Les Maîtres du Monde
Carte


Airplane

Qu'est-ce qui a tant effrayé l'USS Donald Cook en Mer Noire ?

Le Département d'État a reconnu que l'équipage du destroyer USS Donald Cook est gravement démoralisé depuis qu'il a été survolé en Mer Noire par un avion russe de combat Sukhoï-24 (Su-24) qui ne portait ni bombes ni missiles mais uniquement un dispositif de guerre électronique.
Snakes in Suits

Pouvoir, corruption & mensonges

Depuis sa sortie en 1983, Power, Corruption & Lies (Pouvoir, corruption et mensonges), du groupe anglais New Order, est resté un de mes albums favoris. J'ai malheureusement bien souvent l'occasion de me remémorer son titre. Un titre qui n'a pas été inventé par le groupe, mais qui vient d'un artiste allemand appelé Gerhard Richter. Un jour, à Cologne, Richter a vandalisé les murs d'une salle d'exposition, alors que New Order y donnait un concert. Ce tag a plu au groupe, qui a décidé de s'en inspirer pour le titre de son prochain album. Richter était en fait natif d'Allemagne de l'est. Il avait fui vers l'ouest quelques mois plus tôt...


Pochette de l'album Power, Corruption and Lies par New Order (1983)
Power, Corruption & Lies nous ramène immanquablement vers les réalités du monde. La plupart d'entre nous imagineront très rapidement le lien entre ces trois concepts. Peut-il y avoir pouvoir sans corruption ? Corruption sans mensonges ? Peut-on arriver au pouvoir sans mentir ? Beaucoup d'autres questions viennent à l'esprit, et encore davantage de réponses, selon nos valeurs morales respectives, notre culture et nos croyances. Mais ces trois termes sont pour sûr liés à la manière dont certains groupes humains arrivent à dominer d'autres groupes, et à satisfaire leurs besoins de domination et de richesse.

Bien sûr, ces concepts se retrouvent à tous les niveaux de l'interaction entre humains, mais je voudrais ici me limiter à la leur utilisation typique dans la cadre de la politique, aux niveaux local et international. Tout d'abord, l'ordre des mots utilisés par Richter est, volontairement ou non, très significatif.

L'époque du Pouvoir de la force pure

Dans les anciens modèles de société, le Pouvoir était de loin le principal outil de domination, au sens de la force pure et de la peur engendrée par cette force brutale. La tradition de mener des exécutions et des tortures en place publique était un élément clé dans la pérennité du système. L'autre peur, celle de Dieu et de brûler en enfer, venait renforcer l'emprise totale sur les populations. Les élites dominantes pouvaient décider d'entrer en guerre contre les élites voisines, et les gens simples (des paysans en majorité) allaient à la guerre sans se poser de questions, vu que c'était la volonté de Dieu et du Seigneur local. Dans la plupart des cas, ces soldats se battaient et mouraient sans rien savoir des raisons de ces guerres, et sans doute même sans savoir qui étaient les autres malheureux qui se faisaient tuer de l'autre côté. L'idée de demander ou de discuter de ces questions était bien au-delà de leurs possibilités culturelles et de leur champ d'initiative.
Target

ALERTE ROUGE : De Dilma Rousseff à Marina Silva, le Brésil en voie de ré-américanisation ?


Dilma Roussef, actuelle présidente du Brésil, et Marina Silva, candidate aux prochaines élections d’octobre 2014
Succédant au populaire Lula, l'actuelle présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a surpris tout le monde par son désir d'émancipation à l'égard de l'influence américaine intense, qui a maintenu ce pays pendant des décennies dans un statut de semi-colonie de Washington.

Dans cette voie, elle est même récemment allée plus loin encore que Lula. À la mi-juillet, à Fortaleza (Brésil), n'a-t-elle pas quasiment pris la tête du groupe des pays du BRICS (B pour Brésil), lors de leur dernier sommet, en soutenant les mesures de dédollarisation entreprises, mesures dont nous avons souvent parlé ici [1] [2]. N'a-t-elle pas rencontré Vladimir Poutine à cette occasion ? N'envisage-t-elle pas de faire du Brésil la tête d'un monde numérique, en développant ses propres outils, pour échapper à la domination des géants américains de l'informatique et du Web ? Ne cherche-t-elle pas à échapper aux industriels américains du pétrole et du gaz en confiant le soin à Petrobras, l'acteur brésilien du secteur, le soin de développer l'exploitation des riches gisements gaziers off-shore récemment découverts au large des côtes brésiliennes ? Enfin, ne soutient-elle pas des projets de contrats militaires (tel celui du Rafale français) susceptibles d'échapper aux industriels américains, jusqu'ici maîtres de ces fructueux marchés ?
Star of David

Briser le dernier tabou : Gaza et la menace d'une guerre mondiale


Un homme tourne son visage vers le haut, les yeux cachés par un bandeau fait de journaux

Préambule


Dans cet essai, qui est l'adaptation d'une allocution prononcée lors de la conférence commémorative en hommage à Edward Saïd, à Adélaïde, en Australie, le 11 septembre 2014, John Pilger soutient que l'assaut contre Gaza représente une menace encore plus grande pour nous tous et que les dangers qui planent en Ukraine, en plus de la propagande exacerbée qu'ils entraînent, nous rapprochent d'une guerre mondiale. M. Pilger salue aussi la résistance palestinienne et jette un regard critique à l'endroit des médias et des journalistes.

The French Saker

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« Il y a un tabou, disait Edward Saïd le visionnaire, qui fait en sorte qu'on n'ose dire la vérité à propos de la Palestine et de l'immense force destructrice derrière Israël. Nous ne serons libres qu'une fois que cette vérité éclatera au grand jour. »
Pour bien des gens, ce moment de vérité est arrivé. Ils en ont finalement pris conscience. Ceux à qui on a imposé le silence ne peuvent plus détourner les yeux. Ce que leur montrent leur télé, leur portable et leur téléphone est la preuve de la barbarie de l'État d'Israël, de l'immense force destructrice de son mentor et fournisseur, les États-Unis, de la lâcheté des gouvernements en Europe et de la collusion d'autres gouvernements, dont ceux du Canada et de l'Australie, avec ce crime aux proportions effrayantes.
Snakes in Suits

Sanctions antirusses : cette Union Européenne qui vit dans une réalité parallèle

© East News/imago stock&people
L'Europe, soutenue par les États-Unis, a élargi les sanctions à l'encontre de la Russie, commettant ainsi une nouvelle erreur dont les conséquences se feront sentir fortement sur l'état de son économie.

Il s'agit de la suspension de la coopération en matière de production de pétrole en eau profonde et en Arctique, des restrictions dans l'accès aux marchés du capital occidental et de l'interdiction de livraisons de produits à une série d'entreprises russes de la défense. Les Américains font comme les Européens : ils introduisent aussi des nouvelles sanctions à l'égard du secteur financier, énergétique et de la défense de l'économie russe, dans l'espoir, selon l'expression du président Obama, « d'augmenter l'isolement politique de Moscou ».

Du point de vue des experts, de tels actes de l'Occident sont particulièrement déplacés sur fond du processus de négociations commencé en Ukraine, alors que les parties se sont mises d'accord sur une trêve - fragile, mais réelle. Il est évident que l'espoir de l'isolement politique de Moscou n'est aucunement corrélé avec la tâche de la désescalade du conflit ukrainien. C'est le seul but tout à fait indépendant que poursuit l'Occident, en tentant de mettre la Russie à genoux. D'après l'avis du président de la Douma d'État Sergueï Narychkine, les initiateurs des sanctions antirusses ont perdu le sentiment de la réalité et demeurent dans un monde illusoire. Le représentant permanent de la Fédération de Russie en UE Vladimir Tchijov a un point de vue analogue :
Chess

L'auto-blocus décidé par la Russie

© Inconnu
Il est probable que les membres de la Commission Européenne ont oublié de lire François Crouzet (De la supériorité de l'Angleterre sur la France, Perrin, 1985)) avant de s'aligner sur les positions américaines dans l'affaire ukrainienne. Les conséquences des guerres du premier Empire sont pourtant intéressantes pour comprendre ce qui va se passer en Russie en lui appliquant des sanctions qui n'ont, dans la plupart des cas, jamais été dissuasives.

Petit rappel historique

François Crouzet a montré clairement que le blocus était une politique très fructueuse. D'abord, l'économie européenne du XVIIIème siècle était en bonne partie tournée vers l'extérieur. Lorsque, à la fin de 1807, les pays du continent furent soumis par les britanniques à un blocus maritime rigoureux, cela entraîna un déclin accéléré de quelques industries, comme les toiles, mais la dislocation introduite par la mesure aura finalement des effets positifs à long terme sur le développement de l'industrie continentale. Puis Crouzet établit les avantages de l'auto-blocus imposé par Napoléon, mesure que la Russie reprend face aux Européens.
Bad Guys

La sainte croisade de l'Amérique

Traduction : Marie-Ange Patrizio

© Inconnu
« Que Dieu bénisse nos soldats, que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique » : par ces mots (que nous invitons le pape François à commenter) se conclut la solennelle « Déclaration sur l'Isis », par laquelle le président Barak Obama, en habit de « Commandant en chef »[1], s'est adressé mercredi 10 septembre non seulement à ses concitoyens mais au monde entier. L'Amérique, explique le Président, est « bénie » parce qu'elle assume les devoirs les plus lourds, à commencer par la « responsabilité d'exercer le leadership ». Dans « un monde incertain » comme notre monde actuel, « le leadership américain est l'unique constante ». C'est en effet l'Amérique qui a « la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes », c'est l'Amérique qui a « battu le rappel du monde contre l'agression russe », c'est l'Amérique qui peut « contenir et anéantir l'épidémie d'Ebola ». Par ces accents, qui rappellent ceux d'un prédicateur médiéval à l'époque de la Peste Noire (« l'agression russe » mise sur le même plan que l'épidémie d'Ebola), le Président lance la nouvelle croisade contre l' « État islamique de l'Irak et de la Syrie », en prévenant qu' « il faudra du temps pour éradiquer un cancer comme celui de l'Isis ». Malgré tout ce qu'a fait jusqu'ici l'Amérique pour combattre le terrorisme, souligne-t-il, « nous avons encore face à nous une menace terroriste ». Ceci parce que « nous ne pouvons pas effacer du monde toute trace du mal ».
Snakes in Suits

La Commission européenne? Une « insulte » à la démocratie

© Inconnu
« Nous nous réjouissons du portefeuille arraché par Pierre Moscovici face aux conservateurs en Europe : non seulement il obtient les affaires économiques, mais il sera également en charge de la fiscalité. C'est un portefeuille essentiel pour lutter contre les paradis fiscaux. » Les socialistes français élus au Parlement européen sont bien les seuls à s'enthousiasmer de l'arrivée de l'ancien ministre des Finances à Bruxelles. La réforme bancaire qu'il a mise en place en France est jugée « dérisoire », Moscovici s'étant largement soumis aux exigences du lobby bancaire (lire notre enquête). Sur la question des paradis fiscaux, ce sont les députés et les sénateurs qui ont durci in extremis la loi, malgré les réticences du ministre. Et lorsque le précédent commissaire européen français Michel Barnier (UMP) présente en janvier 2014 un projet de réforme européenne du secteur bancaire, qui vise à limiter la taille des banques, le ministre des Finances socialiste juge sa proposition trop radicale !
Eye 1

Le totalitarisme fiscal de l'impot, en toute discretion

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Les impôts et les cotisations obligatoires constituent une opportunité sans précédent pour accumuler des informations individuelles qui, à terme, représente une menace considérable pour nos libertés.

L'apparition de l'État-providence au 20ème siècle a conduit à multiplier les impôts et à promouvoir l'interventionnisme économique et social, en particulier sous la forme de systèmes de protection sociale financés par cotisations obligatoires. Les dirigeants politiques de gauche ou de droite sont devenus des virtuoses de la communication dans ce domaine, sur un registre d'ailleurs simpliste mais efficace : augmenter les prélèvements obligatoires est un progrès pour tous, y compris pour ceux qui les payent. Il fallait y penser. Ce tsunami d'impôts et de cotisations obligatoires constitue aussi une opportunité pour accumuler des informations individuelles qui, à terme, représente une menace considérable pour les libertés publiques. Sans nous en rendre toujours compte, nous sommes déjà sur ce que Hayek appelait La route de la servitude.

Commentaire: Essayons de toujours mieux comprendre le fonctionnement de ce qui nous oppresse en reprenant l'excellent commentaire d'un éditeur de Sott, avec quelques liens supplémentaires :

« En paraphrasant, on pourrait ajouter que ces communautés, si elles se retirent dans un mode de survie pure sans une fondation basée sur une compréhension commune de la moralité objective, demeureront, spirituellement et moralement, autant en faillite que les forces sociales déployées contre elles. Nous devons nous changer nous-mêmes, ainsi que réaligner notre vision du monde avec la réalité psychologique, sinon nos nouvelles communautés dégénéreront en ces mêmes sociétés totalitaires, dont nous voulons tant nous mettre à l'abri.

Andrew Lobaczewski écrit à ce sujet dans la Ponérologie politique :

" Notre expérience nous enseigne que les différences psychologiques entre personnes sont aussi la cause d'incompréhension et de problèmes. Nous ne pouvons résoudre ces problèmes que si nous acceptons les différences psychologiques comme une loi de la nature et que nous apprécions leur valeur créative. Cela permet une compréhension objective de l'être humain et des sociétés humaines. Cela permet aussi de comprendre que s'il y a égalité aux yeux de la Loi, il n'y en a malheureusement pas dans les lois de la nature.

Si nous observons la personnalité humaine en y recherchant la causalité psychologique, si nous sommes à même d'approfondir suffisamment la question, nous approchons des phénomènes dont l'énergie bio-psychologique est très faible et qui commencent à se manifester à nous avec une subtilité caractérisée. Nous tentons de suivre la trace de nos associations, spécialement quand nous avons épuisé l'héritage analytique. A ce moment il nous faut admettre que nous remarquons en nous quelque chose qui résulte d'une causalité supra-sensorielle. Cette voie est sans doute la plus difficile à suivre, mais elle conduit néanmoins à une certitude des plus matérielles eu égard à l'existence de ce que tous les plus grands systèmes religieux mentionnent. Le petit morceau de vérité que nous percevons en suivant cette voie nous apprend à respecter les prédictions touchant à la foi.

Ouvrir son esprit avec confiance à la perception de cette réalité est donc indispensable, tant à celui dont le devoir est de comprendre les autres, que pour quiconque. Grâce à cela, l'esprit est libéré des tensions internes et de la tendance qu'il a à sélectionner et substituer des informations, même dans les domaines les plus facilement accessibles à la compréhension naturaliste. " »


- Totalitarisme inversé
- Conscience politique et résistance au totalitarisme (George Orwell)
- Le fascisme, plus vivant que jamais
- Fascisme et pathologie de la domination

Snakes in Suits

Rejet de l'initiative citoyenne sur le GMT/TAFTA par la Commission européenne

© Inconnu
Lors du débat sur le traité constitutionnel européen, l'introduction de l'initiative citoyenne européenne (ICE) fut présentée comme « une grande avancée de la démocratie ». Cette disposition qui s'est retrouvée dans le traité de Lisbonne n'est rien d'autre que le droit d'adresser une pétition à la Commission européenne. Celle-ci peut refuser d'enregistrer l'ICE avant même que les signatures soient recueillies. Elle peut aussi classer sans suite le million de signatures exigé collecté dans au moins sept pays de l'UE.

Un collectif d'associations s'est créé « l'Alliance stop Tafta » et a introduit la procédure d'enregistrement. Celle-ci vient d'être rejetée par la Commission européenne.

Au-delà des arguties juridiques avancées pour justifier ce rejet, il y a bien un refus politique du débat sur un projet de première importance pour la vie des gens et les choix de société qui ont été opérés au cours des décennies dans chacun des pays de l'UE.

La Commission montre, une fois de plus, qu'elle n'est pas au service des peuples, mais bien au service des firmes privées qu'elle a, de son propre aveu, consultés 119 fois entre janvier 2012 et avril 2013 pour préparer le mandat de négociation accepté par les gouvernements, dont le nôtre. La Commission écoute le monde des affaires et de la finance; elle refuse d'entendre les peuples.

Commentaire: A lire également :

- Le traité transatlantique représente une attaque sans précédent contre la démocratie, il va dévorer les Français
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