Les Maîtres du Monde
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Cuba et le changement de stratégie étasunien

© Inconnu
Je poursuis mes petits commentaires au sujet de la reprise annoncée des relations diplomatiques avec les USA. C'est en fait, et au fond, parce que l'environnement tant intérieur (impossibilité de se représenter, donc liberté de certains choix ; pressions de plus en plus fortes de certains secteurs économiques pour pouvoir accéder au marché cubain ; réduction, du fait de son vieillissement naturel de l'extrême droite miamaise et donc de son influence, entre autres) qu'extérieur (mise à jour du modèle économique cubain - remarquons bien qu'il ne s'agit pas d'actualisation « politique » - isolement de Washington face à l'Amérique latine à cause de sa politique cubaine ; isolement face à la « communauté internationale » à cause du blocus), entre autres raisons, qu'Obama a adopté la politique que n'importe quel autre gouvernement national, dans un cas pareil, aurait adoptée depuis bien longtemps, n'était le « traumatisme » qu'a vécu et que continue de vivre la Maison-Blanche, tous partis confondus, face à cet événement insolite dans leur histoire : ne pas arriver à leur fins en plus de cinquante ans, autrement dit amener à résipiscence cette petite île de rien du tout - en étendue, puissance, population, ressources économiques, etc. - qui les brave depuis 1959.

Et, pis encore, de n'en avoir pas eu les moyens. On sait comment les USA ont réglé - ou tenté de régler - des « crises » inventées de toute pièces, pour ne prendre que des faits plus récents, au Panama (1989), en Irak, en Afghanistan, en Serbie-Kossovo, en Somalie, en Libye, en Syrie, en Ukraine : en y foutant la merde, pour parler vulgairement. Or, ces moyens n'ont jamais été à la portée à Cuba en cinquante-cinq ans ! Et quand Washington y a recouru en avril 1961, à Playa Girón, le fiasco a été total...
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Les menteurs peuvent-ils toujours gagner ?

© Inconnu
Columbo pastiché en Poutine
C'est sûr que quand on en vient à défendre une doxa anti-système, on est déjà retombé dans les travers que l'on prétend dénoncer. C'est pour cela que Poutine m'impressionne. Il ne trahit jamais son discours, il ne se laisse pas emporter par l'idée d'inverser les règles du jeu, mais il reste prosaïquement fidèle à une ligne très simple : le respect des règles du jeu. Il joue à l'intérieur des règles. Jamais il ne cherche à mettre à profit sa puissance pour changer les règles, mais uniquement pour gagner à l'intérieur du périmètre qu'elles définissent.

Cela peut sembler un peu frileux à certains, épris d'un héroïsme qui casserait la baraque, mais ce n'est en aucun cas un manque de courage : c'est mettre le vivre-ensemble au-dessus de l'intérêt personnel. Les règles ne sont pas parfaites, chacun le sait, et lui-même le premier. Le droit international, la mascarade onusienne, tout cela mériterait un grand nettoyage et une remise d'aplomb. Mais le faire en partant d'ailleurs que de l'intérieur même de ces règles, ce serait subordonner le vivre ensemble à l'arbitraire du plus fort.

Je ne sais pas si Poutine adopte le respect absolu du vivre ensemble parce que c'est dans cette voie-là que la Russie peut espérer prendre une place qui lui soit bénéfique, ou si c'est par intime conviction : toujours est-il qu'il défend ce point de vue, et qu'il le fait en maître.

Commentaire: Poutine en artiste martial de la politique et de la diplomatie, cela semble de plus en plus évident. Malgré tous les efforts de la clique médiatique occidentale, personne n'a vraiment réussi à le diaboliser. Cela ne fonctionne pas.

Les raisons sont multiples : la propagande est grossière, les réseaux d'informations alternatifs sont efficaces ; les discours des politiciens occidentaux ont l'accent du mensonge, ceux de Poutine sont empreint d'un pragmatisme que l'on pourrait qualifier d'humain.

Transposons ceci dans notre vie de tous les jours : qui d'entre nous n'est-il pas capable de faire la différence entre une gentillesse feinte et une empathie non simulée ? Peu de personnes, sans aucun doute. Même si, malgré tous les signaux envoyé par notre instinct, appelons-le comme ça, nous décidons, sous le poids des conventions sociales et familiales, de passer outre, et de participer au mensonge organisé.

Le duel Poutine/Occident nous montre aussi cela, à grande échelle. Notre bon-sens d'« humain humaniste » sait parfaitement le gouffre qui existe entre le discours d'un Obama et celui d'un Poutine. C'est la grande force de ce dernier que de savoir, sans déclencher les exaltations émotives propres à ceux qui veulent mystifier les foules ( voir les réactions suite à la première élection d'Obama ), agir et parler avec plus de cœur et de vérité, expression galvaudée s'il en est, que l'ensemble de tous ses opposants réunis. Et cela ne trompe personne.

- Poutine et la Russie, un homme et son pays

Nul doute que nous ayons là, en temps réel et sous nos yeux, la manifestation d'une lutte, son symbole, entre l'expression de vie et de mort.

Crusader

Surprenant discours du Pape sur « l'Alzheimer spirituel » de la curie (mais rien sur la pédophilie au sein de l'Église)

© AP/Andreas Solaro
Jamais souverain pontife ne s'était permis un discours d'une telle sévérité envers sa propre maison. Le pape François a dressé, lundi 22 décembre, un « catalogue » de quinze maladies qui menacent le haut clergé, et plus particulièrement la curie (le gouvernement de l'Eglise), parmi lesquelles la mondanité, l'hyperactivité, les rivalités, les bavardages, les calomnies et la zizanie.

Dans son discours annuel de vœux aux membres de la curie (à revoir ici, en italien), prononcé dans le cadre très solennel de la salle Clémentine, au Vatican, le pape les a conviés à « un vrai examen de conscience ». Après avoir brièvement remercié cardinaux et évêques pour les services rendus dans l'année écoulée, il a estimé que, comme « tout corps humain », la curie souffrait « d'infidélités » à l'Évangile et était menacée de « maladies ».

Son diagnostic est tombé à coup de formules chocs : « L'Alzheimer spirituel », « la fossilisation mentale et spirituelle », « le cœur de pierre », « le terrorisme des bavardages », « la schizophrénie existentielle », « le narcissisme faux », « la planification d'expert-comptable », « les rivalités pour la gloire », les « faces funèbres », « l'orchestre qui émet des fausses notes »...

Commentaire: Dommage que le Pape n'ait pas plutôt dénoncé les scandales de pédophilie aux plus hauts niveaux de l'Église catholique - sans parler de ses éminents défenseurs au sein de cette « vénérable » institution. Peut-être un effet de l'Alzheimer « spirituel » qui affecte la curie ? Ou pas...

http://fr.sott.net/article/2186-Pedophilie-une-lettre-du-Vatican-ecrite-en-1997-incrimine-le-Saint-Siege
http://fr.sott.net/article/5252-Pedophilie-une-plainte-pour-crime-contre-l-humanite-vise-le-pape
http://fr.sott.net/article/14005-La-pedophilie-une-maladie-pas-un-crime-selon-un-cardinal-sud-africain

Bad Guys

Torture : une « communauté de valeurs » Europe/USA ?

Traduction : Horizons et débats

© Inconnu
"Ce n'est pas ce que vous croyez!"
Il faut toujours un peu d'espoir. Cet espoir est devenu réalité à travers la sénatrice de la Californie, Mme Dianne Feinstein. Elle a été l'élément moteur du pire rapport qu'on ait pu présenter au Congrès américain. Ce qui a été publié dans ce rapport et ce que chacun peut encore s'imaginer en plus doit avoir des conséquences. Face aux médias alignés n'assumant pas leur responsabilité, il ne suffit pas d'attendre que le temps passe. Les États-Unis ne seront pas mesurés à l'aune des personnes ayant noirci certaines parties de ce rapport pour dissimuler le pire. Les Etats-Unis doivent être mesurés à l'aune de leur disposition à faire passer en jugement les personnes ayant perpétré ces crimes contre l'humanité et à déférer d'anciens présidents et ministres d'un gouvernement Bush devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Dans ce contexte, le fait de savoir si les Etats-Unis ont signé l'acte fondateur de la CPI ou non n'a aucune importance. Bill Clinton a en tous cas déjà placé sa signature sous ce document. Aujourd'hui, on ne peut qu'entrevoir pourquoi George W. Bush a retiré sa signature. Cela signifie-t-il que le reste du monde doit s'accommoder durablement à la situation que les États-Unis recouvrent le monde de guerres, de terreur et de tueries uniquement pour ne pas devoir se soumettre aux juges de la Haye?
Chess

Triomphe, sang-froid : les chances de la guerre économique

© Inconnu
Différence nette de ton entre pouvoir et commentateurs pro-américains, exultant devant les difficultés économiques de la Russie, prélude à un inévitable alignement de Moscou sur les exigences de Washington afin d'éviter un effondrement économique, et le sang-froid et la modération apparente des réactions du pouvoir russe. Lequel est justifié, le triomphe ou le sang-froid ? Quelles sont les chances de réussite de la guerre économique mise en place par les Etats-Unis et leur mouvance contre la Russie ?

Trompettes triomphales d'un côté, sang-froid de l'autre

Non seulement la puissance américaine, mais encore tout un commentariat - pour ne pas parler du lumpencommentariat - opine que les difficultés du rouble sont le signe non seulement de l'efficacité des instruments de guerre économique mis en œuvre par les États-Unis, mais encore de l'écroulement des rêves de puissance du président Poutine, prélude peut-être à l'effondrement de l'économie russe, en tout cas à la défaite de Moscou punissant justement les écarts de conduite commis en Ukraine. Et pour qui donc se prenait la Russie à ne pas capituler sur la défense de ses intérêts, quand l'Hégémon lui-même avait parlé ?

Commentaire:
[S]i pour le moment la Russie est gravement touchée par l'attaque économique de l'Otan, la situation pourrait s'inverser dans six mois. Pour maintenir sa domination sur le reste du monde, Washington serait alors contraint d'intervenir pour faire remonter les prix du pétrole. Mais entre temps, cette guerre aura plombé l'Union européenne et l'Otan, tandis que la Russie aura muté son économie vers son allié chinois.

En définitive, la Russie agit ici comme elle l'a toujours fait. Jadis, elle pratiquait la « stratégie de la terre brûlée » lorsque la France de Napoléon ou l'Allemagne d'Adolf Hitler l'envahissait. Elle détruisait elle-même ses propres richesses à la place des troupes ennemies et ne cessait de reculer vers l'Extrême-Orient. Puis elle refluait contre les envahisseurs exténués par leur trop longue pénétration.
Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l'Otan

Cut

Internet coupé pendant plus de 9 heures en Corée du Nord

© AFP
La Corée du Nord n'a plus internet depuis plusieurs heures
Les connexions internet semblent être interrompues en Corée du Nord, ont indiqué des experts en informatique lundi, quelques jours après l'avertissement de Barack Obama sur des représailles américaines en réponse à la cyberattaque contre Sony, attribuée à Pyongyang.

Les connexions internet ne fonctionnent plus entre la Corée du Nord et le reste du monde depuis plusieurs heures, laissant penser à une éventuelle attaque, selon Dyn Research, une société basée aux États-Unis et spécialisée dans la cyber-sécurité.

"En général, on détecte de courtes interruptions (depuis la Corée du Nord), mais jamais de problèmes continus de connexion. Je ne serais pas surpris qu'ils soient en train d'encaisser une attaque à l'heure actuelle", a expliqué Doug Madory, chargé des questions internet chez Dyn Research.

Connexions rétablies après plus de 9h

Les connexions ont été rétablies mardi après plus de neuf heures de paralysie, ont indiqué des experts en informatique suggérant que le pays communiste avait peut-être été la cible de représailles après l'attaque informatique récente de Sony.

Commentaire: On le sait dorénavant : lorsque les États-Unis clament avoir les preuves de... quelquechose, l'énoncé se suffit à lui-même et la parole devient réalité. Nul besoin de présenter les-dites preuves.

Chess

Etats Unis / Russie : les armes s'aiguisent

© Inconnu
La standing ovation des membres du Congrès américain au Président ukrainien le 18 septembre 2014
Le Président russe V. Poutine vient de signaler une augmentation de l'activité des services spéciaux étrangers en Russie sur l'année 2014. Cette nouvelle semble être largement confirmée par l'acte que les États-Unis sont sur le point d'adopter. Selon celui-ci, la représentation américaine en Russie va être augmentée, seuls des américains pourront occuper les postes à responsabilité, si petite soit-elle, dans l'ambassade à Moscou et la guerre cybernétique est déclarée. Dans ce contexte, l'Ukraine reste une pièce maîtresse de la guerre déclarée.

Dans le Bill H.R. 4681, les États-Unis prévoient une modification dans le fonctionnement de l'ambassade américaine à Moscou. Alors que la pratique veut qu'il soit normal de recourir à la participation des résidents locaux pour les postes qui ne sont pas des postes de direction, le projet de loi renforce la présence américaine en obligeant d'employer des citoyens américains, dès que le poste en question contient la moindre part de responsabilité, même si le travail est technique. Par ailleurs, le Congrès oblige à une vérification détaillée des antécédents du candidat.
Snakes in Suits

CIA : en plus de la torture, des expériences sur les êtres humains

Traduction : Will Sumer

© Inconnu
Qualifier les techniques d'interrogatoire de la CIA comme étant en violation de l'éthique médicale et scientifique est peut-être le meilleur moyen d'obtenir que les coupables aient à répondre de leurs actes.

L'expérimentation humaine était un aspect central du programme de torture de la CIA. La nature expérimentale des techniques d'interrogatoire et de détention est clairement évidente dans le résumé de synthèse du rapport d'enquête du Comité du Sénat [US] sur le Renseignement, malgré des omissions (sur lesquelles la CIA a insisté) destinées à opacifier les lieux où se trouvent ces laboratoires de science de la cruauté, ainsi que les identités des auteurs.

Il y avait deux psychologues recrutés par la CIA à la barre de ce projet d'expérimentation humaine, James Mitchell et Bruce Jessen. Ils ont conçu des protocoles d'interrogatoire et de détention qu'ils ont, parmi d'autres, appliqué à des personnes emprisonnées dans les « black sites » (« sites noirs », ndlr), des endroits secrets gérés par l'agence.
Document

Espagne : une « loi bâillon » pour limiter les manifestations

© Andres Kudacki/AP/SIPA
Le Partido popular l'a voté seul, grâce à sa majorité absolue au Parlement espagnol : la "loi organique de sécurité citoyenne", connue sous le nom de "loi bâillon". Concrètement, le gouvernement souhaite ainsi donner plus de pouvoirs aux forces de l'ordre, afin de limiter fortement le nombre et l'ampleur des manifestations. Mais la dérive n'est pas très loin et ce sont plusieurs libertés fondamentales qui se verraient bafouées.

Les députés espagnols, ou du moins ceux de la majorité parlementaire conservatrice, ont voté en séance la semaine dernière la « loi organique de sécurité citoyenne », plus connue sous le quolibet que lui ont donné ses détracteurs de « ley mordaza », littéralement « loi bâillon ». Pour Paul Aubert, professeur de civilisation espagnole contemporaine à l'université d'Aix-Marseille, que Marianne a interrogé à ce sujet, la traduction la plus exacte serait « loi muselière ». Pourquoi un tel surnom ? C'est que cette loi « ambiguë et dangereuse » vient fortement « limiter les droits et les libertés des citoyens (manifestations, réunions, expression, etc.) afin de mieux garantir la sécurité » en donnant plus de pouvoirs aux forces de l'ordre.
Bad Guys

Nouvelle stratégie de domination américaine : le « Light footprint »

© Inconnu
Ben quoi ? Vous n'avez jamais vu quelqu'un commander de l’arrière ?
Les Etats-Unis ont mis au point une nouvelle stratégie de domination du monde, appelée « Light footprint ». Mais de nombreux pays continuent de résister aux visées hégémoniques américaines.

Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a dénoncé, lors de sa conférence de presse annuelle, jeudi, les visées impérialistes de l'Occident et ses pratiques hégémoniques. « Nos partenaires ont décidé qu'ils étaient les vainqueurs, qu'ils étaient désormais un empire et que les autres étaient des vassaux qu'il faut faire marcher au pas », a-t-il fustigé. Il a accusé les Occidentaux, États-Unis en tête, de vouloir « arracher les crocs et les griffes de l'ours russe ». 25 ans après la chute du mur de Berlin, ils dressent, selon lui, un nouveau mur entre la Russie et l'Europe. « Il s'agit d'un mur virtuel, mais il commence déjà à être construit », a déclaré le chef de l'État, rappelant l'élargissement de l'Otan jusqu'aux portes de la Russie (pays baltes) et le bouclier antimissile en Europe orientale.

La volonté des États-Unis de vouloir dominer le monde n'est pas un secret, mais la nouvelle méthode de Washington pour arriver à ses desseins est moins connue. Il s'agit de la stratégie du « Light footprint » - ou l'empreinte légère -, qui s'articule autour d'une panoplie d'outils militaires, politiques et économiques, qui ont commencé à être mis en œuvre ces derniers mois à l'échelle planétaire. Cette stratégie se base sur le concept de l'intervention dans l'ombre, moins coûteuse en ressources humaines et financières mais non moins pernicieuse.
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