Science et Technologie
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Incertitude sur le principe d'incertitude

Les bizarreries de la physique quantique sembleront bien moins... bizarres, si une tentative de mesurer des photons s'avère exacte.

On enseigne depuis des décennies qu'une particule quantique «choisit» son état (par exemple, positif ou négatif) dès le moment où l'observateur en prend connaissance. D'où la métaphore du chat mort-vivant: tant qu'il est dans sa boîte, il est à la fois mort et vivant, et ne «choisit» l'un ou l'autre de ces états qu'au moment où quelqu'un regarde dans la boîte.

Mais la nouvelle expérience dont il est question ici pénètre beaucoup plus en profondeur dans l'infiniment petit que ce que suggère cette histoire amusante. Une équipe dirigée par Aephraim Steinberg, de l'Université de Toronto, a mesuré des photons - les «particules» d'un rayon lumineux - et conclut que le fait de les mesurer introduit moins d'incertitude que ce que prévoyaient les équations nécessaires à satisfaire le principe d'incertitude de Werner Heisenberg, un principe qui constitue un des fondements de la physique quantique depuis 1927.
Meteor

Dawn détecte des éléments volatils sur Vesta

La sonde Dawn de la NASA a permis de découvrir que Vesta, l'astéroïde géant, possède des éléments volatiles qui ont coloré sa surface sur une large bande autour de son équateur.

C'est une découverte d'importance que viennent de révéler deux nouvelles études sur l'astéroïde Vesta. Basées sur les observations réalisées par la sonde Dawn lors de son survol à basse altitude (210 km), celles-ci ont permis de découvrir des éléments volatiles à la surface de cet énorme corps de 530 km de diamètre. Or, ces éléments, rassemblés sur une large bande autour de son équateur, laisserait évoquer la présence d'eau sur l'astéroïde. D'après les spécialistes, elle aurait été relâchée par des minéraux ayant bouilli lors de l'intense chaleur dégagée par des collisions avec d'autres astéroïdes.

Ainsi, "Dawn n'a pas retrouvé de glace sur Vesta mais des indices de minéraux hydratés", révèle les articles publiés dans la revue Science. Le premier, écrit par Thomas Prettyman, le scientifique en chef du GRaND (détecteur de rayons gamma et de neutrons) de Dawn, décrit comment le détecteur a découvert la signature de l'hydrogène à la surface de Vesta. "La source de l'hydrogène au sein de Vesta semble être des minéraux hydratés provenant de météorites riches en carbone qui seraient entrés en collision avec Vesta à une vitesse suffisamment réduite pour conserver leur contenu volatil", indique t-il cité dans un communiqué de la NASA.
2 + 2 = 4

Une équipe d'ingénieurs australiens revendique avoir fait le premier quantum (qubit)

Une équipe d'ingénieurs australiens revendique avoir fait le premier quantum (qubit) façonné hors d'un atome phosphoreux simple, incorporé sur une puce de silicone conventionnelle.

Après le stockage d'information sur un brin d'Adn, voici encore une nouvelle qui risque de ne pas laisser indifférent les constructeurs
informatiques. Seulement, au final est-ce que cela sera vraiment pour notre bien ?


Cette percée suit complètement ses voies depuis 1998, quand Bruce Kane - alors professeur à l'université de la Nouvelle-Galles du Sud (UNSW) - a édité un document de recherches sur la possibilité des atomes phosphoreux suspendus sur du silicium ultra-pur, alors utilisé comme qubits. Pendant 14 années, l'UNSW avait travaillé sur l'approche - et aujourd'hui, la théorie a finalement abouti à la pratique.
HAL9000

La fin de l'humanité : La montée en puissance des robots

Traduction : Resistance71

Vous ne faites pas partie des plans futurs de l'élite

L'élite mondialiste a pris la décision qui pourrait bien signifier la fin de l'humanité telle que nous la connaissons dans les décennies à venir. Les humains étant devenus superflus aux yeux de ceux qui planifient d'imposer une technocratie sur toute la planète, des robots seront utilisés pour remplacer et à la fois éliminer les humains alors que les élites auto-proclamées avancent vers leur singularité technologique tant adulée.

La montée en puissance des robots (intelligence artificielle) n'est plus du tout confinée dans le domaine de la science-fiction. Si les prédictions de ceux qui ont déjà prouvés leur précision d'imaginer le cours du futur et son développement technologique se réalisent, un nouvel âge sombre high-tech est notre destin immédiat.

Dans notre article précédent sur le sujet, nous avions mis en exergue un article écrit en 2000 par Bill Joy de l'entreprise Sun Microsystems. Dans le magazine Wired, figurait son article intitulé "Pourquoi le futur n'a pas besoin de nous" (Why The Future Doesn't Need Us) où il expliquait comment dans les décennies à venir, la plupart de toutes les fonctions qui sont remplies aujourd'hui par les humains seront faites par des robots.
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Quand une abeille change de rôle dans la ruche, son ADN s'adapte

Les abeilles tiennent toutes un rôle précis, mais évolutif, au sein de la ruche. Certains individus âgés pourraient au besoin reprendre des fonctions normalement exercées par des jeunes. Chose inconnue jusqu'alors, ce changement de comportement s'accompagnerait d'adaptations au niveau de l'ADN. Chaque rôle possède en effet son propre motif de méthylation.


Durant les 20 premiers jours de sa vie, une abeille s'attelle uniquement à des tâches devant être réalisées à l'intérieur de la ruche : nettoyage des cellules, nourrissage des larves, soins à la reine, construction et entretien des rayons, amassage du pollen, ventilation, etc. © Waugsberg, Wikimedia common, CC by-sa 3.0

Le destin des abeilles au sein de leur colonie est fixé dès leur plus jeune âge. L'alimentation reçue à l'état larvaire détermine en effet de manière irréversible le rôle qu'elles joueront dans la ruche : reine ou ouvrière. Chaque individu va alors acquérir des caractères physiques et comportementaux propres à son rang. Leurs génomes sont pourtant rigoureusement identiques.

L'environnement et le vécu de chaque organisme peuvent influencer l'expression des gènes, notamment en ajoutant des groupements méthyles (CH3) sur certains nucléotides (le constituant de base de l'ADN). Une faible méthylation favoriserait la transcription de l'information génétique. À forte dose, l'expression du gène touché serait plutôt inhibée. L'épigénome caractérise ainsi le génome modifié par les méthylations dans chaque cellule. Jusqu'à maintenant, il était considéré, une fois de nouveaux caractères acquis, comme irréversible chez les abeilles.
Meteor

Des molécules interstellaires peut-être fossiles dans une météorite

Découverte dans des conditions rocambolesques à la suite d'une vente aux enchères en 2001 à l'hôtel Drouot, une chondrite carbonée, baptisée « météorite Paris », apparaissait potentiellement importante pour la compréhension de la chimie prébiotique. Elle vient de livrer quelques secrets grâce au synchrotron Soleil, qui y a décelé des éléments organiques similaires à ceux du milieu interstellaire.

Les chondrites carbonées font partie des météorites les plus rares mais aussi les plus fascinantes pour les cosmochimistes et les exobiologistes. Elles contiennent de la matière organique relevant de la chimie prébiotique. Ces météorites pourraient donc avoir apporté sur Terre les briques nécessaires à l'apparition de la vie au sein de la fameuse soupe chaude primitive, postulée par les biochimistes Alexandre Oparine (1894-1980) et John Haldane (1892-1964) dans les années 1920. Parmi les plus célèbres de ces chondrites carbonées, se trouvent les météorites du Lac Tagish, d'Orgeuil et de Murchison.

Cette photographie de la météorite Paris montre la croûte de fusion formée lors de l’entrée atmosphérique en partie oxydée (traces orange) ainsi que l’intérieur bien préservé de la météorite (visible au centre) où l’on peut voir de petites inclusions blanches appelées chondres. © MNHN
Bulb

Tissus cyborgs : quand nanoélectronique et biologie fusionnent

Des chercheurs américains ont cultivé des tissus organiques sur un support issu de la nanoélectronique. Ces cultures « cyborgs » serviront aux biologistes pour étudier le fonctionnement d'un organe. On peut aussi y voir un nouveau pas vers une fusion harmonieuse de l'Homme et de la machine...


Cette image montre un réseau de nanocapteurs (en bleu et en vert) aux côtés de neurones (rouges). Il s'agit d'une culture tissulaire de neurones de l'hippocampe d'un rat. © Charles M. Lieber
Devant l'article publié dans la revue Nature Materials par des membres du Lieber group menés par l'un des professeurs de chimie de la célèbre université d'Harvard, Charles M. Lieber, on ne peut s'empêcher de penser à un fameux héros de comics américains des années 1980. Parmi ses nombreux superhéros, comme Captain America ou les Avengers, la maison Marvel compte aussi le personnage de Rom le chevalier de l'espace, un extraterrestre venu de la planète Galador, où l'on sait interfacer les tissus organiques avec des circuits électroniques. Ni vraiment un robot ni une forme de vie biologique, Rom est une sorte de cyborg dont le corps est devenu presque indestructible, à la force surhumaine et apte à voyager sans dommage entre les étoiles.
Satellite

Une pyramide découverte sur Mars

Le rover Curiosity vient de trouver sa première cible à analyser ! Il s'agit d'un intrigant caillou avec une forme pyramidale qui se trouve à 2,5 mètres de sa position actuelle. Les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory sont surexcités. En fait, on dirait bien qu'ils viennent de décrocher le gros lot !

Selon John Grotzinger, au Caltech :
Quand on s'approche de la zone claire, on aperçoit des bandes sombres et fines d'origine inconnue. La diversité à petite échelle devient plus évidente au fur et à mesure qu'on s'approche, ce qui nous fournit de nouvelles cibles pour nos recherches.
Cow

Le Palmarès des Cassiopéens n°9 - ADN, dessein rationnel et origines de la Vie

Traduction SOTT

Un article controversé contestant la théorie dite « Out of Africa » des origines de l'homme a été récemment publié dans la revue Advances in Anthropology. Les transcriptions Cassiopéennes contiennent beaucoup de références aux origines de l'humanité, aussi c'est ce dont je veux discuter dans ce nouvel épisode de la série Le Palmarès des Cassiopéens. Je présenterai l'article en question un peu plus loin, mais auparavant, il y a tout un tas d'informations contextuelles à couvrir. Les références des Cassiopéens sont données dans un certain contexte et concernent des idées et des possibilités qui n'auront probablement pas beaucoup de sens si l'on n'aborde pas d'abord certaines idées de bases. Cela dit, il y a bien trop de matière pour un seul article, aussi je vous suggère de consulter les livres que je citerai en référence et de les lire en entier si quelque chose suscite particulièrement votre intérêt.

La culture populaire tombe à pic pour me fournir un point de départ pour démarrer notre sujet. En juin, Ridley Scott a sorti la très attendue préquelle de son film à succès, Alien, intitulée Prometheus. Toute discussion sur les mérites artistiques du film mise à part, celui-ci couvre certains thèmes pertinents pour le sujet en question. L'intrigue tourne autour de l'idée que la vie sur la planète Terre, et vraisemblablement sur d'autres planètes dans la galaxie, n'était pas un pur hasard. Dans le film, une race d'humanoïdes musclés et glabres à la peau pâle « sème » la vie sur les planètes par des actes de sacrifice. Un « ingénieur », comme on les appelle dans le film, donne son corps pour qu'il soit décomposé en ses éléments constitutifs, fournissant ainsi l'ADN source d'où la vie va émerger. Les personnages humains du film financent une mission spatiale afin de « rencontrer leurs créateurs » à un endroit indiqué dans des représentations picturales antiques découvertes partout dans le monde.
Airplane

La NASA travaille à une motorisation dix fois plus rapide que la lumière

Un chercheur issu de la crème de la NASA a parlé des expériences actuelles de laboratoire à l'agence spatiale, destinées aux premières étapes à la construction d'un vaisseau spatial à base de « Warp Drive » supraluminique, théoriquement capable de se déplacer à 10 fois la vitesse de la lumière.

Les derniers développements, au laboratoire super avancé d'entraînement de l'espace de « Eagleworks » au centre spatial de Johnson de la NASA, ont été décrits par le physicien de la NASA Harold White à une conférence vendredi. Le laboratoire d'Eagleworks a été installé à la fin de l'année dernière pour examiner des concepts tels que l'éjecteur de vide de Quantum de plasma et également le fameux moteur « Supraluminique » (Warp Drive) tel que proposé sous les lignes du physicien mexicain Miguel Alcubierre pendant les années 1990.

Les éjecteurs de Quantum sont en effet des kits diaboliques, mais seraient utiles principalement pour des explorations dans notre propre système solaire. Comme la plupart des lecteurs du Register le savent bien, cependant, c'est un canevas plutôt limité pour que l'humanité travaille dessus pour l'éternité : particulièrement pendant qu'il semble vraisemblablement qu'il peut y avoir quelques mondes étrangers un peu plus hospitaliers orbitant autour d'autres soleils.
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