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© PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP
Vue des Açores.
L'archipel portugais des Açores, dans l'Atlantique, a été secoué à de multiples reprises à compter de samedi et trois jours durant. Des soubresauts mineurs mais le scientifique en charge de la surveillance sismique et volcanique pour la région a fait part mardi de son inquiétude quant à un potentiel séisme à venir, voire une éruption volcanique.

Depuis samedi et pendant trois jours, on a recensé - et dans certains cas ressenti - 1800 secousses mineures dans l'archipel portugais des Açores, comme l'a noté ici l'agence Reuters. Mais ce ne sont pas ces frissons pour le moment de faible ampleur qui inquiètent les scientifiques sur place, d'autant qu'ils n'ont provoqué ni perte humaine ni dégât matériel.

Ceux-ci redoutent plutôt d'y voir les signes annonciateurs d'un séisme plus important, voire les facteurs d'une éruption au vu de la nature volcanique de cet ensemble atlantique de neuf îles. Ces 1800 tremblements de basse intensité se sont d'ailleurs produits le long de la fissure volcanique des Manadas.

« Tous les scénarios sont sur la table »

Rui Marques, responsable de la branche locale du CIVISA, le Centre de surveillance sismo-volcanique, s'est exprimé mardi auprès de l'agence d'informations portugaise Lusa News. Il a commencé par préciser que sur les 1800 secousses enregistrées seules 94 avaient pu être perçues par les habitants du haut de leur magnitude comprise entre 1,7 et 3,3.

Un ratio qui peut paraître dérisoire mais que l'expert a semblé trouver de mauvais augure. Il a ainsi confié à la radio Antena 1: "Tous les scénarios sont sur la table. D'un côté, on pourrait voir un tremblement de terre d'une plus grande magnitude et pouvant causer des destructions... De l'autre, il y a le scénario d'une éruption".

Deux stations de surveillance supplémentaires

Certes, a-t-il poursuivi, ces premières secousses sont d'origine tectonique et non volcanique stricto sensu. Mais ce n'est pas une raison pour les prendre à la légère. "Il ne faut pas considérer ça comme une crise purement tectonique mais comme une crise sismique survenant dans un système volcanique actif", a mis en évidence Rui Marques.

Aussi, comme le remarque ici le Guardian, les communes de l'île de Sao Jorge ont déjà activé leur plan d'urgence, et ce, dès lundi. La Protection civile lusitanienne a assuré accomplir ses préparatifs afin de se porter efficacement au secours des populations en cas de catastrophe. Enfin, le quotidien britannique note que le CIVISA a installé deux stations de surveillance sismique supplémentaires dans l'archipel.