La Science de l'Esprit
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Des racines communes pour l'art et la psychose ?

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© Valeri Melnikov
Une équipe de généticiens a découvert que les mutations des gènes responsables de la créativité humaine étaient liés de manière indissociable à la schizophrénie et à la psychose maniaco-dépressive, dévoile leur article dans la revue Nature Neuroscience.

"Dans notre laboratoire, nous utilisons des outils génétiques modernes pour étudier le fonctionnement de notre cerveau. Les résultats obtenus ne doivent surprendre personne parce que les gens créatifs pensent toujours différemment par rapport au reste de l'humanité, et nous avons montré dans nos recherches antérieures que leur ADN comportait des variantes associées à la schizophrénie", explique Kari Stefansson, président de la société deCODE genetics.

Kari Stefansson et ses collègues réunissent et analysent depuis plusieurs années les résultats de vastes recherches génétiques pour trouver les facteurs relatifs à la prédisposition à la schizophrénie, aux migraines, au génie et autres, dont la nature reste inconnue aux neurophysiologues.

Commentaire: On pourrait penser aussi que pour les gens malades, la créativité soit le seul moyen de pouvoir continuer à vivre, certes avec difficulté, dans une « réalité commune » imposée par la société, mais que les fruits de cette créativité, encensés par certains, n'ont pas grand chose à voir avec ce que l'on nomme l'« art », ou la réalité d'un art objectif véritable. Que ceux que l'on a « camisolé » sont peut-être aussi ceux qui n'ont pas pu exprimer leur créativité.


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Jouer l'offensive ou comment exercer sa volonté de résister aux tentations

Traduction : SOTT
© Inconnu
Ulysse et les sirènes, 1909, Herbert James Draper
Dans le conte légendaire qu'est L'Odyssée, le héros Ulysse est un homme d'une grande force.

Il fait face à de nombreux défis tout au long de ses voyages. Il se bat contre un cyclope, navigue à travers des vents perfides et fait face à de fourbes personnages. Cependant, malgré son héroïsme, Ulysse n'est finalement qu'un homme - avec les mêmes faiblesses que le reste d'entre nous.

À un moment de son voyage, lui et ses hommes naviguent devant une île qui est habitée par des sirènes. Les sirènes étaient de belles et dangereuses créatures qui leurraient les marins avec leur musique enchanteresse. Sous le charme de ces sirènes, les hommes naviguaient désespérément vers l'île des Sirènes et échouaient leurs navires sur ses rives.

Connaissant ce cruel destin des hommes qui étaient venus avant lui, Ulysse était assez intelligent pour l'avoir prévu à l'avance. Il ordonna à ses hommes de porter des bouchons d'oreilles pour ne pas être enchantés par le chant des sirènes. Afin qu'il soit physiquement incapable de tenir le gouvernail et d'être tenté de conduire le navire vers les sirènes, les hommes attachèrent Ulysse au mât de leur bateau.

Ces hommes savaient que compter sur leur seule volonté de résister aux sirènes ne serait pas suffisant pour les sauver. Alors, ils ont fait en sorte de ne pas pouvoir céder à leurs tentations. Plutôt que de jouer la défensive contre le sort des sirènes, Ulysse et ses hommes ont joué l'offensive.[1]

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Le mensonge et sa détection

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© Inconnu
« En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire ». (Georges Orwell, 1984)

Mais si l'on vous posait la question de savoir si vous savez détecter les mensonges et la manipulation que répondriez-vous ? Paul Ekman[1] - vous le connaissez probablement sans savoir au juste qui il est - a pu mener de nombreuses et fructueuses études sur la détection du mensonge et des émotions de base dans diverses populations primitives et nos sociétés modernes. Ses résultats sont surprenants et rejoignent ceux de l'un de ces élèves, Marwan Mery, dont nous parlerons dans ces écrits : à une très forte majorité, nous nous estimons tous doués en détection du mensonge, mais dans la réalité des faits nos résultats après tests sont tout au plus égaux, ou à peine meilleurs, que si l'on s'en référait uniquement au hasard : soit une moyenne de 50 %.

Diantre !

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Des vaisseaux lymphatiques inconnus découverts dans le cerveau

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Ci-dessus, une cartographie du système lymphatique. L'image de gauche correspond à la cartographie considérée jusqu'ici comme valide, et l'image de droite est la cartographie actualisée en fonction de la découverte des chercheurs de l'Université de Virginie. Crédits : University of Virginia Health System
Contre toute attente, des vaisseaux lymphatiques ont pour la première fois été décelés dans le cerveau, alors que les scientifiques estimaient jusqu'ici qu'il en était dépourvu. Cette découverte majeure pourrait révolutionner la compréhension et le traitement des maladies neurologiques comme Alzheimer ou la sclérose en plaques.

C'est une découverte tout simplement stupéfiante, appelée à bouleverser de fond en comble les livres d'anatomie. De quoi s'agit-il ? Des chercheurs américains ont découvert l'existence de vaisseaux lymphatiques dans le cerveau, reliant ce dernier au système immunitaire. Or jusqu'ici, le cerveau était supposé... être totalement dépourvu de tels vaisseaux. En d'autres termes, aucun « lien » anatomique direct entre le cerveau et le système immunitaire n'était connu jusqu'à ce jour.

Au-delà de la révolution que ce résultat majeur va provoquer dans nos connaissances anatomiques, c'est également la compréhension de nombreuses maladies affectant tout à la fois le système nerveux central et le système immunitaire qui devrait être considérablement améliorée par cette découverte. C'est par exemple le cas de la sclérose en plaques, cette maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Ou encore la maladie d'Alzheimer, une affection neurologique dont les liens avec le système immunitaire sont très mal compris.

Question

6 choses étranges à la sortie d'un coma

Que se passe-t-il vraiment pendant un coma ? On en a eu un aperçu avec un article sur le BBB, "Une larme m'a sauvée".

Mais la sortie du coma révèle bien des surprises, comme le révèlent les 6 cas suivants :

6 choses étranges qui se sont produites après un coma

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Commentaire: Même si la science officielle ne semble pas souhaiter s'atteler à une recherche sérieuse sur la nature humaine, les faits se multiplient sur les conséquences des interactions des âmes. Il est d'ailleurs probable que dans l'opinion publique, cette absence de preuve directe ou matérialisation de l'âme empêche les gens de considérer notre nature.

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Snakes in Suits

La parole, instrument majeur du pervers narcissique

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© Inconnu
« L'apanage le plus redoutable de la pensée perverse[1] est le décervelage, »[2] nous dit Racamier. Mais si le décervelage est l'attribut princeps de la pensée perverse à l'œuvre dans les relations d'emprise, ou toutes entreprises totalitaires, par quels moyens « extraordinaires » les pervers narcissiques réalisent-ils l'exploit d'assujettir leur entourage à la satisfaction de leur moindre désir ?

C'est à cette question que tente de répondre ce billet qui porte sur un des aspects les plus négligés de cette problématique dont la connaissance pourrait aider certains à mieux s'y retrouver, car « le terrain de prédilection, l'instrument majeur de la perversion narcissique, il est temps de le dire, c'est la parole »[3].

Ainsi, le secret de la prétendue force que l'on octroie inconsidérément au pervers réside dans l'usage dévoyé des mots et du raisonnement dont il use et que trahit un certain type de parole. Cette parole est tout à la fois séduisante et fascinante, voire envoûtante. Sa capacité de persuasion est remarquable, mais elle chante comme un petit air de faux que l'on a du mal à symboliser. Et pour cause... elle possède l'étrange don de « méduser » ses auditeurs ce qui, du point de vue de la psychotraumatologie, provoque un état dissociatif de la personnalité avec tous les effets délétères que cela implique[4] (identification à l'agresseur et syndrome de Stockholm).

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Les paroles blessantes peuvent détruire des neurones chez les enfants

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© Getty Images/iStockphoto
L'enfant et la peur
La pédiatre Catherine Gueguen explique ce que la science a découvert sur le cerveau des enfants. Et en quoi ces travaux valident les principes de l'éducation bienveillante.

Pourquoi les nouvelles connaissances sur le cerveau devraient-elles changer la manière d'éduquer notre progéniture?

Les chercheurs du XXIe siècle nous disent ce qui favorise le bon développement de l'enfant: une relation bienveillante, empathique, soutenante. Car cette attitude permet à son cerveau, très fragile, d'évoluer de façon optimale. Les liens affectifs influencent à la fois les capacités de mémoire, d'apprentissage, de réflexion, mais aussi les capacités relationnelles, les émotions, les sentiments. Ils modifient la sécrétion de molécules cérébrales, le développement des neurones. Ils modifient également la régulation du stress, et même la faculté d'agir de certains gènes. Le psychiatre John Bowlby, décédé en 1990, postulait déjà que le besoin d'attachement était vital pour l'enfant; les neurosciences l'ont confirmé ces dix dernières années.

Hearts

Les ravages du manque de contacts amicaux et platoniques dans la vie des hommes

Traduction : SOTT

Alors que je me préparais à écrire sur le manque de contacts amicaux dans la vie des hommes, j'ai tout de suite pensé : « Je suis convaincu que je peux faire preuve de contacts sans arrières pensés, mais je ne fais pas nécessairement confiance aux autres hommes pour qu'ils fassent de même. Il y en a un qui va avoir un geste déplacé. C'est toujours ce qui se passe. ». Suivant le cheminement de cette pensée, je me demandais : « Attends un peu, pourquoi est-ce que je me méfie des hommes en particulier ? ». La petite voix dans ma tête n'a pas dit : « Ce n'est pas forcément des gens dont je me méfie », elle a dit : « Je me méfie des hommes ».
© Inconnu
Dans la culture étasunienne, nous croyons qu'on ne peut jamais totalement faire confiance aux hommes pour ce qui est du contact physique. Nous suspectons collectivement que, à la moindre occasion, les hommes vont se vautrer dans la luxure sans prévenir. Que les hommes ne savent pas comment établir un lien physique d'une autre manière. Que les hommes ne peuvent pas se contrôler. Que les hommes sont des chiens.

Il n'existe pas de préjugé correspondant pour les femmes.

En conséquence, chaque homme a l'obligation de prouver qu'il est digne de confiance, dans chaque interaction, jour après jour et au cas par cas, en partie à cause du fait que tant d'hommes se soient mal comporté. Et, dans un contexte dans lequel le moindre doute sur nos intentions pourrait survenir, nous manifestons alors notre intégrité en renonçant complètement au contact physique. Ce qui, malheureusement, se produit à peu près, quel que soit le contexte dans lequel nous nous rencontrons.

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Pourquoi élisons-nous des idiots

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Le journal Guardian tente d'expliquer pourquoi l'on continue à voter pour des personnes dont les capacités intellectuelles suscitent souvent de sérieux doutes.

Le quotidien britannique dresse un triste constat: un candidat intelligent est contraint de faire semblant d'être bête afin de réussir dans l'arène politique.

"Tous les hommes politiques ne sont pas des idiots, mais nombre d'entre eux le sont", écrit le journal.

Pour expliquer ce revers de la démocratie occidentale, le Guardian s'adresse à la psychologie. En vertu du dénommé effet de Dunning-Kruger, les personnes les moins intelligentes surestiment leurs compétences tandis que les plus intelligentes ont généralement tendance à les sous-estimer. Ainsi, être moins compétent rend plus confiant, et donc plus convaincant.

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Petite démonstration d'impuissance acquise


Traduction : Christophe

Voici la vidéo d'une expérience intéressante qui nous aide à mieux comprendre comment la résignation peut être inculquée à une population. On y voit une psychologue (Charisse Nixon) qui réussit à provoquer dans sa classe, à travers l'angoisse et la frustration, un état de résignation et d'impuissance, le tout en moins de 5 minutes.

Il ressort de ce type d'expérience que dans des conditions de frustration ou d'angoisse permanente, l'être humain tend à se résigner et à considérer comme insurmontables des difficultés même légères.

En pratique, la répétition de l'échec amène l'être humain à penser de manière pessimiste et à se croire incapable de résoudre un problème, du coup il abandonne et le résultat est un échec complet.

Si l'on pense seulement un instant au bombardement médiatique auquel nous sommes soumis en permanence, il n'est pas difficile de comprendre de quelle manière ces études sont utilisées et qui les manie à son avantage... En soumettant une personne à un sentiment d'angoisse et de frustration constant, on peut l'induire à penser qu'il n'y a rien à faire, que rien ne peut changer sa propre condition, et l'amener ainsi à un état d'apathie où il supportera n'importe quel méfait. À l'inverse, comprendre comment ces mécanismes fonctionnent permet de savoir comment réagir de manière positive à l'adversité. Certains disaient par le passé que lire pendant 15 minutes un magazine de mode fait baisser le taux d'estime pour soi d'environ 30%, mais aujourd'hui, la guerre contre l'estime de soi s'étend sur tous les fronts : radios, télés, journaux, publicités partout dans les rues, sur Internet et sur les réseaux sociaux qui te suivent où que tu ailles. Imaginez ce que provoquer de s'entendre dire tout au long de son existence que quelque chose ne va pas dans votre vie, que votre voiture est vieille, que votre garde-robe est démodé, que vos dents ne scintillent pas, que vous avez de la cellulite, etc. Autrement dit, à travers la frustration, l'estime de soi plonge sous le niveau zéro et la voie est alors ouverte pour faire accepter avec résignation et apathie n'importe quelle solution qui en général, sera proposée par ceux-là mêmes qui sont à l'origine du problème. [La suite en italien ici]