Les Maîtres du Monde
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Loi antiterroriste : les députés ont voté la censure du Web français


Bernard Cazeneuve et Manuel Valls ont désormais les clés du Web français. © PATRICK KOVARIK / AFP POOL / AFP
Le gouvernement a refusé de modifier l'article 9 de son projet de loi contre le terrorisme : il pourra bloquer des sites internet sans autorisation du juge.

L'Assemblée nationale a voté jeudi matin le projet de loi "lutte contre le terrorisme", porté par Bernard Cazeneuve sous l'impulsion de Manuel Valls. Le ministre de l'Intérieur a fait adopter, dans un grand exercice d'acrobatie politique, l'article 9 qui prévoit le blocage des sites internet par l'exécutif, sans décision préalable du pouvoir judiciaire : une mesure contre laquelle il avait voté lorsqu'il était député et que l'UMP l'avait proposée en 2010. Cette mesure était soutenue par les groupes PS, UMP, UDI ou encore SRC, illustrant bien l'éternel fantasme de contrôle d'Internet qui rassemble droite et gauche, dans un consensus plus que perturbant.

"Nous sommes là pour être utiles à la République en la protégeant du terrorisme", a expliqué dans la nuit de mercredi à jeudi Bernard Cazeneuve, faisant fi des dures critiques venant de quelques députés de tous bords, ceux qui s'impliquent depuis des années dans les dossiers numériques. Las ! En dépit de toute logique, en dépit des contresens criants, l'Assemblée a validé le texte du gouvernement, dont nous avions déjà signalé les dangers en juillet.
Ice Cube

Bruxelles infligerait-elle, sans le savoir, un hiver sibérien à l'Europe ?

L'interruption de la fourniture de gaz à l'Ukraine par la Russie, le 16 Juin 2014, et les réserves de gaz stockées pour une durée maximale d'un mois, ont incité la Maison Blanche à faire pression sur l'élite dirigeante à Bruxelles.

L'UE a été contrée, de manière efficace, par la Russie, dans son plan de tricherie consistant à livrer le gaz naturel russe en mode inverse pour sauver l'Ukraine. Face à cette réalité, l'UE et Washington ont intensifié la guerre économique contre la Russie en imposant de nouvelles sanctions. Du coup, la Russie a répondu par un avertissement, en réduisant le volume de gaz pour l'Europe de 5%. Elle montre ainsi que toute l'Europe court le risque majeur de supporter tout le poids des mesures économiques que le Kremlin considèrera comme dangereuses pour sa propre économie.

Dans sa conférence de presse 10 Juin 2014, Sergueï Glazyev, conseiller économique de Vladimir Poutine, a montré que les États-Unis, par le biais de la guerre civile en Ukraine, avait déclenché une guerre économique contre la Russie. Washington, qui prend les Russes pour des idiots, aidera, sans le savoir, à faire tomber l'Europe, au milieu de l'automne, dans le piège habilement tendu par Poutine. Les manœuvre effectuées par les Américains par l'intermédiaire de l'UE vont donner aux Russes le prétexte pour priver l'Ukraine de son principal intérêt, sa position stratégique, représentée par le pipeline ''Fraternité''. C'est par ce gazoduc Fraternité qui traverse l'Ukraine que passe près de 50% du gaz russe pour approvisionner l'Europe.
Stock Down

Nouvelles sanctions contre Moscou : un suicide juridique pour l'UE

© PACE
Le Conseil de l'UE a adopté de nouvelles sanctions contre la Russie, interdisant notamment de financer les plus grandes banques du pays ainsi que les compagnies pétrolières et gazières russes. Les sanctions précédentes entraient déjà en conflit avec la législation de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Charte de l'Onu. Cependant, les dernières décisions du Conseil de l'UE transgressent cette fois la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que d'autres accords internationaux régissant l'activité économique mondiale.

Des sanctions sans fondement juridique

Pour commencer, il faut trouver sur quelle base l'UE a adopté ces sanctions - il doit bien y avoir un acte législatif qui fixe la procédure et les fondements juridiques dans ce cas.

Commentaire: Et les États-Unis se réjouiront encore une fois de tout cela !

USA

Pourquoi l'Amérique veut-elle toujours la chute de Bashar al Assad ?

La plupart des observateurs de la campagne lancée unilatéralement le 10 septembre par Obama contre État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Isis) ont noté que, ouvertement ou plus discrètement, cette campagne reposait aussi sur la volonté de renverser Bashar al Assad [1]. Le mot d'ordre, même s'il n'est pas officiellement annoncé, est « Isis d'abord, Bashar ensuite » [2]. D'où l'intention de bombarder des bases de l'EIIL en Syrie, c'est-à-dire pratiquement de s'en prendre aux positions de l'armée de Bashar al Assad.


Tartous en Syrie, lieu de l'unique base navale russe en Méditerranée
Pour justifier ces attaques aux yeux de l'opinion occidentale, Obama a depuis longtemps affirmé que la chute de Bashar s'imposait, en juste punition des crimes perpétrés par lui contre son opposition, que les crimes en question soient vrais ou non. Son plan de 2013 reposant sur une attaque chimique sous faux drapeau s'étant terminé en eau de boudin après l'intervention opportune de Poutine, Obama retente le coup en 2014, cette fois à l'occasion de la campagne déclenchée contre l'EIIL.
Star of David

MH17 : Qui est le coupable ? Le silence des médias occidentaux sur les preuves

Traduction : Sott


Cinq heures après le crash du MH17, le Vice-Président U.S. Biden a proclamé que ce n’était « pas un accident » et que le vol avait été « abattu en plein ciel ». Comment le savait-il ?
Dans les heures qui ont suivi la destruction du vol MH17 de la Malaysia le 17 juillet, alors que les débris et les corps étaient encore tout fumant, les politiciens occidentaux savaient déjà ce qui s'était produit, et qui était responsable. Ce simple fait est hautement suspect et nous rappellent les attentats du 11/09 lorsque, dans l'heure où le premier avion avait frappé le WTC, les politiciens occidentaux et les pontes des médias avaient déjà désigné Oussama ben Laden comme coupable probable. Lisaient-ils, dans les deux cas, un scénario déjà écrit ?

Malgré ce que vous avez peut être entendu, ou pensez avoir entendu, il n'y a aucune explication officielle pour ce qui est arrivé au MH17. Si vous « savez » que la Russie était responsable, alors vous êtes victime des mensonges et de la propagande anti-russe de l'Occident.

Bien que le gouvernement étasunien, citant des « sources du renseignement », ait prétendu qu'il détenait des preuves satellite qu'un missile BUK avait détruit l'avion, et que, étant donné la zone dans laquelle il s'était écrasé, il devait s'agir de « rebelles », il n'a pas réussi à fournir une quelconque preuve à l'appui de cette déclaration.
Snakes in Suits

Ebola, nouveau pretexte américain pour s'installer au Libéria

Traduction : Marie-Ange Patrizio

© Inconnu
Washington annonce la naissance d'un centre de commandement militaire au Liberia.

Face à l'« épidémie sans précédent d'Ebola, qui se répand de façon exponentielle en Afrique occidentale », le président Obama a annoncé que « à la demande du gouvernement libérien », les États-Unis établiront « un centre de commandement militaire au Liberia ». Il s'agit d'un « quartier général de commandement de la force conjointe » spécifie le Commandement Africa des États-Unis (dont l' « aire de responsabilité » couvre tout le continent, sauf l'Égypte). Le quartier général, aux ordres du général Darryl Williams (déjà sur le terrain au Liberia) disposera d'au moins 3000 militaires étasuniens, d'un pont aérien et d'un centre de tri au Sénégal. C'est ce quartier général qui exercera la fonction de « commandement et contrôle » de l'opération internationale anti-Ebola, qui prévoit l'envoi de personnel médical et d'hôpitaux de campagne. Selon Obama, c'est « un exemple de ce qui se passe quand l'Amérique prend le leadership pour affronter les plus grands défis mondiaux ». Qu'il a listés dans son récent discours urbi et orbi, affirmant que seule l'Amérique a « la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes de l'Isis », de « battre le rappel mondial contre l'agression russe », et de « contenir et anéantir l'épidémie d'Ebola ».
Bad Guys

Casse-tête et conséquences des sanctions anti-russes

Traduction : Daniel pour Vineyardsaker

© Inconnu
Ou alors quoi... tu vas me retirer de ta liste d'amis de facebook?
Tout ce que fait la Russie ne laisse pas de place au doute. On rapplique avec des sanctions. Nous y voilà encore. La dernière série de sanctions imposées par le département du Trésor américain et l'Union européenne vise le système bancaire russe, le secteur de l'énergie et l'industrie de la défense.

Les sanctions sont cruelles. Les sanctions sont désagréables. Il n'y a pas d'euphémisme pour les décrire. Ce n'est rien de moins qu'une déclaration de guerre économique.

Sberbank, la plus grande banque de Russie, n'aura plus accès aux marchés des capitaux occidentaux pour obtenir du financement à long terme, y compris toute forme d'emprunt s'étalant sur plus de 30 jours. En outre, cette nouvelle série de sanctions a ramené de 90 à 30 jours l'échéance maximale des prêts imposée à six autres grandes banques russes lors de la série de sanctions précédente.
Snakes in Suits

Les grandes firmes minimisent de 2 à 1500 fois la toxicité de leurs pesticides

Depuis que les études sur les pesticides sont indépendantes (2011), les résultats deviennent éclairants. Le réseau d'action européen contre les pesticides met en garde contre le manque de prise de conscience des risques.

Pendant des décennies, les études de toxicité ont été financées par les industriels eux-mêmes mais depuis 2011, les demandes d'homologation de pesticides doivent comprendre toutes les études universitaires publiées sur les molécules utilisées. L'enquête de Pan Europe en a trouvé très peu dans les dossiers des industriels : 23 % seulement sur les pesticides autorisés à la vente. La majorité des homologations se basent uniquement sur les recherches des firmes. D'après François Veillerette, président de Générations futures, un site sur les dangers des pesticides, elles minimisent la toxicité des produits :
« Dans les études universitaires on trouve des effets négatifs sur les animaux de laboratoire à des niveaux de 2 à 1500 fois inférieurs par rapport aux études des firmes. Ca veut dire qu'on sous-estime de 2 à 1 500 fois la toxicité des pesticides mis sur le marché. Donc, derrière, il y a une question de santé publique. On se permet de maintenir sur le marché des produits qui sont dangereux. »
Le réseau souhaite que les tests de toxicité soient confiés à la recherche universitaire, plus indépendante des enjeux économiques de l'industrie.
Che Guevara

Le référendum en Écosse : une révolte contre le règne conjoint de la finance et de l'impérialisme britannique

Le 18 septembre prochain, les Écossais se prononceront pour ou contre leur indépendance du Royaume-Uni. Selon les derniers sondages, l'hypothèse d'une victoire du Oui, impensable il y a quelques mois, n'est désormais plus improbable. Loin des clichés nationalistes, la campagne pour l'indépendance écossaise est aussi portée par une vaste mouvement populaire et démocratique, qui s'est attiré le soutien d'une bonne partie de la gauche et des écologistes, y compris en Angleterre même. Explications de Hilary Wainwright, du magazine progressiste Red Pepper.

Pourquoi Basta ! publie-t-il ce texte ? En France, l'indépendance écossaise n'est souvent abordée que sous l'angle « folkorique », comme une manifestation de nationalisme classique, ou en relayant les messages négatifs des élites britanniques sur les conséquences économiques d'une scission. Mais, derrière le Scottish National Party et son leader Alex Salmond, cibles de toutes les critiques, la cause de l'indépendance écossaise est aussi - et surtout - portée par un vaste mouvement démocratique dans la société écossaise. Ce mouvement populaire suscite l'enthousiasme d'une bonne partie de la gauche et des écologistes non seulement en Écosse, mais aussi en Angleterre même.

Une autre partie de la gauche anglaise a pris position contre l'indépendance, notamment par rejet du nationalisme. Les travaillistes britanniques sont aussi le parti qui a le plus à perdre à court terme d'une indépendance écossaise. L'Écosse vote traditionnellement à gauche. La perte de ces suffrages risque de compromettre les chances du parti de revenir au pouvoir à Londres lors des élections générales de 2015. Des figures aussi diverses que le journaliste George Monbiot [1] ou l'écrivain d'origine pakistanaise Tariq Ali se sont prononcés pour l'indépendance.

Comme le souligne Hilary Wainwright [2] dans cet article paru dans le magazine progressiste Red Pepper, la cause de l'indépendance écossaise est la manifestation d'une révolte contre l'austérité imposée par le gouvernement conservateur de David Cameron. C'est aussi, plus profondément, une révolte contre le règne conjoint de la finance et de l'impérialisme qui caractérise aux yeux de beaucoup d'Écossais la politique menée à Londres. Mais l'enjeu du référendum est surtout celui de la libération de l'imagination démocratique et la réouverture de perspectives d'avenir différentes de la perpétuation du carcan néolibéral.
Books

Le premier secrétaire du PS, Cambadélis, aurait usurpé une partie de ses diplômes

Dans un livre à paraître jeudi, Laurent Mauduit, journaliste à Médiapart, écrit que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a usurpé une partie de ses diplômes avant de présenter sa thèse de doctorat en sociologie.

Après le flou sur les deux doctorats de Christiane Taubira, les trous dans le cursus universitaire de Jean-Christophe Cambadélis. Le premier secrétaire du PS, aurait usurpé une partie de ses diplômes avant de présenter sa thèse, affirme Laurent Maudit, journaliste et cofondateur de Médiapart, dans un livre-témoignage intitulé "À tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient" (Éditions Don Quichotte) à paraître demain.

L'auteur affirme que le cacique du PS aurait obtenu son doctorat de troisième cycle de sociologie à Jussieu en soutenant sa thèse alors même qu'il n'avait pas obtenus les diplômes antérieurs requis. Médiapart en publie les bonnes feuilles mercredi . "En 1984, il n'a ni licence, ni maîtrise, ni, a fortiori, DEA", affirme le journaliste, ce qui pourrait "handicaper (...) son projet de faire carrière au PS. Il ajoute : "Il a alors un projet insensé : usurper un doctorat. Son idée n'est pas de fabriquer un faux diplôme de doctorat de troisième cycle. Non ! Son idée c'est d'obtenir son doctorat, et de soutenir sa thèse devant un jury régulièrement réuni."
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