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© Ph. National Institutes of Health (NIH)
Micrographie électronique à transmission en fausses couleurs du nouveau coronavirus ayant émergé en 2012, appelé MERS par après, par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), Etats-Unis.
Treize nouvelles personnes ont été contaminées par le coronavirus MERS en Arabie Saoudite, d'après le ministère de la Santé saoudien qui en a fait l'annonce lundi. Depuis que la maladie s'y est déclarée en 2012, le pays a compté 244 cas et 76 décès.

Pour l'heure, l'Organisation Mondiale de la Santé, qui a enregistré 88 décès de par le monde, n'a pas déclaré l'état d'épidémie pour le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient), même si elle incite les autorités sanitaires à maintenir un état de surveillance attentive.

Que sait-on de cette maladie ? Très peu de choses, si ce n'est qu'elle est due à un coronavirus semblable à celui qui avait provoqué le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002. Cette pneumopathie atypique s'était déclarée en Chine et avait semé la panique dans les aéroports, provoquant près de 800 décès à l'échelle mondiale jusqu'en été 2003.

Le MERS, issu d'une souche de coronavirus inconnue auparavant (baptisée MERS-CoV), serait plus mortel mais moins contagieux que le SRAS. Du fait du petit nombre de patients touchés, les épidémiologistes ignorent encore beaucoup de choses du nouveau venu. Ses moyens de transmission ainsi que ses conséquences pour l'organisme demeurent obscures...

L'espoir est dans la recherche

Endémique chez les dromadaires, depuis qu'il a contaminé l'homme seul son mode d'action biochimique a été élucidé. C'est une équipe du centre médical Erasmus de Rotterdam qui l'a mis en lumière en mai 2013. A la surface des cellules des voies respiratoires et du rein, les chercheurs néerlandais avaient identifié un récepteur appelé DPP4, sorte de porte d'entrée dans les cellules humaines que le coronavirus emprunte pour infecter l'homme.

Alors que les regards sont pointés sur la péninsule Arabique, le ministère saoudien a sollicité l'aide des compagnies pharmaceutiques pour contribuer à la mise au point d'un vaccin et enrayer cette maladie inquiétante. Pour l'instant, tous les cas recensés dans le monde (Allemagne, Émirats arabes unis, France, Italie, Jordanie, Qatar, Royaume-Uni et Tunisie) ont eu un lien direct avec l'Arabie saoudite. Le pays abritera fin août, comme chaque année, l'un des plus importants pèlerinages au monde, à destination de la Mecque.

Il reste à espérer que la recherche médicale progressera plus rapidement que le virus...