Les Maîtres du Monde
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Grèce : Syriza, finalement un leurre de plus ?

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Ils ne se décident pas à sortir du goulag européen. Pourquoi ? Les solutions alternatives existent et ils ont "promis" de rester au service du peuple. Hormis la réponse claire et précise que formulerait une victime des révolutions de couleur - personne ne désobéit aux ordres donnés par les complices de l'empire sous peine de mort pour lui et les siens - il se peut aussi que Syriza incarne la cerise sur le gâteau pour tous les membres de la zone euro.

Ils font le spectacle, balbutient des phrases toutes faites, expriment des sentiments convenus, avec une intonation d'acteurs. Ils rencontrent les fonctionnaires européens, ces figures hautaines dont on a pu constater, il y a peu, à quel point chacun est rempli de courage. Pendant ce temps, les responsables placés à la tête des autres pays européens ainsi qu'à la Commission sont tranquilles pour poursuivre le programme d'affaiblissement de l'Europe, obsession des fanatiques anglo-saxons depuis l'époque napoléonienne.

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Déstabilisation en cours en Amérique du Sud ?

Traduction : Luis Alberto Reygada pour Le Grand Soir

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Manifestation contre le président Rafael Correa à Guayaquil, la semaine dernière
Cela fait maintenant plus d'une semaine que des manifestations ont lieu en Équateur pour exiger la démission du président Rafael Correa. Elles ont débuté suite à l'annonce par le gouvernement d'un projet de loi dont l'objectif est d'imposer les grandes successions et les plus-values qu'obtiennent les spéculateurs immobiliers. Au cri de « Dehors Correa, dehors ! », les leaders de l'opposition de droite ont attisé les protestations, concentrées principalement dans la capitale du pays et dans le port de Guayaquil, bastion de la droite.

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Se préparer à l'effondrement des États-Unis ?

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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La longue séquence de revers économiques et géopolitiques des États-Unis depuis le début du siècle a maintenant reçu un élément de plus : la menace d'une attaque nucléaire sur le sol américain, faite il y a quelques jours par État islamique. Absurde ? Jusqu'à preuve du contraire (qui, nous espérons, ne viendra jamais) oui, c'est un non-sens complet. Mais l'important ici est moins la possibilité inimaginable de réaliser l'attaque que la nonchalance avec laquelle la menace a été faite. De toute évidence, État islamique ne craint pas les États-Unis.

Et pourquoi devraient-ils ? Après la décapitation des otages américains, après avoir vu le champ de bataille des soldats irakiens, censés être bien formés par des instructeurs américains, fuyant les combats, après la capture d'une quantité énorme de matériel militaire américain et après d'autres faits encore plus terribles qui ne seront jamais connus hors du champ des opérations, la horde terroriste peut se permettre de menacer d'une attaque nucléaire celui qui est, au moins sur le papier, la plus grande puissance du monde.

Eye 1

L'anti-terrorisme et l'anti-corruption utilisés par les USA pour asseoir leur suprématie dans le monde entier

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Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement
L'impérialisme américain qui se manifeste par le fer et le feu, est facilement observable. Plus subtil est l'arme anti-terrorisme et anti-corruption utilisée par la « justice » américaine pour asseoir sa suprématie dans le monde entier.

On se rappelle du scandale du procès intenté à la Banque française BNP Paribas, par les USA. La banque française devait répondre du fait de ne pas avoir respecté l'embargo décrété par les USA contre l'Iran. La « Justice » américaine a puni BNP Paribas en lui imposant une amende si énorme que la banque ne s'en est toujours pas relevée :
La BNP Paribas a été formellement condamnée par la justice américaine, vendredi 1er mai [2015] , à payer l'amende de 8,9 milliards de dollars (près de 8 milliards d'euros) faisant partie d'un accord annoncé en juillet avec des régulateurs pour violations d'embargos des Etats-Unis. (Source)

Bad Guys

La Grèce et la stratégie du choc

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La « stratégie du choc » est une politique de démantèlement des biens publics et de réduction drastique des libertés menée après une grave crise économique, politique ou environnementale, un attentat ou une guerre. Elle s'inspire des techniques de lavage de cerveau et de privation sensorielle employées par la CIA visant à détruire la mémoire du sujet, briser ses capacités de résistance et obtenir une « page blanche » sur laquelle écrire une nouvelle personnalité. A l'échelle d'une population, il s'agit de faire « table rase » du passé en réduisant à zéro le patrimoine public d'un pays, ses structures sociales et économiques pour y construire une nouvelle société.

Privées de leurs points de repères, littéralement en état de choc, les populations victimes de ce traitement se sont vues spoliées de leurs biens publics (éducation, santé, retraites) et de leurs libertés par l'oligarchie et ses élites sans même pouvoir et vouloir se défendre. Les Chiliens sous la dictature de Pinochet ou les Argentins sous celle de Videla, les Russes victimes de la « thérapie de choc » de Boris Elstine, les Irakiens victimes de la campagne de bombardements intensifs américains de mars 2003 baptisée Shock and Awe (choc et effroi), le peuple de Louisiane victime du cyclone Katrina, les Américains victimes de l'escroquerie du 11 septembre et ses dérives liberticides, les Lybiens ou les Syriens en proie au terrorisme international, les Ukrainiens victimes du coup d'Etat made in CIA, les Sud-Africains, les Chinois ou les Polonais victimes de la contre-révolution néo-libérale,... la liste est encore longue de tous ceux qui ont servi de cobayes à cette doctrine insensée née dans le laboratoire de l'Université Mac Gill à Montréal. Elle a provisoirement épargné l'Europe de l'Ouest... jusqu'à la crise des subprimes de 2007-2008.

Snakes in Suits

La farce électorale étasunienne

Traduction: Nicolas Casaux

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J'ai l'intention de ne pas consacrer plus de temps aux élections présidentielles à venir que ce qu'il me faudra pour me rendre à mon bureau de vote le jour de l'élection, voter pour un candidat d'un petit parti, probablement le candidat des Verts, et rentrer chez moi. Tout investissement supplémentaire d'énergie dans ces élections, y compris le soutien de la décision malavisée de Bernie Sanders validant le parti démocrate en devenant un de ses candidats à la présidentielle, est une perte de temps.


Toutes les actions que nous entreprenons doivent maintenant être dirigées vers le démantèlement des structures de l'État-entreprise. Cela implique le refus de toute coopération. Cela implique de rejoindre ou de construire des mouvements radicaux massifs. Cela implique de régulièrement participer à des actes de désobéissance civile, comme ce que font les Kayaktivistes à Seattle, ou ce que font les communautés de pêcheurs de Kodiak, Cordova et Homer, ainsi qu'une douzaine de tribus indigènes, en Alaska, en s'opposant physiquement au fracking, aux forages pétroliers, à l'exploitation du gaz naturel, ou aux entraînements de la US Navy dans les eaux pures de l'Arctique. Cela implique de lutter pour un salaire minimum de 12 €. Cela implique de bloquer les rues de nos villes pour exiger la fin de l'utilisation systématique de la force létale par la police militarisée, particulièrement contre les personnes à la fois pauvres et de couleur. Cela signifie, à grande comme à petite échelle, des actes de rébellion ouverte. Cela implique de toujours avoir comme objectif premier la perturbation et le renversement du pouvoir corporatiste. Cela implique de ne pas jouer le jeu.

Gold Coins

La Grèce se rapproche de la Banque des BRICS

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Les pourparlers sont en train d'examiner la possibilité pour la Grèce de devenir le sixième participant de la Banque de développement des BRICS.

C'est la Russie qui a révélé cette proposition faite au mois de mai dernier. Pour le moment, les parties sont en cours de «discussions préalables sur la question du rattachement éventuel de la Grèce à la banque de développement des BRICS (Alliance interétatique informelle du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud ). Pour que, une fois la Banque opérationnelle, la Grèce puisse devenir membre de plein droit», a rapporté le ministre grec de la Restructuration de la production, de l'Environnement et de l'Energie Panagiotis Lafazanis.

Selon le ministre, les consultations sur ce rapprochement éventuel avancent «de manière très positive». Il a souligné que la Russie se prononcerait pour le rapprochement de la Grèce à la Banque de développement. Auparavant, le vice-ministre des finances Sergei Storchak a annoncé que la banque des BRICS serait opérationnelle le 7 juillet.

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Pourquoi Poutine ne reconnait pas les républiques populaires de Donetsk et Lougansk comme états souverains ou la technique récurrente et particulière des adversaires géopolitiques de la Russie

Traduit de l'anglais par le Saker francophone
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Nikolai Starikov
Grâce à mon génial ami Tatzhit Mikhaïlovitch je peux, encore une fois, partager avec vous la version sous-titrée d'une déclaration vidéo d'importance cruciale faite par Nicolas Starikov. Les hourra patriotes [ultra-nationalistes russes, NdT] vont être furieux, mais beaucoup d'entre vous apprécieront la sophistication de la stratégie de Starikov (bon, en fait de Poutine).

Régalez vous !


Vidéo de Nicolas Starikov sous-titrée en Français
Traduction des sous-titres Claude Rodier


Transcription

1 - 00:00:00,000 - > 00:00:14,640

Avant de parler de ce qui va se passer, je suggère que nous nous mettions d'accord pour dire que les sentiments n'interviennent pas ici. Parce que nous allons parler de choses sérieuses et que les émotions ne pourraient être qu'un obstacle.

2 - 00:00:14,960 - > 00:00:26,080

Permettez-moi de préciser par écrit un certain nombre de choses... Qu'ont fait nos adversaires géopolitiques pendant des siècles ? Ils ont une technique particulière, regardez :

3 - 00:00:26,320 - > 00:00:40,400

L'Inde, année 1949. Nos « partenaires » anglais, grâce à l'URSS qui a gagné la Seconde Guerre mondiale, sont poussés hors du pays.

4 - 00:00:40,640 - > 00:00:56,400

Oui, le peuple indien réclame son indépendance, mais il aurait pu la réclamer un autre siècle, s'il n'y avait eu les chars soviétiques à Berlin - et, encore plus important, les chars soviétiques dans la Corée voisine.

Crusader

Les gels français et belges des actifs russes n'existent que dans les médias

Traduit de l'anglais par Dominique Muselet pour Arrêt sur Info
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Mettons les points sur les «i» en ce qui concerne la « saisie d'actifs russes » dans l'affaire Youkos.

Disons-le tout net, il n'y a pas de « gel » ni de « saisie » en tant que tels, et il n'y en aura sans doute pas. Je peux l'expliquer sans la moindre difficulté mais, le problème, c'est que nos journalistes sont plus intéressés par les grands titres que par les faits et l'interprétation correcte de ce qui se passe.

Définissons les termes: une saisie implique une situation dans laquelle, par une décision du tribunal (ou d'une autre autorité compétente), une personne morale ou physique perd la capacité de contrôler ses actifs. Qu'est-ce que nous avons dans le cas de la Belgique ? Nous avons des lettres envoyées par des huissiers à des dizaines d'organismes dont beaucoup sont européens (par exemple Eurocontrol), pour leur demander deux choses :
  1. Gérez-vous des actifs qui appartiennent à l'État russe ?
  2. Avez-vous des dettes envers l'État russe ?
Si la réponse à ces questions est positive, il leur sera ensuite demandé de transférer ces actifs aux huissiers de justice et/ou de rembourser leur dette non pas au gouvernement russe, mais à Youkos.

Les organisations et les entreprises à qui sont envoyées ces lettres, sont sélectionnées d'une manière très simple ; un clerc regarde la liste des toutes les entités juridiques du pays en se posant cette question : « Cette entreprise pourrait-elle avoir un lien avec la Russie ? », et s'il pense que c'est possible, il envoie une lettre.

Bad Guys

L'enfer boueux et toxique de l'exploitation des sables bitumineux : l'exemple canadien

Traduction : Olivier Petitjean

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© Alberta / CC Suncor
Vue d’une exploitation de sables bitumineux en
Nous sommes loin de l'image du derrick perdu dans le désert ou d'une sage plateforme pétrolière émergeant à l'horizon. Voici l'Alberta, province canadienne, où des firmes pétrolières, parmi lesquelles Shell et Total, exploitent à un rythme effréné les gisements de sables bitumineux, du pétrole visqueux contenu dans du sable. Elles espèrent tripler leur production d'ici 2030. Mais à quel prix ! S'il est souvent question de l'impact des sables bitumineux sur le dérèglement climatique, on parle moins de leurs conséquences sur les ressources en eau et la biodiversité locale. Extraction excessive et pollutions commencent à faire sentir leurs effets, jusqu'à l'océan Arctique. Premier volet d'une enquête exclusive réalisée par Edward Struzik, journaliste canadien.

200 kilomètres en aval des exploitations géantes de sables bitumineux du nord de l'Alberta, un aborigène du nom de Joe Wandering Spirit vit dans une cabine d'une seule pièce, avec un chat sauvage et une meute de chiens de traîneau qu'il tient attachés lorsqu'il n'est pas en train de chasser, de poser des pièges ou de pêcher. Ici, au cœur du delta Paix-Athabasca, l'un des plus importants deltas d'eau douce au monde, vivre dans une contrée sauvage moitié terre moitié eau n'est pas sans risques pour un homme vieux de 75 ans comme lui. Chaque année, au moment de la rupture printanière des glaces, les rivières sinueuses du delta peuvent changer abruptement de cours et déborder soudain de leurs rives.