NOUVEAU ! Disponibles en français sous format électronique (Amazon Kindle) !

L’Onde, Tome 6 – Affronter l’inconnu, de Laura KNIGHT-JADCZYK

L'histoire secrète du monde, tome 2 - Les comètes et les cornes de Moïse, de Laura KNIGHT-JADCZYK

La Science de l'Esprit
Carte


Black Magic

Influence et manipulation - Robert Cialdini décrypte nos comportements « innés », failles qu'exploitent les vendeurs et les marketeurs

Manipulation, illustration
© Inconnu

Conseils Marketing a le plaisir d'accueillir comme chaque mois Olivier Roland, animateur des blogs
« Des livres pour Changer de Vie » et « Habitudes Zen ». Olivier s'est lancé le défi de lire 52 livres fondamentaux en marketing et en management en un an, et nous en faire le compte rendu. Dans cet article Olivier nous présent le livre Influence et Manipulation de Robert Cialdini qui décrypte nos comportements « innés » qui se transforment en failles à exploiter pour les vendeurs et les marketeurs...

Si l'on veut résumer ce livre, voici ce qu'il faut retenir :en tant qu'êtres humains, nous réagissons souvent automatiquement à certains événements, car réfléchir posément à chaque action que nous faisons coûterait trop en temps et en ressources. Hors si dans la majorité des cas ces comportements automatiques ont leurs avantages, ils peuvent être détournés par des personnes averties désirant les exploiter pour nous manipuler. Ce livre décortique ces comportements et ces techniques pour nous aider à nous en prémunir.

Idées phares du livre Influence et Manipulation

Robert Cialdini est un chercheur en psychologie sociale à l'université de l'Arizona.

Pour étudier la psychologie de la persuasion il a passé trois ans à s'introduire incognito dans des groupes reconnus comme maîtres dans l'art de persuader :
  • vendeurs d'automobiles
  • démarcheurs en porte à porte
  • entreprises de télémarketing
  • associations caritatives
  • ...
Il nous relate les fruits de ses expériences et des ses recherches dans son livre tourné vers le grand public.

Commentaire: Voir aussi les articles :

L'oligarchie nous inculque la résignation
Conférence Neuro-Pirates, Neuro-Esclaves

Book 2

Quand le corps dit non - Le stress qui démolit : le Dr Gabor Maté démythifie la médecine avec érudition et compassion

Quand le corps dit non - Le stress qui démolit - Dr Gabor Maté, Les Éditions de l'Homme, 2003
R.Olbinski, peinture
© R.Olbinski
Synopsis

Le stress et les émotions peuvent-ils contribuer à l'apparition de diverses maladies ? La médecine occidentale obtient des résultats spectaculaires lorsqu'elle traite des problèmes comme des fractures ou des infections. Elle est cependant moins efficace lorsqu'il s'agit de troubles qui ne répondent pas à des interventions rapides comme la chirurgie ou l'administration d'un médicament. Gabor Maté soutient une thèse voulant que la maladie est souvent le moyen dont l'organisme dispose pour se rebeller contre ce que l'esprit ne reconnaît pas. Il résume donc ici les dernières découvertes scientifiques sur les rôles que jouent le stress et l'état émotionnel d'un individu dans l'apparition du cancer ou de maladies chroniques. Selon lui, la connaissance du mécanisme de cette relation causale est essentielle à la guérison. Gabor Maté démythifie la médecine avec érudition et compassion et nous invite tous à défendre notre propre santé.

Commentaire

Subir à répétition les remarques désagréables d'un supérieur ou prendre constamment sur soi pour préserver l'harmonie à la maison, voilà des situations où l'on ravale son impatience ou sa colère. À la longue, ça use par en dedans. On dit même couramment que ça rend malade... Mais est-ce vrai au point d'induire la colite ulcéreuse, le cancer ou même la maladie d'Alzheimer ? Autrement dit, est-ce que le corps irait jusqu'à ce point pour signaler qu'il ne tolère plus qu'on se pile dessus soi-même ?
Compass

Kazimierz Dabrowski - La théorie de la désintégration positive

Les données issues de cet article sont toutes tirées de l'ouvrage collectif : Sal Mendaglio (ed.). - Dabrowski's Theory of Positive Disintegration. Great Potential Press, Scottsdale, 2008.

Kazimierz Dąbrowski
© Inconnu
Kazimierz Dąbrowski
Kazimierz (1902-1980) - L'homme

On ne saurait évoquer la théorie de la désintégration positive sans évoquer préalablement l'homme que fut Dabrowski. Car si son parcours de vie fut à l'origine de sa théorie, c'est sa façon de vivre, en adéquation totale avec sa théorie, qui lui a insufflé sa force.

Kazimierz Dabrowski est né le 1er septembre 1902 en Pologne, deuxième enfant d'une fratrie de 4. Sa petite sœur meurt d'une méningite alors qu'il n'a que 6 ans - expérience qui influencera sa vision de la mort. Il ne perçoit pas cette dernière comme étant seulement quelque chose de menaçant et incompréhensible, mais comme étant une des plus fortes expériences émotionnelles et cognitives[1]. La première guerre mondiale, qui le touche directement dans ses jeunes années, renforcera cette conscience de la mort : une bataille a lieu près de chez lui. Alors qu'il défile au milieu des cadavres, il essaie de trouver un sens à la guerre et aux brutalités qui en découlent.

Issu d'une famille aisée, il étudie à Lublin dans des instituts catholiques et se retrouve très jeune exposé aux livres et à la musique. A l'université de Lublin, il étudie la psychologie, la philosophie et la littérature, avant de poursuivre son cursus à Varsovie et Poznan. Au cours de ses études, son meilleur ami se suicide. Dabrowski qui souhaitait devenir professeur de musique entre alors en médecine et étudie le comportement humain. Il part étudier à Genève auprès du neurologue et psychologue pour enfants Edouard Claparède et du philosophe et psychologue Jean Piaget. En 1929, il présente sa thèse de médecine : « Les conditions psychologiques du suicide ». Il poursuit ses études à Vienne, en psychanalyse, avec Wilhelm Stekel, puis à Paris, en pédopsychiatrie avec George Heuyer, et en neurologie/psychologie avec Pierre Janet. En 1931, il soutient à Poznan un doctorat de psychologie sur l'automutilation. En 1935, il retourne en Pologne où il met en place l'Institut de santé mentale et d'hygiène qu'il dirigera jusqu'en 1948. En parallèle, il continue d'étudier et se penche sur le cas du polymathe Rudolf Steiner et de l'anthroposophie. La parapsychologie a toujours intéressé Dabrowski. Il pratiquera quotidiennement la méditation tout au long de sa vie.

La 2e guerre mondiale fut difficile pour Dabrowski : il perd son jeune frère et sa mère est déportée. Son institut est fermé et il en ouvre secrètement un autre dans les forêts de Zagorze dans lequel il accueille des orphelins, des prêtres, des soldats polonais, des membres de la résistance et des enfants juifs. En 1942, il est emprisonné par les Nazis, accusé de complicité avec la résistance polonaise. Sa femme négocie sa libération et Dabrowski récupère son poste à l'Institut de Varsovie. Il témoigne qu'au cours de cette guerre, il a été confronté aux pires bassesses dont l'homme est capable, aussi bien qu'aux actes les plus élevés. En 1948, il obtient une spécialité en psychiatrie et part étudier aux Etats-Unis la santé mentale, la neuropsychiatrie et la pédopsychiatrie. En 1949, sous Staline, le gouvernement polonais ferme l'Institut et déclare Dabrowski persona non grata. Il fuit avec sa femme avant d'être emprisonné en 1950 pour 18 mois. Il est ensuite autorisé à reprendre ses activités mais sous surveillance du régime. Autorisé à voyager, il participe quand même à plusieurs congrès internationaux de psychiatrie.
Family

Les télomères des jeunes garçons raccourcissent à cause du stress


Les télomères sont représentés sur ce schéma : il s’agit de séquences génétiques situées sur les extrémités des chromosomes, faisant office de coiffe protectrice. © Samulili, Wikipédia, cc by sa 3.0
Dès neuf ans, les petits garçons grandissant dans des situations stressantes et modestes présentent sur leurs chromosomes les signes de leurs conditions de vie, qui pourraient avoir des répercussions sur leur santé sur le long terme. Malgré tout, l'intensité de ces marques dépend aussi de la génétique.

Séquences d'ADN longues et répétées à l'extrémité des chromosomes, les télomères ont acquis une petite notoriété le jour où les scientifiques se sont rendu compte que leur longueur était liée à l'espérance de vie. Servant de coiffe protectrice, ils s'écourtent avec le temps et la longue molécule nucléique s'en trouve alors fragilisée, ouvrant la porte à l'apparition de maladies sous la dépendance du génome, comme les cancers.

De ce fait, les télomères jouent le rôle d'un biomarqueur servant à estimer la durée de vie, mais aussi du stress, puisque l'anxiété comme la dépression sont également connues pour les raccourcir. Cependant, les études avaient été menées sur des personnes adultes et on ignorait si ces signes pouvaient apparaître dès le plus jeune âge.

Daniel Notterman, biologiste moléculaire à l'université d'État de Pennsylvanie (États-Unis), vient de se lancer dans cette tâche avec sept collègues en publiant une étude préliminaire dans les Pnas portant sur 40 garçons afro-américains de neuf ans, élevés dans des conditions variables.
People 2

La solitude accélère le vieillissement de l'ADN

C'est une étude très originale, menée sur des Perroquets mais qui peut nous en dire long sur l'Homme. Les chercheurs de l'Université de médecine vétérinaire de Vienne montrent ici que les perroquets Lonley ont des télomères plus courts que ceux qui vivent en groupes. Des conclusions présentées dans la revue PLoS ONE qui montrent que la solitude a aussi un impact sur la réparation de l'ADN.

Peu d'études ont porté sur les effets de l'isolement social sur le vieillissement cellulaire. Les télomères raccourcissent à chaque division cellulaire et, une fois une longueur critique atteinte, les cellules deviennent incapables de se diviser. Bien que la sénescence cellulaire soit un mécanisme utile pour éliminer les cellules usées, elle contribue immanquablement au vieillissement et au décès. De précédentes études suggèrent que le raccourcissement des télomères est accéléré par le stress, mais jusqu'à maintenant, aucune étude n'avait examiné les effets de la solitude sur le raccourcissement des télomères.
Info

L'ocytocine : entre amour et mensonge

© Inconnu
L'ocytocine est parfois décrite comme une hormone de l'amour pour son rôle dans la création de liens entre les individus. Selon une expérience, une injection de cette hormone doublerait les chances de voir les gens tricher et mentir lorsque cela permet d'aider les autres membres d'un groupe.

Amour, mensonge, et hormones peptidiques. L'ocytocine se retrouve au sein d'un bien étrange trio selon une étude de l'université Ben-Gorion du Néguev en Israël. Cette "hormone de l'amour" pousserait en effet les individus à mentir plus souvent au profit de leur groupe. Des travaux publiés le 31 mars dans la revue Proceedings of the National Academy of Science.

L'expérience menée a demandé la présence de 60 volontaires mâles, qui ont reçu soit une dose d'ocytocine soit une dose de placebo. Ils ont ensuite été dispatchés en groupes de trois où ils devaient prédire une séquence de dix pile-ou-face d'affilée. Comme c'était à eux d'indiquer s'ils s'étaient trompés ou non, il leur était possible de mentir et de faire gagner plus d'argent aux membres de leur groupe.

Commentaire: A voir également comment, dans le même ordre d'idée, les hormones influent sur notre comportement et nos émotions.

Horse

Le sens de l'humour des animaux

© Glen Bowman, Flickr, cc by sa 2.0
Une partie des spécialistes pensent que tous les mammifères pourraient être dotés du sens de l’humour. Les chiens, et donc probablement les renards, riraient dans certaines occasions.
Rabelais, ce bon vivant, écrivait que le rire était le propre de l'Homme. Depuis, la science a prouvé que les grands singes, les rats ou les chiens (au moins) pouvaient aussi se gondoler. Mais les animaux peuvent-ils posséder le sens de l'humour ? La question divise la communauté scientifique. Et si la réponse nous venait de rats amateurs de chatouilles ?

Qui est partant pour une franche partie de rigolade ? Le rire, quand il est franc, est une manifestation d'un état de bien-être momentané, et se révèle en plus bénéfique pour la santé, si bien qu'il devient prisé par tous. On a longtemps pensé, François Rabelais en tête dans Gargantua, que ce comportement distinguait l'Homme du reste du monde animal, puisque les zoologistes de l'époque ne relevaient pas chez eux de comportement semblable.

Néanmoins, les sciences du vivant ont évolué et Charles Darwin avait compris que la frontière qui nous distingue des animaux est plus ténue qu'on le pensait, à tel point qu'il estimait déjà que l'intelligence humaine se distinguait de son équivalent animal non par le type, mais par le degré. Autrement sous-entendu, nos cousins pourraient bien partager une forme de rire.

Commentaire: Les solutions naturelles aux traitements des « troubles de l'humeur » existent, et demeurent préférables aux traitements chimiques beaucoup plus invasifs. Il reste à la médecine officielle le devoir de traiter non plus les effets, mais les causes profondes des problèmes de santé mentale qui semblent prendre toujours plus d'ampleur dans nos sociétés dites « modernes ».

Arrow Down

Créativité et non-conformisme désormais une maladie mentale

Traduction État du Monde, État d'Être

Qu'arrive-t-il à une société lorsque « pensée à l'extérieur du cadre établi » ou être (avec raison) enragé contre votre gouvernement - allant visiblement dans la mauvaise direction - devient une raison pour être médicamenté et « rééduqué »?

L'Union Soviétique utilisait de nouvelles maladies mentales pour les répressions politiques.

Les gens qui n'acceptaient pas les croyances du Parti communiste développaient donc une nouvelle forme de schizophrénie.

Ils souffraient d'une forme de désillusionnement croyant que le communisme n'était pas une bonne chose. Ils ont été isolés, médicamentés de force et ont subi une thérapie répressive pour les ramener à la raison.

Maintenant, nous devons remercier les polices de la pensée étatsuniennes, l'American Psychiatric Association, pour les derniers ajouts au DSM-IV (Manuel de diagnostic et statistiques des troubles mentaux) qui mettent en place des diagnostics arbitraires pour n'importe quel « dissident ».
Post-It Note

Comment bien participer à un débat afin qu'il soit le plus intéressant possible

Illustration people
© Inconnu
I. Les débats

Un débat est un échange entre plusieurs personnes ayant une opinion différente sur un même sujet. Nous ne parlerons ici que des débats via un forum, comme nous pouvons en trouver ici et .

Dans cet article nous vous donnons un maximum de conseils afin de pouvoir débattre dans de bonnes conditions et de faire en sorte que le débat soit le plus constructif et le plus bénéfique possible (pour vous et pour les autres).

II. Les divergences d'opinions

Pour débattre, il convient tout d'abord d'identifier les points sur lesquels vos avis divergent et pourquoi. Si vous n'identifiez pas la raison de votre désaccord, vous ne pourrez qu'entrer dans un dialogue de sourds. Le débat ne vous apportera alors rien.

Une fois que vous aurez identifié la cause de votre désaccord, vous pourrez alors échanger de manière constructive.

Penchons-nous donc sur différentes raisons qui font que vos avis divergent.

II-A. Les axiomes

Les axiomes sont des éléments « non prouvés » qui sont « évidents ». Ils sont à la base de nos raisonnements logiques.

Par exemple, à la base des mathématiques, on a imposé un certains nombres d'axiomes comme :
  • soient les chiffres ;
  • soient les nombres : un ensemble de chiffres ordonnés ne commençant pas par le chiffre '0' ;
  • soient 0,1,2,3,4,5,6,7,8,9 les chiffres en base décimale ;
  • soit l'opérateur d'égalité « = » et qui s'écrit « nombre » = « nombre ». Il indique que l'opérande gauche est égal à l'opérande droit ;
  • deux nombres sont égaux lorsque leurs suites ordonnées de chiffres sont identiques.
Les axiomes servent de bases à votre logique et à votre raisonnement. Sans bases communes, vous ne pourrez pas débattre dans de bonnes conditions.

Il convient alors de bien s'intéresser au raisonnement des participants et de les « remonter » pour identifier la « base divergente ». En général, aucun des participants n'a tort. Voici un exemple de deux axiomes différents qui sont tous les deux « justes » :
  • 0 multiplié par l'infini donne un résultat indéterminé ;
  • 0 multiplié par l'infini vaut 0.
Convenir d'un axiome « commun » n'est donc pas toujours évident. Dans le cas général, on essaye de prendre les axiomes les plus répandus dans le contexte du débat.
Hearts

Les mystères du bâillement

© © thinkstock.
Un des mystères absolus, un qu'on ne parvient toujours pas à résoudre totalement en 2014, est un détail du quotidien certes inoffensif mais passionnant: le bâillement. Signe physique de la fatigue par excellence, le bâillement est extrêmement contagieux. Dingue, non?

Comment peut-on transplanter un cœur et ne pas savoir pourquoi le bâillement est contagieux? La science a semble-t-il encore ses limites en matière de neurologie et les chercheurs ne parviennent toujours pas à percer le mystère totalement. Cependant, pris de passion depuis des dizaines d'années pour le sujet, ils ont pu établir plusieurs points avec certitude.
Top