La Science de l'Esprit
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La pauvreté nuit aux capacités mentales, selon une étude américaine

Devoir se préoccuper de problèmes matériels liés à la pauvreté nuirait à l'éducation...

Les efforts requis pour faire face à des problèmes matériels de base épuisent les capacités mentales des personnes pauvres, leur laissant peu d'énergie cognitive pour se consacrer à leur formation ou leur éducation, souligne une étude publiée jeudi aux Etats-Unis.

Jusqu'à 13 points de QI en moins

Cette mobilisation des capacités cérébrales pour surmonter des situations stressantes comme le fait de savoir s'il y a assez d'argent pour nourrir sa famille ou payer le prochain loyer peut entraîner une réduction de 13 points du quotient intellectuel (QI), soit une baisse de 10% pour la moyenne de la population. Une telle diminution des capacités mentales équivaut à celle subie après une nuit sans sommeil, précisent ces chercheurs dont l'étude est publiée dans la revue américaine Science.
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Le cerveau humain commandé à distance


Les ondes cérébrales d'un chercheur ont permis de faire bouger le bras de son collègue.

En mars dernier la nouvelle avait fait grand bruit: une équipe américano-brésilienne dirigée par Miguel Nicolelis avait réussi à faire communiquer deux rats, distants de plusieurs milliers de kilomètres, uniquement par la pensée. Des chercheurs de Seattle ont reproduit l'expérience, mais avec deux êtres humains cette fois-ci!

La vidéo mise en ligne par l'université de Washington il y a quelques jours montre deux volontaires, chacun assis dans une pièce, à quelques centaines de mètres l'un de l'autre. Le premier, Rajesh Rao, porte une sorte de bonnet recouvert d'électrodes, qui permettent d'enregistrer les ondes émises par son cerveau, l'électroencéphalogramme (EEG). Le second, Andrea Stocco porte, lui, un bonnet de bain violet qui maintient en place une antenne émettrice d'ondes électro-magnétiques. Les deux sujets sont en fait collègues et co-responsables de l'étude en cours.
Heart - Black

Les effets du harcèlement scolaire se prolongent jusqu'à l'âge adulte selon une étude

C'est ce qui fait avancer Christophe Lemaitre aujourd'hui. Victime de harcèlement scolaire pendant son enfance, le sprinteur s'en est servi pour trouver la motivation de réussir.

Pour autant, la plupart des victimes de brimades en portent encore les traces bien après leur enfance, comme le suggère cette étude publiée dans le journal Psychological Science.

Devenues adultes, ces personnes qui ont été autrefois harcelées ont plus de risques d'avoir des problèmes dans leurs relations sociales que les autres. Mais aussi plus de problèmes financiers et de santé. En effet, deux scientifiques en psychologie et psychiatrie Dieter Wolke et William E. Copeland ont mené avec leur équipe une enquête abordant tous les types de répercussions que peuvent connaître les victimes de harcèlement quand elles deviennent adultes. Ils se sont aussi intéressés aux personnes responsables des persécutions et ceux qui ont été à la fois victimes et bourreaux.
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Pas de cerveau gauche ou droit qui domine

Un mythe de plus tombe. Vous avez probablement entendu quelqu'un vous dire (ou des tests sur Internet) que vous êtes plutôt guidé par votre cerveau droit ou gauche. Ainsi, d'après cette idée, certains de vous seraient plus logiques et d'autres plus littéraires, juste en raison de cette dominance d'une moitié du cerveau sur l'autre. Cette notion est entrée dans la culture populaire.

Des spécialistes américains en neurologie (université d'Utah) viennent d'établir qu'il n'existe actuellement aucune preuve qui permette d'affirmer cela ! La latéralisation des fonctions du cerveau signifie qu'il y a certains processus mentaux qui sont réalisés soit davantage par l'hémisphère gauche, soit par le droit. On a donc réalisé des scans des cerveaux de plus d'un millier de personnes de 7 à 29 ans.
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Expériences de mort imminente : un regain d'activité cérébrale


Photo d'illustration. © Superstock / Sipa
Une étude indiquerait que les lumières blanches observées par certaines victimes d'arrêts cardiaques seraient dues à un regain d'activité cérébrale.

Environ 20 % des personnes survivant à un arrêt cardiaque ont fait part d'une expérience dite de mort imminente durant leur "décès clinique". Ces sensations et visions, comme celle d'une lumière intense, sont pour beaucoup la preuve de l'existence de "l'au-delà" et relèvent du paranormal. Mais elles pourraient en fait avoir trouvé une explication plus terre à terre. Selon des chercheurs du Michigan, elles correspondent à un regain d'activité cérébrale quand la circulation sanguine cesse dans le cerveau.

Cette recherche effectuée sur des rats "est la première à analyser les effets neurophysiologiques d'un cerveau mourant", précise Jimo Borjigin, professeur de neurologie à l'Université du Michigan, principal auteur de ces travaux parus dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences du 12 au 16 août. "Nous sommes partis de l'idée que si cette expérience résulte d'une activité cérébrale, elle devrait pouvoir être détectée chez les hommes comme chez les animaux, même après l'arrêt de la circulation du sang dans le cerveau", explique la neurologue. Les chercheurs ont ainsi analysé l'électro-encéphalogramme (qui enregistre les activités électriques du cerveau) de neuf rats anesthésiés, chez qui ils ont induit un arrêt cardiaque.
Cult

Les religieux sont moins intelligents que les non-croyants, affirme une étude


Le pape Jean Paul II, le grand rabbin d'Israël David Lau et le Cheikh Tayssir Tamimi, imam palestinien, en mars 2000 en Israël. (GABRIEL BOUYS / AFP)
Les personnes religieuses seraient en moyenne moins "intelligentes" que les non-croyants, selon une synthèse d'études sur le sujet réalisée par des chercheurs de l'université de Rochester, dans l'Etat de New York, rapporte The Independent.

L'équipe dirigée par le Pr Miron Zuckerman a entrepris de se plonger dans les conclusions de soixante-trois études menées depuis 1921 aux Etats-Unis. Il ressort de ce travail de synthèse que cinquante-trois d'entre elles arrivent au même résultat : une "relation négative" entre religiosité et intelligence. The Independant relaye cependant certaines critiques adressées à cette étude, comme le fait que la définition retenue de l'intelligence soit purement analytique et positiviste et en néglige certains aspects comme la créativité et l'intelligence émotionnelle.
People 2

Cinquante nuances de Grey : 50 nuances d'abus, soulignent des chercheuses

Le roman best-seller Cinquante nuances de Grey perpétue le problème de la violence envers les femmes, estiment des psychologues dans une analyse publiée dans le Journal of Women's Health.

La saga, en trois volumes, s'est écoulée en un temps record à 70 millions d'exemplaires et a valu à l'auteure britannique, Erika Leonard James, alias E. L. James, de décrocher le titre d'auteure la mieux payée au monde en 2012, rapportent les médias cette semaine.

Amy Bonomi de l'Université d'État du Michigan et ses collègues (1) ont analysé le roman à la lumière des définitions données par les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) de la violence conjugale et des réactions qui surviennent chez les femmes qui en sont victimes.
Family

La « placenta-programmation » : le comportement émotionnel programmé in utero

Un déséquilibre hormonal dans le placenta pourrait favoriser une vulnérabilité à l'anxiété et aux troubles de la santé mentale, suggère cette étude de l'Université de Cardiff. Dans cette hypothèse, le comportement émotionnel des adultes pourrait se façonner dès l'utérus sous l'influence de la fonction placentaire. C'est ce que les chercheurs décrivent, dans Nature Communications, comme le « placental-programming » ou programmation placentaire du comportement adulte.

Le risque de devenir anxieux et vulnérable aux troubles de la santé mentale une fois adulte est donc ici associé à la privation, in utero et via le placenta, de certaines hormones. La recherche, ici sur la souris associe en effets des changements de comportement à des altérations de la fonction placentaire.

Un facteur en particulier joue un rôle clé. Il s'agit du facteur de croissance Insulin-like (IGF) dont le rôle majeur dans le développement du fœtus et du placenta chez les mammifères a déjà été démontré. Le professeur Lawrence Wilkinson, neuroscientifique du comportement à l'Université de Cardiff, auteur principal, rappelle la complexité du processus de croissance d'un bébé et des mécanismes de contrôle qui font en sorte que les nutriments nécessaires à la croissance puissent être apportés par la mère. Son équipe est donc partie à la recherche de ce qui pourrait perturber cet équilibre et influencer les comportements émotionnels longtemps après sa naissance.
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Des expériences extracorporelles sont étudiées à l'EPFL

Lors d'expériences extracorporelles ("out of body experience"/OBE), la température de la peau baisse. C'est ce qu'ont constaté des chercheurs de l'EPFL qui ont perturbé les perceptions de 22 personnes en les confrontant à un avatar d'elles-mêmes en 3D.

L'équipe d'Olaf Blanke, de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), travaille depuis des années sur les OBE à l'aide de différents dispositifs perturbant la perception du corps. Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé un robot caressant les 22 personnes testées dans le dos ou sur les jambes.

Pendant ce temps, les cobayes étaient confrontés à une représentation d'eux-mêmes en 3D vus de dos. Sur cet avatar, des points rouges apparaissaient aux endroits caressés ou à d'autres endroits.

Les scientifiques vérifiaient où les personnes se situaient elles-mêmes, là où elles se trouvaient ou plus près de l'avatar. Une illusion a été constatée chez 70% d'entre elles.

En outre, les chercheurs ont mesuré pour la première fois une baisse de la température de la peau à divers endroits, située entre 0,006 et 0,014 degré, comme ils l'écrivent dans la revue Frontiers in Behavorial Neuroscience.

Ces travaux, auxquels a également participé l'EPFZ, se déroulent dans le cadre du Pôle de recherche national "SYNAPSY - Mécanismes synaptiques de maladies mentales", soutenu par le Fonds national suisse. Ils visent à mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans la perception du corps.

On estime que 5% de la population environ a fait une OBE. De telles expériences peuvent découler de lésions cérébrales, de troubles psychiques, de prises d'hallucinogènes ou encore de rêves éveillés, voire d'expériences de mort imminente.
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Le cerveau a son GPS intégré

Une récente étude menée par des chercheurs de l'université du Michigan démontre que la théorie selon laquelle l'individualisme est la clé de l'évolution est erronée. Il semblerait que pour survivre, nous soyons condamnés à coopérer...

Ces chercheurs de l'Université de Drexel viennent de découvrir des neurones humains dédiés à la navigation en environnement ouvert. Ces cellules du cerveau, « d'un nouveau type » nous aident à conserver les coordonnées de notre emplacement par rapport à un environnement qui nous est peu familier. Leurs travaux, publiés dans la revue Nature Neuroscience, viennent confirmer une précédente découverte, faite il y a deux années, chez le rat.

A partir d'enregistrements de l'activité du cerveau humain, ces chercheurs de l'Université Drexel, de l'Université de Pennsylvanie, de l'UCLA et de l'Université Thomas Jefferson confirment en fait une précédente recherche de l'Université de Calfornie (San Diego) publiée en 2011 dans la revue Science, mais menée sur des rats, qui faisait déjà état de ces neurones un peu particuliers, appelés "grid cells" ou cellules-grilles. Des neurones qui tirent leur nom de la grille triangulaire dans laquelle la cellule s'active pendant la navigation, représentant ainsi plusieurs emplacements dans l'espace. Ce processus permet au cerveau de conserver une trace et de fournir une aide à la navigation, comparable à un GPS intégré.
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