Histoire Secrète
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Sherlock

Comprendre pour mieux résister - La société et le principe d'État...

Le principe de l'Etat, Mikhaïl Bakounine
2014 année du bicentenaire de la naissance du grand théoricien et militant anarchiste russe Mikhaïl Bakounine. A cette occasion, nous publions un texte rare d'un manuscrit inédit de l'auteur sur sa réflexion ultime sur l'État.

On sait que Bakounine, toujours prêt de mettre toute son activité à la disposition de la cause immédiate et urgente, fut par là et par d'autres raisons empêché de publier et même d'élaborer au complet l'ensemble de ses idées politiques et sociales. (Voir la préface au volume d'Œuvres publié à Paris en 1895.) Donc, il faut reconstituer cet ensemble des écrits et fragments de théorie qu'il a laissés : L'Antithéologisme, Dieu et l'État, etc. Ici se range aussi le manuscrit que nous publions : Le Principe de l'État (manuscrit de 36 pages - dont la suite manque - in-4°, écrit d'une écriture très rapide, probablement en 1871). Il était peut-être destiné à être un résumé des idées sur l'État, mais ce sujet ne put être abordé proprement sans enquête sur l'origine des idées religieuses et au milieu d'une dissection du christianisme, ce qui paraît être conservé du manuscrit (36 pages) se termine ; l'auteur allait traiter plus tard des « fictions politiques et juridiques, les unes comme les autres n'étant d'ailleurs que des conséquences ou des transformations de la fiction religieuse » (p. 27 du manuscrit), ce qui explique la disposition et l'arrangement du sujet.

Dans ce fragment se retrouvent de nombreux arguments, conclusions, etc., avec lesquels on est familier d'après les autres écrits de Bakounine : cela s'explique par le fait que, la plupart de ces autres écrits n'ayant pas été publiés de son vivant, il était évidemment libre de les employer dans de nouveaux écrits. Toutefois Bakounine est encore si peu connu et sait trop parler pour lui-même qu'il fallait une excuse pour publier quelque partie inédite de son œuvre.
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La Colombie, la CIA et plus de dix ans de mensonges

Les révélations du Washington Post sur le rôle déterminant de la CIA dans le conflit colombien jettent un éclairage sans pitié sur la saga médiatique autour d'Ingrid Betancourt et la version officielle de sa libération le 2 juillet 2008.

Ingrid Betancourt, Colombie
© Inconnu
Tout d'abord les informations établissent clairement que l'objectif premier de l'opération « Echec et mat » était bien la libération des trois agents américains et non celle d'Ingrid Betancourt. Or la couverture de l'information sur le conflit colombien entre 2002 et 2008 dans les médias français et francophones s'est généralement concentrée à outrance sur la seule personne d'Ingrid Betancourt. Cela a bien sûr permis de diaboliser la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), tout en faisant le silence sur les atrocités des paramilitaires et leurs démobilisations de façade. Pire : le nom d'Ingrid Betancourt est devenu l'arbre cachant la forêt par rapport au vrai problème des prisonniers de la guérilla en général, et aux nouvelles dimensions géopolitiques de leur situation dès lors que trois agents étasuniens étaient détenus par les FARC.

Rappelons aussi que cette libération made in the CIA s'est déroulée à quatre mois des élections américaines de 2008, et que, justement, le candidat républicain McCain s'est rendu en voyage officiel en Colombie du 1 au 2 juillet. Mais le Washington Post ne revient pas sur ce fait. Dommage: on aimerait comprendre le rôle exact du candidat républicain dans cette histoire. Officiellement, sa présence en Colombie a été justifiée au nom des négociations d'un accord de libre-échange entre Bogota et Washington - sa présence dans le pays au moment d'« Echec et mat » relevant d'une heureuse coïncidence, comme le sous-entend le Boston Herald dès le 3 juillet : « le sénateur John McCain (qui a été briefé sur le plan de sauvetage des otages durant sa visite, la nuit précédant l'opération, et informé de son succès juste après son départ) soutient l'accord commercial ». Il est peut-être temps de demander des explications supplémentaires à l'intéressé.
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Première Guerre mondiale : « il manque un million de tués »


© AFP/Archives | Des soldats français à Verdun en 1916
Dans une étude, l'historien Antoine Prost affirme que le nombre de soldats tués lors de la Première Guerre mondiale a été sous-estimé. Ce spécialiste met aussi en lumière les divergences entre les pays en ce qui concerne le respect des morts.

Traditionnellement, les bilans de la Première Guerre mondiale s'accordent sur le chiffre de 9 millions de morts parmi les soldats des pays belligérants. Mais cette évaluation est aujourd'hui remise en cause par une étude de l'historien français Antoine Prost, publiée en février 2014 dans la revue britannique "The Complete Cambridge History of the First World War". Selon les calculs de ce professeur émérite à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, le véritable bilan se situerait plutôt aux alentours de 10 millions de morts.

"Il y a eu des gros manques, comme les morts de maladie, qui n'ont pas été comptés ou encore les prisonniers de guerre décédés en détention. Il y aussi eu des estimations qui ont été faites trop tôt par des armées qui souhaitaient ne pas faire apparaître de trop grosses pertes", explique à FRANCE 24 Antoine Prost, qui est également président du Conseil scientifique du Centenaire de la Grande Guerre.
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Pourquoi cache-t-on encore la vérité au sujet de l'apartheid ?

Mandela et Castro, 26 juillet 1991 à Cuba
© Inconnu
Nelson Mandela et Fidel Castro, le 26 juillet 1991 à Cuba
Pendant un peu plus d'une semaine, un nombre impressionnant de personnalités politiques et de représentants des mêmes États qui par le passé avaient accusé de terrorisme les combattants anti-apartheid sud-africains se sont efforcés de faire oublier leurs anciennes prises de position. Or, l'ancien président cubain Fidel Castro pose une question que beaucoup feront semblant de ne pas entendre.

L'Empire avait cru sans doute que notre peuple ne tiendrait pas sa parole quand, en des jours incertains du siècle passé, nous avions affirmé que, même si l'URSS disparaissait, Cuba continuerait de se battre.

La Seconde Guerre mondiale éclata le 1er septembre 1939 quand le nazi-fascisme envahit la Pologne. Il tomba ensuite comme la foudre sur le peuple de l'URSS dont l'héroïsme, au prix de 27 millions de vies soviétiques, permit de sauver l'humanité de cette épouvantable boucherie qui causa plus de 50 millions de morts.

La guerre reste pourtant la seule activité que les humains, tout au long de leur histoire, n'ont jamais été capables d'éviter. C'est pour cela que Einstein répondit un jour que s'il était incapable de dire quelle type d'armes seraient utilisées pour faire la troisième guerre mondiale, il avait par contre la certitude que la quatrième se ferait avec des bâtons et des pierres.
Bad Guys

« Ils ont tué Diana, puis ont acheté mon silence » témoigne l'ex-femme d'un membre du SAS

L'ex-femme d'un sniper du Special Air Service (SAS) affirme que l'unité spéciale est à l'origine de la mort de Lady Di, en 1997. Elle aurait subi des pressions et reçu de l'argent pour se taire.

L'ex-épouse d'un sniper du Special Air Service (SAS), une unité militaire d'élite en Grande-Bretagne, vient de faire des déclarations pour le moins sensationnelles au journal «The Daily Mail». La femme, qui n'est pas nommée, assure avoir reçu une enveloppe contenant 500 livres (745 francs) de la part d'un officier du SAS en échange de son silence sur «l'affaire Diana». Selon elle, son ex-mari, qui aurait participé à l'assassinat, lui a révélé que le SAS en était à l'origine, au cours de leur mariage.
Blue Planet

Gunung Padang : les traces perdues de l'Atlantide à Java ?

Traduction Sciences-F-Histoires


Gunung Padang
" Tout ce que nous avons appris sur les origines de la civilisation peut être erroné », dit Danny Natawidjaja, Ph.D., géologue senior au Centre de recherche pour Géotechnique à l'Institut indonésien des sciences. " Les vieilles histoires sur Atlantis et autres grandes civilisations perdues de la préhistoire, longtemps repoussées comme des mythes par les archéologues, commencent à être prouvées vraies. "
Je grimpe avec le Dr Natawidjaja la pente raide de 300 m de hauteur, de la pyramide à degrés au milieu d'un paysage magique de volcans, de montagnes et de jungles parsemé de rizières et plantations de thé à une centaine de miles de la ville de Bandung à Java-Ouest, Indonésie.

La pyramide a été connue de l'archéologie depuis 1914, lorsque les structures mégalithiques formés de blocs de basalte en colonnes ont été trouvés dispersés parmi les arbres denses et les sous-bois qui ont recouvert son sommet. Les populations locales ont considéré le site comme étant sacré et l'ont appelé Gunung Padang, le nom qu'il a encore aujourd'hui, qui signifie " Montagne de Lumière " , ou " Montagne des Lumières " , dans la langue locale Sundanese. Le sommet, où ont été trouvés disposés sur cinq terrasses des mégalithes, avait été utilisé comme un lieu de méditation et de retraite depuis des temps immémoriaux, ont dit les archéologues, et cela reste vrai encore aujourd'hui.

Cependant, ni les archéologues, ni, apparemment les habitants, n'ont réalisé que la pyramide était une pyramide. Elle a été considérée comme une colline naturelle, quelque peu modifiée par l'activité humaine, jusqu'à ce que Natawidjaja et son équipe aient commencé une étude géologique ici en 2011. Et puis, le sommet avait depuis longtemps été nettoyé et les terrasses mégalithiques reconnues comme anciennes et faites par l'homme, mais aucune datation au radiocarbone n'avait été déjà faite et l'âge déjà accepté du site - d'environ 1500 à 2500 avant JC - a été fondé sur des suppositions plutôt que sur des fouilles.
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ADN : les Irlandais ont une origine commune aux Basques

Traduit par SFH

Le gène des cheveux rouges est le plus courant dans le sang irlandais.


Le sang dans les veines irlandaises est celtique, non ? Eh bien, pas exactement. Bien que l'histoire que de nombreux Irlandais ont appris à l'école présente l'histoire de l'Irlande comme provenant d'une race celtique, la vérité est beaucoup plus complexe, et beaucoup plus intéressante que ça ...

Les recherches menées dans l'ADN des hommes irlandais a montré que les anciens tentatives anthropologiques pour définir l'«irlandais» ont été désavouées. Dans les années 1950, les chercheurs étaient occupés à recueillir des données chez les personnes irlandaises, telles que la couleur des cheveux et leur hauteur, afin de les classer comme une «race» et les définir comme différent de la Britannique. En fait, les peuples britanniques et irlandais sont étroitement liés dans leur ascendance.

La recherche sur l'ADN et l'ascendance irlandaise a révélé des liens étroits avec l'Ecosse, remontant à avant la création de l'Ulster du début des années 1600. Mais les parents les plus proches de l'Irlande en matière d'ADN sont en fait tout à fait d'ailleurs !
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Equateur : découverte d'un mur cyclopéen

Dans une aventure tout droit sorti d'un film d'Indiana Jones, une structure à 2.590 m au dessus du niveau de la mer a été mis au jour, dans une forêt dense, humide et souvent nuageuse, sur les flancs orientaux des Andes.

Les explorateurs ont découvert des ruines au fond d'une jungle d'Amérique du Sud, sur une montagne périlleuse, qui pourrait démêler des mystères archéologiques centenaires - et révéler une partie du fabuleux Trésor Royal de l'Inca.

C'est une large structure de 260ft par 260ft (80 m par 80 m) à 8500 pieds (2.590 m) au dessus du niveau de la mer, qui a été mise au jour par le groupe multinational, constituée de blocs de pierre de 200 tonnes en moyenne.

Leur théorie initiale suggère qu'il pourrait contenir le trésor des Llanganatis, une énorme quantité d'or et d'autres richesses prétendument cachés au début du 16ème siècle par le général Inca Ruminahui pour le protéger des forces des conquistadors espagnols.
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Découverte de la tombe d'un pharaon égyptien inconnu


La tombe du pharaon Sobekhotep Ier découverte le 1er janvier © belga.
Des archéologues américains ont découvert la tombe d'un pharaon ayant régné sur l'Egypte il y a près de 3.700 ans, dont le nom était jusqu'ici inconnu, a indiqué mercredi le ministère des Antiquités.

L'équipe américaine de l'Université de Pennsylvanie a découvert la tombe du pharaon Senebkay sur le site archéologique d'Abydos dans la province de Sohag, dans le sud du pays, a indiqué le ministre Mohamed Ibrahim dans un communiqué.

Le chef du département des Antiquités pharaoniques au sein du ministère, Ali el-Asfar, a précisé à l'AFP que des cartouches royales révélant le nom complet du pharaon avaient été découvertes sur son sarcophage et sur un mur de la tombe dont le plafond était en bois, une découverte inédite.

Quelques hiéroglyphes de son nom figuraient sur le "Papyrus de Turin", un document vieux de plus de 3.000 ans recensant quelque 300 noms de Pharaons, a-t-il expliqué.
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Le plus vieil hominidé d'Afrique centrale a deux millions d'années


Les analyses par imagerie (en bas) le confirment : la molaire de la collection d’Ishango (en haut) présente les caractéristiques morphométriques d’une dent appartenant à un homininé de la période de transition Plio-Pléistocène (entre 2,5 millions et 2 millions d’années). © Isabelle Crèvecœur, IRSNB
Une molaire perdue au milieu de restes humains vieux de 25.000 à 20.000 ans a semé un doute dans un groupe de chercheurs. Après analyse, il s'est avéré qu'elle avait en réalité 2 à 2,5 millions d'années. Il s'agit donc du plus vieux fossile d'homininé trouvé en Afrique centrale, puisqu'il provient d'Ishango en République démocratique du Congo.

C'est une découverte qui relativise le scénario jusqu'alors favorisé de l'apparition des premiers homininés, selon lequel les premiers Hommes se seraient mis debout dans la savane, à l'est du rift africain. Une molaire présente parmi des fossiles d'Homo sapiens trouvés à Ishango, en République démocratique du Congo, vient d'être attribuée à un homininé vieux de 2,5 à 2 millions d'années par une équipe internationale de chercheurs. Elle correspond donc au premier fossile aussi ancien trouvé en Afrique centrale. « Ce site exploré dans les années 1950 puis 1980 se situe sur le bord ouest du rift, en lisière de forêt », précise Isabelle Crèvecœur, la paléoanthropoloque du CNRS à l'origine de la découverte publiée dans Plos One.

C'est en voulant décrire la collection de fossiles d'Homo sapiens d'Ishango, datée entre 25.000 et 20.000 ans avant notre ère et conservée à l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB), que la chercheuse a eu les premiers doutes. Parmi la centaine d'ossements répertoriés (tibias, humérus, mandibules, etc.) se trouve une molaire qui ne ressemble pas à une dent d'Homo sapiens, mais plutôt à celle d'un australopithèque. « La conformation des dents est un marqueur génétique fort dans la lignée humaine », explique Isabelle Crèvecœur, qui décide alors de mener avec les meilleurs spécialistes une étude de morphométrie géométrique de la molaire.
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