Les Maîtres du Monde
Carte


USA

Démontrer le contrôle US des institutions internationales, et en sortir

La Fédération de Russie doit-elle rester dans des institutions internationales notoirement contrôlées par Washington ? La question est récurrente en Russie depuis l'affaire ukrainienne. Il est clair que loin de faire appliquer le droit international, l'Onu et ses agences servent exclusivement les intérêts états-uniens. Anatoli Wasserman propose de mettre à nu cette escroquerie avant d'en sortir.


Après avoir gouverné l'Irak, puis organisé la guerre d'Israël contre le Liban, l'ambassadeur états-unien Jeffrey Feltman est devenu le véritable chef de l'Onu en juillet 2012. On le voit ici prêter serment sur la Charte de l'Organisation en sa qualité de secrétaire général adjoint aux affaires politiques.
Ne nous pressons pas de trouver une alternative à la « globalisation à l'occidentale », mais exploitons plutôt tout le potentiel des organisations internationales

L'« Occident » en général et les États-Unis en particulier (et dans une moindre mesure l'Union européenne) ont dépensé beaucoup d'énergie, de moyens et de temps à claironner devant le reste du monde ainsi que ses environs. Il suffit d'observer, par exemple, les compétitions sportives organisées aux États-Unis où sont représentées différentes disciplines propres au pays, puis de regarder les compétitions internationales, il devient alors très clair que le monde se transforme en pâle copie des États-Unis. Aujourd'hui, alors que plus de la moitié de la population sur Terre ainsi qu'à peu près la moitié des richesses économiques se concentrent dans des pays qui sont loin de soutenir inconditionnellement les décisions états-uniennes (et même celles prises ensemble avec l'Union européenne), nous avons malgré tout pris l'habitude de parler, par exemple, de l'isolation de la Fédération de Russie par la communauté internationale, alors qu'il serait plus objectif de dire que ce sont les États-Unis ainsi que l'Europe qui tentent de s'isoler de la Fédération de Russie. C'est pourquoi beaucoup de gens ont pris l'habitude de croire que les États-Unis ont raison de s'attribuer la responsabilité de prendre les décisions concernant le reste du monde, décisions prises de façon autonome ou bien au nom de l'Otan, ou voire encore avec l'implication de l'UE.
Light Saber

Poutine a confirmé la position principielle russe sur la question kosovare

© Photo : REUTERS/Marko Djurica
Vladimir Poutine a confirmé la position principielle russe sur la question kosovare, indique TASS.
« Vous avez évoqué la position de la Russie à l'égard du Kosovo, a dit le président russe à une rencontre avec son homologue serbe Tomislav Nikolic. Moscou occupe une position principielle qui n'est pas basée seulement sur notre amitié et les liens étroits, mais aussi sur le droit international et l'équité. »

Tomislav Nikolic a de son côté qualifié de précieux le soutien en la matière que la Russie accorde à la Serbie.

« Votre soutien à la sauvegarde de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de la Serbie est précieux pour nous, surtout pour ce qui est du Kosovo », a ajouté le leader serbe.

« Pour la Serbie la Russie est une grande amie de longue date et Belgrade ne remettra pas en question ses principes moraux par le biais d'une attitude négative à l'égard de la Russie. Nous n'avons pas de choix et nous ne pouvons pas agir autrement », a conclu Timislav Nikolic.
Quenelle - Golden

« Les chemins de Damas » : comment l'Elysée a manipulé les rapports sur les armes chimiques

Le livre français, les chemins de Damas, publié il y a quelques jours, provoque un scandale en révélant des éléments secrets sur la manière dont la présidence française a forcé le corps diplomatique et les services secrets français à se soumettre à la décision politique de renverser Assad, ainsi qu'à manipuler les rapports sur les armes chimiques et la réelle puissance du régime syrien.

Sarkozy et Al Assad
© Photo : AFP/Getty Images-Louai Beshara
Nicolas Sarkozy reçoit Bachar Al Assad à Paris, le 9 décembre 2010
Un livre publié à Paris il y a quelques jours [le 9 octobre 2014] intitulé Les chemins de Damas, Le dossier noir de la relation franco-syrienne, écrit par les journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, donne de précieuses informations sur les coulisses de la relation entre Paris et Damas au cours des 40 dernières années. Ce livre d'investigation contient des informations et des interviews avec des personnalités étroitement impliquées dans le dossier syrien, des années 1980 à nos jours.

En passant des sommets présidentiels aux confrontations politiques et meurtrières, ainsi que des tensions diplomatiques aux périodes de lune de miel et à la coordination secrète des deux capitales, le livre s'attaque aux dossiers noirs et autres événements cachés, qui caractérisent la relation décrite comme quasi-schizophrène entre les deux pays.
Propaganda

Le 11 septembre 2001, altération de la société américaine

Traduction : Résistance 71

© Inconnu
Paul Craig Roberts, économiste, ancien sous-secrétaire d'état aux finances sous Reagan, connait le système de l'intérieur, depuis le haut de la pyramide. Écœuré de ce que son pays est devenu, il a retiré les gants depuis un moment et travaille le monstre au buffet dans les cordes... Paul Craig Roberts est sans doute un des derniers héros pré-pays du goulag levant. Nous ne sommes pas politiquement d'accord avec lui sur les solutions à apporter à ce marasme, mais voir quelqu'un comme lui, qui pourrait à son âge se la couler très, très douce dans le système, tirer à boulets rouges sur les crimes continuels de ses pairs, cela ne peut qu'inspirer le respect et certainement fait garder espoir en l'humanité. Merci Mr Roberts !
- Résistance 71 -

La tragédie du 11 Septembre 2001 va bien plus loin que la mort de ceux qui périrent dans les tours et celle des pompiers et personnels d'urgence qui ont succombé de maladies suite aux inhalations des poussières toxiques. Depuis 13 ans, une nouvelle génération d'Américains est née avec et sous le mythe du 11 septembre qui a été utilisé pour créer de toute pièce l'état américain policier et de guerre perpétuelle.
Stock Up

La Russie et la Chine signent 38 accords bilatéraux


Les premiers ministres russe et chinois, Dmitri Medvedev et Li Keqiang, à l'issue de négociations à Moscou. Crédit : AP
La coopération entre la Russie et la Chine entre dans une nouvelle phase. Les banques russes ont obtenu de nouveaux crédits en Chine, la coopération énergétique devrait également être élargie. L'agence Bloomberg estime que la Russie espère obtenir auprès de la Chine les investissements qui lui permettront d'éviter la récession. Toutefois, plusieurs experts émettent des doutes quant à l'effet de ces nouveaux accords.

Au total, 38 accords bilatéraux interministériels et interentreprises ont été signés lundi dernier. Un nombre record, selon le premier ministre russe Dmitri Medvedev. La signature de cet imposant bloc de documents coïncide avec la visite du premier ministre de la République populaire de Chine Li Keqiang à Moscou.

Financements

Les financements représentent l'un des aspects fondamentaux des accords signés. Les banques russes soumises à des sanctions américaines et européennes obtiennent des lignes de crédit auprès de la Banque d'import-export de Chine. Ainsi, VTB et Vnesheconombank ont signé des accords-cadres portant sur des crédits de 1,6 milliard d'euros chacun. Ces crédits pourront servir à financer les importations en provenance de Chine.
Snakes in Suits

Traité transatlantique : aujourd'hui, flagrants mensonges de Karel de Gucht, en vidéo

© Inconnu
Dans une courte vidéo très originale, le journal Fakir dénonce la propagande mensongère diffusée par l'Union Européenne et ses représentants pour nous vendre le grand marché transatlantique (TAFTA).

La vidéo est très bien faite. Elle montre un jeune gars qui s'éveille et écoute la propagande de l'UE diffusée à la radio ventant les mérites de ce grand marché transatlantique. Il se précipite à la cuisine et interpelle les membres de sa famille attablée pour le petit déjeuné, qui semblent très dubitatifs et lui conseillent de ne pas croire tout ce qu'il entend. Piqué au vif, le type monte dans son bureau et se met donc à chercher de quoi démontrer à ces sceptiques que l'info est fiable. Mais en cherchant les sources, il se rend compte qu'il a été dupé et qu'en effet... ce qu'il a entendu est grossièrement mensonger et trompeur.

Ce qui est intéressant dans cette vidéo, c'est qu'elle montre au spectateur comment lui-même peut faire pour aller chercher les infos cachées et ainsi s'assurer lui-même, grâce à quelques clics sur le net, de la pertinence ou de la fausseté de ce qu'on diffuse dans les médias, et aisni s'informer de façon pertinente et éclairée.

Star of David

Israël et Gaza : la politique du fait accompli

© Photo: Wissam Nassar / The New York Times
Des Palestiniens marchent au milieu des ruines laissées par les bombardements israéliens sur Beit Hanoun, Bande de Gaza, 17 août 2014
Le 26 août, Israël et l'autorité palestinienne ont tous deux accepté un accord de cessez-le-feu, après une attaque israélienne de 50 jours sur Gaza, attaque qui a fait 2.100 morts palestiniens et qui a laissé derrière elle un environnement largement dévasté.

L'accord prévoit l'arrêt des actions militaires d'Israël et du Hamas, ainsi qu'un assouplissement du blocus israélien qui étrangle la bande de Gaza depuis de nombreuses années.

Il n'est cependant que le dernier d'une série d'accords de cessez-le-feu, conclu, comme à chaque fois, au terme d'une de ces escalades récurrentes d'Israël dans son agression sans relâche contre Gaza.

Depuis novembre 2005, les termes de ces accords sont restés essentiellement les mêmes. La manière habituelle de faire d'Israël est de ne tenir aucun compte des accords mis en place, alors que le Hamas les observe (comme Israël l'a reconnu) jusqu'à ce qu'une nouvelle exacerbation de la violence israélienne ne vienne provoquer une réponse de sa part, à son tour suivie d'une réponse encore plus féroce.
Flashlight

GEAB - 2015 : Le monde passe à l'Est

pond
Deux faits majeurs ressortent de l'actualité des quatre dernières semaines. D'un côté, la Chine devient la première puissance économique mondiale, passant officiellement devant les États-Unis, avec un poids économique officiel (chiffres du FMI) de 17,61 billions de dollars (versus 17,4 pour les États-Unis). Si les médias mainstream n'ont pas accordé le moindre haussement de sourcil à cette information, notre équipe, en revanche, estime qu'il s'agit là d'un événement historique : les États-Unis ne sont plus la première puissance économique mondiale et, forcément, ça change tout ! (1)
economy

"PIB de la Chine (bleu) et des États-Unis (rouge) en parité de pouvoir d'achat (PPP), en milliards de dollars, 2002-2019. Source: Financial Times
D'autant plus que, parallèlement au franchissement de ce seuil, les États-Unis, après avoir tenté d'impressionner la planète par un militarisme débordant à l'occasion de la crise ukrainienne, révèlent une faiblesse stratégique majeure dans leur « gestion » de la crise irakienne. La politique du muscle, qui semblait obliger le monde à rester sous tutelle américaine pour un temps encore indéfini, tourne court.

Ces deux indicateurs permettent de voir se dessiner un point de bascule majeur dans le déroulement de la crise systémique globale : le passage d'un monde américain à un monde chinois...
USA

Le parlement canadien vote pour une participation à la nouvelle guerre au Moyen-Orient

parlement canadien
La Chambre des communes du Canada a adopté une motion pour appuyer la décision du gouvernement conservateur de mettre le Canada sur la ligne de front dans la nouvelle guerre des États-Unis au Moyen-Orient.

Même avant le vote de mardi, du personnel militaire canadien avait été envoyé au Moyen-Orient pour préparer le déploiement de neuf avions de l'Aviation royale canadienne : soit six chasseurs CF-18, deux avions de surveillance Aurora et un avion ravitailleur.

Les CF-18 seront déployés jusqu'à une durée de six mois pour bombarder des cibles en Irak et possiblement en Syrie. Quelque 600 membres des Forces armées canadiennes seront déployés pour piloter et assurer l'entretien des neuf appareils qui seront probablement stationnés au Koweït ou aux Émirats arabes unis.

Le gouvernement a aussi annoncé que le déploiement de 69 soldats des forces spéciales pour « aider et former » les milices peshmerga kurdes, présenté au départ comme une mission de 30 jours, allait être prolongé jusqu'en mars 2015.
Crusader

L'armée américaine prépare une intervention au sol dans la guerre au Moyen-Orient

La pression monte à Washington pour que les Etats-Unis envoient des troupes au sol en Irak et en Syrie contre les milices de l'Etat Islamique (EI), malgré les démentis de la Maison Blanche face à l'impopularité d'une nouvelle guerre. Ce week-end, les forces de l'EI ont encore gagné du terrain dans la ville kurde de Kobané en Syrie et ont consolidé leur mainmise sur la province d'al-Anbar en Irak, ce qui les amène aux portes de Bagdad.

Sur la chaîne ABC dimanche, le chef des forces armées américaines le Général Martin Dempsey a indiqué que des troupes américaines combattraient vraisemblablement en Irak. Il a souligné en particulier la probabilité d'une « bataille décisive » pour reprendre la ville de Mossoul dans le nord, capturée par l'EI au mois de juin. « Mon intuition à l'heure actuelle me dit qu'il faudra un autre genre de conseil et d'assistance, vu la complexité de cette bataille », a-t-il dit.

Dempsey avait déclaré le mois dernier que s'il pensait que les conseillers militaires américains devaient accompagner les troupes irakiennes au combat, il le dirait au président Obama. Ses déclarations actuelles contredisent celles de la Maison Blanche. Dimanche, la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice a dit sur NBC : « Nous ne nous retrouverons pas dans une guerre au sol en Irak ».
Top