Les Maîtres du Monde
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Cowboy Hat

La « Destinée manifeste » ou la genèse de l'exceptionnalisme américain

© Inconnu
Americain Progress (1872) – John Gast : Allégorie de la « Destinée manifeste » représentée par Columbia - la personnification féminine des États-Unis au XIXe siècle – guidant les colons américains vers les ténèbres sauvages de l'Ouest pour y apporter la lumière (et en profite pour câbler le télégraphe au passage)1
L'origine de la fondation des États-Unis découle d'une vision idéaliste et religieuse. La découverte du « Nouveau Monde » devait permettre la construction d'un état idyllique, en opposition aux nations décadentes d'Europe (2). Dès 1630, l'avocat puritain et fondateur de la Colonie de la baie du Massachusetts, John Winthrop, dans son sermon « A Model of Christian Charity », déclara que les puritains du Nouveau Monde avait la mission divine de construire une « Cité sur la colline » (City upon a hill) (3) ; expression tirée de l'Évangile selon Matthieu (5:14) : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ». La Révolution américaine et l'apparition de la première nation républicaine et démocratique forgèrent le concept d' « exceptionnalisme américain ». En effet, la Déclaration d'indépendance de 1776 et la Constitution américaine de 1787 mentionnèrent des principes et des valeurs, dont la vocation était d'être appliqués à l'ensemble de l'humanité.

À son retour de voyage, Alexis de Tocqueville déclara :
« La situation des Américains est donc entièrement exceptionnelle, et il est à croire qu'aucun peuple démocratique n'y sera jamais placé. » [Alexis de Tocqueville, 1835-1840, De la démocratie en Amérique]
Cette conception justifia alors l'idée que les États-Unis étaient dotés d'une « Destinée manifeste », et qu'une mission civilisatrice leur avait été dévolue afin de répandre leur modèle sur l'ensemble du continent (4). En 1812, lorsque les États-Unis profitèrent des conquêtes napoléoniennes pour porter la guerre aux colonies britanniques du Canada, Andrew Jackson, alors général en chef et futur président des États-Unis d'Amérique, révéla déjà des prétentions impériales :
Propaganda

John Pilger : les médias, armes de guerre

Traduction : Nicolas Casaux

© Inconnu
Pourquoi tant de journalistes ont-ils succombé à la propagande ? Pourquoi la censure et les distorsions sont-elles des pratiques courantes ? Pourquoi la BBC se fait-elle la voix d'un pouvoir rapace ? Pourquoi le New York Times et le Washington Post trompent-ils leurs lecteurs ? Pourquoi n'enseigne-t-on pas aux jeunes journalistes à analyser l'agenda médiatique et à contester les hautes prétentions et les basses intentions de cette fausse objectivité ? Et pourquoi ne leur enseigne-t-on pas que l'essence de ce qu'on appelle les médias mainstream (dominants) n'est pas l'information, mais le pouvoir ?

Ces questions sont urgentes. Le monde fait face à un risque majeur de guerre, peut-être nucléaire - avec des USA déterminés à isoler et à provoquer la Russie et finalement, la Chine. Cette vérité se voit inversée et travestie par les journalistes, dont ceux-là même qui firent la promotion des mensonges qui menèrent au bain de sang irakien de 2003. Les temps dans lesquels nous vivons sont si dangereux, et l'opinion publique le perçoit de manière si distordue que la propagande n'est plus, comme Edward Bernays l'appelait, « un gouvernement invisible ». C'est le gouvernement. Elle règne directement sans craindre la contradiction et son principal objectif c'est de nous conquérir : notre vision du monde, notre capacité à séparer la vérité des mensonges.
Airplane

Vol MH-17 : agonie d'un mensonge

Traduction : ilfattoquotidiano.fr

© Inconnu
Nous attendons toujours les informations sur le Boeing MH-17 abattu en juillet dernier. La valse des mensonges sur le vol MH-17 abattu en Ukraine devient chaque jour davantage la métaphore de la fin des illusions démocratiques du monde occidental. Mais il s'agit aussi et surtout de la manifestation tragique du désastre intellectuel et moral dans lequel sont tombées les hordes de « semeurs de peste » qui continuent à les défendre. Pour rester cohérents, ces gens ont dû mentir effrontément. Et aujourd'hui, face à l'émergence de la vérité, ils sont obligés de les répéter, tout désorientés, voire de les amplifier en inventant des variantes plus ou moins fantaisistes et de moins en moins crédibles, se contredisant à loisir, sans s'apercevoir du ridicule dans lequel ils sont tombés. Ou alors, et c'est l'attitude simple et peu compromettante, ils se taisent et évitent d'évoquer les bribes de vérité qui passent pourtant à leur portée.

Voilà le visage du journalisme servile de notre époque. Mais il y aura bien pire, et dans un futur proche, car ces semeurs de peste qui se font passer pour des journalistes sont prêts pour les prochaines délations répugnantes auxquelles ils seront contraints par les patrons qui les paient, même s'il est vrai que le journalisme occidental n'était pratiquement jamais, de toute son histoire, tombé aussi bas.
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South Stream : Thierry Meyssan sur le coup de maître de Poutine

Interview au téléphone le 2 décembre 2014 par Alexandre Artamanov de Thierry Meyssan, journaliste et écrivain, au sujet de l'annulation du projet de gazoduc South Stream par la Russie, et du rapprochement entre le dirigeant russe Vladimir Poutine et le chef du gouvernement turc Recep Tayyip Erdogan à l'occasion de la visite du chef du Kremlin à Ankara.

Bomb

Les gros dommages collatéraux de la guerre des prix du pétrole contre Poutine

crude oil price graph
Wouaa... Le prix du brut ne cessant de baisser, cela entraîne aussi une baisse phénoménale des recettes dans les comptes de tous les pays producteurs de pétrole. Cette baisse est orchestrée par les Etats-Unis pour coincer Poutine (avec la complicité des pays consommateurs - plus le prix du brut baisse, plus cela affaiblit le rouble et les réserves FX de la Russie). Mais les dégâts collatéraux et les morts commencent à être visibles : le hedge funds BHAA, 37 milliards en gestion, vient de se faire massacrer et il a été obligé de... jeter l'éponge de son département matières premières : « Brevan Howard Asset Management plans to close its commodity hedge fund following recent poor performance ... The fund, managed by Stephane Nicolas, has $630 million in assets. It lost 4,2% last year and is down 4,3% this year to the end of October » nous disent, très surpris, Bloomberg ici et le Wall Street Journal ici.

Mais il n'y pas que cela. Le mot est qu'en Arabie Saoudite, les milliers de princes se tirent dessus à boulets rouges, voyant leur SMIC (en millions) baisser radicalement. Deux camps s'affrontent, ceux alliés aux US et ceux qui sont pour l'indépendance. Et cela ne se passe pas très bien. Toujours est-il que Blommberg comme le WSJ notent que la baisse du brut a entraîné des appels de marge massifs, et qu'en ce moment même le sang gicle sur les murs car personne n'avait prévu une telle descente aux enfers des cotations... Il faut payer les swaps et les appels de marge, alors que la situation est particulièrement difficile. La pression sur les marchés est terrible.
Propaganda

Propagande de guerre : la résolution 758 du congrès américain

Traduction : Daniel


Ron Paul brandit une pancarte libertaire, contre la guerre, et fait face à un géant républicain (en éléphant, symbole des Républicains) flanqué d’un bouclier sur lequel est écrit « complexe militaro-industriel » et qui lui demande s’il est vraiment républicain lui aussi.
Aujourd'hui [le 4 décembre 2014], la Chambre des représentants des USA a adopté ce que je considère comme l'un des pires textes de loi jamais votés : la résolution 758, condamnant avec vigueur les actes de la Fédération de Russie, sous le président Vladimir Poutine, qui mène une politique d'agression contre ses pays voisins en vue de leur domination politique et économique. En fait, le projet de loi contient 16 pages de propagande de guerre qui feraient même rougir les néoconservateurs, s'ils étaient capables d'une telle chose.

C'est le genre de résolution que j'ai toujours surveillé de près au Congrès, car ce qui est présenté comme des expressions d'opinion inoffensives conduit souvent à des sanctions et à la guerre. Je me souviens de m'être opposé fermement à la Loi sur la libération de l'Irak en 1998 parce que, comme je le disais alors, je savais que cela nous mènerait à la guerre. Je ne me suis pas opposé à la loi parce que j'étais un admirateur de Saddam Hussein (pas plus que je ne suis un admirateur de Poutine ou de tout autre chef d'État), mais plutôt parce que je savais alors qu'une autre guerre contre l'Irak ne réglerait pas les problèmes et envenimerait même les choses. Nous savons maintenant ce qui s'est passé par la suite.
Chess

L'EI (l'Etat Islamique), un produit de la CIA

EI
© REUTERS/ Stringer
Le groupe terroriste Etat islamique (EI), qui contrôle à présent une bonne partie du territoire irakien et menace la sécurité du monde, a été créé par la CIA, ce qui est attesté par des documents officiels, a déclaré jeudi le chef adjoint d'état-major des forces armées de l'Iran Massoud Jazayeri.

« Alors que Washington prétend combattre l'EI, nous recevons des documents qui prouvent que ce groupe est un +produit de la CIA+ », lit-on dans la déclaration officielle du général publiée par les médias iraniens.

Selon lui, le fait que les forces armées US aient fourni à l'EI des armes et des munitions dès le début de la formation de la coalition, dévoilait la nature mensongère des déclarations des Américains sur leur lutte contre les djihadistes.

« Au contraire, l'Iran fait tout son possible pour apporter son aide au peuple irakien selon son devoir humanitaire et islamique pour éliminer le terrorisme dans ce pays », a déclaré M.Jazayeri, cité par la chaîne de télévision al-Alam.
Bad Guys

La Chine face à la tactique américaine du changement de régime

Traduction : Geoffrey/Sylvain pour Vineyardsaker

© Inconnu
Les USA et la Chine aux couleurs de leurs drapeaux respectifs
Même si elle a un nom sympa, la récente révolution à Hong Kong suit assez bien le schéma standard de changement de régime et de déstabilisations politiques formatées par les USA. Et les Chinois n'ont pas besoin de sous-titres !

Désormais, nous savons que la Russie connaît bien les méthodes des changements de régime, dont l'empire du Chaos use et abuse afin de maintenir sa suprématie. C'était apparu très clairement dans l'allocution de Poutine au Club Valdaï :

« De fait, depuis un bout de temps, nos collègues (les USA) ont tenté de gérer les dynamiques politiques, en utilisant les conflits régionaux et en concevant des "révolutions de couleur" correspondant à leurs intérêts, mais... le génie aux trois vœux s'est échappé de la bouteille. Il semble que les pères de la théorie du "chaos sous contrôle" ne savent plus eux-mêmes qu'en faire ; c'est une complète débandade dans leurs rangs. »

La Chine a aussi été l'objet de tentatives de changement de régime dans sa province du Xinjiang, dans l'ouest de la Chine, et plus récemment à Hong Kong. La question est : dans quelle mesure la Chine est-elle consciente du rôle des USA dans ces mouvements de protestation ? Une récente vidéo sur Youtube fait clairement apparaître que la Chine a une très nette compréhension de l'échiquier géopolitique et de ses enjeux, même s'il n'est pas sûr que les opinions présentées sont celles du peuple chinois en général.

Commentaire: Quand à la révolution des parapluies :

- À propos des événements « révolutionnaires » à Hong Kong
- Hong Kong : manifestations et manipulations... virales
- « L'art de la guerre » : Hong Kong, sous les parapluies

Beaker

Benzène, ou comment l'industrie en minimise les effets toxiques depuis les années 40

© DR
Une raffinerie de pétrole à Houston (Texas)
Haro sur l'industrie pétrolière : le Center for Public Integrity, association américaine, a rendu publiques jeudi 4 décembre plus de 20.000 pages de documents montrant comment les industriels ont cherché à minimiser la toxicité du benzène depuis les années 1940.

Voilà qui évoque la Legacy Tobacco Documents Library, gérée par l'université de Californie à San Francisco, qui révèle les manœuvres de l'industrie du tabac pour cacher un désastre sanitaire en cours. Au besoin, en finançant une recherche biaisée dans le sens qui l'arrange, processus connu sous le nom de « fabrique du doute ».

Les 20.000 pages publiées jeudi par le Center for Public Integrity (rapports internes, mails, courriers, etc.) ont été dévoilées ces 10 dernières années lors de divers procès sur le benzène, généralement intentés par d'anciens salariés de l'industrie pétrolière ayant développé un cancer, dont grand nombre de leucémies. Ces documents montrent que, malgré ses dénégations rassurantes, l'industrie connaît pertinemment la toxicité du benzène, et ce depuis longtemps.

En 1948, une revue de la littérature sur la toxicologie du benzène, réalisée pour le compte de l'American Petroleum Institute (API), révélait ainsi que « la seule concentration sûre pour le benzène était zéro ». Bien loin des assomptions selon lesquelles il n'existe aucun risque au niveau courant d'exposition de la population et des travailleurs, leitmotiv de l'industrie chimique.

Commentaire: Un autre article concernant le benzène :

- La Fda s'occupe des gros ! Elle homologue une pilule diététique au benzène

Star of David

La « reconnaissance » de la Palestine : une immense arnaque de l'Occident

Tout le monde ou presque, surtout ceux qui se sentent proches du combat palestinien, se sont réjoui de la "reconnaissance" de l'État de Palestine par le parlement français.

Cette "reconnaissance" me paraît être une immense arnaque.

1er point. Qu'ont fait les gouvernements occidentaux depuis 1967 alors que l'armée sioniste venait de s'emparer de ce qui restait de la Palestine et avait commencé immédiatement à "nettoyer" les environs de Jérusalem de leurs occupants arabes pour y installer les 1ers colons sionistes ? Qu'ont fait ces gouvernements lorsque le régime sioniste a annexé juridiquement la partie palestinienne de Jérusalem en violation de toutes les résolutions internationales ? Qu'ont fait ces gouvernements lorsque les hordes sionistes, 650 000 depuis 67, se sont répandues sur la Cisjordanie, détruisant des milliers de maisons et de villages pour s'y installer en conquérants, et réduisant à néant toute possibilité de solution pacifique à 2 États qu'ils appellent hypocritement de leurs vœux ?

Il serait inutile de refaire l'historique de ces dernières décennies en détaillant les appuis inconditionnels que l'Occident a offert au régime sioniste, sur les plans militaire, économique, financier, diplomatique. Israël est l'allié rêvé, le chien de garde idéal, et l'Occident ne lui fera de la peine que s'il est véritablement acculé. Ce n'est pas pour demain.
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