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mar., 09 fév. 2016
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Guerre au cash : la Chine compte émettre une monnaie numérique le plus tôt possible

La banque centrale chinoise a annoncé mercredi qu'elle tenterait d'émettre une "monnaie numérique" le plus tôt possible.

Une équipe au sein de la banque centrale est en train d'étudier les expériences nationales et mondiales. Une monnaie numérique est moins chère à faire circuler que des billets traditionnels, facilite le commerce, renforce la transparence et restreint le blanchiment d'argent et la fraude fiscale, a expliqué la Banque populaire de Chine, banque centrale, lors d'une conférence sur la monnaie numérique.

L'équipe améliorera le contrôle de la banque centrale sur la monnaie afin de mieux soutenir le développement, promouvra une nouvelle infrastructure financière et complétera les systèmes de paiement, a ajouté la banque centrale.

Commentaire: Sur tous les fronts, la guerre contre l'argent liquide s'accélère.Et quels sont les bénéficiaires de cette guerre ? Les banques centrales et l'Etat profond :


Newspaper

L'enquête américaine sur « l'intrusion russe » dans l'UE est une farce


Une caricature de la Russie du XIXe siècle.
La diabolisation de la Russie par les média occidentaux, la marginalisation des partis européens anti-OTAN et de tous ceux ayant un point de vue différent de ce qui est communément admis et permis, c'est la réalité de l'Europe d'aujourd'hui.

Cette nouvelle a éclaté samedi soir dernier : les Etats-Unis vont mener une «enquête majeure» pour savoir comment le Kremlin «infiltre les partis politiques en Europe» sur fond d'«inquiétudes croissantes» d'une nouvelle Guerre froide.

L'article publié en exclusivité par le journal britannique The Telegraph a révélé que James Clapper, directeur du renseignement national américain, a reçu l'instruction de la part du Congrès de commencer une enquête majeure du financement russe «clandestin» des partis européens durant la dernière décennie.

Hypocrite ? Attendez, on va tout vous expliquer...

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Affaire Litvinenko : un nouveau coup de propagande anti-Poutine

© PA
l'ancien officier du FSB Alexandre Litvinenko
Pour le ministère russe des Affaires étrangères et les dirigeants russes, le rapport du tribunal britannique sur l'affaire du décès de l'ancien officier du FSB Alexandre Litvinenko (https://www.litvinenkoinquiry.org/report) n'est pas objectif. Ils estiment, par ailleurs, qu'au cours du procès, Londres n'a pas respecté la présomption d'innocence. La Russie n'a pas l'intention d'extrader les personnes accusées de ce meurtre par la Grande-Bretagne.

Moscou conteste les conclusions du tribunal britannique dans l'affaire du décès de l'ancien officier du FSB Alexandre Litvinenko, informe l'agence RIA Novosti, citant une « source bien informée » au sein du gouvernement.

« La partie russe a toutes les raisons de déclarer qu'elle n'acceptera aucun verdict », indique la source anonyme, qui précise que la réaction officielle de Moscou consiste à dire que les Britanniques n'ont pas respecté le principe de présomption d'innocence lors du procès.

Commentaire: A qui profite le crime ? Certainement pas à Poutine. Comme n'importe quel service secret, si le FSB était le véritable commanditaire de l'assassinat de Litvinenko, il aurait pu utiliser une méthode beaucoup plus discrète, la faisant ressembler par exemple à une mort accidentelle ou naturelle, pour l'assassiner. Utiliser du polonium-210, un isotope extrêmement rare, n'a aucun sens, à moins que vous ayez envie d'attirer l'attention du public et des médias sur la mort de l'ancien officier du FSB :


Stock Down

Un tsunami de défaillances sur dettes va s'abattre sur le monde

La situation actuelle est pire qu'en 2007: le système financier mondial est devenu dangereusement instable, et nous pourrions prochainement assister à une cascade de défaillances et de faillites qui éprouveront nos stabilités sociale et politique, affirme William White, qui préside le comité d'examen des situations économiques et des problèmes de développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et qui est aussi l'ancien chef économiste de la Banque des Règlements Internationaux (BRI).

"Nous avons épuisé toutes nos munitions macroéconomiques pour lutter contre les crises économiques", a-t-il dit, expliquant que l'accumulation des dettes au cours des 8 dernières années a atteint de tels niveaux dans le monde entier qu'elle pose de très grands dangers. "Lors de la prochaine récession, il sera de plus en plus évident qu'une partie de ces dettes ne seront jamais remboursées, et cela sera très inconfortable pour beaucoup de gens qui pensent que leurs actifs valent quelque chose", ajoute-t-il.

White affirme que les banques européennes, qui ont déjà admis qu'elles avaient 1000 milliards de dollars de créances en souffrance dans leurs bilans, seront particulièrement vulnérables, et qu'elles devront accepter des abandons de créance importants. Elles sont beaucoup exposées aux marchés émergents, et n'ont probablement pas révélé l'ampleur réelle de leurs créances à risque. De plus, le continent est de plus en plus vulnérable aux difficultés économiques de la Chine.

Commentaire: Voir aussi :


Bad Guys

TAFTA : un affaiblissement systématique des règlementations aux dépens du citoyen et aux profits des lobbies industriels


Commentaire : Gardons à l'esprit que cet accord concernent directement la vie de centaines de millions de citoyens européens. Dévoilé dans ses (très) grandes lignes, les détails restent pourtant inaccessibles au commun de mortels... Le politicien lambda, bien sûr, celui qui évolue dans une autre réalité ou la folie côtoie l'inconscience, n'a pas peur, ni honte, de nous demander de ne pas trop poser de questions et d'avoir simplement confiance...


© Inconnu
C'est l'un des piliers de l'accord transatlantique de libre échange Tafta (appelé aussi TTIP), en négociation depuis 2013 : la « coopération réglementaire ». Que cache ce jargon techno ? La coopération réglementaire est une procédure de négociation pour fixer les normes et règlementations encadrant la fabrication d'un produit ou la commercialisation d'un service, quel que soit le secteur économique concerné. Cette négociation entre plusieurs États se déroule avant que les normes soient adoptées par leurs parlements respectifs, et vise ainsi à faciliter leur commerce en faisant en sorte que les standards soient communs. Jusqu'ici tout va bien, sauf que... « La coopération réglementaire réduit nos processus démocratiques », accuse l'ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory dans un rapport publié ce 18 janvier [1]. Car les groupes de travail constitués pendant ces négociations sont très largement influencés par les grandes entreprises du secteur concerné. Un peu comme si l'on confiait l'élaboration d'une loi - sur l'encadrement des pesticides par exemple, les normes de pollution d'une voiture ou les ingrédients pouvant entrer dans la composition d'un aliment - aux industriels qui les fabriquent.

Le Tafta se propose d'institutionnaliser de tels mécanismes entre l'Union européenne et les États-Unis. « L'amélioration de la compatibilité des réglementations entre l'UE et les États-Unis est un aspect charnière des négociations relatives au partenariat transatlantique de commerce et d'investissement. Il s'agit là du volet des négociations le plus prometteur en matière d'emploi et de croissance. Il sera en outre synonyme d'une offre plus variée pour les consommateurs et du renforcement (et non de l'affaiblissement) des réglementations. » Voilà ce que promet la Commission européenne. L'ONG Corporate Europe Observatory (CEO) n'est pas du tout du même avis. Pour elle, « la coopération réglementaire dans l'accord proposé entre les États-Unis et l'Union européenne augmentera le pouvoir des lobbyistes des grandes entreprises pour attaquer les lois qui sont dans l'intérêt public et pour restreindre le pouvoir de nos élus. ».
Pour le démontrer, l'ONG analyse six exemples de négociations transatlantiques récentes sur des réglementations dans les domaines de la protection des données, de la gestion des déchets électroniques, des tests de produits cosmétiques sur les animaux, des substances industrielles qui attaquent la couche d'ozone, des émissions de l'aviation civile et de la régulation financière. À chaque fois, le mécanisme de coopération réglementaire à l'œuvre de manière informelle a agi dans le sens d'un affaiblissement des règlementations aux dépens du consommateur, du citoyen, et des principes démocratiques.

Vader

Les États-Unis œuvrent au renversement du président légitime de la Bolivie

L'opposition bolivienne reçoit de l'argent et des consignes de la part des Etats-Unis afin de renverser le président légitime Evo Morales et son gouvernement, a annoncé mardi la ministre bolivienne de la Communication, Marianela Paco.
© AP Photo/ Juan Karita
A titre d'exemple, elle a cité un document prévoyant 23 actions concrètes à effectuer pour parvenir à cette fin, rapporte l'agence Prensa Latina.

Baptisé Plan stratégique pour la Bolivie, ce document a été rédigé par l'Interamerican Institute for Democracy dirigé, entre autres, par Carlos Sanchez Berzain, ex-ministre bolivien réfugié aux Etats-Unis et accusé dans sa patrie d'avoir participé à un massacre en octobre 2003, sous le gouvernement de Gonzalo Sanchez de Lozada.

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Pendant que les marchés s'effondrent au Moyen-Orient, le chaos financier s'accélère

Traduit par Business Bourse

On dirait que nous allons vivre une nouvelle semaine chaotique sur les marchés financiers mondiaux. Dimanche dernier, nous avions appris que l'Iran envisageait d'augmenter de façon spectaculaire la production de pétrole, ce qui a fait plonger les actions dans l'ensemble du Moyen-Orient. les marchés au Koweït ont baissé de 3,1 %, les marchés en Arabie saoudite ont chuté de 5,4 %, et ceux du Qatar ont connu une énorme baisse de 7 %. Et bien sûr, tout cela arrive dans le contexte d'un plus grand déclin à long terme des marchés au Moyen-Orient. Actuellement, les marchés saoudiens sont en baisse de plus de 50 % par rapport à leurs sommets de 2014.

Inutile de dire que beaucoup de gens très riches en Arabie Saoudite deviennent très nerveux. Pourriez-vous imaginer vous réveiller un jour en vous rendant compte que plus de la moitié de votre fortune a disparu ? Les choses ne vont pas encore aussi mal aux États-Unis, mais il semble qu'une nouvelle semaine difficile pourrait arriver. Le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq sont tous en baisse d'au moins 12 % par rapport à leurs sommets des 12 derniers mois, et l'indice Russell 2000 est déjà en tendance baissière. Espérons que la semaine qui vient ne sera pas aussi mauvaise que la semaine dernière, mais les événements commencent à se précipiter de plus en plus rapidement.

Jet4

Une nouvelle guerre en gestation pour la Libye

« L'année 2016 s'annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L'Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l'engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l'Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

Une guerre pour protéger le pétrole
Le plan est en acte : des forces spéciales Sas - rapporte le Daily Mirror - sont déjà en Libye pour préparer l'arrivée d'environ 1000 soldats britanniques. L'opération -«dans un accord États-Unis, Grande-Bretagne, France et Italie »- impliquera 6000 soldats et marine étasuniens et européens avec l'objectif de « bloquer environ 5000 extrémistes islamistes, qui se sont emparés d'une douzaine des plus grands champs pétrolifères et, depuis le repère Isis de Syrte, se préparent à avancer jusqu'à la raffinerie de Marsa el Brega, la plus grande d'Afrique du Nord ».

Commentaire: Comme dans le roman de Georges Orwell, 1984, la paix, pour les psychopathes au pouvoir, veut dire la guerre. Tout un langage de mensonge, de manipulation et de propagande. Pendant ce temps, des milliers d'être humains sont en danger de mort. Mais quand il s'agit de s'accaparer des ressources pétrolières, les dommages collatéraux ne comptent plus. Que des familles entières meurent assassinées par les forces d'invasion, ça, ça ne pèse pas bien lourd dans la conscience pervertie des dirigeants responsables de ces guerres libyennes.


Snakes in Suits

Islamophobie : à qui profite le crime ?


Commentaire : Reprenons la définition Wikipédia de l'expression "diviser pour régner" :
« En politique et en sociologie, diviser pour régner est une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d'un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui met en œuvre la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question. »
Il y a bien une peur sous-jacente à toutes les actions de nos dirigeants. Et il ne s'agit pas de l'angoisse de l'échec politique à proprement parler. Il s'agit plutôt de la peur de perdre un pouvoir et des privilèges généralement acquis à coups de mensonges et de compromissions. Il s'agit de la peur plus profonde d'être découvert et démasqué, d'être pris pour ce que l'on est vraiment : une imposture vivante, inutile pour la bonne marche de la société.

Et si pour éviter cela, puisqu'il est ici question de survie, il faut dresser les gens les uns contre les autres, cela sera fait.


© Inconnu
Les djihadistes et leurs commanditaires ont d'ores et déjà atteint l'un de leurs objectifs : monter une partie des Français contre les autres. Jugés collectivement responsables des attentats de janvier et de novembre par tout un pan de la classe politique et des médias sous contrôle, les musulmans sont la cible d'agressions physiques ou verbales en nombre croissant.

Le constat que nous faisions il y a exactement un an garde toute son actualité : la haine anti-Islam ne fait que progresser dans notre pays et elle a été particulièrement virulente pendant le premier semestre et à la fin de l'année 2015, en particulier au moment des manifestations de soutien aux victimes de Charlie Hebdo et du Bataclan. Elle est plus largement le résultat de politiques discriminatoires faisant des musulmans des citoyens de seconde zone : pénalisation du port de signes religieux, contrôles policiers au faciès, discrimination à l'embauche.
Les musulmans sont aujourd'hui de vrais parias et cette situation ne semble pas gêner l'exécutif qui ne ménage pas sa peine pour les stigmatiser toujours plus sous couvert de défense de la laïcité. Comme le rappelle Raphaël Lioger, l'islamophobie est soutenue et même encouragée par l'État qui cherche à tirer profit du choc des civilisations. La question que nous posions il y a un an garde aussi son actualité : à qui donc profite le crime ?

Eye 1

Société en délire : Il fait une faute d'anglais à l'école, la police débarque chez lui et traque une activité terroriste


Commentaire : Et bien ce n'est pas une blague. On constate malheureusement que les personnes travaillant en milieu scolaire sont au garde-à-vous, elles aussi. Le corps enseignant ne semblent pas briller par son bon sens et son indépendance d'esprit. Si de tels incidents se multiplient, combien de temps faudra-t-il à la population pour que, habituée et résignée, elle trouve cela normal ?


© Norbert Eder/Flickr
Un petit garçon de 10 ans a été soumis à un interrogatoire policier pour avoir écrit en classe "je vis dans une maison terroriste" quand il voulait dire "je vis dans une maison mitoyenne" ou "terraced house" en anglais
La bévue d'un enfant de 10 ans affole l'Angleterre lorsqu'en classe d'anglais il confond "maison mitoyenne" avec "maison terroriste". Une étourderie qui vaudra à ces parents une visite de la police, alertée par l'école.

Un petit garçon de 10 ans a été soumis à un interrogatoire policier pour avoir écrit en classe "je vis dans une maison terroriste" quand il voulait dire "je vis dans une maison mitoyenne" ou "terraced house" en anglais, rapporte ce mercredi la BBC.

L'enfant, musulman, a fait cette erreur durant un cours d'anglais dans son école du Lancashire au nord-est de l'Angleterre. Le jour suivant, alertée par l'école, la police est venu l'interroger chez lui et examiner l'ordinateur familial. La famille du petit garçon a déclaré à la BBC que l'incident, qui s'est produit le 7 décembre, l'avait traumatisé et qu'il n'osait plus écrire depuis.

La peur d'une éventuelle accointance extrémiste

"J'ai d'abord cru à une blague", a déclaré sa cousine dont l'identité n'a pas été divulguée pour protéger l'enfant. "Si l'enseignant avait une inquiétude à se faire, c'est au sujet de son orthographe", a-t-elle ajouté. Depuis le mois de juillet, les enseignants britanniques sont tenus de déclarer toute attitude extrémiste dans le cadre de la législation antiterroriste.

Miqdaad Versi, le secrétaire général adjoint du Conseil des musulmans du Royaume-Uni (MCB), a affirmé que plusieurs dizaines de cas similaires lui ont été rapportés et s'est dit "très inquiet" des dérives de la loi.

Le terme d'"éco-terroriste" fait trembler le Royaume-Uni

En septembre, un adolescent de 14 ans avait été longuement interrogé par les services de protection de l'enfance sur ses liens éventuels avec le groupe jihadiste Daesh pour avoir employé le terme "éco-terroristes" en classe.

Le garçon avait utilisé ce terme, en français, lors d'un cours de français où il était question d'écologie et de l'usage de la violence pour défendre la cause verte, dans son école du centre de Londres.