du passé et servent à leur tour de causes aux événements du futur. Si un événement A est la cause d'un effet B, alors B ne peut pas être une cause de A.

Des physiciens de l'ULB (Centre for Quantum Information and Communication- Ecole polytechnique de Bruxelles) et de l'Université de Vienne viennent de démontrer qu'en mécanique quantique, il est possible de concevoir des situations singulières dans lesquelles un événement peut être à la fois la cause et la conséquence d'un autre. Bien que l'on ne sache pas encore si de telles situations existent dans la nature, cette possibilité, permise par la théorie, laisse entrevoir des implications profondes pour les fondements de la physique quantique, la gravité quantique et l'informatique quantique. Les résultats sont publiés cette semaine dans la revue Nature Communications.

Hourglass

Les scientifiques disent que la Terre subit une vraie dérive des pôles

Traduit par Crashdebug

Les scientifiques ont développé un modèle informatique pour identifier quatre exemples possibles de vraie dérive polaire dans le passé. Et, ils disent, que des vraies dérives polaires se produisent maintenant. Les scientifiques basés en Allemagne et Norvège ont aujourd'hui édité de nouveaux résultats au sujet d'une théorie géophysique connue sous le nom de « vraie dérive polaire ». C'est une dérive de l'extérieur du solide de la Terre - un changement réel de latitude pour quelques masses terrestres - relative à l'axe de rotation de notre planète. Ces scientifiques utilisaient des points névralgiques dans le manteau terrestre en tant qu'élément d'un modèle informatique, qu'ils disent avoir été précis pendant les dernières 120 millions d'années, pour identifier quatre exemples possibles de dérives polaires dans le passé. Et, ils disent, que les dérives polaires se produisent maintenant. Ces scientifiques ont édité leurs résultats dans le journal pour la recherche géophysique aujourd'hui (1er octobre 2012).
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Le diagramme représentant la rotation du corps solide de la Terre en ce qui concerne un axe de rotation stationnaire dû à une vraie dérive polaire. Ce diagramme est considérablement exagéré. Selon Doubrovine et son équipe, les couches externes solides de la Terre avaient lentement tourné à un taux de 0,2 degrés tous les millions d'année.