Science et Technologie
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Quand une abeille change de rôle dans la ruche, son ADN s'adapte

Les abeilles tiennent toutes un rôle précis, mais évolutif, au sein de la ruche. Certains individus âgés pourraient au besoin reprendre des fonctions normalement exercées par des jeunes. Chose inconnue jusqu'alors, ce changement de comportement s'accompagnerait d'adaptations au niveau de l'ADN. Chaque rôle possède en effet son propre motif de méthylation.


Durant les 20 premiers jours de sa vie, une abeille s'attelle uniquement à des tâches devant être réalisées à l'intérieur de la ruche : nettoyage des cellules, nourrissage des larves, soins à la reine, construction et entretien des rayons, amassage du pollen, ventilation, etc. © Waugsberg, Wikimedia common, CC by-sa 3.0

Le destin des abeilles au sein de leur colonie est fixé dès leur plus jeune âge. L'alimentation reçue à l'état larvaire détermine en effet de manière irréversible le rôle qu'elles joueront dans la ruche : reine ou ouvrière. Chaque individu va alors acquérir des caractères physiques et comportementaux propres à son rang. Leurs génomes sont pourtant rigoureusement identiques.

L'environnement et le vécu de chaque organisme peuvent influencer l'expression des gènes, notamment en ajoutant des groupements méthyles (CH3) sur certains nucléotides (le constituant de base de l'ADN). Une faible méthylation favoriserait la transcription de l'information génétique. À forte dose, l'expression du gène touché serait plutôt inhibée. L'épigénome caractérise ainsi le génome modifié par les méthylations dans chaque cellule. Jusqu'à maintenant, il était considéré, une fois de nouveaux caractères acquis, comme irréversible chez les abeilles.
Meteor

Des molécules interstellaires peut-être fossiles dans une météorite

Découverte dans des conditions rocambolesques à la suite d'une vente aux enchères en 2001 à l'hôtel Drouot, une chondrite carbonée, baptisée « météorite Paris », apparaissait potentiellement importante pour la compréhension de la chimie prébiotique. Elle vient de livrer quelques secrets grâce au synchrotron Soleil, qui y a décelé des éléments organiques similaires à ceux du milieu interstellaire.

Les chondrites carbonées font partie des météorites les plus rares mais aussi les plus fascinantes pour les cosmochimistes et les exobiologistes. Elles contiennent de la matière organique relevant de la chimie prébiotique. Ces météorites pourraient donc avoir apporté sur Terre les briques nécessaires à l'apparition de la vie au sein de la fameuse soupe chaude primitive, postulée par les biochimistes Alexandre Oparine (1894-1980) et John Haldane (1892-1964) dans les années 1920. Parmi les plus célèbres de ces chondrites carbonées, se trouvent les météorites du Lac Tagish, d'Orgeuil et de Murchison.

Cette photographie de la météorite Paris montre la croûte de fusion formée lors de l’entrée atmosphérique en partie oxydée (traces orange) ainsi que l’intérieur bien préservé de la météorite (visible au centre) où l’on peut voir de petites inclusions blanches appelées chondres. © MNHN
Bulb

Tissus cyborgs : quand nanoélectronique et biologie fusionnent

Des chercheurs américains ont cultivé des tissus organiques sur un support issu de la nanoélectronique. Ces cultures « cyborgs » serviront aux biologistes pour étudier le fonctionnement d'un organe. On peut aussi y voir un nouveau pas vers une fusion harmonieuse de l'Homme et de la machine...


Cette image montre un réseau de nanocapteurs (en bleu et en vert) aux côtés de neurones (rouges). Il s'agit d'une culture tissulaire de neurones de l'hippocampe d'un rat. © Charles M. Lieber
Devant l'article publié dans la revue Nature Materials par des membres du Lieber group menés par l'un des professeurs de chimie de la célèbre université d'Harvard, Charles M. Lieber, on ne peut s'empêcher de penser à un fameux héros de comics américains des années 1980. Parmi ses nombreux superhéros, comme Captain America ou les Avengers, la maison Marvel compte aussi le personnage de Rom le chevalier de l'espace, un extraterrestre venu de la planète Galador, où l'on sait interfacer les tissus organiques avec des circuits électroniques. Ni vraiment un robot ni une forme de vie biologique, Rom est une sorte de cyborg dont le corps est devenu presque indestructible, à la force surhumaine et apte à voyager sans dommage entre les étoiles.
Satellite

Une pyramide découverte sur Mars

Le rover Curiosity vient de trouver sa première cible à analyser ! Il s'agit d'un intrigant caillou avec une forme pyramidale qui se trouve à 2,5 mètres de sa position actuelle. Les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory sont surexcités. En fait, on dirait bien qu'ils viennent de décrocher le gros lot !

Selon John Grotzinger, au Caltech :
Quand on s'approche de la zone claire, on aperçoit des bandes sombres et fines d'origine inconnue. La diversité à petite échelle devient plus évidente au fur et à mesure qu'on s'approche, ce qui nous fournit de nouvelles cibles pour nos recherches.
Cow

Le Palmarès des Cassiopéens n°9 - ADN, dessein rationnel et origines de la Vie

Traduction SOTT

Un article controversé contestant la théorie dite « Out of Africa » des origines de l'homme a été récemment publié dans la revue Advances in Anthropology. Les transcriptions Cassiopéennes contiennent beaucoup de références aux origines de l'humanité, aussi c'est ce dont je veux discuter dans ce nouvel épisode de la série Le Palmarès des Cassiopéens. Je présenterai l'article en question un peu plus loin, mais auparavant, il y a tout un tas d'informations contextuelles à couvrir. Les références des Cassiopéens sont données dans un certain contexte et concernent des idées et des possibilités qui n'auront probablement pas beaucoup de sens si l'on n'aborde pas d'abord certaines idées de bases. Cela dit, il y a bien trop de matière pour un seul article, aussi je vous suggère de consulter les livres que je citerai en référence et de les lire en entier si quelque chose suscite particulièrement votre intérêt.

La culture populaire tombe à pic pour me fournir un point de départ pour démarrer notre sujet. En juin, Ridley Scott a sorti la très attendue préquelle de son film à succès, Alien, intitulée Prometheus. Toute discussion sur les mérites artistiques du film mise à part, celui-ci couvre certains thèmes pertinents pour le sujet en question. L'intrigue tourne autour de l'idée que la vie sur la planète Terre, et vraisemblablement sur d'autres planètes dans la galaxie, n'était pas un pur hasard. Dans le film, une race d'humanoïdes musclés et glabres à la peau pâle « sème » la vie sur les planètes par des actes de sacrifice. Un « ingénieur », comme on les appelle dans le film, donne son corps pour qu'il soit décomposé en ses éléments constitutifs, fournissant ainsi l'ADN source d'où la vie va émerger. Les personnages humains du film financent une mission spatiale afin de « rencontrer leurs créateurs » à un endroit indiqué dans des représentations picturales antiques découvertes partout dans le monde.
Airplane

La NASA travaille à une motorisation dix fois plus rapide que la lumière

Un chercheur issu de la crème de la NASA a parlé des expériences actuelles de laboratoire à l'agence spatiale, destinées aux premières étapes à la construction d'un vaisseau spatial à base de « Warp Drive » supraluminique, théoriquement capable de se déplacer à 10 fois la vitesse de la lumière.

Les derniers développements, au laboratoire super avancé d'entraînement de l'espace de « Eagleworks » au centre spatial de Johnson de la NASA, ont été décrits par le physicien de la NASA Harold White à une conférence vendredi. Le laboratoire d'Eagleworks a été installé à la fin de l'année dernière pour examiner des concepts tels que l'éjecteur de vide de Quantum de plasma et également le fameux moteur « Supraluminique » (Warp Drive) tel que proposé sous les lignes du physicien mexicain Miguel Alcubierre pendant les années 1990.

Les éjecteurs de Quantum sont en effet des kits diaboliques, mais seraient utiles principalement pour des explorations dans notre propre système solaire. Comme la plupart des lecteurs du Register le savent bien, cependant, c'est un canevas plutôt limité pour que l'humanité travaille dessus pour l'éternité : particulièrement pendant qu'il semble vraisemblablement qu'il peut y avoir quelques mondes étrangers un peu plus hospitaliers orbitant autour d'autres soleils.
Satellite

Hubble et Einstein débusquent une galaxie vieille de plus de 13 milliards d'années

Grâce au télescope spatial Hubble et à la relativité générale d'Einstein, des chercheurs ont pu observer une galaxie lointaine qui remonte à l'aube de l'Univers, 500 millions d'années seulement après le Big Bang.

La plus ancienne image de l'Univers dont nous disposons nous est fournie par le bruit de fond électromagnétique laissé par le Big Bang, une sorte de halo de micro-ondes diffus qui ne peut être associé à aucune étoile, galaxie ou objet astronomique précis.

Cela se passait moins de 400.000 ans après le Big Bang, soit une fraction de seconde à l'échelle de notre Univers vieux de 13,7 milliards d'années. Rien ne brille alors, il n'y a aucune étoile, seulement des atomes d'hydrogène qui viennent d'être créés.

Il faut attendre encore près d'un milliard d'années pour avoir une autre image détaillée, mais le paysage a déjà radicalement changé : on trouve des galaxies renfermant des milliards d'étoiles.
Beaker

Grande-Bretagne : les enfants génétiquement modifiés bientôt autorisés

Le parlement de la Grande-Bretagne pourrait approuver dès l'année prochaine la loi sur la légalisation des enfants génétiquement modifiés. L'adoption de cette loi pourrait autoriser la naissance des bébés qui seront protégés de nombreuses maladies génétiques. Certaines de ces maladies peuvent tuer un enfant en quelques heures, d'autres le rendre handicapé à vie. La technologie prévoit qu'un enfant doit être né de deux mères et d'un père biologique.

Au cours des 3 dernières années déjà, une trentaine d'enfants génétiquement modifiés sont nés aux Etats-Unis. Cela a provoqué un furieux débat sur des questions éthiques. Les bébés ont été testés et ils contiennent bien des gènes à partir de trois des parents. Quinze des enfants sont nés au cours des trois dernières années à la suite d'un programme expérimental de l'Institut de médecine de Reproduction et des Sciences de St Barnabas dans le New Jersey.
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Deux satellites jumeaux captent le chant de la magnétosphère terrestre

Lancés le 30 août 2012, les satellites jumeaux de la mission Radiation Belt Storm Probes (RBSP), de la NASA, ont capté et enregistré des ondes radio sonores émises par la magnétosphère terrestre. Le chant et les sifflements entendus dans la vidéo ci-dessous, se compose de 5 épisodes distincts capturés le 5 septembre par la suite d'instruments comprenant deux types de magnétomètre permettant de mesurer le champ magnétique local ainsi que les ondes de plasma, le tout appelé : Electric and Magnetic Field Instrument Suite and Integrated Science (EMFISIS) sur le RBSP.

Représentation artistique des deux satellites jumeaux de la mission RBSP autour de la Terre et à l’intérieur de la ceinture de Van Allen (NASA).
Les évènements sont présentés comme un seul enregistrement en continu, réunis par l'équipe (EMFISIS) à l'Université de l'Iowa et le Center Goddard Space Flight de la NASA. Appelé "chorus", ce phénomène est connu depuis un certain temps. Les récepteurs radio ont été utilisés pour le capter et ça sonne un peu comme le chant des oiseaux.
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Un portrait-robot à partir de votre ADN, c'est pour bientôt

Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille s'essaie au jeu des ressemblances : le bébé a les yeux de sa mère, le nez de son père (pas de chance...), etc. Il est évident pour tous que la physionomie est un héritage. Pourtant, on ne sait que peu de choses sur les gènes qui modèlent la face et donnent à chacun de nous, vrais jumeaux exceptés, un visage reconnaissable entre tous. L'International Visible Trait Genetics Consortium (VisiGen) a pour objectif de combler cette lacune, à la fois pour identifier ces gènes, mieux comprendre les causes des malformations cranio-faciales, mais aussi pour fournir à la police scientifique les moyens de reconstituer le visage de personnes à partir de leur ADN, soit parce qu'elles en ont laissé sur une scène de crime, soit parce que leur cadavre a été découvert sans tête.

Dans une étude publiée le 13 septembre par PLoS Genetics, une équipe internationale emmenée par Manfred Kayser, chercheur à l'université Erasme de Rotterdam et co-pilote de VisiGen, a identifié un lien entre cinq gènes et certaines caractéristiques du visage. Pour y parvenir, les auteurs de cet article ont travaillé sur la physionomie de près de dix mille personnes réparties en plusieurs cohortes. Tous les membres de cette population étaient d'origine européenne, y compris ceux issus du Canada ou d'Australie, qui représentaient un tiers de l'échantillon. Les visages de toutes ces personnes ont été étudiées, soit sur photographies, soit à l'aide d'images en trois dimensions provenant d'IRM, l'idée étant de prendre des points de repère fixes (pupilles, point le plus extérieur des pommettes, sommet, base et pointe du nez, etc.) et de mesurer les écarts entre ces différents points. Puis, dans une seconde phase, les chercheurs ont tenté d'associer ces dizaines de mesures avec quelque 2,5 millions de variations génétiques.
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