Les Maîtres du Monde
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Mexique : responsabilité des USA dans les massacres et la corruption

Traduction : Claude Carillo/ Fausto Giudice

© lalo Alcaraz
La crise provoquée par la tuerie de 43 étudiants montre à quel point le gouvernement de Peña Nieto est dysfonctionnel et corrompu. Cependant, Obama continue à l'appuyer pleinement.

Les manifestants mexicains ne brûlent pas des drapeaux des États-Unis d'Amérique, mais ils le feront bientôt si les USA ne modifient pas leur attitude vis-à-vis de leur voisin du Sud. Qu'ils l'admettent ou non, le président BaracK Obama et le Congrès US sont les responsables directs de la tragédie des 43 militants étudiants disparus et probablement massacrés dans l'État mexicain du Guerrero, et de la crise qui s'en est suivie .
Les protestations massives qui se sont produites depuis le 26 septembre, jour de la disparition des étudiants, ont déjà eu pour résultat l'emprisonnement du maire d'Iguala - où eut lieu l'incident - et la démission du gouverneur de l'État de Guerrero. Des centaines des milliers de Mexicains exigent maintenant la démission du président Peña Nieto lui-même.Pour le 104ème anniversaire de la Révolution Mexicaine, célébré le 20 novembre, des dizaines de milliers de manifestants ont brûlé une énorme effigie du président sur la grande place du Zocalo, dans la capitale de Mexico, en criant « Dehors Peña ! »
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Poutine : les temps forts de la grande conférence de presse

Le président russe Vladimir Poutine a tenu ce jeudi sa grande conférence de presse annuelle qui a duré 3 heures et 10 minutes, réunissant 1.259 journalistes accrédités dont 38 ont posé des questions.

L'économie russe en perte de vitesse, les fluctuations vertigineuses du rouble, l'impact des sanctions économiques décrétées par l'Occident et les recettes pour sortir de la crise actuelle ont constitué les thèmes principaux.

Le chef de l'Etat a également abordé le conflit dans le Donbass, la situation en Ukraine et les relations entre la Russie et ses partenaires occidentaux.

Situation économique

L'actuelle débâcle économique en Russie est provoquée en premier lieu par des facteurs extérieurs, dont la chute des cours du pétrole et les sanctions imposées par les Etats-Unis et l'Union européenne, estime Vladimir Poutine.

Pour y remédier, "la Banque centrale et le gouvernement du pays prennent des mesures adéquates dans l'actuel contexte économique", a déclaré le président.

Selon lui, il faudra deux ans à la Russie pour sortir de la crise actuelle dans le pire des cas. Cependant, estime le président, la situation pourrait s'améliorer plus tôt.
Bomb

Le fascisme et la guerre, deux instruments de l'élite pour réprimer et tuer la dissidence

Jacques Pauwels n'est pas le genre d'historien dont on entend souvent parler dans les médias traditionnels. Il n'est évidemment pas le genre d'« expert » auxquels ils se réfèrent pour vérifier des faits historiques. L'exclusion des événements d'actualité de leur contexte historique constitue en fait un aspect crucial de la propagande médiatique.

Écouter Jacques Pauwels nous fait comprendre d'une part l'ampleur des mensonges dont on nous a gavés sur la Seconde Guerre mondiale, le fascisme et la démocratie, et, d'autre part, comment les mythes liés aux guerres précédentes doivent être entretenus dans le discours dominant afin de satisfaire les besoins d'une incessante propagande de guerre.

Lors d'une conférence le 15 décembre à Montréal, il a expliqué que les Première et Seconde Guerres mondiales avaient essentiellement pour but de d'écraser les mouvements révolutionnaires des masses.

Le mythe de la bonne guerre

Chaque fois qu'il est nécessaire d'obtenir l'approbation des Occidentaux pour une guerre, le mythe de la bonne guerre refait surface : la Seconde Guerre mondiale était une bonne guerre, nécessaire pour étancher la soif de sang d'Hitler. Jacques Pauwels détruit ce mythe et révèle la nature brutale de l'élite occidentale.
Bad Guys

Prise d'otage de Sydney : un état de siège militaro-policier

Sans fournir la moindre justification, le gouvernement australien a utilisé un incident isolé impliquant une personne profondément troublée dans le quartier central des affaires de Sydney pour activer l'ensemble de son dispositif «antiterroriste» et imposer un état de siège au cœur de la plus grande ville du pays - le tout s'étant terminé par des conséquences tragiques.

Ce qui aurait normalement dû être traité comme une affaire certes grave, mais relativement simple de police - une prise d'otages par un tireur armé dans un café urbain - a dégénéré en une crise nationale majeure suite à l'intervention du premier ministre Tony Abbott, avec le plein appui de l'opposition du Parti travailliste et des Verts, des gouvernements d'États et de l'ensemble des médias.

Abbott a prononcé non pas une, mais deux adresses à la nation, promettant au gouvernement et à la police de l'État de Nouvelle-Galles-du-Sud le plein appui de toutes les ressources fédérales - policières, militaires et du renseignement. Des centaines de policiers, dont l'unité de police paramilitaire lourdement armée de l'équipe d'assaut tactique, ont envahi le centre de Sydney. Des bâtiments se trouvant à des kilomètres de la scène de la prise d'otages ont été placés sous séquestre, les moyens de transport déroutés et les patrouilles de police renforcées jusque dans les banlieues de Sydney, de même qu'à Canberra - la capitale nationale - et dans d'autres villes australiennes.
Cloud Grey

Anticipation du GEAB 90 - Pétrole, monnaies, finance, sociétés, Moyen-Orient : Très Grande Tempête dans le Port de l'Occident en 2015 !

Depuis près de deux ans, en combinant divers angles (spéculatifs, géopolitiques, technologiques, économiques, stratégiques, monétaires...), nous n'avons cessé d'anticiper une crise majeure de tout le secteur pétrolier. Aujourd'hui, plus personne ne doute du fait que nous y sommes bien, et le GEAB se doit donc d'anticiper les conséquences de cette véritable bombe atomique qui commence à souffler tous les piliers de l'ancien système : monnaie internationale telle qu'on l'a connue, marchés financiers tels qu'on les a connus, États-Unis tels qu'on les a connus, alliance occidentale telle qu'on l'a connue, gouvernance mondiale telle qu'on l'a connue, démocratie telle qu'on l'a connue, etc.

« Crise systémique globale : la fin de l'Occident tel qu'on le connaît depuis 1945 »


Nous souhaitons ici faire un retour sur l'anticipation historique du GEAB, celle de Franck Biancheri en février 2006, qui annonçait le déclenchement d'une crise systémique globale sous le titre La fin de l'Occident tel qu'on le connaît depuis 1945 (1). Ce monde occidental aura donc mis neuf ans à s'effondrer (ou sept ans, si l'on fait débuter le processus avec la crise des subprimes de 2008 comme il est de rigueur de le faire)... Durant ces neuf années, le GEAB a fait œuvre de pédagogie de la crise dans le but avoué de contribuer à relever toutes les solutions qui existaient pour en sortir le plus rapidement et le moins douloureusement possible. Apparemment, en dehors du travail effectué par les BRICS qui, comme anticipé également dans le GEAB, ont abattu une tâche énorme pour poser les fondements du monde de demain, le monde occidental, quant à lui, a bien fait ici et là quelques efforts dont nous décelons les signes par endroits. Mais, en cette fin 2014, et à l'issue de l'énorme déstabilisation causée par le crash des relations euro-russes dans la crise ukrainienne, notre équipe a beaucoup de mal à se projeter dans un scenario positif pour l'année à venir.
Handcuffs

Poutine et son entourage auront-ils le courage d'imposer le silence à l'oligarchie néolibérale russe ?

Les changements géopolitiques qui se passent sous nos yeux sont en phase d'accélération et d'aggravation. La fin de 2014 devrait être riche en évènements imprévisibles (pas pour tout le monde) et de chocs, principalement financiers.

sac d'argent
Le fait que l'Union eurasienne se mette en place début 2015, et que le paiement du gaz et du pétrole Russe doive se faire en roubles a la même date ne sont certainement pas étrangers au choix de la date pour intensifier l'attaque contre la Russie. Le monde d'hier a en effet peu de temps pour essayer une fois encore de se sauver des eaux.

Ces attaques contre le rouble sont pour l'instant plutôt réussies, mais surtout à cause d'une réponse inappropriée de la Russie.

Une des raisons de la chute du rouble ces derniers mois était bien sur l'évolution du prix du pétrole, poussé vers la bas par une chute de la demande, mais aussi par une entente les USA et l'Arabie saoudite, bien que les deux frères ennemis aient des raisons différentes d'agir ainsi.

Commentaire: Autre article à lire : La guerre économique se durcit : qu'attend la Russie pour se défendre efficacement

Yoda

« Dompter » l'Europe, ou le nouveau compromis de Poutine

Le modèle Poutine de relation avec les partenaires internes et externes, les concurrents, et même les ennemis, est connu de tous, et cela depuis longtemps, du moins pour ceux qui sont disposés à observer les choses de manière rationnelle. Dans un premier temps, Poutine offre un très bon compromis. Cela est pris comme un signe de faiblesse et on le rejette. Dans un second temps, la situation de ceux qui ont refusé le compromis se détériore rapidement, et un nouveau compromis est offert, mais nettement moins avantageux que le premier. Et cela continue ainsi, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de compromis ou qu'un partenaire inflexible vienne à s'étouffer dans un foulard au polonium à Londres [Ndt : allusion à l'affaire Litvinenko, qui mourut d'un empoisonnement au polonium 210].

hibou

Il faut se pelotonner, il va faire froid
Par exemple, dans l'affaire South Stream, c'est la phase deux que nous observons : une détérioration de la position de l'Union européenne et l'apparition d'indices pointant vers un nouveau compromis, sous la forme d'une extension de Blue Stream et d'une plaque tournante gazière à la frontière grecque.

De fait, Poutine est à présent en train de forcer l'Union européenne à reconnaître que le pétrin en Ukraine n'est pas d'origine russe, mais qu'il est bel et bien un problème européen. Après qu'un accord gazier ait été atteint, dont le point le plus important était la reconnaissance par l'Union européenne de la dette de l'Ukraine, non l'acceptation d'un droit pour la Russie d'exiger des pré-paiements, on se serait attendu à un réflexe de survie de la part de Bruxelles : soit que l'UE donnât de l'argent à Kiev, soit qu'elle payât elle-même pour Kiev, soit qu'elle regardât ailleurs pendant que Moscou remettrait les choses en ordre à Kiev.

Pour des raisons politiques et sous la pression de Washington, on a décidé à Bruxelles de ne rien faire de cela. Donner de l'argent à Kiev pour son gaz ne servirait à rien et serait en outre vraisemblablement dangereux pour le bureaucrate qui aurait à signer l'ordre de virement de l'Union européenne, sa carrière touchant par là même à sa fin. Payer pour Kiev directement constituerait une humiliation catastrophique, qu'il est hors de question de se permettre face à l'opposition, au monde des affaires, aux contribuables et aux électeurs, lesquels ne pardonneraient pas aux politiciens de ne s'être brouillés avec la Russie que pour gagner le droit de régler les dettes des marionnettes américaines à Kiev.
Dollar

La guerre économique se durcit : qu'attend la Russie pour se défendre efficacement ?

Les économistes observant la dégradation rapide du rouble sur les marchés des changes, attribuent cette situation à des mouvements spéculatifs, de type incontrôlé, comme il s'en produit régulièrement dans des marchés globalisés. La Russie pourrait être tentée alors d'attendre quelques semaines pour que la situation se rétablisse.

banque centrale russe

Le fronton de la Banque centrale de Russie
Ainsi la baisse des prix du pétrole et du gaz orchestrée par l'Arabie saoudite, et soutenue en sous-mains par Washington, ne pourrait se poursuivre indéfiniment. Malgré ses réserves, l'Arabie finirait par se lasser. Quant à la baisse des prix du gaz, elle affecte durement les producteurs de gaz de schiste américains.

Mais attendre que la spéculation s'apaise serait méconnaître complètement les causes profondes de la crise dont souffre actuellement la Russie en général et plus directement son président Vladimir Poutine. Il s'agit en fait d'une offensive de type militaire, bien que ne faisant pas encore appel pour le moment aux forces armées. Elle émane des Etats-Unis. Comme nous l'avions (avec de nombreux autres chroniqueurs) fait remarquer précédemment, Washington veut faire tomber Poutine et provoquer un regime change, dont il a le secret, peut-être en suscitant des (révolutions oranges), dont il a également le secret. Ainsi disparaîtrait le seul concurrent sérieux de l'Empire américain, concurrent dont le grand tort, rappelons le, est de disposer de l'arme nucléaire et d'une armée en voie de rajeunissement.
Stop

Censure du web : le blocage administratif des sites programmé pour février 2015

Selon nos informations, le gouvernement entend activer le blocage administratif à partir de février 2015 au plus tard. Le projet de décret est dans la boucle, mais il doit encore être notifié à Bruxelles, puisqu'il touche à la « société de l'information ». Paris envisage maintenant une notification d'urgence afin de tenir ce calendrier.

C'est l'une des mesures phares qui a suscité un grand nombre de critiques : la récente loi sur le terrorisme programme en effet la mise en place d'un blocage administratif des sites incitant ou faisant l'apologie du terrorisme. Le ministre de l'Intérieur veut profiter de l'occasion pour activer dans le même temps le blocage, toujours administratif, des sites pédopornographiques. Système de régulation contre lequel le PS s'était autrefois opposé avant son accession à la présidence.

Décret programmé février 2015, notifié d'urgence à Bruxelles

Selon nos sources, le décret d'application de ces deux mesures sera publié en France au début de l'année 2015, normalement dès le mois de février. Cependant, l'Intérieur va devoir passer par une étape douloureuse : notifier à Bruxelles ce décret puisqu'une directive impose cette procédure pour les textes encadrant la société de l'information.
Star of David

Le défi lancé par la Suède concernant la reconnaissance de la Palestine

palestine drapeau
Alors que 800 personnalités israéliennes demandent cette semaine à ce que la Palestine soit reconnue comme État (voir note de presse) aux parlementaires de plusieurs États européens, le débat sur la Palestine en Europe continue de s´intensifier, notamment en Belgique et au Danemark, après l´avoir fait au Royaume Uni, en Espagne et en France. Il faut se rappeler que cet intérêt récent en Europe pour la Palestine trouve ses racines dans l´annonce faite quelques semaines avant de prendre leurs fonctions des nouvelles autorités suédoises élues en septembre 2014 (voir note du 3/10/2014 du Times of Israel).

Comme annoncé, le 30 octobre 2014, la Suède a procédé de façon unilatérale à reconnaître officiellement la Palestine comme État. Israël a répondu à ce geste avec un discours bien connu chaque fois qu´un État reconnaît la Palestine : il fut entendu de la part de l´ambassadeur d´Israël au Costa Rica au mois de février 2008 (Note 1), de la part de son collègue nommé à Buenos Aires en décembre 2010 qualifiant la décision de reconnaître la Palestine comme « una declaración decepcionante que va contra el espíritu de los acuerdos entre « Israel y los palestinos, y contra las negociaciones de paz » (voir note de presse); ou encore de la part de son collègue nommé dans la capitale guatémaltèque au mois d´avril 2013. Dans le cas de la Suède, Tel-Aviv a de surcroît considéré utile de faire référence à la simplicité des manuels d´Ikea (rappelant l'allusion toute aussi utile à la défaite soufferte par le Brésil 7-1 durant la dernière Coupe du Monde, lors du rappel de l´ambassadeur du Brésil en Israël par les autorités de Brasilia en pleine offensive israélienne à Gaza de juillet dernier). Nonobstant, dans le cas suédois, Tel-Aviv a décidé de rappeler son ambassadeur en Suède le même jour du 30 octobre. Ce détail avec la Suède se doit sans doute au fait qu´il s´agit du premier Etat de l´Union Européenne (UE) à reconnaître la Palestine depuis plusieurs décennies.
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