Les Maîtres du Monde
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Bad Guys

Quand les multinationales décident qui doit planter quoi

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© Inconnu
Pendant des siècles, les paysans ont utilisé leurs propres semences, créant une biodiversité extraordinaire. Aujourd'hui, cette richesse est mise en danger par la rapacité de quelques multinationales. Leur arme ? Les droits de propriété intellectuelle. Face à cette menace, les paysans exigent que les semences restent ce qu'elles ont toujours été : des biens communs.

« Ils sont en train de s'emparer de toutes les plantes qui existent sur la planète ! » Guy Kastler ne cache pas son indignation ni son inquiétude. « Ils », ce sont les industriels semenciers. Monsanto, Pioneer, Syngenta. Une poignée de multinationales qui contrôle aujourd'hui le marché de la semence... et l'avenir de notre agriculture. « Ils nous imposent des lois qui interdisent les semences que les paysans reproduisent dans leurs champs, pour les remplacer par quelques génies (Gènes ?) synthétiques marqués du sceau de leur propriété intellectuelle », explique-t-il.

Syndicaliste aguerri et membre fondateur du Réseau semences paysannes, il défend les droits des paysans, et notamment celui de cultiver, de ressemer et d'échanger des semences. Une pratique millénaire remise en cause depuis près de cinquante ans par l'essor des droits de propriété intellectuelle (DPI).

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Un sondage révèle une forte opposition en Europe à la campagne de guerre contre la Russie

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© Inconnu
Les résultats d'un sondage publié par le « Pew Research Center » à Washington, qui montrent une large opposition en Europe à une guerre de l'OTAN avec la Russie, mettent en évidence le caractère antidémocratique de la campagne américaine de guerre contre ce pays.

Le sondage visait à obtenir des réponses aussi favorables que possible à la politique des États-Unis et de l'OTAN, en particulier sur une éventuelle guerre avec la Russie. Le questionnaire ne soulevait pas du tout que la Russie et l'OTAN avaient des armes nucléaires ni ne demandait aux répondants s'ils étaient prêts à risquer une guerre nucléaire. Le sondage sous-estime donc grandement l'opposition publique à la guerre.

La question principale sur la guerre demandait si les États membres de l'OTAN devaient faire une guerre défensive contre la Russie, si la Russie « entrait dans un conflit militaire grave avec un de ses voisins qui est notre allié de l'OTAN. » Dans une telle situation, l'Article 5 de la charte de l'OTAN sur la légitime défense collective obligerait tous les États membres à déclarer la guerre à la Russie.

Chess

Obama dans les Alpes, Poutine en Italie, Bilderberg en Autriche et négociations à Washington

Traduit par Daniel, relu par jj

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© Reuters/Kevin Lamarque
Obama fait une conférence à la conclusion du GT en Bavière
Quel est le lien entre le sommet du G7 en Allemagne, la visite du président Poutine en Italie, la réunion du groupe Bilderberg en Autriche et les négociations en cours à Washington à propos de l'accord de libre-échange TTIP [Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement] USA-UE ?

Commençons par le sommet du G7 dans les Alpes bavaroises (qui est davantage un G1 avec ses supplétifs), au cours duquel le président des USA, Barack Obama, s'est vanté de ses exploits inspirés par les néocons tout en sommant l'UE d'étendre bientôt ses sanctions contre la Russie, même si elles font plus mal à l'UE ravagée par l'austérité qu'à la Russie. Sans surprise, la chancelière allemande Merkel et le président français François Hollande se sont dégonflés, même après que la realpolitik les eut contraints à parler à la Russie et à conclure avec elle l'accord Minsk-2.

Le compteur de l'hypocrisie avait déjà explosé avec fracas dans les Alpes bavaroises lorsque Donald Tusk, président du Conseil européen, ancien premier ministre de Pologne et belliciste russophobe notoire a annoncé, dans son allocution pré-dînatoire :
« Nous aurions tous préféré voir la Russie à la table du forum. Mais notre groupe fait plus que partager des intérêts politiques ou économiques. C'est d'abord et avant tout une communauté de valeurs, ce qui explique pourquoi la Russie n'est pas parmi nous. »
C'est donc de cela qu'il s'agit, des valeurs du monde civilisé par opposition à l'agression russe.

Question

Traités commerciaux ralentis, dissolution du Monde

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© Inconnu
On ne sait comment se terminera la poussée finale de la prise du pouvoir global par le Corporate Power par les fameux traités (principalement le TPP pour le Pacifique/Asie-USA et le TTIP pour l'Atlantique/Europe-USA)... En attendant et pour le temps présent, l'entreprise ne cesse de recevoir des coups d'arrêt et de méchants coups bas, montrant que la bataille publique pour ces accords négociés dans une structure ultrasecrète pour qu'il n'y ait pas de bataille justement, est devenue âpre et furieuse, avec une issue très incertaine. (On devra méditer à une autre occasion sur le ridicule contradictoire de cette montée irrésistible du secret des agissements-Système de nos dirigeants, qui ne sert qu'à rendre plus explosives les circonstances où l'efficacité de ce secret sera nécessairement balayée par le seul soupçon qu'il n'existe plus aujourd'hui que pour dissimuler la trahison, l'inversion et la cochonnerie.) Après l'affaire du Parlement Européen et du TTIP (voir le 10 juin 2015), voici un vote de la Chambre des Représentants du Congrès des États-Unis...

La Chambre, hier après-midi, avec un vote, a contrarié gravement, peut-être vers son trépas, la marche du TPP. Ce vote constitue, selon le New York Times du 12 juin 2015, « un coup extraordinaire porté à Mr. Obama, qui était venu personnellement au Capitole vendredi matin pour tenter personnellement de rallier les démocrates... ». ZeroHedge est encore plus affirmatif (le 12 juin 2015), - « La Chambre liquide la Fast-Track Authority nécessaire pour le "Obamatrade" (TPP) après une rébellion démocrate conduite par [la leader des démocrates Nancy] Pelosi.. »

Bad Guys

Brevetage du vivant : privatisation de la couleur... des tomates

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© Jim Varnez / ABF / Science Photo Library
Les producteurs de semences de légumes vont pouvoir faire leur marché : ils sont désormais en mesure d'acheter le droit d'utiliser la couleur d'une tomate, la douceur d'un oignon ou la stérilité d'une aubergine. En effet, tous ces "traits" qui existent à l'état naturel mais qui ont été découverts, ou simplement identifiés par un sélectionneur, sont désormais brevetables. La création de la plateforme ILP Vegetable, qui permet aux industriels d'acheter les licences d'utilisation des semences brevetées, finit d'entériner le brevetage des plantes en Europe. Explications.

Fin 2014, dix entreprises de semences potagères européennes (et une nippone) ont mis en place une plateforme de vente de licences d'utilisation des brevets sur les semences potagères, appelée ILP Vegetable. Destinée à faciliter l'accès à tout ce matériel biologique breveté, elle permet ainsi aux industriels d'acheter facilement des licences d'utilisations de semences, les membres s'engageant à mettre dans un pot commun tous leurs brevets, soit un total de 120 pour l'instant.

L'accès aux traits brevetés n'est donc pas gratuit : les membres de la plateforme sont invités à négocier de manière bilatérale les termes de l'accès à leurs ressources. Les prix sont supposés être "raisonnables", grâce à un mode d'arbitrage "original", selon ILP Vegetable : sans consensus entre les deux parties sous trois mois, un expert indépendant tranche en faveur de la proposition la plus "raisonnable".

Bad Guys

Une Europe schizophrénique aux ordres des USA dans un G7 sans Poutine

Traduction : Christophe

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© Inconnu
Alors que le G7 se tient en Allemagne sans Vladimir Poutine qui n'est pas invité, le journaliste italien Giulietto Chiesa commente la situation en Europe et les manoeuvres américaines pour déclencher ou relancer de nouveaux conflits au coeur même de l'Europe, le tout avec le consentement apparent de tous les principaux dirigeants européens.

Transcription de la vidéo (mise en bas de page) :

USA

La vérité émerge : comment les Etats-Unis ont alimenté la montée d'Isis en Syrie et en Irak

Traduit par LGS

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La guerre contre le terrorisme, cette campagne sans fin lancée il y a 14 ans par George Bush, est prise de contorsions de plus en plus grotesques. Lundi, le procès à Londres d'un suédois, Bherlin Gildo, accusé de terrorisme en Syrie, s'est effondré lorsqu'il est devenu clair que les services de renseignement britanniques avaient armé les mêmes groupes rebelles que le défendeur était accusé d'appuyer.


L'accusation a abandonné l'affaire, apparemment pour éviter d'embarrasser les services de renseignement. La défense a fait valoir que poursuivre le procès aurait été un « affront à la justice » alors qu'il y avait beaucoup de preuves que l'Etat britannique avait lui-même fourni « un soutien massif » à l'opposition armée syrienne.

Cela ne concernait pas uniquement l' « aide non létale » vantée par le gouvernement (y compris des gilets pare-balles et des véhicules militaires), mais la formation, le soutien logistique et l'approvisionnement secret d' « armes à très grande échelle ». Selon des rapports cités, le MI6 avait coopéré avec la CIA sur une « réseau d'approvisionnement » d'armes provenant des stocks libyens aux rebelles syriens en 2012 après la chute du régime de Kadhafi.

Bomb

Selon le quotidien Cuhumriyet, des vidéos montrent que les services secrets turques sécurisent le passage des terroristes de l'Etat islamique en Syrie

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De nouvelles séquences vidéos publiées par le quotidien turc d'opposition, Cuhumriyet, corrobore les affirmations largement répandues selon lesquelles les services de renseignement du gouvernement turc soutiennent et sécurisent le passage des terroristes de l'Etat islamique (EI) en Syrie à travers la frontière turque.

Le quotidien turc de centre-gauche, Cumhuriyet, a intégré ces vidéos dans un article paru jeudi impliquant les services de renseignement turques (MIT) qui aident le groupe terroriste Takfiri.

La vidéo montre des conducteurs turques qui admettent qu'ils "font leur devoir à l'égard de l'Etat turc" en aidant les miliciens à contourner le territoire près de la ville syrienne fortement défendue de Kobani.

Family

Le vote sur le TAFTA reporté !

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© Christo Miche
Action contre Tafta mercredi 10 juin à Strasbourg
Le Parlement européen devait prendre position mercredi 10 juin sur le TAFTA mais, à la surprise générale, leur vote a été reporté par le président Martin Schulz. Ce retournement traduit les divisions des députés devant le manque de transparence et la complexité des négociations. Députés qui ne peuvent lire le traité que... sous surveillance !

Depuis maintenant deux ans, l'UE négocie un accord de commerce et d'investissement avec les Etats-Unis - le TAFTA. Les députés devaient se prononcer mercredi 10 juin 2015 sur le « rapport d'initiative » Lange, du nom du porte-parole du TAFTA et rapporteur pour le Parlement. Mais, à la surprise générale, le président du Parlement, le social-démocrate Martin Schulz, a décidé mardi de reporter le vote. « Il a agi sous la pression de députés de son groupe, le S & D, ainsi que de députés du PPE, les conservateurs européens. Ceux-ci lui ont demandé plus de temps pour se prononcer étant donné le nombre important d'amendements déposés, plus de deux-cents ! », explique à Reporterre un membre de la délégation française d'Europe Ecologie les Verts au Parlement.

Bad Guys

Les casques bleus de l'ONU échangeant de la nourriture et des médicaments contre des faveurs sexuelles

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© Reuters / Logan Abassi
Les casques bleus déployés en Haïti ont entretenu des relations sexuelles «transactionnelles», échangeant de la nourriture et des médicaments contre des faveurs sexuelles, avec plus de 200 femmes et jeunes filles mineures, selon le premier jet d'un rapport que s'est procurée l'agence Associated Press, qui dit aussi que cette estimation est très inférieure à la réalité.

Selon le rapport du nouveau Bureau des services de contrôle interne (BSCI) que l'agence de presse s'est procuré, un tiers des exactions et abus sexuels présumés concernent des mineures (moins de 18 ans). Ces révélations choquantes résultent d'une enquête réalisée en Haïti. 231 personnes interrogées ont affirmé avoir été contraintes à des actes sexuels avec des Casques bleus de l'ONU en échange d'objets de première nécessité.

« Pour les femmes de la campagne c'est la faim, le manque de toit, le besoin d'articles de soins pour bébés, de médicaments et d'articles ménagers qui ont été le plus cités comme "déclencheur" du chantage sexuel », indique le rapport. Celles qui vivent dans les villes ou dans leurs environs ont échangé des relations sexuelles contre des «chaussures pour aller à l'église, des téléphones portables, des ordinateurs portables, des parfums, ainsi que de l'argent », dit le rapport.