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Analyse des causes de l'accident du vol MH17 par l'Union des ingénieurs russes


L'Union des ingénieurs russes
SOMMAIRE DU DOSSIER MH17

1. L'événement
2. Questions de l'enquête
3. Groupe d'analyse
4. Données de base générales
5. Aspect technique de la question
6. Premier scénario : le Boeing 777 a été détruit par un système de missiles anti-aériens, par exemple un « Bouk-M1 »
7. Second scénario : le Boeing 777 est détruit par un tir conjoint de missile air-air et de canon
8. Analyse des débris
9. Reconstitution de ce qui s'est passé

1. L'événement

Le vol de Malaysia Airlines (Amsterdam - Kuala Lumpur), un Boeing 777, a quitté l'aéroport de Schiphol le 17 juillet 2014 à 10 h 14 UTC (14 h 14 GMT) et devait arriver à destination le lendemain à 6 h 10, heure locale (22 h 10 UTC/02 h 10 heure de Moscou).

Le Boeing volait à une altitude de 33.000 pieds, soit environ 10.000 mètres, niveau ouvert aux vols commerciaux internationaux survolant le territoire de l'Ukraine. Selon la compagnie aérienne, la communication avec l'avion a été interrompue à 14 h 15 GMT, à environ 50 km de la frontière russo-ukrainienne. Selon les données du portail Flightradar24 (Radar de vol 24), l'avion a cessé d'émettre sa position grâce au système ADS-B au-dessus de Snejnoe (les dernières coordonnées transmises étaient 48° 2′ 25,08 » nord, 38° 46′ 22,0794 » est) après 13 h 21 min 28 s UTC (17 h 21 min 28 s, heure de Moscou, 16 h 21 min 28 s, heure locale) au niveau de vol 33.000 pieds (juste au-dessus de 10.000 mètres).

Les débris encore fumants de l'avion ont été retrouvés ultérieurement au sol en Ukraine. L'avion est tombé près du village de Grabovo (proche de la ville de Thorez). Aucun occupant de l'avion n'a survécu.
Cowboy Hat

La psychose du terrorisme s'empare des Canadiens


Photo : Martin Couture-Rouleau
Depuis le 11 septembre 2001, les terroristes sont devenus des ennemis dangereux qu'il faut abattre, de véritables cancers qu'il faut extirper de nos sociétés. Toutefois, il faut bien le reconnaître, tant qu'ils ne nous atteignent pas, ils nous laissent plutôt indifférents, mais dès qu'ils nous frappent, nous en devenons obsédés. De cela, nos gouvernements et ceux qui dirigent le monde en sont bien conscients. Pour que les populations les suivent dans les guerres qu'ils mènent, il faut qu'elles éprouvent ce que peut représenter pour eux la menace du terrorisme. Le peuple américain et le monde dans son ensemble se souviennent de ces quatre avions de passagers pris en otages, dont deux sont allés s'écraser sur les tours jumelles, tuant ainsi plus de 3000 personnes, un troisième sur les murs du Pentagone et le dernier, écrasé dans un champ de Pennsylvanie. Une quadruple tragédie qui a marqué un tournant dans l'histoire des guerres. L'humanité, désormais soumise aux menaces d'ennemis invisibles qui peuvent surgir à n'importe quel moment et de n'importe où, ne peut plus être la même. La peur et l'insécurité deviennent parties d'elle-même. N'a-t-on pas déjà tout dit sur l'atrocité et la violence fanatique de ces terroristes ?

Je me souviens de l'intervention , ce 11 septembre 2001, de Georges W Bush, alors président des États-Unis :
Bad Guys

Blackwater, la torture et l'impérialisme américain

Mercredi 22 octobre, un jury composé de huit femmes et quatre hommes du tribunal fédéral de Washington DC a condamné quatre mercenaires de la société de sécurité privée américaine Blackwater pour le rôle qu'ils ont joué dans le massacre de la Place Nissour à Bagdad en 2007. Les jurés ont reconnu l'un des mercenaires coupable de meurtre et les trois autres coupables d'homicide volontaire pour avoir tiré des centaines de coups de feu et lancé des grenades sur des civils irakiens lors d'une opération brutale qui fit 17 morts et 20 blessés.

Le jugement, prononcé sept ans après les crimes, est le signe d'une évolution positive. La décision du jury - qui n'a pas répondu aux attentes des médias et de l'establishment politique - a sans aucun doute exprimé la révulsion des jurés face aux actes barbares qui ont été décrits en détail durant l'audience. Le jury écouta les dépositions de dizaines de témoins oculaires et de victimes irakiens. Il put se rendre compte de la brutale réalité d'une guerre qui fut largement cachée au public américain.
Snakes in Suits

Guerre au terrorisme : La fusillade d'Ottawa et les mensonges du gouvernement Harper

harper
Le gouvernement conservateur du Canada a proclamé que le Canada et la démocratie canadienne sont la cible d'attaques terroristes.

Ce n'est pas simplement une exagération ou du sensationnalisme : c'est un mensonge. Le gouvernement, aidé par les médias, déforme les faits pour justifier un tournant drastique à droite de la politique extérieure et intérieure du Canada.

Le gouvernement a deux objectifs immédiats : délégitimer et étouffer l'opposition à la nouvelle guerre menée par les États-Unis au Moyen-Orient pour que le Canada puisse s'y impliquer davantage; et légiférer rapidement afin de donner de nouveaux pouvoirs à l'appareil de sécurité nationale.

Les évènements de mercredi à Ottawa - le meurtre d'un soldat qui montait la garde au Monument commémoratif de guerre du Canada, suivi d'une fusillade dans le bâtiment principal du Parlement canadien - ont été commis par un individu désorienté, agissant seul. C'est le même type d'individu, un récent converti à l'islam radical, qui était impliqué dans le meurtre, deux jours plus tôt, d'un autre membre des Forces armées canadiennes, qui a été renversé par une voiture alors qu'il marchait dans le stationnement d'un centre d'achats à St-Jean-sur-Richelieu au Québec.
Bad Guys

Les manœuvres maléfiques des rentiers du Golfe

© Inconnu
« Les Français ne le savent pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats Unis, une guerre féroce, une guerre invisible, une guerre sans morts »
Propos attribués à François Mitterrand.


Un royaume du mal qui répand la terreur, l'Arabie Saoudite puisqu'il faut l'appeler par son nom est en train de déstabiliser plusieurs pays rien que par la seule force maléfique de la manne pétrolière. Cette paraphrase de la fable des animaux malades de la peste est là pour donner une idée de la capacité de nuisance des potentats installés dans les temps morts mais qui par leur sacerdoce du mal risquent d'emporter les destins de pays vulnérables. On ne sait toujours pas si elle le fait sur instruction ou si c'est sa volonté délibérée. A l'instar de la diplomatie, la chute programmée des prix du pétrole, s'apparente à « une guerre par d'autres moyens ».

Le scénario saoudien

Comme l'écrit Catherine Gouëset: « Le prix du pétrole a baissé de 25% en quatre mois. Certains pays exportateurs accusent l'Arabie Saoudite, premier exportateur mondial, de manipuler les cours du brut. Avec l'assentiment des États-Unis, ou pas. Le baril de Brent est tombé à 82,60 dollars le baril, la semaine dernière, avant de remonter légèrement. Son niveau le plus faible depuis fin novembre 2010. La brusque baisse des cours du brut ces derniers mois après trois années de stabilité est-elle due aux seuls équilibres du marché? Peut-être pas. Certes, le ralentissement de l'économie mondiale, en particulier en Chine, « l'atelier du monde », contribue à freiner la demande. Certes, avec l'essor de leur production de pétrole de schiste, les États-Unis n'ont plus besoin d'importer l'or noir. Certes, le pétrole libyen et irakien a recommencé à couler abondamment, malgré le désordre au Moyen-Orient. Mais, le prix du pétrole qui s'est stabilisé autour de 110 dollars le baril au début de l'été a perdu 25% en l'espace de quatre mois. Il a atteint son plus bas niveau depuis 2010. »
Snakes in Suits

Traité transatlantique : aujourd'hui, un groupe suédois d'énergie réclame 4,7 milliards d'€ à l'Allemagne pour l'abandon du nucléaire

© Inconnu
L'Allemagne a décidé la sortie du nucléaire pour 2022 en fermant progressivement ses 17 centrales encore en activité en 2011. Ceci risque de lui coûter très cher.

Voilà que le groupe suédois d'énergie, Vattenfall, qui est actionnaire et exploitant de deux centrales nucléaires allemandes se considère lésé par leur fermeture. Il a donc porté plainte devant le Centre International de Résolution des Disputes d'Investissements (ICSID). Ce centre ne se trouve ni à Francfort, ni à Münich, ni à Berlin, mais à Washington près de la Maison Blanche, dans un énorme bâtiment en granit, en verre et en marbre qui appartient à la Banque mondiale. ICSID est l'un des tribunaux d'arbitrage les plus puissants et les plus influents du monde. C'est l'endroit où les conflits entre les États et les multinationales montent en puissance.

Selon le Süddeutsche Zeitung, 185 procédures judiciaires mondiales ont lieu en ce moment auprès de l'ICSID. Le cas le plus connu en Allemagne porte donc le numéro ARB/12/12 : Vattenfall versus Federal Republic of Germany. Le litige : Vattenfall réclame à l'Allemagne exactement 4 675 903 975,32 € pour les conséquences financières dues au fait que le Gouvernement allemand a décidé de fermer en 2011 les deux centrales nucléaires de Brunsbüttel et Krümmel dans le Nord de l'Allemagne pour des raisons de sécurité dans la foulée de Fukushima.
R2-D2

Norvège : Les robots tueurs suscitent l'inquiétude

Le gouvernement norvégien finance le développement de robots qui pourront, sans intervention humaine, prendre la décision de tirer sur leur cible. La Ligue pour la paix estime que ce projet viole le droit international.

Robot
Image extraite du film « I, Robot » d'Alex Proyas sorti en 2004 - capture d'écran

« Robots tueurs » pour les uns, « munitions partiellement autonomes » pour les autres : depuis plusieurs mois, le gouvernement norvégien finance le développement de nouveaux missiles pour équiper ses avions de combat. Leur particularité : « ils auront la capacité d'identifier une cible et de prendre la décision de tuer - ou non - sans intervention humaine », rapporte la version norvégienne du site d'actualité The Local.
Quenelle

Pour Ankara, le massacre est-il une option politique ?

La nouvelle alliance entre la Turquie et la France porte-t-elle uniquement sur des questions économiques, voire sur l'entrée dans l'Union européenne, ou est-elle proprement politique ? Dans ce cas, Paris doit-il couvrir la politique d'Ankara quelle qu'elle soit ? Ce soutien va-t-il jusqu'à celui de génocides ?

Pour la seconde fois, l'administration Obama a mis en cause la Turquie pour son soutien à l'Émirat islamique (Daesh). D'abord, le 2 octobre, le vice-président des États-Unis, Joe Biden, dans une intervention à l'École Kennedy de Harvard [1]. Puis le 23 octobre, le sous-secrétaire au Trésor, David S. Cohen, devant la Fondation Carnegie [2]. Tous deux ont accusé Ankara de soutenir les jihadistes et d'écouler le pétrole qu'ils volent en Irak et en Syrie.

Devant les dénégations du président Recep Tayyip Erdoğan, Joe Biden avait présenté des excuses. Le gouvernement turc avait alors autorisé le PKK à venir au secours des Kurdes syriens de Kobané, assiégés par Daesh. Las ! le comportement d'Ankara n'a pas convaincu et Washington a renouvelé ses accusations.
Star of David

L'ami de DSK passe par la fenêtre : le Mossad est en deuil

La chronique est discrète sur la mort, jeudi 24 octobre, de Thierry Leyne, l'ami et associé de DSK dans ce qui devait être une aventure financière à au moins deux milliards de cash. Mondafrique rappelle le parcours de ce mystérieux financier, auquel le Mossad s'intéressait de près.

La chronique est discrète sur la mort tragique, jeudi 24 octobre, de Thierry Leyne, l'ami et associé de DSK dans ce qui devait être une aventure financière à au moins deux milliards de cash.Sous la houlette de l'ancien ami de « Dodo la saumure » voici la promesse d'un coup gagnant au casino de la finance mondiale. C'est au printemps 2013 que Leyne et Strauss-Kahn s'unissent pour créer « LSK and Partners », une banque d'investissements version « boutique », nous précise le quotidien « L'Opinion ». DSK est alors sorti à peu près intact de son tsunami hôtelier, ayant renoncé à la politique il peut se mobiliser à plein pour la finance.

Leyne, son partenaire âgé à cette époque de 46 ans, n'est pas un vieil ami de DSK. Thierry, un franco-israélien, lui a été présenté par de puissantes personnalités israéliennes qui ont su convaincre Dominique : « s'associer à Leyne c'était l'assurance d'avoir le soutient total du gouvernent de Jérusalem ». En Israël, Leyne est un citoyen discret mais pas totalement ordinaire. Il a été formé à l'Institut de technologie de Haïfa, le Technion qui depuis longtemps a la réputation d'être l'université des techniciens du Mossad et de l'armée, une pouponnière d'espions. C'est ici qu'à été conçu le « Dôme de fer », bouclier anti missile, c'est aussi ce Technion qui travaille sur de multiples projets d'engins blindés téléguidés, de drones et autres outils d'espionnages ultra secrets. La légende, qui colle à l'institut de technologie, est claire : ceux qui y suivent des cours sont des « étudiants-soldats ». Nos excellent confrères, Ahmed Abbes et Ivar Ekeland du site « Orient XXI », qui viennent de consacrer un article à cette perle de la connaissance, terminent ainsi leur papier : « Le Technion, ses professeurs, ses chercheurs et ses étudiants sont devenus des rouages essentiels d'une politique dure israélienne, justifiants les appels internationaux de plus en plus nombreux au boycott académique de cette institution ».
Yoda

Vladimir Poutine : L'ordre mondial - de nouvelles règles ou un jeu sans règles ?


Vladimir Poutine au Club de Valdaï le 24 octobre 2014
Préambule

Depuis 2004, le Club international de discussion de Valdaï réunit une fois par an des experts et des politiques de différents pays pour débattre de la politique internationale. Cette année, la rencontre a eu lieu les 22, 23 et 24 octobre, à Sotchi, dans un hôtel de la station de montagne de Krasnaïa poliana.

108 experts, historiens et analystes politiques, originaires de 25 pays, dont 62 étrangers à la Russie ont ainsi analysé durant trois jours le thème de cette édition 2014 : L'ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

Vendredi 24 octobre, lors de la synthèse des travaux des trois journées précédentes en séance plénière, Vladimir Poutine est intervenu. Nous vous présentons ici des extraits de cette intervention du Président de la Fédération de Russie.

Et quand vous aurez lu ce discours impressionnant, nous vous invitons à lire l'article que Philippe Grasset lui a consacré aujourd'hui 25 octobre : L'ours de la taïga, la dédollarisation et la question du fou.

Le Saker francophone

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RETRANSCRIPTION DU DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE AU CLUB VALDAÏ, LE 24 OCTOBRE 2014

Chers collègues, Mesdames et Messieurs, chers amis,

C'est un plaisir de vous accueillir à la XIe réunion du Club Valdaï.

Il a déjà été mentionné que le Club a de nouveaux co-organisateurs cette année. Ils comprennent des organisations non gouvernementales russes, des groupes d'experts et de grandes universités. Il a également été suggéré d'élargir les discussions à des questions qui ne sont pas seulement liées à la Russie elle-même, mais aussi à la politique et à l'économie mondiales.
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