Seth Rich, membre du Parti démocrate des États-Unis et employé du Comité national démocrate (DNC), aurait pu fournir, avant sa mort, des milliers de documents portant sur la direction du DNC au site WikiLeaks, a annoncé la chaîne Fox News, citant des sources au sein des forces de l'ordre américaines.

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Seth Rich
M. Rich avait contacté WikiLeaks par l'intermédiaire de Gavin MacFadyen, journaliste d'investigation qui habitait à Londres à l'époque, comme l'a indiqué à la chaîne un enquêteur, souhaitant garder l'anonymat, après avoir examiné le rapport du Bureau fédéral d'enquête (FBI) sur le contenu de l'ordinateur de l'ancien employé du DNC.

D'après l'enquêteur, Rich avait confié à MacFadyen plus de 44 000 courriels et 17 000 pièces jointes aux alentours du 21 mai de l'année dernière. « J'ai vu et lu la correspondance de Seth Rich et WikiLeaks », a déclaré l'enquêteur à Fox News, ajoutant que les e-mails en question étaient, à l'heure actuelle, à la disposition du FBI.

Ces nouvelles informations correspondent aux résultats de l'enquête du détective Rod Wheeler, embauché par la famille Rich afin de faire la lumière sur l'assassinat du Démocrate Seth Rich, tué non loin de son appartement, à Washington D.C., en juillet 2016. Le détective estimait qu'il y avait une « correspondance à un certain niveau » entre WikiLeaks et ce dernier.

Alors que la nouvelle a été rapidement diffusée, les médias américains ne semblent pas se presser de la couvrir.

En outre, parait-il que le Washington Post aurait même tenté de passer sous silence l'information en se focalisant sur une autre histoire concernant les données classifiées transmises par Donald Trump à la Russie.

À l'approche de l'élection présidentielle américaine, le portail WikiLeaks a rendu publics des milliers de documents sur l'équipe de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton piratés du compte Gmail de son directeur de campagne John Podesta.

Par la suite, un rapport de la CIA cité par le Washington Post a accusé la Russie d'avoir pesé sur l'issue du vote de l'élection présidentielle américaine en piratant des emails des démocrates durant la campagne. L'équipe de Donald Trump a immédiatement rejeté ces conclusions.