Histoire Secrète
Carte


Bomb

Les États-Unis ont testé des armes biologiques au Japon

Ces essais, révélés par la presse japonaise, se seraient déroulés dans les années 1960. Les Américains, en pleine guerre du Vietnam, cherchaient un moyen de saboter la production du riz, aliment de base de l'Asie.

Les Américains se seraient servis des champs de riz japonais comme d'un laboratoire à ciel ouvert. C'est ce que révèle l'agence de presse japonaise Kyodo News qui a pu se procurer des documents américains.

Les tests se seraient déroulés au début des années 1960. Les Américains, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, occupent une partie du pays. Notamment la petite île d'Okinawa, qui resta sous administration directe des États-Unis jusqu'en 1972.

Selon la presse japonaise, les Américains se sont particulièrement intéressés à un champignon, le Magnaporthe grisea. Ce dernier, lorsqu'il atteint des champs de riz, est responsable de la nécrose des plants: tout ou partie d'une récolte peut être détruite. Magnaporthe grisea, présente dans plusieurs dizaines de pays, détruirait aujourd'hui une quantité suffisante de riz chaque année pour nourrir près de 60 millions de personnes.
Che Guevara

Coluche - Un Clown Ennemi d'État

En octobre 1980, Coluche annonce qu'il est candidat à l'élection présidentielle. Il forme une équipe de campagne constituée de gauchistes et de militants.

Coluche
© Inconnu
Ce qui a commencé comme une farce prend un tour plus sérieux quand est publié un sondage le créditant de 16% d'intentions de vote. Pourtant, cinq mois plus tard, Coluche annonce qu'il abandonne la course à la présidence. L'humoriste avait subi les pressions du
pouvoir, Giscard d'Estaing étant l'une de ses cibles favorites. Mais François Mitterrand, le candidat du Parti socialiste, avait aussi approché Coluche pour le convaincre d'abandonner et de se rallier à lui.

Commentaire: Les parallèles avec la censure du spectacle de Dieudonné sont intrigants... et très révélateurs.

Star of David

Israël - Naissance d'une nation

Le sionisme tel que pratiqué par l'État d'Israël est rarement analysé sous le prisme de l'analyse historique. Le sujet est si sensible, si « dramatique », qu'on en oublie souvent ses racines au profit de clichés approximatifs. Un manque que l'ami Karib a souhaité pallier, via un retour détaillé sur la construction de cette doctrine.

Palestine, 2002
© Joss Dray
Photographie prise en 2002 dans le cadre d’un travail réalisé pour l’association France-Palestine
La scène se passe dans un salon. Rien de péjoratif à ce terme : pour la plupart, nous disposons d'un salon. Ou d'une pièce où l'on reçoit. Des copains, de bonnes bouteilles et quelques inconnus. On cause du dernier film à la mode, du ripolinage du Front National, de la croisade anti-Roms ; on s'indigne des propos de Manuel Valls, et puis... quelqu'un a la mauvaise idée d'évoquer le dernier bombardement de Gaza. Ou une quelconque intervention de l'armée israélienne à Hébron ou à Naplouse. Des dizaines, des centaines de morts. On s'indigne. Jusqu'à ce que l'un des deux inconnus assis sur le canapé, qu'on sentait jusque là un peu crispé, intervienne : « Vous voulez la disparition de l'État d'Israël, c'est ça ? L'extermination des Israéliens ? » Son voisin renchérit : « Les Juifs ont quand même droit à un pays, comme les autres peuples ! » Le premier en rajoute une couche : « Après la Shoah, il est bien légitime que les juifs aient un pays pour les accueillir. Quel monstre oserait leur dénier ce droit ? Et puisque ce pays est attaqué de toutes parts, il faut bien le défendre. »

Tout cela n'a-t-il pas l'apparence du bon sens ? Et ceux qui n'adhèreraient pas à de tels énoncés seraient-ils autre chose que des antisémites, avoués ou dissimulés ?

Face à une telle « évidence, » la conversation se perd ensuite immanquablement dans le même schéma réducteur. Penaud, celui qui connaît mal la question ne pourra que bredouiller quelques mauvais arguments en faveur des « pauvres Palestiniens » qui eux aussi.... Triomphant, le partisan de l'État d'Israël dégainera les attentats suicide ou - si la discussion s'est portée sur le terrain historique - le grand mufti de Jérusalem et son bataillon de SS. Peu enclin à se laisser traiter d'antisémite, l'interlocuteur battra prudemment en retraite malgré les dizaines de victimes carbonisées qu'il a évoquées au début. La soirée se terminera plutôt mal. Et en fin de compte, on maudira le gauchiste rigide qui a plombé le dessert. Même qu'à cause de lui, personne n'a remarqué la bouteille de bourgogne hors de prix...

Commentaire: voir aussi :

Israël et le sionisme : un projet unique dans l'histoire
L'incroyable pacte entre sionistes et nazis dans l'entre-deux-guerres
Le sionisme et le régime nazi : un texte important de Klaus Polkehn enfin disponible en français

Magnify

Y a-t-il une autre grotte de Lascaux en Dordogne ?

Vingt ans après la découverte de Lascaux, deux hommes auraient trouvé l'entrée de cette grotte et gardé pour eux cette information par peur de perdre leur terrain.


Un autre miracle de Lascaux ? La légende d'une grotte préhistorique cachée, ornée de peintures rupestres, ressurgit à Montignac (Dordogne) alors que le maire de la commune a lancé des recherches pour trouver l'entrée de la cavité. A l'origine, un incroyable secret de famille.

Vingt ans après la découverte de Lascaux, à quelques kilomètres de là, deux hommes auraient découvert l'entrée de cette grotte et gardé pour eux cette information par peur de perdre leur terrain, selon l'épouse d'un des deux hommes. Cette version de l'histoire laisse toutefois sceptiques certains archéologues.
Cult

Des gangs de pédophiles impunis au Royaume-Uni

Le 1er novembre 2003 [1], Charlene Downes, 14 ans, disparaît Blackpool, une ville côtière à 50 km de Manchester, 12e ville la plus pauvre du pays. Depuis quelques mois, l'adolescente avait de mauvaises fréquentations, et elle avait même été virée de son école. On a appris qu'elle faisait partie d'une soixantaine de gamines dont certaines n'avaient que 11 ans, exploitées sexuellement par un réseau qu'il faut bien qualifier de pédophile.

Ce 1er novembre, Charlene dit qu'elle va rejoindre des amis sur le quai de Blackppol puis elle disparaît. La dernière fois qu'on la voit, elle est seule dans le centre-ville, pas loin d'une rue pleine de fast foods.

La police comprend vite que Charlene se trouvait prise dans un réseau de prostitution de mineures. Apparemment, plusieurs dizaines de gamines du coin auraient eu à cette époque l'idée géniale de se prostituer contre hamburgers, des cigarettes et un peu d'affection... C'est du moins la version de la police.

Durant des années, les forces de l'ordre ont enquêté au sujet d'une disparition et non d'un meurtre. Jusqu'à ce que certains éléments au sujet de la disparition ne deviennent publics, ce qui faisait un peu tâche.

Quand on a finalement considéré qu'il s'agissait d'un meurtre[2], plusieurs arrestations ont eu lieu et en 2007, deux types qui tenaient un fast food ont été envoyés en procès. Car, très vite les enquêteurs ont compris que le meurtre était très certainement lié au réseau de prostitution. « Il y a toujours eu des niveaux choquants d'abus sexuels sur les mineurs dans cette ville. Mais avant la disparition de Charlene, on mettait tout ça sous le tapis », avait déclaré un travailleur social de l'époque.
Document

La psychopathe Thatcher voulait envoyer l'armée à la mine

Le Guardian publie en ce début d'année 2014 des documents d'archives secrets du gouvernement britannique rendus publics, trente ans après leur publication.

Le quotidien y dévoile plusieurs anecdotes dans les coulisses de la vie politique et diplomatique britannique alors dirigée par la Dame de fer. Le Guardian révèle ainsi que Thatcher n'avait pas œuvré officiellement à la libération de Mandela, contrairement à ce qu'affirmaient certains de ses partisans à la mort du leader sud-africain.

Mais les archives révèlent surtout l'état d'esprit du gouvernement à certains moments de son histoire, notamment pendant les grandes grèves des mineurs de 1984-1985.

Selon des documents du gouvernement, Margaret Thatcher avait mis sur pied un plan prévoyant de mobiliser l'armée pour remplacer les grévistes, notamment pour déplacer le charbon des mines vers les centrales électriques afin d'éviter les pénuries. La même technique avait été envisagée au cas où les dockers se seraient mis en grève.
Crusader

Le sionisme et le régime nazi : un texte important de Klaus Polkehn enfin disponible en français

J'ignore pourquoi les articles de Klaus Polkehn sur le sionisme n'ont jamais été traduits intégralement en français.

Merkel & Netanyahou
© Inconnu
Cette lacune est maintenant en partie réparée puisque, après l'article sur les relations entre le mouvement sioniste et l'impérialisme, notamment allemand, dont je vous ai déjà livré la traduction, je vous propose un autre article qui tombe à point nommé en ce jour où les sionistes redoublent de condamnations morales, en attendant parfois des mesures plus pratiques, contre ceux qui selon eux ne prendraient pas assez au sérieux ce qu'ils appellent « holocauste » ou « shoah. »

« Ne pas prendre au sérieux cet « holocauste » c'est par exemple contester le chiffre officiel de 6 millions de Juifs tués pendant la deuxième guerre mondiale ou nier l'existence des chambres à gaz.

Mais c'est aussi situer le malheur des Juifs à l'époque dans une histoire commune des malheurs qui ont accablé et continuent à accabler l'humanité. C'et précisément l'erreur commise par le député Anglais David Ward qui provoque un tollé chez les sionistes parce que, adepte convaincu de la religion de l'holocauste, il pense être autorisé, au nom de principes universels, à critiquer les Juifs qui spolient et martyrisent le peuple palestinien. Les Juifs en question sont bien entendu les sionistes et personne d'autre.

Mais il est interdit de critiquer l'entité sioniste parce que c'est le plus souvent une expression voilée d'antisémitisme et que comparer peu ou prou ses agissements à ceux du nazisme relève du sacrilège.

Pourtant, s'il est des gens qui devraient faire profil bas quand on parle du nazisme, ce sont bel et bien les sionistes ainsi qu'on peut le constater en lisant le texte qui suit de Klaus Polkehn. Ce dernier présente de manière détaillée la somme des relations connues entre la clique sioniste et le régime nazi dès l'arrivée au pouvoir d'Hitler, une clique sioniste qui aurait dû être jugée à Nuremberg avec le reste de la bande.

Et contrairement aux apparences, la politique prosioniste des puissances européennes, de l'Allemagne tout particulièrement, loin de s'inscrire en rupture avec celle du fascisme hitlérien, se situe en fait dans une étonnante continuité. Une continuité dont la perception est cependant rendue très difficile par tout le brouillard émotionnel entretenu sur la première moitié du 20ème siècle et une guerre qu'on a voulue inanalysable par l'opinion publique.

L'article sur lequel j'ai basé ma traduction est en anglais (l'article original de Klaus Polkehn est écrit en allemand). Je n'ai pas reproduit l'important appareil de notes de l'auteur qui renvoie aux documents sur lesquels il s'est appuyé. Vous trouverez toutes ces références dans l'article en anglais disponible en format pdf (lien ci-dessous)

TheSecretContacts-ZionismAndNaziGermany1933-1941 - journal-of-palestine-studies - polkehn-klaus-vol-5-no-3-4-1976-pp-54-82_text (1).
Brick Wall

Des siècles avant la Grande Muraille de Chine, il y en avait une autre

Traduction-SFH-01-2014

La Grande Muraille de Chine, construite il y a plus de 2000 ans, se présente comme l'un des exploits monumentaux du génie antique. S'étendant sur des milliers de kilomètres, elle a protégé le pays nouvellement unifié contre les envahisseurs étrangers.

Mais avant la Grande Muraille, les dynasties chinoises en guerre ont construit beaucoup d'autres murs de protection. Un archéologue américain a récemment commencé l'arpentage un des plus grands d'entre eux.

Gary Feinman, qui est avec le Field Museum de Chicago, ne cherche pas à excaver ce qu'il appelle maintenant " la première Grande Muraille ". Il était allé tout simplement marcher autour de la province de Shandong à l'est de la Chine, pour regarder le sol comme tout bon archéologue, à la recherche de minuscules morceaux de poteries.

Mais il y a deux ans, il est tombé sur un mur de terre. A certains endroits, il avait 15 pieds de haut. Les gens savaient qu'il y avait un grand mur ancien à Shandong, datant d'environ 500 avant JC - Construit des siècles avant la Grande Muraille. Ce que Feinman a découvert semblait être une partie de cet ancien mur. " En arpentant cette zone... nous avons vu comment il avait été bien conçu, " dit-il. " Il va vraiment le long de la crête, au-dessus des plus élevées de ces montagnes très escarpées de l'est de Shandong. Dans la partie supérieure de sa ligne, il a été étonnamment bien conservé. "
USA

La CIA a aidé de manière clandestine la Colombie dans sa campagne contre les FARC

CIA Colombie FARC carte
© Inconnu
Depuis 2010, la CIA a donné un contrôle total des munitions à guidage de précision étasuniennes à la Colombie
Le
Washington Post révèle, suite à une longue enquête, l'opération clandestine que la CIA a menée pour aider le gouvernement colombien à tuer plus d'une vingtaine de leaders des FARC.

L'enquête du Washington Post permet d'expliquer la récente perte d'influence des FARC en Colombie, alors qu'ils étaient considérés comme une des insurrections les mieux organisées et puissantes il y a quelques années. À la demande du gouvernement colombien, la CIA et la NSA ont fourni à la Colombie les outils nécessaires pour frapper les FARC en plein cœur, en ciblant ses leaders et généraux. Cette aide a été fournie pour un budget de 2 milliards de dollars qui n'apparaît pas au budget public de la CIA pour l'aide à la Colombie, elle a donc été fournie à travers une opération couverte.

Celle ci a principalement pris la forme d'un partage d'informations, de données d'écoute recueillies par la NSA, et de méthodes GPS permettant de transformer les bombardements de l'armée colombienne en "bombes intelligentes" à même d'atteindre leur cible avec une précision diabolique.

Pour éviter que les bombes fournies soient mal utilisées, la CIA disposait seule des clés permettant d'activer le système GPS de pointe et les autorités colombiennes devaient demander l'autorisation à la CIA pour lancer les opérations.
Wine

Et si la Civilisation s'était bâtie sur l'alcool ?

Certains scientifiques comme Patrick McGovern de l'université de Pennsylvanie pensent que l'origine de la Civilisation, directement produite par les effets de l'agriculture et donc de la sédentarisation il y a environ 100 siècles de cela, n'est pas due à la production de céréales per se. C'est en réalité l'alcool qui aurait été la première motivation (la bière) des humains qui avaient été jusque-là des chasseurs cueilleurs nomades.

L'alcool de la bière était vu comme un psychotrope assez puissant pour l'époque. Il est possible que cela fût aussi vu comme une sorte de médicament. On aurait utilisé l'alcool dans des cérémonies de nature religieuse en particulier.

A priori, il se pourrait que la bière fût bien plus facile à produire que le pain (le traitement du blé pour le rendre comestible). C'est en réalité un certain Robert Braidwood de l'université de Chicago qui avait avancé ce concept dans les années 50. Ce chercheur avait relevé des éléments intéressants lors de fouilles archéologiques concernant les Natufiants, qui auraient vécu entre 19 000 et 13 000 avant notre ère au niveau du croissant fertile (Syrie, Jordanie, Israël...).
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