Les Maîtres du Monde
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Incompétence feinte : Quand l'AFP confond 40 camions-citernes avec des chars russes


Commentaire : Voici une bonne initiation aux méthodes de manipulations utilisées dans les médias à travers un décryptage vraiment poussé !


Un truc me fascine vraiment, comme l'heure que je viens de passer (et c'est assez fréquent).

Je ne suis pas journaliste, et n'ai pas la moindre formation approchante. Mais souvent, je lis un papier qui me semble étrange, je décide de passer du temps à contrôler, et bingo, 3 fois sur 4, je tombe sur des trucs - comment dire ? Ah oui : - énormes...

Donc, hier, je vois ça
Donesk
Bon, le mot magique : AFP, donc l'Obs, n'y est pour rien, et a simplement recopié la dépêche telle quelle - le travail du journaliste du copiste se résumant là à trouver une image, comme on l'a vu plusieurs fois.

Cela signifie en gros qu'il n'y a plus qu'un seul organe de presse officiel dans le pays - l'AFP - recopié par tous les journaux, ce qui me semble poser un léger souci - mais tout le monde s'en moque.

Bref, c'est l'image qui m'a arrêté, je trouve piquant que l'Obs montre une maison détruite (par l'armée bien entendu, et ce n'est évidemment pas précisé) et semble s'indigner que "des renforts arrivent"...

Ce qui m'a fait sursauter c'est le :
"L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) s'est déclarée samedi soir "très inquiète" de la présence de convois militaires et de chars dans l'Est rebelle. "Plus de 40 chars et camions" ont été vus circulant sur une voie rapide"
Light Sabers

Vladimir Poutine ne perçoit plus les États-Unis comme des « partenaires »

Le discours de Vladimir Poutine à Sotchi marque un tournant dans les relations internationales. Le président russe a clairement fait comprendre que désormais, il ne perçoit plus les États-Unis comme des « partenaires ». Il ne s'agit pas d'une déclaration de guerre, mais d'un constat : les États-Unis sont en guerre contre le reste du monde. Giulietto Chiesa analyse les conséquences de ce pas en avant.

À Sotchi, en ce mois d'octobre 2014, Vladimir Poutine a remis à plat de façon drastique les rapports entre la Russie et Washington. Un discours bien pensé [1] ; en sous-estimer l'importance serait une grave erreur. Bien plus fort, et à certains moments, dramatiquement limpide par rapport à celui qu'il avait prononcé à Munich en 2007 [2]. Au cours de ces 14 années de pouvoir, le président russe n'était jamais allé aussi loin. Et on comprend mieux pourquoi en suivant son raisonnement.

Voyons de quelle remise à plat, ou « Reset », il s'agit. Jusqu'à hier, Poutine était resté « à l'intérieur » du schéma post-Guerre froide. Il y était resté à la fois parce qu'il n'avait pas vraiment le choix, et parce que selon toute probabilité, il croyait à ce schéma qu'il pensait être utile et réaliste. Mais l'idée de le dépasser restait bien présente dans son esprit, à plus ou moins long terme, en bâtissant avec les États-Unis une nouvelle architecture pour la sécurité internationale.
Bomb

La Coalition divisée sur ses objectifs


La carte du remodelage selon Ralph Peters
Washington semble avoir abandonné sa carte du remodelage du Levant pour une autre. Cependant, l'échec du premier projet et la résistance de la population syrienne ne sont pas de bonne augure dans la réalisation de ce nouveau plan. Thierry Meyssan revient sur les réajustements qu'il exige et la division qu'il crée au sein de la coalition : d'un côté les États-Unis, Israël et l'Arabie saoudite, de l'autre la France et la Turquie.

Washington ne souhaite plus renverser la République arabe syrienne parce qu'il considère la Coalition nationale comme incapable de gouverner et qu'il ne souhaite pas voir le pays sombrer dans une ingérable anarchie. En effet, à la différence de la Libye et de l'Irak, la Syrie est voisine d'Israël et le chaos à cet endroit pourrait être fatal à son protégé.

Progressivement, l'état-major états-unien a revu son projet de remodelage du « Moyen-Orient élargi » (Greater Middle East Initiative), tel que défini en 2001, et dont la carte fut publiée par le colonel Ralph Peters lors des débats de la Commission Baker-Hamilton [1]. Une faction au sein de l'administration Obama pousse à la réalisation d'un nouveau plan : le remodelage simultané de l'Irak et de la Syrie en cinq États, dont deux transfrontaliers.
Nuke

L'Iran et la Russie vont signer un accord pour la construction de deux centrales nucléaires


La centrale nucléaire de Bushehr dans le sud de l'Iran
Le chef de l'Agence iranienne pour l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, doit se rendre à Moscou demain 11 novembre, pour signer un accord concernant la construction par la Russie de deux centrales nucléaires nouvelles sur la côte iranienne du golfe [1].

D'une puissance de chacune 1000 mégawatts, ces centrales complèteront celle de Bushehr, initiée par les Allemands en 1975, puis reprise par les Russes à partir de 1995, retardée pendant des années sous les pressions us-américaine et israélienne, avant d'être enfin mise en service en 2011. L'Agence avait précédemment annoncé vouloir construire une totalité de vingt centrales, afin de diminuer la dépendance de l'Iran au pétrole, dont le pays est pourtant très riche. Téhéran avait cependant réaffirmé ne pas vouloir construire d'arme nucléaire, promesse à laquelle pour sa part Israël n'a jamais cru.
USA

L'État profond américain : Wall Street, Big Oil et l'attaque contre la démocratie É.-U.

Préambule

Cet article revient sur le 11 Septembre, mais avec un angle d'attaque indirect. Il devient évident qu'à court terme, l'État américain va rester sur sa position officielle, quelles que soient les demandes soulevées par la société civile (pertinentes ou pas d'ailleurs, là n'est pas la question).


Ces théories conspirationnistes ridicules sont juste un écran de fumée pour masquer les vérités incroyables
Peter Dale Scott a une approche très personnelle, qui consiste à comprendre le fonctionnement normal de l'État officiel, pour le comparer avec la réalité de la situation lors des « événements profonds », pour analyser ce qui n'a pas fonctionné selon les règles officielles et qui serait révélateur d'éventuelles manipulations ou mensonges. Sa méthode se rapproche de celle des scientifiques qui étudient des planètes lointaines. On ne peut pas étudier directement une planète qui croise un soleil trop brillant : il vous aveugle. Par contre, vous pouvez étudier les variations de ce soleil quand la planète le croise. Autant il peut être possible de cacher des événements, des actes, autant il est très difficile d'en contrôler les effets indirects sur toute l'infrastructure d'un État.

Cet article donne un éclairage nouveau sur l'événement qui a bouleversé le monde depuis 2001, en termes de communication, de droit international, de géopolitique et, même et surtout, de libertés individuelles dans les nations dites démocratiques.

Peter nous propose une grille d'analyse de plus, pas une boule de cristal. À chacun de la comprendre, d'être d'accord ou pas, mais la démarche mérite toute notre attention.

Le Saker francophone
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Lars Schall (LS) : Peter, nous avons décidé de parler aujourd'hui de ce que vous appelez « l'État profond », et la première question que je voudrais vous poser est : pourquoi pensez-vous qu'il est encore pertinent de parler du 11 septembre 2001 ?
Smiley

Le meilleur des mondes : Obama le canard boiteux

À peine remis de sa défaite cinglante que lui a infligée la minorité qui a daigné voter aux dernières élections au Congrès des États-Unis, l'ex-chef d'État le plus puissant du monde, le président Barack Obama, sera la vedette d'un thriller ce weekend, quand il se retrouvera dans la même pièce que Xi Jinping de la Chine, Shinzo Abe du Japon et, attachez votre ceinture de sécurité, Vladimir Poutine de la Russie.
obama quack

Barack Obama, le canard boiteux (le pied droit emplâtré signifiant sa défaite au Sénat, à droite, face aux républicains)
Quelle corvée !, doit se dire le lanceur de bombes en chef. L'économie mondiale est en grande partie dans un état lamentable. Même la Chine, dont la croissance est à peine de 7 % par année, voit fondre son aura de nation indispensable. Le Japon a décidé d'imiter la Réserve fédérale des États-Unis, en proposant sa version kamikaze de l'assouplissement quantitatif. Bien des pays du sud-est asiatique continuent de flipper au sujet de quelques tas de roches dans la mer de Chine méridionale.

Dernier élément, mais non le moindre, la Némésis d'Obama, Vlad le marteau Poutine, ce casse‑pieds par excellence, vient tout juste d'être couronné chef d'État le plus puissant du monde, quoique pour les raisons les plus stupides qui soient (le chef imprévisible d'un État voyou) [1]. Dorénavant, le titulaire du prix Nobel de la paix, et chef de la nation indispensable drapée d'exceptionnalisme, en est réduit au rôle de canard boiteux pitoyable.
Bomb

Barrage de Sivens : Reportage vidéo au cœur de l'action du côté des activistes

Sivens

Les activistes se confrontent au force de l'ordre pour la défense de la forêt au barrage de Sivens
Wall Street

Décryptage bilan BNP-Paribas 3° trimestre 2014

Les banksters de BNP-Paribas ont publié leur bilan pour ce dernier trimestre mais ils continuent à ne pas le présenter correctement, c'est-à-dire pas comme devraient le faire les banques normalement constituées...

En effet, pour déterminer le montant des véritables capitaux propres dits, tangibles, excluant les minoritaires (Tangible shareholders equity), il faut aller pêcher le montant du Total part du groupe au passif puis retrancher les écarts d'acquisition (goodwill) inscrits à l'actif...

Document 1 :
BNP
... et surtout retrancher les titres dits hybrides comme les Titres Super-Subordonnés à Durée Indéterminée (TSSDI) dont les montants ne sont pas publiés dans les comptes trimestriels (ils ne sont mentionnés que dans les états financiers semestriels) qui sont considérés par la seule nomenklatura française comme faisant partie des capitaux propres, ce qui n'est pas le cas partout ailleurs dans le monde, cf. mes articles à ce sujet.
USA

Coup d'état préventif d'Obama au Burkina Faso

Traduit par Gilles Chertier pour Réseau International

Après qu'un soulèvement populaire a contraint Blaise Compaoré, dictateur du Burkina Faso soutenu depuis 27 ans par les États-Unis et
la France, à abandonner le pouvoir, le président Barack Obama devait agir vite. La Maison Blanche voulait en effet s'assurer que les fidèles du prédécesseur assassiné de Compaoré, l'icône marxiste Thomas Sankara que la mère d'Obama Ann Dunham Soetoro, de l'U.S. Agency for International Development (USAID) / Central Intelligence Agency (CIA), peut avoir contribué à renverser en 1987, ne reviendraient pas au pouvoir.

L'U.S. Africa Command (AFRICOM), dont le quartier général se trouve à Stuttgart, est rapidement entré en action afin de s'assurer que le lieutenant-colonel Isaac Zida serait désigné par les militaires burkinabés comme président « par intérim » du Burkina Faso. Obama, le directeur de la CIA John O. Brennan et l'AFRICOM craignaient que le principal parti d'opposition, l'Union pour la Renaissance du Mouvement Sankariste (UNIR/MS) ne forme un nouveau gouvernement. Bénéwendé Stanislas Sankara, leader de l'UNIR/MS, proche de l'ancien président Thomas Sankara et conseiller juridique de la famille Sankara, avait en effet de très bonnes chances de devenir le nouveau président.

Toutefois, Zida, diplômé de l'U.S. Joint Special Operations University, de la base aérienne McDill de Tampa, en Floride, et formé à l'espionnage militaire au Botswana par l'AFRICOM, a été appelé promptement par le gouvernement Obama pour remplacer Compaoré, parti se réfugier en Côte d'Ivoire. Le président ivoirien, Alassane Ouatarra, dont la mère est née au Burkina Faso, est d'ailleurs considéré comme un pantin virtuel de la Banque Mondiale, du Pentagone et d'Israël.
V

« Mandat du paradis » - élections légales et illégales dans l'empire du chaos

© Inconnu
Mandat du paradis
La légitimité de la classe dirigeante - peu importe la forme politique qu'elle puisse prendre - est basée sur l'illusion qu'elle peut protéger le peuple ; que ce soit de la guerre, la famine, des difficultés économiques, ou quelconque autre genre de désastre qui rompt la routine quotidienne de leurs vies et moyens d'existence. L'extrait suivant illustre ce point :
Je veux que ce pays comprenne que nous sommes sur le point de disparaître. Je veux que chaque homme, femme et enfant comprenne à quel point nous sommes proche du chaos. Je veux que chacun se rappelle pourquoi il a besoin de nous !
(Extrait de Changements terrestres et la connexion cosmique de l'homme[PC-E1] ) (Ouvrage en cours de traduction - NDT)
La citation ci-dessus vient du discours du Chancelier dans le film V pour Vendetta, mais elle pourrait tout aussi bien l'avoir été d'un d'Obama, Harper ou Cameron pour ce sujet.
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