La Science de l'Esprit
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L'agressivité chez les jeunes enfants davantage liée à la génétique qu'à l'environnement

L'émergence de l'agressivité physique chez les jeunes enfants serait étroitement liée à des facteurs génétiques et, dans une moindre mesure, environnementaux, selon une étude québécoise publiée dans la revue Psychological Medicine.

Éric Lacourse de l'Université de Montréal et ses collègues ont mené cette étude avec des parents de 667 couples de jumeaux monozygotes (identiques, provenant du même embryon) et dizygotes (issus d'embryons distincts) nés dans la région du Grand Montréal (Canada) entre 1995 et 1998.

Les mères rapportaient les manifestations d'agressivité physique en consignant des comportements tels que les coups de poing et de pied, les morsures et les bagarres, à 20, 32 et 50 mois.

"L'analyse des facteurs génétiques et environnementaux a révélé une forte association entre les facteurs génétiques qui s'expriment tôt chez les tout-petits et la tendance que suit leur développement. Cette association explique en grande partie la stabilité ou la variabilité de leur niveau d'agressivité physique", indique le chercheur. "Ce qui ne signifie pas que la tendance à l'agressivité physique en bas âge soit permanente ou immuable. Des facteurs génétiques et environnementaux peuvent entrer en interaction à tout moment et modifier la chaîne de causes qui débouchent sur un comportement donné."
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Des calculateurs quantiques dans le cerveau ?



Stuart Hameroff expose dans cette conférence ses travaux avec Penrose pour tenter de percer les mystères de l'origine de la conscience. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n'est pas déjà le cas. En passant simplement la souris sur le rectangle, vous devriez voir l'expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « Français », puis cliquez sur « OK ». © GoogleTechTalks, YouTube

Le mathématicien Roger Penrose et l'anesthésiologiste Stuart Hameroff ont proposé il y a une vingtaine d'années un début d'explication sur le fonctionnement du cerveau humain doué d'expérience consciente. L'un des éléments de leur théorie impliquait l'existence d'états quantiques résistants à la décohérence dans des structures à l'intérieur des neurones. Dans un article récent faisant le point sur l'état de leur théorie, les deux chercheurs affirment qu'il y aurait maintenant des indications fortes en faveur de cette hypothèse. Bien que les deux hommes soient respectés, la communauté scientifique reste sceptique.


Voilà presque 20 ans, le grand mathématicien et physicien Roger Penrose publiait un livre issu de ses réflexions sur la nature de l'esprit et de la conscience. L'ouvrage, intitulé Les ombres de l'esprit, reprenait par ailleurs certaines des idées avancées dans les années 1980 par l'anesthésiologiste Stuart Hameroff. Plusieurs thèses étaient défendues. La première était que le théorème d'incomplétude de Gödel n'était pas compatible avec la thèse issue des travaux d'Alan Turing concernant l'intelligence artificielle, à savoir qu'un calcul sur une machine suffisamment complexe pouvait engendrer une intelligence humaine consciente.

Pour Penrose, le résultat de Gödel impliquait que l'esprit et la conscience humains étaient irréductibles à des calculs. Il rejoignait donc le camp de ceux qui pensent que le « difficile problème de la conscience » (hard problem of consciousness en anglais), selon le terme inventé par le philosophe australien David Chalmers, n'est pas solutionnable dans le cadre d'une réduction de la conscience à l'exécution d'algorithmes. Dit autrement, quand bien même on peut associer une structure mathématique à l'expérience vécue d'un son ou d'une couleur, elle ne peut se réduire à cette structure et à un calcul, pas plus que simuler une étoile, un cyclone ou une onde électromagnétique sur un ordinateur ne génère réellement ces objets. Penrose exprimait aussi, comme d'autres avant lui (tel Einstein, Schrödinger ou encore John Bell), son insatisfaction sur l'état actuel de la physique quantique.
Books

Susan Cain : le pouvoir des introvertis

Dans une culture où être sociable et ouvert sont des qualités valorisées plus que toute autre, il peut s'avérer difficile, voire honteux, d'être introverti. Mais, comme Susan Cain le soutient dans cette conférence passionnée, les introvertis apportent au monde des talents et des compétences extraordinaires, et devraient être reconnus et encouragés.

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Cerveau : quand il choisit le pilotage automatique

1,6 milliard de connexions analysées pour comprendre, en particulier, son mode par défaut, c'est la plus grande observation et analyse des connexions de notre cerveau. Réalisée par des scientifiques de l'Institut Max Planck (Berlin), cette analyse éclaire un peu plus comment l'architecture du cerveau façonne son fonctionnement. Ces travaux, présentés dans la revue NeuroImage, ouvrent de nouvelles pistes de recherche pour mieux comprendre certains troubles neurodégénératifs ou psychiatriques.

La structure du cerveau humain est complexe et c'est confirmé par ces images (ci-contre) de circuits constitués d'innombrables connexions. Des images obtenues par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle par des chercheurs du Max Planck Institute, en collaboration avec l'Université de Berlin et de l'hôpital universitaire de Fribourg. A l'aide de ces images, ils parviennent à décrypter le fonctionnement du cerveau sur son « mode par défaut » et à identifier, dans mode, un accord presque parfait entre la structure et la circulation de l'information.

Le réseau du « mode par défaut », est un réseau de repli, impliqué dans l'introspection et la rêverie. Ainsi, hors exécution de tâches précises, le cerveau «zappe» et passe sur ce que les chercheurs décrivent comme une sorte de pilotage automatique.
Hearts

La méditation peut aider contre l'anxiété, la dépression et la douleur

Des chercheurs ont repris 47 études antérieures. Nombreux sont les non pratiquants qui croient que la méditation consiste à s'asseoir et à ne rien faire. Ce n'est pas vrai du tout. Il s'agit en réalité d'un véritable entraînement actif du cerveau pour améliorer sa vision de soi, du monde et son ouverture. Les différentes pratiques de la méditation ont des méthodes diverses pour arriver à ce but.

La méditation de type « mindfulness » vise à permettre à notre esprit de se concentrer avec du recul (pas de manière obsessionnelle donc) sur toutes les pensées qui rentrent ; ne serait-ce que les sons que l'on entend. Les méditations de mantra consistent plutôt à se concentrer sur un mot particulier ou un son. D'après l'analyse des 47 études, on peut compter sur une amélioration de 5 à 10 % des symptômes d'anxiété avec la pratique de la méditation de type « mindfullness » si l'on compare avec d'autres activités.

On note aussi une amélioration de 10 à 20 % contre la dépression par rapport aux autres groupes. C'est similaire à l'action d'antidépresseurs. On sait aussi que cela réduit la douleur, mais on n'a pas d'information sur le type de douleurs.
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Colin Ross sur les personnalités multiples des stars

Padlock

La République de Platon décrit parfaitement la société d'aujourd'hui

Traduit par Hélios

La République (en grec Πολιτεία, Politeia) est un dialogue socratique, écrit par Platon aux environs de 380 avant notre ère, qui discute de la définition de la justice, de l'ordre et des caractéristiques d'un état-cité juste et de l'homme vertueux. C'est l'œuvre la plus connue de Platon et elle s'est révélée être l'un des ouvrages de philosophie et de théorie politique le plus influent au plan intellectuel et historique. Dans ce livre, Socrate en compagnie de divers athéniens et étrangers débattent de la signification de la justice et examinent si oui ou non l'homme honnête est plus heureux que l'homme malhonnête en envisageant oralement la création d'une série de cités différentes, s'achevant par une cité (Kallipolis) gouvernée par des rois-philosophes ; et en examinant la nature des régimes qui existent. Les participants discutent aussi de la théorie des formes, de l'immortalité de l'âme et du rôle du philosophe et du poète dans la société.

Dans La République, Platon décrit quatre types de gouvernement - la monarchie, l'oligarchie, la tyrannie et la démocratie. L'allégorie de la Caverne discute de la mentalité humaine et du monde politique, de notre façon de penser et d'être. On trouve quatre types de gens dans la caverne, bien que nulle part dans le texte les personnages ne soient clairement dénombrés. Il y a dans la caverne des ravisseurs et des prisonniers. Les prisonniers de la caverne sont sous contrôle et ne connaissent rien d'autre que la vie de la caverne, encore pire, ils ne connaissent qu'une seule paroi de la caverne. Les ravisseurs se servent d'un feu pour projeter des ombres sur la paroi devant laquelle se trouvent les prisonniers pour que la réalité fabriquée les garde captifs et les distrait. Parmi les prisonniers, certains sont enchaînés et d'autres sont libres de leurs mouvements. Les enchaînés sont maintenus en place et ne peuvent regarder que droit devant eux, ils sont ainsi convaincus de la réalité et de l'importance des ombres. Les non-enchaînés sont si subjugués par les images et convaincus de la réalité et de l'importance des ombres qu'ils n'ont pas besoin de chaînes. Ce sont les ombres qui les retiennent comme un éléphant qu'on retient par une simple ficelle. Les enchaînés et les non-enchaînés ne prêtent pas d'intérêt à leur existence actuelle en tant que prisonniers de la caverne. Ils ne sont pas conscients, pas plus d'eux-mêmes que de leur environnement, ni de leurs ravisseurs, ils ne sont conscients et concernés que par les ombres.
Cassiopaea

Expansion de l'esprit : champs psychiques dans et hors de notre cerveau

Traduit de l'anglais par Hélios pour le BBB

Head concept
© Inconnu
Nous avons été éduqués à croire que le mental réside dans notre tête, que l'activité mentale n'est rien d'autre qu'une activité cérébrale. Je suggère à la place que notre esprit s'étend loin au-delà de notre cerveau ; il s'étire par des champs psychiques qui nous relient à notre environnement et les uns avec les autres.


Les champs psychiques prennent racine dans le cerveau, exactement comme les champs magnétiques autour d'aimants ont leur origine dans les aimants eux-mêmes, ou comme les champs de transmission autour des téléphones mobiles proviennent des téléphones et de leurs activités électriques internes. De même que les champs magnétiques s'expansent autour des aimants et des champs électromagnétiques autour des téléphones mobiles, de même les champs psychiques s'étendent autour du cerveau.

Les champs psychiques aident à expliquer la télépathie, le sentiment d'être observé et autres capacités répandues mais inexpliquées. Par-dessus tout, les champs psychiques sous-tendent la perception normale. Ils jouent une part essentielle dans la vision.
Hearts

La carte corporelle de nos émotions révélée par une étude


Des scientifiques finlandais ont cartographié les zones de notre corps qui sont le siège d'une augmentation ou une diminution de l'activité sensorielle lorsque nous éprouvons telle ou telle émotion. Crédits : Aalto University
Des scientifiques finlandais ont cartographié les zones de notre corps qui connaissent une augmentation ou une diminution de l'activité sensorielle lorsque nous éprouvons telle ou telle émotion.

Selon que nous sommes heureux, triste ou en colère, nous éprouvons des sensations corporelles qui ne sont pas localisées dans les mêmes zones de notre corps. Si nous nous sommes tous rendu compte ou moins confusément de cette réalité un jour ou l'autre (par la célèbre « boule dans la poitrine » générée par l'anxiété, par la sensation de chaleur qui envahit notre visage et plus particulièrement nos joues lorsque nous éprouvons de la honte...), nous n'avions cependant peut-être pas réalisé à quel point la localisation de ces zones corporelles activées par nos émotions variait considérablement selon la nature de l'émotion ressentie.

Or, des scientifiques finlandais viennent pour la première fois de dresser une carte des zones corporelles activées en fonction de chaque émotion (bonheur, tristesse, colère...). Cette carte a pu être dressée à la suite d'une étude menée sur 700 volontaires finlandais, suédois et taïwanais. Des participants à qui il a d'abord été demandé de visionner des séquences vidéo associées à différentes émotions, puis de recenser les parties de leur corps dans lesquelles ils avaient la sensation d'un accroissement ou d'une diminution des sensations corporelles.
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Des scientifiques montrent qu'un livre provoque des changements dans le cerveau

Durant quelques jours après la lecture d'un roman, une sorte de rémanence persiste dans le cerveau, ont découvert les chercheurs de l'université d'Emory. Leurs conclusions sont simples : la lecture peut provoquer des changements dans les connexions neuronales, lors de périodes de repos, après une lecture, tout en augmentant l'activité de certaines régions du cerveau. Une persistance qui a été analysée et dont les résultats sont publiés dans la revue Brain Connectivity.

Stephen King n'a jamais caché l'influence que Sa Majesté des Mouches avait pu avoir sur son existence, « parce que c'est à la fois une histoire avec un message et un grand récit d'aventure ». Joyce Carol Oates avait désigné Alice au Pays des Merveilles comme « le livre qui a le plus influencé sa vie imaginative ». Partant de ces commentaires d'auteurs, comment serait-il possible de déterminer biologiquement l'incidence des livres sur notre vie ?

« Il semble plausible que, si quelque chose d'aussi simple qu'un livre peut donner l'impression que sa vie a été changée, alors peut-être est-il assez puissant pour provoquer des changements dans le fonctionnement et la structure de notre cerveau », s'interroge le professeur Gregory S. Berns auteur de l'étude Short- and Long-Term Effects of a Novel on Connectivity in the Brain.
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