Les Maîtres du Monde
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Eye 1

La NSA utilise des logiciels malveillants à une « échelle industrielle »

spying
© AFP/ALLISON SHELLEY
Lors d'une manifestation organisée à Washington contre la surveillance abusive de la NSA en octobre 2013, une femme arbore des lunettes sur lesquelles on peut lire : « Arrêtez l'espionnage ».
Selon des documents transmis Edward Snowden, ancien consultant de l'Agence nationale de renseignement américaine (National Security Agency, NSA), l'agence a développé des logiciels malveillants qu'elle utilise massivement.

D'après ces documents, publiés mercredi sur le site du magazine en ligne Intercept par l'ancien journaliste du Guardian Glenn Greenwald, l'agence a implanté dans des millions d'ordinateurs des logiciels malveillants qui lui permettent d'extraire des données de réseaux téléphoniques et Internet à l'étranger.

L'utilisation de ces logiciels, qui concernait à l'origine quelques centaines de cibles dont les communications ne pouvaient pas être surveillées par des moyens traditionnels, a été étendue à une « échelle industrielle », selon les documents publiés par M. Greenwald - les premiers depuis qu'il travaille au sein du groupe de médias First Look Media, lancé par Pierre Omidyar, le fondateur d'eBay.
Bad Guys

Les salaires des fonctionnaires de l'Union européenne viennent d'être augmentés en toute discrétion - Chut... Ne le dites à personne...

Drapeau Union européenne
© Inconnu
Les gouvernements des Etats membres de l'UE ont conclu un accord de principe sur le différend de longue date portant sur les salaires des fonctionnaires européens pour la période 2011 - 2012.

À la fin de l'année 2013, la Cour de justice européenne avait décidé que les Etats membres avaient le droit de bloquer une augmentation des salaires et des pensions de 1,7 % pour le personnel des institutions européennes au titre de 2011. Elle avait justifié cette décision de gel des salaires des fonctionnaires européens par la « détérioration subite et grave de la situation économique et sociale » de cette année là, en se référant à une clause d'exception (Annexe XI, article 10).

Le nouvel accord entérine le fait que les fonctionnaires européens n'auront pas d'augmentation pour 2011, et qu'ils recevront un complément de 0,8 % de leur salaire au titre de 2012.
Stop

Racket - Najat Vallaud-Belkacem prête à pénaliser fiscalement les mères aux foyer

Le ministre des Droits des femmes et de la Communication d'État du régime, Najat Vallaud-Belkacem, nature généreuse mais d'un ton sans réplique, veut organiser le bonheur des femmes selon un modèle rénové, qu'elles le veuillent ou non.

Najat Vallaud-Belkacem
© Inconnu
Modèle socialiste façon 2014, on procèdera à une puissante incitation fiscale au travail à l'extérieur du foyer familial. Dans les familles ringardes, où les mères resteront bêtement chez elles à s'occuper de leurs enfants, le montant de l'impôt d'État sur le revenu augmentera à revenu constant par rapport aux familles évoluées, où les femmes auront compris les vertus d'un second emploi parallèle à celui de leur compagnon. Pour le gouvernement en effet, le risque, c'est la famille, pas le travail...

Le régime aura procédé entre temps à « la révision de l'un des fondements de la fiscalisation des ménages, la conjugalisation de l'impôt », annonce notre ministre délégué à l'avenir du « genre » humain, Mme Vallaud-Belkacem. Cela au coude à coude avec Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre déjà au volant du rouleau compresseur de la « remise à plat » du système fiscal.
Crusader

Impérialisme en Ukraine et mer Noire - Les véritables enjeux

Nous pouvons constater la mise à mort du droit international et l'instauration d'une véritable loi de la jungle dans les relations entre États.

Ukraine, port de plaisance
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La confrontation entre la Russie d'un côté, puissance terrestre, et l'Union européenne et les États-Unis de l'autre, puissances maritimes, dans l'affaire ukrainienne n'est pas nouvelle. Cette opposition terre/mer s'est déjà manifestée en 1853 lors de la guerre de Crimée. Le tsar Nicolas Ier voulait profiter de l'affaiblissement de l'Empire ottoman pour contrôler les détroits du Bosphore et des Dardanelles afin de pouvoir rayonner ensuite en Méditerranée. Ces ambitions ont été repoussées avec force par l'Empire britannique qui ne voulait absolument pas voir cette extension russe. En effet, cette dernière aurait menacé la route des Indes. Embarquant la France de Napoléon III dans cette affaire, Londres sut faire plier la Russie après d'âpres luttes en Crimée, entraînant la mort, côté occidental, d'environ 120.000 hommes dont presque 100.000 Français. La France avait malheureusement travaillé, non pour le roi de Prusse, mais pour les intérêts de la reine Victoria.

Le soutien apporté par l'Occident à la nouvelle direction politique à Kiev a conduit Vladimir Poutine à réagir rapidement. Profitant de la présence de populations russophones à l'est de l'Ukraine et en Crimée, il cherche à récupérer ces territoires - du moins à les contrôler - afin de les soustraire à l'influence de l'Ukraine, susceptible d'être assujettie à l'Union européenne et à l'OTAN. Dans cette affaire, l'enjeu stratégique et énergétique est de taille. En effet, si la Crimée bascule dans le camp russe suite au référendum du 16 mars, cela conduirait à un affaiblissement considérable de deux ordres pour Kiev et ses soutiens euro-américains.

Commentaire: Voir les excellents ouvrages de Pierre Hillard Aux éditions Histoire Essentielle :

La décomposition des nations européennes - De l'union euro-atlantique à l'État mondial

Minorités et régionalismes dans l'Europe fédérale des Régions
La marche irrésistible du nouvel ordre mondial

Bullseye

L'armée de la Crimée abat deux drones US !!

Selon les médias locaux en Crimée, les forces de défense de l'île ont abattu deux drones de reconnaissance US. L'information vient d'être reprise par Novosti.
Drone
© Inconnu
Les drones furtifs s'étaient rapprochés de la région autonome de Crimée pour collecter des informations sur le positionnement des soldats criméens sur la base Torstski Vall. L'un des drones aurait été plus lourd et bimoteur. chacun de ces appareils coûtait quelques 4 millions de dollars.
USA

Impérialisme - La crise ukrainienne révèle l'impuissance de l'UE et son alignement absurde sur la vision américaine de l'Europe

Drapeau Ukraine Union européenne
© Inconnu

L'appréciation des évènements d'Ukraine par les occidentaux et leurs médias montre à l'évidence une inversion des valeurs du droit international qui atteint une dimension proche de l'absurde. Et l'ensemble des moyens de communication accompagne unilatéralement cette dangereuse perversion, seuls quelques rares organes semblant prendre un peu de recul face à une unique et paradoxale présentation de la vérité.


La terminologie « Occident », désigne les Etats-Unis d'Amérique, grande puissance souveraine, fière et sûre de représenter les valeurs universelles de la liberté dont la statue illumine le monde à l'entrée de New York, première force militaire du moment, qui définit ses intérêts planétaires et les défend avec âpreté, et ses alliés européens qu'elle a poussés à s'unir dans une organisation technocratique afin que cette Europe de l'Ouest ne constitue qu'un glacis apolitique protecteur, uniquement préoccupé d'organiser le commerce libre et sans frontières ouvert aux capitaux prédateurs de la finance internationale, initialement contre le monde soviétique et désormais contre la Russie dont elle ne cesse de saper les appuis pour l'empêcher de redevenir une grande puissance et qui est déjà sa rivale. Cette Union Européenne qui n'en finit pas de mourir d'impuissance politique, simultanément à des échecs économiques dramatiques, est désormais rejetée par la majorité des habitants du continent qui ont fini par voir en elle la source de leurs malheurs, d'autant plus que la bureaucratie bruxelloise s'arroge aussi la mission de réglementer le mode de vie journalier des individus ainsi que leurs valeurs morales et spirituelles. Les nations qui la composent transmettent chaque jour davantage leurs droits régaliens à une technocratie bruxelloise qui, à peine consciente de sa vacuité, ne voit d'issue à ses échecs patents que dans une intégration encore plus forte. Il va sans dire que face à cette impuissance ressentie, les dirigeants européens ne voient pas d'avenir à leur survie nationale et délèguent leur défense au parrain d'outre-Atlantique en intégrant l'organisation militaire de l'OTAN, liant ipso facto leurs destins au succès de la grande Amérique.
Bomb

Mali, c'est pas fini !

Certainement une nouvelle démonstration de la stabilité retrouvée au Mali grâce à la France : les élections municipales, initialement attendues en avril, ont été reportées au mois d'octobre. Le motif invoqué par les autorités - assurer de meilleures conditions de vote - ne manque pas de piquant, et laisse même songeur à la lumière des derniers scrutins présidentiels et législatifs, organisés ces derniers mois dans le pays. Des scrutins dont on comprend mieux aujourd'hui que la tenue ne tenait qu'à un ordre élyséen.

Les municipales maliennes ne pourront se tenir à la date prévue, car une élection locale sans électeurs fait désordre. Le retour des nombreux déplacés et réfugiés, près de 380 000 personnes selon les Nations unies, ne s'est pas encore produit. Tandis que les services administratifs de l'Etat malien se réinstallent plus que péniblement dans le Nord. Face à ces conditions, l'enjeu sécuritaire est bien évidemment impossible à tenir. Loin d'être pacifié, le Nord du Mali demeure un théâtre d'exactions et de violences où le pouvoir central de Bamako peine toujours à se faire entendre, malgré la présence du gros millier d'hommes de l'opération Serval, appuyés par quelque 6000 casques bleus de la Minusma (Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali).
USA

États-Unis contre Venezuela : la Guerre froide devient chaude


Des manifestants « pacifiques » —et cependant masqués— préparent un cocktail Molotov lors d’affrontements à Caracas, le dimanche 2 mars 2014.
Les analystes politiques sont attentifs à la synchronisation des efforts états-uniens pour changer les gouvernements du Venezuela, de l'Ukraine et de la Syrie. Washington veut ainsi prouver être une superpuissance encore capable de diriger le cours des événements dans différentes régions du monde à la fois et décourager ceux qui pensent lui échapper en nouant d'autres alliances. Dans cet article, Nil Nikandrov analyse la crise au Venezuela et remet les pendules à l'heure après les mensonges des médias occidentaux.

Au Venezuela, lors du récent carnaval, les poches isolées de manifestations étudiantes qui se sont tenues dans de grandes villes se sont éteintes comme par miracle. Ou, pour être plus précis, elles ont disparu dans les quartiers privilégiés de ces villes. Les organisateurs des manifestations anti-gouvernementales avaient déclaré que le carnaval n'aurait pas lieu, malgré la tradition de voyager vers les plages des Caraïbes, car « le mécontentement du peuple » avait atteint un point culminant. Juste un peu plus et le régime s'évanouirait, le président Nicolás Maduro et ses camarades s'enfuiraient à Cuba et le pays redeviendrait « une véritable démocratie ». Les manifestations ont été largement couvertes par les principaux canaux de télévision occidentaux. Puis, ce fut le silence complet. Les Vénézuéliens célébrèrent leur carnaval et se détendirent.

Le rôle majeur de guerre psychologique contre le Venezuela revient aux agences de renseignement états-uniennes. Durant toute la présidence d'Hugo Chávez, Washington a mené une intense guerre de l'information pour discréditer l'idée même d'un socialisme du 21e siècle. Chávez n'a jamais promis un succès rapide, mais sa politique sociale bien pensée a permis de réaliser beaucoup de choses. Selon les sondages d'opinion, les Vénézuéliens sont parmi les gens les plus heureux d'Amérique.
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Etats-Unis : la CIA accusée d'espionner les ordinateurs des sénateurs




Dianne Feinstein après avoir accusé la CIA de fouille sur des ordinateurs d'enquêteurs du Sénat, le 11 mars 2014. (Mark Wilson - Getty Images North America - AFP )
La présidente de la commission du Renseignement du Sénat, Dianne Feinstein, accuse la CIA d'avoir fouillé des ordinateurs des enquêteurs du Sénat pour supprimer des documents relatifs au programme d'interrogatoire musclé de l'agence. La CIA dément.


La présidente de la commission du Renseignement du Sénat,Dianne Feinstein, accuse mardi la CIA. Selon elle, l'agence a illégalement fouillé les ordinateurs d'enquêteurs du Sénat des Etats-Unis pour y supprimer des documents relatifs au programme d'interrogatoire musclé de l'agence d'espionnage. Cette puissante sénatrice évoque une éventuelle violation de la Constitution. Le directeur de la CIA, John Brennan, a rejeté mardi les accusations.

"Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité", a-t-il déclaré lors d'un événement organisé par le Council on Foreign Relations. "Nous ne ferions pas ça", a-t-il poursuivi.

Plus tôt la sénatrice avait transmis ses soupçons. "Je suis très inquiète, la fouille de la CIA pourrait bien avoir violé le principe de séparation des pouvoirs incarné dans la Constitution américaine, y compris la liberté d'expression et de débat", a déclaré la présidente de la commission du Renseignement du Sénat, Dianne Feinstein, lors d'une déclaration fracassante de plus de 30 minutes dans l'hémicycle du Sénat.
USA

Impérialisme occidental - Les États-Unis renforcent leur dispositif militaire et menacent d'abandonner la diplomatie en Ukraine

Washington a passé le week-end dernier à faire pression sur ses alliés pour qu'ils intensifient les provocations et les menaces contre la Russie au sujet de l'Ukraine.

Imperialisme USA
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Vendredi, le président Barack Obama a parlé à la chancelière allemande Angela Merkel. Samedi, il a participé à des négociations avec le premier ministre britannique David Cameron, le président français François Hollande et le premier ministre italien Matteo Renzi. Il a également organisé une conférence téléphonique avec les présidents des ex-républiques soviétiques de Lettonie, Lituanie et Estonie - Andris Berzins, Dalia Brybauskaite et Toomas Lives, respectivement.

Un communiqué de la Maison Blanche mentionne un accord général « sur la nécessité que la Russie retire ses forces militaires et les renvoie dans leur caserne » et pour le « déploiement des observateurs internationaux et des inspecteurs des droits de l'Homme dans la péninsule de Crimée. »

Une posture encore plus menaçante a été adoptée par le ministre des Affaires étrangères John Kerry. D'après un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kerry a prévenu le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov que « la poursuite de l'escalade militaire et des provocations en Crimée ou ailleurs en Ukraine, ainsi que les manœuvres pour annexer la Crimée à la Russie, fermeraient tout espace disponible pour la diplomatie... »
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