Santé et Bien-être
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Ambulance

La pollution industrielle fait autant de ravages sur la santé que le paludisme

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© AFP/STR
L'exploitation minière, les fonderies de plomb, décharges industrielles et autres sites toxiques affectent la santé de quelque 125 millions de personnes dans 49 pays à faible et moyen revenus. Une pollution industrielle dont l'ampleur et les conséquences sur la santé humaine sont encore méconnus, mais comparables avec celles du paludisme ou de la tuberculose, estime le rapport World's worst pollution problems, publié mercredi 24 octobre par l'ONG Blacksmith Institute en partenariat avec la Croix verte internationale.

L'enquête a passé au crible, pendant quatre ans, l'impact sur la santé publique des polluants industriels les plus répandus - plomb, mercure, chrome, amiante - , rejetés dans l'air, l'eau et le sol de 2 600 sites répartis dans la plupart des régions du monde.

Tous sont connus pour causer de graves dommages à l'homme. Selon le rapport, qui reprend des études de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le plomb compromet ainsi, entre autres effets néfastes, le développement neurologique des enfants et provoque des maladies cardio-vasculaires chez les adultes. Le chrome, classé cancérigène, peut causer des cancers du poumon s'il est inhalé. Le mercure endommage quant à lui les reins et affecte le développement neurologique chez les enfants. Enfin, l'amiante est responsable de mésothéliomes, de cancers du poumon et d'autres problèmes pulmonaires.

Attention

Des pesticides en infusion

© Dariush Radpour
Dessin paru dans La Stampa, Turin

Wang Jing est responsable du programme "Alimentation et agriculture" de Greenpeace Chine. De décembre 2011 à janvier 2012, elle était avec ses collègues à Pékin, Chengdu et Haikou [sur l'île de Hainan] pour y acheter 18 sortes de thés de 9 marques différentes, en particulier ceux des négociants et chaînes de maisons de thé [reconnus en Chine] Wuyutai, Zhongguo Chaye et Tianfu Mingcha, comprenant à la fois des thés verts, des thés wulong [ou oolong] et des thés au jasmin, dont les prix allaient de 60 et à 1 000 yuans la livre [de 7 à 122 euros].

Des échantillons de ces thés ont ensuite été envoyés dans des laboratoires spécialisés indépendants pour qu'on y détecte d'éventuelles traces de produits phytosanitaires. Résultat : tous les échantillons contenaient des résidus d'au moins 3 types de pesticides ou d'herbicides ; au total, 29 résidus différents ont été décelés. Des traces de méthomyl, insecticide dont l'utilisation sur les feuilles de thé est clairement proscrite par le ministère de l'Agriculture, ont été découvertes dans 11 thés. On a trouvé de l'endosulfan, substance également interdite pour les théiers, dans 4 thés.

En réponse au rapport de Greenpeace, l'Association chinoise de distribution de thés (China Tea Marketing Association, CTMA) a tout de suite essayé d'étouffer l'affaire en déclarant : "Tous les échantillons de thés testés sont conformes aux normes nationales actuelles. Il s'agit juste d'une 'bisbille' avec les normes européennes et les normes mondiales !" Néanmoins, en mettant le problème sur le compte d'une querelle liée aux barrières commerciales érigées par l'Union européenne, la CTMA n'a pas réussi à lever le doute chez les citoyens chinois.

Cheeseburger

Alimentation et cancers : des liens encore difficiles à démêler

© SM
Walter Willett, le nutritionniste le plus cité internationalement

Deux spécialistes soulignent la nécessité d'étudier les habitudes dès l'enfance.


L'alimentation est impliquée dans 30 à 35 % des cancers. Ça, les chercheurs en sont à peu près sûrs. Mais ils ont beaucoup de mal à identifier quels sont les aliments impliqués et par quels mécanismes ces aliments augmentent ou diminuent les risques de cancer. Et même, alors que dans les années 90, les chercheurs avaient des certitudes - par exemple, la viande rouge cuite à haute température est cancérigène ou consommer beaucoup de fruits et légumes réduit le cancer - « l'histoire s'obscurcit depuis le début du XXIe siècle », estiment deux des plus grands spécialistes de ces questions, Walter Willett et John Potter, qui ont reçu hier à Lyon la médaille d'honneur du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Apple Red

La difficile évolution vers une agriculture respectueuse de l'environnement

Malgré la pression financière exercée sur l'agriculture classique, du fait de la baisse des prix de vente face à une augmentation sans cesse croissante des prix de production, les agriculteurs ont du mal à effectuer le virage vers l'agriculture biologique. Au-delà de la méfiance envers de nouveaux procédés, de nombreux freins viennent gêner cette expansion.

L'agriculture biologique rencontre un avis très favorable chez une majorité des consommateurs, inquiets des méfaits de l'agriculture dite conventionnelle, forte consommatrice d'intrants. Dans l'assiette d'un consommateur lambda peuvent se retrouver en moyenne 20 à 30 résidus de pesticides par jour. Pourtant du côté des producteurs, le passage à l'agriculture bio a du mal à se faire pour plusieurs raisons dont en premier lieu, le coût de la reconversion mais aussi le manque de centre de formation, de recherche et de centralisation des acquis de projets et programmes agricoles biologiques ainsi que la difficulté pour les jeunes de créer ou de reprendre une exploitation...

« L'agriculture biologique est un mode de production spécifique garantissant d'une part les équilibres écologiques et d'autre part la fertilité des sols. L'agriculture biologique réside dans la recherche d'alternatives à l'agriculture conventionnelle notamment par le non-recours aux intrants chimiques. Elle constitue une activité en développement face à une demande croissante des consommateurs pour une alimentation saine et répond également à la volonté de s'orienter vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement s'inscrivant dans un développement durable », explique le site de l'ODEADOM (Office de développement de l'économie agricole d'outre-mer). Son développement affiche une croissance lente mais constante.

Bacon

Les pourfendeurs des régimes défendent leur bout de gras

© Inconnu
Une pétition de médecins, adressée au ministre de la Santé, demande d'interdire « les régimes amaigrissants ». Dans quels buts ?

Le corps médical compte quelques grands libre-penseurs. Si vous en doutiez, allez donc faire un tour sur le site No-Régime (Non aux Régimes). Il vous invite à signer une pétition adressée au Ministre de la Santé afin d'interdire à d'autres médecins de prescrire des régimes amaigrissants ! Cette pétition interdirait aussi aux « non-médecins» de proposer des régimes amaigrissants « sous une forme ou une autre. »

Il s'est quand même trouvé quelques dizaines de grands démocrates, dont plusieurs professionnels de santé, pour signer cet appel à la censure d'Etat. Tant mieux, nous savons maintenant qui est qui.

Mais ces amis de la liberté d'expression ont-ils seulement lu ce qui leur était donné à signer ?

Commentaire: Pour aller plus loin, ne manquez pas l'article de Sott : Le régime paléolithique revisité
Les maladies auto-immunes sont en constante augmentation, le nombre de personnes souffrant de diabète en France a pratiquement doublé en 10 ans et l'obésité fait des ravages dans toutes les couches de la population. La médecine et l'industrie pharmaceutique, si elles proposent de l'aide pour ces maladies et affections, ne sont souvent pas à même de proposer de véritable solution. Il faut donc aller chercher ailleurs. Et si la solution se trouvait juste sous notre nez ? Littéralement même, c'est-à-dire dans nos assiettes ? Après tout, est-il si fou de se dire que l'alimentation a une influence sur la santé ? Oui, la pollution, les gènes, etc. peuvent certainement avoir une influence sur celle-ci. Mais si cette influence n'était que secondaire comparée à celle de l'alimentation ? En effet, le type de carburant mis dans une voiture n'a -t-il pas une influence directe sur le fonctionnement de celle-ci ? Voir le corps humain comme une machine semblera extrême à certains, mais la comparaison est utile.

Si nous considérons le corps humain comme une machine, posons-nous donc la question de ce que serait son carburant idéal. Peut-on dire que l'alimentation moderne représente cet idéal ? Si vous relisez attentivement la première phrase de cet article, cela semble difficile à croire. De toute évidence, nous ne mangeons pas ce que nous sommes censés manger. Et qui peut nous blâmer ? Entre la pléthore d'informations contradictoires sur le sujet, l'industrie agro-alimentaire qui se bat pour notre attention et notre portefeuille et qui est prête à tout pour y accéder (y compris nous mentir et nous mettre en danger) et l'éventail de plus en plus large d'aliments proposés, il y a de quoi s'y perdre. A moins de se renseigner sur le sujet. La plupart du temps, on choisira de se baser sur la fameuse (ou devrais-je dire fumeuse) pyramide alimentaire, ou sur le dernier best-seller sur l'alimentation trouvé en librairie, voire sur le régime lu dans notre magazine préféré. On peut également lire des livres qui ne se trouvent pas forcément en tête de gondole et on peut faire des recherches supplémentaires sur Internet. Enfin, on ira éventuellement voir un nutritionniste ou on en parlera à son médecin. Qui, souvent, nous renverra à la pyramide alimentaire ou à l'industrie pharmaceutique... Chercher (et surtout trouver) de l'information pertinente sur l'alimentation relève du parcours du combattant, voire de l'expédition archélogique. En creusant, creusant, creusant, vous trouverez à peu près tout... et son contraire. Comme souvent dans ces cas-là, la seule solution est donc de retourner aux sources. Que mangions-nous donc il y a plusieurs milliers d'années ? [...]



Bacon n Eggs

Il n'y a qu'un seul type de cholestérol : voici pourquoi

Traduit par Hélios

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Nous n'arrêtons pas d'entendre parler de différents types de cholestérol. C'est de la bêtise. Il n'existe qu'une seule molécule de cholestérol, il n'y a donc qu'un seul type de cholestérol. D'où vient cette stupidité de plusieurs types de cholestérol ?


Combien de types de cholestérol y-a-t-il ? Plus nous sommes endoctrinés avec le mythe d'un cholestérol-poison, plus on semble en découvrir des types. HDL (high density lipoprotein). LDL (low density lipoprotein). VLDL (very low density lipoprotein). Et ces fichus triglycérides : sont-ils un type de cholestérol ? Voici la vérité :

Aucun d'eux n'est du cholestérol, et il n'y a qu'un seul type de cholestérol ! C'est la vérité. HDL, LDL, et VLDL ne sont pas du cholestérol. Et le cholestérol n'est pas une graisse.

Toute cette absurdité qui a circulé pour vous faire peur, que votre taux de cholestérol est trop élevé...bon, à moins que ce soit le ''bon type'' de cholestérol... ou peut-être c'est pour être sûr qu'ils soient en bon équilibre... ou quelle que soit la dernière lubie des médecins...ce n'est que pure et totale stupidité. C'est une totale confusion voulue, faite pour que vous, mais aussi votre médecin, soyez en déséquilibre et désorientés afin que vous achetiez avec l'idée que vous devez vraiment prendre leurs poisons...heu, médicaments, sinon vous pourriez mourir demain.

Health

Les phtalates pourraient favoriser une ménopause précoce

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© Inconnu
Les phtalates qui sont des perturbateurs endocriniens présents dans une multitudes de produits tels les produits de maquillage et de beauté, les emballages alimentaires, les nappes et les rideaux de douche (dans lesquels ils agissent comme assouplisseurs), les fournitures de bureau, les colles, les sols plastiques... pourraient favoriser une ménopause précoce, selon une étude présentée au congrès de l'American Society of Reproductive Medicine.

Health

Les boissons énergisantes Monster inquiètent les autorités américaines

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Suite à cinq décès et une crise cardiaque, les autorités américaines s'interrogent sur l'implication des boissons énergétiques du groupe Monster Beverage.

Commentaire: Lire également:

Boissons énergisantes: Deux nouveaux décès suspects


Attention

UE : La Commission européenne autorise un nouvel OGM à la commercialisation

En plein débat sur l'évaluation des OGM et notamment les impacts à long terme, la Commission européenne a adopté le 18 octobre 2012 une décision d'autorisation commerciale pour l'importation du maïs MIR162 de Syngenta, modifié pour résister à des insectes (lépidoptères) [1]).

Forte de l'opinion favorable de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) et suite à l'abstention des Etats membres enregistrée lors des votes au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (CP CASA) le 10 septembre et du Comité d'appel le 26 septembre, la Commission européenne a donc validé sa propre proposition d'autorisation [2].

Cette décision est intervenue quelques jours après la démission du Commissaire Dalli, en charge du portefeuille de la santé des consommateurs. Mais pour la Commission européenne, interrogée par Inf'OGM, « la machine continue de tourner et le Vice-président Maroš Šefcovic a repris temporairement les dossiers du Commissaire Dalli ». La décision intervient également en plein débat scientifique autour de l'étude de Gilles-Eric Séralini et alors même que certains comités d'experts comme l'Anses et le Comité éthique, économique et social du HCB demandent la conduite d'études à long terme indépendantes [3].

Health

Cancer : la prise de vitamines diminuerait le risque chez l'homme

Une étude du Physician's Health Study de Harvard, explique qu'une prise régulière de vitamines permettrait de diminuer le risque de cancer chez les hommes.

Une nouvelle étude s'attaque au cancer. Cette fois, c'est l'équipe du Physician's Health Study de Harvard, qui vante la prise de vitamines pour lutter contre le cancer. D'après les données collectées par cette étude publiée sur le site du Journal of the American Medical Association le 17 octobre dernier, une prise régulière de vitamines permettrait en effet de diminuer le risque de cancer chez l'homme. Dans ce cas précis, on constaterait effectivement une diminution de 8% des cancers chez les hommes ayant absorbé des pilules de multi-vitamines de manière quotidienne.

D'après les auteurs, les bénéfices concerneraient la globalité des cancers et non un type en particulier. Le résultats reste à vérifier pour les femmes. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont réalisé une étude longue de onze ans sur la prévention des maladies chroniques. Près de 15.000 hommes médecins, âgés en moyenne de 64 ans, dont 1.312 avaient des antécédents de cancer, ont reçu un comprimé de vitamines de manière quotidienne. Ce dernier était un mélange de vitamines A, C, D, E, B6 et B 12 de calcium, de sélénium et de zinc.