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L'armée ukrainienne a lancé une opération massive sur le Donbass

Porochenko a décidé de « récupérer tout le Donbass ». Nul doute que les armements américains devraient bien les y aider.

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Bad Guys

Apologie du terrorisme : Amnesty International interpelle la France sur ses arrestations


Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, la ministre de la Justice Christiane Taubira et le Premier ministre Manuel Valls à la sortie du palais de l'Elysée, le 9 janvier 2015. (PATRICK KOVARIK / AFP)
L'ONG estime que les dizaines d'arrestations réalisées en France sont parfois abusives et méconnaissent les conditions nécessaires à une infraction, vendredi 16 janvier.

Y a-t-il un risque de dérive judiciaire en France après les attentats ? C'est en tout cas l'avis d'Amnesty International, qui interpelle les autorités du pays après avoir dénombré 69 arrestations pour "apologie du terrorisme". "Le risque est grand que ces arrestations violent la liberté d'expression", estime l'ONG dans un communiqué (en anglais), diffusé vendredi 16 janvier.

L'ONG juge l'"apologie du terrorisme" trop vague

"La liberté d'expression ne doit pas être réservée à certains. L'heure n'est pas à l'ouverture de procédures inspirées par des réactions à chaud, mais bien plutôt à la mise en place de mesures réfléchies qui protègent des vies et respectent les droits de tous", a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale de l'ONG. Il considère que la définition de "l'apologie du terrorisme" reste vague, ce qui ouvre la porte à des abus, et évoque un "test décisif" pour les autorités françaises, "dans leur volonté de faire respecter les mêmes droits pour tous".
Whistle

Charlie Hebdo : Jean-Marie Le Pen ne met pas en cause le services secrets, mais...

© AFP
Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, estime que l'attentat qui a frappé l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo "porte la signature de services secrets", dans un entretien paru vendredi dans le journal russe Komsomolskaïa Pravda. Des propos qu'il récuse auprès du HuffPost tout en maintenant son scepticisme à l'égard de la version officielle apportée par le gouvernement français sur la nature des attentats visant Charlie Hebdo.

Dans un entretien accordé à ce journal russe, Jean-Marie Le Pen s'interroge sur la découverte de la carte d'identité d'un des frères Kouachi, retrouvée dans la voiture abandonnée lors de leur fuite, et qui a aidé les policiers à les identifier comme les auteurs de la fusillade qui a endeuillé la rédaction de Charlie Hebdo.
"Ces passeports oubliés des frères Kouachi me font penser à l'avion en feu du 11 septembre 2001 et du passeport appartenant au terroriste retrouvé intact comme par magie", a déclaré Jean-Marie Le Pen, selon des propos retranscrits en russe par le quotidien populaire. "On nous dit désormais que les terroristes sont des idiots et c'est pour cela qu'ils ont soi-disant laissé leurs papiers dans la voiture", a-t-il poursuivi.
Bad Guys

Des armes américaines découvertes dans l'aéroport de Donetsk


RIA Novosti/Mikhail Parkhomenko
Les miliciens de la République populaire autoproclamée de Donetsk ont découvert des armes américaines dans l'aéroport de Donetsk placé sous leur contrôle, a communiqué le dirigeant de la république Alexandre Zakhartchenko.

Zakhartchenko a invité le président d'Ukraine Piotr Porochenko à l'aéroprt de Donetsk pour « boire du thé et s'entretenir ».

Les militaires ukrainiens déployés dans le vieux terminal de l'aéroport ont commencé leur retrait le 14 janvier. Les milices leur ont réservé un corridor de sécurité.

Les combats pour l'aéroport de Donetsk, site stratégique important, sont menés pratiquement depuis le début de l'opération militaire dans le Donbass en avril 2014.
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Grenoble : des tombes de soldats russes dépouillées de leur nationalité

© Flickr / alainalele
Pendant la reconstruction d'un mémorial militaire à Grenoble, l'indication de nationalité a disparu de sept tombes de soldats russes, écrit jeudi le quotidien Izvestia.

Les croix plantées sur les tombes des soldats tombés pendant la Première Guerre mondiale ne portent plus l'inscription "soldat russe", indique l'Association militaro-historique russe.

L'association, préoccupée, a adressé une lettre officielle à l'ambassadeur de France en Russie Jean-Maurice Ripert et à l'ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov pour leur demander de rétablir la justice historique.

C'est l'historien Sergueï Dybov, résidant à Grenoble, qui a constaté la disparition des inscriptions. Il est enclin à expliquer cet incident par l'inattention des ouvriers ou des restaurateurs. Mais il souligne son étrange sélectivité.

"L'indication de nationalité a été conservée sur les tombes de soldats polonais. Seules les tombes des soldats russes ont changé", déclare Sergueï Dybov. L'historien a envoyé une requête à la Commission locale des sépultures de guerre mais n'a toujours pas reçu de réponse.

Konstantin Pakhaliouk de l'Association militaro-historique russe a rappelé que le maréchal Ferdinand Foch avait déclaré en août 1914: "Si la France n'a pas été rayée de la carte de l'Europe, c'est avant tout grâce au courage des soldats russes".
Handcuffs

Apologie du terrorisme : un ado poursuivi à cause d'un dessin sur Facebook

Un adolescent de 16 ans a été inculpé pour apologie du terrorisme après avoir publié un dessin représentant un personnage avec le journal Charlie Hebdo, touché par des balles, en l'accompagnant d'un commentaire ironique.

Depuis les attentats, plusieurs dizaines d'actions en justice reposant sur le délit d'apologie du terrorisme - peine maximale de 5 ans de prison ferme et 75 000 euros d'amende (ou 7 ans de prison et 100 000 euros d'amende pour apologie sur Internet, ce dernier étant une circonstance aggravante) ont été intentées.

L'Associated Press a par exemple recensé en milieu de semaine 54 procédures en cours sur ce motif, avec parfois d'autres griefs retenus contre les personnes interpellées. Dans certains cas, le jugement a d'ores et déjà été rendu : quinze mois de prison ferme pour cet Ardennais, trois mois de prison ferme pour ce Toulonnais ou encore un an de prison ferme pour ce Nanterrois.

Le nombre de cas a depuis augmenté. Le Monde en recensait par exemple 70 dans un article publié quelques heures après celui de l'AP.
Handcuffs

Un simple d'esprit « rigole » de Charlie Hebdo : 6 mois fermes

Un homme de 28 ans a été condamné ce mercredi à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de l'Isère pour apologie d'acte terroriste.

Jugé en comparution immédiate pour apologie directe et publique d'acte terroriste, cet habitant de Bourgoin-Jallieu, qui présente, selon une expertise médicale, « une déficience mentale légère depuis l'enfance » et une personnalité « fragile » et « immature », a reconnu les faits. Il a fait l'objet d'un mandat de dépôt et a vu également révoquer une peine de sursis d'un mois de prison, prononcée lors d'une précédente condamnation.

Le prévenu avait été interpellé et placé en garde à vue lundi après avoir provoqué une patrouille dimanche soir dans un quartier de Bourgoin-Jallieu en lui lançant : « Ils ont tué Charlie, moi j'ai bien rigolé. Par le passé ils ont déjà tué Ben Laden, Saddam Hussein, Mohamed Merah et de nombreux frères... Si je n'avais pas de père ni de mère, j'irai m'entraîner en Syrie ». Visiblement dépassé par sa comparution immédiate et apportant des explications très confuses devant le tribunal, le jeune homme a dit regretter ses propos, mettant en avant une consommation excessive d'alcool au moment des faits.

Invoquant des « propos blessants » quelques jours après la tuerie de Charlie Hebdo, le procureur Cédric Cabut a requis un an de prison ferme. L'avocate du prévenu, Me Catherine Perbet, a demandé au tribunal de « ne pas faire un exemple », soulignant que ce « simple d'esprit » avait « dit des choses qui avaient très largement dépassé sa pensée ».

Selon un décompte du ministère de la Justice, 54 procédures ont été ouvertes pour « apologie du terrorisme » ou « menaces d'actions terroristes » depuis l'attentat contre l'hebdomadaire satirique.
Gear

Franc suisse, Gazprom, en toute discrétion...

© Inconnu
Quand bien même des attentats ont secoué la France, quand bien même des centaines de milliers de personnes se sont découvert des fibres de résistants pour la Liberté d'Expressions, l'économie n'attend pas. Le turbo-capitalisme est cruel et le marché ne s'autorise aucun répit : alors même que tout l'exécutif français occupe au maximum la scène politique, deux nouvelles économiques sont en train de changer discrètement la donne.

La première a fait quelques entrefilets dans la presse grand public : la Suisse en profite pour lâcher l'euro en douce. Enfin, en douce, façon de parler.

Depuis plusieurs mois, le Franc Suisse était soigneusement conservé à un niveau de parité à peu près fixe face à l'Euro, tournant autour du taux de 1,2 CHF pour 1 EUR. Et pour parvenir à conserver cette valeur, la Banque Nationale Suisse se démenait en achetant, à tour de bras, les Euros nécessaires pour éviter que le Franc Suisse ne s'apprécie trop ou trop vite. Au demeurant, cela tombait très bien puisque justement, des euros, il y en avait à revendre un peu partout. Dernièrement, avec les tensions qui s'accumulent encore du côté de la Grèce, et les atermoiements de plus en plus sonores de l'Allemagne devant les difficultés des uns et des autres, France en tête, à parvenir à équilibrer leurs finances au contraire de leur petit camarade teuton, les investisseurs institutionnels se sont essentiellement délestés de leurs euros pour acheter du dollar et du franc suisse.
Snakes in Suits

Traité transatlantique : malgré l'opposition populaire, la Commission européenne maintient le cap de la négociation

© Commission européenne
Cecilia Malström le 7 janvier 2015
150 000 citoyens se sont exprimés négativement sur le traité TAFTA en négociation entre l'Europe et les États-Unis. Reconnaissant cette opposition, la Commission européenne maintient cependant le cap de la négociation.

Le 13 janvier, la Commission européenne a publié les résultats de la consultation publique sur le règlement des différends investisseur-État (RDIE, ou ISDS en anglais) dans le contexte des négociations commerciales UE-États-Unis, TTIP ou TAFTA, alias traité transatlantique de libre échange.

« S'il fallait une nouvelle preuve que la négociation du traité de libre-échange transatlantique se fait sans, et contre les citoyens européens, il n'y a qu'à lire les conclusions de la Commission européenne après la consultation publique sur le mécanisme très contesté de règlement privé des différends états-investisseurs », juge le député européen Yannick Jadot.

L'été dernier, en réaction face à la montée de l'opposition au TAFTA et plus particulièrement à la clause sur l'arbitrage, la commission avait lancé cette consultation. Elle avait prévenu qu'une consultation publique n'est pas un sondage, et encore moins un référendum.

Commentaire: La façade démocratique se fissure ; la fausse contrition n'est même plus de mise. Alors un grand rappel :

- Traité transatlantique : aujourd'hui, un résumé magistral et une description sans fards de ce monstre économique à l'affût
- Traité transatlantique : aujourd'hui, comment passer la sécurité alimentaire à la moulinette
- Traité transatlantique : aujourd'hui, un petit bain d'illusion
- Traité transatlantique : aujourd'hui, le documentaire « Bienvenue au paradis »
- Traité transatlantique : aujourd'hui, l'Occident contre le reste du monde, vue d'ensemble en image
- Traité transatlantique : aujourd'hui, sécurité sanitaire et environnementale
- Traité transatlantique : aujourd'hui, les sables bitumineux
- Traité transatlantique : aujourd'hui, retour sur les enjeux gigantesques du TAFTA
- Le Traité Transatlantique : aujourd'hui, les pesticides
- Le traité transatlantique représente une attaque sans précédent contre la démocratie, il va dévorer les Français

Question

Giulietto Chiesa : "L'Occident à la croisée des chemins : un lent déclin, ou la guerre mondiale"

traduction : Christophe et Elisabeth

© Inconnu
Interview du journaliste et ex-député européen Giulietto Chiesa par le site The Saker (Italie) à propos de la situation internationale, et notamment sur le conflit en Ukraine et ses conséquences possibles pour l'avenir de l'Europe. Cet entretien est consécutif aux attentats du 7 janvier 2014 contre Charlie Hebdo.

The Saker Italie : Durant les vingt dernières années du siècle dernier, l'opposition trotskiste qualifiait la Russie d' « État ouvrier dégénéré », et en dénonçait l'absolutisme et la « bureaucratie » tout en appelant les ouvriers à une révolution mondiale non seulement contre la bourgeoisie, mais aussi contre les « bureaucrates » des partis qu'elle assimilait à la bourgeoisie. Aujourd'hui, de nombreuses voix à gauche accusent la Russie d'être devenue un pays fasciste et absolutiste ; ils en dénoncent la structure économique libérale, taxent ses amis de « rouges-bruns » (*), et affirment qu'il faut changer le monde non pas en rééquilibrant les rapports de forces entre [grandes] puissances ou à travers les organisations politiques, mais par des « révolutions » organisées par des mouvements improvisés qui permettraient d'imposer de manière universelle la conception atlantique des droits civils. Y voyez-vous quelques similitudes ?
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