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dim., 07 fév. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
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Galaxy

Notre cerveau, internet et l'univers semblent partager les mêmes lois de développement

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Dmitri Krioukov : Hyperbolic geometry of complex networks.
L'univers n'est ni un ordinateur (bien que certains prédisent qu'il en est issu), ni un cerveau, mais il y a des lois étonnamment similaires qui semblent les gouverner.

Selon une nouvelle étude, la structure de l'univers est assez similaire à la structure et à la conception d'autres grands réseaux complexes, comme les cerveaux humains et l'Internet. Cela ne veut pas dire que les cerveaux et l'univers suivent une sorte de schéma directeur, mais plutôt que les règles qui sous-tendent les structures de ces choses complexes peuvent être comprises/appréhendées de la même façon.

Ce qui est intéressant, c'est que cela suggère une sorte de règle universelle ou un système de lois contrôlant les grands systèmes. La science des réseaux démêle ces règles et essaye de prédire ou de contrôler le comportement des réseaux complexes.

Fireball 5

Des myriades de comètes dans les systèmes sans planète géante

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Des disques de comètes colossaux ont été détectés autour des systèmes planétaires des étoiles GJ 581 et 61 Virginis. Crédit : ESA/AOES
Les systèmes planétaires de GJ 581 et de 61 Virginis sont entourés de monumentales ceintures de comètes. Peut-être parce que ces deux étoiles sont exemptes de planètes massives de type Jupiter...

10 fois plus vaste que la ceinture de Kuiper

L'équipe de Mark Wyatt (université de Cambridge) a repéré autour de ces deux systèmes de la poussière froide (-200°C), signature typique des ceintures cométaires. Une découverte faite grâce au satellite de l'ESA Herschel.

Or, la quantité détectée est telle que ces ceintures cométaires doivent être dix fois plus vastes que la Ceinture de Kuiper, ensemble de petits astres qui entoure notre Système solaire.

Satellite

Un trou noir hors norme découvert dans une galaxie lointaine

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Vue artistique de la matière rejetée par un trou noir. | AFP/L. Calçada
Des astronomes pensent avoir découvert le plus gros trou noir jamais observé, un monstre doté d'une masse équivalente à 17 milliards de fois celle de notre Soleil, tapi au cœur d'une lointaine galaxie.

Ce trou noir est si gigantesque qu'il représente 14 % de la masse totale de sa galaxie, contre seulement 0,1 % habituellement. Une proportion tellement élevée qu'elle pourrait contraindre les spécialistes à réviser leurs théories sur la formation des galaxies, estiment-ils.

Le monstre "NGC 1277" est situé à 220 millions d'années-lumière de nous, dans une galaxie dix fois plus petite que notre Voie lactée. La gueule du trou noir est énorme : onze fois plus large que l'orbite de la planète Neptune autour du Soleil.

"C'est vraiment une galaxie insolite", résume dans un communiqué Karl Gebhardt, de l'université du Texas à Austin. "C'est presque entièrement un trou noir. Elle pourrait constituer le premier objet d'une nouvelle classe, les trous noirs galactiques", ajoute le chercheur, coauteur de l'étude publiée mercredi par la revue britannique Nature.

Magnify

Une vie microbienne trouvée enfouie dans un lac gelé repousse les limites de ce que peut endurer la vie.

Une vie microbienne a été découverte scellée dans un lac de saumure sous 20 mètres de glace de l'Antarctique après avoir passé près de 3000 ans isolée de toutes sources d'énergie externes.
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A partir de l’étude, photomicrographie de cellules dans la saumure du lac Vida.
Les résultats détaillés cette semaine dans un document de recherche (lien plus bas) décrivent les microbes du lac Vida (photo d'entête) en Antarctique : un habitat en zone aphotique (avec peu ou pas de lumière), anoxique (sans oxygène) et composé essentiellement de saumure légèrement acide d'une température de -13°C. La datation au carbone a indiqué que l'inhospitalière saumure était isolée depuis plus de 2 800 ans.

Black Cat

Le Yéti existerait bien et serait en partie humain

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Selon les travaux d'une vétérinaire texanne, Melba S. Ketchum, le Bigfoot ou Sasquatch serait un cousin de l'espèce humaine qui serait apparu il y a de cela 15.000 ans. Une hypothèse soutenue par l'étude de son ADN qui suggère également qu'il se serait même reproduit avec des femmes humaines donnant ainsi naissance à des individus hybrides.

Big Foot, Sasquatch ou encore "abominable homme des neiges" en version moins flatteuse, le Yéti possède bien des noms à travers le monde. Pourtant, au sein de la communauté scientifique, il reste aujourd'hui un être légendaire dont on n'a jamais vraiment réussi à prouver l'existence. Et ce, malgré de nombreuses recherches dont certaines sont encore en cours. Entre témoignages visuels et supposés indices matériels, les hypothèses se multiplient ainsi depuis des décennies. Toutefois, pour une vétérinaire texane, cela ne fait aucun doute : Bigfoot (la version américaine du Yéti himalayen) existerait bel et bien.

C'est du moins ce qu'affirme une société du nom de DNA Diagnostics qui rapporte dans un communiqué les travaux de Melba S. Ketchum. "Une équipe de scientifiques peut attester que leur étude d'ADN de cinq ans, actuellement en relecture, confirme l'existence d'une nouvelle espèce d'homininé hybride, couramment appelé 'Bigfoot' ou 'Sasquatch' vivant en Amérique du Nord", explique le fameux communiqué cité par LiveScience. Mais celui-ci va même plus loin en indiquant que Sasquatch serait en fait "un cousin de l'espèce humaine qui est apparu il y a environ 15.000 ans".

Satellite

Le satellite Planck découvre un pont de gaz entre deux galaxies

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Le télescope spatial Planck a découvert un "pont" de gaz chaud reliant deux amas de galaxies, a annoncé l'Agence spatiale européenne (ESA) dans un communiqué.

C'est une découverte étonnante que viennent de dévoiler les astronomes de l'Agence spatiale européenne (ESA). Ceux-ci ont détecté un filament de gaz qui connecterait les deux amas de galaxies Abell 399 et Abell 401. Un pont qui s'étalerait sur plus de 10 millions d'années-lumière et présenterait une température de 80 millions °C, selon les estimations faites et bientôt publiées dans la revue Astronomy & Astrophysics.

C'est le satellite Planck qui a permis de faire la trouvaille en livrant des résultats qui confirment les données fournies par le satellite d'observation des rayons X XMM-Newton de l'ESA. On sait avec certitude maintenant qu'il y a du gaz chaud non seulement à l'intérieur des amas de galaxies mais également entre eux. Dans l'Univers primordial, des filaments de matière gazeuse auraient en fait envahi le cosmos dans une toile géante, avec des amas se formant dans les nœuds les plus denses.

Pi

Comment les neutrons pourraient s'échapper dans un autre univers

Traduit de l'anglais par JSF pour News of Tomorrow

© Technology Review, MIT

L'idée que notre univers s'inscrit dans un espace multidimensionnel plus vaste a stimulé l'imagination des scientifiques et du grand public.

Cette notion n'est pas de la pure science fiction. Selon certaines théories, notre cosmos pourrait exister en parallèle à d'autres univers dans un autre ensemble de dimensions. Les cosmologues appellent ces univers branes. Et parmi les nombreuses perspectives que cela offre, il y a l'idée que notre Univers pourrait en quelque sorte se retrouver dans un autre.

Il y a quelques années, Michael Sarrazin de l'Université de Namur en Belgique et quelques autres ont montré comment la matière pourrait faire un saut en présence de grands potentiels magnétiques. Cela a donné la base théorique pour la permutation de matière réelle.

Nebula

Une raffinerie de pétrole au sein de notre galaxie

Une équipe internationale de scientifiques a détecté une nouvelle molécule interstellaire au sein de notre galaxie. Cette molécule, nommée cation propynylidynique (C3H+), fait partie de la famille des petits hydrocarbures, molécules qui entrent dans la composition de l'une des sources d'énergie les plus importantes sur notre planète: le pétrole et le gaz naturel. La découverte de cette molécule au sein de la fameuse nébuleuse de la Tête de Cheval (dans la constellation d'Orion) confirme qu'il s'agit d'une raffinerie particulièrement active de pétrole dans le milieu interstellaire. C'est grâce au renouvellement récent des performances instrumentales du radiotélescope de 30 mètres de l'IRAM, situé près de Grenade en Espagne, que les scientifiques ont pu accomplir un relevé chimique complet de la nébuleuse de la Tête de Cheval et qu'ils ont ainsi révélé pour la première fois l'existence du cation propynylidynique dans l'espace. Le résultat a été publié le 23 novembre 2012 sur Astronomy & Astrophysics.

Sun

Les meilleures vidéos de l'éclipse solaire d'Australie

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© Courtesy of Romeo Durscher/Nasa.
L'éclipse vue à travers un voile de nuages.
Le 13 novembre 2012, le Soleil s'est éclipsé peu après son lever pour les observateurs situés au nord-est de l'Australie : retour sur ce phénomène spectaculaire en vidéo.

2 minutes de Soleil noir

Des dizaines de milliers d'observateurs venus du monde entier ont afflué vers Cairns le 14 novembre 2012 au matin (le soir du 13 novembre, heure de Paris). Le phénomène a débuté peu après le lever de Soleil pour la phase partielle.

Environ 45 minutes plus tard, la Lune masquait totalement notre étoile pendant un peu plus de 2 minutes. Durant ce court laps de temps, le paysage s'est nappé d'une obscurité crépusculaire.

Dans le ciel, les astres les plus lumineux se sont rallumés et la couronne solaire est devenue visible. Après la superbe photo de Jean-Marc Lecleire publiée sur Cieletespace.fr juste après l'éclipse, voici quelques vidéos du phénomène vu par des satellites et des amateurs.

Sous l'œil d'un satellite météo

Depuis sont orbite géostationnaire, le satellite japonais MTSAT-1R a scruté l'évolution de l'ombre sur notre planète. Elle donne l'impression d'être large, mais ce que l'on voit est la pénombre qui s'étend sur des milliers de kilomètres. Dans cette zone, les observateurs voient seulement une éclipse partielle. L'ombre elle-même a une taille caractéristique de l'ordre de 100 km. C'est uniquement sur son trajet qu'il est possible de voir le Soleil totalement masqué.

Mars

Curiosity et la sonde MRO repèrent une tempête de poussière sur Mars

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La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), qui est placée en orbite autour de la planète Mars a enregistré une tempête de poussière dans l'hémisphère sud de la planète rouge le 10 novembre, a annoncé la Nasa.

La Nasa indique sur son site internet que, le 10 novembre dernier, sa sonde spatiale MRO a détectée une tempête de poussière dans l'hémisphère sud de Mars. Cette tempête a d'ailleurs été perçue par les équipements de mesures atmosphériques qui équipent le robot martien Curiosity.

L'épicentre de la tempête se trouvait à 1.347 km de l'autre robot qui évolue sur place : Opportunity. Bien que celui-ci ne possède pas de station météorologique, la tempête a entraîné une baisse de la clarté atmosphérique au-dessus du robot. Quant à Curiosity, ses capteurs météorologiques ont détecté des changements atmosphériques après la tempête. Il a enregistré une baisse de pression et une légère hausse de la température durant la nuit.