Les Maîtres du Monde
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Eye 1

Loppsi 3 : nouvelle menace, même danger

Le projet de loi sur le terrorisme adopté par les députés est similaire à la LOPPSI que les socialistes avaient combattue sous l'ère Sarkozy.

Si vous aviez aimé la LOPPSI 2, vous allez adorer le nouveau projet de loi que le gouvernement socialiste a dans sa besace. Parce que la menace (fantôme) terroriste fait rage, surtout dans les esprits des hommes politiques, nous allons devoir une fois de plus troquer un peu plus de nos libertés pour pas plus de sécurité.

Il faudra m'excuser mais le parallèle avec LOPPSI est réellement frappant. Les députés socialistes avaient voté contre cette loi sous l'ère Sarkozy qui voulait instaurer toute une série de dispositions similaires à celles que l'Assemblée Nationale et le Sénat viennent de voter. Et là, enfin au pouvoir, que font-ils ? Ils s'empressent de faire voter exactement la même chose ! À tel point que Lionel Tardy, probablement un des seuls députés de l'hémicycle ayant ne serait-ce qu'une vague idée de ce qu'est Internet, n'a pas eu à chercher loin pour préparer son contre-argumentaire : il s'est contenté de fouiller les archives et de lire des extraits des discours de députés socialistes critiquant LOPPSI, les mêmes qui aujourd'hui veulent tailler dans nos libertés individuelles à coups de machette.

Sur le fond, lorsque l'on parle de terrorisme, il est nécessaire (pour changer) de garder la tête froide et d'analyser les chiffres. Je sais bien, vous allez me dire que les chiffres c'est froid, c'est pas humain, ça existe objectivement en-dehors de toute présupposition idéologique. J'ai tout à fait conscience du fait que l'objectivité et l'esprit critique n'ont pas leur place dans ces débats. Heureusement, nous disposons de statistiques produites par Europol, qui donnent quelques éléments d'information très instructifs.
Bad Guys

Necro-agriculture : les multinationales à l'assaut des semenciers africains

© Inconnu
L'Association Kokopelli vient de publier une analyse encore plus complète des Catalogues Nationaux du GNIS, en particulier en ce qui concerne les espèces de grande culture (Maïs, Orge, Soja, Tournesol, Blé et Colza) afin de mettre en valeur que seules quelques multinationales des nécro-technologies contrôlent la quasi-totalité des variétés (ou clones) inscrites dans ces catalogues. (1) Le quatrième semencier du monde, Limagrain, est en première position, dans les Catalogues Français, pour la plupart des espèces potagères et pour quelques espèces de grande culture, dont le maïs et l'orge. Ce sont, ainsi, quatre groupes qui contrôlent 60% des 1425 variétés F1 de maïs - enregistrées dans le catalogue du GNIS - dont Limagrain, Monsanto et Syngenta. Alors que nous commencions à faire circuler cette analyse, Vandana Shiva nous fit parvenir l'alerte sonnée par certaines alliances Africaines qui s'insurgent contre une nouvelle vague de rachat de semenciers Africains par les-dites multinationales, à savoir Limagrain, Monsanto, Syngenta et DuPont (Pioneer Hi-Bred).

Avant de passer en revue les derniers épisodes de cette nouvelle offensive à l'encontre de l'autonomie Africaine, il nous parait important de bien souligner que les multinationales de la semence et de l'agrochimie n'ont pas attendu de racheter les semenciers industriels Africains pour envahir le continent avec leurs technologies biocidaires. Rappelons qu'en 2004, par exemple, au Sénégal, alors que l'Association Kokopelli oeuvrait depuis plusieurs années afin de disséminer des semences de Vie et que nous tentions de briser les inerties locales (et les routines bien confortables de certaines ONGs) afin d'installer une banque de semences dans la région de Guédé, près du Fleuve Sénégal, nous avons été les témoins de la distribution de sacs de semences de maïs, par le gouvernement, qui ne portaient aucune mention d'origine, aucun nom de variété... Ces maïs croissaient fort bien mais sans produire d'épis! Il s'avéra que les paysans Sénégalais étaient vraisemblablement les cobayes, à leur insu, d'expérimentations avec des variétés de maïs transgéniques de Monsanto - variétés qualifiées subséquemment de thermo-réactives par des groupes de paysans de l'Inde qui en furent également les victimes.
Bad Guys

Déni de réalité : l'Amiral américain John Kirby face à ses propres contradictions, en vidéo

© Inconnu
Cette vidéo est une capsule de l'excellente chaîne Russia Today où l'Amiral John Kirby, porte-parole officiel du Pentagone, est interrogé par le journaliste Matt Lee d'Associated Press.

Suite à une déclaration de Chuck Hagel, secrétaire à la Défense sous l'administration Obama, affirmant que "l'armée russe se trouverait maintenant aux portes de l'OTAN", le journaliste Matt Lee fait remarquer alors à l'Amiral John Kirby qu'en réalité c'est l'inverse : c'est l'OTAN qui n'a cessé d'avancer ses forces depuis des années vers l'Est, la Russie, elle, n'ayant pas bougé d'un millimètre avec ses forces armées vers l'Ouest.

Il faut tout de même rappeler que dès qu'un nouveau pays entre dans l'Europe, l'OTAN (Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord) le pénètre systématiquement. S'en suit une joute verbale, un véritable dialogue de sourd, où la mauvaise foi et l'obstination presque hystérique de l'Amiral John Kirby font peur : il commence à croire à ses propres mensonges, il devient mytho.

Cette vidéo illustre le degré de cynisme et le déni de réalité qui ont saisi les plus hautes sphères du commandement américain. Avec de pareilles énergumènes, à la limite de la psychopathie, aux postes de commandes les plus importants, le monde court inéluctablement à sa perte.


Commentaire : On va dire que les limites sont allègrement franchies.


Une vidéo tout à fait édifiante de la mentalité des dirigeants américains. En comparaison, l'attitude des russes, notamment du président Vladimir Poutine, est exemplaire et sage.

Snakes in Suits

Traité transatlantique : pire que prévu?

© Inconnu
Secrets and lies, c'est le titre d'un admirable film de Mike Leigh. Secrets et mensonges, c'est aussi la pratique constante des responsables européens et de la plupart de nos dirigeants en France lorsqu'ils évoquent leur projet de Traité transatlantique ou Tafta.
On savait déjà bien des choses sur les méga-risques liés à ce méga-traité négocié dans l'opacité la plus totale. Je les avais explicitées notamment dans ce billet d'avril dernier : Le grand marché transatlantique en deux pages.
Le secret favorise le mensonge et le mensonge a besoin du secret. Mais peu à peu, nous aussi nous découvrons le pot aux roses. Et il s'avère pire que ce que j'écrivais il y a six mois. Je m'appuie en partie sur un texte de Raoul-Marc Jennar de septembre 2014 dont le titre est : « Le GMT/TAFTA : pas amendable ! ». Je commence par quelques-uns des mensonges, avant d'en venir au pire.
Magnify

La France aux 596 comités...

© Inconnu
L'Etat déborde d'imagination pour inventer des comités qui coûtent chers à la France. Ceci démontre que les ministères concernés sont incapables de diagnostiquer les évolutions économiques et sociales de leur environnement et d'en définir des objectifs de solution.

La décision publique s'appuie plus que jamais sur des rapports d'experts et commissions de tout genre qui est avant tout un joli moyen de botter en touche où de masquer le temps nécessaire pour qu'une promesse s'étiole d'elle-même. Le nombre de ces instances citées par le chef de l'État est telle que l'on se demande ce que font ces ministères en attendant les résultats des rapports des commissions, comités et conseils.

A quoi servent ces machins et pourquoi ne sont-ils pas réintégrés à l'Assemblée Nationale ou aux différents ministères ?

Commentaire: Quelques liens pour brosser le tableau de cette administration française devenue monstrueuse :

- La France et son administration psychopathique
- Corruption dans l'administration française : un risque bien réel
- Patriot Act français : la loi liberticide qui permet à l'administration d'avoir accès à vos données personnelles a été votée
- Corruption dans la société française : Quand l'administration couvre l'évasion fiscale
- L'administration - La maison qui rend fou

Bad Guys

Le martinet américain aussi pour la Hongrie

© Poligraf
Le FMI et l’UE enterrent la Hongrie
Après l'entourage de Poutine, voici un nouveau leader européen, dont les proches vont recevoir la fessée de Papa Obama, montrant ainsi que l'ingérence ouverte américaine dans les affaires intérieures d'un pays souverain, même faisant partie de l'Union Européenne, ne connait plus de limites.

Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, voit son entourage politique immédiat frappé d'interdiction d'entrée sur le territoire américain : « Un signe supplémentaire de l'irritation de Washington envers M. Orban, ouvertement critiqué désormais par les autorités américaines pour ses limitations des libertés démocratiques, mais aussi pour ses déclarations en faveur de la Russie durant la crise ukrainienne. » [1]

Mais peut-être aussi pour cette autre raison :

« Au cours de la réunion de l'Asia-Europe meeting (ASEM) à Milan, la semaine dernière, le premier ministre hongrois a poussé à ce qu'un maximum d'accords de libre-échange soient établis entre l'Union européenne et les pays asiatiques, prétendant que les exportations seraient favorisées si 'ces activités n'étaient pas pénalisées par des droits de douane'. Viktor Orban a souligné que les participants ont fait référence aux deux continents, comme à une seule unité. Leurs économies devraient être intégrées par le développement d'infrastructures, d'accords de libre-échange et d'investissements réciproques. Relier ces économies est bien plus important que d'essayer de s'en prendre aux modèles de gestion anti-crise de pays spécifiques, a-t'il insisté. » (Allusions évidentes à l'interventionnisme européen et américain dans les affaires intérieures hongroises, NdT) [2]
Bad Guys

Ingérence étasunienne par le biais des ONG

© Inconnu
Lorsque la Russie a décidé de légiférer sur la question des ONG financées par l'étranger, les ONG et les médias occidentaux ont présenté ce projet de loi, depuis adopté, comme une « loi anti-ONG ». Ils annoncèrent même que cette loi constituait une atteinte à la « liberté d'expression », usant pour ce faire de tout un tas d'approximations et de mensonges sur sa finalité. Après l'avoir combattue dans les médias, les ONG, encadrées par l'administration Obama se sont engagés dans une véritable lutte politique contre la décision souveraine de l'Etat russe. Au nom de ce combat, le président Obama a tenu un discours révélateur sur le rôle accordé aux ONG dans la diplomatie américaine, confirmant ce que de nombreux chercheurs affirment depuis très longtemps : à savoir que les Etats-Unis cherchent à dissimuler leurs liens financiers avec les ONG dans le monde et qu'ils s'ingèrent effectivement dans les affaires intérieures des Etats par ce biais.

Les Etats-Unis affirment depuis près de 30 ans que le « respect pour les droits de l'homme » est la « pierre angulaire de la paix mondiale ». C'est en ces termes que Ronald Reagan présentait l'engagement diplomatique des États-Unis devant l'assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre 1986[1]. C'est également sous l'Administration Reagan que fut créée la National Endowment for Democracy(NED) quelques années plus tôt. Elle a pour mission officielle de « promouvoir la démocratie à l'échelle internationale » comme elle l'indique son site internet et dispose d'un impressionnant réseau mondial d'ONG auxquelles elle accorde de généreux subsides. Mais l'organisation, financée presque intégralement par le congrès des États-Unis[2], s'est surtout illustrée par des ingérences répétées dans des processus politiques étrangers. Un de ses fondateurs, Allen Weinstein, déclarait en 1991 « ce que la NED fait aujourd'hui, nous le faisions avec la CIA vingt ans auparavant. »[3]. Si une organisation avec de telles perspectives finance des centaines d'ONG dans le monde, comment ne pas s'attendre à ce que les États victimes de ces ONG s'y opposent ?
Hourglass

L'UE, à la croisée des chemins

© Création Latuff 2014 (operamundi)
Cette fois, les Russes en ont marre. L'interminable campagne d'agressions du Bloc atlantiste, jusqu'à la vulgarité des injures proférées ces derniers jours, ont convaincu Moscou qu'il n'y avait plus rien à espérer de l'Ouest. Le dégel n'est plus à l'ordre du jour. Pourtant connu pour sa pondération, le premier ministre Medvedev l'a signifié en s'interrogeant publiquement sur la «santé mentale» d'Obama après que celui-ci ait osé ranger la Russie dans la catégorie des «menaces contre l'humanité», avec Daesh et l'Ebola (1). Poutine himself a ensuite été jusqu'à lancé un avertissement, certes encore à fleuret moucheté mais néanmoins très clair, sur un risque de conflit nucléaire (2). Sourd et aveugle, le Bloc atlantiste n'a rien compris de ce revirement. La rupture entre les deux géants est pourtant consommée (3). Coincée entre les deux, l'Europe est à la croisée des plus importants chemins de son Histoire.
USA

Obama combat l'épidémie d'Ebola avec un Tsar et des soldats

Traduit par SLT


Un homme sans protection a été vu sur le Tarmac alors qu’il accompagnait l’infirmière infectée par l’Ebola (en combinaison jaune) pour un vol vers Atlanta
Le public continue d'être rassuré que le virus Ebola ne soit pas un problème pour les Etats-Unis, CNN a rapporté que Barack Obama avait nommé un tsar de l'Ebola. Le tsar n'est pas un membre du personnel médical, mais un avocat qui a servi comme chef de cabinet du vice-président Biden.

Peu importe que les théories du complot se répandent plus vite que le virus Ebola. Et comme tout le monde le sait, les complots pourraient être vrais.

Le professeur de droit Francis Boyle, de l'Université de l'Illinois, un expert des perfidies du gouvernement étatsunien, nous rappelle que la Sierra Leone et le Libéria, les pays les plus touchés par l'épidémie d'Ebola, sont deux pays ouest-africains qui accueillent des laboratoires US de guerre biologique. Le Professeur Boyle se demande comment la maladie, qui est principalement associée à la République Démocratique du Congo dans la région équatoriale africaine a pu atteindre l'Afrique de l'Ouest à des milliers de kilomètres de là.

Le même homme en route vers Atlanta dans la même ambulance que la victime contaminée par Ebola.
La réponse de Washington est elle-même surprenante. Le régime Obama a envoyé 4.000 soldats étatsuniens en Afrique de l'Ouest pour lutter contre le virus Ebola. Les soldats n'ont pas la formation ou l'équipement nécessaire pour lutter contre le virus Ebola. Pourquoi exposer 4.000 Etatsuniens à une épidémie ? Cette décision apparemment inutile a éveillé des soupçons selon lesquels Washington aurait envisagé d'exposer les troupes au virus Ebola afin de tester des vaccins ou des traitements sur ces troupes.
USA

La guerre du pétrole des Saoudiens contre la Russie, l'Iran et les USA

Traduit par Daniel pour Vineyardsaker.fr

L'Arabie saoudite a déclenché une guerre économique contre certains producteurs de pétrole. Derrière cette stratégie se cache le véritable objectif de la maison des Saoud. Mais est-ce que cela va fonctionner ?


Le vice-président de Rosneft, Mikhail Leontyev [1], a déclaré ceci : « Les prix peuvent être manipulés (...). L'Arabie saoudite a commencé à accorder de grosses réductions sur le pétrole. C'est de la manipulation politique et l'Arabie saoudite se fait manipuler, ce qui pourrait finir mal. »

Une correction s'impose. Les Saoudiens ne se font pas manipuler. La maison des Saoud lance en fait des missiles Tomahawks du baratin, en répétant qu'elle est à l'aise avec le pétrole à 90 $ le baril, avec le pétrole à 80 $ le baril pour les deux prochaines années, et même [2] avec un prix du baril oscillant entre 50 $ et 60 $ pour ses clients asiatiques et nord-américains.

La réalité, c'est que le prix du brut Brent est déjà en deçà de 90 $ le baril parce que l'économie de la Chine et de l'ensemble de l'Asie a commencé à ralentir, quoiqu'à un degré moindre qu'en Occident. La production est toutefois demeurée élevée, surtout en Arabie saoudite et au Koweït, et ce, malgré la très faible quantité de pétrole libyen et syrien sur le marché, et le fait que l'Iran a été contraint de réduire ses exportations d'un million de barils par jour en raison de la guerre économique que lui livre les USA à coup de sanctions.
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