Les Maîtres du Monde
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Chess

Au grand dam des américains, l'Australie envisage à son tour de rejoindre la Banque asiatique d'investissement

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Nouveau revers financier pour les États-Unis. Alors que Washington redouble d' énergie pour critiquer l'initiative chinoise de donner naissance la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB), l'Australie vient d'annoncer dimanche qu'elle envisageait de rejoindre le projet. Elle a toutefois ajouté que l'établissement ne devait pas être gouvernée de manière unilatérale. Laissant ainsi montrer son accord de principe, mais émettant toutefois des réserves liées à ses craintes d'une suprématie chinoise trop pesante.

Rappelons qu'en octobre 2014, la Chine ainsi qu'une vingtaine d'autres pays ont signé un accord visant à la création de l'AIIB, avec pour capital initial une somme de 50 milliards de dollars. Objectif de l'institution : financer des travaux d'infrastructure en Asie.

La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, la Suisse, la Russie, et plusieurs autres États européens ont d'ores et déjà annoncé leur intention de rejoindre l'AIIB. Selon le ministère chinois des Finances, l'Autriche a également demandé à participer, ce qui porte à 30 le nombre des pays fondateurs. Le Brésil, grand partenaire commercial de la Chine, a pour sa part annoncé vendredi qu'il acceptait d'en faire partie.

Bad Guys

Guerres de l'OTAN des années 90, laboratoire des « guerres humanitaires »

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22 MARS 1999 : IL Y A 16 ANS, L'AGRESSION DE L'OTAN CONTRE LA YOUGOSLAVIE. La guerre faite à la Yougoslavie en général et à la Serbie en particulier dans les années 1990 a pris un éclairage nouveau après celles menées contre la Libye hier et la Syrie aujourd'hui. Ces deux derniers conflits provoqués par les mêmes ont été conduits selon un mode opératoire déjà utilisé dans les Balkans mais rendu peu lisible à l'époque par le fait de sa nouveauté et d'une intense désinformation facilitée par la complexité historique des lieux et le bouleversement de la période post-soviétique.La guerre contre la Serbie a ét é une bonne opération pour les États-Unis. Elle a permis d'étendre l'Otan dans les anciennes démocraties populaires, dans les pays baltes et dans deux républiques de l'ancienne Yougoslavie. Elle a permis aussi à la puissance globale d'établir une confusion dans les esprits et les pratiques entre l'Union européenne et l'Otan, la première ne se distinguant plus de la seconde, laissant les États-Unis maîtres de l'appendice ouest-européen du grand continent eurasiatique et seuls habilités à décider et à commander.

Bomb

Le New York Times publie un appel à bombarder l'Iran

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Traduit par VD pour LGS

Après avoir imité le Washington Post en publiant un éditorial préconisant le bombardement sans provocation de l'Iran, le New York Times poursuit sa dérive pour devenir guère plus qu'une feuille de propagande néocon.


Si deux grands journaux, par exemple en Russie, avaient publié des éditoriaux prônant ouvertement le bombardement sans provocation d'un pays, par exemple, Israël, les médias et le gouvernement américains se seraient embrasés pour dénoncer « l'agression », « la criminalité », « la folie », et « un comportement indigne du XXIe siècle. »

Mais quand les journaux sont américains - le New York Times et le Washington Post - et que le pays cible est l'Iran, personne dans le gouvernement et les médias américains ne sourcille. Ces articles incendiaires - des incitations au meurtre et à la violation du droit international - sont considérées comme de simples discussions normales au pays de l' « exceptionnalisme ».

Pistol

France : assassinats ciblés, drones et services secrets


Selon Vincent Nouzille, François Hollande serait le président le plus guerrier et va-t-en-guerre de la cinquième république et celui qui utilise le plus des assassinats ciblés via des cellules secrètes des services de renseignement français. Il souligne aussi la dérive néoconservatrice à l'américaine du gouvernement français et la mise en place du Patriot Act à la française.

Nous espérons que Vincent Nouzille ne glissera pas dans une flaque d'eau de 50 centimètres de haut et qu'il n'a pas la passion de la moto...

Bad Guys

Paul Craig Roberts : la fabrique de la dissidence étasunienne

Traduction : SLT

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Le Professeur Michel Chossudovsky est l'auteur de nombreux livres importants. Son dernier s'intitule "The Globalization of War: America's Long War Against Humanity" ("La mondialisation de la guerre : la longue guerre des Etats-Unis contre l'humanité", ndt). Chossudovsky montre que Washington a mondialisé la guerre tandis que le président des États-Unis est présenté comme un artisan de la paix mondiale, avec comme couronnement l'obtention du Prix Nobel de la Paix. Washington a déployé des militaires dans 150 pays, a divisé le monde en six commandements militaires étatsuniens et a un plan de frappe globale qui comprend des opérations spatiales. Les armes nucléaires font partie du plan de frappe mondiale et ont été envisagées pour être utilisées dans le cadre de premières frappes préventives, une entorse dangereuse à leur rôle de dissuasion dans la guerre froide.

La militarisation des Etats-Unis comprend l'armement et la militarisation de la police locale afin de l'utiliser contre la population locale et d'assurer une coercition militaire envers les pays souverains pour défendre l'impérialisme économique étatsunien.

Gear

Les « sans pouvoir » contribuent aussi au maintien des systèmes coercitifs et manipulateurs

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Alors que "des travaux précédents ont souligné le rôle des ressources dont disposent les élites, de la propagande et de l'accès au pouvoir d'Etat pour expliquer pourquoi les systèmes d'inégalités sociales émergent et sont endurés par ceux qui sont sans pouvoir", une étude publiée dans la revue Political Psychology (1) montre que les sans pouvoir ont aussi tendance à contribuer au maintien de ces systèmes.

"En plus des facteurs qui vont du haut vers le bas ("top down") tels que la coercition et la manipulation de la part des élites", nous identifions un processus socio-psychologique de légitimation qui va du bas vers le haut ("bottom up")", disent la psychologue sociale Jojanneke van der Toorn de l'Université Leiden et ses collègues (1) des universités Stanford, New York, Duke et Harvard.

Leur étude porte en particulier sur le rôle joué par la justification du système qui peut "être définie comme la motivation à défendre, renforcer et justifier les institutions et arrangements sociaux, économiques et politiques". Des études précédentes ont montré que les groupes désavantagés avaient une tendance accrue à justifier le système qui les affecte.

Cult

Pédocriminalité : Bill Clinton, Mick Jagger et Donald Trump dans le carnet noir de l'agresseur sexuel Jeffrey Epstein

Traduction : Rochelle Cohen

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Jeffrey Epstein
Un document de la Cour révèle des pages et des pages de numéros de téléphone, d'adresses postales et d'e-mails détenus par Epstein - y compris des résidences de la Reine.

Le carnet d'adresses comprend une nuée d'autres politiciens - parmi lesquels les Kennedy, l'ancien Premier Ministre israélien Ehud Olmert et l'ancien maire de New-York, Michael Bloomberg. Un ancien employé de Epstein, Alfredo Rodriguez a découvert le carnet et l'a appelé « Le Saint-Graal ». Il l'a gardé en sécurité, craignant que Epstein tente de le faire « disparaître ».

Epstein a admis qu'il était un agresseur sexuel et a purgé une peine de 18 mois après un plaidoyer arrangeant pour éviter un procès pénal à plus grande échelle.
Le prince Andrew a été accusé par la victime d'Epstein d'avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu'elle était mineure et nie avec véhémence l'allégation.

Aucune suggestion de la moindre faute de la part de l'un des noms dans le carnet.

Jeffrey Epstein, le milliardaire agresseur d'enfants et ami du Prince Andrew, a cultivé une gamme extraordinaire de contacts - du Président Bill Clinton à Mick Jagger - qui est aujourd'hui révélée

USA

Les Etats-Unis s'apprêtent à déployer des militaires en Ukraine

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Après des semaines de tergiversations, le Pentagone a annoncé le 19 mars l'envoi, d'ici la fin avril, de personnel militaire américain en Ukraine, afin d'entraîner les forces armées ukrainiennes. Il s'agit donc d'une victoire pour la secrétaire d'Etat-adjointe Victoria Nuland et d'autres néoconservateurs qui poussent à l'affrontement avec la Russie.

Le commandant de l'armée américaine en Europe, le général Ben Hodges, a défendu la décision, prétendant qu'une telle décision ne signifie pas automatiquement que Washington estime que les accords de Minsk ont échoué.

Ce qui est certain, c'est qu'une telle attitude n'encourage pas Kiev à vouloir les respecter. Dernière exemple en date : la semaine dernière, le gouvernement du président Porochenko a déposé au parlement un projet de loi, censé prévoir une plus grande autonomie pour l'Est du pays. Le seul hic, c'est qu'il contient une disposition perfide exigeant que les forces anti-Kiev se rendent avant de pouvoir ouvrir les entretiens sur le fédéralisme ou l'autonomie.

Chess

Opérations de « regime change » en Russie : Poutine prend les devants

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On connaît quelques extraits du discours qu'a prononcé Poutine devant les cadres du FSB, le service de renseignement russe, le 26 mars au matin. Ces extraits qui sont tous semblables et paraissent donc venir d'une seule source, proviennent de différents articles, notamment Le Figaro le 26 mars 2015 dans l'après-midi (à 16H53), dans le quotidien RBC de Moscou le lendemain matin, relayé par Sputnik-français ce même 27 mars 2015 au matin.

On peut envisager avec allant l'hypothèse que les informations venues du discours ont été volontairement "fuitées" par les autorités russes dans la mesure où elles contiennent un message extrêmement affirmé et extrêmement fort : l'annonce que le bloc BAO devrait tenter des opérations de regime change en Russie, pour les élections législatives de 2016 et les présidentielles de 2018. Poutine a explicitement parlé d'une planification en cours des services de renseignements des pays concernés du bloc BAO pour ces opérations. La présentation de ce passage par Sputnik-français :

Padlock

Vol MH17 : la CIA refuse tout bonnement de divulguer ses dernières informations...

Traduction : Christophe

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La CIA ne divulguera pas sa plus récente analyse du crash du vol MH17 de Malaysia Airlines en Ukraine, car cela innocenterait le gouvernement russe de toute implication. C'est ce qu'a affirmé le célèbre journaliste américain Robert Parry (ci-contre), connu pour avoir contribué aux révélations de l'affaire Iran-Contras.

Le 17 juillet 2014, un Boeing 777 de Malaysia Airlines s'est écrasé dans l'Est de l'Ukraine, provoquant la mort des 298 personnes qui se trouvaient à bord. Kiev a immédiatement accusé les indépendantistes ukrainiens d'avoir abattu l'avion à l'aide de missiles de fabrication russe.

« Évidemment, il y a de nouveaux éléments sur lesquels ils [la CIA] ne veulent tout simplement pas s'étendre, » a affirmé Parry. « J'ai entendu dire que les services de renseignement privilégiaient un autre scénario... il n'existe aucune preuve que le gouvernement russe ait fourni de tels missiles aux rebelles. Il existe en revanche des preuves qui montrent l'implication de certaines personnes en dehors des rebelles. »...

Perry a déclaré que lorsqu'il a demandé à la CIA leurs dernières informations sur cette affaire, on lui a renvoyé le rapport du 22 juillet 2014, qui avait été diffusé à peine cinq jours après le désastre, et qui date donc de plus de huit mois aujourd'hui.

Des sources fiables ont indiqué à Parry que la CIA avait en effet élaboré de nouvelles analyses sur cette catastrophe sur la base de renseignements récents. Pourtant, il a affirmé que la CIA lui avait répondu qu'il n'existait aucune mise à jour de cet ancien rapport.

« Ils [la CIA] détiennent de nombreuses informations provenant du Renseignement à propos du vol MH17. Non seulement ils ont des images satellites, mais ils disposent également d'écoutes. Ce n'est pas un secret, les États-Unis ont la capacité d'espionner les conversations téléphoniques, et de faire bien d'autres choses encore, » a souligné Parry. « Et ils ont analysé toutes ces informations, mais il ne les partageront pas. »

Le 19 mars, le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov, a déclaré que les médias occidentaux avaient ignoré les informations officielles provenant de témoins oculaires interrogés par les médias et les enquêteurs russes, y compris celles indiquant la présence d'un avion de chasse ukrainien à proximité de l'avion de ligne abattu.

Un rapport final devrait être publié par le Conseil de sécurité hollandais d'ici à mi-2015.