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Damas appelle la communauté internationale à conjuguer ses efforts pour en finir avec le terrorisme.

Dans deux missives séparées adressées à l'Assemblé générale de l'Onu et au Conseil de sécurité le ministère syrien des Affaires étrangères a souligné que les attaques terroristes visant les habitants de Foua et de Kafraya monteraient que les efforts devraient être conjugués en vue de lutter contre les terroristes. Une voiture piégée a explosé il y a deux jours dans les deux cités chiites de la banlieue d'Alep, alors que la population civile était sur le point d'être évacuée

Selon la chaîne d'information Al-Ikhbaria la Syrie a adressé deux lettres séparées au secrétaire général de l'Onu et au président par exercice du Conseil de sécurité.

Cet attentat terroriste qui intervient simultanément avec les attaques des groupes terroristes et leurs protecteurs prouvent la volonté de ces derniers de faire échec au processus de la réconciliation nationale en Syrie.

"Cette attaque terroriste lâche reste une réaction des terroristes et des régimes qui les soutiennent aux avancées de l'armée syrienne et de ses alliés sur tous les fronts, lit-on dans ces deux lettres.

Le gouvernement syrien souligne encore une fois l'impératif que représentent les efforts de la communauté internationale en vue de combattre le terrorisme, combat qui ne pourra réussir que via une coopération totale avec le gouvernement syrien. Damas réitère qu'il faudrait mettre un terme à l'hypocrisie et donner la priorité à la lutte contre ce fléau.

Suivant un accord trouvé entre le gouvernement syrien et le Qatar, les terroristes qui assiègent depuis deux ans les deux cités chiites de Foua et de Kafraya, avaient permis à des centaines de femmes et d'enfants de quitter les cités à bord des cars. Or privés de nourriture depuis 48 heures, des dizaines d'enfants originaires de ces deux cités s'étaient rassemblés autour d'une voiture avec à son bord des denrées alimentaires quand cette voiture bourrée d'explosifs a explosé. Des dizaines de corps déchiquetés des enfants jonchaient la terre au point d'empêcher les photographes étrangers de prendre des photos. Les médias occidentaux, prompts à largement couvrir" la soi-disant attaque chimique contre Idlib" ont imposé un black-out total à ce crime sans précédent qui a même poussé certains groupes terroristes à le condamner.