Les Maîtres du Monde
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Vader

La présidence française maintient une liste de personnes à assassiner

Au nom de la lutte contre le terrorisme, l'Etat français accélère ses opérations clandestines visant à exécuter des personnes ciblées sans forme de procès. François Hollande maintient une liste de cibles potentielles de personnes à tuer, qu'il discute régulièrement avec de hauts responsables de l'armée et du renseignement.

Ce programme de meurtre d'Etat, qui viole des droits constitutionnels fondamentaux dans un pays où la peine de mort est illégale, souligne la dégenerescence profonde de la démocratie bourgeoise. Alors que les guerres impérialistes se généralisent dans l'ancien empire colonial français et que la crise sociale se généralise en France, l'Etat revient vers des niveaux de criminalité connus lors de la guerre d'Algérie et du régime de Vichy.

La presse a révélé le programme d'assassinat mené par Paris - notamment dans les régions où la France a lancé des interventions militaires prétendument pour lutter contre le terrorisme, en Afrique et au Moyen Orient - et l'a applaudi.

Dans un article du 8 août intitulé « Guerre contre le terrorisme - Permis de tuer », Le Point a insisté que la président français a le droit de tuer une personne qui n'a pas été accusée, et encore moins reconnue coupable, d'un crime. Le magazine écrit, « L'État de droit a sa part d'ombre. Le président de la République a le droit de tuer, malgré l'abolition de la peine de mort. Monarque républicain, le chef des armées possède la faculté de baisser le pouce en décidant, seul et de sang-froid, de faire passer un homme de vie à trépas ».

Bad Guys

Le mythe des traités de libre-échange

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker francophone

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© Inconnu
Le libre-échange est un des principaux mantras du capitalisme comme système historique. Le libre-échange est prêché comme la meilleure solution pour accroître la production, réduire ses coûts et par conséquent les prix à la consommation, et pour augmenter l'égalité des revenus à long terme. Tout cela est peut-être vrai. Mais nous ne le saurons jamais puisque nous n'avons jamais connu un monde de libre-échange. Le protectionnisme a toujours été le mode dominant des relations économiques entre les États.

Mais, pensez-vous peut-être, les États ne ratifient-ils pas constamment des traités appelés traités de libre-échange? Oui, c'est vrai. Mais ces traités ne sont pas véritablement basés sur le libre-échange, plutôt sur le protectionnisme. Commençons par le premier fait de base. Il n'y a pas de libre-échange tant que chaque État du système-monde n'y est pas impliqué.

Magnify

Les politiques profondes occidentales : « La bannière étoilée derrière le drapeau noir »

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Les politiques profondes occidentales et l'émergence de Daech

La « Politique profonde » a été définie par Peter Dale Scott comme l'étude de « l'ensemble des pratiques et des dispositions politiques, intentionnelles ou non, qui sont habituellement refoulées dans le discours public plus qu'elles ne sont admises ».[1] Aujourd'hui, l'un des principaux spécialistes de cette discipline est le chercheur britannique Nafeez Mosaddeq Ahmed, qui se présente sur son site officiel comme un « journaliste d'investigation analysant les politiques profondes de la "guerre contre le terrorisme", dans le contexte de la crise de la civilisation [industrielle]. »[2] Le Dr. Ahmed est un lecteur assidu de Peter Dale Scott, dont il a vivement recommandé le dernier ouvrage, intitulé L'État profond américain. À cette occasion, il a décrit le Dr. Scott comme « un pionnier dans l'étude méthodique de l'État de sécurité nationale [,] et de son influence occulte dans tous les domaines de la politique étrangère et intérieure des États-Unis ».[3]

Dollar Gold

Cette crise grecque qui fait des heureux : des aéroports régionaux bradés à une société publique allemande


Extraits de l'intervention de Gregor Gysi, chef de Die Linke (La gauche) devant le Bundestag le 18 août 2015, où il fustige le pillage de la Grèce par le gouvernement allemand, à commencer par la vente des 14 aéroports régionaux bradés à une société publique allemande pour un prix démesurément bas.

Eye 2

Dictature bancaire : la suppression de la monnaie physique avance à grand pas

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© Inconnu
La dictature absolue des banques sur les peuples avance à grands pas. La suppression définitive de toute monnaie sonnante et trébuchante est l'aboutissement recherché. Mais il faut surmonter les obstacles pour ce faire, et là, les banksters ne manquent pas d'imagination.

Les banquiers planchent depuis des années sur le moyen de supprimer complètement toute liquidité, afin de mieux asservir les populations aux banques. Sans liquidités impossible d'échapper au système bancaire. Le gouvernement français a encore récemment descendu le montant en espèces par lequel les biens et services peuvent être réglés : au nom de l'antiterrorisme, les paiements en espèces sont interdits au-delà de 1.000 euros. Et la République a également mis en place le contrôles des comptes bancaires, ce qui, pour l'instant, ne concerne qu'une catégorie de la population, mais qui pourraient s'étendre. Toujours au nom de notre bien, évidemment!

Star of David

La politique israélienne pour ce qu'elle est : l'Apartheid

Traduction : Y.Jardin

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Ce que je suis sur le point d'écrire ne me sera pas facile . D'habitude j'étais l'un de ceux qui contestaient l'étiquette d'apartheid telle qu'appliquée à Israël. J'étais l'un de ceux sur lesquels on pouvait compter pour soutenir que, même si les politiques de colonisation et d'occupation de ce pays étaient anti-démocratiques, brutales et suicidaires à petite dose, le mot d'apartheid ne s'appliquait pas. Je ne suis plus l'un d'entre eux. Pas après ces dernière semaines.

Pas après que des terroristes aient jeté des bombes incendiaires dans une maison palestinienne de Cisjordanie, annihilant une famille, assassinant un garçon de 18 mois et son père, infligeant à sa mère des brûlures à plus de 90 % - pour qu'en définitive le gouvernement d'Israël statue que cette famille est inéligible à l'aide et aux compensations financières automatiquement accordées aux victimes israéliennes du terrorisme, y compris aux colons.

Eye 1

L'ahurissante étendue de l'espionnage de Windows 10

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© Inconnu
Tout, tout, tout, vous saurez tout ce qui se passe dans ma tête !
On savait déjà que Windows 10 était un système d'exploitation pouvant collecter de nombreuses informations sur vos habitudes devant votre ordinateur. On savait aussi qu'il était possible de supprimer une partie de cette collecte en utilisant un logiciel Open Source plutôt bien conçu pour cet usage.

Mais il est maintenant clair que cela ne suffit pas du tout à réduire de manière significative l'étendue de l'espionnage mis en place par Microsoft quand on se penche sur l'analyse réseau qui a été faite par un spécialiste tchèque : les résultats sont bien au-delà de tout ce qui avait été annoncé et par Microsoft, et par les plus paranoïaques des geeks anti-Windows !

Il apparaît que l'étendue de l'utilisation du fameux Cloud au sein de Windows 10 transforme un peu plus cet OS en une sorte de terminal communiquant constamment avec les serveurs de Microsoft. Et le contenu des informations envoyées à ces fameux serveurs est parfois véritablement inquiétant, même si vous n'êtes aucunement paranoïaque. Voici les informations collectées qui ont pu être identifiées en analysant le trafic réseau d'un ordinateur sous Windows 10 :

Tout le texte que vous tapez au clavier : tout ce que vous tapez sur votre clavier est en effet stocké dans des fichiers temporaires, envoyés toutes les 30 minutes à ces serveurs :

Propaganda

La BBC officiellement accusée de propagande

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© Reuters
L'Office of Communications a affirmé que BBC World News avait violé les règles du parrainage, à plusieurs reprises, en diffusant des films de « propagande » promouvant des gouvernements étrangers, des ONG et des organisations caritatives.

Un rapport de 112 pages de l'Office of communications (Bureau de communications, Ofcom), l'organe public de régulation des médias en Grande-Bretagne, équivalent du CSA français mais doté de pouvoirs plus étendus, accuse la chaîne BBC de ce que le quotidien The Daily Mail a qualifié de «violation flagrante» des règles de diffusion.

Ofcom a mis la chaîne en garde contre « un risque inhérent à l'indépendance et l'intégrité de la BBC », après qu'il a été révélé que ce dernier avait acheté des films financés par des organisations extérieures et des gouvernements étrangers au prix symbolique d'une livre sterling. L'identité des donateurs a toutefois été gardée secrète.



Bomb

Attentat à la bombe de Bangkok : à qui profite le crime ?

Traduit par Résistance 71

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L'attentat à la bombe de Lundi soir ce 17 Août 2015, a tué une vingtaine de personnes et en a blessé plus de 100 autres ; cet attentat est à ce jour un des attentats les plus sanglants ayant frappé la capitale Bangkok de mémoire récente.


L'attaque a ciblé un autel religieux très populaire parmi les touristes asiatiques, particulièrement venant de Chine, qui comprend maintenant le plus grand groupe démograhique de visiteurs de la Thaïlande chaque année. Il est très clair que l'attaque a été parfaitement coordonnée pour frapper le secteur économique de la Thaïlande, et fut montée spécfiquement contre un segment bien particulier du marché du tourisme thaïlandais. Les commentateurs ont admis qu'il y avait bien d'autres cibles présentant une plus grande concentration de touristes dans Bangkok, mais les terroristes ont frappé l'Erawan Shrine dans le centre de Bangkok afin de spécifiquement cibler le marché du tourisme asiatique.

Les médias occidentaux ont déjà commencé à pirouetter et à créer des théories sur le qui a perpétré l'attaque, se focalisant d'entrée de jeu sur les groupes séparatistes musulmans des provinces du Sud de la Thaïlande, qui ont mené une insurrection de basse intensité dans ces provinces depuis plusieurs années. Beaucoup notent quand même que la violence ne se répand que très rarement en dehors de ces provinces et qu'elle n'a jamais été conduite à cette échelle, spécifiquement à Bangkok.

Le dictateur déposé Thaksin Shinawatra et ses supporteurs ont aussi été cités comme suspects potentiels. Tandis que les séparatistes du sud du pays n'ont jamais commis d'actes de violence à Bangkok, les suiveurs de Shinawatra, eux en revanche, l'ont fait à maintes reprises. Ils ont provoqué des émeutes qui ont tué deux boutiquiers en 2009. En 2010, ils ont investit les rues de Bangkok avec plus de 300 militants lourdement armés, déclanchant des batailles de rue qui ont laissé près de 100 personnes sans vie et qui culminèrent dans des actes de vandalisme au travers de la ville. Ils ont réinvestit les rues de Bangkok avec les mêmes terroristes en 2013-14 pour cibler les manifestations menées contre le régime Shinawatra. Le dernier épisode de cette saga faisant près de 30 morts et des centaines de blessés.

Dollars

Les liens entre Goldman Sachs et l'Otan

Traduction : Marie-Ange Patrizio

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© Inconnu
Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l'Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d'affaires étasunienne.

Le curriculum de Rasmussen est prestigieux. En tant que Premier ministre danois (2001-2009), il s'est employé à « l'élargissement de l'Ue et de l'Otan en contribuant à la paix et à la prospérité en Europe ». En tant que secrétaire général, il a représenté l'Otan dans son « pic opératif avec six opérations dans trois continents », parmi lesquelles les guerres en Afghanistan et Libye et, « en riposte à l'agression russe contre l'Ukraine, il a renforcé la défense collective à un niveau sans précédents depuis la fin de la guerre froide ».

Il a en outre soutenu le « Partenariat transatlantique de commerce et d'investissements (Ttip) » (ou Tafta, ndt) entre Etats-Unis et Ue, base économique d' « une communauté transatlantique intégrée ».

Compétences précieuses pour Goldman Sachs, dont la stratégie est simultanément financière, politique et militaire. Ses dirigeants et consultants, après des années de travail dans la grande banque, ont été placés dans des postes clé dans le gouvernement étasunien et dans d'autres : parmi ceux-là Mario Draghi (gouverneur de la Banque d'Italie, puis président de la BCE) et Mario Monti (nommé chef du gouvernement par le président Napolitano en 2011).