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mer., 10 fév. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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USA

En attendant l'effondrement final des Etats-Unis

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone


Guerre Froide – Bonne gaule, chaud devant !
Commençons par la réforme du FMI qui prendra effet dans quelques semaines. Même cette mini-réforme a subi à plusieurs reprises le veto de l'Empire du Chaos. Washington détient toujours la plus grande part du quota et du vote au sein du FMI, devant le Japon. Mais maintenant, la Chine est à la 3e place et les membres du BRICS Brésil, Russie et Inde sont dans le top dix.

Mais cela ne veut pas dire changement radical. Le gouvernement américain refuse toujours de mettre en œuvre une réforme complète qui finirait par réduire la puissance globale du FMI. La Chine, quant à elle, avance avec des faits sur le terrain : comme la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB), accompagnée par les BRICS avec leur Nouvelle banque pour le développement (NDB), une tentative sérieuse pour briser la mainmise de la frauduleuse hyper-exploitation du système monétaire et financier.

Bretton Woods est peut-être mort, mais le monde est encore encombré de son cadavre. Idem pour le grand Consensus de Washington - pour autant qu'il faille payer les pots cassés de plus en plus ensanglantés.

Une avalanche a été déclenchée dans les années Reagan - que le spectacle de la dernière Guerre froide a parfaitement immortalisée dans la nouvelle série de Deutschland 83.

Dans les années funk de 1980, le gouvernement américain a réduit les impôts pour les riches et attaqué les syndicats de travailleurs. Puis, dans les années 1990, il externalisé les emplois manufacturiers bien rémunérés vers le Mexique, la Chine et d'autres pays à bas salaires, et déréglementé la finance - via l'abrogation du Glass Steagall Act et l'adoption de la Loi sur la modernisation des marchés à terme sur les matières premières en 2000 (Commodity Futures Modernization Act) sous Bill Clinton.

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Hystérie anti-russe : la BBC sort un docu-fiction dans lequel la Russie envahit la Lettonie

Tout d'abord, il a eu Occupied, et j'ai décidé de me taire, car cette série sur l'intervention russe en Norvège sur demande de l'UE le tout sur fond de guerre énergétique contre l'écologie et d'une fausse interrogation sur un hypothétique devoir de résistance populaire, était d'une absurdité sans nom. Finalement, c'était peut-être une erreur. Il faut s'exprimer sous peine de cautionner. Mais en parler, c'est donner aussi de l'importance à l'objet de la discussion et il me débectait de donner de l'importance à ces élucubrations.
Maintenant, c'est la chaîne publique anglaise BBC 2 qui sort un film de fiction-documentaire selon lequel la Russie envahit la Lettonie et la question posée est de savoir s'il faut ou non massacrer quelques millions de russes. Encore un échelon a été franchi dans la guerre médiatique.

Et là, il n'est plus possible de se taire. Comment se taire devant l'émergence récurrente d'éléments de totalitarisme dans notre Europe si tolérante, avec les siens. Mais prête à poser la question du massacre de millions d'êtres humains. Sans sourciller. Comment en sommes-nous arrivés là?

Commentaire: Voir aussi :


Bad Guys

Cynisme aux enchères : plus de 10 milliards de dollars de dons promis aux Syriens ?

LONDRES (Reuters) - La conférence des pays donateurs organisée jeudi à Londres pour venir en aide aux Syriens a permis d'enregistrer plus de dix milliards de dollars (8,9 milliards d'euros) de promesses de dons, a annoncé le Premier ministre britannique David Cameron.


Commentaire : Les gouvernements européens sont prêt à tout pour arrêter le flux des réfugiés et ils ne savent plus quoi faire, faute de travailler pour la paix. Celle-ci ne fait pas partie du programme, bien au contraire. C'est pourtant ce dont les syriens ont le plus besoin, après 5 ans de guerre dont la coalition est en partie responsable. Cet argent ramassé, pour apaiser les consciences, profitera t-il au plus démunis et aux victimes des bombardements ? On peut l'espérer, même si en doute fortement.


Six milliards (5,4 milliards d'euros) ont été promis pour 2016 et cinq autres à l'horizon 2020, a-t-il précisé. Jamais une telle somme n'avait été réunie en une seule journée et pour une seule cause, s'est quant à lui félicité Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu.

© Google
La Syrie a besoin de la paix et non des promesses
Les Nations unies avaient lancé un appel de fonds de 7,73 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros) pour subvenir aux besoins les plus urgents de six millions de déplacés et de quatre millions de réfugiés pour la seule année en cours. Les pays de la région réclament en outre 1,2 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros) supplémentaire.

Commentaire: Pourquoi n'y avait-il pas un représentant du gouvernement d' Assad dans cette réunion ?

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Eye 1

Big Brother : « Sniper », une nouvelle application traque tout ce qu'elle considère comme « antisémite » sur internet

Fraîchement lancée par l'Organisation sioniste mondiale (OSM), l'application « Sniper » recense via un algorythme le contenu judéophobe présumé d'un site internet, permettant aux internautes de prendre les mesures nécessaires en justice.

Le système de l'application « Sniper » est configuré pour numériser les informations du web en utilisant un algorithme qui permet d'identifier certains mots-clés dans de nombreuses langues différentes.

© Google
Sniper

Une équipe de membres de l'OSM (organisation sioniste créée en 1897 à Bâle en Suisse) scanne ensuite les résultats et confirment les cas de « présence réelle d'antisémitisme » sur le site en question, puis contacte les autorités du pays où le site est hébergé.

USA

Selon John McCain, c'est aux USA de décider la levée des sanctions (européennes) contre la Russie

Traduction: Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

© Larry Downing / Reuters
Le sénateur John McCain vient de déclarer qu'il revient aux USA de décider si les sanctions européennes contre la Russie doivent être levées ou pas. La décision devrait être évoquée à Munich la semaine prochaine, vu le nombre de pays européens qui se plaignent de l'impact de ces sanctions sur leur économie.

"Je crois qu'il y a beaucoup de discussions entre les Européens à propos de la fin des sanctions... nombre d'entre eux attendent leur levée," a-t-il déclaré lors d'une interview à Sputnik. "Cela fait plusieurs mois que j'en entends parler, et il y a une énorme pression de la part de certains pays, notamment l'Allemagne, pour la levée des sanctions."

Cependant, l'ancien candidat malheureux aux présidentielles américaines pense qu'au final c'est à Washington de décider s'il faut ou non mettre fin aux sanctions, expliquant... que cela "dépend d'une certaine façon du leadership américain."

Commentaire: Un rappel à l'ordre très clair du maître envers son chien, soulignant une fois de plus que Bruxelles n'a aucune indépendance face à Washington.


Bad Guys

D'après la Défense russe, la Turquie prépare une intervention militaire en Syrie

L'armée russe a affirmé jeudi avoir de sérieuses raisons de croire que la Turquie prépare une intervention militaire en Syrie voisine, invoquant l'accumulation à la frontière d'hommes et de matériel et l'interdiction par Ankara du survol de son territoire par un avion de reconnaissance russe.

Nous avons de sérieuses raisons de soupçonner une préparation intensive de la Turquie pour une intervention militaire sur le territoire d'un État souverain: la Syrie, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

L'armée russe observe un nombre croissant de signes d'une préparation secrète des forces armées turques afin de mener des opérations sur le territoire syrien, affirme le général.

Il a cité l'accumulation, selon lui, en de nombreux points de la frontière turco-syrienne d'équipement du génie servant à préparer une intervention militaire, ainsi que de soldats et d'engins militaires.

Commentaire: Il semblerait que la Turquie serve encore d'agent provocateur aux mains de Washington, comme lorsqu'elle abattit le bombardier russe et alla se réfugier sous les jupes de l'OTAN.


Eye 1

C'est bien l'état d'urgence qui menace la sécurité de la France


Commentaire : On mesure l'étendue de notre impuissance face à l'emballement de la machine étatique : les dirigeants politiques prennent pour nous des décisions d'une importance vitales et nous avons plus que jamais la sensation de ne rien pouvoir y faire. On apprend ici et là que telle loi est votée et que telle chose est interdite ; on se rend compte que le système ainsi conçu est parfait dans sa monstruosité, qu'il porte de le nom de démocratie ou de dictature. Nous avons été définitivement écarté du moindre processus décisionnel et voici que la classe politique tente de nous imposer sa vision distordue de la réalité en tentant de redéfinir la notion même de liberté. La bonne nouvelle, c'est qu'il nous reste encore, pour l'instant, la liberté de pouvoir tirer des leçons de toute chose en toute situation... tant que perdure l'envie de comprendre et de donner un sens à ce qui nous arrive.

© Frédéric Bisson
La révision de la loi sur l'état d'urgence survenue aux lendemains des attaques du 13 novembre a accru les prérogatives de la bureaucratie française. Ce régime renforce sa capacité à prendre à titre préventif des mesures privatives de liberté tout en affaiblissant le rôle du pouvoir juridictionnel. Sans surprise, le gouvernement cherche à constitutionnaliser et à banaliser ce régime d'exception.

C'est ainsi que François Hollande envisage de prolonger l'utilisation de ces pouvoirs extraordinaires. Mieux encore, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré sur la BBC que ce régime pourrait durer jusqu'à ce que l'État islamique soit définitivement vaincu, ce qui peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. Le gouvernement semble déterminé à exploiter les peurs des populations pour entretenir l'idée que leur sécurité implique de nouveaux compromis avec la primauté du droit. Cette opposition entre la liberté et la sécurité est la stratégie politique la plus vieille du monde pour fabriquer le consentement des populations à la puissance gouvernementale. Il est important de déconstruire ce mythe sans quoi nous serions amenés, par notre docilité, à mettre notre sécurité en péril.

USA

Guerre froide 2.0 : les Etats-Unis et l'OTAN totalement hystériques face à « l'agression russe »


Dark Poutine
Le Commandement américain en Europe a publié une mise à jour de sa stratégie militaire, évoquant une «menace russe». Le journaliste Neil Clark se demande si les doubles standards qui prévalaient durant la Guerre froide sont de retour.

Le Commandement américain en Europe (USEUCOM) a publié une mise à jour de sa stratégie militaire. Et devinez ce qui a été répertorié comme la première des six principales «priorités» : «Empêcher une agression russe !»

On nous dit qu'une «agression russe menace les alliés et les partenaires de l'OTAN en Europe».

La Russie est accusée d'afficher un «mépris concernant la souveraineté de ses voisins en Europe» et de violer «de nombreux accords qui exigent que la Russie agisse dans le cadre du droit international».

«Les zones à l'est et au nord, la Russie provoque l'inquiétude la plus grande en raison de son comportement de plus en plus agressif... Comme cela a été démontré en Crimée et à l'Est de l'Ukraine, la Russie emploie une forme de guerre qui comprend des moyens conventionnels, irréguliers et asymétriques - dont la manipulation permanente des conflits politiques et idéologiques - afin de promouvoir l'instabilité et elle rejette une approche collaborative en matière de sécurité vis-à-vis de la communauté internationale».

Et il n'y a pas qu'en Europe que la Russie représente une menace. «L'ours» est à la chasse partout dans le monde ! «La Russie est à l'origine de défis constants pour nos alliés dans de nombreuses régions ; par conséquent, c'est un défi à l'échelle mondiale qui nécessite une réponse globale».

Commentaire: Voir aussi :


Dollars

L'Arabie saoudite joue à la roulette russe

Traduit par Daniel, relu par Diane pour le Saker francophone


Le secrétaire d'État des États-Unis John Kerry avec le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel bin Ahmed Al-Jubeir à l’Hôtel Palace à New York
Les marchés pétroliers en dégringolade et un déficit monstre aux USA. L'écoulement d'au moins mille milliards de dollars de titres américains par l'Arabie saoudite ne serait-ce que la pointe de l'iceberg ?

J'ai révélé la semaine dernière que l'Arabie saoudite s'est déchargée d'au moins mille milliards de dollars de titres américains, ce qui a fait couler les marchés mondiaux, parallèlement à sa guerre des prix du pétrole.

D'excellentes analyses de ce qui se passe vraiment sur les marchés pétroliers et du rôle de Wall Street dans la préparation du krach pétrolier ont été publiées depuis. Mais la pièce maîtresse du puzzle demeure tout de même la liquidation massive effectuée par les Saoudiens.

Tout ce que la Réserve fédérale des USA (la Fed) avait à faire, c'était d'acheter des bons du Trésor américain de l'Arabie saoudite. C'est ce que les Saoudiens font avec leurs crédits en dollars US qui comptent vraiment. Ils peuvent, par exemple, acheter de l'or pour se protéger en cas de dévaluation du dollar US, en supposant que les Maîtres de l'Univers le permettent.

Eye 1

France, pays des libertés : la condamnation pénale de la visite de sites Web


Commentaire : Nous n'avons plus le droit de penser, soupeser et réfléchir par nous-même, non. Ce temps-là touche à sa fin. Le gouvernement classifie et catégorise pour nous ; il sait ce qui est bon et ce qui ne l'est pas, il sait surtout pourquoi, à notre place. Et c'est pour notre bien, nous dit-il. Pour notre bien, il invente une loi qui nous dit dans quelle direction regarder, et pour notre bien, comme la baffe qui suit le doigt tendu, nous allons en prison pour avoir lu ce que nous ne devions pas lire, vu ce que nous ne devions pas voir, s'être forgé un avis issu de notre réflexion personnelle.

Les lois sont en place : il ne reste plus qu'à élargir insidieusement leur champ d'application, au gré des événements médiatiques instrumentalisés, pour décréter à tout bout de champ que tel ou tel site Web devient infréquentable. En parallèle, nous avons notre Premier ministre qui prépare le terrain en amont, avec un tout nouveau « pacte européen de sécurité » et son merveilleux « renforcement des outils de coopération policière et de renseignement »... :
Face au terrorisme, « cette guerre qui va durer », Manuel Valls a rappelé, lors de sa conférence de presse, que la France, « avec d'autres États membres », réclamait un « renforcement des outils de coopération policière et de renseignement ». « Le Système d'information Schengen (SIS) doit ainsi être systématiquement alimenté pour que toutes les personnes susceptibles de représenter une menace terroriste soient signalées comme telles », a-t-il préconisé.

© inconnu
Les sénateurs ont imposé mardi le délit de consultation habituelle de sites faisant l'apologie du terrorisme, contre l'avis du gouvernement qui estimait que la lecture seule ne pouvait pas être un délit pénal.

Les sénateurs ont adopté mardi un article 10 à la proposition de loi antiterrorisme présentée par plusieurs sénateurs, qui vise à sanctionner pénalement le fait de consulter régulièrement des sites réputés d'apologie du terrorisme, peu importe l'adhésion ou non aux thèses exprimées. Il s'agissait d'une proposition devenue une obsession de Nicolas Sarkozy, malgré sa conformité tout à fait douteuse aux engagements internationaux de la France en matière de droits de l'homme, et en particulier de liberté d'expression et de communication — qui comprend le droit d'accéder à des informations.