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mer., 10 fév. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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Vader

Les juges, « meurtris » et « inquiets », se rebiffent face aux mesures sécuritaires

« Pourquoi l'autorité judiciaire est-elle ainsi évitée ? » Cette question posée par le plus haut magistrat français taraude autant les juges que les défenseurs des libertés publiques, qui s'inquiètent de l'absence de garde-fou aux mesures sécuritaires post-attentats.
Jusqu'ici, ce sont surtout les syndicats de magistrats, les avocats ou les ONG qui se mobilisaient contre les projets de réforme pénale et constitutionnelle du gouvernement. Cette semaine, les grandes institutions judiciaires françaises ont aussi décidé de s'exprimer.

Jeudi, dans la pompe de l'audience solennelle de la Cour de cassation, entouré de magistrats vêtus de pourpre et de fourrure, le premier président Bertrand Louvel a exprimé, en pesant chaque mot, l'inquiétude de toute une institution.

"Pourquoi l'autorité judiciaire est-elle ainsi évitée ?", a-t-il demandé à l'audience assise en contrebas dans l'une des plus majestueuses salles du Palais de Justice. Au premier rang, la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

Commentaire: Voir aussi :


USA

Crise des réfugiés en Allemagne : une opération étasunienne afin de déstabiliser Merkel

L'opération préméditée des viols du Nouvel An à Cologne et ailleurs continue avec la dénonciation de la responsabilité de la chancelière allemande, Angela Merkel. Une étude du trafic sur ordinateur certifie que les comptes Twitter organisant cette protestation sont basés sur la côte Ouest des États-Unis.

En septembre dernier, nous avons publié un résumé de l'analyse de l'enquêteur russe Vladimir Shalak sur les aspects cachés des campagnes médiatiques, réalisées sur Twitter, pour attirer par ruse des réfugiés du Moyen-Orient en Allemagne [1] - Ayant étudié les 19 000 tweets originaux, Mr Shalak a conclu que le grand exode vers le continent européen a été artificiellement organisé par des acteurs non-Européens. La violence provoquée par la dernière grande vague d'immigration dans de nombreuses villes européennes lors du réveillon du Nouvel-An, a alimenté une intense campagne dirigée contre Mme Merkel, sur des réseaux sociaux allemands et européens, ce qui a fourni des éléments complémentaires aux recherches approfondies de Mr Shalak.

Ci-dessous, nous allons vous en faire partager les résultats préliminaires. Mais auparavant, arrêtons-nous pour observer deux images qui démontrent le changement significatif des termes utilisés par le public allemand concernant les réfugiés, et ce en quatre mois seulement :

Août 2015

Janvier 2016
Est-ce une évolution tragique et spontanée ou bien est-ce une opération de guerre psychologique menée par un agent externe ? Pour nous rapprocher d'une conclusion claire, nous devons regarder brièvement ce qui se passe dans les relations germano-US.

Whistle

On aura tout vu ! Pour lutter contre la ségrégation, Cameron menace les musulmanes d'extradition si elles ne parlent pas anglais

Les musulmanes qui ne maîtrisent pas suffisamment l'anglais pourraient être expulsées du Royaume-Uni, a mis en garde lundi le premier ministre David Cameron, justifiant sa menace par la lutte contre la ségrégation sexuelle.

« Désormais, nous allons dire: si vous n'améliorez pas votre maîtrise de la langue, cela pourrait vous empêcher de rester au Royaume-Uni. Les hommes qui empêchent leurs partenaires de s'intégrer comprendront ainsi qu'il y a des conséquences », écrit David Cameron dans une tribune publiée dans le Times.


Commentaire : Ce que veut dire Monsieur Cameron n'est pas très clair mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'a aucun respect envers les musulmanes. Le discours cible t-il les maris de ces dernières ? Si les époux sont responsables, pourquoi menacer leur femme en les accusant de ne pas savoir parler la langue de Shakespeare ? Pourquoi les victimes se transforme-t-elle en coupable ? Est-ce la manifestation d'une morale raciste qui propose dans le même temps des cours d'anglais à ces femmes, pour qu'elles puissent s'intégrer ?


© PHOTO OLI SCARFF, REUTERS
La façon, pour Cameron, de lutter contre la ségrégation est de renvoyer les musulmanes qui ne parlent pas anglais

Commentaire: Pour Cameron, il faut parler anglais pour rester en Angleterre ; la maitrise de la langue est ainsi la preuve qu'on est anglais. Les personnes qui vivent en Grande Bretagne mais qui ne parlent pas l'anglais ne peuvent donc pas continuer à vivre dans le pays. Dans ce pays multiculturel qu'est l'Angleterre, seules les musulmanes semblent être concernées par la vision « très anglaise » de Monsieur Cameron.

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Cow Skull

TAFTA : l'ingénierie génétique dans nos assiettes et une agriculture en danger


Commentaire : Il faut bien utiliser quelques formules lénifiantes pour présenter ce traité comme une chose bénéfique. On nous parle de « libre-échange », d' « harmonisation des normes », de « partenariat ». Un bla-bla qui ne reflète en rien la réalité, on s'en serait douté. Les normes agricoles européennes sont plus contraignantes que les normes étasuniennes. Traduire : le consommateur est mieux protégé. Mieux protégé des OGM et des produits chimiques, par exemple. Comment croire une seule seconde que les États-Unis soient prêts à se hisser au niveau européen ? Avec les invraisemblables contraintes que cela engendrerait dans leurs modes de production, c'est peu probable, fromages suisses ou pas, vins français ou pas, saucisses bavaroises ou pas.

Il n'y a pas d' « harmonisation des normes » mais bien plutôt un nivellement par le bas pour l'Europe et ses consommateurs. Il n'y a pas non plus de « partenariat », car celui-ci sous-entend l'autonomie respective des intervenants. Autonome, l'agriculteur qui voit les prix chuter à cause d'un marché envahi par les produits bas-de-gamme de ses « partenaires » ? Le « libre-échange » finit par se transformer en échange contraint, et au final, en perte assurée.

Quand au consommateur, il verra débarquer dans son assiette toujours plus de plantes génétiquement modifiées, d'animaux génétiquement modifiées, de pesticides et de produits chimiques en tous genres, à l'innocuité certifiée, nous assurera-t-on. De bons aliments librement échangés et harmonisés grâce aux bons soins de nos partenaires étasuniens.

© Reuters/Fabrizio Bensch
À l'inverse des pratiques américaines, le gouvernement allemand prépare une série de règlementations qui obligerait les producteurs à étiqueter le lait, les œufs et la viande issus d'animaux nourris aux OGM. Le TTIP rendrait très difficile l'adoption de telles mesures au niveau national
Selon une nouvelle étude, le TTIP menace de changer radicalement le fonctionnement des petites et moyennes exploitations, avec plus d'ingénierie génétique et de viande traitée aux hormones. Un article d'EurActiv Allemagne.

Les agriculteurs et éleveurs européens sont en pleine crise : la dégringolade des prix du lait engendrée par les sanctions contre la Russie mettent le secteur à rude épreuve et de nombreuses petites exploitations font faillite. Le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP, ou TAFTA) entre l'UE et les États-Unis pourrait cependant être le coup de grâce pour les agriculteurs européens. Des deux côtés de l'Atlantique, les négociateurs du TTIP souhaitent harmoniser les normes de l'industrie agroalimentaire, ce qui mettrait en danger des pans entiers du secteur agricole européen.

Les auteurs d'une étude sur le TTIP menée par UnternehmensGrün, une association de défense d'une économie verte, qu'EurActiv a pu consulter avant sa publication, expliquent :

Bomb

Vers une Troisième Guerre mondiale au service des puissants ?

Traduit de l'anglais par et pour Horizons et débats

L'écroulement de l'Union soviétique en 1991 a donné naissance à une idéologie étasunienne dangereuse appelée néoconservatisme. L'Union soviétique servait jusque là de limite à l'action unilatérale étasunienne mais lorsque cet obstacle à l'action de Washington a été aboli, les néoconservateurs ont pu inscrire à leur ordre du jour l'hégémonie mondiale étasunienne.
© Sott.net
Les États-Unis d'Amérique sont devenus la « superpuissance unique », l'« uni-power », qui pouvait désormais agir sans aucune contrainte n'importe où dans le monde.


Commentaire : Et ils ne se gênent pas : « Les États-Unis ont été en guerre 93 % du temps de leur existence depuis leur création en 1776 c'est à dire 222 des 239 années de son existence. »

Voir aussi :

Le journaliste néoconservateur du Washington Post Charles Krauthammer a ainsi résumé « la nouvelle réalité » :
« Nous avons un pouvoir mondial écrasant. Nous sommes les gardiens historiquement désignés du système international. Quand l'Union soviétique est tombée, quelque chose de nouveau est né, quelque chose de tout à fait nouveau - un monde unipolaire dominé par une seule superpuissance incontrôlée sans aucun rival et qui jouit d'une portée déterminante dans n'importe quel endroit du monde. C'est un développement écrasant et totalement nouveau dans l'histoire, qu'on n'a plus vu depuis la chute de l'empire romain. Et même l'empire romain n'était pas comparable à ce qu'est l'Amérique d'aujourd'hui. »

Commentaire : Et tout comme l'Empire romain, celui dans lequel nous vivons au travers de l'Empire US auquel les pays occidentaux sont soumis, est également sur une pente descendante... jusqu'à l'écroulement total.


L'effarant pouvoir unipolaire que l'histoire a donné à Washington doit être protégé à tout prix. En 1992, le Sous-secrétaire Paul Wolfowitz, haut responsable du Pentagone, a mis au point la Doctrine Wolfowitz, devenue depuis la base de la politique étrangère de Washington.

La Doctrine Wolfowitz déclare que « le premier objectif » de la politique étrangère et militaire étasunienne doit être d'« empêcher la renaissance d'un nouveau rival, sur le territoire de l'ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constitue une menace (à l'action unilatérale américaine) de l'ordre autrefois instauré par l'Union soviétique. Ceci est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et exige que nous nous efforcions d'empêcher toute puissance hostile d'étendre sa domination sur une région dont les ressources, placées sous tutelle, suffiraient à générer un pouvoir étendu au monde entier. » (« Une puissance hostile » étant dans ce contexte un pays suffisamment fort pour avoir une politique étrangère indépendante de Washington.)

Commentaire: Voir aussi : Guerre OTAN-Russie : une réelle possibilité


Footprints

La Grèce accuse la Turquie de soutenir les passeurs dans la crise des migrants

Dans une interview publiée par un quotidien allemand, le président grec a déploré le manque d'actions des autorités turques pour endiguer la crise des migrants. Selon lui, les passeurs turcs sont même soutenus par les autorités.
© Reuters
Les îles grecques ont accueilli de nombreux migrants cette année
Entre la Grèce et la Turquie, le torchon brûle. En pleine crise des migrants, les deux pays rivaux depuis des années ont ainsi repris leur passe d'armes. Le 17 janvier, c'est le président grec, Prokopis Pavlopoulos, qui a dégainé le premier lors d'une visite en Allemagne. Il a ainsi accusé la Turquie de soutenir les passeurs qui monnayent les traversées de migrants à destination de la Grèce et de l'Union européenne. « Je crains fort que les passeurs turcs ne soient soutenus par les autorités », a-t-il assené.

Pour le président grec, les premières responsables sont « les autorités portuaires [qui] font comme si elles ne voyaient rien ». Pour lui, les passeurs sont même largement aidés par les responsables turcs dans une « sorte de commerce des esclaves. Nous avons des preuves ».


Commentaire : « La phase finale de désintégration de notre vieux monde bat son plein. Avec son incontournable corollaire : les flux migratoires incontrôlables créés par les désordres répandus, la plupart du temps par nous-mêmes, aux quatre coins de la planète. »

Petit rappel :

« Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays » (article 14 de la Déclaration universelle des droits de l'homme).


Commentaire: Cette crise des migrants n'est malheureusement pas près de s'arrêter, compte tenu des forces en présence : Bien que les réfugiés fuient en masse l'enfer que l'OTAN a créé au Moyen-Orient, il semble clair que beaucoup voire la totalité de ces réfugiés ont été manipulés afin de se diriger vers l'Europe centrale, et en particulier l'Allemagne. Face aux tensions croissantes entre les populations locales et l'afflux de réfugiés, à quand l'étincelle, sous la forme par exemple d'un attentat sous faux-drapeau mis sur le dos des réfugiés, fera embraser la poudrière ?

A ce titre, lisez cet article d'un allemand livrant ses impressions face à ce chaos voulu par l'élite psychopathique:
Parmi la vingtaine de mes interlocuteurs à qui j'ai parlé de ce sujet en confiance, absolument tout le monde est convaincu que l'on se dirige vers une guerre civile et rapidement ! La seule question qui reste est de savoir si ce sont les Allemands qui la commencent, ou les réfugiés, ou notre gouvernement ou d'autres facteurs. Nous ne sommes qu'à un accident majeur du chaos absolu. J'ai entendu plusieurs personnes liées aux milieux de la sécurité européenne indiquant que le marché des armes illégales est complètement épuisé, avec de nombreux concessionnaires gardant leurs armes pour leur propre usage personnel. Ceci est une rumeur, mais depuis que nous sommes forcés de compter sur le ouï-dire pour toute information réelle maintenant, j'ai tendance à le croire.
Voir aussi :


Bad Guys

La moitié de la population mondiale possèdent moins que les 62 personnes les plus riches


Commentaire : On avait à peine besoin de nous confirmer que la situation générale ne s'améliore pas et il faudrait être bien naïf pour espérer encore le contraire. Comment attendre un changement d'un système qui a permis qu'une telle situation s'installe et perdure ? Inutile donc de cautionner les mensonges des hommes politiques qui nous pépient encore du pourfendage d'inégalités, du lendemain qui chante : le présent nous montre que les sérénades de la veille sont apparemment sans effet sur la réalité.

Les actions psychopathiques de nos dirigeants ont par contre un effet bien manifeste sur cette réalité : toujours plus de souffrances et d'injustice pour chaque année qui passe.


© Inconnu
Intitulé « Une économie au service des 1 % », ce rapport montre que le patrimoine de la moitié la plus pauvre de la population mondiale s'est réduit de mille milliards de dollars depuis 2010. Cette baisse de 41 % s'est produite alors même que la population mondiale augmentait de 400 millions de personnes. Dans le même temps, le patrimoine des 62 premières fortunes mondiales a augmenté de plus de 500 milliards de dollars pour atteindre un total de 1 760 milliards. Le rapport montre également que les inégalités frappent les femmes de manière disproportionnée, avec seulement neuf femmes contre 53 hommes parmi ces grandes fortunes.

Les dirigeant-e-s du monde parlent de plus en plus de la nécessité de lutter contre les inégalités et, en septembre dernier, ils se sont fixé l'objectif de les réduire. Pourtant, l'écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s'est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois. À la veille de la rencontre de Davos de l'an dernier, Oxfam avait prédit que les 1 % posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s'est en fait réalisée dès 2015 : un an plus tôt.

Oxfam réclame des mesures urgentes pour faire face à la crise des inégalités extrêmes, qui menace de faire reculer les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté au cours de ce dernier quart de siècle. En priorité, l'ONG appelle à mettre fin à l'ère des paradis fiscaux, qui a vu de plus en plus d'entreprises et de particuliers recourir aux centres offshore afin d'éviter de verser leur juste contribution à la société. Cette pratique prive les États de précieuses ressources nécessaires pour lutter contre la pauvreté et les inégalités.

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Depuis vingt-cinq ans, cette avidité pour le massacre


Commentaire : Avec le recul, le tableau est tétanisant. L'insanité des discours politiques entendus depuis des décennies est irrécusable. Les conséquences abominables des actions entreprises par les gens de pouvoir sont indicatrices d'un manque d'humanité tellement évident qu'on ne peut que s'interroger : qui sont ces personnes ? Quelle espèce de déficience existe t-il en eux leur permettant d'exprimer une telle indifférence face aux conséquences de leurs actes ? Comment avons-nous pu nous reconnaître suffisamment en eux pour leur laisser tout pouvoir ? Et, en notre nom, semer la destruction ? Si la lecture d'un tel article parvient à nous donner la nausée, est-il possible d'imaginer les souffrances endurées par ces populations à l'autre bout du monde ?

Inutile, a contrario, d'imaginer ce que l'on sait être la réalité, ici, en Occident : une classe de politiciens, d'industriels, d'hommes d'affaires et de banquiers infectés par le mal de la psychopathie. Tant que l'on n'a pas intégré ceci en tout et pour tout ce qui concerne la marche du monde, il n'est pas possible de prendre réellement conscience de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons.

Et devant l'ampleur d'une telle dévastation et d'un tel chaos, l'esprit humain finit par se demander, peut-être, s'il n'existe pas une force qui s'exprime à travers tout ceci. Si tel est le cas, sans doute devient-il urgent de revoir radicalement notre conception du monde : notre impuissance et notre incompréhension face à ce que nous vivons nous le rappelle constamment.


L'opération Tempête du désert, initiée par Washington à la chute du Mur de Berlin, il y a exactement 25 ans, ne s'est jamais terminée. Elle marque la fin d'un monde bipolaire, celui de la Guerre froide, et le début d'une ère dominée par les seuls États-Unis, qui n'a pris fin que le 30 septembre 2015, avec le retour de l'armée russe sur la scène internationale (opération anti-terroriste en Syrie).

Cette guerre US avait été précédée d'une autre, fomentée par les USA mais réalisée par les seuls Irakiens, contre la Révolution iranienne. À l'issue de ces 35 ans de conflit ininterrompu, il apparaît que la domination étasunienne vise d'abord à empêcher le développement des peuples du Proche-Orient et, pour cela, passe par la destruction méthodique de leurs États.

Guerre du golfe

Commentaire : Une guerre ce n'est pas juste des bâtiments détruits mais des gens à qui on inflige de la douleur, qu'on assassine. Dans les guerres du Golfe et celles qui ont suivi, on voit vraiment en action les psychopathes.


Commentaire: Vous pouvez continuer à lire:


Dollar Gold

La banque de développement chinoise AIIB permettra de rééquilibrer les forces dans le monde

Le président chinois Xi Jinping a annoncé l'ouverture de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) afin de s'émanciper des règles financières pour la croissance édictées et imposées par les Etats-Unis.

«Le lancement de l'AIIB revêt une importance particulière pour réformer et améliorer la gestion économique mondiale. C'est un élément d'adaptation aux changements et au développement de la structure économique mondiale, mais aussi un pas vers un système de gestion économique plus équitable, plus rationnel et plus efficace», a déclaré Xi Jinping en précisant que la banque chinoise serait une bonne alternative à la Banque mondiale (BM) et au Fonds monétaire international (FMI) dont l'influence est ressentie dans le monde entier.

D'après l'agence Reuters, le président chinois a également déclaré que «la zone financière chinoise avait des besoins énormes pour son infrastructure de base». Pour cette raison, l'AIIB investira dans des projets «de haute qualité» mais «à bas coûts». Distincte de la banque d'investissement qui est en cours d'élaboration par les BRICS, les activités de l'AIIB devraient être complémentaires de celle des BRICS.

Commentaire: Pas à pas, la Chine et la Russie démontrent au monde qu'une alternative existe au système financier anglo-saxon basé sur le dollar et la mondialisation de la pauvreté :


Eye 1

France : la dangereuse dérive de l'état d'urgence


Commentaire : Comme il est souligné dans l'article, le pouvoir ne s'auto-limite pas. Une remarque qui incite à la réflexion. On peut passer beaucoup de temps à décrire ce qui ne va pas, et c'est un exercice indispensable pour comprendre réellement que ça ne va pas. On en vient à constater par la suite que pour continuer à vivre dans un monde "qui ne va pas" doit s'opérer comme un renversement de valeur : l'anormalité constatée doit s'intégrer dans une vie quotidienne, devenir normalité.

Et ainsi nous ne questionnons plus les évidences. Il est devenu normal que certains hommes aient plus de pouvoir que d'autres, légitime que certains hommes décident pour les autres, compréhensible que certains hommes en sacrifient d'autres. L'état d'urgence devient une chose raisonnable, souhaitable. Voici donc ce que permet le Pouvoir, définitivement corrupteur : dans sa variante politique à la sémantique pervertie, rendre l'inacceptable tout à fait acceptable.


© Inconnu
Le débat enflammé sur la mesure purement symbolique de la déchéance de nationalité confirme bien les inquiétudes de Tocqueville, qui dans « L'Ancien Régime et la Révolution » s'effrayait du goût des intellectuels français pour les débats « abstraits et littéraires ». Car « dans l'éloignement presque infini où ils vivent de la pratique, aucune expérience ne vient tempérer les ardeurs de leur naturel »...

Or, la pratique de l'état d'urgence recouvre des réalités bien plus préoccupantes que la déchéance de nationalité, et bien moins discutées, à l'exception de quelques courageuses associations comme la Ligue des droits de l'homme ou La Quadrature du Net. Depuis un an, la France multiplie les lois d'exception. Loi renseignement, état d'urgence, réforme en cours du Code pénal : les libertés publiques s'amoindrissent comme peau de chagrin, avec la bénédiction du Conseil constitutionnel. A quoi cela a-t-il servi que les révolutionnaires de la Constituante instaurent le secret des correspondances, pour que leurs héritiers installent des algorithmes secret défense filtrant les métadonnées de l'ensemble de la population ? Pourquoi s'est-on évertué à séparer l'exécutif du judiciaire, si une simple commission administrative - et encore : facultative ! - peut aujourd'hui autoriser les mises sur écoute ?