La Science de l'Esprit
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De l'ignorance à la confiance envers les gouvernements

Se sentir non informés ou incapables de comprendre des questions sociales importantes favorisent un sentiment de dépendance envers les gouvernements plutôt que de motiver à rechercher de l'information, selon une étude canado-américaine publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, une revue de l'American Psychological Association (APA).

Ce qui a pour conséquences, montrent Steven Shepherd de l'Université de Waterloo et Aaron C. Kay de l'Université Duke, d'augmenter la confiance dans les gouvernements, d'augmenter la tendance à les justifier et d'augmenter le désir d'éviter d'apprendre sur le sujet, surtout si l'information est négative.

Plus la situation est urgente et que les gens se sentent potentiellement menacés, moins ils veulent en savoir et préfèrent faire confiance aux gouvernements.
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Exclusivité SOTT : Les êtres humains ont-ils réellement un « libre-arbitre » ? Seulement s'ils travaillent sur leur machine

Récemment, un court article d'Oliver Burkeman est paru dans le Guardian. Il y réfléchit à la question du libre-arbitre dans le contexte de certaines études réalisées ces dernières années. Il existe des preuves nettes que nos choix ne sont pas aussi libres que ce que nous suggérerait notre expérience consciente. Nos états corporels - comme le fait d'avoir faim, d'être fatigué, ou d'avoir envie de sexe - peuvent affecter nos croyances fondamentales et nos processus de prise de décision, nous rendant alors beaucoup plus enclins à une pensée biaisée, surtout lorsque ces conditions sont en déséquilibre.

Food Addiction
© Poznyakov/Shutterstock
Les aliments addictifs, comme le gluten, limitent nos choix et notre libre-arbitre par le biais d'effets neurochimiques qui nous font préférer certains types de comportements.
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L'art d'avoir toujours raison - se prémunir des stratagèmes de dialectique éristique

© Inconnu
L'art d'avoir toujours raison est un célèbre ouvrage écrit par Arthur Schopenhauer vers 1830. Dans ses lignes il nous présente les stratagèmes de dialectiques et de sophismes utilisés lors de débats entre des individus ayant des points de vues divergents. Aujourd'hui ces techniques sont beaucoup utilisées, et assez difficiles à déceler par des néophytes. Il devient donc nécessaire de les connaitre pour pouvoir les parer, ou simplement ne pas se laisser berner. En effet, elles sont utilisées autant par les journalistes que les hommes politiques et spécialistes en tout genre. Les connaitre permet donc une meilleure analyse de leur discours.

I - Base de toute dialectique

Tout d'abord, l'essentiel de toute controverse est le fait qu'une thèse soit posée par l'adversaire (ou nous-mêmes, peu importe). Pour la réfuter, il y a deux méthodes possibles :

1. Les modes :

a) ad rem > soit que cette thèse n'est pas en accord avec la nature des choses, la vérité objective absolue.

b) ad hominem ou ex concessis > soit qu'elle contredit d'autres affirmations ou concessions de l'adversaire, c'est à dire la vérité subjective relative. Dans ce dernier cas, il ne s'agit que d'une preuve relative qui n'a rien à voir avec la vérité objective.

Commentaire: On pourra ne pas être d'accord avec la conclusion. En pratique, une controverse est rarement bénéfique aux différentes parties et rares sont les discussions qui amènent à d'authentiques remises en question. Ce que l'on sait reste souvent superficiel, et nous assénons, en réaction, des opinions qui ne nous appartiennent pas comme si nous étions en guerre, afin de détruire un point de vue différent, et d'imposer par la parole, au début tout du moins, sa vision du sujet débattu.

La justesse de nos idées semblent être validée par ce sentiment de victoire réconfortant quand nous croyons avoir débattu triomphalement. Sentiment subjectif, possiblement induit par une chimie de récompense produite par notre cerveau. En général, cela suffit à nous contenter, et l'on sent retourne dans cette zone de confort, intellectuelle, sans qu'aucune nouvelle idée n'ait pu faire changer notre façon de vivre et d'appréhender le monde.

Tout autant illusoire semble être ce sentiment de rancœur dépressive quand nous croyons avoir été laminé par un argumentaire « supérieur ».

On pourrait donc penser que, pour tirer quelque chose de constructif de toute discussion, il faille être un minimum réglo avec soi-même ; honnête, le mot est lâché. Il semblerait que l'entrainement à vouloir voir notre monde extérieur, et intérieur, comme il est et non pas comme on voudrait qu'il soit puisse participer à la croissance de cette honnêteté, afin de pouvoir saisir une réalité objective qui ne s'encombre pas d'opinion.

Blackbox

La conscience de soi expliquée par les neurosciences sociales


Les êtres humains sont fondamentalement sociaux. La survie, le bien être physiologique et psychologique ne sont possibles que par nos relations aux autres. En tant qu'espèce sociale, homo sapiens crée des organisations émergentes au-delà de l'individu. Ces structures s'étendent aux familles, groupes, villes, civilisations et cultures. De l'individu, aux groupes qui constituent notre société, découvrez la nature empathique et social du cerveau qui est essentielle à comprendre afin d'améliorer l'analyse et la compréhension de notre société, mais aussi de nous-même.
Snakes in Suits

Mince frontière entre fantasmes et réalité chez les personnes ayant des traits de psychopathie

© Inconnu
La ligne est mince entre fantasmes et réalité chez les personnes ayant des traits de personnalité psychopathiques selon une étude canadienne publiée dans le Journal of Personality.

La psychopathie est caractérisée par un manque de sentiment, de sympathie ou d'empathie pour les autres. Une préférence pour l'activité sexuelle en dehors d'une relation amoureuse engagée, plutôt que seulement une incapacité à former de telles relations, contribue au comportement sexuel psychopathe, expliquent les chercheurs.

La psychologue Beth Visser et ses collègues (1) des universités Trent et Brock (Ontario, Canada) ont mené une première étude avec 195 hommes et femmes recrutés dans une université pour explorer les relations entre les traits psychopathiques et le contenu des fantasmes sexuels. Ces traits prédisaient des thèmes d'activité sexuelle anonyme, non-romantique et non-engagée.

Dans une deuxième étude, 355 étudiants universitaires ont répondu à un questionnaire sur leurs fantasmes et leurs activités sexuelles. La psychopathie contribuait à prédire l'activité sexuelle sans restriction, dominante, soumise, déviante et risquée. Les participants ayant des niveaux élevés de fantasmes sur des thèmes déviants étaient plus susceptibles de s'engager dans ces comportements s'ils présentaient aussi des traits de psychopathie.

Les personnes ayant des préférences sexuelles déviantes et des niveaux normaux d'empathie, de gentillesse, et de maîtrise de soi ont de nombreuses stratégies pour répondre à leurs besoins, dont la négociation, le compromis et la retenue, notent les chercheurs. Mais, les personnes ayant des niveaux élevés de traits psychopathiques pourraient se tourner vers des stratégies sexuelles agressives pour obtenir une satisfaction.

"La plupart des gens ont des fantasmes sexuels, ce qui est tout à fait sain et normal. Les personnes ayant des niveaux élevés de traits psychopathiques, cependant, sont plus susceptibles de s'engager réellement dans ces comportements fantasmés, surtout lorsque ces comportements ne sont pas dans le cadre de relations romantiques établies", concluent les chercheurs.
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Radio interactive SOTT, émission n°64 - Le « virus Wetiko » et la psychose collective : interview de Paul Levy

Né en 1956, Paul Levy est diplômé en art et en économie et porte un intérêt intense de longue date aux travaux de C. G. Jung. À la suite d'un traumatisme personnel intense en 1981, il a entamé un processus d'éveil spirituel qui l'a mené à une « descente chamanique » et une quête pour comprendre la nature fondamentale de notre réalité.

Paul est l'auteur de The Madness of George Bush: A Reflection of Our Collective Psychosis et de Dispelling Wetiko: Breaking the Curse of Evil

Dans ses livres, Paul explore et explique que nous « renions » nos pensées et nos sentiments les plus profonds et les plus sombres, et les projetons à l'extérieur sur les autres et le monde, un processus qu'il compare au concept amérindien de « wetiko ». Paul a déclaré qu'il existe « une maladie de l'âme psychospirituelle contagieuse, un parasite de l'esprit, qui fait actuellement l'objet d'un passage à l'acte en masse sur la scène mondiale par le biais d'une psychose collective de proportions titanesques. Ce virus de l'esprit opère en secret au travers des angles morts de la psyché humaine, rendant les gens inconscients de leur propre folie et les poussant à agir à l'encontre de leurs meilleurs intérêts. »


Voici la transcription (en français) :
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Découverte du virus qui rend idiot

Logé dans notre gorge, ce virus diminue les fonctions cognitives de notre cerveau, sans qu'on s'en rende compte.

Nommé « Chlorovirus ATCV-1 », il vient d'être découvert par des chercheurs américains. Alors qu'ils étudiaient les microbes qui se logent dans notre gorge, les chercheurs ont trouvé ce virus complétement par hasard.

Il provient des algues vertes

Trouvé par simple coïncidence, il se pourrait que ce virus existe depuis de nombreuses années sans qu'aucun médecin ne le détecte. Le plus surprenant pour les chercheurs a pourtant été de découvrir que ce microbe n'est pas inconnu : il est présent dans les algues vertes. A l'heure actuelle, le virus se loge dans notre gorge sans qu'on ait trouvé comment et pourquoi. Il semblerait qu'il ne soit pas nécessaire d'avoir été en contact direct avec l'algue pour être infecté, les scientifiques ne savent donc pas comment l'expliquer.
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Découverte d'un nouveau type de neurone faisant circuler l'information plus rapidement


Un nouveau type de neurones a été découvert chez la souris : l'axone (en vert ci-dessus) est directement connecté aux dendrites (en rouge). Crédits : Alexei V. Egorov, 2014
Des chercheurs allemands ont découvert l'existence d'un nouveau type de neurone, capable de faire circuler les informations de façon particulièrement performante.

Des neurologues de l'Université de Heidelberg (Allemagne) ont découvert l'existence d'un nouveau type de neurone, qui semble de surcroît transmettre les signaux électriques de façon particulièrement efficace.

Quelle est la spécificité de ce nouveau type de neurones ? Alors que les neurones « classiques » sont structurés en trois parties - les dendrites qui reçoivent le signal, le corps cellulaire par lequel transite le signal, et enfin l'axone qui conduit le signal électrique vers d'autres cellules nerveuses - la circulation du signal électrique dans ce nouveau type de neurone n'implique pas le corps cellulaire : le signal passe directement des dendrites à l'axone (lequel est directement relié aux dendrites), le tout sans passer par le corps cellulaire ! En d'autres termes, lorsqu'un signal électrique dans ce nouveau type de neurones, il n'a pas besoin de passer par le corps cellulaire.
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Psychopathie : génétiquement programmés pour tuer ?

Existe-t-il un gène ou des gènes « criminels » ? Certaines personnes sont-elles génétiquement programmées pour tuer ? Cette nouvelle étude du Karolinska Institute (Suède) relance le débat, à partir de 2 gènes déjà documentés par un certain nombre d'études pour leur implication dans certains comportements déviants. Les conclusions, présentées dans la revue Molecular Psychiatry, révèlent 2 informations tout de même essentielles : Environ 20% de la population présenteraient l'une des deux variantes génétiques en cause, sans pour autant être des assassins. Une prédisposition génétique n'est donc pas une circonstance atténuante. Ensuite, 5 à 10% des criminels correspondent bien à ce génotype.

Les tueurs en série et autres récidivistes hériteraient donc d'une certaine propension à porter des coups et blessures, selon cette étude génétique menée auprès de près de 800 prisonniers finlandais convaincus de comportement brutal répétitif. Le Dr Jari Tiihonen, professeur de neurosciences à l'Institut Karolinska et auteur principal de l'étude confirme ici 2 gènes, mais précise que des dizaines ou centaines d'autres gènes pourraient être impliqués, mais avec un impact plus faible.
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La dépression altère durablement les fonctions cérébrales


La dépression peut endommager de façon permanente certaines fonctions du cerveau, selon une étude française. Crédits : Lisa / Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic
La répétition des épisodes dépressifs peut endommager de façon permanente certaines fonctions cognitives, comme l'attention ou l'aptitude à réaliser rapidement des tâches intellectuelles simples.

C'est un résultat loin d'être anodin qui vient d'être obtenu par le médecin Philip Gorwood (Centre Hospitalier Sainte-Anne, Paris) et ses collègues. Et pour cause, puisque ces chercheurs de l'INSERM viennent de démontrer que la répétition des épisodes dépressifs est susceptible d'endommager de façon permanente les fonctions du cerveau.

Plus précisément, Philip Gorwood et ses collègues ont réussi à montrer que les personnes qui ont déjà connu au moins deux épisodes dépressifs au cours de leur existence exécutent des tâches cognitives courantes beaucoup plus lentement que les personnes qui n'ont jamais connu d'épisodes dépressifs, et ce même lorsque ces épisodes dépressifs sont terminés depuis longtemps. En d'autres termes, la répétition des épisodes dépressifs est ni plus ni moins susceptible de laisser des séquelles permanentes dans les fonctions cérébrales des personnes dépressives.
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