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La Chine lance AIIB, la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures

Le gouvernement chinois vient d'officialiser le lancement d'une nouvelle banque, dont l'ambition est de rivaliser avec la Banque mondiale. Cette structure financière asiatique a pour nom anglais Asian Infrastructure Investment Bank, abrégé en AIIB (un acronyme à retenir), que les rares articles en français sur le sujet on traduit en Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures. Elle complète les mesures décidées au cours du dernier sommet du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), en juillet dernier au Brésil [1].


Un poseur d'affiche remplace le drapeau américain par le drapeau chinois
Bien que la nouvelle soit de taille, elle a été pour l'instant très peu relayée par les médias occidentaux, et encore moins par les médias francophones de référence. C'est pourquoi il nous a semblé intéressant de dresser une petite revue de presse focalisée sur cette initiative du gouvernement chinois.

La Chine voit surement dans cette initiative chinoise une manière utile et rapide d'utiliser les énormes capitaux en dollars américains à sa disposition.
Info

Comment commencer une guerre et perdre un empire

Préambule

Un article aussi long sur (ce que nous devons désormais appeler) le conflit américano-russe, signé par Dmitry Orlov, un délice.

Orlov est d'abord russe. Il a subi et couvert le désastre de l'effondrement des années 90, il est considéré comme un des papes du revivalisme, cet art de survivre allègrement, pour, par la suite, vivre avec beaucoup moins.

Plus précisément un Russe originaire de Leningrad [nom donné à Saint-Pétersbourg durant l'URSS]. Ces habitants de Leningrad, qui se sont serré les coudes durant un siège terrible. Ces habitants jardiniers dans leurs squares, mais aussi architectes prolétariens relevant les plans des palais tsaristes, avant qu'ils ne soient bombardés, afin de restituer, un jour, ce patrimoine à la Russie.

Le Gang de la clé à molette (The Monkey Wrench Gang), un roman de 1975 par Edward Abbey


Un Russe émigré en occident, du genre freak, ceux qui ont fait les beaux jours de l'image de l'Amérique vendue d'ici : les Hunter S. Thompson, les Edward Abbey, des renégats, les Jazzmen rejetés, le fameux Gang de la clef à molette.


Autant dire qu'Orlov est un communicant, qui nous fait mieux comprendre l'âme russe que d'aucuns pourraient trouver vieux jeu ou désuète, en écoutant certains caciques russes dans des émissions grand public de la télévision russe. Mais sans se départir de l'essentiel, la simplicité et la cohérence qui caractérisent les interventions de Poutine ou de Lavrov. L'auditeur occidental est toujours surpris de se sentir à nouveau concerné, impliqué. C'est l'occasion pour entamer une détoxification.

Entre un premier « Bouh ! » et un « Bouh ! » final (entre ses guillemets donc), c'est toute la situation vécue par les Russes qui défile, dans un sarcasme typiquement occidental, mais qui saura rester juste. Pour tous les Russes (mais « j'en suis » aussi), le comportement des occidentaux est tellement absurde. C'est la longue liste de tous les coups tordus de ces deux dernières années qui sont passés en revue par Orlov, ceux-là même qui ont réveillé l'âme russe.
Snakes in Suits

Mexique : la faillite planifiée d'un état

Traduction : Fausto Giudice pour Tlaxcala

© Inconnu
Commémoration en l’honneur des disparus
L'État mexicain est devenu une institution criminelle où les narcos et les politiciens fusionnent pour contrôler la société. Un État, dont la faillite a été organisée durant les deux dernières décennies pour éviter le plus grand cauchemar des élites : une deuxième révolution mexicaine.

« Ils les ont enlevés vivants, c'est vivants que nous les voulons », crie Marie Ester Contreras, tandis que vingt poings levés accompagnent le slogan à la tribune de l'Université ibéroaméricaine de Puebla, lors de la réception du prix Tata Vasco au nom du collectif Forces unies pour nos disparus au Mexique (Fundem), pour son travail contre les disparitions forcées. La scène est saisissante : les parentes des disparus, presque toutes des mères ou des sœurs, ne peuvent retenir leurs pleurs chaque fois qu'elles prennent la parole au XIème Forum des droits humains.
Magnify

Focus sur la crise espagnole

© Inconnu
Alors que l'Espagne vit une crise humanitaire sans précédent, le mouvement social subit une répression constante d'un régime qui a peur du changement et protège ses intérêts. Le bipartisme qui s'alterne au pouvoir depuis la fin de la dictature est fort affaibli par une succession de luttes sociales victorieuses et l'irruption d'initiatives populaires qui mettent en pratique de nouvelles façons de faire de la politique. A n'en pas douter, l'Espagne entre dans une phase de mobilisation qui augure de possibles changements politiques importants.

« Une situation pré-révolutionnaire éclate, annonçait Lénine, lorsque ceux d'en haut ne peuvent plus, ceux d'en bas ne veulent plus, et ceux du milieu basculent avec ceux d'en bas. »

En Espagne, sous un gouvernement du Parti Populaire (PP) teinté d'une extrême droite |1| monarchiste liée à l'Opus Dei, la dette poursuit son cours ascendant frôlant les 100% du PIB. L'austérité continue de frapper alors que la fraude fiscale des plus aisés supprime 80 milliards d'euros des recettes de l'État chaque année. |2| Les mesures antisociales aux conséquences incalculables imposées par les créanciers empêchent toute vie digne et condamne la population à la misère dans un pays où l'on parle déjà de malnutrition infantile, où des enfants à jeun s'évanouissent sur les bancs d'école ; un pays où l'on compte près de 6 millions de chômeurs dont une grande partie ne reçoit aucune aide ; où le nombre de foyers dont tous les membres actifs sont au chômage a été multiplié par quatre en cinq ans et est passé de 380 000 en 2006 (2,6%) à plus de 1 million 900 000 en 2013 (11%) |3| ; où une personne sur quatre vit dans la pauvreté et trois millions survivent dans l'extrême pauvreté avec moins de 307 euros par mois, soit le double de celles et ceux qui étaient dans cette situation au début de la crise en 2008 |4| ; où des centaines de milliers de familles sont expulsées de leurs logements pour ne plus pouvoir assumer une dette impayable qui les poursuit même après avoir été mis à la rue...
Chart Bar

Notre fausse prospérité actuelle ressemble à celle des années entre 1923 et 1929

Traduction : Horizons et débats

© Inconnu
Pour la compréhension de la situation actuelle, il est toujours bénéfique de regarder en arrière sur des ressemblances de développements d'antan, parce qu'ainsi la marche du développement économique actuel pourrait être clarifiée.

Si l'on compare dans cette optique la fausse prospérité de 1923 à 1929, apparue à la suite de l'inflation et de la réforme monétaire de 1920 à 1923, avec la fausse prospérité actuelle survenue suite à la première crise financière de 2008 à 2011, on peut observer les similitudes suivantes :

- Dans les deux cas, certaines nations - jadis surtout l'Allemagne - ont été entraînés suite à une crise financière mondiale dans l'insolvabilité, dans une réforme monétaire et l'appauvrissement de grandes parties de la classe moyenne et notamment les retraités - comme maintenant de nouveau en Argentine et dans les Etats européens en faillite.

- Les crashs financiers nationaux de 1920 à 1923 en Allemagne et de 2008 à 2012 dans les pays européens en faillite ou en Argentine n'on pas abouti dans une crise financière mondiale, parce que dans les deux cas la haute finance anglo-saxonne ne voulait pas perdre sa suprématie des crédits et a donc prolongé la servitude de l'endettement par de nouveaux crédits.

- Dans les deux cas la fausse prospérité a été financée par de la monnaie papier sans aucune équivalence-or. Après la Première Guerre mondiale les puissances victorieuses possédaient l'or, l'Allemagne et l'Autriche n'avaient donc plus de base pour leurs monnaies. Aujourd'hui, les banques centrales européennes ont prêté l'or à la haute finance anglo-saxonne et celle-ci l'a détourné et ne possède probablement elle-même plus d'or non plus. Donc on finance une fois de plus une fausse prospérité à l'aide de la planche à billets (FED) pour créer une masse monétaire croissante, dont le monde croit encore, qu'elle possède une base correspondante en or, alors qu'en réalité elle n'en a plus.
MIB

Ottawa en état de siège : l'assaut de l'EIIS sur la capitale canadienne, une autre affaire de terrorisme sous faux-drapeau

À Ottawa aujourd'hui, dans un évènement « sans précédent dans l'histoire du Canada », quelqu'un a abattu - à bout portant - l'un des soldats qui tenaient la garde au monument commémoratif de guerre du Canada. De là, le(s) suspect(s) vola(èrent) une(des) voiture(s) et prirent la route pour les Bâtiments du Parlement, où ils ont ouvert le feu à proximité des ministres et législateurs du gouvernement canadien. La capitale du Canada est actuellement verrouillée alors que des milliers de personnes de diverses forces de sécurité patrouillent dans la zone et installent des points de contrôle pour fouiller les véhicules entrants et sortants de la ville.

L'un des tireurs a été tué, supposément par un garde de sécurité à l'intérieur du Parlement. Au moins deux patients se sont présentés avec des plaies par balle à l'hôpital local. Les témoins oculaires ont dit aux infos locales de CTV « qu'un homme avec de longs cheveux portant un fusil » a tiré quatre coups sur un soldat proche de la « tombe du Soldat inconnu » du Canada. Ce soldat est depuis mort.
Bad Guys

Les USA, état terroriste n°1

Traduction : Wayan/Fausto

© Inconnu
Pour bien comprendre cet article de Noam Chomsky, publié non pas aux États-Unis, mais au Venezuela, qui considère les USA comme un État terroriste, il convient de rappeler que dans le « droit de la guerre » la protection des populations civiles est un devoir pour les deux parties en lice. Ne pas le faire est une infraction directe au droit humanitaire [1].

Une attaque terroriste est une attaque visant directement des civils, dans le but d'obtenir un avantage territorial ou politique. Ce qui est le cas de l'État islamique (Daech, Isis, EIIL...), qualifié de groupe terroriste. Mais l'attaque, racontée dans ce texte, d'une usine cubaine, par des forces terroristes formées par les USA, et qui laissa 400 ouvriers morts, en est un autre cas. Au niveau légal, les deux attaques ne sont pas différentes. La différence entre les deux, subjective à la conscience collective occidentale, repose sur sa représentation médiatique, celle qui fabrique votre consentement, qui vilipende la première et encense, ou au moins excuse, la deuxième, simplement parce que c'est votre bord qui en est l'auteur.

Si vous trouvez que faire cette différence est normal de votre part, alors vous pouvez vous classer parmi les hégémonistes (même si vous préférez le mot pragmatiques), ceux qui pensent que c'est la puissance qui est la règle du jeu international. Si vous trouvez cette différence anormale, vous vous classez parmi les légalistes et vous blâmerez les deux. Mais il faut aussi se rappeler que le puissant à une responsabilité supplémentaire, celle de maîtriser sa puissance et ne pas commencer l'attaque. D'autant plus, s'il se considère « gendarme du monde », car on ne peut prétendre à la fois faire appliquer la loi et se placer au-dessus d'elle.

Il devient de plus en plus évident que l'hégémonisme est une idéologie qui reprend toute sa force aux USA et dans le monde occidental, tant parmi nos gouvernements, que dans la conscience collective, dirigée dans ce sens par les médias dominants. C'est pourtant cette idéologie qui a conduit aux catastrophes qu'ont été les deux premières guerres mondiales. Guerres à chaque fois perdues par les tenants de l'hégémonisme. Ce qui nous ramène à la constatation du gouvernement US lui-même, que vous lirez dans ce texte : « les succès sont si rares qu'il serait bon d'envisager un changement de stratégie », constatations que les pragmatiques et les hégémonistes se doivent de méditer.

Le Saker francophone.
Eye 1

Société : petit panorama des programmes de surveillance connus

© Inconnu
Les programmes de surveillance ne sont pas une nouveauté... En 1988, le journaliste Duncan Campbel révélait l'existence d'un programme de renseignement, Echelon, dans un article pour The New Statesman qui s'intitulait « Somebody's listening« . En 1996, c'était le journaliste néo-zélandais Nicky Hager qui publiait « Secret power» sur l'implication de son pays dans le programme. En 1999, suite à une demande du Parlement Européen, Duncan Campbell rend un rapport intitulé « Interception capabilities 2000 » pour le STOA (Science and Technology Options Assessment du Parlement Européen - traduction française disponible sous le titre « surveillance électronique planétaire » aux éditions Allia).

Le projet Echelon désignait un système mondial d'interception SIGINT via les satellites, et regroupant les États-Unis (NSA), le Royaume-Uni (GCHQ), le Canada (CSTC), l'Australie (DSD) et la Nouvelle-Zélande (GCSB) dans le cadre dutraité UKUSA.
Bad Guys

Exercice du SWAT la veille de la fusillade au lycée Marysville à Washington

Selon les informations données le 24 Octobre 2014 par Brooke Baldwin, journaliste sur CNN, à propos de la fusillade au lycée Marysville, dans l'Etat de Washington, une équipe du SWAT (l'équivalent du GIGN en France) avait organisé la veille (le 23 Oct. 2014) de la fusillade un entraînement dans le secteur du lycée, du côté du "grand parking clôturé".

Quenelle - Golden

Poutine : Le monde est en train d'être détruit par les U.S. et ses satellites qui se font passer pour « La communauté internationale »

AFP PHOTO / POOL / MICHAEL KLIMENTYEV

Le président russe Vladimir Poutine assis à côté de l'ancien Premier ministre français Dominique de Villepin (R) le 24 Octobre, 2014 au cours d'une réunion des membres du Club Valdaï dans la ville russe de Sotchi.
Réunion du Club International Valdaï : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

24 octobre 2014, Sotchi - Russie

Texte original (russe) : http://kremlin.ru/news/46860
Traduction (anglais) :
http://eng.news.kremlin.ru/news/23137
Traduction française :
http://www.sayed7asan.blogspot.fr

Vladimir Poutine a pris part à la dernière séance plénière de la XIe session du Club International de Discussion Valdaï. Le thème de la réunion était : L'ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

Cette année, 108 experts, historiens et analystes politiques originaires de 25 pays, dont 62 participants étrangers, ont pris part aux travaux du Club.


La réunion plénière a présenté une synthèse des travaux du Club au cours des trois journées précédentes, qui ont été consacrées à l'analyse des facteurs d'érosion du système actuel des institutions et des normes du droit international.


Discours du Président Vladimir Poutine durant la dernière séance plénière de la XIe session du Club Valdaï

Commentaire: Ce que Poutine ne dit pas à la fin, c'est que l'ISIS / ISIL est une créature des Etats-Unis.

Voici la vidéo du discours finale de la conférence de Valdai qui s'est tenue dans les montagnes au-dessus de Sotchi.



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