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L’Onde, Tome 6 – Affronter l’inconnu, de Laura KNIGHT-JADCZYK

L'histoire secrète du monde, tome 2 - Les comètes et les cornes de Moïse, de Laura KNIGHT-JADCZYK

La Science de l'Esprit
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Expériences de mort imminente : un regain d'activité cérébrale


Photo d'illustration. © Superstock / Sipa
Une étude indiquerait que les lumières blanches observées par certaines victimes d'arrêts cardiaques seraient dues à un regain d'activité cérébrale.

Environ 20 % des personnes survivant à un arrêt cardiaque ont fait part d'une expérience dite de mort imminente durant leur "décès clinique". Ces sensations et visions, comme celle d'une lumière intense, sont pour beaucoup la preuve de l'existence de "l'au-delà" et relèvent du paranormal. Mais elles pourraient en fait avoir trouvé une explication plus terre à terre. Selon des chercheurs du Michigan, elles correspondent à un regain d'activité cérébrale quand la circulation sanguine cesse dans le cerveau.

Cette recherche effectuée sur des rats "est la première à analyser les effets neurophysiologiques d'un cerveau mourant", précise Jimo Borjigin, professeur de neurologie à l'Université du Michigan, principal auteur de ces travaux parus dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences du 12 au 16 août. "Nous sommes partis de l'idée que si cette expérience résulte d'une activité cérébrale, elle devrait pouvoir être détectée chez les hommes comme chez les animaux, même après l'arrêt de la circulation du sang dans le cerveau", explique la neurologue. Les chercheurs ont ainsi analysé l'électro-encéphalogramme (qui enregistre les activités électriques du cerveau) de neuf rats anesthésiés, chez qui ils ont induit un arrêt cardiaque.
Cult

Les religieux sont moins intelligents que les non-croyants, affirme une étude


Le pape Jean Paul II, le grand rabbin d'Israël David Lau et le Cheikh Tayssir Tamimi, imam palestinien, en mars 2000 en Israël. (GABRIEL BOUYS / AFP)
Les personnes religieuses seraient en moyenne moins "intelligentes" que les non-croyants, selon une synthèse d'études sur le sujet réalisée par des chercheurs de l'université de Rochester, dans l'Etat de New York, rapporte The Independent.

L'équipe dirigée par le Pr Miron Zuckerman a entrepris de se plonger dans les conclusions de soixante-trois études menées depuis 1921 aux Etats-Unis. Il ressort de ce travail de synthèse que cinquante-trois d'entre elles arrivent au même résultat : une "relation négative" entre religiosité et intelligence. The Independant relaye cependant certaines critiques adressées à cette étude, comme le fait que la définition retenue de l'intelligence soit purement analytique et positiviste et en néglige certains aspects comme la créativité et l'intelligence émotionnelle.
People 2

Cinquante nuances de Grey : 50 nuances d'abus, soulignent des chercheuses

Le roman best-seller Cinquante nuances de Grey perpétue le problème de la violence envers les femmes, estiment des psychologues dans une analyse publiée dans le Journal of Women's Health.

La saga, en trois volumes, s'est écoulée en un temps record à 70 millions d'exemplaires et a valu à l'auteure britannique, Erika Leonard James, alias E. L. James, de décrocher le titre d'auteure la mieux payée au monde en 2012, rapportent les médias cette semaine.

Amy Bonomi de l'Université d'État du Michigan et ses collègues (1) ont analysé le roman à la lumière des définitions données par les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) de la violence conjugale et des réactions qui surviennent chez les femmes qui en sont victimes.
Family

La « placenta-programmation » : le comportement émotionnel programmé in utero

Un déséquilibre hormonal dans le placenta pourrait favoriser une vulnérabilité à l'anxiété et aux troubles de la santé mentale, suggère cette étude de l'Université de Cardiff. Dans cette hypothèse, le comportement émotionnel des adultes pourrait se façonner dès l'utérus sous l'influence de la fonction placentaire. C'est ce que les chercheurs décrivent, dans Nature Communications, comme le « placental-programming » ou programmation placentaire du comportement adulte.

Le risque de devenir anxieux et vulnérable aux troubles de la santé mentale une fois adulte est donc ici associé à la privation, in utero et via le placenta, de certaines hormones. La recherche, ici sur la souris associe en effets des changements de comportement à des altérations de la fonction placentaire.

Un facteur en particulier joue un rôle clé. Il s'agit du facteur de croissance Insulin-like (IGF) dont le rôle majeur dans le développement du fœtus et du placenta chez les mammifères a déjà été démontré. Le professeur Lawrence Wilkinson, neuroscientifique du comportement à l'Université de Cardiff, auteur principal, rappelle la complexité du processus de croissance d'un bébé et des mécanismes de contrôle qui font en sorte que les nutriments nécessaires à la croissance puissent être apportés par la mère. Son équipe est donc partie à la recherche de ce qui pourrait perturber cet équilibre et influencer les comportements émotionnels longtemps après sa naissance.
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Des expériences extracorporelles sont étudiées à l'EPFL

Lors d'expériences extracorporelles ("out of body experience"/OBE), la température de la peau baisse. C'est ce qu'ont constaté des chercheurs de l'EPFL qui ont perturbé les perceptions de 22 personnes en les confrontant à un avatar d'elles-mêmes en 3D.

L'équipe d'Olaf Blanke, de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), travaille depuis des années sur les OBE à l'aide de différents dispositifs perturbant la perception du corps. Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé un robot caressant les 22 personnes testées dans le dos ou sur les jambes.

Pendant ce temps, les cobayes étaient confrontés à une représentation d'eux-mêmes en 3D vus de dos. Sur cet avatar, des points rouges apparaissaient aux endroits caressés ou à d'autres endroits.

Les scientifiques vérifiaient où les personnes se situaient elles-mêmes, là où elles se trouvaient ou plus près de l'avatar. Une illusion a été constatée chez 70% d'entre elles.

En outre, les chercheurs ont mesuré pour la première fois une baisse de la température de la peau à divers endroits, située entre 0,006 et 0,014 degré, comme ils l'écrivent dans la revue Frontiers in Behavorial Neuroscience.

Ces travaux, auxquels a également participé l'EPFZ, se déroulent dans le cadre du Pôle de recherche national "SYNAPSY - Mécanismes synaptiques de maladies mentales", soutenu par le Fonds national suisse. Ils visent à mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans la perception du corps.

On estime que 5% de la population environ a fait une OBE. De telles expériences peuvent découler de lésions cérébrales, de troubles psychiques, de prises d'hallucinogènes ou encore de rêves éveillés, voire d'expériences de mort imminente.
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Le cerveau a son GPS intégré

Une récente étude menée par des chercheurs de l'université du Michigan démontre que la théorie selon laquelle l'individualisme est la clé de l'évolution est erronée. Il semblerait que pour survivre, nous soyons condamnés à coopérer...

Ces chercheurs de l'Université de Drexel viennent de découvrir des neurones humains dédiés à la navigation en environnement ouvert. Ces cellules du cerveau, « d'un nouveau type » nous aident à conserver les coordonnées de notre emplacement par rapport à un environnement qui nous est peu familier. Leurs travaux, publiés dans la revue Nature Neuroscience, viennent confirmer une précédente découverte, faite il y a deux années, chez le rat.

A partir d'enregistrements de l'activité du cerveau humain, ces chercheurs de l'Université Drexel, de l'Université de Pennsylvanie, de l'UCLA et de l'Université Thomas Jefferson confirment en fait une précédente recherche de l'Université de Calfornie (San Diego) publiée en 2011 dans la revue Science, mais menée sur des rats, qui faisait déjà état de ces neurones un peu particuliers, appelés "grid cells" ou cellules-grilles. Des neurones qui tirent leur nom de la grille triangulaire dans laquelle la cellule s'active pendant la navigation, représentant ainsi plusieurs emplacements dans l'espace. Ce processus permet au cerveau de conserver une trace et de fournir une aide à la navigation, comparable à un GPS intégré.
Evil Rays

Natasha Demkina, la fille aux yeux à rayon X

Une fille russe aux yeux à rayon X étonne les scientifiques japonais avec son étonnant don ! Des scientifiques anglais et japonais ont reconnu que la fille possédait une capacité stupéfiante de voir au travers des gens.

Natasha Demkina, 17 ans, originaire de la ville de Saransk en Russie, s'est fait connaître pour sa capacité stupéfiante de voir au travers des gens et de diagnostiquer les maladies.

Des scientifiques se sont intéressés à elle, et l'ont invité à Londres pour se prêter à des expériences scientifiques. Les chercheurs britanniques ont reconnu à l'unanimité le don remarquable de Natasha, bien que les scientifiques américain ont hésité à en venir à une telle conclusion. Ils n'ont pas apprécié le fait que la fille ait diagnostiqué avec succès seulement 4 patients sur 7.

Natasha Demkina a récemment passé une épreuve similaire à Tokyo, où les scientifiques japonais ont confirmé le don de la jeune fille.

« Cela me prend trop de temps d'expliquer et de détaille tout ce que je vois. Parfois je peux voir les maladies à un stade précoce, quand ni les patients ni leurs docteurs n'ont la moindre idée de leur présence. C'est pourquoi nous avons eu des problèmes avec les scientifiques américains," a dit Natasha.
Solar Flares

La canicule augmente la violence

Les changements climatiques sont fortement liés à la violence dans le monde, selon une étude publiée dans la revue Science.

Solomon Hsiang et ses collègues des universités de Californie à Berkeley et Princeton ont analysé les données de 60 études portant sur les liens entre les écarts de température (chaleur ou la sécheresse/pluie) et différentes formes de violence dans trois grandes catégories de conflits:
  • la violence personnelle (meurtres, assauts, viols, violence domestique);
  • la violence intergroupe et l'instabilité politique (guerre civile, violence ethnique, invasions territoriales...);
  • et les chutes institutionnelles (changements dans les institutions gouvernantes ou chutes de civilisations entières).
"Les résultats sont frappants", disent les chercheurs. Ces trois types de conflits présentent "une réponse systémique et importante aux changements climatiques", l'effet sur les conflits intergroupes étant le plus prononcé. C'est à la température que les conflits répondent de façon plus consistante, 27 études sur 27 montrant une relation entre les températures élevées et une plus grande violence.
Bulb

Les émotions au cœur de la plasticité cérébrale !

Brain
© Inconnu

L'article s'inspire du livre Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner de Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés. Le présent article traite de l'entrevue réalisée par M. Van Eersel avec Christophe André, psychiatre à l'Hôpital Sainte-Anne à Paris.

L'approche neuro-cognitiviste et comportementale

Christophe André est l'un des promoteurs francophones de la psychologie neurocognitiviste, comportementale et humaniste. Au début de sa carrière, l'objectif de ses maîtres en psychologie était de se dégager de l'emprise de la neurologie. En plein boum lacanien, C. André se lançait donc dans une psychiatrie très désincarnée, dominée par la psychanalyse, le verbe, la parole. On s'intéressait au mental, au psychisme, au rapport conscient/inconscient, mais le corps était négligé, ainsi que le cerveau.

L'approche neurocognitiviste et comportementale est devenue la culture médicale de Christophe André. Il privilégie cette approche qui fait le lien entre les TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales) et les neurosciences, reconnaissant la primauté du « contenant » (structure cérébrale mobilisée), sur le « contenu » (la situation, les faits). Cette approche permet d'identifier le mécanisme cérébral d'une personne à l'origine d'un dysfonctionnement auquel on appliquera des exercices adéquats de manière systématique et personnalisée. Indépendamment du contexte.
Book 2

TV lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision, de Michel Desmurget

TV lobotomie_CoverBook
© Inconnu
Jusqu'à il y a quelques semaines, j'étais comme vous : une mère de famille qui écoutait d'une oreille distraite les contempteurs de la télévision. Un peu excessives, non, ces injonctions d'éradiquer la petite lucarne ? Un bon épisode de La petite maison dans la prairie n'a jamais tué personne, et peut se révéler une baby-sitter pratique lorsqu'on a un coup de fil à passer. C'était avant d'avoir lu TV lobotomie, le livre de Michel Desmurget, docteur en neuropsychologie et directeur de recherche à l'INSERM en neurosciences cognitives, au sous-titre explicite La vérité scientifique sur les effets de la télévision.

Opinion molle, pensée Loukoum

L'auteur fustige, bien sûr, la vacuité des programmes, générant chez les jeunes « une opinion molle, une pensée loukoum ». Et de citer Natacha Polony : « La Star Academy devient l'horizon des enfants de la bourgeoisie, autant que des enfants du peuple. Les filles de ministre défilent comme mannequins. La fracture sociale se résout dans le rêve commun à toute une société de danser sur un plateau de télévision. Ce soir il y a bal sur le pont du Titanic. » Mais avec une véhémence étayée par des études scientifiques, il nous démontre aussi les méfaits intrinsèques de l'exposition passive de nos enfants au petit écran.

Ainsi, deux heures d'exposition journalière entre l'âge de 1 an et 4 ans aboutiraient à multiplier par trois le risque de retard de langage. Chaque heure consommée quotidiennement durant le primaire induirait 43% de chances supplémentaires de quitter l'école sans diplôme et 25% de probabilité additionnelle de ne jamais s'asseoir sur les bancs de la fac.

Télé, baby-sitter ou télé-valyum ?

Quant à cette télé baby-sitter évoquée plus haut, il la nomme quant à lui « télé-Valium » et prétend qu'elle produit sur l'enfant les mêmes effets qu'une drogue qu'on lui aurait administrée pour le rendre inactif quand, précisément, ces explorations, manipulations et incessantes expériences de causes et d'effets qui épuisent les parents sont nécessaires au développement de l'enfant.

Et les programmes éducatifs, alors ? L'auteur les écarte du revers de la main, citant les résultats d'une étude américaine de 2003 : lorsque des enfants de 9 mois sont placés face à des mandarins de souche, ils développent une aptitude à distinguer les sons de cette langue ; lorsqu'ils sont placés devant une vidéo de ce même mandarin, ils ne développent... rien du tout.

Selon Michel Desmurget, « L'exposition télévisuelle ne rend pas les enfants visiblement crétins ou retardés. Elle ne les abêtit pas ouvertement. Elle écrête juste le champ de leurs expériences et, de facto, l'univers de leurs possibilités. Auraient-ils eu 150 de QI, ils se contenteront peut-être de 110. Auraient-ils eu l'audace littéraire d'un Thomas Mann, ils se satisferont éventuellement d'une plume tout juste honnête. »

Bref, chers amis nés comme moi dans les années soixante-dix, tout porte à penser que nous devons à notre quart d'heure quotidien devant L'Ile aux enfants de ne pas être aujourd'hui Prix Nobel.
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