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L’Onde, Tome 6 – Affronter l’inconnu, de Laura KNIGHT-JADCZYK

L'histoire secrète du monde, tome 2 - Les comètes et les cornes de Moïse, de Laura KNIGHT-JADCZYK

Les Maîtres du Monde
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Bad Guys

L'impérialisme allemand de retour à la faveur de la crise en Ukraine

La Russie a mis en garde le régime pro-occidental de Kiev contre l'organisation d'opérations militaires à l'encontre des protestations anti-gouvernementales en Ukraine de l'Est, ce qui a provoqué à Berlin une nouvelle vague de propagande belliciste anti-russe.

Le Premier ministre ukrainien - d'un gouvernement non-élu - Arseni Iatseniouk  en compagnie du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, le 22 mars 2014.
© Gleb Garanich/Reuters
Le Premier ministre ukrainien - d'un gouvernement non-élu - Arseni Iatseniouk
en compagnie du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, le 22 mars 2014.
Avant même la convocation par la Russie d'une session extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a accusé Moscou de « fomenter des troubles en Ukraine, » en usant de menaces : « la Russie doit savoir que l'Occident ne se laissera pas prendre au chantage. »

Le président et vice-chancelier Sigmar Gabriel (Parti social-démocrate, SPD) est allé encore plus loin. Il a profité d'une célébration de la Première Guerre mondiale à l'église française de Berlin pour attiser la haine contre la Russie. Aux côtés du premier ministre français, Manuel Valls, il a accusé Moscou de remettre en question « les valeur politiques fondamentales. »

La Russie est « manifestement prête à laisser des chars franchir les frontières européennes, » a-t-il dit, ajoutant que Moscou « est revenu à l'esprit de la politique de pouvoir nationaliste » qui, il y a cent ans, avait conduit à la Première Guerre mondiale.
Extinguisher

L'incendie ukrainien ou l'hostilité complète entre la Russie et l'Union européenne

Le coup d'État renversant Ianoukovitch fut une « réussite ». Il a permis de créer une hostilité complète entre l'UE et la Russie.

Feu
© Inconnu
Alors que la violence s'accentue dans tout l'est de l'Ukraine au point que l'on peut évoquer un début de « bosnisation » de la zone, il est capital de connaître les concepts de la géopolitique anglo-saxonne pour comprendre les répercussions en Ukraine. L'Anglais Halford Mackinder (1861-1947) a théorisé le principe qu'aucune puissance européenne ne devait unifier l'ensemble du continent eurasiatique (Europe et Russie) car le monde anglo-saxon n'y survivrait pas économiquement.

Les deux guerres mondiales menées par Londres et Washington avaient pour but d'empêcher l'Allemagne de concrétiser ce rêve. Le cœur géographique du continent eurasiatique, « la zone pivot » (Heartland) [PDF], ne doit pas s'étendre jusqu'aux mers chaudes. Toute la politique anglo-saxonne est de contrôler les « terres du bord » du continent eurasiatique (le Rimland) [PDF], selon le géopolitologue américain Nicholas Spykman (1893-1943), afin de contenir l'expansion de la puissance principale du continent européen : Allemagne autrefois, URSS et Russie aujourd'hui.
Cowboy Hat

Les États-Unis entraîneront-ils l'Europe dans leur chute ?

© Inconnu
Dans la confrontation actuelle entre Russie et Occident sur la crise ukrainienne, l'image de la guerre froide vient inévitablement à l'esprit et les médias en sont évidemment friands. Or, contrairement à ce qu'ils laissent sous-entendre, ce n'est pas la Russie qui cherche le retour d'un rideau de fer mais bel et bien les États-Unis. Un rideau de fer séparant anciennes puissances et pays émergents, monde d'avant et monde d'après, débiteurs et créditeurs. Et ce dans l'espoir un peu fou de préserver l'American way of life et l'influence des États-Unis sur « leur » camp à défaut de pouvoir l'imposer sur le monde entier. En d'autres termes, sombrer avec le plus de compagnons possible pour avoir l'impression de ne pas sombrer.

Pour les États-Unis, c'est en effet l'enjeu actuel : entraîner avec eux tout le camp occidental pour pouvoir continuer à dominer et à commercer avec suffisamment de pays. On assiste ainsi à une formidable opération de retournement d'opinions et de leaders en Europe afin d'assurer des gouvernants dociles et compréhensifs vis-à-vis du patron américain, soutenue par une blitzkrieg pour les lier définitivement avec le TTIP et pour les couper de ce qui pourrait être leur planche de salut, à savoir les BRICS, leurs immenses marchés, leurs dynamiques d'avenir, leur lien avec les pays en voie de développement, etc. Nous analysons tous ces aspects dans ce numéro du GEAB, ainsi que l'utilisation subtile de la crainte d'une déflation pour convaincre les Européens d'adopter les méthodes US.
Telephone

Xi Jinping appelle au renforcement des relations avec la Russie

Le président chinois Xi Jinping a rencontré mardi à Beijing le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, appelant à cette occasion au renforcement du soutien politique mutuel entre les deux pays.

"Les relations bilatérales sont à leur meilleur niveau. Elles ont non seulement bénéficié aux deux pays et à leurs peuples, mais jouent aussi un rôle irremplaçable dans le maintien de la paix et de la stabilité mondiales", a déclaré M. Xi.

Le président chinois se réjouit à l'avance de la venue en mai de son homologue russe Vladimir Poutine, qui effectuera une visite d'Etat et assistera au Sommet de la Conférence pour l'interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA) à Shanghai.

"J'espère échanger des points de vue avec lui sur les relations bilatérales et les sujets d'intérêt commun importants", a expliqué M. Xi.

Il a demandé à M. Lavrov de transmettre ses salutations à M. Poutine, notant qu'il attachait une grande importance au partenariat stratégique global de coordination entre la Chine et la Russie et chérissait la confiance mutuelle et son amitié avec M. Poutine.

M. Lavrov a déclaré pour sa part que la Russie était prête à renforcer la communication, la coordination et la coopération avec la Chine, ajoutant que M. Poutine se réjouissait à l'avance de sa visite en Chine et de sa participation au sommet de la CICA.

Il a ajouté que la Russie déploierait des efforts conjoints avec la Chine pour assurer le succès de la visite et promouvoir le sommet de la CICA afin d'obtenir des résultats positifs.

Durant la rencontre, M. Lavrov a présenté au président chinois la position de la Russie sur le dossier de l'Ukraine. M. Xi a également détaillé la position de la Chine à ce sujet.
Stock Down

François Hollande reçoit à déjeuner trois économistes qui veulent s'attaquer au SMIC


A l'Elysée, en avril 2014 (photo MaxPPP)
François Hollande est-il en manque d'idées sociales-libérales ? Les trois économistes Philippe Aghion, Gilbert Cette, et Elie Cohen, récents auteurs de l'ouvrage Changer de modèle, de nouvelles idées pour une nouvelle croissance (éditions Odile Jacob), très critique contre la politique économique conduite par François Hollande depuis 2012, vont en tout cas aller lui glisser leurs conseils sur la manière de réformer la France, ce mardi 15 avril.

Une rencontre entre François Hollande et ces trois économistes apôtres du social-libéralisme version 2014 figure en effet à l'agenda officiel du président de la République, pour un déjeuner, mardi 15 avril.

Dans leur ouvrage, qui a bénéficié d'un large relais dans les médias, les trois économistes critiquent une France prisonnière d'un vieux logiciel de pensée, de la base à son élite. Ils regrettent par exemple la "doxa keynésienne, utile en son temps, (qui) n'est plus vraiment adaptée au contexte d'une économie mondialisée".
Stop

Poutine et Obama campent sur leurs positions sur l'Ukraine

Vladimir Poutine et Barack Obama ont campé sur leurs positions lors d'une conservation téléphonique consacrée à la situation en Ukraine, tard lundi soir, tout en disant souhaiter une issue diplomatique à la crise.

Le président russe a nié toute ingérence de Moscou dans l'est de l'Ukraine en proie à une fièvre séparatiste et a appelé Washington à exercer son influence auprès des autorités de Kiev pour éviter « un bain de sang », a indiqué le Kremlin.

Son homologue américain lui a demandé de son côté d'agir auprès des groupes armés pro-russes pour les convaincre de quitter les bâtiments officiels qu'ils occupent et de retirer les troupes russes massées à la frontière pour faire baisser la tension, a fait savoir la Maison blanche.
USA

Ukraine : le chef du service de sécurité Nalivaïtchenko s'est avéré être un agent de la CIA

Valentin Nalivaïtchenko nommé par la Verkhovna Rada (parlement ukrainien) chef du service de sécurité d'Ukraine (SBU), aurait été recruté par la CIA, a indiqué en direct à la chaîne de télévision Rossia 24 l'ancien chef de SBU Alexandre Iakimenko.

Nalivaïtchenko aurait été recruté par la Central Intelligence Agency des États-Unis lorsqu'il était consul général d'Ukraine à Washington. Ces informations ont été obtenues par des personnes subordonnées à Iakimenko pendant l'investigation que le SBU menait conjointement avec les procureurs ukrainiens.

Nalivaïtchenko maintenait des contacts avec les services de renseignement américain après son départ du service diplomatique. Il se trouvait déjà à la tête du Service de sécurité d'Ukraine entre 2006 et 2010.
Bomb

La Russie est-elle une menace ?

Suite au retour de la Crimée dans le giron de la Russie au lendemain du référendum des populations de la péninsule de la mer noire, divers analystes va-t-en guerre ont auguré de la volonté de Poutine d'envahir tous les pays ayant constitué le glacis de l'ancien pacte de Varsovie. D'aucuns, dans la foulée, pour augmenter la peur chez les prolos, présagent même le lancement d'une ogive nucléaire russe sur Manhattan. Ont-ils tort ou raison de nourrir de tels cauchemars ?

Poutine a eu à dire certes que « l'effondrement de l'URSS était la plus grande catastrophe géopolitique du XXème siècle » de là à pronostiquer qu'il veuille la rétablir, on est à coté de la plaque. Il a eu à dire aussi que « ceux qui ne regrettent pas la disparition de l'URSS n'ont pas de cœur, mais ceux qui voudraient la refaire n'ont pas de tête ». Une phrase qui en dit long quant à l'état d'esprit d'un homme pragmatique, d'un homme qui a toute sa tête.
Network

Après l'Ukraine : le Heartland ?

Les tensions se sont à nouveau aggravées dans l'est de l'Ukraine depuis quelques jours. On assiste à la situation en miroir de celle qui a conduit au putsch de Kiev : des milices armées prennent d'assaut et occupent des bâtiments officiels. A Kiev ce sont elles qui ont occupé la Mairie et qui ont fait une haie d'honneur aux députés ralliés.

Le Heartland

Les européens avaient soutenu les événements de l'ouest. Ils sont évidemment gênés par ce qui se passe à l'est : les grandes villes russophones s'approchent d'une situation insurrectionnelle, voire révolutionnaire. Il est impossible de soutenir les uns puis leurs adversaires.

Le pouvoir en place à Kiev a décidé de mener une opération « antiterroristes » contre les pro-russes de l'est. Une opération menée donc, si l'on prend comme modèle les événements de février à Kiev, par les terroristes de l'ouest. Encore une fois l'Europe est à la traîne, incapable de tempérer une crise à ses frontières immédiates.
Eye 1

CSA et contrôle d'internet

© Inconnu
Dans son rapport annuel, le CSA dresse la liste des domaines d'expressions dans lesquels il entend pouvoir exercer un droit de regard et de censure sur Internet.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a publié lundi son rapport annuel 2013 (.pdf), dans lequel l'autorité administrative confirme sa demande de ne plus réguler uniquement la télévision et la radio, ou leurs déclinaisons « à la demande », mais bien tout le web audiovisuel en France. Et surtout de créer un label "Site de Confiance" que les logiciels de contrôle parental et de filtrage auraient l'obligation de respecter pour s'assurer que la censure du web est effective - voir à ce sujet nos explications sur le mécanisme redoutable qui attend les internautes.

Le CSA demande ainsi au gouvernement de Manuel Valls, ce qui devrait être traduit dans la loi Création d'Aurélie Filippetti, de « donner au CSA une compétence de régulation des services audiovisuels numériques », lesquels auraient une définition particulièrement large inspirée des travaux du rapport Lescure - ce qui n'est pas une surprise puisque le coordinateur du rapport Lescure qui proposait d'étendre les pouvoirs du CSA s'est fait ensuite embaucher comme directeur de cabinet du CSA.
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