Les Maîtres du Monde
Carte


Snakes in Suits

TISA : de quoi s'agit-il?

© Inconnu
Un groupe de 21 États négocie à huis clos un nouvel « accord commercial »(TiSA: Trade in Services Agreement ou ACS: Accord sur le commerce des services). Il comprend notamment les États-Unis, le Canada, l'Australie, le Japon,l'Union européenne ainsi que la Suisse. Ce groupe porte le nom de « Really Good Friends of Services » (ou: les vrais bons amis des services). L'intention des négociateurs est avant tout de défendre les intérêts des grands groupes d'entreprises. Selon cet accord, toutes les prestations de service, notamment celles du domaine des services publics, devraient être soumises aux obligations d'accès aux marchés mondiaux.

Pourquoi des négociations secrètes et séparées?

Les négociations ont été menées à huis clos et en dehors des structures de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Même le secrétaire général de l'OMC a été exclu des négociations sur l'accord TiSA. Au cours de ces dernières années, les pays du Sud membres de l'OMC ont fait preuve d'une plus grande assurance et ont formulé des revendications envers les pays industrialisés : si on attend d'eux qu'ils ouvrent leurs marchés aux prestations de service des pays industrialisés, ils exigent en contrepartie l'accès aux marchés des pays industrialisés pour leurs produits agricoles. Les pays du Sud posent aussi des exigences concernant la protection des brevets ou en rejetant le brevetage de gènes issus de plantes tropicales par des multinationales pharmaceutiques. Par le biais de négociations séparées, menées en dehors de l'OMC, on a tenté d'écarter les pays du Sud.
L'accord TiSA devrait être élaboré conformément aux desiderata des riches pays industrialisés, et forcer de fait tous les autres pays à appliquer ces règles.
Bad Guys

Washington va-t-il confier le monde arabe à Riyad et Téhéran ?

Alors que la date limite des négociations 5+1 arrive à échéance, Thierry Meyssan révèle leur enjeu : derrière la fausse accusation de fabrication de la bombe atomique, Washington espérait limiter l'influence de la Révolution iranienne. Cependant, compte tenu de ses défaites militaires depuis 2006, il se contenterait d'un gel des rapports de force actuels. Par conséquent, il diviserait le monde arabe entre pro-Saoudiens et pro-Iraniens avec l'assurance des deux camps de ne pas empiéter sur la zone d'influence de l'autre.


Négociations à Oman
Tous les débats politiques dans le Golfe et au Levant sont suspendus à la possible signature, le 24 novembre, d'un accord entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, l'Allemagne et l'Iran. Depuis l'élection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, en 2005, les États-Unis, le Royaume-uni et la France tentent d'empêcher la République islamique d'exporter sa révolution et de remettre en cause le désordre mondial. Sachant que ses scientifiques poursuivent, entre autres, des recherches en vue d'inventer une nouvelle sorte de centrale nucléaire civile afin de libérer le tiers-monde de la domination « occidentale », ils accusent sans le moindre indice l'Iran de tenter de se doter de l'arme atomique. Les sanctions qui ont été prises ont gravement touché l'économie iranienne, mais aussi allemande. La Chine et la Russie modèrent les débats.

En mai 2013, des négociations bilatérales débutèrent secrètement à Oman entre Washington et Téhéran. Suite à quoi, la candidature à la présidence iranienne du chef de cabinet d'Ahmadinejad, Esfandiar Rahim Mashaei, fut interdite de sorte que cheikh Hassan Rohani puisse être élu.

Cheikh Hassan Rohani avait été le premier contact des Israéliens lors de l'affaire Iran-Contras.
Chess

G20 : Poutine saute la clôture pour échapper à la meute et au troupeau


Manifestation contre Poutine et la Russie, le 15 novembre 2014 à Brisbane
Hier samedi 15 novembre, les médias occidentaux retenaient surtout de ce sommet que l'offensive américaine destinée à isoler Vladimir Poutine aurait atteint son but. Face aux accusations complètement délirantes d'Obama le qualifiant de menace pour le monde, reprises en chœur par la meute des anglo-saxons fanatiquement antirusses (Grande Bretagne, Australie et Canada), il se serait borné, selon les médias, à opposer un visage fermé, comme s'il reconnaissait sa faute et préférait se taire. La pilule a manifestement été trop difficile à digérer pour celui qui persiste toujours à appeler ses tourmenteurs des collègues, il est finalement retourné en Russie ce dimanche 16 novembre en début d'après-midi (heure locale), sans attendre la clôture de la rencontre.

Les autres membres du G20, notamment le club des pays asiatiques, en particulier les deux très grands, Chine et Inde, par ailleurs membres du BRICS avec la Russie, semblent n'avoir rien dit pour contrer les accusations des occidentaux adressées à Vladimir Poutine. Quant à la France ? François Hollande a été moins véhément, mais, à notre grande honte, manifestement il n'a rien fait pour se démarquer de la meute. Il en sera quitte pour perdre sur les deux tableaux, à propos de la livraison du Mistral, remise à ce jour sine die : l'État français va se brouiller avec la Russie et le pays va devoir payer de très lourdes pénalités.
Dollars

Europe : austérité pour les peuples, pas pour les multinationales

© Inconnu
Les accords fiscaux secrets passés entre des centaines de firmes et le Luxembourg, afin de soustraire des milliards d'euros à l'impôt, ont forcément été couverts par le président de la Commission européenne.

Quarante médias internationaux s'appuyant sur des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) viennent de révéler l'existence d'accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi ou Axa. Ces accords, qui permettent à ces firmes de minimiser leurs impôts, représentent des milliards d'euros de recettes fiscales perdues pour les États où ces entreprises réalisent des bénéfices, selon l'ICIJ et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, l'Asahi Shimbun au Japon. Ils ont été passés entre 2002 et 2010, soit à une période où Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne depuis le 1er novembre, était aux commandes du Luxembourg.
Ministre des Finances du Grand Duché du 14 juillet 1989 au 23 juillet 2009, il a également été son Premier ministre durant près de 19 ans, du 20 janvier 1995 au 4 décembre 2013. Non seulement M. Juncker ne pouvait ignorer les pratiques mises à jour par l'ICIJ, mais aux postes qu'il occupait il les organisait.
Snakes in Suits

Traité transatlantique ou l'accord du plus fort

© DR
Frédéric Farah et Thomas Porcher
Le traité transatlantique, voulu par les Etats-Unis, va aboutir à définir des normes mondiales pour les produits industriels. Elles s'imposeront ensuite aux autres accords commerciaux, avec la zone pacifique, notamment. par Thomas Porcher et Frédéric Farah, économistes et auteurs de "TAFTA : l'accord du plus fort (éd. Max Milo)"

Le projet du grand marché transatlantique est en préparation depuis plus de vingt ans, mais il a subi une nette accélération depuis 2009. Cette accélération des négociations s'est faite dans un contexte de bouleversement économique et géopolitique mondial avec la montée en puissance de la Chine et d'autres pays émergents. Mais, dans cette alliance stratégique visant à redéfinir la gouvernance économique mondiale, l'Europe semble être le pion des États-Unis.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États ont essayé de donner des règles au commerce international. Afin que l'ensemble des pays soient traités sur un pied d'égalité, le GATT a mis en place un certain nombre de principes : réciprocité, transparence et diffusion de la clause de la nation la plus favorisée. Cette clause veut que lorsqu'un pays accorde une faveur, notamment tarifaire, à un autre pays, il l'accorde à tous les pays commerçant avec lui et que les producteurs étrangers soient soumis aux mêmes règlementations que les producteurs nationaux. Le but du GATT, puis de l'OMC, était clairement affiché : développer un cadre pour favoriser le multilatéralisme.
Airplane

Une photographie satellitaire atteste que le vol MH17 a été descendu par les Ukrainiens

Un courriel, signé « George Bilt », a été envoyé il y a quelques jours à l'attention de l'Union russe des ingénieurs qui avait publié un rapport préliminaire sur l'accident du vol MH17 [1]. L'auteur déclare être ingénieur du MIT et expert en aviation depuis plus de 20 ans.

Le mail contenait une photographie d'un jet tirant sur un Boeing.

Le paysage, les conditions météorologiques, les aéronefs sur la photographie sont pleinement compatibles avec les circonstances de la chute du vol MH17 Amsterdam/Kuala Lampur de la Malaysian airlines qui fit 298 morts.

Ivan Andrievsky, le premier vice-président de l'Union russe des Ingénieurs a déclaré : « Voici une photo de l'espace prise à partir d'une orbite basse. Selon les coordonnées indiquées dans l'image, on peut supposer qu'elle a été prise par un satellite espion états-unien ou britannique. Nous avons effectué une analyse détaillée de l'image et il n'y a aucun signe de trucage ».
Eye 1

Sur Facebook, vous ne serez plus « propriétaire » de vos données personnelles

Facebook a modifié sa politique de vie privée, dont la nouvelle version entrera en vigueur le 20 novembre. Si la CNIL aura certainement des choses à en redire, la principale nouveauté est imperceptible mais fondamentale. L'internaute n'est plus dit « propriétaire » des données qu'il communique volontairement ou non à Facebook.

Facebook
En parallèle d'une publication très grand public sur la confidentialité des publications faites par ses membres, Facebook a annoncé jeudi une importante mise à jour de sa politique de vie privée, désormais affichée avec beaucoup plus de clarté, en tout cas sur le plan de la mise en page. Car sur le fond, il n'est pas certain que le texte proposé soit plus explicite qu'auparavant sur les données collectées par Facebook et sur leur utilisation.

La nouvelle politique est soumise pour avis aux internautes avant d'entrer en vigueur... dès le 20 novembre prochain. Un délai très court qui ne permettra sans doute pas à la CNIL et à ses homologues d'en dire un mot. Or si l'on se réfère aux recommandations faites à Google en septembre dernier - et que le géant américain prend bien soin de ne pas suivre, plusieurs points devraient poser problème au régulateur, particulièrement exigeant.
Play

Deux Syriennes font face aux frères musulmans dans une émission Australienne

Syria,  Mimi Al Laham

Mimi Al Laham,
Une jeune Syrienne, Mimi Al Laham, explique en directe, à la télévision Australienne, le plan mis en œuvre par l'OTAN, en présence de frères Musulmans, qu'elle accuse d'être les complices des sionistes et de leur alliés Occidentaux.
Yoda

APEC : La Chine a écrasé les États-Unis

C'est intéressant comme la politique change.

Obama se montrait sous ses meilleurs angles, mâchant son chewing-gum, arrivant en retard, mettant les pieds sur la table... et voici le résultat pratique. Il fut reçu en dernier (sommet du 9 au 12, on lui réserva le 12), je souligne, lorsque les sujets sérieux et importants étaient décidés et signés.

Qu'a reçu la Chine des US ? Pour être précis, par leur accord les USA et la Chine devront s'informer mutuellement des exercices militaires et autres activités militaires d'importance.

De quoi parle-t-on ? De situations analogues que la Chine a obtenues du Japon et de la Corée, c'est-à-dire d'informer de ses actions militaires dans les eaux non territoriales de la Chine. Ceci à propos des zones de défense aérienne.

Pour être clair, la Chine, pour sa sécurité, a défini une zone spécifique hors de ses frontières, mais dans laquelle priment les règles chinoises. Tout le monde a hurlé et crié, en particulier le Japon s'alignant sur les USA, puis se calmant, tout le monde a accepté de respecter ces dispositions. Désormais cela se passera de cette façon non seulement pour l'aviation, mais pour tous les mouvements militaires. La Chine a clairement fait céder les USA. Ceci dit, on peut comprendre la Chine, les passages démonstratifs de porte-avions US proches des eaux territoriales chinoises « pour assurer la sécurité des USA » devaient tôt ou tard prendre fin. Parce que si l'on regarde un globe terrestre, on comprend difficilement ce que fait la flotte US entre le continent chinois et l'ile de Taiwan, et pourquoi. J'observe que la Chine a fait céder les USA de façon unilatérale, car de toute évidence la Chine n'officialisera pas ses mouvements analogues, sachant que la flotte chinoise ne fait pas d'incursions sur les côtes californiennes. C'est pourquoi dorénavant, à la demande de la Chine, les Etats-Unis informeront celle-ci de leurs mouvements programmés dans la région, même en dehors des eaux territoriales chinoises. Sur ce point, Obama a fléchi, et l'on comprend qu'une telle dynamique se poursuivra dans les pourparlers sur un monde unipolaire, une grande Amérique et tutti quanti. Ces pourparlers se poursuivront selon les orientations du général-major chinois HOAK.
Boat

Le « Mistral » est-il passé sous pavillon russe ?

Énorme surprise pour les tenants de la rupture du contrat sur les BPC Mistral : bien qu'il n'y ait eu ce matin aucune cérémonie officielle à Saint-Nazaire où la délégation russe ne s'est pas rendue, depuis 14 h le BPC Vladivostok est sous pavillon russe et a troqué son MMSI français pour un numéro russe.

Le MMSI est un numéro international régulé par l'autorité des communications basée à Genève et qui sert à déterminer l'appel sélectif des navires. Celui du BPC Vladivostok est en effet passé de 227022600 - enregistré sous pavillon français, à 273549920, sous pavillon russe depuis cet après-midi. L'ancien était encore valable hier 13 novembre.
Top