Les Maîtres du Monde
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Chess

La stratégie russe à une double déclaration de guerre

Traduction : Goklayeh

© Inconnu
Entre l’OTAN et l’Ukraine
En écoutant d'abord Porochenko, il y a quelques jours, puis Obama à l'Assemblée générale des Nations Unies, impossible d'avoir encore le moindre doute sur le fait que l'Empire anglo-sioniste est en guerre avec la Russie. Pourtant, beaucoup de gens croient que la réponse russe à cette réalité est insuffisante. De même, on constate qu'un flux constant d'accusations sont portées contre Poutine au sujet de la politique de la Russie face à la crise en Ukraine. Ce que je me propose de faire ici, c'est d'offrir quelques rappels de base sur Poutine, sur ses obligations et sur les options qui s'offrent à lui.

Tout d'abord, Poutine n'a jamais été élu pour être le gendarme ou le sauveur du monde ; il n'a été élu que pour être président de la Russie. Cela semble évident, et pourtant il est encore bien des gens pour penser que Poutine serait en quelque sorte moralement obligé de faire quelque chose afin de protéger la Syrie, la Novorussie ou toute autre partie de notre monde harcelé. Ce n'est pas le cas. Oui, la Russie est le leader de facto des BRICS et des pays de l'OCS, et la Russie accepte ce fait, mais c'est de ses propres compatriotes que Poutine a l'obligation morale et légale de prendre soin en premier lieu.
Bad Guys

L'Europe se prépare à un hiver glacial

Traduit par Pascale Geniès pour Réseau International


La Bérézina sous les pinceaux de J. Suchodolski, 1866
Napoléon en a fait l'expérience en 1812, Hitler en 1941. L'oligarchie de l'Union Européenne apprendra-t-elle la même leçon en 2014 ? Une leçon qui consiste à comprendre que les entreprises belliqueuses envers l'ours russe se paient d'un prix considérable, surtout quand les belligérants agissent avec ce qui ressemble à de l'aveuglement et sans une once de saine réflexion.

La semaine dernière, les leaders européens à Bruxelles ont fait le choix de ne pas lever les sanctions commerciales imposées à la Russie. Ces sanctions avaient été appliquées après que le référendum en Crimée de mars 2014 ait conduit à la réunification de la péninsule méridionale de l'Ukraine avec la Russie.

Comme Washington, Bruxelles a accusé la Russie d'avoir agressé l'Ukraine et annexé la Crimée, ignorant soigneusement le fait que le peuple de ce pays s'était prononcé à une énorme majorité en faveur de l'entrée dans la Fédération russe, et ce en protestation contre le coup d'état illégal qui, avec l'aide de l'Union Européenne et de Washington, avait porté au pouvoir à Kiev, le mois précédent, la junte fasciste.

La semaine dernière, l'élite bureaucratique bruxelloise a justifié sa décision de maintenir les sanctions par le fait que la Russie ne se montrait pas assez diligente dans les négociations pour parvenir à un cessez-le-feu à l'est de l'Ukraine. Un peu plus tôt cette même semaine, la chancelière allemande Angela Merkel avait dit qu'il était « impossible de lever les sanctions » en raison des combats sporadiques continuels entre les forces militaires de Kiev et les milices ethniques russes.
USA

Ebola : une nouvelle guerre US pour le pétrole ?

Traduction : Ender pour les moutons enragés

Pour un président prix Nobel de la paix, Barack Obama semble destiné à rester dans les livres d'histoire comme le président ayant mené la plus agressive série de guerres jamais livrée par une administration américaine. Même George W Bush et Dick Cheney n'ont pas fait mieux.

Avant même que l'encre soit sèche sur son certificat de prix Nobel, Obama a annoncé le prolongement de l'occupation militaire de l'Afghanistan, comprenant l'envoi de 30000 soldats supplémentaires dans cette région ravagée par la guerre.

Puis vint la guerre d'Obama contre la Libye de Kadhafi, suivit immédiatement par sa tentative de renverser Bachar-El-Assad en Syrie. Peu après est venue la « guerre pour la démocratie en Ukraine » aussi appelée la tentative d'Obama pour entraîner la Russie dans une nouvelle guerre froide avec l'OTAN, cela en soutenant une clique d'oligarques ukrainiens, de criminels et de néo-nazis.

En juillet de cette année, l'administration Obama essaya de convaincre le président de lancer une seconde tentative pour bombarder la Syrie afin de la renvoyer à l'âge de pierre, en prenant comme prétexte la lutte contre l'EIIL, une secte djihadiste sunnite connue pour être un joint-venture de la CIA et des renseignements israéliens.

Maintenant les conseillers d'Obama, probablement sous l'influence de la conseillère à la sécurité nationale assoiffée de sang Susan Rice, ont décidé d'une nouvelle guerre. C'est la guerre contre Ebola. Le 16 septembre, le président Obama a solennellement déclaré la guerre. Il a déclaré, à la plus grande surprise de ses concitoyens encore sains d'esprit, qu'il avait ordonné à 3000 soldats, aussi appelées « troupes au sol » que le Pentagone refuse d'envoyer en Syrie, de mener la guerre... contre un virus !?
War Whore

Israël a peur du système russe S-350E

Le S-350E Vityaz est un système mobile AA et antibalistique réduit, supérieur à celui de la marine américaine RIM-174 ERAM (SM-6) qui devrait entrer dans la dotation 2014 des États-Unis et dans quelques années dans l'.

Le SM-6 est l'ancien missile mer-air SM-2ER BlockIV, sur lequel était monté le système de guidage du missile air-air AIM-120C (AMRAAM). Le 2 Septembre 2013, au plus fort des tensions internationales connexes à une possible attaque américaine sur la Syrie, l'armée israélienne avec la complicité des États-Unis a lancé un missile cible Ankor, à partir d'un F-15B.

Le missile non chargé pour le combat, simulait la trajectoire d'un missile balistique d'une portée de 1000-1500 km. Le lancement a été effectué dans le centre de la mer Méditerranée, en direction de la côte du Liban. Les commandements des Unités ELINT de l'armée israélienne ont été stupéfaits de constater que leur lancement avait été détecté depuis le début par un complexe AA inconnu, similaire au système naval Aegis, provenant d'un destroyer russe en Méditerranée, situé à 550 km de l'avion F-15. La cible a été encadrée et suivie jusqu'à ce qu'elle tombe en mer. Par la suite les Russes ont annoncé que la cible aurait été détectée par le radar géant d'alerte antimissile à Armavir, en mer Noire, dissimulant ainsi que le destroyer russe était équipé, pour des tests, de systèmes S-350E Vityaz.
Bad Guys

Moyen-Orient : Le Canada fera encore la volonté des États-Unis.

canada
Cet article a été rédigé avant le vote du parlement canadien le 7 octobre 2014. Le Canada entre ainsi dans la guerre contre le groupe Etat islamique. Voir l'article d'actualité de RFI : Canada : le Parlement vote en faveur de frappes contre le groupe EI.
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Le premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé une intensification majeure de l'implication canadienne dans la nouvelle guerre menée par les États-Unis au Moyen-Orient.

S'adressant au parlement vendredi, Harper a affirmé que six avions de combat CF-18 seront déployés afin de mener des raids aériens en Irak et possiblement en Syrie dans le cadre d'une mission « contre le terrorisme » de six mois par les Forces armées canadiennes.

Selon Harper, le but de cette mission est de significativement « réduire les capacités » de l'État islamique (EI ou ISIS), qui porte aussi le nom d'État islamique en Irak et au Levant.

Harper est au mieux hypocrite. Lui, le gouvernement conservateur et l'armée canadienne savent très bien que le soutien du régime proaméricain à Bagdad et de ses alliés au gouvernement régional kurde contre l'EI n'est qu'un objectif initial et partiel de la « coalition des volontaires » assemblée par les États-Unis et à laquelle ils ont ajouté le Canada pratiquement dès le départ.
Star of David

Le Hezbollah attaque Israël aux fermes de Chebaa

Le 7 octobre 2014, le Hezbollah a attaqué les Forces israéliennes stationnées illégalement sur le territoire libanais aux fermes de Chebaa. Il s'agit de la première attaque de la Résistance libanaise contre l'occupant israélien depuis la guerre de 2006.

Cette opération est généralement interprétée comme un message du Hezbollah à l'État hébreu afin qu'il ne tente pas d'étendre à la frontière libano-israélienne le dispositif qu'il a mis en place à la frontière syro-israélienne. En effet, depuis le 15 septembre, les casques bleus de la FNUOD se sont retirés après que 43 de leurs soldats aient été détenus durant deux semaines par le Front Al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda). De facto, depuis cette date, la zone tampon instituée par les Nations unies à l'issue de la guerre de 1973 n'est plus contrôlée par la FNUOD, mais par Al-Qaïda.
Dollars

FATCA quoi ? Comment combattre l'évasion fiscale, un Américain après l'autre


ABROGATION !
Autrefois, lorsqu'un régime pathocratique de psychopathes paranoïaques, incompétents et sans remords voulaient isoler leur pays, ils fermaient simplement les frontières. Cela avait le bénéfice d'empêcher aux ennemis externes d'entrer tout en gardant à l'intérieur tout ceux qui auraient voulu partir. Bien entendu, la plus grande menace pour une pathocratie vient de l'intérieur : des gens qui souffrent du contrôle des oligarques qui se moquent totalement du bien-être de leur peuple. Toutefois, de nos jours, la bataille sur le « front intérieur » n'est pas tant en cause ou de nature ouvertement totalitaire. (Cependant, elle peut être tout aussi brutale : la police étasunienne tue impunément des civils.)

Prenez la FATCA par exemple.
Che Guevara

Evo Morales, où quand la Bolivie se redresse petit à petit et se libère du joug étasunien

© Inconnu
Les élections du 12 octobre prochain devraient voir sans surprise la réélection du président sortant, Evo Morales Ayma, avec une large avance sur son opposant principal, l'homme d'affaires Samuel Doria Medina, le Capriles bolivien, soutenu par l'élite conservatrice et les États-Unis. Pourtant, rien ne prédestinait cet éleveur de coca à un tel destin...

Depuis 1998 et l'élection d'Hugo Chavez à la tête du Vénézuéla, l'Amérique Latine a entamé un cycle de révolutions démocratiques qui ont balayé les derniers vestiges mortifères du néolibéralisme. Du Nicaragua à l'Argentine en passant par L'Equateur, des politiques économiques et sociales ambitieuses ont permis aux classes populaires de retrouver leur dignité. Et parmi ces pays, la Bolivie fait office de nation pionnière en termes de réduction de la pauvreté, de lutte contre l'analphabétisme ou encore d'indépendance économique.

Les élections du 12 octobre prochain devraient voir sans surprise la réélection du président sortant, Evo Morales Ayma, avec une large avance sur son opposant principal, l'homme d'affaires Samuel Doria Medina, le Capriles bolivien, soutenu par l'élite conservatrice et les États-Unis. Pourtant, rien ne prédestinait cet éleveur de coca à un tel destin...
Bad Guys

Affreux américains? Horrible et impardonnable Europe!

© Inconnu
Un grand nombre d'intellectuels nord-américains sont toujours amoureux de tout ce qui est européen, et en particulier du « système social » européen ou de la « culture européenne ».
Il s'agit là d'une obsession morbide et honteuse, en grande partie fondée sur un désir désespéré de continuer à croire que ce n'en est pas fini de l'Occident, pas encore, et qu'en de nombreux domaines, il demeure supérieur au reste du monde. L'Europe est décrite comme quelque chose « d'unique » et de différent des États-Unis, quelque chose qui mériterait l'admiration... au moins pour son passé et sa nature profonde.


Bien sûr, ce n'est jamais de cette façon qu'on la met en avant ou qu'on la définit, mais cette croyance (oui, cela ressemble beaucoup à de la foi religieuse) implique de façon indirecte qu'il est légitime pour l'Occident (ou en tout cas une grande partie de l'Occident) de continuer à dominer l'ensemble de la planète. Il est clair que de nombreux hommes et femmes de gauche d'Amérique du Nord croient réellement en « l'exceptionnalisme » occidental, pas celui des États-Unis, mais celui de l'Europe.

Les intellectuels eurocentriques nord-américains nous expliquent de façon détournée, ou même directement, que les USA sont une sorte de hors-la-loi en train de faire dérailler ce merveilleux, ce glorieux, ce séculaire processus culturel européen et sa quête de l'égalitarisme. L'Europe est souvent décrite comme ce qui contraste avec les États-Unis, ou leur opposé, l'opposé de leur égoïsme brutal et de leur capitalisme débridé... Telle est la réalité décrite par de très nombreux films, livres et essais progressistes.
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L'industrie chimique évalue le risque des pesticides... qu'elle produit elle-même

© Philippe Huguen / AFP
Épandage de pesticides sur un champ de pommes de terre à Godewaersvelde, dans le Nord de la France, en mai 2012
La réglementation européenne exige que toutes les études existantes soient prises en compte pour évaluer les risques d'un pesticide avant sa mise sur le marché. Pourtant, les études indépendantes de l'industrie chimique sont ignorées dans cette évaluation. La "fiabilité" des études scientifiques est notée selon un barème établi par l'industrie elle-même. Principale conséquence, selon les ONG écologistes, la toxicité de certains pesticides continue d'être ignorée.

Une étude réalisée par l'ONG européenne Pesticides Action Network (PAN) et l'association française Générations futures montre "l'hypocrisie à l'œuvre" dans les évaluations des risques des pesticides avant leur mise sur le marché. Institutions européennes, États membres et industriels ignorent les travaux issus de la recherche publique et ce, malgré la réglementation européenne en place.

Les études de toxicité financées par les industriels ont longtemps été les seules utilisées pour arbitrer les conditions de la commercialisation des produits. Mais depuis 2009, le règlement européen sur les pesticides exige que toutes les études existantes soient prises en compte. Cette mesure votée par le Parlement européen cherchait à faire de la place aux travaux de la recherche publique, universitaires compris, dans l'évaluation des risques.

Commentaire: Quelques liens supplémentaires :

- Déclin des oiseaux lié aux néonicotinoïdes
- Pesticides sur les champs de thé : les éléphants, les oiseaux, et le bétail empoisonnés
- Disparition des insectes, une catastrophe silencieuse
- Le déclin massif des insectes menace l'agriculture
- Pesticides : une contamination généralisée de l'environnement
- Les grandes firmes minimisent de 2 à 1500 fois la toxicité de leurs pesticides

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