Les Maîtres du Monde
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USA

Le Pentagone déclare la nécessité d'une opération terrestre en Irak et en Syrie

Le chef d'état-major des armées américain Martin Dempsey a déclaré la nécessité d'une opération militaire terrestre en Irak et en Syrie pour combattre les militants du groupe Etat islamique alias Daesh.

« Des frappes aériennes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis ont déjà causé des dommages à l'Etat islamique, mais cela ne suffit pas », a déclaré Dempsey.

Dempsey a noté qu'environ 15 000 soldats seraient nécessaires pour la libération des territoires des militants.

Sur le terrain, les Etats-Unis ont mené dans la nuit de vendredi à samedi de nouvelles frappes aériennes en Syrie contre l'organisation
Etat islamique (EI), alors que trois pays européens viennent de se joindre à la coalition anti-jihadistes.

"Des opérations aériennes américaines sont en cours en Syrie", a déclaré dans la nuit à Washington un responsable américain de la Défense, sans donner de détails sur le nombre de frappes, les cibles visées ou la participation éventuelle d'autres pays.
Star of David

Des activistes israéliens dénoncent : Gaza, un laboratoire pour le développement d'armes israéliennes.

Eran et Maya

Eran et Maya
Une traduction qui se compose d'une compilation de plusieurs articles et de quelques notes. Je publie la vidéo (en anglais, non traduite à ce jour) d'une conférence d'Eran Efrati filmée en mars 2014 à Denver (Colorado). Même si elle est en anglais, et qu'il parle très vite, elle montre l'impact personnel et extrêmement positif du discours d'Eran, bien qu'il dise des choses très graves.

Les différents liens se trouvent en fin d'article.

Traduit par Hélios

En ce 4 avril, les personnes présentes à la conférence du Centre Culturel Levantin se sont retrouvées subjuguées, incapables de détacher leurs yeux de l'orateur, Eran Efrati, ancien soldat israélien et sergent d'une compagnie opérant en Cisjordanie, dont le discours a confirmé tout ce qu'elles soupçonnaient sur l'occupation des territoires palestiniens par l'armée d'Israël.

Il y avait une autre oratrice, Maya Wind, qui a passé du temps dans une prison militaire de femmes pour avoir refusé de s'engager dans les Forces Israéliennes de Défense [Israel Defense Forces, IDF] et qui a travaillé pour Nouveau Profil, un mouvement féministe pour la démilitarisation de la société israélienne et pour Rabbis for Human Rights [organisation rabbinique qui se consacre aux droits humains en Israël et dans les Territoires Occupés]. Tous deux ont représenté l'organisation dissidente AATW (Anarchists Against the Wall, Anarchistes contre le Mur] pour des conférences tenues dans plusieurs villes des États-Unis.
USA

L'État islamique: un groupe terroriste « pro-démocratie » appuyé par les États-Unis et formé pour décapiter

Ce texte a été écrit avant la présumée décapitation de l'otage français Hervé Pierre Gourdel.

Les récentes décapitations de trois Occidentaux, James Foley, Steven Sotloff et David Haines, aux mains de l'État islamique (EI) ont suscité une vague d'indignation et la ferme condamnation des chefs d'État occidentaux.

Pour toute personne au courant de ce qui se passe vraiment en Syrie depuis le début de la guerre en mars 2011, il y a quelque chose de bizarre dans ces déclarations fortes, qui servent maintenant de prétexte à des « bombardements humanitaires » en vertu d'un mandat de contreterrorisme visant l'État islamique.

N'oublions pas que dès le début de la guerre en Syrie en mars 2011, les États-Unis et leurs alliés ont appuyé les soi-disant « combattants de la liberté » dont la majorité étaient des brigades du Front Al-Nosra et de l'EI. Formés en Arabie saoudite et au Qatar, ces terroristes pro-démocratie ont été régulièrement impliqués dans des atrocités, y compris des décapitations de civils syriens.

Deux poids, deux mesures? Au cours des trois dernières années, aucun dirigeant occidental n'a fait de déclaration concernant ces atrocités commises par les « extrémistes musulmans ». Elles sont passées pratiquement inaperçues. La communauté internationale n'a pas exprimé de préoccupations à cet égard. À quelques exceptions près, ces décapitations ont à peine fait l'objet d'une couverture médiatique.
Bad Guys

Est de l'Ukraine : des charniers découverts suite au départ de l'armée


Un insurgé ukrainien près de la voiture de l'OSCE près du village Nijnïaïa Krynka, est de l'Ukraine. Crédit : AP
Rossiyskaya Gazeta explique à ses lecteurs qu'après le retrait des forces armées ukrainiennes, des habitants ont découvert par hasard des charniers près du village Nijnïaïa Krynka (environ à 60 km de Donetsk), près de la mine N22 « Communard ».

Rossiyskaya Gazeta remarque que jusqu'à présent, ni les médias ukrainiens, ni leurs homologues occidentaux n'avaient noté l'attitude inhumaine des forces armées ukrainiennes envers la population civile. Cependant, cette fois-ci, des observateurs et des experts de l'OSCE se sont rendus sur place. Les corps découverts sont la première preuve de la manière dont se sont comportés les bataillons de la Garde nationale sur le territoire du Donbass. « Les preuves sont incontestables, ni Kiev ni Bruxelles ne peuvent les repousser en parlant de propagande », note Rossiyskaya Gazeta.

La publication ajoute par ailleurs que l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International avait publié il y a un mois un document recensant des cas établis de crimes de guerre : passages à tabac, vols, arrestations arbitraires. « Kiev avait alors écarté ce rapport car les experts de l'organisation recensaient des viols et des exécutions sommaires décrits par la population locale et, soi-disant, ne présentaient pas de preuve », indique l'article.
Bomb

Le Coalition Show : de l'Afghanistan à la Syrak

Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a négocié un accord prévoyant l'établissement d'un gouvernement de « coalition » en Afghanistan, mais n'arrive pas à former de coalition crédible pour bombarder l'EI en Syrie. Le Pentagone fait donc cavalier seul sous les applaudissements de ses « alliés aux pétrodollars » du Golfe.


Passons rapidement en revue les deux coalitions.

À commencer par l'Afghanistan. La mascarade à Kaboul porte le nom « d'accord de partage du pouvoir ».

Vous avez un problème d'élection ? Appelez John Kerry. C'est pourtant vrai. Cet « accord » a été négocié par nul autre que le secrétaire d'État américain, qui a balayé sous le tapis afghan la question gênante d'une élection démocratique entachée d'irrégularités.

Au point même qu'un représentant de l'ONU, Jan Kubish, a pratiquement ordonné à la commission électorale afghane de ne pas rendre public le nombre de votes.

Tout cela pendant que l'ONU supervisait un audit et un recomptage d'environ huit millions de votes.

Sans surprise, les « hauts responsables américains » ont qualifié les résultats du vote de « transparents ». On attend toujours le nombre de votes exprimés.
Snakes in Suits

Les Marionnettes des E.U. demandent au nouveau PM iraquien de demander aux E.U. de bombarder l'Iraq afin que les E.U. puissent bombarder la Syrie.

abadi kerry
© Brendan Smialowski/Reuters
« Merci de faire ce qu'on vous dit, Abadi ! » « Pas de problème, Maître Kerry ! »
Regardez la vidéo suivante de RT, qui inclus un clip du communiqué de presse conjoint du Secrétaire d'État John Kerry avec le Ministre des Affaires étrangères saoudien, Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud le 11 septembre en Arabie Saoudite. Le voyage en Arabie Saoudite a suivi la visite « surprise » de Kerry à Bagdad le jour d'avant, où le Premier Ministre (pantin) Haïder al-Abadi nouvellement installé a appelé la communauté internationale « à agir immédiatement pour arrêter la propagation de ce cancer [EI/EIIS/EIIL]. » Qui est au juste le premier ministre Iraquien ?

Ministre des communications du gouvernement Iraquien post-invasion en 2003-2004, Abadi a servi dans des postes variés depuis lors, et a été chef adjoint du Partie Islamique Dawa depuis 2007. Avant de retourner en Iraq en 2003, il a passé au moins les 25 dernières années en « exil volontaire » au R.U. [Royaume Uni - NDT] à être conditionné par sa précieuse Majesté pour son futur rôle dans l'Iraq post-Saddam.

Prêtez attention aux mots de Kerry, en réponse à la requête de Abadi pour aider à s'occuper de l'EI.
Bad Guys

Traité transatlantique : aujourd'hui, entretien avec Glyn Moody

Propos recueillis par Elisabeth Schneiter

© Confédération paysanne
La Confédération paysanne a occupé le siège social de Cargill, première multinationale agro-alimentaire mondiale
Le 26 septembre marque la fin des négociations du CETA, l'accord commercial entre l'Union Européenne et le Canada. Mais il est encore possible de contrecarrer son application, ainsi que de combattre son homologue entre l'union Européenne et les Etats-Unis, le TAFTA.
Pour comprendre ce qui se joue derrière ces négociations quasi-secrètes, nous avons rencontré le spécialiste Glyn Moody : ses explications sont lumineuses.


Alors que Stephen Harper, le Premier ministre du Canada, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne célèbrent la conclusion des négociations de l'accord commercial Canada-UE (CETA), nous avons rencontré Glyn Moody, spécialiste des droits d'auteur et de la liberté d'internet, militant contre ACTA et maintenant contre CETA et TAFTA.

Malgré les cérémonies qui tentent de faire croire que tout est dit, rien n'est encore vraiment conclu. Après le 26 septembre, le processus de ratification - y compris la traduction des 42 chapitres et 48 annexes de l'accord en 23 langues - pourrait prendre un certain temps. Il nécessite la ratification par les dix assemblées législatives provinciales canadiennes (et peut-être les trois législatures territoriales), les 751 membres du Parlement européen, et les 28 États membres de l'UE.

Commentaire: Quelques articles à lire concernant les clous plantés dans le cercueil TAFTA :

- Traité transatlantique : aujourd'hui, un résumé magistral et une description sans fards de ce monstre économique à l'affût
- Traité transatlantique : aujourd'hui, les mensonges français et européens pour rassurer les populations
- Traité transatlantique : aujourd'hui, la justice privée

Bad Guys

Un nouveau tournant dans la crise ukrainienne?

© Inconnu
Hier 24 septembre, notre vieil ami le chroniqueur et ancien diplomate indien M. K. Bhadrakumar a publié dans Indian Punchline un article bien intéressant [1]. S'il se trouvait vérifié, et généralement l'auteur est très bien informé, il annoncerait une nouvelle de grande importance.

En effet, alors qu'Obama vient de présenter la Russie à l'ONU comme la deuxième menace existentielle contre la paix du monde [2], il se serait engagé parallèlement dans un colossal rétropédalage. L'Ouest, c'est-à-dire en fait Obama, viendrait de décider de ne plus soutenir le gouvernement de Kiev et son président Porochenko dans leur lutte homérique contre Moscou.

Avant-hier, mardi 23 septembre, à Washington, lors d'une réunion conjointe, Obama aurait déclaré qu'il recommandait à Porochenko de rétablir de bonnes relations avec Moscou, sur les plans tant diplomatique qu'économique. Pour (ré)conforter l'infortuné (c'est le cas de le dire) Porochenko dans cette nouvelle voie, Obama ne lui aurait promis que $50 millions, pour faire face aux dettes de l'Ukraine, alors que celles-ci avaient été estimées au bas mot à $55 milliards, sinon $100 milliards. Autant dire seulement de quoi permettre au roi du chocolat d'acheter quelques tonnes de sa production pour nourrir le peuple ukrainien durant l'hiver prochain.
Eye 2

La nouvelle loi antiterroriste : la plus liberticide que la France ait jamais connu

La loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme » vise à répondre aux nouveaux parcours de radicalisation et aux nouvelles formes de terrorisme auxquels ne serait plus adaptée la législation actuelle, en particulier à la multiplication de « loups solitaires » se formant individuellement sur Internet. Plus concrètement, ce texte veut conjurer la menace représentée par l'augmentation des départs de djihadistes vers la Syrie et l'Irak, notamment dans les rangs de l'Etat islamique - l'effectif recensé des Français impliqués dans ces filières, qu'ils soient sur place, en transit ou déjà revenus, a bondi de 75% depuis le début de l'année et atteint aujourd'hui 930 personnes - tout en donnant des moyens supplémentaires pour surveiller les djihadistes de retour en France. « Le texte vise à répondre à l'évolution de la menace en intensité, car le creuset syrien alimente une menace sans commune mesure avec ce qu'on a connu, par le nombre, par la façon d'agir diffuse et par la prégnance du numérique », explique-t-on au ministère de l'Intérieur. La raison avancée peut surprendre quand on connaît par ailleurs le soutien politique et l'aide militaire que le gouvernement français a apporté en sous-main aux rebelles combattant le régime de Damas, véritables alliés diplomatiques de la France - celle-ci fournit d'ailleurs le plus gros contingent de djihadistes occidentaux, près d'un tiers du total. La cible djihadiste semble bien n'être qu'un nouveau prétexte pour renforcer les dispositifs sécuritaires en vigueur dans un contexte d'aggravation de la crise et de montée en force de la contestation sociale, d'autant plus que la plupart des attentats sur le sol français ou européen ne sont pas le fait des islamistes mais des séparatistes régionaux. Mais si les lois antiterroristes déjà promulguées ont fait la preuve de leur inefficacité pour combattre le terrorisme, la preuve en est qu'il en faut une de plus, elles ont en revanche permis aux différents gouvernements de renforcer la surveillance et le contrôle des populations.

Porté par le Ministre de l'Intérieur, alors qu'il aurait dû l'être en principe par celui de la Justice, et voté en procédure accéléré, ce projet de loi est le plus liberticide que la France ait jamais connu. Il restreint de façon drastique la liberté de circulation, d'information, d'expression et de communication.

La liberté d'aller et venir propre à toute démocratie vole en éclat avec la création par l'article 1 d'une interdiction administrative de sortie du territoire. Les services administratifs pourront confisquer le passeport ou la Carte Nationale d'Identité d'un individu pour lequel ils ont « des raisons de croire qu'il projette des déplacements à l'étranger (...) dans des conditions susceptibles de le conduire à porter atteinte à la sécurité publique lors de son retour sur le territoire français. La mise en œuvre de cette procédure suppose en amont une surveillance et un « profilage » massif des populations.
Gear

Un ancien militaire algérien accuse les services secrets français d'avoir monté l'enlèvement de Gourdel

Ali Zaoui, ancien militaire, expert en questions sécuritaires et lutte antiterroriste, ne croit pas à la version donnée par les autorités françaises sur l'enlèvement du touriste français en Algérie. Il a indiqué que le rapt du ressortissant français Pierre Hervé Gourdel à Bouira est monté de toute pièce par les services secrets français afin d'entraîner l'Algérie dans la lutte contre Daech.

Le Temps d'Algérie : Quelle analyse faites-vous du rapt du ressortissant français Pierre Hervé Gourdel à Bouira ?

Ali Zaoui : Pour moi, cet enlèvement est monté de toute pièce par les services secrets français. La France veut forcer l'Algérie à s'ingérer militairement dans la région et notamment en Libye. C'est le même scénario de Pierre Camatt. On se souvient encore de son affaire.

Les Français veulent resserrer l'étau sur l'Algérie et lui forcer la main pour entrer dans ces conflits, surtout après la création de la coalition pour lutter contre l'Etat islamique (EI), et la participation de 10 pays arabes, comme déclaré par le président américain Barack Obama. L'Algérie est une puissance régionale à ne pas négliger.

La France ainsi que d'autres pays ont besoin de cette force pour les aider à combattre le terrorisme qu'ils ont même soutenu et financé. Alors que l'un des principes indéfectibles du pays est celui de ne jamais s'ingérer dans les affaires internes des pays et encore loin de sortir son armée hors de ses frontières.
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