La Science de l'Esprit
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Des ondes cérébrales inconnues détectées dans le cerveau


Même en état de coma très profond, une activité cérébrale minimale peut subsister. Cette activité provient de l'hippocampe (en rouge ci-dessus), qui produit des ondes cérébrales appelées "complexes Nu". Crédits : Life Science Databases(LSDB)
Des ondes cérébrales inconnues jusqu'à aujourd'hui ont été détectées dans le cerveau d'un patient plongé dans un coma très profond. Une découverte qui montre que, même en coma très profond, une activité cérébrale minimale peut subsister dans le cerveau.

Même en état de coma très profond, le cerveau continue néanmoins d'être actif. Telle est l'étonnante découverte qui a été effectuée par des neurologues canadiens, en étudiant le cas d'un patient roumain plongé dans un coma médicamenteux très profond.

En effet, alors que ce patient présentait un tracé d'électroencéphalogramme parfaitement plat (l'électroencéphalogramme est un dispositif qui mesure l'activité électrique du cerveau, via la pose d'électrodes sur le cuir chevelu), soit le signe d'un coma très profond pour lequel les médecins concluent habituellement à l'absence totale d'activité cérébrale, Florin Amzica et ses collègues de L'Université de Médecine de l'Université Laval (Québec, Canada) ont découvert contre toute attente l'existence d'étranges ondes cérébrales...

Ces ondes, qui n'avaient jamais été découvertes jusqu'ici ont été baptisées « complexes Nu » par les neurologues canadiens. Leur détection montre ni plus ni moins que, malgré un tracé d'électroencéphalogramme plat, le cerveau peut néanmoins continuer d'être le siège d'une forme d'activité.
Bizarro Earth

Plus une société est coercitive, plus le risque de maladie mentale est élevé

Traduit par NOT

La cause profonde des mariages tristes, des familles malheureuses et des problèmes émotionnels et comportementaux, est la même.


Tout au long de l'histoire, des sociétés n'avaient pas toutes les contraintes des nôtres. Bien que ces sociétés aient eu beaucoup moins de « biens de consommation » et moins de ce que la modernité nomme « l'efficacité, » elles avaient aussi beaucoup moins de maladies mentales. Bien sûr, cette réalité est passée sous silence par les champions peu critiques de la modernité et de la psychiatrie classique. La coercition - l'usage de la force physique, légale, chimique, psychologique, financière, ou autre, dans le but de conformer - est propre au travail, à la scolarité et à l'éducation des enfants dans notre société. Cependant, la coercition engendre la peur et le ressentiment, qui engendrent des mariages tristes, des familles malheureuses, et ce que nous appelons la maladie mentale.

Sociétés peu coercitives : peu de maladies mentales

Après avoir assisté aux horreurs de la Première Guerre mondiale et avoir écrit Les Révoltés de la Bounty (1932), Charles Nordhoff et James Norman Hall reçurent une commission de Harper's magazine pour écrire des récits de voyage documentaires sur la vie dans le Pacifique Sud. Leurs témoignages sur les îles de Paumoto, les îles de la Société et les îles Cook ont été publiés sous la forme d'un feuilleton dans Harper's puis ont été rassemblés dans le livre Faery, terres des mers du Sud (1921). Nordhoff et Hall ont été frappés par le faible degré de coercition dans ces cultures insulaires par rapport à leur propre société, et ils ont été enchantés par ce que devenaient les enfants dans de telles conditions non-coercitives :
« Il est fascinant de regarder ces jeunes, élevés sans vêtements et sans contraintes... Une fois qu'ils sont sevrés du sein de leurs mères - ce qui n'est souvent pas le cas avant l'âge de deux ans et demi ou trois ans - les enfants des îles apprennent librement à se débrouiller eux-même; il y de quoi manger à la maison, un endroit où dormir, et de quoi se vêtir s'il fait froid - et la responsabilité parentale s'arrête là. L'enfant mange quand il veut, dort quand il veut, où il veut, et s'amuse uniquement par ses propres ressources. En grandissant, on attend de lui quelques petites tâches - cueillir des fruits, aider à la pêche, nettoyer le sol autour de la maison - mais l'injonction de travailler est donnée fortuitement, et suivie fortuitement. La punition n'existe presque pas... [Mais] ces jeunes de couleur grandissent avec étonnamment peu de friction - ils ont un tempérament doux, enjoué, ils ne s'ennuient jamais, et sont rarement querelleurs. »
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Le sadisme dans le quotidien est relativement fréquent

La plupart du temps, nous essayons d'éviter d'infliger une douleur aux autres et quand nous blessons quelqu'un, nous éprouvons habituellement une culpabilité, des remords ou d'autres sentiments de détresse. Mais pour certains, la cruauté peut être agréable et même excitante. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Psychological Science, suggère que ce genre de sadisme est plus fréquent qu'on pourrait le penser.

Deux études menées par le psychologue Erin Buckels de l'Université de la Colombie-Britannique montrent que les personnes qui obtiennent un score élevé sur une mesure de sadisme semblent tirer plaisir de comportements qui blessent les autres.

"Il peut sembler difficile de concilier le sadisme avec le concept de fonctionnement psychologique "normal", mais nos résultats montrent que les tendances sadiques chez des personnes par ailleurs bien adaptées doivent être reconnues", dit Buckels. "Ces gens ne sont pas nécessairement des tueurs en série ou des déviants sexuels, mais ils retirent un bénéfice émotionnel en causant ou simplement en observant la souffrance des autres."
Eye 2

Les Maîtres de l'Illusion

Traduit par NoT


Commentaire : Pour plus d'informations sur le « Virus Wetiko », vous voudrez peut-être lire l'article précédent du même auteur : « La plus grande maladie épidémique de l'humanité« (non traduit).



Le livre de Paul Levy, voir son site.
Quelques jours avant mon interview sur l'émission de radio sur internet Why Shamanism Now ? , j'ai reçu un email d'un anthropologue bien connu, auteur et praticien chamanique, Hank Wesselman. Il m'a indiqué que ce que j'appelais « wetiko » se retrouvait aussi dans la tradition hawaïenne kahuna, qui appelait ces parasites de l'esprit les « 'e'epa« .

Il m'a dit qu'il évoquait ces entités de type archontes dans son dernier livre, The Bowl of Light : Ancestral Wisdom from a Hawaiian Shaman, que je me suis empressé d'acheter. Quand j'ai découvert la section sur les 'e'epa, les yeux m'en sont presque tombés de la tête, car la description des 'e'epa par un chaman kahuna hawaïen réputé correspondait presque mot pour mot à ce que j'avais écrit dans mon dernier livre Dispelling Wetiko : Breaking the Curse of Evil.

En approfondissant mes recherches, je réalisé de plus en plus que toutes les traditions de sagesse de l'histoire de notre planète ont leurs propres termes et systèmes de symboles pour décrire ce que les Amérindiens appelaient wetiko. Ayant juste terminé un article sur la manière unique dont la Kabbale décrit le mal du wetiko, j'ai récemment commencé à faire des recherches pour écrire un nouvel article sur une pratique particulièrement puissante de la tradition islamique, spécialement conçue pour dissoudre les effets pernicieux du wetiko.
Books

Apprendre une nouvelle langue modifie le cerveau

Plus un enfant apprend une deuxième langue tardivement et plus cela aura une incidence sur la structure de son cerveau à l'âge adulte, selon une récente étude menée par des chercheurs de l'Université McGill à Montréal.

Si l'on apprend deux langues simultanément à la naissance, cela n'a pas d'incidence sur la structure du cerveau. Mais si cet apprentissage se fait plus tard dans l'enfance, après avoir appris à maîtriser la langue maternelle, la structure du cerveau en sera modifiée, en particulier le cortex frontal inférieur.

Chez les sujets étudiés dans le cadre de la recherche, le cortex frontal inférieur gauche est devenu plus épais et le cortex frontal inférieur droit, plus mince. Le cortex est une masse multicouche de neurones dont le rôle est majeur dans des fonctions comme la pensée, le langage, la conscience et la mémoire.
Stock Down

La pauvreté nuit aux capacités mentales, selon une étude américaine

Devoir se préoccuper de problèmes matériels liés à la pauvreté nuirait à l'éducation...

Les efforts requis pour faire face à des problèmes matériels de base épuisent les capacités mentales des personnes pauvres, leur laissant peu d'énergie cognitive pour se consacrer à leur formation ou leur éducation, souligne une étude publiée jeudi aux Etats-Unis.

Jusqu'à 13 points de QI en moins

Cette mobilisation des capacités cérébrales pour surmonter des situations stressantes comme le fait de savoir s'il y a assez d'argent pour nourrir sa famille ou payer le prochain loyer peut entraîner une réduction de 13 points du quotient intellectuel (QI), soit une baisse de 10% pour la moyenne de la population. Une telle diminution des capacités mentales équivaut à celle subie après une nuit sans sommeil, précisent ces chercheurs dont l'étude est publiée dans la revue américaine Science.
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Le cerveau humain commandé à distance


Les ondes cérébrales d'un chercheur ont permis de faire bouger le bras de son collègue.

En mars dernier la nouvelle avait fait grand bruit: une équipe américano-brésilienne dirigée par Miguel Nicolelis avait réussi à faire communiquer deux rats, distants de plusieurs milliers de kilomètres, uniquement par la pensée. Des chercheurs de Seattle ont reproduit l'expérience, mais avec deux êtres humains cette fois-ci!

La vidéo mise en ligne par l'université de Washington il y a quelques jours montre deux volontaires, chacun assis dans une pièce, à quelques centaines de mètres l'un de l'autre. Le premier, Rajesh Rao, porte une sorte de bonnet recouvert d'électrodes, qui permettent d'enregistrer les ondes émises par son cerveau, l'électroencéphalogramme (EEG). Le second, Andrea Stocco porte, lui, un bonnet de bain violet qui maintient en place une antenne émettrice d'ondes électro-magnétiques. Les deux sujets sont en fait collègues et co-responsables de l'étude en cours.
Heart - Black

Les effets du harcèlement scolaire se prolongent jusqu'à l'âge adulte selon une étude

C'est ce qui fait avancer Christophe Lemaitre aujourd'hui. Victime de harcèlement scolaire pendant son enfance, le sprinteur s'en est servi pour trouver la motivation de réussir.

Pour autant, la plupart des victimes de brimades en portent encore les traces bien après leur enfance, comme le suggère cette étude publiée dans le journal Psychological Science.

Devenues adultes, ces personnes qui ont été autrefois harcelées ont plus de risques d'avoir des problèmes dans leurs relations sociales que les autres. Mais aussi plus de problèmes financiers et de santé. En effet, deux scientifiques en psychologie et psychiatrie Dieter Wolke et William E. Copeland ont mené avec leur équipe une enquête abordant tous les types de répercussions que peuvent connaître les victimes de harcèlement quand elles deviennent adultes. Ils se sont aussi intéressés aux personnes responsables des persécutions et ceux qui ont été à la fois victimes et bourreaux.
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Pas de cerveau gauche ou droit qui domine

Un mythe de plus tombe. Vous avez probablement entendu quelqu'un vous dire (ou des tests sur Internet) que vous êtes plutôt guidé par votre cerveau droit ou gauche. Ainsi, d'après cette idée, certains de vous seraient plus logiques et d'autres plus littéraires, juste en raison de cette dominance d'une moitié du cerveau sur l'autre. Cette notion est entrée dans la culture populaire.

Des spécialistes américains en neurologie (université d'Utah) viennent d'établir qu'il n'existe actuellement aucune preuve qui permette d'affirmer cela ! La latéralisation des fonctions du cerveau signifie qu'il y a certains processus mentaux qui sont réalisés soit davantage par l'hémisphère gauche, soit par le droit. On a donc réalisé des scans des cerveaux de plus d'un millier de personnes de 7 à 29 ans.
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Expériences de mort imminente : un regain d'activité cérébrale


Photo d'illustration. © Superstock / Sipa
Une étude indiquerait que les lumières blanches observées par certaines victimes d'arrêts cardiaques seraient dues à un regain d'activité cérébrale.

Environ 20 % des personnes survivant à un arrêt cardiaque ont fait part d'une expérience dite de mort imminente durant leur "décès clinique". Ces sensations et visions, comme celle d'une lumière intense, sont pour beaucoup la preuve de l'existence de "l'au-delà" et relèvent du paranormal. Mais elles pourraient en fait avoir trouvé une explication plus terre à terre. Selon des chercheurs du Michigan, elles correspondent à un regain d'activité cérébrale quand la circulation sanguine cesse dans le cerveau.

Cette recherche effectuée sur des rats "est la première à analyser les effets neurophysiologiques d'un cerveau mourant", précise Jimo Borjigin, professeur de neurologie à l'Université du Michigan, principal auteur de ces travaux parus dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences du 12 au 16 août. "Nous sommes partis de l'idée que si cette expérience résulte d'une activité cérébrale, elle devrait pouvoir être détectée chez les hommes comme chez les animaux, même après l'arrêt de la circulation du sang dans le cerveau", explique la neurologue. Les chercheurs ont ainsi analysé l'électro-encéphalogramme (qui enregistre les activités électriques du cerveau) de neuf rats anesthésiés, chez qui ils ont induit un arrêt cardiaque.
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