Les Maîtres du Monde
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Chess

Les Grecs à Moscou : agitation en Europe

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© Inconnu
A partir du 8 avril et pour quatre jours semble-t-il, le Premier ministre grec Tsipras est à Moscou. On suppose qu'il fera autre chose, durant ce long séjour, qu'inaugurer des chrysanthèmes dont ce n'est pas encore la saison. Il est également possible qu'il soit, après le Tchèque Zeman, le deuxième dirigeant d'un États-membre de l'UE, - puisqu'il est raisonnable de penser que la Grèce sera encore dans l'UE à cette date, - à être à Moscou le 9 mai pour les commémorations de la victoire sur l'Allemagne. (En attendant, selon German Economic News relayé par Russia Insider le 5 avril 2015, le ministre grec de l'énergie Lafazini a signé un accord avec GazProm à Moscou pour que cette société soumissionne pour les travaux d'exploration des gisements gazier et pétrolier off-shore, au large de la Grèce.) Tout cela, et bien d'autres choses, préoccupent particulièrement et presque jusqu'à un brin de panique, la susdite Allemagne.

Bomb

Ukraine : le général Gomart démonte le mythe de l'invasion russe

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La Russie n'a jamais réalisé de préparatifs indiquant qu'elle s'apprêtait à envahir militairement l'Ukraine, contrairement aux assertions américaines à ce sujet, a déclaré le général Christophe Gomart, directeur du renseignement militaire français.

Intervenant devant la commission de la défense et des forces armées de l'Assemblée nationale (chambre basse du parlement français), le général Gomart a constaté que le renseignement américain avait fourni des données erronées selon lesquelles "les Russes allaient envahir l'Ukraine".

"La vraie difficulté avec l'Otan, c'est que le renseignement américain y est prépondérant, tandis que le renseignement français y est plus ou moins pris en compte (...). L'Otan avait annoncé que les Russes allaient envahir l'Ukraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse", a indiqué le général.

Airplane

L'écrasement de la Germanwings : pas toute l'histoire ?

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Quand j'ai entendu parler de l'écrasement du vol GWI9525 de la Germanwings dans les Alpes françaises au matin du 24 mars, j'ai été choqué, mais pour être honnête, pas si choqué. Ce n'est pas que je m'attendais à ce que cela se produise, mais c'était le cinquième incident de ce type au cours de la dernière année. Si cette fréquence est maintenue, les chances statistiquement très faibles de rencontrer une fin prématurée sur un vol commercial devront être recalculées.

Dans les conséquences immédiates de l'écrasement, comme beaucoup d'autres autour du monde, j'attendais patiemment plus de détails. Qu'est-ce qui pouvait possiblement causer à un Aribus A320 moderne, bien qu'un peu vieillot, de soudainement tomber du ciel et s'écraser sur le flanc d'une montagne ? J'avais quelques théories, parmi elles, les effets incapacitants d'une « impulsion électromagnétique » provenant de l'explosion d'une roche de l'espace en haute altitude. L'augmentation choquante d'observations de météores/météorites sur les 10 dernières années la rend plausible, et pourrait bien avoir été la cause de l'écrasement de l'AF447 dans l'océan Pacifique en 2009. Mais j'attendais, et je m'attendais à attendre car les enquêtes de ce genre peuvent, et devraient, prendre un certain temps à se boucler.

Brick Wall

Ukraine: une loi pour envoyer les Russes dans des camps de concentration

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Un projet de loi visant à interner les ressortissants étrangers dans des camps en temps de guerre est à l'étude en Ukraine.

Le président ukrainien Piotr Porochenko a proposé d'envoyer dans des camps spéciaux les ressortissants étrangers résidant en Ukraine et menaçant sa sécurité en temps de guerre.

Cette mesure est prévue par un projet de document réglementant le régime de la loi martiale dans le pays, qui a été rendu public par le service de presse de la Rada suprême (parlement ukrainien).

En cas d'introduction de la loi martiale, ce document permettra d'envoyer dans des camps spéciaux les ressortissants étrangers qui "commettent une agression contre l'Ukraine ou menacent de le faire".

Better Earth

Crimée. Le retour à la Patrie

Crimée. Le retour à la Patrie est un documentaire de la chaîne Rossiya 1 sur le rattachement de la Crimée à la Russie au printemps 2014.

Réalisé par Andrei Kondrashov, le tournage a duré 8 mois et s'est déroulé à travers toute la Crimée, de Simferopol à Sébastopol en passant par Yalta et Kertch. Les auteurs du film ont réalisé deux interviews avec le président russe Vladimir Poutine qui dévoile des détails inédits du rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie.
Le documentaire présente en outre une reconstitution de l'opération spéciale visant à exfiltrer en Russie le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, renversé par une révolte populaire en février 2014.


Vader

Un chef néonazi devient conseiller militaire à l'état-major ukrainien

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Dmytro Yarosh, chef du groupe extrémiste Secteur droit et recherché par Interpol, a été nommé conseiller du chef d'état-major général ukrainien. Ce dernier a accepté de subordonner aux troupes régulières des milliers de combattants paramilitaires.

«Le général colonel Viktor Muzhenko, chef d'état-major général, et Dmytro Yarosh ont convenu du format de la coopération entre Secteur droit et les forces armées ukrainiennes», lit-on dans le communiqué du ministère de la Défense ukrainienne.
Les bataillons paramilitaires de Secteur droit acceptent d'être «subordonnés aux chefs militaires», a déclaré le ministère. Muzhenko et Yarosh ont souligné le besoin d'«unité» et confirmé la volonté des combattants d'obéir au commandement central de Kiev.

Dmytro Yarosh est une figure de proue du violent coup d'Etat de février 2014 à Kiev, il est recherché par Interpol pour incitation au terrorisme et à des activités extrémistes. Mais malgré sa triste notoriété, il a été élu au parlement ukrainien dont il est membre et c'est aussi le chef du parti politique Secteur droit qui est interdit en Russie parce que considéré comme une organisation extrémiste.

Propaganda

Iran : par-delà la propagande

Traduit par Etienne, relu par jj

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© Inconnu
Des conseillers politiques US-américains ont admis que la stratégie iranienne était principalement défensive, et que les tendances agressives comme défensives adoptées par le pays, étaient d'abord influencées par la politique des USA au Moyen-Orient et en Asie Centrale.

La RAND Corporation, basée aux Etats-Unis, qui se présente comme une institution à but non lucratif aidant à améliorer les politiques et la prise de décision au travers de recherches et d'analyses, a publié en 2009 un rapport pour les forces aériennes des USA intitulé Dangereuse, mais pas omnipotente: de l'étendue et des limites de l'influence iranienne au Moyen-Orient. Celui-ci examine les structures, l'attitude et l'armement de l'armée iranienne, et notamment du corps des Gardiens de la révolution islamique, autant pour la situation présente que pour les futurs envisageables, et en arrive à la conclusion que la république islamique cherche a protéger ses frontières et ses intérêts contre les agressions extérieures.

Pistol

Épidémie de « suicides » et d'« accidents » parmi les opposants au régime pro-UE et pro-OTAN de Kiev

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© Inconnu
Personne en Occident n'a pu ignorer l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov, le 27 février 2015, à Moscou, tellement les grands médias en ont parlé en boucle pendant plusieurs jours.

Personne en Occident n'a pu ignorer non plus les déclarations scandalisées de Washington et des dirigeants fantoches européens, laissant tous lourdement entendre que le vrai commanditaire de ce meurtre ne pouvait évidemment être personne d'autre que Vladimir Poutine lui-même.

Le président ukrainien Petro Porochenko avait ainsi déclaré que « Boris Nemtsov était un pont entre l'Ukraine et la Russie, et ce pont a été détruit par les coups de feu d'un assassin. Je pense que ce n'est pas par hasard ». À la télévision, Petro Porochenko avait même assuré que Boris Nemtsov avait été assassiné parce qu'il « disait qu'il allait révéler des preuves convaincantes de l'implication des forces armées russes en Ukraine. Quelqu'un avait très peur de cela, ils l'ont tué ».

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Le gouvernement légalise la surveillance de masse

Examiné à partir d'aujourd'hui en commission à l'Assemblée nationale, le projet de loi sur le renseignement, censé être une arme antiterroriste, confère à l'exécutif des pouvoirs de surveillance exorbitants, 
sans contrôle judiciaire. Décryptage.

Un Patriot Act à la française ? Sous couvert de lutter contre le terrorisme, le projet de loi sur le renseignement, présenté à partir d'aujourd'hui en commission à l'Assemblée nationale, et examiné en séance le 13 avril, risque d'entraîner la France dans une véritable dérive sécuritaire. C'est en tout cas la crainte de multiples associations et syndicats qui dénoncent depuis plusieurs semaines ce texte, initié dans la foulée des attentats de Paris et pour lequel le gouvernement a décrété la procédure d'urgence, gage d'un examen à grande vitesse et d'un débat public sacrifié. Une précipitation coupable, tant les mesures imaginées par le député PS Jean- Jacques Urvoas, rapporteur du projet, marquent un véritable tournant dans le droit français. Il offre l'impunité aux agents du renseignement, légalise la surveillance de masse, ou encore confère au premier ministre un pouvoir de contrôle exorbitant.

Le champ d'action de cette loi, tout comme la nature des outils intrusifs désormais autorisés nécessiteraient une large consultation de la société civile. Le ministre de l'Intérieur, lui-même, en avait, semble-t-il, conscience en septembre dernier lorsqu'il s'était fermement opposé à la légalisation des nombreuses technologies que le gouvernement veut, pourtant, mettre désormais en place...

Better Earth

Pendant qu'on le cherchait partout, Poutine était en train de mener une révolution tranquille

Traduit par Avic

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J'ai toujours été surpris par les théories du complot autour de notre président. Poutine est un homme politique unique en son genre. Il est extrêmement sincère ; sincère autant que le permettent les limites imposées à un chef d'une superpuissance nucléaire. Le style de communication de M. Poutine a inévitablement un impact très fort sur le travail de ses subordonnés. Ainsi, lorsque Peskov a déclaré en direct sur Echo de Moscou que « L'ordre du jour est maintenant très serré, notamment à cause des crises. Actuellement il existe une communication constante avec le gouvernement, les entreprises publiques et le secteur bancaire naturellement, cela lui prend beaucoup de temps « , hé bien sa version des faits doit être considérée comme la plus fiable. Il n'est pas nécessaire d'en appeler aux théories du complot quand sur le plan économique, en Russie et à l'étranger, il y a vraiment des changements révolutionnaires qui ont lieu. Pourquoi les médias ne prêtent-ils que si peu d'attention à cela? C'est une autre question sur laquelle nous reviendrons.

Donc, que s'est-il passé dans l'économie internationale et russe au cours de la période de la «disparition» de Poutine des écrans de télévision ?