Les Maîtres du Monde
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Snakes in Suits

Scandale en Angleterre : le président adjoint de la chambre des Lords, amateur de cocaïne, de soutien-gorge et de prostituée, en photo

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Le scandale est énorme : le Lord écossais John Sewel, président adjoint de la chambre des Lords, a été contraint de démissionner après la publication par le tabloïd Sun on Sunday d'une série de photos ainsi que d'une vidéo le montrant consommer de la cocaïne avec des prostituées.

La vidéo montre le comportement sordide et décadent de John Sewel, ancien sous-secrétaire d'État à l'Écosse de Tony Blair, occupé à sniffer de la cocaïne étalée sur la poitrine d'une prostituée à l'aide d'un billet roulé de cinq livres. On voit aussi ce personnage glauque revêtu d'un... soutien-gorge rouge et d'une veste de cuir.

« Ces révélations sur le comportement de Lord Sewel sont choquantes et inacceptables. Lord Sewel a démissionné ce matin de son poste de président des commissions parlementaires« , titre officiel qui désigne son rôle de président adjoint de la chambre haute du Parlement britannique, a déclaré dimanche dans un communiqué la présidente de la chambre des Lords, la baronne Frances D'Souza.

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Pas moins de 700 tentatives d'accès par jour à des sites pornographiques depuis le parlement britannique

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Selon les données rendues publiques par le département informatique du Palais de Westminster, il y a eu près de 700 tentatives par jour d'accès à des sites pornographiques depuis le parlement britannique en 2015.

Ces chiffres témoignent d'une baisse notable par rapport à la statistique de 2013 qui recensait environ 800 tentatives quotidiennes. Ces estimations pourraient cependant inclure un large pourcentage de visites involontaires, dues le plus souvent à des pop-up publicitaires.

Le département informatique de Westminster est obligé de publier ces données régulièrement, conformément aux lois britanniques sur la liberté d'information. Mais la publication de ce dernier rapport fait suite à une requête de Express.co.uk, après que le site sexymp.co.uk - qui permet aux utilisateurs d'évaluer l'apparence des députés - ait été consulté par les parlementaires 52 786 fois en 2014 alors même que l'accès à ce site depuis l'enceinte du parlement britannique est interdit.

Cult

Pédocriminalité en Angleterre : tout va très bien, Madame la Marquise

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Ca remue un peu du côté de l'Angleterre, malgré une grande enquête léthargique, dont les victimes n'attendent plus rien. Quelques politiciens risquent d'être cités très prochainement dans la presse, dont un ministre de Tony Blair, et plusieurs victimes commencent à montrer que c'était le même vaste réseau pédophile qui était actif dans tout le Royaume-Uni, et baladait les gamins aux quatre coins du pays.

On sent vraiment ces derniers temps que les autorités anglaises sont très occupées à éviter qu'il n'y ait trop de vagues à propos des réseaux pédophiles VIP, ou plutôt du réseau. Récemment, des journalistes australiens se sont penchés sur cette affaire et ils ont été choqués de constater qu'elle est loin de faire la Une des médias.

Les australiens ont expliqué comment des enfants, souvent les plus vulnérables, étaient "systématiquement" prostitués "aux hommes les plus puissants", dans les renseignements et la politique. Il est clair que l'impunité a été de mise. Un exemple qui illustre parfaitement cet état de fait sont les 11 réveillons de premier de l'an successifs que Thatcher a passés avec Jimmy Savile. Mais, il est vrai que Thatcher aimait s'entourer de pédophiles. Quoi qu'il en soit, ce ne sont pas les médias français qui seraient choqués par de banales histoires de meurtres d'enfants commis par des ministres et des députés avec la complicité d'assassins d'enfants avérés et condamnés pour cela. En Belgique non plus, d'ailleurs je n'ai pas vu qu'on y parlait de cette affaire du tout.

Bullseye

Donald Trump, sauveur de l'Amérique

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Donald Trump, le magnat milliardaire de l'immobilier qui jeta son nom de marque célèbre dans la course à la présidentielle 2016, s'est lui-même catapulté au sommet du tas de fumier des politiciens états-uniens en frappant un nerf sensible chez les électeurs désenchantés.

Le succès fulgurant de Trump dans les sondages d'opinion publique - il attire environ deux fois plus la sympathie que son rival le plus proche - n'a pas nécessité d'énormes sommes d'argent, ni de flair politique démesuré, ni le génie de la manipulation d'un Karl Rove pour pénétrer directement dans les cœurs et les esprits de Monsieur-Tout-Le Monde aux USA , qui est toujours en attente de remboursement pour l'espoir qu'il avait investi dans le Show Obama sur le changement Yes we Can qui n'a jamais prospéré comme promis.

Alors, comment Trump, qui a renoncé à héberger son programme de télévision The Celebrity Apprentice, pour pouvoir, selon ses propres mots, sauver l'Amérique, a-t-il pu secouer le système politique américain jusqu'à ses fondements pourris? C'est un jeu d'enfant, voilà comment.

Commentaire: Concernant Trump :

- Pourquoi Donald Trump est un (bon) signe des temps
- Pédocriminalité : Bill Clinton, Mick Jagger et Donald Trump dans le carnet noir de l'agresseur sexuel Jeffrey Epstein


Eye 1

Loi sur le renseignement, surveillance permanente

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Radars sur les routes, caméras de surveillance à tous les coins de rue. Grande est l'impression d'être en permanence surveillés. Avec la nouvelle loi sur le renseignement, jusqu'où les dérives liberticides peuvent-elles aller ?

La nouvelle loi autorise l'installation sur les réseaux et les serveurs de « boîtes noires », reposant sur des technologies d'« inspection des paquets en profondeur » (Deep Packet Inspection), qui permettent de lire les conversations privées sur Internet, d'intercepter et de scanner toutes les communications pour détecter, grâce à des algorithmes tenus secrets, les propos « suspects » ou les comportements« bizarres ». Elle autorise aussi, sans qu'il y ait besoin de solliciter l'autorisation d'un juge, la sonorisation des domiciles, l'intrusion informatique pour siphonner le contenu des ordinateurs, les « valises IMSI-catcher » (fausses antennes-relais qui interceptent la totalité des conversations téléphoniques dans un périmètre donné), les « keyloggers » (logiciels permettant de lire en temps réel ce qu'une personne tape sur son clavier), la pose de balises sur les voitures, la géolocalisation des personnes, des véhicules et des objets, etc.

Gear

Qui est Poutine ? Que veut-il ? Que fait-il ?

Traduction : Gabriel, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Préambule - Mathieu 7-15 : Gardez-vous des faux prophètes... 7-16 : Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? 7-17 : Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits... Face aux tombereaux d'invectives déversés sans répit sur Poutine, il est bon de prendre un peu de recul. Paul Craig Roberts présente ici, et commente, une entrevue entre Charlie Rose, journaliste animateur de télévision à CBS, néocon notoire, fréquentant assidûment le Club de Bilderberg, donc peu enclin à la mansuétude à l'endroit de Poutine. Ce dernier fait un tour d'horizon exhaustif de tous les conflits chauds en cours, sans langue de bois. L'entrevue est longue mais vaut le détour. Écoutez ce qu'il a à dire. Le Saker Francophone.

Dollar

Comment l'industrie chimique a torpillé l'interdiction des perturbateurs endocriniens

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Des échanges de mails révèlent comment l'industrie chimique a torpillé l'interdiction des perturbateurs endocriniens. Un récit perturbant...

Ce n'est plus du lobbying, c'est de l'art... A Bruxelles, l'industrie chi­mique a réussi à saboter l'interdic­tion des perturbateurs endocriniens. Ces composés chimiques que l'on retrouve par­tout, dans les plastiques, les tapis, les den­tifrices, les cosmétiques, les pesticides, et qui sont soupçonnés d'être responsables, même à très faible dose, de cancers, de troubles de la croissance et autres menus dégâts sur la santé.

Avec une maestria qui laisse baba, les lobbies ont reporté l'échéance d'au moins quatre ans. Dans un rapport rédigé en an­glais et publié le 20 mai, une organisation indépendante, Corporate Europe Observatory, dévoile les coulisses de ce feuille­ton. Des coulisses pas faciles à visiter : il a fallu deux ans à la journaliste française Stéphane Horel, coauteure du rapport, pour obtenir des milliers de pages de documents et plusieurs courriels croquignolets...

Bad Guys

Pillage de la Grèce, sur catalogue

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L'accord du 12 juillet entre la Grèce et les autorités européennes confine le pays à un statut néo-colonial, c'est-à-dire, à devenir un protectorat de la troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International).

L'accord demande au gouvernement grec d'annuler tous les projets progressistes légiférés par Syriza depuis son arrivée au pouvoir il y a 6 mois ; de recevoir l'approbation de la troïka avant de décider de nouvelles lois ; d'adopter des mesures d'austérité automatiques en acceptant des "coupures de dépenses gouvernementales quasi-automatiques" au cas où les objectifs de surplus budgétaires ne seraient pas atteints ; d'accélérer la saisie et la liquidation de commerces et de résidences qui ne peuvent pas payer leurs dettes ; et d'affaiblir, ou même éliminer, les normes du travail protégeant les recours collectifs par des employés.

Mais la clause peut-être la plus humiliante est celle qui force la Grèce à privatiser la somme effarante de €50 milliards de biens publics. Ceux-ci seront vendus à des investisseurs privés, dont plusieurs seront des étrangers. Les fonds ainsi récoltés seront utilisés pour rembourser la dette du gouvernement et recapitaliser les banques, ainsi que pour de l'investissement en Grèce, bien qu'il pourrait ne pas rester tant d'argent pour ce dernier objectif.

Magnify

Pourquoi Donald Trump est un (bon) signe des temps

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Appelez-le The Donald, le surnom que lui avait donné sa première femme (il en a eu trois, semble-t-il). Le surnom veut résumer son côté bouffon, emphatique, d'une vulgarité complètement américaine, presque surréaliste à force d'exclamations et de ricanements provocateurs, de rires sonores, de postures bombastiques et d'inculture affichée. Bref, Donald Trump est de plus en plus en tête dans les sondages pour la désignation à la candidature du parti républicain et il commence sérieusement à paniquer l'establishment car, vraiment, personne ne sait comment s'y prendre avec lui. Il accumule les déclarations qui, in illo tempore, auraient complètement discrédité un candidat, et qui le font encore monter dans les sondages. The Donald, avec sa gueule insupportable et sa pseudo-moumoute au rabais qui prend parfois une couleur orange ("révolution de couleur" ?), avec sa fortune qu'on évalue à $4 milliards (Forbes) et $10 milliards (lui-même), est un candidat extraordinairement en correspondance avec son temps. C'est lui qu'on attendait, et aucun autre.

Snakes in Suits

TAFTA et agriculture française

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© Jacky Naegelen/Reuters
Avec le Tafta, les petits agriculteurs sont-ils condamnés?
Alors que les agriculteurs français ne décolèrent pas, un autre motif pourrait venir s'ajouter à leur ire : le TAFTA. Sous cet acronyme, un traité entre l'Europe et les USA de zone de libre échange. Peut-être là la fin d'un certain modèle agricole.

L'agriculture française est-elle en souffrance ou à l'agonie? Les manifestations de ces derniers jours montrent des agriculteurs en colère dénonçant pêle-mêle la grande distribution et leur marge prohibitive. Beaucoup s'insurgent également contre un système européen qui empêche les producteurs agricoles de vivre de leur travail. C'est dans ce contexte déjà tendu que certains agriculteurs s'inquiètent des conséquences que fera peser sur leur métier le TAFTA, ce traité qui doit théoriquement créer une gigantesque zone de libre échange entre l'Europe et les États-Unis, un marché de 800 millions de consommateurs sur 14 millions de km2. Un territoire représentant la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux. Alléchant sur le papier, mais beaucoup moins dans la réalité. Emmanuel Aze, agriculteur, décrypte pour RT France les conséquences de ce traité sur le secteur agricole.