Les Maîtres du Monde
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Les véritables raisons derrière les mensonges de Washington sur le programme nucléaire iranien

Traduction : Résistance 71

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Le problème de Washington avec l'Iran n'a jamais été le programme d'énergie nucléaire iranien. La notion, poussée par les néo-conservateurs, que l'Iran n'avait un programme nucléaire énergétique (à 5% d'enrichissement de l'uranium) que pour cacher un programme nucléaire militaire (à 95% d'enrichissement de l'uranium), a toujours été une couverture pour Washington afin de masquer son véritable agenda et son opposition à l'Iran.

Du point de vue de la doctrine hégémonique américaine, le problème de l'Iran est son indépendance. Comme l'Irak, la Syrie, la Libye, le Vénézuéla, l'Équateur, la Bolivie, le Brésil, l'Argentine, Cuba, la Corée du Nord, la Russie et la Chine, l'Iran n'est pas un vassal de Washington.

Stock Down

Crash boursier en Chine

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La crise grecque n'a que peu secoué les marchés boursiers occidentaux, les spéculateurs étant jusqu'à ce jour convaincus que les gouvernements prendraient les mesures nécessaires pour éviter qu'un éventuel défaut grecque sur la dette ne se répercute sur l'ensemble du marché. Seule une faible baisse a été enregistrée. Ce n'est pas le cas depuis plusieurs jours en Chine.

La bourse de Shanghai, qui est le plus grand centre financier pour l'ensemble de la Chine, a enregistré depuis plusieurs jours des baisses importants. Certains pessimistes y voient les prémisses d'un véritable effondrement, les mesures prises par les autorités chinoises en réaction n'ayant eu guère d'effets jusqu'à présent.

Le gouvernement avait demandé à la Banque chinoise de fournir une quantité illimitée de devises pour encourager les investisseurs à se procurer des actions, dans une démarche proche de celle pratiquée plusieurs fois par la Fed américaine (et fort critiqués à l'époque à Pékin) sous le nom de « quantitative easing ». Mais cela n'a pas permis de faire remonter la capitalisation boursière, qui avait perdu 3.000 milliards de dollars le mois précédent. Les deux index déterminants, Shanghai Composite Index et Shenzen Index n'ont depuis enregistré qu'une remontée insignifiante.

D'autres mesures plus techniques décidées par le gouvernement n'ont pas eu davantage d'effets, notamment l'injonction donnée au massif fonds de pension gouvernemental d'acheter et non de vendre. Sans effets non plus les déclarations de la presse officielle, notamment le Quotidien du Peuple (People's Daily) selon lesquelles le Parti communiste chinois (CCP) s'était déclaré confiant sur le fait que les marchés demeureraient stables et sains.

Bad Guys

Les USA à l'assaut des terres d'Algérie

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© DR
C'est par l'agriculture que les USA entament une nouvelle offensive terrestre sur l'Afrique, Algérie comprise, avec la bénédiction de Saïd Bouteflika, le frère du président. Une histoire de famille recomposée dans une longue tradition de relations en dents de scie entre les États-Unis et l'Algérie.

Laboratoire agricole

Fin juin. Chaleur ou ramadan, ou les deux, le ministre algérien de l'agriculture, fraichement nommé, s'emporte en visitant une exploitation à l'occasion du lancement de la campagne labour-semailles. Fatigué d'entendre les plaintes des agriculteurs sur le manque d'aides de l'état, il lance : « vous ne faites que demander des subventions, dans ce cas, restez chez vous. » En effet, l'état algérien dépense chaque année près de 2.5 milliards d'euros pour l'agriculture, 5ème budget d'état depuis l'ouverture au privé en 1987 (oui, l'Algérie était très Soviet à l'époque).

Mais pour un secteur qui contribue à hauteur de 10 % dans le PIB et occupe 25 % de la population active (contre respectivement 1.6 % et 5.2 % pour l'Union Européenne), ce n'est pas assez. A titre d'exemple l'Islande et la Norvège redistribuent 66% des revenus agricoles en soutien aux producteurs, l'Union Européenne 33%, la Turquie 24, le Mexique 14 et l'Algérie à peine 5%. Mais la colère de Abdelkader Kadi n'est peut-être qu'une coïncidence, pendant que le ministre parlait de « fainéantise » aux agriculteurs algériens, des accords se nouaient avec les États-Unis, implantation de laboratoires de semences et expérimentations diverses sur des terres sahariennes, sur la base d'une introduction beaucoup plus large en Afrique.

Dollar Gold

Les BRICS lancent un équivalent du FMI au capital de 100 Mds USD

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Mardi 7 juillet les BRICS ont signé un accord sur les conditions d'entraide en cas de crise, ce qui pourrait aider la Russie si les sanctions antirusses sont renforcées, expliquent les experts.

Mardi, les banques centrales des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont signé un accord sur le soutien mutuel des pays membres de l'alliance. Ils ont également crée un pool de réserves monétaires du groupe et ont indiqué les conditions de son fonctionnement. Cette nouvelle structure est une alternative au FMI et à la Banque mondiale, qui sont contrôlées par les Etats-Unis et qui perdent peu à peu de leur influence.

Chess

La grèce, l'OTAN et la Russie

Traduction : Marie-Ange Patrizio

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Le « tête à tête » dans le référendum grec, dont les grands médias ont fait la propagande, s'est révélé un sonore coup de tête dans le mur pour les fauteurs internes et internationaux du « Oui ». Le peuple grec a dit « Non » pas seulement aux mesures d' « austérité » imposées par Ue, Bce et Fmi, mais, de fait, à un système -celui du capitalisme- qui étouffe la réelle démocratie.

Les implications du référendum vont au-delà de la sphère économique, en entraînant les intérêts politiques et stratégiques non seulement de Bruxelles, mais (chose dont on ne parle pas) ceux de Washington. Le président Obama a déclaré être « profondément impliqué » dans la crise grecque, que « nous prenons en sérieuse considération », en travaillant avec les partenaires européens afin d' « être prêts à toute éventualité ».

Pourquoi tant d'attention sur la Grèce ? Parce qu'elle est membre non seulement de l'Ue mais de l'Otan. Un « solide allié », comme la définit le secrétaire général Stoltenberg, qui joue un rôle important dans les corps de déploiement rapide et donne le bon exemple dans la dépense militaire, à laquelle il consacre plus de 2% du pib, objectif atteint en Europe seulement par la Grande-Bretagne et l'Estonie. Bien que Stoltenberg assure « l'engagement continu du gouvernement grec dans l'Alliance », à Washington on craint que, en se rapprochant de la Russie et de fait de la Chine, la Grèce de Tsipras ne compromette son appartenance à l'Otan. Le premier ministre Tsipras a déclaré que « nous ne sommes pas d'accord avec les sanctions contre la Russie » et, au sommet Ue, a soutenu que « la nouvelle architecture de la sécurité européenne doit inclure la Russie ».

Bad Guys

Le miracle européen : le « modèle » de l'Irlande

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© EPA
En défaut de paiement, la Grèce est souvent invitée à imiter le modèle d'austérité irlandais. Alors qu'elle était au bord de la banqueroute il y a cinq ans, l'Irlande a retrouvé le chemin de la reprise économique, faisant la fierté du FMI et de l'Union Européenne. Mais cette vision idyllique dissimule une réalité moins envieuse.

Dimanche, la Grèce a dit non aux mesures d'austérité préconisées par l'Union Européenne. Cette attitude déplait fortement au ministre adjoint des Finances irlandais Simon Harris (centre-droit) qui s'agace face au refus des Grecs de faire les réformes demandées : « Il faut que les Grecs reviennent et fassent ce qu'a fait l'Irlande. » L'Irlande, désormais auréolée de la croissance la plus forte de l'Union Européenne, n'a pas de mots assez durs pour la Grèce et le Premier ministre Enda Kenny a exhorté Athènes à suivre son exemple. L'Irlande serait donc devenu le modèle à suivre. Les discours dithyrambiques à son propos pullulent. Les européens ont les yeux rivés sur leurs indicateurs économiques séduisants. La semaine dernière encore, le député des Côtes d'Armor Marc Le Fur (LR, ex-UMP), vantait les mérites du « courageux et discret tigre celtique ». Ainsi il y aurait d'un côté l'Irlande, l'Espagne et le Portugal, qui ont mené bravement de véritables réformes structurelles et de l'autre ceux qui ont trop longtemps contesté la nécessité de véritables réformes en attendant que la crise passe, la Grèce et la France en tête. Pourtant dans l'île verte, tout n'est pas si rose.

Handcuffs

Dictature sur le net : la liberté d'expression, oui, mais avec Europol

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Europol a annoncé au début du mois le déploiement d'une nouvelle unité qui traquera sur internet les contenus "de propagande terroriste" ou "d'extrémisme violent", et qui les signalera de gré à gré aux plateformes pour qu'elles les suppriment immédiatement. Sans ordre judiciaire ou administratif, et même lorsque le contenu en cause ne viole pas la loi.

Europol, l'agence européenne chargée de faciliter la coordination entre les différentes polices de l'Union européenne et de mener des enquêtes en matière de criminalité transfrontières, a annoncé la semaine dernière le lancement de la European Union Internet Referral Unit (EU IRU), dont il faut comprendre toute la symbolique et l'importance sur le plan (anti)démocratique.

Bomb

La stratégie du Pentagone en 2015 pour diriger le monde : la guerre, la guerre et encore la guerre

Traduit par Résistance 71

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Mercredi, le Pentagone a publié sa Stratégie Militaire Nationale (SMN) pour 2015 ( 2015 National Military Strategy,) un plan de 24 pages pour gérer le monde au travers de la force militaire. Bien que le langage du rapport soit plus subtil et moins incendiaire que les documents similaires publiés dans le passé, la détermination de poursuivre unilatéralement les intérêts des Etats-Unis au moyen d'une extrême violence demeure la pierre angulaire de toute la nouvelle stratégie. Les lecteurs ne trouveront même pas l'ombre d'un remord dans ce rapport pour la vaste destruction et les centaines de milliers de vies humaines perdues par les pays attaquées, pays qui ne posaient absolument aucune menace réelle pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Au lieu de cela, le rapport démontre la résolution froide de ses auteurs et de l'élite pour continuer le carnage et les effusions de sang jusqu'à ce que tous les rivaux potentiels aient été tués ou éliminés et jusqu'à ce que Washington pense qu'il contrôle tous les leviers du pouvoir mondial et qu'il ne puisse plus être défié.

Comme on pouvait s'y attendre, le rapport cache ses intentions hostiles derrière le language trompeur de la "sécurité nationale". Les Etats-Unis n'agressent pas des états qui possèdent de grandes quantités de ressources naturelles. Non. Les Etats-Unis ne font juste "qu'adresser des défis sécuritaires" pour "protéger la patrie" et pour "faire avancer nos intérêts nationaux". Comment quelqu'un pourrait-il trouver quelque chose à redire à cela ? Après tout, les Etats-Unis n'essaient-ils pas d'amener la paix et la démocratie dans ces pays (sauvages) que sont l'Afghanistan, l'Irak, la Libye et maintenant la Syrie ? (NdT: en attendant l'Iran et la Russie...)

Dans la préface du chef d'état major des armées, le général Martin Dempsey tente de préparer le peuple américain à une future guerre sans fin:

Info

Syriza envisage d'utiliser le Traité de Lisbonne contre la BCE

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Alors que le Peuple grec a rejeté à 61,31 % le plan de la Troïka pour sauver son économie et que l'on annonce une possible coupure des liquidités par la Banque centrale européenne, une faction importante de Syriza examine la possibilité de recourir aux dispositions d'urgence du Traité de Lisbonne.

Demain, mardi 7 juillet, le négociateur grec devrait mettre en demeure ses collègues européens de respecter le Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de couper les liquidités. En cas de refus, le gouvernement grec pourrait déclarer l'état d'urgence, confisquerait la Banque centrale de Grèce et éditerait lui-même des euros (il dispose de plaques pour imprimer des billets de 20 euros). Simultanément, il se retournerait contre le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi pour ne pas avoir fourni à la Grèce les moyens de sa stabilité [1].

Pistol

La stratégie du Pentagone en 2015 pour diriger le monde

Traduction : Résistance 71

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Mercredi, le Pentagone a publié sa Stratégie Militaire Nationale (SMN) pour 2015 ( 2015 National Military Strategy,) un plan de 24 pages pour gérer le monde au travers de la force militaire. Bien que le langage du rapport soit plus subtil et moins incendiaire que les documents similaires publiés dans le passé, la détermination de poursuivre unilatéralement les intérêts des États-Unis au moyen d'une extrême violence demeure la pierre angulaire de toute la nouvelle stratégie. Les lecteurs ne trouveront même pas l'ombre d'un remord dans ce rapport pour la vaste destruction et les centaines de milliers de vies humaines perdues par les pays attaquées, pays qui ne posaient absolument aucune menace réelle pour la sécurité nationale des États-Unis. Au lieu de cela, le rapport démontre la résolution froide de ses auteurs et de l'élite pour continuer le carnage et les effusions de sang jusqu'à ce que tous les rivaux potentiels aient été tués ou éliminés et jusqu'à ce que Washington pense qu'il contrôle tous les leviers du pouvoir mondial et qu'il ne puisse plus être défié.