Science et Technologie
Carte


Magnify

L'ADN égoïste, jusqu'au détriment de l'individu

Des chercheurs américains de l'université d'état de l'Oregon ont découvert, pour la première fois dans une espèce animale, qu'il existe un ADN égoïste qui endommage en réalité l'organisme et pousse le bouchon jusqu'à diminuer ses chances de survie. Curieusement, il y aurait une similitude avec les dégâts que l'on constate lorsqu'on vieillit.

Il s'agit d'un petit bouleversement de paradigme biologique si vous y réfléchissez bien. Ce serait une bonne piste pour étudier sous un autre angle le processus de vieillissement. Cet ADN ne se trouve pas n'importe où, mais dans la mitochondrie. Nous avons déjà plusieurs fois énoncé ici qu'assez récemment, il avait fallu se rendre à l'évidence que la mitochondrie qui fournit à nos cellules l'énergie dont elle a besoin pour vivre, résulte d'une vieille symbiose, un peu comme si une bactérie avait parasité une autre et qu'elle avait pu coexister et survivre mieux que les autres pour former toute la vie complexe sur notre planète. La mitochondrie a son propre ADN qui est transmis par la mère via l'ovule.
Arrow Up

Un nouveau record de température atteint sur Terre, 330 000 fois plus chaude que le centre du soleil


Image d’entête : un proton ou neutron ordinaire (premier plan) est formé de trois quarks liés ensemble par des gluons. Au-dessus d’une température critique, les protons, les neutrons et d’autres formes de matière hadronique “fondent” dans une soupe chaude et dense de quarks et de gluons libres (arrière-plan), le plasma quark-gluon.
En juin de cette année, je vous annonçais le record de la plus haute température jamais atteinte par l'homme, réalisé par le Collisionneur d'ions lourds relativistes avec 4000 milliards de degrés Celsius (250 000 fois plus chaud que le centre du Soleil), j'évoquais déjà que le LHC au CERN pouvait facilement surpasser ce record et bien s'est fait !

Les physiciens, travaillant sur ​​le Grand collisionneur de hadrons, ne savaient plus trop quoi faire depuis la découverte de la particule de Higgs... alors ils se sont dit, pourquoi ne pas briser le record de la plus haute température atteinte par l'homme, pour le plaisir... Et la science bien entendu.

L'expérience ALICE (expérience sur un grand collisionneur d'ions), un projet semblable aux expériences plus connues de l'ATLAS et du CMS, à fait rentrer en collision des ions lourds afin de créer, pour une fraction de seconde, un plasma quark-gluon avec une chaleur d'environ 5,5 milliards de degrés Celsius.
Evil Rays

Votre téléphone pourrait prédire vos déplacements futurs

S'il est possible de retracer le moindre fait et geste du passé à partir de votre téléphone mobile, ce dernier pourra désormais prédire vos destinations futures. Police et annonceurs se frottent déjà les mains.

Dans le film "Minority Report", les precogs, des êtres humains mutants, anticipent les crimes grâce à leur faculté de prédire l'avenir. Si on n'en est pas encore là, la découverte d'une équipe de chercheurs britanniques en prend la direction. (photo: Minority Report, 20th Century Fox, 2002
Erreur de 20 mètres

Notre téléphone mobile aura-t-il bientôt le don de prescience? On peut légitimement le penser après la découverte d'une équipe de chercheurs britanniques qui a développé un algorithme qui, grâce aux données de géolocalisation récoltées à partir de notre téléphone portable, sera capable de prédire où nous nous trouverons 24 heures plus tard. D'après eux, ce logiciel aurait une marge d'erreur infime, c'est à dire 20 mètres.
Camera

Curiosity : le 1er panorama couleur à 360 degrés de Mars

Curiosity vient de passer toute la semaine sur la planète rouge. Après avoir envoyé de nombreux clichés de son environnement, la Nasa propose sur son site Facebook le premier panorama en couleur à 360 degrés.

Curiosity est arrivé depuis lundi sur Mars, il a suscité un réel engouement de la part des scientifiques, des passionnés d'astronomie et du public. La mission a vécu également sa première polémique après la révélation d'un cliché mystérieux. Ce dernier mettait en avant une tache que certains ont assimilée à un nuage de poussière ou un ovni. Au final, la Nasa a élucidé le phénomène en déclarant que cela représentait l'impact de la grue.

Curiosity continue sa mission et photographie son environnement, l'objectif étant de trouver au cours des deux prochaines années des indices. Ces derniers devront permettre de répondre à cette question : La planète Mars a-t-elle été habitée il y a plusieurs millions d'années ? Le robot mobile devra donc analyser les roches et le sol pour tenter d'apporter une réponse.

Cette fois, la Nasa propose une vue panoramique avec une qualité bien supérieure que les précédentes photos. Vous aurez l'opportunité de découvrir le Mont Sharp ainsi que le Cratère Gale.

Voici le panorama proposé sur la chaîne YouTube de la Nasa :

Meteor

Bruce Willis ne peut rien faire face à un astéroïde et les pouvoirs en place non plus


Que faire ? On se pose gentiment sur le caillou et on lui explose la tronche à grands coups de charges nucléaires ! Hélas, si un tel scénario se présentait, les scientifiques sont formels, Armageddon ne nous sera d'aucune aide.

Les physiciens de l'Université de Leicester, Royaume-Uni, ont calculé qu'il faudrait une bombe un milliard de fois plus puissante que la plus violente ayant explosé sur la Terre.

L'équipe a dévoilé la décharge énergétique nécessaire pour éradiquer la menace d'un astéroïde. Ils prennent en compte que le bolide est suffisamment impressionnant pour détruire notre chère petite et fragile planète bleue.
Magnify

De l'émail dévoile les régimes alimentaires de nos ancêtres homininés


Troisième molaire supérieure droite d'un Paranthropus robustus, une espèce d'hominidé âgée de 2,2 à 1 million d'années. © José Braga et Didier Descouens
L'Afrique du Sud abrite de nombreux restes fossilisés d'australopithèques, de paranthropes et de représentants du genre Homo. L'analyse détaillée de la composition de l'émail de leurs dents, grâce notamment à l'utilisation de l'ablation laser, nous en dit plus sur le régime alimentaire de ces homininés. Certains d'entre eux étaient des opportunistes, d'autres des spécialistes.

Depuis la fin des années 1930, des fossiles d'homininés sont régulièrement découverts en Afrique du Sud. Les australopithèques y ont prospéré avant les paranthropes et les espèces du genre Homo. Tous ces restes proviennent des mêmes gisements archéologiques. Une équipe de géochimistes et de biologistes du laboratoire de Géologie de Lyon (LGLTPE, ENS de Lyon, université Claude-Bernard de Lyon) et du laboratoire d'Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (Amis, université Toulouse III - Paul Sabatier, université de Strasbourg) vient de réussir à reconstituer les tendances alimentaires de ces trois genres d'homininés.
Telescope

Pic des étoiles filantes les « Perséides » le 12 août

.

Météores des Perséides photographiés par David Harvey, au-dessus de Steward Observatory (Arizona)
Comme chaque année, le pic d'activité du célèbre essaim météoritique des "Perséides" est attendu pour le 12 août.

Les douces nuits d'été, temps des vacances et de l'insouciance, se prêtent merveilleusement bien à l'observation des étoiles filantes. A condition, bien sûr, de bénéficier d'un ciel clair, dénué (au maximum) de pollution lumineuse.

Les "pluies" d'étoiles filantes sont nombreuses tout au long de l'année mais celle qui se joue en ce moment, en plein
coeur de l'été, demeure la plus célèbre et médiatisée. Elles se nomment les "Perséides" car les salves de météores tombant dans l'atmosphère à environ 200 000 km/h (60 km/s) jaillissent au-dessus de l'horizon nord-est, au moment où la constellation de Persée se lève. Bien que leur désignation ancienne reste, les étoiles filantes ne sont pas des étoiles mais des météores, de minuscules "gravillons" abandonnés par les comètes qui voyagent dans le système solaire. Les débris laissés dans leur sillage peuvent ainsi s'échouer ou plutôt bruler dans l'atmosphère de notre planète. La comète à l'origine des "Perséides" se nomme 109P/Swift-Tuttle. Elle aurait commencé à essaimer des particules, il y a environ 60 000 ans.
Info

Les éléphants peuvent-ils parler comme les humains ?

Les éléphants communiquent beaucoup et le font souvent sur de grandes distances en utilisant des sons de très basses fréquences appelés infrasons. Contrairement au sifflement pour les chiens, ces infrasons concernent des fréquences inférieures à 20 Hertz, ou cycle par seconde, de sorte qu'ils ne sont pas perçus par l'oreille humaine.

Un nouveau travail montre que les éléphants ont recours au même mécanisme physiologique qui permet à l'homme de s'exprimer oralement pour atteindre ces notes extrêmement basses. Jusqu'à présent, la question se posait de savoir si ces sons étaient dus à un contrôle musculaire, comme le miaulement du chat, ou à une vibration causée par de l'air passant au travers des cordes vocales comme chez l'être humain.
Family

Les yeux révèlent l'orientation sexuelle

Un nouveau moyen de mesurer l'identifié sexuelle facilitera la recherche dans ce domaine. La pupille de l'œil se dilate davantage lorsqu'une personne est attirée sexuellement par une scène, ce qui permet d'identifier l'identité sexuelle, selon une étude publiée dans la revue PloS ONE.

Les études précédentes évaluaient l'orientation sexuelle en mesurant l'excitation génitale, ce qui constituait une méthode invasive et complexe à mettre en œuvre, ou en posant des questions aux participants. Avec cette nouvelle technologie, qui mesure une réponse automatique (non volontaire) mais fiable, l'orientation sexuelle peut être plus facilement explorée.

Ritch Savin-Williams et Gerulf Rieger de l'Université Cornell ont mené cette étude avec 325 participants des deux sexes. Deux vidéos érotiques d'une minute mettant en scène soit un homme attrayant soit une femme attrayante ainsi que des vidéos non-érotiques leur étaient présentées. La dilatation des pupilles étaient mesurées au moyen d'une caméra à lentilles infrarouges.
Propaganda

Corruption de la science : 20.000 articles scientifiques frauduleux publiés par an

Traduit par Hélios

Après une génération de refus, des directeurs de recherche traitent enfin la fraude scientifique avec le sérieux qu'elle mérite, dit Colin Macilwain.

Le problème pour un journaliste qui travaille depuis très longtemps est que toutes les histoires arrivent avec le sentiment de déjà vu. On n'arrête pas de penser : j'ai déjà vu ça quelque part. Il est donc rafraîchissant de publier un article dans lequel quelque chose a vraiment changé : l'éternel et controversé problème de la fraude dans le secteur de la recherche, avec des directeurs scientifiques qui la prennent enfin au sérieux. En parlant à plusieurs directeurs ces dernières semaines, j'ai découvert que leur état d'esprit s'était endurci - et il était plus que temps.

Pendant trop longtemps, la réaction de défense instinctive des scientifiques a conduit à un refus du sérieux problème des fraudes.

Je suis arrivé à Washington DC en 1993 pour travailler pour la revue Nature, dans les suites d'auditions au congrès pour des allégations de fraude impliquant un article des biologistes David Baltimore et Thereza Imanishi-Kari du M.I.T. de Cambridge. Les chercheurs ont été disculpés. Mais le cas a amené la commission indépendante présidée par le biologiste Kenneth Ryan à demander une approche plus rigoureuse pour enquêter sur les fraudes.
Top