Les Maîtres du Monde
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R2-D2

Norvège : Les robots tueurs suscitent l'inquiétude

Le gouvernement norvégien finance le développement de robots qui pourront, sans intervention humaine, prendre la décision de tirer sur leur cible. La Ligue pour la paix estime que ce projet viole le droit international.

Robot
Image extraite du film « I, Robot » d'Alex Proyas sorti en 2004 - capture d'écran

« Robots tueurs » pour les uns, « munitions partiellement autonomes » pour les autres : depuis plusieurs mois, le gouvernement norvégien finance le développement de nouveaux missiles pour équiper ses avions de combat. Leur particularité : « ils auront la capacité d'identifier une cible et de prendre la décision de tuer - ou non - sans intervention humaine », rapporte la version norvégienne du site d'actualité The Local.
Quenelle

Pour Ankara, le massacre est-il une option politique ?

La nouvelle alliance entre la Turquie et la France porte-t-elle uniquement sur des questions économiques, voire sur l'entrée dans l'Union européenne, ou est-elle proprement politique ? Dans ce cas, Paris doit-il couvrir la politique d'Ankara quelle qu'elle soit ? Ce soutien va-t-il jusqu'à celui de génocides ?

Pour la seconde fois, l'administration Obama a mis en cause la Turquie pour son soutien à l'Émirat islamique (Daesh). D'abord, le 2 octobre, le vice-président des États-Unis, Joe Biden, dans une intervention à l'École Kennedy de Harvard [1]. Puis le 23 octobre, le sous-secrétaire au Trésor, David S. Cohen, devant la Fondation Carnegie [2]. Tous deux ont accusé Ankara de soutenir les jihadistes et d'écouler le pétrole qu'ils volent en Irak et en Syrie.

Devant les dénégations du président Recep Tayyip Erdoğan, Joe Biden avait présenté des excuses. Le gouvernement turc avait alors autorisé le PKK à venir au secours des Kurdes syriens de Kobané, assiégés par Daesh. Las ! le comportement d'Ankara n'a pas convaincu et Washington a renouvelé ses accusations.
Star of David

L'ami de DSK passe par la fenêtre : le Mossad est en deuil

La chronique est discrète sur la mort, jeudi 24 octobre, de Thierry Leyne, l'ami et associé de DSK dans ce qui devait être une aventure financière à au moins deux milliards de cash. Mondafrique rappelle le parcours de ce mystérieux financier, auquel le Mossad s'intéressait de près.

La chronique est discrète sur la mort tragique, jeudi 24 octobre, de Thierry Leyne, l'ami et associé de DSK dans ce qui devait être une aventure financière à au moins deux milliards de cash.Sous la houlette de l'ancien ami de « Dodo la saumure » voici la promesse d'un coup gagnant au casino de la finance mondiale. C'est au printemps 2013 que Leyne et Strauss-Kahn s'unissent pour créer « LSK and Partners », une banque d'investissements version « boutique », nous précise le quotidien « L'Opinion ». DSK est alors sorti à peu près intact de son tsunami hôtelier, ayant renoncé à la politique il peut se mobiliser à plein pour la finance.

Leyne, son partenaire âgé à cette époque de 46 ans, n'est pas un vieil ami de DSK. Thierry, un franco-israélien, lui a été présenté par de puissantes personnalités israéliennes qui ont su convaincre Dominique : « s'associer à Leyne c'était l'assurance d'avoir le soutient total du gouvernent de Jérusalem ». En Israël, Leyne est un citoyen discret mais pas totalement ordinaire. Il a été formé à l'Institut de technologie de Haïfa, le Technion qui depuis longtemps a la réputation d'être l'université des techniciens du Mossad et de l'armée, une pouponnière d'espions. C'est ici qu'à été conçu le « Dôme de fer », bouclier anti missile, c'est aussi ce Technion qui travaille sur de multiples projets d'engins blindés téléguidés, de drones et autres outils d'espionnages ultra secrets. La légende, qui colle à l'institut de technologie, est claire : ceux qui y suivent des cours sont des « étudiants-soldats ». Nos excellent confrères, Ahmed Abbes et Ivar Ekeland du site « Orient XXI », qui viennent de consacrer un article à cette perle de la connaissance, terminent ainsi leur papier : « Le Technion, ses professeurs, ses chercheurs et ses étudiants sont devenus des rouages essentiels d'une politique dure israélienne, justifiants les appels internationaux de plus en plus nombreux au boycott académique de cette institution ».
Yoda

Vladimir Poutine : L'ordre mondial - de nouvelles règles ou un jeu sans règles ?


Vladimir Poutine au Club de Valdaï le 24 octobre 2014
Préambule

Depuis 2004, le Club international de discussion de Valdaï réunit une fois par an des experts et des politiques de différents pays pour débattre de la politique internationale. Cette année, la rencontre a eu lieu les 22, 23 et 24 octobre, à Sotchi, dans un hôtel de la station de montagne de Krasnaïa poliana.

108 experts, historiens et analystes politiques, originaires de 25 pays, dont 62 étrangers à la Russie ont ainsi analysé durant trois jours le thème de cette édition 2014 : L'ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

Vendredi 24 octobre, lors de la synthèse des travaux des trois journées précédentes en séance plénière, Vladimir Poutine est intervenu. Nous vous présentons ici des extraits de cette intervention du Président de la Fédération de Russie.

Et quand vous aurez lu ce discours impressionnant, nous vous invitons à lire l'article que Philippe Grasset lui a consacré aujourd'hui 25 octobre : L'ours de la taïga, la dédollarisation et la question du fou.

Le Saker francophone

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RETRANSCRIPTION DU DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE AU CLUB VALDAÏ, LE 24 OCTOBRE 2014

Chers collègues, Mesdames et Messieurs, chers amis,

C'est un plaisir de vous accueillir à la XIe réunion du Club Valdaï.

Il a déjà été mentionné que le Club a de nouveaux co-organisateurs cette année. Ils comprennent des organisations non gouvernementales russes, des groupes d'experts et de grandes universités. Il a également été suggéré d'élargir les discussions à des questions qui ne sont pas seulement liées à la Russie elle-même, mais aussi à la politique et à l'économie mondiales.
House

La Chine lance AIIB, la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures

Le gouvernement chinois vient d'officialiser le lancement d'une nouvelle banque, dont l'ambition est de rivaliser avec la Banque mondiale. Cette structure financière asiatique a pour nom anglais Asian Infrastructure Investment Bank, abrégé en AIIB (un acronyme à retenir), que les rares articles en français sur le sujet on traduit en Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures. Elle complète les mesures décidées au cours du dernier sommet du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), en juillet dernier au Brésil [1].


Un poseur d'affiche remplace le drapeau américain par le drapeau chinois
Bien que la nouvelle soit de taille, elle a été pour l'instant très peu relayée par les médias occidentaux, et encore moins par les médias francophones de référence. C'est pourquoi il nous a semblé intéressant de dresser une petite revue de presse focalisée sur cette initiative du gouvernement chinois.

La Chine voit surement dans cette initiative chinoise une manière utile et rapide d'utiliser les énormes capitaux en dollars américains à sa disposition.
Info

Comment commencer une guerre et perdre un empire

Préambule

Un article aussi long sur (ce que nous devons désormais appeler) le conflit américano-russe, signé par Dmitry Orlov, un délice.

Orlov est d'abord russe. Il a subi et couvert le désastre de l'effondrement des années 90, il est considéré comme un des papes du revivalisme, cet art de survivre allègrement, pour, par la suite, vivre avec beaucoup moins.

Plus précisément un Russe originaire de Leningrad [nom donné à Saint-Pétersbourg durant l'URSS]. Ces habitants de Leningrad, qui se sont serré les coudes durant un siège terrible. Ces habitants jardiniers dans leurs squares, mais aussi architectes prolétariens relevant les plans des palais tsaristes, avant qu'ils ne soient bombardés, afin de restituer, un jour, ce patrimoine à la Russie.

Le Gang de la clé à molette (The Monkey Wrench Gang), un roman de 1975 par Edward Abbey


Un Russe émigré en occident, du genre freak, ceux qui ont fait les beaux jours de l'image de l'Amérique vendue d'ici : les Hunter S. Thompson, les Edward Abbey, des renégats, les Jazzmen rejetés, le fameux Gang de la clef à molette.


Autant dire qu'Orlov est un communicant, qui nous fait mieux comprendre l'âme russe que d'aucuns pourraient trouver vieux jeu ou désuète, en écoutant certains caciques russes dans des émissions grand public de la télévision russe. Mais sans se départir de l'essentiel, la simplicité et la cohérence qui caractérisent les interventions de Poutine ou de Lavrov. L'auditeur occidental est toujours surpris de se sentir à nouveau concerné, impliqué. C'est l'occasion pour entamer une détoxification.

Entre un premier « Bouh ! » et un « Bouh ! » final (entre ses guillemets donc), c'est toute la situation vécue par les Russes qui défile, dans un sarcasme typiquement occidental, mais qui saura rester juste. Pour tous les Russes (mais « j'en suis » aussi), le comportement des occidentaux est tellement absurde. C'est la longue liste de tous les coups tordus de ces deux dernières années qui sont passés en revue par Orlov, ceux-là même qui ont réveillé l'âme russe.
Snakes in Suits

Mexique : la faillite planifiée d'un état

Traduction : Fausto Giudice pour Tlaxcala

© Inconnu
Commémoration en l’honneur des disparus
L'État mexicain est devenu une institution criminelle où les narcos et les politiciens fusionnent pour contrôler la société. Un État, dont la faillite a été organisée durant les deux dernières décennies pour éviter le plus grand cauchemar des élites : une deuxième révolution mexicaine.

« Ils les ont enlevés vivants, c'est vivants que nous les voulons », crie Marie Ester Contreras, tandis que vingt poings levés accompagnent le slogan à la tribune de l'Université ibéroaméricaine de Puebla, lors de la réception du prix Tata Vasco au nom du collectif Forces unies pour nos disparus au Mexique (Fundem), pour son travail contre les disparitions forcées. La scène est saisissante : les parentes des disparus, presque toutes des mères ou des sœurs, ne peuvent retenir leurs pleurs chaque fois qu'elles prennent la parole au XIème Forum des droits humains.
Magnify

Focus sur la crise espagnole

© Inconnu
Alors que l'Espagne vit une crise humanitaire sans précédent, le mouvement social subit une répression constante d'un régime qui a peur du changement et protège ses intérêts. Le bipartisme qui s'alterne au pouvoir depuis la fin de la dictature est fort affaibli par une succession de luttes sociales victorieuses et l'irruption d'initiatives populaires qui mettent en pratique de nouvelles façons de faire de la politique. A n'en pas douter, l'Espagne entre dans une phase de mobilisation qui augure de possibles changements politiques importants.

« Une situation pré-révolutionnaire éclate, annonçait Lénine, lorsque ceux d'en haut ne peuvent plus, ceux d'en bas ne veulent plus, et ceux du milieu basculent avec ceux d'en bas. »

En Espagne, sous un gouvernement du Parti Populaire (PP) teinté d'une extrême droite |1| monarchiste liée à l'Opus Dei, la dette poursuit son cours ascendant frôlant les 100% du PIB. L'austérité continue de frapper alors que la fraude fiscale des plus aisés supprime 80 milliards d'euros des recettes de l'État chaque année. |2| Les mesures antisociales aux conséquences incalculables imposées par les créanciers empêchent toute vie digne et condamne la population à la misère dans un pays où l'on parle déjà de malnutrition infantile, où des enfants à jeun s'évanouissent sur les bancs d'école ; un pays où l'on compte près de 6 millions de chômeurs dont une grande partie ne reçoit aucune aide ; où le nombre de foyers dont tous les membres actifs sont au chômage a été multiplié par quatre en cinq ans et est passé de 380 000 en 2006 (2,6%) à plus de 1 million 900 000 en 2013 (11%) |3| ; où une personne sur quatre vit dans la pauvreté et trois millions survivent dans l'extrême pauvreté avec moins de 307 euros par mois, soit le double de celles et ceux qui étaient dans cette situation au début de la crise en 2008 |4| ; où des centaines de milliers de familles sont expulsées de leurs logements pour ne plus pouvoir assumer une dette impayable qui les poursuit même après avoir été mis à la rue...
Chart Bar

Notre fausse prospérité actuelle ressemble à celle des années entre 1923 et 1929

Traduction : Horizons et débats

© Inconnu
Pour la compréhension de la situation actuelle, il est toujours bénéfique de regarder en arrière sur des ressemblances de développements d'antan, parce qu'ainsi la marche du développement économique actuel pourrait être clarifiée.

Si l'on compare dans cette optique la fausse prospérité de 1923 à 1929, apparue à la suite de l'inflation et de la réforme monétaire de 1920 à 1923, avec la fausse prospérité actuelle survenue suite à la première crise financière de 2008 à 2011, on peut observer les similitudes suivantes :

- Dans les deux cas, certaines nations - jadis surtout l'Allemagne - ont été entraînés suite à une crise financière mondiale dans l'insolvabilité, dans une réforme monétaire et l'appauvrissement de grandes parties de la classe moyenne et notamment les retraités - comme maintenant de nouveau en Argentine et dans les Etats européens en faillite.

- Les crashs financiers nationaux de 1920 à 1923 en Allemagne et de 2008 à 2012 dans les pays européens en faillite ou en Argentine n'on pas abouti dans une crise financière mondiale, parce que dans les deux cas la haute finance anglo-saxonne ne voulait pas perdre sa suprématie des crédits et a donc prolongé la servitude de l'endettement par de nouveaux crédits.

- Dans les deux cas la fausse prospérité a été financée par de la monnaie papier sans aucune équivalence-or. Après la Première Guerre mondiale les puissances victorieuses possédaient l'or, l'Allemagne et l'Autriche n'avaient donc plus de base pour leurs monnaies. Aujourd'hui, les banques centrales européennes ont prêté l'or à la haute finance anglo-saxonne et celle-ci l'a détourné et ne possède probablement elle-même plus d'or non plus. Donc on finance une fois de plus une fausse prospérité à l'aide de la planche à billets (FED) pour créer une masse monétaire croissante, dont le monde croit encore, qu'elle possède une base correspondante en or, alors qu'en réalité elle n'en a plus.
MIB

Ottawa en état de siège : l'assaut de l'EIIS sur la capitale canadienne, une autre affaire de terrorisme sous faux-drapeau

À Ottawa aujourd'hui, dans un évènement « sans précédent dans l'histoire du Canada », quelqu'un a abattu - à bout portant - l'un des soldats qui tenaient la garde au monument commémoratif de guerre du Canada. De là, le(s) suspect(s) vola(èrent) une(des) voiture(s) et prirent la route pour les Bâtiments du Parlement, où ils ont ouvert le feu à proximité des ministres et législateurs du gouvernement canadien. La capitale du Canada est actuellement verrouillée alors que des milliers de personnes de diverses forces de sécurité patrouillent dans la zone et installent des points de contrôle pour fouiller les véhicules entrants et sortants de la ville.

L'un des tireurs a été tué, supposément par un garde de sécurité à l'intérieur du Parlement. Au moins deux patients se sont présentés avec des plaies par balle à l'hôpital local. Les témoins oculaires ont dit aux infos locales de CTV « qu'un homme avec de longs cheveux portant un fusil » a tiré quatre coups sur un soldat proche de la « tombe du Soldat inconnu » du Canada. Ce soldat est depuis mort.
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