Les gouvernements et les médias prétendent que les non-vaccinés engorgent les hôpitaux et sont responsables de la «pandémie». La situation en Suisse et les études internationales démontrent que c'est un mythe.

journal suisse libre
© Photo: Tagesschau SRF, 24 août 2021
Les principaux médias ont affirmé partout dans le monde, au même moment et en des termes semblables, que nous
étions confrontés à une « pandémie de personnes non vaccinées ».
Depuis la fin du mois d'août 2021, les gouvernements et les médias du monde entier annoncent, dans des termes presque identiques, qu'une «pandémie des non-vaccinés» est en cours. La Suisse ne fait pas exception: lors de la conférence de presse du 24 août 2021, la task force a annoncé que l'on pouvait observer dans les hôpitaux une «épidémie de non-vaccinés» et que «90 % des patients Covid hospitalisés n'étaient pas vaccinés». Aujourd'hui encore, on maintient dur comme fer cette affirmation selon laquelle les personnes «non vaccinées» engorgent les hôpitaux. Mais est-ce vraiment le cas? Sur quelles données cette affirmation repose-t-elle ?

Statut vaccinal inconnu dans de nombreux cas

Alors que l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) indique que le statut vaccinal des patients hospitalisés est enregistré depuis le 27.01.2021, les calculs montrent qu'à la fin du mois d'août, le statut vaccinal de seulement 59% des «hospitalisations liées au Covid-19» était connu. L'Hôpital cantonal de Saint-Gall a admis que ce statut n'avait pas été systématiquement enregistré jusqu'au 23.8.2021, mais que, lors de la séance de la task force du 23.8.2021, décision a été prise de le faire à l'avenir pour toutes les admissions de patients hospitalisés. Une situation qui était probablement analogue dans d'autres hôpitaux. L'affirmation de l'OFSP concernant l'enregistrement du statut vaccinal des patients n'est donc pas très fondée.

Comment sont comptabilisés les patients «partiellement vaccinés» ?

À la fin du mois d'août, une étude des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux Etats-Unis, reprise par les médias publics, montrait que la probabilité d'une «hospitalisation liée au Covid-19» était 29 fois plus élevée pour les «non-vaccinés» que pour les «vaccinés». Or, si l'on examine de près cette étude, on constate que les données sur lesquelles repose cette affirmation sont discutables: les patients qui ont été hospitalisés ou sont décédés dans les 14 jours qui ont suivi la première «vaccination» ont en effet été comptés parmi les «non-vaccinés». Une approche qui semble également avoir été adoptée en Suisse: le rapport de l'OFSP précise que «seuls les cas ayant été vaccinés depuis au moins 14 jours avec deux doses de vaccin au moment du diagnostic (date du test positif ) sont considérés comme des cas entièrement vaccinés.»

Même si cette approche peut répondre à une certaine logique d'un point de vue formel et immunologique, ne serait-il pas souhaitable, dans un souci de communication transparente, d'indiquer dans les rapports hebdomadaires de l'OFSP les hospitalisations et les décès répartis selon les différents statuts, à savoir «non
vacciné», «partiellement vacciné» et «totalement vacciné»? Cela permettrait notamment d'identifier correctement tout indice concernant les hospitalisations dues aux effets secondaires de la vaccination, tels que les myocardites, les événements cardiovasculaires et les aggravations d'une maladie Covid-19 induite par des anticorps. Une étude publiée en août a montré que les évolutions graves de la maladie pouvaient augmenter considérablement les phénomènes d'aggravation dépendante des anticorps (ADE) par rapport à la variante delta chez des personnes «vaccinées» qui ont reçu le vaccin actuel.

Les données internationales montrent que ce sont surtout les personnes «vaccinées» qui sont hospitalisées

À ce jour, les études d'homologation n'ont pas démontré d'efficacité pertinente pour les «vaccins», ni pour la «maladie Covid sévère» ni pour la «maladie Covid légère». (Voir aussi l'article en page 16) Un manque d'efficacité qui se confirme désormais dans le monde réel: les chiffres d'un hôpital de Jérusalem ont montré
que 95 % des patients gravement malades du Covid-19 étaient entièrement vaccinés au début du mois d'août. Les données officielles de l'Écosse montrent que 87 % des personnes décédées du Covid-19 au cours de la «3e vague» qui a commencé début juillet étaient vaccinées. De même, une enquête du CDC américain dans le comté de Barnstable, aux États-Unis, a montré que 80 % des patients hospitalisés en raison du Covid-19 étaient entièrement vaccinés.

Des données récentes des autorités sanitaires anglaises montrent que, du mois d'août au mois de septembre, 55 % des cas de Covid sont dus à des personnes vaccinées. Sur les 8 160 personnes hospitalisées après un test PCR positif, 4 557 étaient entièrement vaccinées, 383 avaient été vaccinées une fois et 3 220 n'étaient pas vaccinées. Au cours de la même période, 2 284 personnes entièrement vaccinées, 111 vaccinées une fois et 740 personnes non vaccinées sont décédées 28 jours après un test RT-PCR positif.

Une analyse publiée récemment, qui porte sur les données de 68 pays et 2947 comtés américains, conclut que la «vaccination» devrait être reconsidérée en tant que mesure primaire pour atténuer la situation actuelle, car les nombres élevés de cas de covid-19 semblent être en corrélation avec des taux élevés de couverture vaccinale.

Conclusion: affirmer que les personnes «non vaccinées» dominent les hospitalisations n'est pas étayé par les données dont nous disposons actuellement. Ces dernières indiquent au contraire que les hospitalisations et les évolutions graves dues au SRAS-CoV-2 semblent survenir chez la majorité des personnes «vaccinées».

Sources : https://app.moment-online.ch/api/media/journal_libres_02_11_2021.pdf (voir page 13)


journal_libres_02_11_2021Télécharger