NOUVEAU ! Disponibles en français sous format électronique (Amazon Kindle) !

L’Onde, Tome 6 – Affronter l’inconnu, de Laura KNIGHT-JADCZYK

L'histoire secrète du monde, tome 2 - Les comètes et les cornes de Moïse, de Laura KNIGHT-JADCZYK

Les Maîtres du Monde
Carte


Vader

Arabie Saoudite : le prince Bandar démissionne

Le prince Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud a été relevé de ses fonctions de conseiller de sécurité nationale et de directeur des services secrets saoudiens par décret royal. Selon l'agence de presse nationale, cette décision aurait été prise « à sa demande ».

Personnalité brillante, fils du prince Sultan et d'une esclave, il avait été l'homme de confiance du roi Fahd qui l'avait nommé dès son accession au trône ambassadeur aux États-Unis. Il s'y était lié d'amitié avec l'ancien chef de la CIA et alors vice-président, George H. Bush, qui le considérait comme son « fils adoptif ». Il était alors entré dans la classe dirigeante US et dans nombre de ses clubs. Il avait été chargé de prendre en main les anciens combattants wahhabites d'Afghanistan et était devenu le protecteur d'Al-Qaïda, puis à la mort d'Oussama Ben Laden fin 2001, le seul et unique chef du réseau terroriste international. Il finançait ses opérations notamment avec le milliard de livres sterlings qu'il avait détournés en toute impunité lors du contrat d'armement Al-Yamamah [1].

À la mort du roi Fadh, il est rappelé en Arabie saoudite. Il devient le leader du clan des Sudeiris et, à ce titre, est nommé conseiller de sécurité nationale. En 2010, il tente d'organiser un coup d'État pour placer son père au pouvoir. Il est alors banni, mais revient un an plus tard, à la mort du prince Sultan, comme chef des Sudeiris. Il dirige alors la riposte saoudienne aux mouvements politiques qui agitent le monde arabe [2].
Play

L'hommage émouvant d'Abby Martin au journaliste d'investigation Michael Ruppert

Présentatrice de Russia Today, la journaliste Abby Martin a fondu en larmes lors de son hommage rendu au reporter-enquêteur Michael Ruppert, retrouvé suicidé.


Il s'est tiré une balle dans la tête: Michael Ruppert, un ex-policier reconverti dans le journalisme d'investigation, est mort, dimanche 13 avril, à l'âge de 63 ans.

Hier soir, une célèbre présentatrice de Russia Today, originaire comme lui du même environnement sociopolitique (la contre-culture californienne), n'a pas pu retenir ses larmes.

Le 5 mars, Panamza avait déjà évoqué la spécificité -dans le paysage médiatique contemporain- de celle qui faisait alors l'objet d'une importante couverture médiatique internationale en raison de son opposition -déclarée à l'antenne- à la conquête russe de la Crimée.

Hier, mardi 15 avril, elle concluait de manière émouvante la dernière minute de son émission Breaking the set par un vibrant hommage à Michael Ruppert (interviewé en octobre dernier).
TV

FILM : Rwanda, 20 ans après : l'histoire truquée

Un film de Julien Teil et Paul-Éric Blanrue. Une production Topdoc et Apocalypse France.

Vingt ans après le drame, le président du Rwanda Paul Kagame, les médias, les associations "humanitaires", une grande partie de la classe politique et les réseaux pro-israéliens continuent d'accuser la France d'avoir participé au génocide rwandais. Pour la pensée unique, les Tustis sont les victimes de crimes contre l'humanité commis par les Hutus pro-Français ; jamais leur part de culpabilité n'est mise en évidence ; jamais on n'explique les raisons sordides qui se cachent derrière ce massacre ; jamais n'est mentionné le rôle néfaste des puissances étrangères ayant eu intérêt à provoquer la catastrophe. Il est temps de reprendre l'affaire à zéro et oser dire, preuves à l'appui, que l'histoire officielle a été truquée.
Bad Guys

Poussées vers la guerre et inégalités sociales

© Inconnu
La semaine passée, Equilar, société de données sur les salaires des dirigeants d'entreprises, a rapporté qu'aux Etats-Unis les 100 PDG les mieux payés, ont vu leur salaire médian augmenter de 9 pour cent en 2013 pour atteindre 13,9 millions de dollars.

Ce rapport survient au moment où les médias et l'establishment politique américains sont en train de déchaîner un nouveau déluge de propagande de guerre, cette-fois contre la Russie. Comme dans le cas des conflits en Serbie, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, les médias américains sont en train de déverser des mensonges éhontés sur la crise en Ukraine. Comme d'habitude, rien n'est examiné avec objectivité, aucune preuve n'est fournie pour justifier les accusations portées contre l'ennemi, aucun contexte historique n'est avancé. Au contraire, on cherche à engourdir et intimider la population dans le but de vaincre l'opposition de celle-ci à une intervention militaire.


La régularité avec laquelle les États-Unis menacent ou s'embarquent dans de nouvelles guerres dépend des objectifs géopolitiques illimités et prédateurs de la classe dirigeante américaine. Elle est aussi ancrée dans les immenses tensions sociales générées par l'extraordinaire croissance de l'inégalité sociale.
Attention

Amazonie : Perenco étend ses forages

© Inconnu
De nouvelles réserves à exploiter, malgré la présence d'indiens en isolement volontaire ? Perenco, l'entreprise pétrolière franco-britannique, serait sur le point d'acquérir 55% des parts d'une nouvelle concession, dans le nord du Pérou. Probablement une des réserves en pétrole les plus importantes du Pays, le lot 39 représente 700 000 hectares de forêt tropicale.
Un lieu où vivraient des indiens en isolement volontaire- ces populations autochtones qui préfèrent ne pas entrer en contact avec le monde extérieur « civilisé » !


Jusqu'à maintenant, c'est la société espagnole Repsol qui dirigeait les opérations. Mais cette dernière a décidé de se retirer du projet, certainement sous la pression du ministère norvégien des finances ! La Norvège est en effet actionnaire de l'entreprise espagnole. En 2010, après la réalisation d'une étude, le conseil d'éthique du ministère des finances a recommandé le retrait des fonds engagés auprès de Repsol. En cause : la violation des droits de l'homme des Indiens vivant dans cette région.
Eye 2

La police de New York ferme une unité qui espionnait les musulmans

La police de New York a annoncé mardi soir la fermeture d'une unité chargée depuis plusieurs années de surveiller les musulmans, qui faisait l'objet de vives critiques.

Ses agents « ont été réassignés à d'autres tâches, au sein du Bureau du renseignement », a précisé la police, ajoutant dans un communiqué que les informations recueillies par cette unité, « largement inactive » depuis l'arrivée en janvier d'une nouvelle équipe municipale, pouvaient l'être « par des contacts directs entre la police et les communautés concernées ».

Cette unité, composée apparemment d'une douzaine de personnes, avait été secrètement mise en place dans les années suivant le 11-Septembre, et travaillait sur New York et ses environs. Des policiers en civil avaient pour mission de surveiller la communauté musulmane, ses lieux de culte, ses restaurants, librairies et magasins, et de documenter ce qu'ils voyaient et entendaient.
Hardhat

La Maison Blanche ment à l'Union Européenne sur la fourniture de gaz étasunien

Traduction Dominique Muselet

La Maison Blanche et le Département d'État mentent éhontément aux gouvernements Européens sur la capacité des États-Unis à leur fournir autant de gaz qu'il leur en faut pour remplacer le gaz russe. Les récentes déclarations du président étasunien Obama et du secrétaire d'état John Kerry sont si évidemment fausses qu'elles trahissent le profond désespoir de Washington devant la situation de l'Ukraine versus Moscou. Ou alors il faut croire que Washington a tellement perdu le contact avec la réalité qu'il ne sait plus ce qu'il dit. Dans les deux cas, cela en fait un partenaire diplomatique peu fiable pour l'Union Européenne.


Après sa récente réunion avec les leaders européens, Obama a fait une déclaration incroyable. Il a dit que le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) négocié en secret derrière des portes closes par les plus importantes multinationales faciliterait la fourniture de gaz étasunien à l'Europe et permettrait à cette dernière de réduire sa dépendance envers le gaz russe : «Une fois qu'on aura mis en place un accord commercial, il sera beaucoup plus facile d'exporter des licences pour des projets de gaz naturel liquéfié à destination de l'Europe, une évolution bienvenue dans la situation géopolitique actuelle», a déclaré Obama.
Bad Guys

L'impérialisme allemand de retour à la faveur de la crise en Ukraine

La Russie a mis en garde le régime pro-occidental de Kiev contre l'organisation d'opérations militaires à l'encontre des protestations anti-gouvernementales en Ukraine de l'Est, ce qui a provoqué à Berlin une nouvelle vague de propagande belliciste anti-russe.

Le Premier ministre ukrainien - d'un gouvernement non-élu - Arseni Iatseniouk  en compagnie du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, le 22 mars 2014.
© Gleb Garanich/Reuters
Le Premier ministre ukrainien - d'un gouvernement non-élu - Arseni Iatseniouk
en compagnie du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, le 22 mars 2014.
Avant même la convocation par la Russie d'une session extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a accusé Moscou de « fomenter des troubles en Ukraine, » en usant de menaces : « la Russie doit savoir que l'Occident ne se laissera pas prendre au chantage. »

Le président et vice-chancelier Sigmar Gabriel (Parti social-démocrate, SPD) est allé encore plus loin. Il a profité d'une célébration de la Première Guerre mondiale à l'église française de Berlin pour attiser la haine contre la Russie. Aux côtés du premier ministre français, Manuel Valls, il a accusé Moscou de remettre en question « les valeur politiques fondamentales. »

La Russie est « manifestement prête à laisser des chars franchir les frontières européennes, » a-t-il dit, ajoutant que Moscou « est revenu à l'esprit de la politique de pouvoir nationaliste » qui, il y a cent ans, avait conduit à la Première Guerre mondiale.
Extinguisher

L'incendie ukrainien ou l'hostilité complète entre la Russie et l'Union européenne

Le coup d'État renversant Ianoukovitch fut une « réussite ». Il a permis de créer une hostilité complète entre l'UE et la Russie.

Feu
© Inconnu
Alors que la violence s'accentue dans tout l'est de l'Ukraine au point que l'on peut évoquer un début de « bosnisation » de la zone, il est capital de connaître les concepts de la géopolitique anglo-saxonne pour comprendre les répercussions en Ukraine. L'Anglais Halford Mackinder (1861-1947) a théorisé le principe qu'aucune puissance européenne ne devait unifier l'ensemble du continent eurasiatique (Europe et Russie) car le monde anglo-saxon n'y survivrait pas économiquement.

Les deux guerres mondiales menées par Londres et Washington avaient pour but d'empêcher l'Allemagne de concrétiser ce rêve. Le cœur géographique du continent eurasiatique, « la zone pivot » (Heartland) [PDF], ne doit pas s'étendre jusqu'aux mers chaudes. Toute la politique anglo-saxonne est de contrôler les « terres du bord » du continent eurasiatique (le Rimland) [PDF], selon le géopolitologue américain Nicholas Spykman (1893-1943), afin de contenir l'expansion de la puissance principale du continent européen : Allemagne autrefois, URSS et Russie aujourd'hui.
Cowboy Hat

Les États-Unis entraîneront-ils l'Europe dans leur chute ?

© Inconnu
Dans la confrontation actuelle entre Russie et Occident sur la crise ukrainienne, l'image de la guerre froide vient inévitablement à l'esprit et les médias en sont évidemment friands. Or, contrairement à ce qu'ils laissent sous-entendre, ce n'est pas la Russie qui cherche le retour d'un rideau de fer mais bel et bien les États-Unis. Un rideau de fer séparant anciennes puissances et pays émergents, monde d'avant et monde d'après, débiteurs et créditeurs. Et ce dans l'espoir un peu fou de préserver l'American way of life et l'influence des États-Unis sur « leur » camp à défaut de pouvoir l'imposer sur le monde entier. En d'autres termes, sombrer avec le plus de compagnons possible pour avoir l'impression de ne pas sombrer.

Pour les États-Unis, c'est en effet l'enjeu actuel : entraîner avec eux tout le camp occidental pour pouvoir continuer à dominer et à commercer avec suffisamment de pays. On assiste ainsi à une formidable opération de retournement d'opinions et de leaders en Europe afin d'assurer des gouvernants dociles et compréhensifs vis-à-vis du patron américain, soutenue par une blitzkrieg pour les lier définitivement avec le TTIP et pour les couper de ce qui pourrait être leur planche de salut, à savoir les BRICS, leurs immenses marchés, leurs dynamiques d'avenir, leur lien avec les pays en voie de développement, etc. Nous analysons tous ces aspects dans ce numéro du GEAB, ainsi que l'utilisation subtile de la crainte d'une déflation pour convaincre les Européens d'adopter les méthodes US.
Top