La Science de l'Esprit
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Bonne nouvelle : la bonté est contagieuse

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Alors que les études sur la moralité ont été jusqu'à maintenant principalement confinées en laboratoire où les participants prenaient des décisions dans des situations hypothétiques, une étude, publiée dans la revue Science, a questionné régulièrement les participants dans leur quotidien au moyen d'une application pour téléphone intelligent, leur demandant ce qui leur était arrivé, ou ce qu'ils avaient fait, appris ou entendu, de bien ou de mal.

Le psychologue social Wilhelm Hofmann de l'Université de Cologne (Allemagne) et ses collègues (1) ont recruté 1,252 Canadiens et Américains qui ont accepté de répondre à des messages textes 5 fois par jour pendant 3 jours.

Un tiers des événements rapportés avaient une incidence morale. Les participants ont signalé un événement moral par jour en moyenne, environ autant de bons que de mauvais.

Commentaire: Alors oui, la bonne nouvelle, c'est que la bonté est contagieuse. A contrario, cela signifie également que les comportements pathologiques s'attrapent comme une maladie... Et dans la balance, en observant ce qui se passe, au hasard... sur l'ensemble de la planète?, et bien, on sait de quel côté ça penche...

A lire :

- Une théorie structurelle du narcissisme et de la psychopathie
- Effrayant ! La guerre limbique et l'« Interrupteur de paranoïa » de Martha Stout

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Le cyranoid, manipulation et tromperie humaine

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Imaginez que quelqu'un d'autre contrôle vos actions. Vous sembleriez encore vous même, avec la même voix, mais vous ne seriez pas celui qui prend les décisions de ce que vous allez faire ou dire. Pourrait-on remarquer la différence ?

Dans ce scénario cauchemardesque, vous seriez un "cyranoid", selon la terminologie introduite par le psychologue Stanley Milgram quand il a suggéré que les cyranoids, ou du moins, une approximation, pourraient être un puissant outil de recherche en psychologie.

Milgram est surtout connu pour ses expériences de soumission à l'autorité (obéissance) dans lesquels il a convaincu (ou, peut-être, trompé) des dizaines de personnes ordinaires à administrer des chocs électriques à une innocente victime. En fait, les chocs étaient simulés et personne n'a été blessé, mais l'étude est rapidement devenue tristement célèbre. Une chaine française l'a d'ailleurs reproduite il y a quelques années. Le Jeu de la mort... une soumission à "l'autorité audiovisuelle".

Commentaire: Ah le terrible Milgram, qui nous montre l'étendue des possibles manipulations dont l'être humain sait se rendre coupable, responsable, victime.
Quelques liens pour rendre ceci encore plus réel et terrifiant.

- Le rat plus généreux que l'homme ?
- En situation de pouvoir, on pense avant tout à conserver son pouvoir plutôt qu'à servir l'intérêt collectif
- Une performance qui montre ce que les gens peuvent faire en des circonstances inhabituelles
- Tout le monde sait que les édulcorants artificiels ne sont pas bons pour nous, alors pourquoi continue-t-on à en ingérer ?
- La conformité mémorielle : sous la pression de leurs pairs, les gens modifient littéralement leurs souvenirs d'événements récents

La bonne nouvelle, c'est qu'un fois accepté que nous pouvons être manipulé par les autres, et par nous-même, comme les possibles machines que nous devenons alors, nous voilà bien mieux armés pour pouvoir faire face au problème, car connaissant les mécanismes de ce qui nous contraint, ne sommes-nous donc pas enfin plus capables de pouvoir y faire face?

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Une première expérimentation de télépathie réussie

Les chercheurs avaient déjà réussi à faire communiquer un homme et un ordinateur par la pensée, voire un homme et un animal. Frédéric Simottel présente, dans sa chronique Culture Geek, la première transmission en télépathie entre deux êtres humains.

En ce qui concerne la télépathie, nous n'en sommes pas encore au stade des films de science fiction, mais les recherches en transmission de pensée avancent à grand pas. Fin 2013, des chercheurs de l'Institut de recherche médicale d'Harvard avaient déjà réussi à faire communiquer par la pensée un homme et un rat. L'humain commandant une action réalisée par le rat. Indiens et Français viennent de franchir une nouvelle étape avec la première transmission de pensée entre êtres humains.
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Nous sommes de plus en plus stupides

Depuis l'adoption au XXe siècle des tests de quotient intellectuel comme moyen de mesurer l'intelligence, le QI n'a fait qu'augmenter, mais cette tendance s'inverserait désormais, rapporte mardi le quotidien flamand De Morgen.

Trois points de plus par décennie en moyenne aux Etats-Unis, jusqu'à sept points de plus par décennie après la Seconde Guerre mondiale au Japon, depuis son introduction, le QI semble avoir toujours suivi une courbe ascendante à travers le monde. Cette évolution a pour la première fois été observée par James Flynn, de l'université d'Otago, précisant que l'intelligence augmentait parce que les gens vivaient plus sainement, adoptaient une meilleure alimentation, recevaient une meilleur éducation et se trouvaient dans des conditions de vie plus stimulantes.

Les premiers signes d'une stagnation ont été décelés dans les années '70. Le QI à travers le monde reculerait depuis d'un point par décennie, selon une étude de l'université d'Hartford. La tendance est confirmée notamment par les tests de QI passés par les jeunes Danois soumis au service militaire. Ce qui était considéré comme un résultat moyen là-bas dans les années '50 ne serait plus suffisant pour entrer dans l'armée danoise aujourd'hui. Cependant, le résultat obtenu en moyenne a reculé d'1,5 point depuis 1998.
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Rires et bâillements communicatifs, signes avérés d'empathie ?

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Oui, le bâillement et le rire sont communicatifs entre les hommes. Pourtant, certains autres facteurs rentrent en ligne de compte, comme les affinités et la proximité sociale entre les individus. C'est le résultat d'une étude menée par des chercheurs italiens, et qui concluent que cet aspect contagieux est en réalité une des plus spectaculaires manifestation d'empathie.

Atlantico : D'après les chercheurs des universités de Pise, Parme et Rome, les bâillements communicatifs sont un signe d'empathie et un comportement de socialisation vis-à-vis de son interlocuteur. Quels sont les mécanismes cérébraux mis en avant dans cette étude qui expliquent ce phénomène ?

Thomas Hannagan : L'étude, publiée dans le journal accès libre PeerJ (voir ici), est entièrement basée sur l'observation comportementale, sans imagerie cérébrale. Si les auteurs restent donc discrets sur les mécanismes cérébraux qui sous-tendent leurs résultats, le système des "neurones miroirs" est évoqué. Ces neurones, distribués dans plusieurs régions du cerveau, s'activent lorsqu'un individu exécute une action ou qu'il voit cette même action exécutée par quelqu'un d'autre.

Des études neuroscientifiques publiées en 2012 et 2013 montrent effectivement que chez l'homme, les neurones miroirs sont liés au phénomène de bâillements contagieux.

Commentaire: Pour aller plus loin concernant l'importance de l'empathie et de son « opposé maladif », la psychopathie, quelques articles à lire :

- Conscience morale, empathie et psychopathie - L'intelligence émotionnelle
- Conscience morale, empathie et psychopathie - Le développement moral
- Le cerveau des psychopathes : une réduction des aires cérébrales impliquant l'empathie et le traitement des émotions
- Une expérience radicale d'empathie
- Dotées d'un degré d'empathie zéro, les compagnies sont psychopathes
- La méditation influence la mémoire et l'empathie

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Amour, croyances et illusions

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Une nouvelle étude suggère que les jeunes couplent qui basent leur relation sur l'idée de " l'âme sœur " risquent d'être déçus... Le concept même semble rendre les gens plus insatisfaits de leurs relations quand on leur demande de se rappeler des conflits au sein de leur couple, selon l'étude, dirigée par le professeur Spike W.S. Lee de l'université de Toronto. Parce que si vous vous accrochez un peu trop à l'idée que votre partenaire doit être votre autre moitié, cela signifie que vous " devrez être en parfaite harmonie, sans aucun conflit ", selon Lee.

Quand la réalité prouve le contraire, comme elle le fait presque inévitablement, ça fait d'autant plus souffrir.

Commentaire: La pression sociale, la propagande, la dictature des émotions formatent également ce que nous croyons être nos idéaux. Et ceux-ci ne correspondent plus guère à une quelconque réalité objective. Cette réalité, délaissée pour un temps, finit tôt ou tard par se manifester avec force, « en bousculant » les illusions que nous avons édifié avec tant de croyance et de ferveur. La chute n'en est que plus douloureuse.

Il ne s'agit pas ici de nier l'existence de l'Amour universel et créateur, mais bien plutôt de prendre conscience que nous en avons fait une interprétation édulcorée, voire corrompue dans le pire des cas.

On pourra prendre connaissance de l'article excellent mis en ligne par un contributeur de Sott, et concernant le sujet abordé :

- L'amour, la réalité et la période de transition

Afin de démystifier ce que nous croyons être l'incorruptibilité des sentiments amoureux, on pourra lire ce qui suit :

- L'amour décrypté
- L'ocytocine : entre amour et mensonge
- Nos sentiments gouvernés par la chimie
- Stimulez la chimie du bonheur dans votre cerveau avec le 5-HTP

Car qui sait, le début de l'amour véritable résonne t'il peut-être au son de l'empathie?

- Le secret du grand amour enfin dévoilé ?

Concernant plus directement l'empathie :

- Conscience morale, empathie et psychopathie - L'intelligence émotionnelle
- Conscience morale, empathie et psychopathie - Le développement moral
- Le cerveau des psychopathes : une réduction des aires cérébrales impliquant l'empathie et le traitement des émotions

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7 erreurs à ne pas commettre si vous ne voulez pas vous sentir pris au piège dans un nouveau boulot

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Parfois, votre travail ne ressemble pas vraiment à ce que votre recruteur vous avait promis. Et il n'y a rien de pire que de se sentir pris au piège dans une entreprise. Afin de maximiser vos chances d'épanouissement professionnel, on partage avec vous 7 erreurs à éviter lorsque vous êtes à la recherche d'un travail.

1. Accepter un emploi pour l'argent et réaliser qu'il ne fait pas votre bonheur

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L'argent est souvent un facteur déterminent lorsqu'il s'agit d'accepter un emploi plutôt qu'un autre. Cependant, il faut se rappeler l'adage « l'argent ne fait pas le bonheur ». Ainsi, quel est l'intérêt d'avoir une rémunération est élevée si, au final, vos missions ne vous conviennent pas et que vous n'êtes pas heureux professionnellement parlant ? Il advient donc de se poser les bonnes questions. A ce sujet, Bonnie Diamond, consultant en management de carrière chez Right Management, explique : « A certains stades de la vie, votre carrière passe avant tout le reste. Mais, étant la seule personne habilité à la mener à bien, vous devez vous concentrer sur vos objectifs personnels en vous posant la question de savoir comment est-ce que le job que vous avez accepté répond à toutes vos attentes ? ».
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Manipulation de l'esprit : faux-débats, réthorique et argumentations fallacieuses

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Dans un débat, l'argumentation est la chose la plus essentielle afin d'appuyer ses dires. La problématique se situe sur la sincérité des arguments énoncés et sur leurs utilités pour faire avancer le débat. Car très souvent, le débat d'idée se transforme en combat de boxe ou tous les coups sont permis afin d'avoir raison.

C'est quasiment toujours le même problème... L'ego prend le dessus, il veut avoir raison et par n'importe quel moyen, cette situation de conflit intérieur engendre toutes sortes de stratégies rhétoriques dans le débat pour amener la « vérité » dans notre camp. Voici donc une infographie indispensable qui répertorie quelques techniques d'argumentation fallacieuses.
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Les enfants ayant une éducation religieuse différencient moins bien la fiction de la réalité

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Les enfants qui ont une éducation religieuse ont plus de difficulté à différencier la fiction de la réalité, selon une étude publiée dans la revue Cognitive Science.

Dans 2 études, Kathleen H. Corriveau de l'Université de Boston et ses collègues (1) ont interrogés 66 enfants de 5 et 6 ans sur le statut de personnages de 3 types d'histoires: réalistes, religieuses et fantastiques.

Dans les histoires réalistes n'incluant que des événements ordinaires, tous les enfants jugeaient que le protagoniste était une personne réelle.

Dans les histoires religieuses qui incluaient des événements normalement impossibles provoqués par une intervention divine, les enfants ayant une éducation religieuse jugeaient que le protagoniste était une vraie personne, alors que les enfants ayant une éducation laïque jugeaient qu'il était fictif.

Dans les histoires fantastiques qui incluaient des événements normalement impossibles qu'ils soit causés par magie (étude 1) ou sans référence à la magie (étude 2), les enfants ayant une éducation laïque étaient plus susceptibles que ceux ayant une éducation religieuse de juger que le protagoniste était fictif.

Ces résultats suggèrent que l'exposition à des idées religieuses a un impact important sur la capacité des enfants à différencier la fiction de la réalité, concluent les chercheurs.
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Plutôt recevoir des chocs électriques que s'ennuyer


Pendant l’expérience de 15 minutes, certains étudiants n’ont pas résisté et ont consulté leur téléphone portable. © Intel Free Press, flickr, cc by sa 2.0
Dans une expérience menée aux États-Unis, alors qu'ils devaient passer quinze minutes à réfléchir et laisser divaguer leurs pensées, deux tiers des hommes ont préféré s'administrer au moins un choc électrique, contre un quart des femmes. Est-il si difficile de ne rien faire dans une vie (trop) emplie d'activités ?

« Un roi sans divertissement est un homme plein de misères. » Cette pensée de Blaise Pascal semble trouver aujourd'hui un fondement scientifique avec ces résultats parus dans la revue Science. Timothy Wilson, professeur de psychologie, et ses collègues de l'université de Virginie, aux États-Unis, ont mené une série d'expériences pour évaluer le plaisir que l'on pouvait trouver en restant seul perdu dans ses pensées.

Tout d'abord, ils ont demandé à des étudiants de passer 6 à 15 minutes dans une pièce du laboratoire à réfléchir tout en restant assis. Ensuite, on leur a demandé ce qu'ils avaient pensé de cette expérience : les participants ne l'ont pas vraiment appréciée. Pour savoir si c'était dû à l'environnement, les chercheurs ont reproduit l'expérience au domicile des étudiants. Mais ceux-ci prenaient encore moins de plaisir à rester assis à réfléchir. Pire, 32 % ont reconnu avoir triché, par exemple en écoutant de la musique ou en consultant leur téléphone portable !
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