La Science de l'Esprit
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Regarder des films pornographiques réduit la matière grise


Deux chercheurs allemands ont découvert l'existence d'une association entre la consommation très régulière de films pornographiques et une moindre quantité de matière grise dans une structure cérébrale appelée le striatum (en rouge ci-dessus). Crédits : Life Science Databases(LSDB) / CC-BY-SA-2.1-jp
Regarder très régulièrement des films pornographiques serait associé à une réduction de la matière grise dans une structure cérébrale appelée le striatum, suggère une étude allemande.

Consommer régulièrement une quantité importante de films pornographiques serait-il associé à une modification de la structure cérébrale ? C'est en tout cas ce que suggère une étude publiée le 28 mai 2014 dans la revue Journal of the American Medical Association, Psychiatry (JAMA Psychiatry).

Un résultat qu'il conviendra toutefois d'approfondir par des travaux ultérieurs selon les auteurs de l'étude, afin d'explorer plus finement la nature précise de cette association découverte entre la consommation très régulière de films pornographiques et les caractéristiques cérébrales observées : est-ce la consommation de pornographie qui a pour effet d'altérer le cerveau ? Ou bien la consommation régulière de pornographie attire-t-elle en priorité les personnes qui présentent déjà ces caractéristiques cérébrales ?

Selon cette étude, le fait de regarder des films pornographiques plusieurs heures par semaine serait associé à une modification de la structure cérébrale, se manifestant par une réduction de la quantité de matière grise présente dans certaines zones d'une structure cérébrale appelée le striatum (en rouge sur l'image ci-dessus).
Compass

Conscience morale, empathie et psychopathie - L'intelligence émotionnelle

« La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal. »
Emotional Intelligence
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Bien que séparé par près de 2 500 ans d'histoire, cette citation de CONFUCIUS n'aurait certainement pas déplu à Antonio DAMASIO et son équipe pour qui : « Les émotions sont inséparables de l'idée de récompense ou de punition, de plaisir ou de peine, d'approche ou de retrait, d'avantage ou de désavantage personnel. Inévitablement, les émotions sont inséparables de l'idée de bien et de mal  »[1].

Ces chercheurs se sont fixés pour tâche de percer les mystères de la conscience, de la raison et des émotions, en étudiant un très large panel de personnes atteintes de troubles neurologiques suite à divers traumatismes cérébraux.

Mais qu'est-ce que la notion de bien et de mal a à voir avec la conscience et/ou les émotions (i.e. l'intelligence émotionnelle) ?

C'est ce que nous allons découvrir dans cet article en explorant plusieurs voies.

Le postulat de fin du précédent article [Conscience morale, empathie et psychopathie - Le développement moral] identifiait le mal que notre société engendre comme étant la résultante d'une « absence à soi », hypothèse que Michel TERESTCHENKO avance dans son livre Un si fragile vernis d'humanité - Banalité du mal, banalité du bien. Une « absence à soi » dont le seul 'remède' consisterait à développer notre « présence à soi » afin « d'être le changement que nous voulons voir dans le monde »[2]. En d'autres termes, « l'absence à soi » traduit un manque de conscience de soi.

Cette « absence à soi » fait que nous interprétons nos actes de « cruauté ordinaire »[3] pour des situations anodines de la vie quotidienne. Or, ces agirs, qui se manifestent en premier lieu par une communication déviante[4], sont tout sauf quelconques si l'on considère les forces entropiques qu'ils mettent en œuvre[5].

Avant d'envisager comment développer notre « présence à soi », question à laquelle ne répond pas l'ouvrage de Michel TERESTCHENKO et qui sera traitée plus en détail lors de la troisième partie de cet opus, il faut d'abord répondre à la question de savoir pourquoi, parmi toutes les causes déjà avancées, « l'absence à soi » - le manque de conscience de soi - serait une thèse plus probable qu'une autre dans la genèse du mal.

Une réponse simple à cette question consiste à dire que « l'absence à soi » intervient dans la genèse du mal parce qu'elle manifeste un faible développement de notre sens moral qui a pour principale fonction d'inhiber nos conduites asociales ou amorales. Reste maintenant à argumenter ce point vis-à-vis de l'intelligence émotionnelle[6] compte tenu du fait « qu'il semble de plus en plus attesté que les sentiments ainsi que les appétits et les émotions qui les causes le plus souvent, jouent un rôle décisif dans le comportement social »[7].

Commentaire: Voir l'article précédent :
Conscience morale, empathie et psychopathie - Le développement moral

et les articles de fond sur la psychopathie :

Ponérologie 101 : le masque de santé mentale du psychopathe
Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance
Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques
Introduction à la psychopathie à l'usage du profane
Autoritarisme et psychopathie
Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres
La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 2e partie
Toungouska, psychopathie et la sixième extinction

People 2

Les souvenirs seraient transformés chaque fois qu'ils sont évoqués

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Les souvenirs seraient modifiés chaque fois qu'ils sont évoqués, selon une théorie présentée par le psychologue Morris Moscovitch de l'Université de Toronto au congrès annuel de l'Association canadienne des neurosciences.

Les recherches du Pr Moscovitch et d'autres ont montré des différences entre ce qui est appelé la mémoire épisodique, qui est une de mémoire autobiographique riche en détails contextuels et qui dépend de l'hippocampe, et la mémoire sémantique qui dépend principalement du néocortex, et qui est une mémoire plus générale, ne gardant que l'essentiel de la mémoire épisodique initiale.

« Les études chez l'animal et chez l'homme ont montré que l'hippocampe, une région du cerveau située profondément à l'intérieur du cerveau, joue un rôle central dans la mémoire épisodique à court et long terme. Des patients ayant subi une perte de l'hippocampe, dont les célèbres Henry Molaison (le patient HM) et Kent Cochrane (le patient KC), se sont avérés incapables d'enregistrer de nouveaux souvenirs, mais ils ont conservé la capacité de se rappeler d'événements antérieurs d'une façon générale, schématique. »

Commentaire: Le sujet du souvenir reste un phénomène complexe dont on n'a pas fini d'élucider les mécanismes :

- La conformité mémorielle : sous la pression de leurs pairs, les gens modifient littéralement leurs souvenirs d'événements récents
- Les faux souvenirs ou comment on croit se rappeler ce qu'on n'a jamais vécu
- Des chercheurs ont réussi à implanter de faux souvenirs dans le cerveau de rongeurs
- Le syndrome des faux souvenirs, une arme de la CIA ?

Compass

Conscience morale, empathie et psychopathie - Le développement moral

« La raison est et ne doit qu'être l'esclave des passions ; elle ne peut jamais prétendre remplir un autre office que celui de les servir et de leur obéir »
~ David HUME, Dissertation sur les passions et traité de la nature humaine, Livre II
Put it all in perspective
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Mettre tout en perspective
Ce qui fut réinterprété par certains en : « la raison est l'esclave des passions », prenant ainsi le contrepied de penseurs inspirés par René DESCARTES et son Discours de la méthode introduit par la célèbre citation : « Le bon sens (Nda : la raison) est la chose du monde la mieux partagée », ou de psychologues tels que Jean PIAGET ou Lawrence KOHLBERG, fortement influencé par la philosophie d'Emmanuel KANT, qui « considéraient que la raison est notre meilleur juge, bien meilleur que notre sensibilité qui décide selon nos goûts et nos préférences et qui peut amener à des conduites injustes »[1].

La question qui a animé les débats philosophiques et psychologiques depuis des siècles se pose alors en ces termes : la raison (le bon sens) était-elle maître ou esclave des passions (des émotions) ?

Si la croyance en la toute puissance de la raison, très bien représentée aujourd'hui par le mythe de l'homo œconomicus défendu par l'idéologie néolibérale, a gouverné nos politiques depuis l'avènement du Siècle des lumières jusqu'à nos jours, les récents travaux de psychologues, philosophes, économistes, etc., effectués sur la base des dernières découvertes en neuroscience, épigénétique, psychosomatique, etc., tendent à corriger ce dogme tant et si bien que le rapport de 2007 rédigé par le CERI[2] pour le compte de l'OCDE précise à cet effet que : « au centre du cerveau humain se trouve un ensemble de structures parfois appelé "cerveau émotionnel" : le système limbique. On sait aujourd'hui que nos émotions "sculptent" le tissu neural. »

En d'autres termes, et comme nous l'apprennent les recherches en psychologie morale contemporaine étayées en cela par les progrès des sciences modernes, « la raison n'est que l'attachée de presse des émotions »[3].

Or, pas de conscience[4] sans une raison juste.

Commentaire: Voir aussi :

Ponérologie 101 : le masque de santé mentale du psychopathe
Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance
Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques
Introduction à la psychopathie à l'usage du profane
Autoritarisme et psychopathie
Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres
La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 2e partie
Toungouska, psychopathie et la sixième extinction

2 + 2 = 4

Ces médias qui changent notre cerveau

© Photo Shutterstock
Attention à la surchauffe face à la masse d'informations numériques à traiter et à hiérarchiser.
Le cerveau humain est hypersensible à l'environnement. L'omniprésence des médias numériques va façonner leur architecture et transformer l'intelligence humaine.

Google Glass sur le nez et smartphone à l'oreille, l'humanité sera bientôt plus accro aux écrans numériques que ne l'a été Toumaï au silex, il y a 7 millions d'années... Depuis cette ère des steppes, l'environnement a subtilement modelé le cerveau de l'homme, construit la parole, les relations sociales, les stratégies de chasse et de survie, l'abstraction, puis l'art et la futilité... Avec l'omniprésence des écrans, une nouvelle révolution se prépare-t-elle pour notre cortex ?
Wedding Rings

Expérience intérieure - La conjonction des opposés, d'Héraclite à Carl Gustav Jung, avec Michel Cazenave

Dans son effort pour s'expliquer le réel, notre culture privilégia - surtout à partir du XIIIe siècle - un mode d'intelligibilité qui fut théorisé dès l'antiquité par Aristote avec les principes de la non-contradiction et du tiers exclu. C'est à ce type de rationalité que l'on doit en partie le formidable essor de la connaissance scientifique, mais en partie seulement puisque l'on sait combien certaines découvertes trouvent leur origine dans des modes de pensée tout à fait différents, que l'on songe par exemple au rêve qui inspira la structure de l'atome à Niels Bohr.
Gravure alchimique extraite du traité Aurora Consurgens, environ 1500
© Inconnu
Gravure alchimique extraite du traité Aurora Consurgens, environ 1500
Ce mode d'appréhension du réel, dont l'efficacité n'est plus à démontrer, révèle certaines limites : il n'est que prendre l'exemple des objets de l'univers microscopique, qui donnent lieu à deux modèles antinomiques - ondulatoire et corpusculaire - pour se rendre compte que même dans le cadre des sciences exactes il nous faut parfois tenir ensemble des représentations opposées d'une même réalité. Mais si l'on se borne à notre culture, il est notable que l'idée d'une indissociabilité des contraires était déjà présente chez Héraclite, cinq siècles avant notre ère.

Héraclite qui, un siècle et demi avant Aristote, rejetait d'avance le principe de non-contradiction, discernant l'harmonie qui transcende la tension des opposés, comme pour l'arc et la lyre. Au XVe siècle, Nicolas de Cues, s'efforçant de penser l'Infini, propose à son tour un dépassement du régime habituel de la raison, passant du principe de non-contradiction à celui de la coïncidence des opposés. Carl Gustav Jung trouvera chez le génial cardinal forte inspiration pour qualifier l'unité inconnaissable et incompréhensible du Soi...
Family

Un enfant de 3 ans se rappelle de sa vie antérieure, identifie son assassin et trouve son corps

Traduit par NOM

Un petit garçon de 3 ans dans la région du plateau du Golan, près de la frontière entre la Syrie et Israël dit avoir été assassiné avec une hache dans sa vie antérieure. Il a montré aux doyens du village où l'assassin avait enterré le corps, et aussi incroyable que cela puisse paraitre ils ont trouvé le squelette d'un homme dans la cache. Il a aussi montré aux doyens où l'arme pouvait être retrouvée, et après avoir creusé, ils ont bel et bien retrouvé la hache.


Sans son livre, "Children Who Have Lived Before: Reincarnation Today" [Les enfants qui ont vécu auparavant: Aujourd'hui la Réincarnation, ndlr], le thérapeute allemand Trutz Hardo raconte l'histoire de ce garçon, parmi plein d'autres histoires d'enfants qui semblent se rappeler de leurs vies précédentes d'une grande précision avérée. L'histoire du garçon a été entendue par le Dr. Eli Lasch, qui est très célèbre pour avoir développé les systèmes médicaux de Gaza conjointement avec le gouvernement d'Israël dans les années 1960. Dr. Lasch, qui est mort en 2009, avait parlé de ces évènements fascinants à Hardo.

Le garçon appartenait au groupe ethnique des Druzes, et dans sa culture l'existence de la réincarnation est acceptée en tant que fait. Son histoire a néanmoins eu le pouvoir de surprendre sa communauté.
Magnify

Matrix - Pourquoi les gens défendent-ils des systèmes injustes, incompétents et corrompus?

© Psychomedia
Comment se fait-il que les gens défendent et appuient des systèmes sociaux (gouvernements, institutions, entreprises...) qui s'avèrent injustes, incompétents et corrompus ?

Dans le cadre de la théorie de la justification du système (1), en psychologie sociale, des études montrent qu'ils cherchent à maintenir leurs vues selon lesquelles leurs systèmes sociaux sont relativement légitimes, même lorsqu'ils sont confrontés à des informations qui suggèrent le contraire. Ils s'engagent alors dans des processus psychologiques qui visent à défendre le système et à le justifier.

Mais ils ne justifient pas leurs systèmes sociaux en tout temps, expliquent les psychologues Aaron C. Kay de l'Université Duke et Justin Friesen de l'Université de Waterloo. Certains contextes, proposent-ils dans une étude publiée en 2011 dans la revue Current Directions in Psychological Science, motivent davantage à défendre le statu quo.

Selon leur analyse des études sur le sujet, 4 conditions peuvent motiver à justifier un système.
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La pornographie aux États-Unis, une « crise de santé publique »

WASHINGTON - La pornographie est tellement répandue aux États-Unis qu'elle doit être désormais traitée comme une «crise de santé publique» à combattre au même titre que le tabagisme ou l'alcool au volant, estiment des experts.

«La pornographie est la forme la plus répandue d'éducation sexuelle aujourd'hui. Des études montrent que l'âge moyen où l'on voit pour la première fois du porno est entre 11 et 14 ans, et croyez-moi, ce n'est pas le Playboy de papa», résume Gail Dines, sociologue, professeur au Wheelock College de Boston et auteur d'un livre sur la question: «Ces images dégradantes et misogynes sont devenues monnaie courante et enlèvent aux jeunes leur droit à une vraie sexualité saine».

«C'est un secteur qui a une influence considérable», ajoute Mme Dines, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse organisée jeudi en amont d'un congrès à Washington de la Coalition to end sexual exploitation.

Les sites pornographiques reçoivent plus de visites chaque mois que ceux de Netflix, Amazon et Twitter réunis, un tiers des téléchargements sont du porno et 4,2 millions de sites pour adultes existent sur internet, ajoute Mme Dines, également présidente du groupe féministe Stop Porn Culture.
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Nos pensées existeraient dans une autre dimension selon un professeur de Mathématiques

Les philosophes ont réfléchi pendant des milliers d'années sur la nature même de la conscience humaine.

Nous n'avons pas tendance à penser que nos pensées comme étant distincte de notre être physique encore à ce jour, nous savons encore très peu sur le fonctionnement interne de notre propre conscience ou la façon dont nous interagissons avec le monde sur un plan métaphysique .

Les souvenirs et des pensées sont elles de simples impulsions électriques dans le cerveau ou sommes-nous plus que celà ? Pourrions-nous être une combinaison entre spirituel et physique? Est ce que le corps humain ne serait tout simplement pas une interface entre un monde et un autre ?

Le professeur de Mathématiques et d'astronomie Bernard Carr estime que nos pensées peuvent exister dans une autre dimension dont nous n'avons pas la perception ou la conscience.
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