Histoire Secrète
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Pérou : de mystérieuses lignes de pierres vieilles de 2300 ans


Des archéologues ont découvert l'existence de lignes de pierres longues parfois de plusieurs kilomètres, disposées sur le sol dans une zone désertique du Pérou. Ces lignes auraient été construites il y a 2300 ans par la civilisation précolombienne Paracas. Crédits : Charles Stanish
Des lignes de pierres longues de plusieurs kilomètres ont été découvertes par des archéologues américains et péruviens dans une zone désertique du Pérou. Ces constructions auraient été érigées il y a 2300 ans, soit plusieurs siècles avant les célèbres géoglyphes de Nazca.

Au beau milieu de la zone désertique qui s'étend dans la vallée de Chincha (Pérou), non loin de la côte Pacifique, des lignes de pierres méticuleusement alignées sur le sol courent sur des distances qui peuvent aller jusqu'à trois kilomètres. Quand donc ces lignes de pierres ont-elles été érigées ? Vraisemblablement il y a 2300 ans, révèle une étude publiée le 5 mai 2014 dans la célèbre revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), sous le titre "A 2,300-year-old architectural and astronomical complex in the Chincha Valley, Peru".

Cette datation est importante, car elle démontre que ces constructions précèdent de plusieurs siècles les fameux géoglyphes de Nazca, ces immenses figures longues de plusieurs kilomètres tracées sur le sol par la civilisation Nazca (une culture pré-incaïque du sud du Pérou), vraisemblablement entre 400 et 600 après JC.
Pharoah

Une nécropole et 50 momies découvertes en Egypte

© Photo Khaled Desouki. AFP
La momie de la mère de Toutankhamon, au musée du Caire, le 17 février 2010.
Parmi ces momies pourraient se trouver plusieurs membres de la XVIIIe dynastie des pharaons. Cette découverte a eu lieu dans la vallée des Rois, qu'on croyait jusqu'ici complètement explorée.

Une «immense» nécropole avec près de 50 momies ou restes de momies, notamment de princesses et princes de la XVIIIe dynastie des pharaons (1550-1292 av. J.-C.), a été mise au jour en Egypte dans la vallée des Rois, a annoncé lundi le ministère des Antiquités.

Découverte dans la province de Louxor, dans le sud, «l'immense nécropole contient des restes de momies qui pourraient être celles de membres de la famille régnante, en particulier des fils des rois Thoutmôsis III et Thoutmôsis IV de la XVIIIe dynastie», selon un communiqué du ministère, qui a mené les fouilles conjointement avec une mission archéologique de l'université suisse de Bâle.

Des restes de sarcophages en bois et de masques mortuaires ont été découverts sur les lieux, ainsi que des vases canopes, ou morceaux de canopes, ces récipients dans lesquels étaient déposés les viscères des défunts après leur embaumement.

L'examen par la mission suisse des inscriptions sur les canopes a permis d'identifier plus de 30 noms de personnes enterrées dans la nécropole, notamment des princesses aux noms jusqu'alors inconnus, assure Mohamed Ibrahim, le ministre des Antiquités, dans le communiqué.
Pyramid

La stèle de la tempête bouscule la chronologie des empires de l'Âge du Bronze


La Stèle de la tempête d'Ahmôsis. Reconstruction de la face. Image credit: Malcolm H. Wiener and James P. Allen, 1998.
Une inscription, vieille de 3500 ans, sur un bloc de pierre provenant d'Egypte pourrait être le plus ancien rapport météorologique au monde.
En outre, elle pourrait apporter de nouveaux éléments sur la chronologie des évènements dans l'ancien Moyen Orient.

Une récente et nouvelle traduction de l'inscription de 40 lignes, sur un bloc de calcite haut de 1.8m, appelé "Stèle de la Tempête", décrit la pluie, l'obscurité et "le ciel étant sans arrêt dans la tempête, plus fort que les cris des masses".

Deux chercheurs, de l'Institut Oriental de l'Université de Chicago, pensent que la description météorologique inhabituelle sur la dalle serait le résultat de l'explosion volcanique massive à Théra (aujourd'hui l'île de Santorin) dans la mer Méditerranée.

Comme les volcans peuvent avoir un impact important sur la météo, l'explosion de Théra a pu causer de telles perturbations en Egypte.
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Découverte d'un temple décoré de peinture murale au Pérou

© Illustration ULB
Un temple précolombien décoré de peintures murales découvert au Pérou.

Une équipe d'archéologues belges de l'Université libre de Bruxelles a mis au jour des peintures murales dans le site de Pachacamac, près de Lima. De nombreuses offrandes couvraient le sol du temple. Il s'agirait d'un rituel d'abandon consécutif à la conquête espagnole au début du 16e siècle.

Des peintures murales polychromes viennent d'être découvertes dans le site de Pachacamac, sur la Côte Centrale du Pérou. L'équipe du Projet Ychsma (Centre de Recherche en Archéologie et Patrimoine, Faculté de Philosophie et Lettres, Université libre de Bruxelles), dirigée par Peter Eeckhout et Milton Luján Dávila, a mis au jour les peintures lors de la fouille d'un petit bâtiment en terre crue, jusqu'alors inexploré
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Rome a été construite bien plus tôt qu'on ne le pense

En fouillant le sanctuaire de Lapis Niger, sur le Forum romain, des archéologues ont découvert que Rome a été fondée au moins 200 ans avant 753 av. J-C, la date traditionnellement retenue.

Et si Rome avait été construit bien avant ce que l'on pense ? Persuadée que la ville est plus ancienne qu'estimée, l'archéologue Patricia Fortini a étudié des documents anciens qui lui ont permis de localiser un mur enterré à proximité du Lapis Niger, un sanctuaire située sur le Forum Romain. Giacomo Beni, archéologue sur le Forum entre 1899 et 1901, a laissé de nombreux dessins et photographies aériennes de ses fouilles prises depuis une montgolfière.

Grâce à la technologie 3D et à la photographie haute-définition, l'équipe de Patricia Fortini est parvenue à convertir les vieux documents en modèles 3D. En les recoupant avec les informations données par Maria Floriani Squarciapino, qui a résumé les recherches sur le Forum dans les années 1950, les archéologues ont pu déterminer la localisation exacte du mur.
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Qui était Pierre Simon, le « Kinsey français » ?

Pierre Simon, le Kinsey français
© Inconnu
Pierre Simon, le Kinsey français
Le rapport sur le comportement sexuel des français paru en 1971, surnommé alors le « Rapport Kinsey des Français », a pour auteur un personnage central de l'évolution des questions de sexualité, de contraception, d'avortement et d'euthanasie : Pierre Simon. Ce dernier fut une référence du monde médical, un membre éminent de grandes loges françaises et une figure influente des appareils gouvernementaux. Ses idéaux « progressistes » perdurent aujourd'hui, y compris à travers les lois et les différentes structures institutionnelles qu'il a contribué à mettre en place au cours de sa longue carrière militante.

Pierre Simon est né le 3 janvier 1925 à Metz dans une famille « emblématique » du judaïsme alsacien-lorrain [1]. Après la Libération, il s'installe à Paris dans le but de poursuivre ses études de médecine. Il devient externe des hôpitaux de Paris en 1948, fonde le Club des Jacobins avec Charles Hernu en 1951 puis entre au parti radical-socialiste [2].

C'est d'un voyage en URSS en 1953 - où il se rend, en tant que délégué pour les relations culturelles du ministère des Affaires étrangères, afin de visiter l'Institut Pavlov - qu'il rapporte les techniques d'accouchement sans douleur. C'est aussi en 1953 qu'il est initié dans sa loge mère, La Nouvelle Jérusalem, au sein de la Grande Loge de France [3].

Il rejoint par ailleurs en 1954 le groupe Littré, un groupe maçonnique réfléchissant au contrôle des naissances et rassemblant des médecins francophones, français, suisses et belges [4]. Un rapport est présenté l'année suivante, en 1955, au congrès humaniste international de Genève. Ce rapport est à la base du premier projet de loi déposé à l'Assemblée nationale réclamant l'abolition de la loi de 1920 interdisant l'avortement et toute propagande anticonceptionnelle.
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Eva Braun, la femme de Hitler, aurait eu des origines juives

Eva Braun, la femme d'Adolf Hitler, aurait eu des origines juives, selon de nouvelles analyses ADN effectuées pour un documentaire qui sera diffusé mercredi prochain par la chaîne britannique Channel 4.

Cette thèse s'appuie sur l'analyse de cheveux provenant d'une brosse retrouvée à Berghof, la résidence de Hitler en Bavière où Eva Braun a passé l'essentiel de son temps pendant la deuxième guerre mondiale.

Sur ces cheveux, les chercheurs ont trouvé une séquence spécifique d'ADN "fortement associée" au juifs ashkénazes, qui représentent environ 80% de la population juive. En Allemagne, beaucoup de juifs ashkénazes se sont convertis au catholicisme au 19e siècle.
Colosseum

Les grecs et romains étaient-ils aveugles aux couleurs ?

Traduit de l'anglais par Jean Lassalle pour Actualités archéologiques

Homère
a laissé aux historiens l'impression que les anciens Grecs et Romains avaient une appréciation sous-développée de la couleur. Les anciens, en réalité, étaient un peu plus sophistiqués que cela et appréhendaient la couleur d'une manière complètement différente de nous, affirme Mark Bradley.

Grèce sunset
© Scott Barbour, Getty Images
« Les gens dans les anciennes cultures percevaient la couleur d'une manière tout à fait différent de vous et moi. L'étrange description, la plus célèbre, de la couleur dans le monde méditerranéen antique est le « vin mer sombre » dans l'Iliade et l'Odyssée. Avez-vous déjà regardé la mer et pensé qu'elle avait la couleur du bordeaux ? » demande Bradley.

L'une des premières personnes à dire que les anciens Grecs avaient un sens sous-développé de la couleur est un Premier ministre britannique du 19e siècle. En plus d'être politicien, William Gladstone était un savant des classiques, et, pendant son temps libre avait fait une étude de l'utilisation de la couleur dans la littérature grecque ancienne.

D'après Mark Bradley, professeur agrégé d'histoire ancienne à l'Université de Nottingham, Gladstone observait, à juste titre, que la couleur était exploitée de manière très différente dans l'antiquité de ce à quoi nous sommes habitués aujourd'hui : « nous avons beaucoup de difficulté à traduire les termes d'une couleur chez Homère dans les langues occidentales modernes ».
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Un tombeau égyptien rempli de trésors dépassant ceux de Toutankhamon ?

Un archéologue britannique affirme avoir localisé l'emplacement de la tombe abritant trois prêtres-rois, Heridor, Piankh et Menkheperre. Selon lui, le tombeau, situé près de Louxor en Égypte, abriterait de magnifiques richesses, dépassant de loin celle de la tombe de Toutankhamon.

Une histoire digne d'Indiana Jones ! Plusieurs équipes d'archéologues s'affrontent actuellement pour découvrir l'emplacement exact d'un ancien tombeau de trois rois égyptiens. Outre l'aspect archéologique, les chercheurs espèrent tomber sur des reliques et des trésors d'une valeur inestimable.

C'est un archéologue britannique, John Romer âgé de 72 ans, qui pense avoir trouvé un nouveau site où trois prêtres rois, Heridor, Piankh et Menkheperre, aurait été enterré, il y a environ 3.000 ans. Il affirme que le tombeau serait rempli de trésors magnifiques à côté desquels le trésor de Toutankhamon ferait pâle figure.
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Le cancer tuait déjà il y a 3.200 ans

Le squelette d'un homme ayant souffert d'un cancer a été découvert...

Des archéologues ont découvert au Soudan le squelette d'un homme ayant souffert d'un cancer métastatique il y a plus de 3200 ans, le plus ancien jamais trouvé en rapport avec une maladie généralement associée au mode de vie contemporain, selon une étude publiée lundi dans la revue PLOS One.

Les restes de cet homme, dont l'âge a été évalué entre 25 et 35 ans, ont été trouvés l'an dernier dans une tombe au Soudan, près du Nil, par une étudiante de l'université anglaise de Durham (nord-est). Un examen des os a révélé que l'homme, issu d'un milieu aisé, souffrait d'un cancer avec métastases, sans qu'il soit possible de déterminer s'il est finalement mort des causes de la maladie.
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