Les Maîtres du Monde
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Bad Guys

Traité transatlantique pour les nuls, en vidéo


Un vaste accord de libre-échange est en cours de négociation entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Négocié en toute opacité, celui-ci comporterait de nombreux dangers pour les normes sociales, environnementales et sanitaires. Il représente aussi une menace démocratique dans la mesure où il permettrait aux multinationales de poursuivre les Etats devant des tribunaux d'arbitrage privé. Cette vidéo fait état des menaces que représente le projet de traité transatlantique (TAFTA).
Snakes in Suits

Simulacres de démocratie avec la consultation européenne sur le Traité Transatlantique

© Inconnu
Dotée de considérables budgets de communication - qui, eux, ne sont pas amputés par des mesures d'austérité - la Commission européenne part du principe que si un débat public est organisé au niveau européen sur un sujet donné, il ne saurait avoir d'autre conclusion que la validation de ses propres positions.

S'il y a le moindre risque, pas de débat. On en a eu un exemple significatif avec la gestion des critiques des adversaires du projet de traité visant à instituer un Grand marché transatlantique (GMT ou TAFTA ou TTIP ou PTCI ) [1] entre l'Union européenne (UE) et les États-Unis.


Le PTCI s'annonce comme le plus sensible des problèmes qu'aura à traiter la nouvelle Commission européenne dès sa prise de fonctions dans le 1er novembre. Vu l'ampleur des oppositions qu'il soulève, il rappelle le Traité constitutionnel européen (TCE) rejeté par les électeurs français et néerlandais en 2005, ce qui aurait dû l'enterrer définitivement. Mais, par une démarche s'apparentant à une véritable forfaiture, son contenu avait été repris pratiquement à l'identique dans le traité de Lisbonne de 2007 [2]. C'est pour tenter d'éviter la répétition de ce scénario que le collège bruxellois a décidé d'engager une action de relations publiques de grande ampleur, sans envisager une seconde qu'elle pouvait avoir un effet boomerang. Il l'a fait dans le cadre des dispositions du traité de Lisbonne qui, sur un thème qu'elle choisit, autorisent la Commission à procéder à « de larges consultations des parties concernées » [3].
Che Guevara

La Suède reconnait l'état de la Palestine... et énerve Israël

© REUTERS/Carlos Garcia Rawlin
Le nouveau gouvernement suédois y voit "un signal important", Israël parle d'une décisions prématurée, à la limite de l'amateurisme.

En annonçant sa décision de bientôt reconnaitre la Palestine, une première pour un pays occidental membre de l'Union européenne, le nouveau gouvernement suédois s'est attiré les foudres d'Israël. Jerusalem estime que cette décision va compliquer les négociations qui patinent depuis des décennies. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, s'est félicité de cette "grande et noble" initiative suédoise et a souhaité que d'autres capitales suivent l'exemple de Stockholm.

© REUTERS
Premier ministre Löfven
La Suède veut agir pour "une reconnaissance mutuelle". Le nouveau gouvernement formé vendredi, qui allie sociaux-démocrates et Verts, a décidé de prendre ses distances avec la diplomatie traditionnelle de la Suède, très souvent alignées sur les positions des États-Unis et de l'Europe de l'Ouest. "Une solution à deux États suppose une reconnaissance mutuelle et la volonté d'une coexistence pacifique. C'est pourquoi la Suède va reconnaître l'État de Palestine", a déclaré le Premier ministre Löfven dans son discours de politique générale. Cela doit se faire dans le respect "des exigences légitimes à la fois des Palestiniens et des Israéliens quant à leur autodétermination et leur sécurité", a-t-il précisé.
Snakes in Suits

Censure du net : tout pour l'industrie, rien pour les citoyens

© Inconnu
L' « Agenda numérique » de l'Union européenne, ce n'est pas seulement des chiffres et de l'économie. Il est aussi question de droits et de libertés. Après plusieurs heures d'audition de Günther Oettinger, le commissaire européen désigné pour l' « Économie et la société numériques », une question demeure : qu'en est-il de la protection des droits fondamentaux dans le monde numérique ?

Hier, M. Oettinger a montré lors de son audition de confirmation au Parlement européen qu'il n'a aucune idée de pourquoi ou de comment les droits fondamentaux doivent être protégés sur Internet. Un bon exemple est son soutien aveugle au dangereux projet de loi français contre le terrorisme, qui impose une censure et une surveillance extrajudiciaires. Il est clair qu'Oettinger ne se soucie aucunement de la protection des droits fondamentaux en ligne.
Bad Guys

Pentagone, ébola et production de vaccin : pour quel objectif?

© Inconnu
Une entreprise pharmaceutique québécoise partenaire du Pentagone dans le développement de vaccins.

Au début août 2014, Bloomberg a publié un article sur les « espoirs prometteurs » qu'offrent les plants de tabac « pour développer un traitement efficace contre le virus mortel Ebola »:

« Les médicaments dérivés de plants de tabac, développés également par une société qui compte Philip Morris International Inc. parmi ses investisseurs, font partie d'un petit groupe de traitements innovateurs à base de plantes comme la laitue, les carottes, même les lentilles d'eau, et mis au point pour traiter diverses maladie, de la pandémie de grippe à la rage.
Propriété de Mitsubishi Tanabe Pharma Corporation et Philip Morris, Medicago Inc., située à Québec, est une autre société soutenue par un géant du tabac et œuvrant au développement de médicaments biotechnologiques cultivés dans des plants de tabac.
Medicago effectue des tests sur un vaccin contre la grippe pandémique et possède une serre de production en Caroline du Nord, a déclaré Jean-Luc Martre, directeur des affaires gouvernementales à Medicago. Medicago prévoit une phase finale d'essai du vaccin contre la grippe pandémique pour l'an prochain, a-t-il dit dans un entretien téléphonique [...]
Medicago « travaille actuellement en étroite collaboration avec des partenaires pour la production d'un anticorps contre l'Ebola, ainsi que d'autres anticorps présentant des intérêts pour la bio-défense », a-t-il déclaré dans un courriel. Il n'a pas voulu divulguer l'identité des partenaires. (Ebola Tobacco Drug Joins Duckweed in Plant War on Disease, Bloomberg 6 août 2014) »
Bad Guys

TTIP et Monsanto, où la Tentative Terroriste des Investisseurs Privés

© Inconnu
"Monsanto s'y connaît aussi en mauvaises herbes, nous ne dresserons pas ici la liste de tous les produits éradicateurs que la firme a commercialisés. Sachez seulement que ces produits sont tellement performants qu'ils n'éradiquent pas seulement les mauvaises herbes, ils éradiquent aussi les agriculteurs..."

Amis lecteurs,

A ce jour, nous ne disposons pas encore de toutes les données relatives au programme de Monsanto qui s'est porteur acquéreur de l'agriculture, de la pisciculture et de l'élevage. Nous pouvons cependant vous en dévoiler déjà quelques unes.

Faisons d'emblée confiance à ce génie qui, il y a 25 ans déjà, inventait le poisson antigel. Grâce à un gène particulier, ce poisson pouvait en effet nager en eaux profondes et glacées, là où il était sûr de ne pas rencontrer de concurrence, et ratisser le plancton sur des kilomètres. Bien sûr, le poisson antigel a nui aux autres variétés et à la flore sous-marine mais, comme il grossissait vite, il assurait aussi une nourriture abondante et rapportait des dollars à profusion. Quelques riverains ont bien essayé de protester, ils ne trouvaient plus au marché leurs sardines habituelles, mais tous les procès qu'ils ont intentés sont restés sans suite. Et si l'on veut manger, eh bien on mange ce qu'on trouve et on arrête de faire la fine bouche. D'autant que, d'après les prévisions et les calculs, la population mondiale ne va pas cesser de sitôt de croître et d'embellir.
Snakes in Suits

Traité transatlantique : aujourd'hui, un point de vue autrichien sur l'étreinte d'un partenaire en faillite

Traduction : Horizons et débats

© Inconnu
Afin de nous rendre majeurs, Immanuel Kant nous a appris, à nous autres Européens, le Sapere Aude! Ose savoir!
Le 14 juillet 2014, a commencé une nouvelle ronde de négociations (la sixième) sur un accord économique complet entre l'UE et les États-Unis qui, dans ses dimensions connues jusqu'alors est un accord concernant toute la société. Vu les quelques détails venus à notre connaissance, il nous semble important d'élargir notre champ visuel. En toute brièveté, nous allons relever quelques points cardinaux, d'autant que le texte actuel n'est toujours pas à disposition.
Il relève du bon sens, qu'avant de conclure une affaire, il faut soigneusement analyser son partenaire - notamment en ce qui concerne sa situation, ses intérêts, ses activités précédentes et actuelles ainsi que ses principes en matière de politique sociale et de géopolitique (en anglais: sa « philosophie »).


Cette première réflexion doit éveiller notre méfiance :

Les États-Unis, en réalité, sont en faillite et tiennent la tête hors de l'eau seulement grâce à leur planche à billets. Pour chaque dollar que l'État dépense, il doit emprunter 50 cents. (Dans mon ouvrage « Empörung in Europa - Wege aus der Krise » [Indignation en Europe - des voies pour sortir de la crise], je montre des solutions). On va continuer ainsi jusqu'à ce que le dollar ne soit plus accepté comme monnaie mondiale de référence.
Magnify

Rions un peu : l'économie et les sanctions du point de vue russe

Traduction : Goklayeh

© busyminds
Un nombre toujours croissant des 85 % de la population mondiale osent faire publiquement un gros blblblbl… ! au visage de l’Eurangloland, et adorent ça !
Un évènement amusant vient de se produire, alors que nous approchons des 500 ans de colonialisme par les empires occidentaux. La Russie vient de boycotter la nourriture et les produits agricoles de l'Eurangloland (l'Union européenne, les USA, le Canada, l'Australie, sans compter la Nouvelle-Zélande qui a été épargnée), ce qui est, en soi, très instructif quant aux tendances actuelles. Mais il y a plus. Les opprimés [du reste du monde] sont en train de riposter. Jusqu'à récemment, ce que sont les réactions actuelles des gouvernements mondiaux ne faisant pas partie de l'Eurangloland (ils représentent 85 % des gens sur notre planète), face à une telle prise de position par la Russie, auraient été inimaginables. Prenez le temps de vous assoir, et admirez !

Pour être juste envers cette fière majorité, il est nécessaire d'ajouter le Japon et la Corée du Sud à l'Empire d'Eurangloland. Ces deux pays sont militairement occupés, des satrapes soumis aux princes tout-puissants de Washington. Ajoutez quelques autres pays, qui s'aplatissent aux pieds de l'Empire occidental, et nous pouvons affirmer qu'environ 20 % des personnes dans le monde gouvernent les 80 % restants, ce qui est assez ressemblant avec la domination des pharaons sur leurs sujets et esclaves en Égypte ancienne. Le Principe de Pareto s'applique ici également. Cette liste d'États clients croît et décroît, suivant la date de mise en place d'un gouvernement soumis aux CIA/MI6/DGSE et autres agences des « États profonds », dans les différents centres de pouvoirs locaux. Par exemple, récemment, les Philippines se sont prosternées devant la Wehrmacht globale américaine. L'Ukraine est la plus récente souillon soumise à l'Occident, tandis qu'à ce jour, le Venezuela résiste admirablement aux efforts que l'Ouest met en œuvre pour y susciter un changement de régime.
2 + 2 = 4

Pathocratie mondiale, suiveurs autoritaristes et l'espoir du monde


Les va-t-en-guerre au sommet de l'OTAN observent un défilé aérien... C'est devenu une habitude pour le président François Hollande d'embarrasser le peuple français.
Il y a deux jours, à la suite de l'annonce du président François Hollande que la France ne livrerait pas le navire de guerre Mistral que la Russie avait acheté, payé (et en partie construit), j'écrivais sur ma page Facebook :
« Aujourd'hui, je suis excédée par la folie qui règne sur notre planète. J'ai quitté les États-Unis à cause de cette folie, l'invasion de l'Irak par Bush, et désormais la contagion semble s'être répandue partout ailleurs. »
Je ne disais pas cela juste pour faire de l'effet, j'étais incontestablement noyée dans un trou noir de désespoir en réalisant qu'il n'y a, en réalité, aucun dirigeant de n'importe quel pays occidental soit-disant civilisé qui possède deux neurones en état de marche et une once de conscience.

Lorsque nous avons quitté les États-Unis à l'époque, dégoûtés par les actes de la cabale Bush, nous avons choisi la France comme nouveau foyer pour de nombreuses raisons, dont non la moindre était qu'elle ne faiblissait pas contre l'horrible mésaventure, qui apparaît désormais au monde entier sous son vrai jour : une guerre impérialiste, psychopathique, pour le profit et les ressources. Je n'oublierai jamais l'avertissement que me donna le mécanicien qui prépara ma fourgonnette pour l'embarquement : « Vous devez faire attention à ces Français ; ce sont des peureux qui poignardent dans le dos ». J'en fus scandalisée car il me semblait assez évident que n'importe quel pays/peuple pouvant résister aux États-Unis et dire « non » à une guerre illégale contre un pays qui ne faisait clairement rien de ce dont l'accusait le gang Bush, avait le courage de ses convictions, sans oublier la capacité intellectuelle de voir au travers de tous les mensonges.
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Les OGM tombent-ils en disgrâce en Chine?

© David
En août 2014, le ministère de l'Agriculture chinois n'a pas renouvelé l'autorisation pour deux programmes de recherche d'expérimentation en champ de deux riz et d'un maïs transgéniques. Ces essais sont donc suspendus. L'opposition de la Chine aux OGM semble donc se confirmer, même si des ambiguïtés subsistent.

En juillet 2013, soixante scientifiques chinois adressaient au gouvernement une pétition réclamant un accroissement de la production d'OGM en Chine [1], mais depuis, les événements et décisions vont plutôt dans le sens d'une modération face à cette technologie. La Chine renvoie des cargaisons de maïs transgénique non autorisé [2], l'Union européenne continue de croiser des produits alimentaires à base de riz GM chinois, dit Bt63, illégalement importés sur son territoire et les mesures prises par l'UE pour mettre un terme à ces importations sont loin d'être efficaces puisque des cas de contaminations sont toujours rapportés en 2014 [3].
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