Les Maîtres du Monde
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L'abscence honteuse de la France à Moscou

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© Inconnu
2.5.1945 Berlin Reichstag
Armbanduhren wegretuschiert
En ce 9 mai 2015, nous commémorions le 70ème anniversaire de la victoire contre l'Allemagne nazie. Cette date restera dans les livres d'histoires comme celle ou ce que l'on appelle « l'occident », et qui n'est en réalité que le cercle des alliés européens des Etats-Unis à commis une faute politique majeure. Dans cette faute, la responsabilité du Président François Hollande est importante, et pourrait avoir des conséquences profondes.

Poutine isolé ?

Sous les pressions des États-Unis, une majorité des pays européens ont renoncé à envoyer un Président ou un Premier ministre à Moscou pour la grande parade commémorant la Victoire. Mais, et ceci est extrêmement important, la Chine, l'Inde et de nombreux pays d'Amérique Latine ont fait le déplacement. Si l'on mesure démographiquement le poids de ces représentants, ils pèsent plus de 50% de la population terrestre. Si l'on mesure économiquement leur contribution, elle est élevée, autour de 40%. Parler dans ces conditions d'un « isolement » de Vladimir Poutine est une absurdité.

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Discours de Poutine au 70e anniversaire de la Victoire de 1945


Snakes in Suits

TAFTA : un futur labyrinthe bureaucratique

Corrections : Sott

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© Inconnu
Selon une nouvelle « fuite » de la proposition de la Commission Européenne pour les négotiations du partenariat de commerce et d'investissement transatlantique entre l'UE et les États-Unis (TTIP), les initiatives législatives des États membres de l'UE devront être examinées minutieusement pour leurs impacts potentiels sur les intérêts des entreprises privées.

Document « fuité » ici: reconstructed_ec_proposal_regulatory_cooperation_march_2015.pdf

La proposition fait partie de plans plus larges de "coopération réglementaire". Les groupes de la société civile ont déjà dénoncé des versions précédentes de ce plan, le jugeant être un outil destiné à tuer dans l'œuf ou saper en amont les réglementations d'intérêt public. Selon les mêmes personnes, les nouveaux éléments détaillés dans cette nouvelle fuite aggravent le problème.

Che Guevara

Luttes et résistances mondiales contre les lois semencières de l'agro-business

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© Tineke d'Haese/Oxfam
Les semences paysannes sont attaquées de toutes parts. Sous la pression des grandes entreprises, les législations de nombreux pays posent des obstacles à ce que les paysans et les paysannes peuvent faire de leurs propres semences et des semences qu'ils achètent. La conservation et la réutilisation des semences, une pratique millénaire à la base de l'agriculture devient une activité criminelle. Que peut on faire ?

Les semences constituent l'un des piliers majeurs de la production d'aliments. Partout dans le monde et depuis des siècles, les paysans et paysannes en ont pleinement conscience. Il s'agit en effet de l'une des conceptions les plus universelles et fondamentales qu'ils ont toujours partagée, et, à ce titre, toutes les communautés agricoles savent conserver, utiliser et échanger les semences, sauf dans les cas où elles ont subi des agressions externes ou se sont retrouvées dans des circonstances extrêmes. Des millions de familles et de communautés agricoles ont œuvré à donner vie à des centaines de cultures et à des milliers de variétés de ces dernières. L'échange régulier de semences entre les communautés et entre les peuples a permis aux cultures de s'adapter à des conditions, des climats et des topographies représentatifs de la diversité de la nature . C'est ainsi que l'agriculture a pu se développer, croître et nourrir le monde en offrant une alimentation diversifiée.
Les semences sont également à la base de processus productifs, sociaux et culturels qui ont donné à la population rurale une capacité tenace à conserver un certain degré d'autonomie et à refuser une soumission complète aux grandes entreprises et au règne de l'argent. Pour les intérêts commerciaux qui aspirent à prendre le contrôle des terres, de l'agriculture et des aliments - et de l'immense marché que cela représente - cette indépendance représente un obstacle.
Depuis la Révolution verte, les entreprises ont ainsi déployé toute une batterie de stratégies pour concrétiser ce contrôle, qui vont des programmes de recherche agricole et de vulgarisation au développement de filières mondiales, en passant par la promotion de l'expansion massive de l'agriculture destinée à l'exportation et au secteur de l'agro-alimentaire. La plupart des agriculteurs et des peuples autochtones ont résisté et continuent de résister, de diverses manières, à cette mainmise.

Megaphone

Un conseiller du premier ministre australien dénonce un complot climatique orchestré par l'ONU

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© News Corp Australia
Maurice Newman et le premier ministre Tony Abbott
Un proche conseiller du Premier ministre australien Tony Abbott, climatosceptique notoire, a affirmé vendredi que le réchauffement climatique était une invention défendue par les Nations unies pour créer un nouvel ordre mondial autoritaire.

D'après Maurice Newman, qui préside le Conseil économique consultatif rattaché au cabinet Abbott, l'objectif final des conspirateurs est "la concentration du pouvoir politique". "Le réchauffement climatique n'est qu'un leurre" pour y parvenir, écrit-il dans une tribune publiée par le quotidien The Australian, fustigeant "les élucubrations des climatocatastrophistes depuis 50 ans". "C'est un secret bien gardé, mais il s'avère que 95% des modèles climatiques dont on nous dit qu'ils prouvent le lien entre les émissions de CO2 et le réchauffement climatique, après près de deux décennies de stabilité des températures, sont erronés", avance-t-il sans étayer ses affirmations.

Bomb

Le but ultime de l'Empire est le chaos, pas la victoire

Traduit par SLT

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Une fois de plus, un pays « libéré » par l'Occident sombre de plus en plus profondément dans le chaos.


Ceci peut s'appliquer à tous les pays actuellement en conflit, où Washington et ses sbires occidentaux et moyen-orientaux ont imposé la guerre - le chaos perpétuel, la misère et la mort - et l'asservissement.

C'est là que se trouve toute la question: la stratégie de Washington et de l'OTAN n'est pas de « gagner » une guerre ou un conflit, mais de susciter un chaos continuel, sans fin. C'est la façon de (i) contrôler les gens, les nations et leurs ressources; de (ii) garantir à l'Occident un besoin incessant en troupes et en équipement militaire - souvenez-vous que plus de 50% du PIB des USA dépend du complexe militaro-industriel et des industries et services connexes; et enfin (iii), qu'un pays dans la détresse ou le chaos est ruiné et a besoin d'argent - de l'argent sous des conditions de nécessité, des conditions « d'austérité » du sulfureux FMI, de la Banque Mondiale et d'autres malfaisantes « institutions de développement » et de prêteurs d'argent; de l'argent qui équivaut à un esclavage, surtout avec des dirigeants corrompus qui ne se soucient pas de leurs populations.

C'est la nature de l'enjeu - au Yémen, en Ukraine, en Syrie, en Irak, au Soudan, en Afrique Centrale, en Libye... faites votre choix. Qui se bat contre qui n'a pas d'importance. ISIS / EIIL / EI / Daesh / al-Qaeda et quels que soient les noms des organisations de tueurs mercenaires que vous voulez ajouter à la liste - ce ne sont que des étiquettes pour distraire votre attention. Vous pouvez tout aussi bien y ajouter Blackwater, Xe, Academi et tous ses noms successifs choisis pour ne pas être facilement reconnus. Ce sont des prostituées de l'Empire Anglo-Saxon/Sioniste, des prostituées de raz-de-trottoir. Arrivent ensuite les prostituées de luxe comme l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahreïn et d'autres États du Golfe; puis le Royaume-Uni et la France, bien sûr.

Propaganda

Syrie : la chute de Lattaquié ressort de la propagande de guerre

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La Bataille du Qalamoun détermine à la fois la possible extension de la guerre au Liban et la coupure de la voie d’approvisionnement de Damas.
Carte Mohammad Yassine
Thierry Meyssan répond à des lecteurs qui l'ont interrogé sur l'annonce de la possible chute de Lattaquié et la débandade de la République arabe syrienne qui s'en suivrait. Il explique ici le caractère infondé de ce mythe qui, selon lui, ressort de la propagande de guerre.

Durant quatre ans, la presse atlantiste et du Golfe a annoncé l'imminence de la chute de Damas et de la fuite du président Bachar el-Assad. Et puis, à force de proclamer une victoire qui ne venait pas, elle s'est lassée. Voici maintenant son nouveau refrain : l'imminence de la chute de Lattaquié.

Comme toujours, la propagande présente les événements à son avantage : la prise d'Idleb et celle de Jisr al-Choughour marqueraient le début de la fin du « régime ». Pas un mot, par contre sur la libération de Aassal al-Ward et la bataille du Qalamoun, ni sur celle de Maydaa et de la dernière route d'approvisionnement des jihadistes vers la Ghouta de Damas.

Si l'on observe les faits d'un simple point de vue géographique, on pourrait effectivement croire à une avancée des jihadistes, mais si l'on analyse en termes démographiques, on voit que l'Armée arabe syrienne a repris la technique de la « terre déserte » qu'elle avait adoptée à la fin 2012 et au début 2013. Elle protège son peuple plutôt que sa terre. Elle organise donc son repli pour affaiblir ses ennemis avant de les enfoncer.

Toutes les zones actuellement contrôlées par les jihadistes sont tombées sous leur contrôle alors que la population restante leur était favorable, sauf à Rakka qui fut trahie et non pas conquise.

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Les parallèles entre le Patriot Act américain et la Loi sur le renseignement français


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L'« État profond » états-unien

Traduction : Maxime Chaix

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© Inconnu
Les installations de surface de la ville-bunker de Mount Weather
Depuis les événements du 11 septembre 2001, nous avons souvent alerté nos lecteurs sur l'existence d'un « État profond » aux États-Unis, indépendant de la Maison-Blanche et, parfois, capable de lui imposer sa volonté. Cette notion est, selon nous, indispensable à la compréhension de la politique états-unienne. Cependant, si l'existence de cet « État profond » est officiellement reconnue par la Maison-Blanche, elle en conteste l'indépendance. Le professeur Peter Dale Scott —qui l'étudie depuis plus longtemps encore— a mis en lumière son activité dans quatre événements majeurs. Il y consacre un livre dont la traduction française paraît cette semaine et cet article qui en reprend certains arguments.

Depuis un certain temps, j'ai analysé l'Histoire des États-Unis à l'aune de ce que j'ai appelé les « événements profonds structurels » (EPS), tels que l'assassinat du président Kennedy, le cambriolage du Watergate, l'affaire Iran-Contra (Irangate) et le 11-Septembre. Il s'agit d'affaires qui, dès le départ, sont entachées de mystère. Par ailleurs, elles impliquent systématiquement des actes criminels ou violents, et elles sont intégrées dans les processus clandestins des services de renseignement. Enfin, elles ont pour conséquence d'étendre la part secrète de l'État, et elles font ensuite l'objet de dissimulations systématiques dans les médias grand public et dans les archives internes du gouvernement [1].

Snakes in Suits

Quand Juncker prédit la destruction de la Grèce si elle sort de l'Europe, « zone de solidarité et de prospérité »

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Lors d'un discours de 40 minutes à l'Université Catholique de Leuven, en Belgique, Jean-Claude Juncker a annoncé qu'il était hors de question que la Grèce sorte de la zone euro car « le monde anglo-saxon ferait tout pour détruire la zone euro » qu'il a qualifié de « zone de solidarité et de prospérité ».

L'occasion pour nous de ressortir l'article sur la Grèce, extrait de la lettre d'analyses et d'informations libre n°3 :

De Grexit en Grimbo

Les questions jamais évoquées dans la défaillance de la Grèce sont simples : qui va payer la casse, combien va-t-elle coûter et à qui ?

Les différents remboursements que doit honorer la Grèce auprès de ses débiteurs suscitent chaque fois une angoisse dans les milieux d'affaires. Il est clair que, dorénavant, elle ne pourra rendre qu'avec de l'argent qu'on lui prête. Les réformes exigées par la Troïka, ou quelques prêteurs que ce soit ne sont qu'une pantomime pour gagner du temps. D'aucuns devraient plutôt se demander : quelles surprises nous préparent-ils avec Poutine à la baguette ? Pour régler ses fonctionnaires au mois d'avril (400 millions d'euros), la Grèce a dû ponctionner toutes les réserves des communes et organismes publics du pays (1500) ; ce sont deux milliards qui ont été collectés, mais cette somme ne suffira pas pour le mois de mai. Pour comprendre l'incroyable imbroglio de cette situation, le monde de fous dans lequel nous vivons, il faut lire le rapport des sportifs les mieux payés de la planète et prendre le salaire annuel des deux premiers du classement pour régler cette somme.

Les chiffres régulièrement rapportés dans les articles de la presse spécialisée évoquent les sommes dues par l'Allemagne aux Hellènes, soit l'équivalent de sa dette à savoir trois cent milliards d'euros. Jolie conte de fées.

En fait, la BCE avant son deuxième plan de sauvetage, a transformé des obligations grecques contre de nouvelles qui ne peuvent pas subir de décote. 80% de l'argent concerné a été introduit dans les banques européennes qui les ont comptabilisées comme actifs dans leurs bilans, et s'en sont servis comme garanties (collatérales) pour les transformer en argent liquide. Ce plan de sauvetage ne s'est jamais retrouvé dans l'économie grecque, mais a servi aux banques européennes pour continuer à recevoir des liquidités ! Sachant qu'elles utilisent un levier de 26 pour un, sans parler des opérations de titrisation, au final, c'est un risque qui se chiffre en milliers de milliards !