Les députés français ont voté pour le traçage numérique, à 338 voix contre 215 dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19. À présent, c'est au tour du Sénat de se pencher sur l'application pour smartphone StopCovid.
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Où es-tu Covid-19 ?
Le texte a été adopté par 338 voix, alors que 215 députés ont voté contre et que 21 se sont abstenus, a annoncé l'Assemblée sur Twitter.

Le vote s'est déroulé en présence de trois membres du gouvernement, mais sans le Premier ministre.

À présent, c'est au tour du Sénat de se pencher sur l'utilisation de l'application StopCovid. Un vote similaire va y avoir lieu dans la soirée.

L'application, téléchargeable dès ce week-end, pourra alerter ses utilisateurs s'ils ont croisé une personne contaminée par le Covid-19, à moins d'un mètre, pendant au moins 15 minutes. L'application devrait fonctionner par bluetooth et ne pas utiliser la géolocalisation.

Selon le dernier bilan de la direction générale de la Santé, la France a recensé 28.530 décès dus au coronavirus depuis début mars. Un solde négatif est observé concernant le nombre des personnes hospitalisées, de même que pour celles placées en soins intensifs (16 264 et 1 555 respectivement).

MISE À JOUR - LE SÉNAT A LUI AUSSI VOTÉ LA LOI

Le Parlement a approuvé le 27 mai au soir l'application pour smartphone StopCovid, censée contribuer à la lutte contre l'épidémie, mais jugée « liberticide » par ses détracteurs, avec un clivage entre députés et sénateurs de droite et quelques voix dissonantes chez LREM.

Après l'Assemblée nationale, le Sénat dominé par l'opposition de droite a donné son approbation le 27 mai au soir à l'application pour smartphone StopCovid, un outil de traçage numérique qui doit contribuer à freiner la propagation du coronavirus.

À l'issue d'un débat, 186 sénateurs ont voté pour (majorité du groupe LR, LREM, Indépendants), 127 ont voté contre (PS, CRCE à majorité communiste, majeure partie du RDSE à majorité radicale) et 29 sénateurs (essentiellement centristes) se sont abstenus. Accompagner la deuxième phase du déconfinement.

Le gouvernement a l'intention de lancer dans les jours qui viennent cet outil de traçage numérique, afin d'accompagner la deuxième phase du déconfinement.

Devant l'Assemblée puis le Sénat en soirée, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a longuement insisté sur les « garanties » entourant cette application « temporaire, d'installation volontaire, non identifiante et transparente».


Commentaire : C'est toujours « temporaire et sur la base du volontariat »... au départ. Il faut y aller doucement, vous comprenez... Avancez à pas de loup. Et Vlan ! Un jour prochain viendra (bientôt) où il faudra le rendre obligatoire et définitif. Et si vous n'avez pas de smartphone ? Pas grave, on vous concocte un bracelet.


Ces deux votes, bien que sans valeur contraignante pour le gouvernement, constituent un motif de satisfaction pour le secrétaire d'État chargé du numérique Cédric O, en première ligne sur le sujet, alors que le Premier ministre, absent lors du débat parlementaire, paraît circonspect, indique l'AFP.

StopCovid « sera utile dans la lutte contre le virus. Notre seul objectif est de sauver des vies », a réagi Cédric O après le vote du Sénat.


Commentaire : Menteur ! Depuis quand les membres de nos gouvernements ont à coeur la vie des citoyens ?


À l'Assemblée, cinq « marcheurs » ont voté contre l'application, dont le député Sacha Houlié, en critiquant la « dangerosité » et « l'irréversibilité » de ce type d'outils. Treize se sont abstenus, comme Aurore Bergé. Hormis l'UDI, les groupes d'opposition de droite comme de gauche ont voté contre à la quasi unanimité, tout comme le RN.

À gauche, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon a mené la charge contre un outil «inefficace» et « liberticide ».

« Je fais partie de ceux qui ne veulent pas qu'on sache près de qui j'étais à moins d'un mètre, pendant plus d'un quart d'heure. C'est le temps d'un baiser. Ça ne vous regarde pas », a-t-il lancé.

Comment l'application va-t-elle fonctionner ?

Sur la base du volontariat, StopCovid permettra à une personne positive au coronavirus d'alerter automatiquement tous les utilisateurs avec lesquels elle a eu un « contact prolongé » récemment, à moins d'un mètre et durant plus de quinze minutes, afin qu'ils se fassent tester à leur tour.

Le gouvernement cible notamment les « urbains actifs », qui prennent les « transports en commun », croisent des « inconnus » dans les magasins...

Selon Cédric O, StopCovid « offre un complément utile et nécessaire » aux équipes sanitaires, qui retracent les personnes en contact avec des malades du coronavirus.

L'application utilise la fonction bluetooth et non la géolocalisation, et « il s'agit d'un projet français », a-t-il aussi souligné.


Commentaire : Bienvenue dans l'horreur du Meilleur des Mondes...