Les Maîtres du Monde
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Grèce et mafia européenne : la pression monte

Traduction : Dominique Muselet

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Les créanciers de la Grèce augmentent la pression sur le gouvernement grec à mesure que le jour du référendum annoncé par Alexis Tsipras approche. Après la fermeture des banques et le contrôle des capitaux, les créanciers tentent par tous les moyens d'ajourner l'expression du droit démocratique du peuple grec. Nous assistons à une nouvelle étape de la guerre de propagande féroce qui fait rage à l'intérieur et à l'extérieur de la Grèce, à propos du référendum.

Tsipras a pris ses créanciers par surprise en annonçant un référendum à très courte échéance et, de ce fait, la mécanique de propagande de la mafia financière fonctionne à plein régime et multiplie les scénarios terrifiants pour pousser le peuple à voter oui. Le décor de banques fermées joue le même rôle.

La propagande a deux objectifs. Le premier est de montrer au public que les créanciers sont de retour avec de nouvelles propositions en vue de parvenir à un accord avec le gouvernement grec. C'est clairement destiné à forcer celui-ci à renoncer au référendum, car ces propositions n'auraient aucun sens dans une situation différente.

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Ecoutes illégales : la France n'a rien à envier aux américains

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© Agence photohohost
Un projet de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) autorisé par Nicolas Sarkozy il y a sept ans et poursuivi sous François Hollande constitue une raison de plus pour le président français d'étouffer l'affaire, annonce le Nouvel Observateur dans une enquête journalistique.

Scandalisée par les écoutes américaines, la France n'est pas non plus innocente

Le Nouvel Observateur a pu révéler cette histoire grâce aux témoignages anonymes de plusieurs responsables actuels et passés. Il s'agit d'un plan top secret que L'Obs révèle désormais au grand public. Il s'agit d'après l'hebdomadaire d'une" vaste entreprise française d'espionnage que la loi sur le renseignement, adoptée le 24 juin, vient de légaliser en catimini".

Padlock

Le virage sécuritaire espagnol

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© Inconnu
Mercredi 1er juillet, à quelques mois des élections parlementaires de novembre prochain, trois lois phares et controversées du mandat de Mariano Rajoy entreront en vigueur. Toutes trois ont trait à la sécurité et l'ordre public: la loi de sécurité citoyenne, une réforme du code pénal et une loi anti-terroriste.

La première de ces trois mesures, communément appelée « loi bâillon » par ses détracteurs, prévoit de transformer en sanctions administratives des infractions jusqu'ici sujettes à jugement. En d'autres termes, elle octroie à la police une plus grande liberté d'infliger des amendes aux contrevenants. La loi définit un certain nombre de comportements susceptibles de sanctions et auparavant non-punis par la justice. Parmi ceux-ci, "la célébration de spectacles publics ou activités récréatives violant l'interdiction ou la suspension ordonnée par l'autorité correspondante pour des raisons de sécurité publique" sera passible de 30.000 à 600.000 euros d'amende, "la perturbation grave de la sécurité citoyenne à l'occasion de réunions ou manifestations en face du Parlement, du Sénat et des assemblées législatives des communautés autonomes" pourra coûter jusqu'à 30.000 euros, et "le manque de respect et de considération envers un membre des forces de l'ordre dans l'exercice de ses fonctions" pourra être l'objet d'une sanction de 600 euros. La loi comporte par ailleurs une disposition déjà entrée en vigueur le 1er avril dernier et consistant à légaliser la reconduite immédiate à la frontière, sans donc faire l'objet de jugement, des immigrés arrêtés lors d'une tentative d'entrée sur les territoires espagnols de Ceuta et Melilla.

Bomb

Les Etats-Unis reconnaissent financer des terroristes pour services rendus en Syrie

Traduit par SLT

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Lorsque des chercheurs comme moi ont rapporté que les Etats-Unis finançaient al-Qaïda, al-Nosra, l'Etat islamique (EI) et bien d'autres organisations terroristes connexes en Syrie, nous ne plaisantions pas. Pourtant, malgré le fait que même le gouvernement US lui-même a admis qu'il finançait directement les terroristes - et indirectement via l'Arabie saoudite, ces allégations ont été accueillies avec scepticisme, morgue, ou furent entièrement ignorées.

Néanmoins, à présent, le gouvernement des États-Unis a de nouveau admis qu'il finançait des terroristes sur le terrain en Syrie, en assurant une rémunération pour l'assistance fournie.

Selon le Pentagone, les «rebelles» syriens formés et «sélectionnés» par les États-Unis reçoivent une «indemnité» entre 250 $ à 400 $ par mois pour agir en tant que forces de procuration des Etats-Unis au Moyen-Orient. Reuters rapporte que les niveaux de rémunération ont été confirmés par le Pentagone et également par le secrétaire de la Défense, Ashton Carter, ainsi que le commandant de la marine, Elissa Smith, qui ont admis chacun le fait que ces «nouveaux» terroristes recevaient un salaire.

Reuters a également présenté un rapport sur les obstacles présumés que le Pentagone prétend avoir rencontré en ce qui concerne la capacité de former ses escadrons de la mort bénévoles en raison d'un manque de capacité à "examiner" de manière appropriée la désertion des combattants qui abandonnent leur mission après avoir reçu une formation de l'armée US. La raison fournie par le Pentagone était que ces combattants ne voulaient pas signer un contrat pour éviter de combattre Assad. Mais, dans le même rapport, le Pentagone affirme qu'il n'y avait pas de tel contrat - les obligeant à "respecter les droits humains" et "les règles du droit international", de sorte que la raison de la disparition de ces combattants manque de légitimité. On ne peut que spéculer quant à l'endroit où ces «stagiaires» se sont enfuis.

Gold Coins

La Chine ratifie la création de la banque des BRICS

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Le Parlement chinois a ratifié la création de la Banque de développement des BRICS. La nouvelle banque de développement a été conçue comme une alternative aux institutions financières occidentales telles que la Banque mondiale.

La nouvelle banque financera des projets d'infrastructure dans les pays des BRICS, tels que le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud. Chaque nation participera sur un pied d'égalité à la direction de la banque indépendamment de son PIB.

Chaque membre des BRICS est appelé à contribuer à part égale pour constituer un capital de départ de 50 milliards de dollars ayant pour but d'atteindre le taux de capitalisation de 100 milliards de dollars. Le siège de la banque des BRICS sera installé à Shanghai, l'Inde présidera la première année, tandis que la Russie présidera le groupe des représentants.

Propaganda

Journalisme, propagande, désinformation, incorporation des médias dans l'art de la guerre

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Le 27 mai 2015, le Conseil de sécurité adopte la résolution 2222 sur la protection des journalistes en zones de combat ; une résolution qui n’a recueilli l’unanimité que parce qu’elle ne répond pas à ce qu’est devenu la profession de journaliste à l’heure des télévisions globales et de la guerre de 4ème génération
Considérant que les journalistes étaient au service de la paix, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité une résolution pour leur protection en zone de combat. Pourtant, deux semaines plus tard, le département US de la Défense publiait des instructions pour arrêter les professionnels des médias qui se livrent à de l'espionnage ; une décision qui pourrait se retourner contre les journalistes des États membres de l'Otan, observe Thierry Meyssan.

Le débat du Conseil de sécurité du 27 mai dernier sur la protection des journalistes en zone de combat n'a guère fait avancer les choses [1]. Les diplomates ont accusé divers États d'avoir tué ou laissé tuer des journalistes sans relever que la qualité de « journaliste » peut recouvrir des activités de nature différente, y compris de l'espionnage, du sabotage ou du terrorisme.

Jusqu'à présent, on considérait que pour bénéficier de la protection due aux journalistes, il fallait :

- détenir une carte de presse délivrée par l'autorité compétente de son pays ou de celui dans lequel on travaille ;
- ne pas prendre part aux combats ;
- ne pas violer la censure militaire.

Snakes in Suits

Mexique : un business électoral

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© Inconnu
L'apparente diversité des partis politiques au Mexique est un spectacle. La réalité correspond au régime oligarchique. Ses membres se trouvent à la tête de chacun d'eux. Lors des élections partielles du 7 juin, est apparu, une fois de plus, le groupe des « ploutocrates cléricalisés », l'alliance efficace quoique discrète, Parti Révolutionnaire Institutionnel - Parti Action National - Parti Révolution Démocratique (et deux autres petites formations). Le vieux parti PRI en est toujours l'épine dorsale. C'est le cercle des affairistes. On y trouve toujours les mêmes familles, Alemán, Hank, Fox, Salinas, Larrea, Bailleres, etc..., etc...Il faudrait une page entière pour nommer cette oligarchie née de la criminalité en col blanc et qui doit impérativement garder le pouvoir pour servir la supra société globalitaire.

Une crise normale de légitimité

Quelques esprits indépendants soulignent que la crise de légitimité a commencé avec l'ancien président Calderon, en 2006. Un principe fondamental de la constitution affirme qu'une élection peut être annulée si le(s) candidat(s) reçoit(vent) des fonds d'origine illicite ou des ressources publiques pour sa (leur) campagne. Or, les institutions juridiques ne sanctionnèrent rien malgré la preuve que des fonds publics avaient servi à acheter des votes. Depuis, divers commentateurs affirment que le pouvoir exécutif a su phagocyter l'autonomie du pouvoir législatif. L'opposition, au parlement, n'est qu'un simulacre, de sorte qu'il n'y a plus de vie parlementaire.

Commentaire: Concernant le Mexique :

- Mexique : la violence et la raison désespérée
- Le Mexique à l'avant-garde de l'inhumanité : futur modèle pour l'Occident ?
- Mexique : gouverner par la terreur
- Mexique : la faillite planifiée d'un état
- Mexique : domination par le massacre


USA

Les USA ne comprennent toujours rien à la Russie

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Les Américains ne comprennent toujours pas que l'attitude actuelle de la Russie vis-à-vis des USA s'explique avant tout par les actions de l'Occident lui-même, et restent prisonniers des schémas de l'époque de la Guerre froide, estiment les analystes Lauren Goodrich et Jay Ogilvy du centre Stratfor.

Les médias américains qualifient la Russie de pays "agresseur", cependant l'analyse de la situation sur la scène internationale montre que la Russie réagit essentiellement aux actions des USA et de l'Otan, estiment l'analyste en chef pour l'Eurasie Lauren Goodrich et l'observateur Jay Ogilvy du centre Stratfor.

Les rapports analytiques préparés par le centre Stratfor mettent en évidence dans quelle mesure l'Occident a frappé en premier et a poussé la Russie à réagir aux actes des USA et de ses alliés. La Russie a commencé à accroître son potentiel militaire après que l'Otan l'ait fait. En outre, selon les analystes américains, la Russie a "pris" la Crimée et est "entrée dans l'est de l'Ukraine" après que les USA aient contribué à une révolution en Ukraine l'an dernier.

Propaganda

La vérité est un crime contre l'État

Traduit par Résistance 71

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L'édifice complet de l'occident est basé sur des mensonges. Il n'y a aucune autre fondation solide, que des mensonges.


Ceci fait de la vérité un ennemi. Des ennemis doivent être supprimés, donc la vérité doit être supprimée. La vérité provient de sources d'information étrangères, comme Russia Today (RT) et de sites internet alternatifs, comme celui-ci. Ainsi, Washington et ses vassaux sont occupés à travailler d'arrache-pied pour fermer les médias indépendants.

Washington et ses vassaux ont redéfini la propagande. La vérité est propagande si elle est dite par des pays, comme la Russie ou la Chine, qui ont des politiques étrangères indépendantes. La propagande est vérité si elle est dite par Washington et ses marionnettes, comme l'European Union Observer.

L'EU Observer, suivant les ordres de Washington sans aucun doute, a dénoncé les organes de presse RT et Sputnik News (NdT: Nouvel organe de presse russe combinant les sites de RIA Novosti et de la Voix de la Russie...) pour "diffuser des fabrications et un discours de haine depuis leurs bureaux directeurs sis dans les grandes villes de l'UE".

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Stiglitz, Prix Nobel d'Économie : « L'UE, c'est l'antithèse de la démocratie »

Traduction : Christophe

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© Inconnu
Le crescendo d'amertume et de querelles en Europe pourrait faire croire aux étrangers à une sorte de fin de partie plutôt amer entre la Grèce et ses créditeurs. En réalité, explique Joseph Stiglitz dans un article paru sur Project Syndicate, les dirigeants européens commencent juste à révéler la vraie nature de la controverse sur la dette actuelle, et la réponse n'a rien de plaisant : il s'agit bien plus de pouvoir et de démocratie que d'argent et d'économie.

L'économie derrière le programme que la « Troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) a imposé à la Grèce voilà cinq ans a sombré dans un gouffre, avec une chute vertigineuse de 25% du PIB. Aucune dépression n'a eu des conséquences aussi catastrophiques, commente Stiglitz, rappelant un simple fait : le taux de chômage parmi les jeunes dépasse aujourd'hui les 60%. Il est surprenant, poursuit le Prix Nobel, que la troïka refuse de reconnaitre ses échecs. Mais ce qui est encore plus surprenant est que les dirigeants européens n'en aient rien retenu.