Les Maîtres du Monde
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Star of David

Netanyahou le « dégonflé » - roi des Juifs - évoque l'assassinat de JFK - le règne des psychopathes

Les évènements dans le monde de la « haute politique » au cours des dernières semaines ont été très révélateurs, et divertissants. Le « lien spécial » É.-U.-Israël s'est apparemment, dégradé pour un moment.

Au début de cette année, le ministre israélien de la Défense Moshe Ya'alon a accusé John Kerry d'être obsédé et messianique dans sa poursuite d'un processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Quelques mois plus tard, Kerry avertissait Israël qu'il était en danger de devenir un état d'apartheid. Israël est, bien sûr, déjà un état d'apartheid généralisé avec la belliciste fille des terroristes israéliens et maintenant, ministre de la Justice israélienne, Tzipi Livni, se plaignant des bus séparés pour les Palestiniens.

Il y a deux semaines, l'administration Obama a averti qu'Israël risquait d'aliéner ses plus « proches alliés », et la semaine dernière, Ya'alon a été rembarré de manière indélicate par les officiels supérieurs de l'administration durant une visite à Washington. Ensuite, il y a plusieurs jours de cela, le journaliste étasunien-israélien et ancien gardien de prison israélien, Jeffrey Goldberg, a publié un article dans The Atlantic qui citait un officiel anonyme d'Obama décrivant Netanyahou comme un « dégonflé » pour ce qui est du « processus de paix » Israël-Palestine moribond et la « menace nucléaire » prétendue de l'Iran.
Boat

Le « sous-marin » russe dans l'hystérie suédoise - délibérément diffusée par les médias occidentaux - la « guerre froide » nouvelle formule


Fuyez pour vos vies ! C’est Poutine !... dans un sous-marin !
Du fait que la Russie continue à s'affirmer et exposer sa revendication à sa place légitime en tant que puissance dirigeante mondiale, les gouvernements occidentaux et leurs pantins de médias, dans une tentative désespérée de préserver leur hégémonie chancelante, recourent de plus en plus à des tours de force et des manipulations antirusses éhontées qui surpassent même la pire propagande de la période de la guerre froide.

L'épisode le plus récent dans la mise en scène continuelle antirusse absurde s'est produit il y a 10 jours lorsque l'article du suédois Svenska Dagbladet a déclaré que l'armée suédoise avait « intercepté un appel de détresse en russe sur une fréquence radio semble-t-il utilisée par la Russie pour les appels d'urgence » au large des côtes suédoises.

Citant des « sources » anonymes, le journal a prétendu que l'appel provenait de « l'échange radio crypté entre une localisation en dehors de Stockholm et l'enclave balte de Russie, Kaliningrad » et qu'il « signalait un sous-marin russe endommagé. »

Les torchons des médias occidentaux n'avaient pas besoin d'encouragement. Tous les « journaux de réputation » portaient des gros titres comme Quel est le jeu de guerre de Poutine ? Un sous-marin russe dans les eaux suédoises, comme si Poutine avait déjà été arrêté à la barre d'un sous-marin fantôme. Mais le prix du « meilleur dans la catégorie du journalisme jaune » doit revenir à l'hebdomadaire Néocon Foreign Policy Magazine pour son gros titre de guerre froide nouvelle formule, avec une référence directe au film The Hunt for Red October (À la poursuite d'Octobre rouge - NDT), un excellent échantillon de propagande hollywoodienne pro-occidentale et antirusse :
Cards

La main gagnante de Poutine

© Inconnu
C'est à Gérard Aro, ambassadeur français aux États-Unis, que l'on doit la comparaison de la confrontation géopolitique opposant l'Occident à la Russie avec une partie de poker. Partie que Vladimir Poutine pourrait bien être en passe de gagner.

Le président Poutine, expliqua en substance l'ambassadeur français lors d'un déjeuner de presse organisé par le groupe financier US Bloomberg à Washington, a imposé à l'Occident de jouer une partie de poker en Ukraine. Et Gérard Aro de conclure devant son parterre d'auditeurs éberlués : « Poutine a gagné. »

En fait de partie de poker, Gérard Aro aurait tout aussi bien pu évoquer un véritable tournoi, tant les tables de jeu tendent à se multiplier aux quatre coins de la planète. En Ukraine certes, mais aussi en Amérique latine, en Asie et même de Russie où Poutine délivre ses flèches contre un vieil ordre mondial en pleine débandade.
Bad Guys

Comment les guerres américaines ruinent et remodèlent le monde

© Inconnu
Libye – La guerre de 100 jours – Une mère et son fils, dans les rues de Misrata – mai 2011
Les portes du temple de Janus n'étaient qu'exceptionnellement fermées : Rome, qu'elle fût gouvernée par des rois, un Sénat ou des princes, pour établir ses conquêtes ou maintenir sa paix, fit perpétuellement la guerre. C'est aussi le cas des États-Unis. La guerre est leur état normal, leur ciment constitutif et le fond de leur politique. C'est l'une des raisons de leur soutien systématique à Israël, dont la guerre est le berceau et le moyen de vivre. La guerre américaine est l'une des plaies principales du monde aujourd'hui.

En particulier, le processus de dislocation de l'Irak lancé en 1990, le désordre diffusé de la Tunisie à l'Egypte sous le nom de printemps arabe, la guerre de Libye, celle de Syrie et d'Afghanistan, ont mené au choc entre l'Occident et le bloc arabo-musulman et à l'érection du califat islamique en ennemi mondial numéro un, en barbare absolu, pour ainsi dire en substitut ou en continuateur du nazisme.

Ce califat islamique, rendu célèbre par quelques vidéos et une demi-douzaine de décapitations, fait se récrier les regardeurs d'écran de Tel Aviv à San Francisco, quand même ils se réjouissent de millions d'avortements : comme quoi la morale est un mystère insondable. Quoi qu'il en soit, il est fermement établi qu'il s'agit d'un golem de fabrication américaine. D'abord, ce califat islamique a poussé sur le terreau d'un Irak volontairement détruit par l'élimination de Saddam Hussein, dont les Anglo-saxons ont entretenu la déliquescence en favorisant les chiites, brimant les sunnites, et en empêchant les anciens cadres du parti Baas de reprendre la main. Ensuite, même dans ce chaos organisé, les moyens de surveillance américains suffisaient largement pour empêcher l'islamisme de se lever et de croître à ce point, en se servant notamment des arsenaux irakiens. Il est donc établi que les Etats-Unis ont laissé se dresser cet épouvantail parce qu'ils avaient besoin dans le croissant fertile d'une nouvelle guerre et d'un nouvel Ennemi. Nouvelle guerre qui permet l'épuration ethnique et religieuse des chrétiens et prépare un nouveau découpage du Proche-Orient. Nouvel Ennemi parce que Saddam et Oussama sont morts et que Poutine ne suffit pas à tout.
Cult

Pédocriminalité : l'enquête sur les reseaux VIP anglais prend l'eau...

© Inconnu
Qu'est-ce qu'on s'amuse en Angleterre, avec ces histoires de réseaux pédophiles VIP étouffées. Il se trouve que la grande enquête lancée en juillet afin d'élucider les disparitions mystérieuses des dossiers de réseaux VIP n'a toujours pas de chef: la deuxième juge nommée pour chapeauter l'enquête vient à son tour de démissionner. En effet, il risque d'être compliqué de trouver un juge qui réponde à la fois à l'objectif d'étouffer définitivement tous ces dossiers, et à celui d'avoir l'air à peu près intègre.

En juin, plus de 130 députés avaient demandé une grande enquête sur l'étouffement systématique de toutes les affaires de réseaux pédophiles impliquant des VIP.

Cela, après les révélations sur les frasques de Cyril Smith, député et ami de Jimmy Savile qui, malgré une quarantaine de plaintes pour des actes pédophiles, a mené sa carrière sans encombre grâce à ses protections au MI5 [1]. Après qu'on ait aussi appris qu'un réseau pédophile était niché en plein Westminster, le parlement anglais, qu'un ministre impuni (probablement le ministre de l'intérieur de l'époque Leon Brittan) se soit fait coincer à Douvres avec des images pédopornos, et que des dizaines de dossiers de réseaux VIP avaient disparu de ministère de l'Intérieur quand Brittan était ministre. C'était aussi après qu'ait explosé le scandale des centaines de victimes de Jimmy Savile, mort auréolé de sa gloire un an auparavant, qu'on découvre qu'il fréquentait moult orphelinats et hôpitaux à travers le pays, de l'Irlande du nord à Jersey, et puis qu'on apprenne qu'il était proche de Thatcher, du prince Charles, de moult politiciens et autres stars du show biz, dont certains se sont fait coincer depuis...
Snakes in Suits

Le verbiage économique, un paravent de l'impérialisme et de l'injustice

© Nevseoboi
Les sciences sociales semblent progresser par la confection progressive d'un vocabulaire spécifique, que l'on enseigne en université et que l'on imagine être capable de justifier en chaque cas. L'entreprise est pourtant hasardeuse, car la plupart des concepts proposés à l'admiration des foules ne correspondent à aucun fait scientifiquement démontrable.

Le marché en tant que régulateur de l'économie par exemple. Le marché dans cette acception est parfaitement imaginaire. Il n'existe tout simplement pas. On ne rencontre nulle part aucune institution s'appelant marché, reconnue internationalement, dont on connaîtrait les dirigeants et les moyens de financement. Ce sont des mots, dépourvus et de racines et de significations concrètes. Ce concept est un fourre-tout où l'on mélange les comportements individuels par rapport à l'argent, qui sont de toutes sortes et répondent à des facteurs historiques, culturels et religieux aussi bien qu'économiques, et les comportements institutionnels, bancaires, industriels, étatiques, pluri-étatiques.

On a depuis longtemps lié l'apparition de l'homo economicus, détenteur d'un capital et qui fait si peur y compris aux Etats, à l'expansion du protestantisme évangélique, dit à l'époque anti-conformiste, c'est-à-dire anti High Church anglicane, essentiellement baptiste aujourd'hui, en particulier celui de la Bible Belt aux Etats Unis, mais qui est aussi le croissant de la misère, misère noire des anciens esclaves, misère blanche née du déclassement des anciens petits propriétaires d'esclaves.
Blue Planet

Vivre sous un président non-psychopathique : la prodigieuse métamorphose de la Bolivie sous Morales

Pour le voyageur qui revient en Bolivie après quelques années d'absence, et qui marche doucement dans les rues étroites de La Paz, ville balafrée par des ravins escarpés à presque quatre mille mètres d'altitude, les changements sautent aux yeux : on ne voit plus de mendiants, ni de vendeurs informels qui remplissaient les trottoirs. Les gens s'habillent mieux, ils ont un air plus sain. Et l'aspect général de la capitale apparaît plus soigné, plus propre, avec de multiples espaces verts. On remarque aussi l'essor de la construction. Des dizaines de grands immeubles ont fait leur apparition et les centres commerciaux se sont multipliés ; l'un d'entre eux possède le plus grand complexe de cinéma (18 salles) d'Amérique du Sud.

Mais le plus spectaculaire ce sont les téléphériques urbains d'une extraordinaire technologie [1] futuriste, qui maintiennent au-dessus de la ville un ballet permanent de cabines colorées, élégantes et éthérées comme des bulles de savon. Silencieuses et non polluantes. Deux lignes fonctionnent désormais, la rouge et la jaune ; la troisième, la verte, sera inaugurée dans les prochaines semaines, permettant ainsi la création d'un réseau interconnecté de transport par câble de onze kilomètres, le plus étendu au monde. Cela permettra à des dizaines de milliers d'habitants de La Paz d'économiser en moyenne deux heures de temps de transport par jour.

« La Bolivie change. Evo tient ses promesses » affirment des affiches dans les rues. Et chacun le constate. Le pays est effectivement un autre pays. Il est très différent de celui que l'on a connu il y a à peine une décennie, lorsqu'il était considéré comme « l'Etat le plus pauvre d'Amérique latine après Haïti ». Corrompus et autoritaires pour la plupart, ses gouvernants passaient leur temps à implorer des prêts aux organismes financiers internationaux, aux principales puissances occidentales ou aux organisations humanitaires mondiales. Alors que les grandes entreprises minières étrangères pillaient le sous-sol, en payant à l'État des royalties de misère et en prolongeant la spoliation coloniale.
Bomb

Burkina Faso : une révolution et deux coups d'état en deux jours

Au commencement, il y avait une constitution qui dormait tranquillement dans son coin, ne ressortant qu'à de rares occasions. Blaise Compaoré, voulant prolonger sa présence à la tête du Burkina Faso après 27 ans de pouvoir, n'avait la possibilité de le faire qu'en modifiant ladite constitution.

Pourquoi diable avait-il besoin de rester au pouvoir après un si long règne ? Il faut dire que les peuples ont la fâcheuse tendance à réclamer des comptes à leurs présidents après leur départ. Il n'y a que dans les grands pays démocratiques comme la Grande Bretagne ou les Etats-Unis où les peuples ne réclament aucun compte. Ni Tony Blair, ni George Bush par exemple n'ont eu à en rendre. Mais dans les petits pays démocratiques, voire pas démocratiques du tout, les dirigeants doivent rendre des comptes dès que le peuple a la possibilité de l'ouvrir. Et Compaoré a un vieux contentieux avec les Burkinabés. Arrivé au pouvoir par un coup d'état sanglant qui a causé la mort de Thomas Sankara, il sait que, qu'il ait été impliqué personnellement ou non dans cette mort, il lui faudrait répondre à certaines questions, et que d'une manière ou une autre, il passerait des moments désagréables.

Sa décision de retoucher à la Constitution déclenche donc une mobilisation de masse comme le Burkina n'en a jamais connue. Une révolution d'un jour qui, étant donné la situation stratégique du pays, appelle tous les extincteurs extérieurs qui circonscrivent l'incendie en poussant au départ le désormais ex président. Tout en procédant à son exfiltration chez un autre sous gendarme de la région, l'ami Alassane Ouattara, un coup d'état est organisé avec le chef d'état-major des armées, le général Traoré, ami de la France. C'est que, dans un pays comme le Burkina Faso, qui abrite une base militaire française et ayant une coopération militaire très étroite avec la France, la nomination du chef d'état-major des armées est un acte politique appelant un consensus.
Snakes in Suits

L'arrogance israëlienne ou l'impunité sémantique sionniste

© Inconnu
C'est moins grave que de tuer des enfants à Gaza, mais tout de même la réponse israélienne volontairement méprisante à la décision souveraine de la Suède de reconnaître l'état palestinien est inacceptable sinon politiquement, du moins sémantiquement. Cela montre à quel point l'état hébreu ne supporte aucune critique ni opposition venant des européens notamment. La tentative d'assimilation systématique de la critique des dérives du sionisme à de l'antisémitisme en est la démonstration la plus éclatante.

La chef de la diplomatie suédoise, Margot Wallström, a annoncé que son gouvernement reconnaissait par décret l'Etat de Palestine. C'est tout de même le droit absolu de cette pourtant incontestable « démocratie ».

En réponse Israël a jugé "malheureuse" la reconnaissance par Stockholm de l'État de Palestine, ce qui est son droit aussi, soulignant cependant que le Moyen-Orient était "plus compliqué que le montage de meubles Ikea", le géant suédois de l'ameublement. Là, on frôle et même plus le racisme anti-suédois et le renvoi par simplification à une caricature, qui n'est donc pas que l'arme des antisémites, sur les commerçants juifs. Ceux qui traquent de façon si vigilante la sémantique dans le monde devraient mieux contrôler la leur.
Che Guevara

Burkina Faso : Compaoré est parti, mais ce n'est pas encore fini...

Après deux jours de manifestations réunissant des centaines de milliers (certaines sources parlent d'au moins un million) de personnes, le président burkinabé Blaise Compaoré a été contraint de donner sa démission après 27 ans de règne. Le chef d'état-major des armées, le général Honoré Nabéré Traoré, a aussitôt annoncé qu'il prenait la tête de l'état pendant la période de transition, en attendant l'organisation d'élections libres.

On se souvient que les manifestants s'étaient réunis dans le but d'empêcher la modification de la Constitution. Très vite, bien que le président ait aussitôt fait marche arrière pour calmer le jeu, les revendications ont changé, et visaient au départ pur et simple de Compaoré. Aujourd'hui, cette revendication vient d'être satisfaite. Victoire totale sur toute la ligne. Tout va bien alors ? Pas du tout. C'est même maintenant que tout commence ; ce ne serait pas une « révolution », sinon.

Ce qui se passe au Burkina Faso comporte, comme nous le disions hier, tous les signes d'une « révolution ». Le départ de Compaoré n'est qu'une étape et non l'objectif. Ceux qui avaient intérêt à étouffer la révolution dans l'œuf, en tête desquels il y a la France, ont certainement accéléré le départ de Compaoré et cherchent à reprendre les choses en main par l'armée en la personne du chef d'état-major, le général Honoré Nabéré Traoré.
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