La grande majorité des députés LREM, Modem, LR et UDI ont voté pour la loi anticasseur défendue par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ; celle-ci est donc adoptée par l'Assemblée. Elle doit être examinée au Sénat le 12 mars.
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L'Assemblée Nationale
Défendu par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner comme un texte de «tolérance zéro contre les violences» visant à «stopper les brutes» et non dirigé contre les Gilets jaunes, la proposition de loi anticasseur a été adoptée par l'Assemblée nationale ce 5 février.

Le texte, qui soulève de nombreuses critiques, jusque dans les rangs de la majorité présidentielle, a été voté par 387 voix contre 92. La grande majorité des députés LREM et MoDem, ainsi que des LR et UDI ont voté pour, l'ensemble de la gauche s'est prononcé contre. Le texte sera examiné au Sénat en deuxième lecture le 12 mars, le gouvernement souhaitant une adoption définitive rapide dans le contexte des manifestations récurrentes des Gilets jaunes.

Cependant, 50 députés LREM se sont abstenus - aucun n'ayant voté contre. C'est la première fois qu'un projet de loi est boudé par un aussi grand nombre de parlementaires de la majorité.

Pour faire face à la crise des Gilets jaunes, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, avait annoncé un tour de vis sécuritaire lors de son passage au journal de 20h sur TF1 le 7 janvier. L'exécutif a effectivement choisi de recycler une proposition de loi initialement portée en juin 2018 par le Républicain Bruno Retailleau dans un autre contexte, et dont le texte a depuis été adopté par le Sénat.