Enfant de la Société
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Star of David

Une école maternelle de Jérusalem-Est met en scène l'exécution d'un Palestinien

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Une pièce controversée mise en scène à la maternelle de Jérusalem-Est a provoqué de vives réactions en Israël. Dans cette pièce, on voit un enfant vêtu comme un soldat israélien qui tue un garçon palestinien avec son fusil d'assaut.

Une maternelle palestinienne de Jérusalem-Est a relancé la polémique avec une pièce de théâtre mise en scène par son personnel. Un enfant jouant le rôle d'un soldat israélien s'adresse à un garçon palestinien, et après une conversation avec lui, il le tue. Dans la scène suivante, une foule d'enfants palestiniens se rassemble et commence à pleurer la victime, entretemps, un autre jeune acteur crie des slogans patriotiques palestiniens.

Les réactions en haut lieu ne se sont pas fait attendre. Le ministère israélien de l'Education a qualifié cet incident de «très sérieux» et promis d'ouvrir une enquête. Dans les réseaux sociaux, certains utilisateurs ont rapidement dénoncé la pièce comme provocatrice et antisémite. D'autres ont souligné que les enfants expriment ce qu'ils voient chaque jour, et pour certains, c'est la violence des soldats israéliens.

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Depuis la victoire de Hollande, le chômage a augmenté de 21%

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En avril, le nombre de demandeurs d'emploi a de nouveau augmenté de 0,7%, établissant un nouveau record. La France compte ainsi 614.000 chômeurs de plus qu'en mai 2012.

La statistique fait mal. D'autant plus à un président de la République qui a mis son bilan en matière d'emploi dans la balance en vue d'une éventuelle candidature à sa succession en 2017. Au mois d'avril, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a de nouveau augmenté de 0,7%. Ces 26.200 chômeurs supplémentaires contribuent malgré eux à établir un nouveau record, puisque la France en compte désormais 3,536 millions.

Pistol

Totalitarisme 2.0 : la police américaine tue deux personnes par jour

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La police américaine a tué en moyenne plus de deux personnes par jour cette année, un chiffre bien plus élevé que les statistiques fédérales, incomplètes, a révélé dimanche le Washington Post.

Selon le quotidien, qui a enquêté sur ces homicides à travers tout le pays, au moins 385 personnes ont été tuées par la police aux Etats-Unis depuis janvier.

Pas de rapport obligatoire

Le chiffre de deux tués par la police par jour est beaucoup plus élevé que celui publié par le gouvernement fédéral ces dix dernières années, qui repose uniquement sur des statistiques incomplètes du fait que la police locale n'est pas contrainte de faire un rapport après chaque homicide perpétré par les forces de l'ordre.

People

Le zoo humain

Les pressions de la vie moderne deviennent accablantes, le citadin harassé qualifie souvent le monde grouillant où il vit de jungle de béton. Expression pittoresque qui veut décrire le mode de vie dans un centre urbain à forte densité de population, mais ce n'en est pas moins une description grossièrement inexacte, comme pourrait le confirmer quiconque a étudié une vraie jungle.

Dans des conditions normales dans leur habitat naturel, les animaux sauvages ne se mutilent pas, ne se masturbent pas, n'attaquent pas leur progéniture, n'ont pas d'ulcère à l'estomac, ne de viennent pas fétichistes, ne souffrent pas d'obésité, ne forment pas de couples homosexuels et ne commettent pas de meurtres. Chez les humains citadins, inutile de dire que tout cela se produit. Cela trahit-il alors une différence fondamentale entre l'espèce humaine et les animaux ? Au premier abord, il le semblerait. Mais c'est là une illusion trompeuse. D'autres animaux ont en effet ce comportement dans certaines circonstances, et plus précisément lorsqu'ils sont victimes des conditions anormale qu'impose la captivité. L'animal de zoo en cage présente toutes ces anomalies que nous connaissons si bien pour les avoir observées sur nos congénères humains. Il est dès lors évident que la ville n'est pas une jungle de béton, mais un zoo humain.

Nuke

Risques toxiques : comment les cancers des ouvriers sont occultés par les industriels

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Souvent convoquée pour énoncer des vérités indiscutables, la science n'est pas neutre. Depuis 50 ans, elle participe même activement au développement incontrôlé des risques industriels : amiante, nucléaire, pesticides ou perturbateurs endocriniens. C'est ce que révèle le livre La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs, écrit par Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l'Inserm et spécialiste des questions de santé au travail. Elle y défend aussi une autre conception du travail scientifique, ancré dans la réalité des ouvriers, premières victimes des risques industriels. « En 1984, un ouvrier avait quatre fois plus de risques de mourir d'un cancer qu'un cadre supérieur. En 2008, ce risque est dix fois plus élevé », explique-t-elle. Entretien.

Basta ! : Quand, lors de votre carrière scientifique, avez-vous été confrontée pour la première fois aux collusions entre industriels et chercheurs ?

Ce livre est issu de deux parcours de chercheurs, le mien bien sûr, mais aussi celui d'Henri Pézerat, décédé en 2009, qui fut directeur de recherche au CNRS dans le domaine de la toxico-chimie des minéraux. Il fut le premier chercheur à identifier les mécanismes de toxicité des fibres d'amiante et de bien d'autres poussières minérales. Dès les années 1980, nous étions convaincus l'un et l'autre, de la nécessité d'être à l'écoute d'une demande - implicite ou explicite - émanant de collectifs ouvriers aux prises avec les risques du travail, pour élaborer des recherches utiles à l'amélioration des conditions de travail. Nous ne savions pas alors à quel point la recherche en santé publique était dominée par les intérêts - lucratifs - des industriels et du patronat.

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Quand la télé-réalité « éduque » la populace

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La télé-réalité prétend enseigner aux populations les grands faits historiques « par imprégnation »
La téléréalité se veut aujourd'hui didactique. Elle pense - ou du moins fait-elle comme si - avoir une mission éducative envers les populations, et je ne parle pas là des pratiques du coït primal chez les Kevin et les Cindy face caméra. Non, la télé-réalité prétend enseigner aux populations les grands faits historiques « par imprégnation ». Un peu comme la prof de philo baba cool qui nous emmenait passer le cours au bistrot en face du lycée et écrivait dans le cahier de classe « Étude de milieu » (elle était prof principale).

On a ainsi appris hier qu'une chaîne de télévision belge venait de racheter les droits d'un « concept de télé-réalité australienne plaçant les candidats dans une position de réfugiés migrants ». L'émission porte un joli nom : « Go back to where you came from », c'est-à-dire « Retourne d'où tu viens », lancée au pays des kangourous en 2012. Un truc sympa où six candidats, migrant d'Australie vers le Kenya, la Somalie, l'Irak ou encore l'Afghanistan et peut-être la Libye, vivent « les mêmes déboires que les vrais réfugiés : traversée à bord de frêles embarcations, arrivée dans des camps de réfugiés sans argent, sans papiers ni téléphone. Les candidats vont à la rencontre des vrais réfugiés, partagent leur quotidien et affrontent les préjugés. L'exposition à des défis physiques et émotionnels semble être au cœur du concept. » Ah ben oui ! Avec 15 caméras pour les suivre, un staff médical et sans doute quelques agents des compagnies d'assurance auprès desquelles on n'aura pas manqué de les inscrire avant d'entreprendre cette grande aventure.

Eye 2

Big brother : dressage du peuple avec le soft power

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En 2013, le journaliste et écrivain Laurent Obertone s'est fait connaître du grand public avec un document choc, La France Orange mécanique, (éditions Ring), où il décrivait une France livrée à l'ensauvagement et à la pure violence. Dans la foulée, il signe aujourd'hui La France Big Brother, (éditions Ring), où il dissèque un système de domination des peuples via l'usage intensif du soft power. Deux livres qui ont suscité de nombreuses polémiques mais qui ont le mérite d'engager une réflexion de fond sur notre devenir. Dans l'entretien qu'il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, Laurent Obertone décortique la "machine à dresser les peuples". Il montre à partir de quel socle mental sont élaborés les messages, comment ils circulent et formatent les esprits, rendant toujours plus ardu le travail de la pensée et délicat l'exercice de la liberté.

Dans votre dernier ouvrage, La France Big Brother, vous montrez qu'il existe des interactions entre d'une part les jeux d'influence engagés par les opinion makers et relais d'opinion, et d'autre part des disciplines comme la génétique ou l'éthologie. Vous allez même jusqu'à parler de techniques de dressage via les outils du soft power, terme qui pour le moins est fort. Pourquoi ?

Pistol

Drones : 3 citoyens yéménites portent plainte contre l'Allemagne pour assassinat

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C'est la première action en justice de ce genre. Ce mercredi 27 mai, le tribunal administratif de Cologne examine lors d'une première audition la plainte déposée l'an dernier par trois citoyens yéménites contre l'Allemagne, pour son implication dans la campagne américaine d'assassinats ciblés par drones au Yémen.

Trois membres de la famille Ali Jaber [1] ont déposé pliante le 15 octobre 2014 contre le gouvernement allemand pour sa responsabilité politique et juridique dans la mort de deux de leurs parents dans une attaque américaine de drones en août 2012, lors d'un mariage. La plainte est soutenue par les ONG de défenses des droits de l'homme European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR) et Reprieve. Pourquoi cette action devant la justice allemande ? Selon les ONG et les plaignants, la base militaire américaine de Ramstein, située dans le sud-ouest de l'Allemagne, est un maillon essentiel dans le commandement des frappes américaines de drones : par le biais de signaux satellites, elle fournit un soutien logistique indispensable aux pilotes de drones basés aux États-Unis.

Handcuffs

La France, en mode turboflicage à tous les étages

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Un con qui avance, même à petits pas, va toujours plus loin qu'un intellectuel assis... Mais comme c'est un con, il peut lui arriver de trébucher, de petit pas en petit pas, vers le totalitarisme. Et question petits pas, l'État français vient, ces dernières semaines, d'en faire une belle brochette.

Bien sûr, il y a eu, en début d'année, l'étonnant petit trot qui suivit la réduction d'une rédaction journalistique par saturnisme foudroyant : profitant de ce prétexte lacrymogène, l'État et tous ses politiciens les plus veules s'étaient engouffrés dans la brèche en recommandant bien fort que soient pratiquées d'importantes mesures de mises sur écoute du peuple français (puisqu'il semble que lorsqu'un terroriste s'en prend au peuple, c'est la faute du peuple). Comme je le notais alors, et malgré l'évidente inutilité des propositions, tout le monde a pourtant sciemment choisi ce chemin.

Eye 1

La brigade Pôle Emploi aura aussi accés aux relevés détaillés de téléphone et de factures d'énergie

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Le gouvernement veut surveiller les chômeurs susceptibles de frauder, et souhaite donc étendre le "droit de communication" aux agents de Pôle Emploi, pour leur permettre d'obtenir sans procédure judiciaire et gratuitement les relevés bancaires, relevés de télécommunications et autres pièces pouvant leur permettre de détecter une fraude.

Le gouvernement a déposé un amendement au projet de loi sur le dialogue social et l'emploi, qui prévoit de donner aux agents de Pôle Emploi chargés de lutter contre les fraudes le droit de se faire communiquer tout un ensemble de documents provenant de prestataires privés, sans que le secret professionnel ne puisse leur être opposé. Il s'agit en particulier des extraits de comptes bancaires et autres relevés de comptes épargne, factures détaillées de téléphonie mobile, ou relevés EDF.

Selon les explications du gouvernement, l'amendement "a pour objet de prévoir un droit de communication (...) au profit des agents de Pôle emploi chargés de la prévention des fraudes, agréés et assermentés, qui permettra d'améliorer la détection des fraudes, de favoriser la récupération des sommes détournées et de renforcer la coopération des acteurs concernés de la lutte contre la fraude". Actuellement, Pôle Emploi peut interroger le fichier national des comptes bancaires et assimilés (Ficoba) pour vérifier qu'un assuré n'a pas des comptes dont il dissimulerait l'existence, mais c'est tout.