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ven., 09 déc. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

2 + 2 = 4

L'arrogance aveugle de Riyad et le jeu des cinq erreurs

« N'accuse pas l'autre alors que la faute est en toi », disait Nietzche dans un bel aphorisme.
© Inconnu
« Tout État libre où les grandes crises n’ont pas été prévues est à chaque orage en danger de péril »
Jean-Jacques Rousseau
Les Saoudiens semblent comprendre, mais un peu tard, qu'il y a urgence1. Urgence à sortir de leur suffisance, de leur superbe ostensiblement affichée depuis le début des « révolutions arabes ». Urgence à en finir avec leur arrogance au sens de celui qui s'attribue et s'arroge tout sans vouloir partager dans un monde globalisé. Urgence à réformer le système économique, la géopolitique venant se mêler des finances du pays. Urgence à tirer les conclusions de leurs anticipations approximatives, mais également de leur gestion problématique des différentes crises auxquelles le Royaume est confronté.

Urgence à sortir le pays de l'injustice et de l'iniquité avec lesquelles sont traités les femmes, les étrangers, les chiites, les chrétiens, les homosexuels... Faute de quoi, l'avenir s'assombrira rapidement2. En ces temps de remise en cause, l'Arabie saoudite gagnerait à méditer cette réflexion de Jean-Jacques Rousseau dans ses Considérations sur l'état de la Pologne : « Tout État libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de péril ». Aujourd'hui, le pays se trouve dans une position fragilisée qui devrait logiquement l'amener à un aggiornamento de grande envergure de la politique qu'il a suivie, et cela en raison des cinq erreurs commises dans un passé récent.


Commentaire : Il est intéressant de noter que, déjà en 2014, Pepe Escobar interviewé par Russia Today dans un article intitulé : « Tirer les prix du pétrole vers le bas pourrait se retourner contre l'Arabie saoudite » expliquait ce qui suit :

« L'OPEP n'est pas une organisation moraliste. La façon d'agir de l'Arabie saoudite soulève bien des interrogations. En fait, sa stratégie est malhabile. Elle veut faire baisser les prix du pétrole pour exercer une pression sur la Russie à propos de la Syrie, pour la pousser à modifier sa politique à l'égard de Damas. Elle veut aussi plus ou moins contraindre le gaz de schiste produit aux USA à sortir du marché et aussi forcer la main de l'Iran vis-à-vis ce qui se passe au Moyen-Orient, le fameux antagonisme irano-saoudien. Mais cela ne fonctionnera pas à long terme, car même l'Arabie saoudite aura des problèmes, si le prix du baril de pétrole, qui s'établit maintenant à 86 $ ou 87 $, oscille entre 70 $ et 80 $ au premier trimestre de 2015, comme prévu. Elle sera donc en difficulté aussi, et sa stratégie va finir par se retourner contre elle à long terme. »


Commentaire: Pour aller plus loin, voir aussi les articles :


2 + 2 = 4

Neuf thèses sur la guerre hybride moderne dans laquelle nous sommes engagés

Traduit du russe vers l'anglais par Seva ; Traduit de l'anglais par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

Les 27 et 28 avril, le ministère russe de la Défense a tenu une conférence internationale sur la sécurité. Je participe à un groupe débattant des révolutions de couleur.
© Inconnu
Le temps accordé aux intervenants (5 minutes) et aux participants au débat (1 minute) était trop bref pour présenter la totalité du concept des révolutions de couleur dans la politique moderne et leur impact sur la sécurité générale et militaire de l'État touché. Par conséquent, je présenterai mes vues sur la question sous forme de points. Je serai succinct, parce qu'on peut écrire une étude en plusieurs volumes sur les révolutions de couleur et la guerre hybride en général, et même alors le sujet pourrait ne pas être traité complètement.

Thèse 1

Le fait même que les militaires étaient intéressés par ce sujet (en fait des représentants de plusieurs douzaines de ministères de la Défense de divers pays ont participé à la discussion) montre que les révolutions de couleur sont considérées par les États modernes non pas comme une menace intérieure (où la police et les services spéciaux seraient intéressés), mais comme une menace extérieure. Elle a les caractéristiques d'une agression militaire, donc la contre-attaque relève de l'armée.

Thèse 2

Les coups d'État colorés, qui sont un élément de la guerre hybride moderne, ne sont pas apparus seulement parce qu'un conflit direct entre deux puissances nucléaires est devenu impossible en raison de leur destruction mutuelle certaine. Différents scénarios d'une guerre nucléaire limitée ou d'un conflit armé entre les superpuissances n'utilisant que des armes non nucléaires ont été et sont examinés. Toutefois, si des pays détiennent des armes nucléaires, un conflit militaire où celles-ci seraient utilisées est possible, et les états-majors généraux doivent avoir des plans pour cette éventualité.

Les coups d'État colorés étaient une réponse à cette impasse politique qui a surgi comme résultat de la formation, à la fois dans les pays civilisés et au niveau du droit international, de l'idée selon laquelle la guerre n'est pas un outil admissible pour résoudre des problèmes politiques. Ainsi, les coûts politiques et moraux pour un État qui ouvre les hostilités, même si un énorme avantage en termes de forces permet une victoire rapide avec des pertes minimes, sont devenus plus élevés que les avantages matériels et politiques du contrôle sur le territoire ennemi. Un blitzkrieg, et encore plus une campagne militaire prolongée, sont devenus non rentables.

2 + 2 = 4

L'Union européenne, une gigantesque « usine à gaz » néfaste pour « presque » tous ses pays membres !


Commentaire : Rappelons que le terme « usine à gaz » - expression très en vogue et récurrente chez les hommes et femmes politiques - est un système dont la complexité et le manque de cohérence réduisent son efficacité... et que, selon Le Figaro, « cette formule métaphorique caractérise aujourd'hui des dispositifs incompréhensibles pour le commun des mortels, dont la mise en oeuvre a pour seul mérite de complexifier un sujet qui l'est déjà suffisamment... ». Voilà qui est dit.


Pour ceux de ma génération, donc nés peu après la Seconde Guerre mondiale, certains souvenirs et engagements sont restés en mémoire, par exemple celui-ci : quand le gouvernement a décidé que les salaires ne pouvaient plus être versés en liquide, il s'est engagé à ce que tout citoyen puisse disposer d'un compte bancaire totalement gratuit ; jusqu'alors les gens « simples » avaient leur ardoise au Familistère, au bistrot, chez le boucher, et lorsque la paye ou les acomptes venaient les ardoises se réglaient. Aucun commerçant n'osait demander des intérêts, tout le monde savait que chacun pouvait avoir des problèmes de liquidités, c'était dans « l'ordre des choses ». Une forme de crédit (gratuit) avant la lettre ! J'ai bien connu, ma mère m'envoyait faire les courses avec une liste et pas de blé, d'une part cela l'arrangeait, et d'autre part je n'en profitais pas pour m'acheter des Malabars !
Le temps a passé, les gouvernants ont été remplacés par eux-mêmes, leurs disciples ou leurs proches, et tout le monde a, bizarrement, perdu la mémoire de cet engagement « dur comme fer » ! Maintenant ouvrir un compte, c'est passer des étapes humiliantes devant un guignol prétentieux qui n'a eu son poste dans la banque que parce qu'il s'appelle « machin », qu'il est recommandé par « truc », et que même s'il est aussi éveillé qu'un bigorneau trop cuit il sera gardé, éventuellement dans une autre agence si par hasard il a fauté avec un des « dignitaires » locaux ! Et ce guignol va vous cuisiner pour vérifier si vous méritez d'être client dans « sa » banque ! Le client est roi, sauf à la banque, là le roi est nu...

Pour notre pays un autre exemple me parait intéressant, le fameux millefeuille administratif. Il y a quelques décennies nous avions trois échelons administratifs, la commune, le département, et l'État, et déjà le millefeuille existait, il fallait donc simplifier la vie des citoyens ! Nous avons désormais trois échelons de plus, l'intercommunalité, la région et l'Union Européenne, cette dernière ayant trois composantes, un parlement européen essentiellement consultatif, un gouvernement européen nommé sauf aucune représentativité électorale et des fonctionnaires européens chargés d'harmoniser les pratiques des différents membres, et le résultat est éloquent ! Nous avons atteint le stade du deux millefeuilles avec, en prime et rien que pour notre pays, 600 000 élus locaux... nous avons aussi, désormais, beaucoup plus de fonctionnaires choisis ou nommés par ces élus locaux, et destinés à gérer des paperasses, et moins de service public au niveau des bases d'une société évoluée à savoir l'éducation, la santé, la justice, l'impôt... sans parler des effectifs de police et de militaires en baisse constante ! Louis IX, qui a créé la composition administrative de l'État français pour en faire une puissance organisée et reconnue a été effacé de notre histoire.

Commentaire: Depuis des décennies on nous serine avec les bienfaits de l'Europe : on se retrouve, présentement, dans la peau des rats qui suivent le joueur de flûte, ou dans celle de la grenouille qui prend son bain dans une marmite, au choix.

L'on voit bien pourtant que le fort n'est pas aussi fort qu'il voudrait le faire croire : qui a besoin d'armes et d'un arsenal répressif pour faire entendre et accepter ses justes et bonnes paroles ? Si les mouvements populaires, populistes, sont récupérés, détournés, ici en Europe, c'est aussi une bonne nouvelle : l'élite est terrorisée, terrifiée par ceux qu'elle est censée représenter. C'est une situation tout à fait intenable, qui ne peut durer dans le temps. On le sait, la plus grande peur de l'imposteur est de se faire démasquer. Et la seule manière de confondre le bonimenteur est d'observer la différence qui existe entre ses actes et ses paroles. De constater qu'il y a la guerre là ou l'on nous dit qu'il y a la paix, de comprendre que les conditions et les restrictions que l'on nous impose ne sont pas la liberté. (Repris d'un commentaire précédent.)

Voir aussi :


USA

Une cabale de think tanks liés à l'OTAN orchestre la crise des réfugiés

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone.

© anonimo
Les vagues de migrants fuyant les guerres touchant la Syrie, la Libye, les attentats de Tunisie et d'autres pays musulmans déstabilisés par les Révolutions de Couleur du Printemps arabe menées par Washington ont créé le plus grand bouleversement social qu'a connu l'Union européenne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Maintenant, il est devenu clair pour la plupart que quelque chose de sinistre est en cours de réalisation, quelque chose qui menace de détruire le tissu social et l'essence même de la civilisation européenne. Ce que peu de gens réalisent, c'est que tout ce drame est orchestré, non pas par la chancelière allemande Angela Merkel ou par des bureaucrates anonymes de la Commission européenne, mais par une cabale de think tanks liés à l'OTAN.

Le 8 octobre 2015, au milieu de la vague créé par des centaines de milliers de réfugiés inondant l'Allemagne, la chancelière allemande Angela Merkel a proclamé, au cours d'un programme populaire de télévision allemande : «J'ai un plan». Elle en a profité pour critiquer vertement son partenaire de coalition, le chef de la CSU bavaroise, Horst Seehofer, un critique virulent de la politique des bras ouverts aux réfugiés de Merkel depuis le printemps 2015, qui a permis à plus d'un million de réfugiés d'entrer en Allemagne l'année dernière.

Depuis, avec une détermination d'acier, la chancelière allemande a défendu le régime criminel d'Erdogan en Turquie, un partenaire essentiel de son plan.

Le monde entier a regardé avec étonnement comment elle a ignoré les principes de liberté d'expression et a décidé de poursuivre publiquement un comédien bien connu de la télévision allemande, Jan Böhmermann, pour ses remarques satiriques à propos du président turc. Tout le monde est étonné de voir que le symbole de la démocratie européenne, la chancelière allemande, a choisi d'ignorer l'emprisonnement par Erdogan de journalistes d'opposition et sa censure des médias d'opposition turcs, alors qu'il tente d'établir une dictature de facto en Turquie. Tout le monde est resté perplexe quand le gouvernement de Berlin a choisi d'ignorer la preuve accablante qu'Erdogan et sa famille ont été matériellement complices du terrorisme d'État islamique en Syrie, qui est à la source de la crise des migrants. Tout le monde a été étonné de voir comment elle a poussé pour un engagement de l'UE à donner des milliards au régime d'Erdogan, pour soi-disant faire face à l'afflux de réfugiés dans les camps de réfugiés turcs.

Commentaire: Voir aussi :


Bizarro Earth

L'Empire du chaos assiège les BRICS

Traduit par Questions Critiques

Une turbulence majeure semble être dans les cartes pour 2016. Ainsi, la turbulence actuelle pourrait être interprétée comme le calme avant la prochaine tempête géopolitique et financière dévastatrice. Passons en revue l'état actuel de la partie qui se joue, à travers les dilemmes affectant la Maison des Saoud, l'UE et ces trois membres des BRICS, la Russie, le Brésil et la Chine.

Le pétrole et la Maison des Saoud

Peu de personnes connaissent le Baltic Dry Index. Pourtant, cet indice est essentiel pour suivre la progression de la demande en matières premières. Il y a deux mois, il s'échangeait à un plus bas historique. Depuis, il a augmenté de plus de 130%. Le prix de tous les métaux précieux a bondi dans quasiment toutes les devises. Pourquoi est-ce important ? Parce que cela nous dit que la confiance dans les monnaies fiduciaires — en particulier le dollar — décline rapidement.

La hausse de l'indice de la Baltique annonce une augmentation de la demande de pétrole en Asie — en particulier en Chine. Une offre en baisse et une demande en hausse pour le pétrole poussera probablement le prix du baril vers le haut durant le second semestre de 2016. Cela ne veut pas dire que la Maison des Saoud regagnera la confiance des Etats-Unis et de la Russie. Des sources très fiables confirment qu'en ce qui concerne Washington et Moscou, la Maison des Saoud peut être sacrifiée. Ces deux pays, les Etats-Unis (s'ils le voulaient) et la Russie, sont véritablement indépendants en matière d'énergie. De puissantes factions à Washington accusent franchement Riyad de « terreur » — en fait, c'est beaucoup plus compliqué que ça — tandis que Moscou considère que la Maison des Saoud suit les ordres américains visant à détruire la Russie dans une guerre des prix pétroliers.

Gold Bar

La Chine et la Russie retournent à l'étalon-or : l'effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a peut-être commencé

Traduit par Alex Moumbaris, relu par Marie-José Moumbaris pour le Saker Francophone.

© Michael Dalder/Reuters
Le 19 avril 2016, la Chine sortait les nouveaux yuans soutenus par l'or. Ces deux dernières années, le rouble russe était pleinement soutenu par l'or. Personne dans les médias occidentaux n'en parle. Pourquoi le feraient-ils ? - Un lecteur occidental pourrait commencer à se demander pourquoi il est constamment stressé par un système monétaire fiduciaire basé sur le dollar étasunien et manipulé à volonté par une petite élite d'oligarques financiers pour leur avantage, au détriment des gens ordinaires.

Dans un récent article de Russia Insider, Serguei Glaziev, un des plus éminents économistes russes et conseiller auprès du président Poutine, avait affirmé : «Le rouble est la devise la mieux soutenue par l'or au monde.» Il a continué en expliquant que la quantité de roubles en circulation est couverte par environ deux fois la quantité d'or détenue par le Trésor russe.

En plus de leur alliance financière, la Russie et la Chine ont également développé, ces deux dernières années, leur propre système de transfert d'argent, le Système de paiement international chinois (CIPS) ou, autrement dit, le réseau CIPS remplace le système de transfert occidental SWIFT pour le commerce interne entre la Russie et la Chine. Le terme SWIFT signifie Société pour la télécommunication financière interbancaire mondiale, un réseau qui fonctionne dans 215 pays et territoires, utilisé par plus de 10 000 institutions financières.

Jusqu'à récemment, presque toutes les transactions monétaires internationales devaient passer par SWIFT, un établissement privé, basé en Belgique. «Privé» comme la Federal Reserve Bank (Fed), les banques de Wall Street et la Banque de règlements internationaux (BRI), toutes impliquées dans les transferts monétaires internationaux et fortement influencées par la famille Rothschild. Ce n'est pas étonnant que le SWIFT indépendant suive les sanctions de Washington, par exemple, en écartant l'Iran du système de transferts internationaux. De même, Washington a employé des pressions sur SWIFT pour qu'il vienne en aide aux fonds vautours new-yorkais de Paul Singer qui a extorqué plus de 4 milliards de dollars à l'Argentine. Cette extorsion a été faite en entravant les paiements réguliers de la dette argentine comme convenu avec 93% de ses créanciers. Par la suite, l'Argentine a trouvé d'autres moyens pour effectuer ses paiements et évité de s'enliser dans le discrédit et l'insolvabilité.

Propaganda

Après Ben Laden, Saddam et Kadhafi, Poutine est devenu le nouveau grand méchant de l'Occident

© RT
Vladimir Poutine a-t-il fait équipe avec un reptile extraterrestre pour divulguer les « Panama papers » et ainsi discréditer David Cameron et forcer la sortie des Britanniques de l'UE ?

Percy Bysshe Shelley a écrit : « tout autour, à l'intérieur, en dessous, au-dessus il y a la mort - et nous sommes la mort ». C'était il y a 200 ans. Si le remarquable poète anglais écrivait ces vers aujourd'hui, il pourrait sans doute remplacer la mort par Poutine. En effet, d'après les médias britanniques, « Poutine est ici, Poutine est là, Poutine est partout ».

Prenez le Daily Mail par exemple, un quotidien qui se préoccupait surtout de tout ce qui pouvait vous provoquer un cancer. Mes préférés étaient l'huile de foie de morue, la paternité, les bains de bouche et les rapports sexuels, qui sont sans doute bons pour eux aux yeux des ignorants qui ne lisent pas le Daily Mail. Aujourd'hui, Poutine semble avoir remplacé le cancer et les prix de l'immobilier en Angleterre. Ces deux dernières semaines seulement, le journal a publié d'étonnantes, parfois effrayantes, histoires à propos du président russe. Il a notamment révélé que Poutine « est de mèche avec un reptile extraterrestre ». Et si cela n'était pas assez bizarre, des chasseurs d'OVNI posséderaient une vidéo d'un vaisseau extraterrestre volant au-dessus de la maison du président. « Ce n'est pas la première fois que Poutine est accusé de recevoir des technologies de pointe des extraterrestres ou de complicité avec eux », a prévenu le deuxième journal le plus lu d'Angleterre.

Magic Hat

Manipulation médiatique : quand des acteurs peuvent être recrutés pour des manifestations, des attentats, des fusillades, des catastrophes


Commentaire : L'opinion publique se façonne de mille et une façon ; les innombrables techniques de propagande et de désinformation sont là pour le prouver. Des quelques mots mensongers écrits dans un article de presse obscur à la mise en scène hollywoodienne d'un événement dramatique sur-médiatisé, avec images truquées ou détournées à l'appui, le but recherché reste le même : rallier l'adhésion d'un lecteur ou d'un spectateur à une idée, une conception, une représentation de la réalité. Et au vu des moyens retors mis en œuvre par toute la clique dirigeante malade pour atteindre cet objectif, on prend conscience que c'est une chose capitale, encore pour l'instant, que d'obtenir le consentement de la population.

Alors que nous n'avons pas besoin d'homme politique, de PDG ou de banquiers pour vivre, un homme de pouvoir, quel qu'il soit, est éminemment dépendant des personnes qui composent la pyramide sur laquelle il trône. Il doit constamment justifier du statut qui est le sien ; tâche bien difficile, en bon parasite social désaxé qu'il est. Il travaille donc constamment à présenter la réalité sous un faux jour, comme nous le prouve l'article ci-dessous, par exemple.

N'est-ce pas là peut-être une bonne nouvelle ? La dépendance du pouvoir à un assentiment collectif ne nous fait-il pas prendre conscience qu'en refusant d'adhérer à un mensonge celui-ci ne peut plus perdurer ? Et n'y a t-il pas là un moyen, à son petit niveau, non pas de changer le monde, mais d'être au plus prés d'une possible juste place que l'univers semble pouvoir nous offrir lorsque nous regardons la réalité pour ce qu'elle est ?


Les américains ont découvert une curieuse forme d'imposture, les acteurs de crise, à l'occasion du massacre de masse sous faux drapeau de Sandy Hook, le 14 décembre 2012. (voir Remarkable resemblance of Sandy Hook victims and professional crisis actors)

Située à Denver dans le Colorado, une entreprise nommée VisionBox Crisis Actors fournit des professionnels (« des joueurs et des acteurs expérimentés ») qui incarnent des personnes du monde réel dans des simulations de catastrophes, comme des exercices menés par le gouvernement, des attentats à la bombe ou des fusillades, pour aider « les écoles et les premiers secours à créer des entraînements réalistes, des exercices grandeur nature, des simulations très fidèles à la réalité, et des films interactifs en 3D. » Comme s'en vantait une histoire en date du 31 octobre 2012, que j'ai découverte le 1er janvier 2013, publiée sur le site Crisis Actors :

USA

Les Panama Papers attaquent les ennemis de l'Empire et sont un moyen de chantage idéal

Traduction : Dominique Muselet

Une vraie fuite de données d'un cabinet d'avocats au Panama serait très intéressante. Beaucoup de gens riches et/ou des politiciens cachent de l'argent dans les sociétés fictives que ces firmes panaméennes fournissent. Mais les «  fuites » actuelles de données, diffusées, à grand renfort de publicité, par plusieurs empires de presse qui soutiennent l'OTAN et par une « Organisation non gouvernementale « financée par le gouvernement américain, ont simplement pour but inavouable de salir des personnalités que l'empire américain n'aime pas. Elles offrent aussi une belle opportunité d'en faire chanter d'autres en promettant de ne pas publier des informations en échange d'une faveur puis d'une autre.

Il y a déjà 16 mois, Ken Silverstein a publié un reportage sur Vice à propos de Mossak Fonseca, un gros fournisseur véreux de sociétés fictives du Panama. (L'Intercept de Pierre Omidyar, pour lequel Silverstein travaillait alors, avait refusé de publier le reportage.) Yves Smith a publié plusieurs longs articles sur le business du blanchiment d'argent de Mossak Fonseca. Silverstein a également redit une chose bien connue, à savoir que Rami Makhlouf, un riche cousin du président syrien Assad, avait de l'argent caché dans des sociétés fictives de Mossak Fonseca. Il a écrit :

Pour pouvoir fonctionner, les sociétés fictives comme Drex ont besoin d'un agent agréé, parfois un homme de loi, qui dépose les documents d'enregistrement nécessaires et dont le bureau sert habituellement d'adresse à la société fictive. Cela crée un intermédiaire entre la société fictive et son propriétaire, surtout si l'entreprise fictive est enregistrée dans un paradis fiscal où l'information sur la propriété est protégée par un mur impénétrable de lois et de règlements. Dans le cas de Makhlouf - et, comme je l'ai découvert, dans le cas aussi d'hommes d'affaires véreux et de gangsters du monde entier - l'organisation internationale qui a permis d'enregistrer sa compagnie fictive et de la protéger contre la surveillance internationale était un cabinet d'avocats appelé Mossack Fonseca, qui a fait office d'agent agréé de Drex du 4 juillet 2000 à la fin de 2011.

Snakes in Suits

De la démocratie à la pathocratie : l'avènement du psychopathe politique

Traduit par Crashdebug.fr
© Sott.net
« Les hommes politiques sont plus susceptibles que les personnes normales dans la population générale d'être des sociopathes. Je pense que vous ne trouverez pas un expert dans le domaine de la sociopathie / psychopathie / du trouble de la personnalité antisocial qui contesterait cela... qu'une petite minorité d'êtres humains n'ont littéralement aucune conscience, a été et est, une pilule amère à avaler pour notre société - mais cela explique beaucoup de choses, le comportement politique sans vergogne trompeur en étant une » -. Dr. Martha Stout, psychologue clinique et ancien instructeur à l' École de médecine de Harvard.
Il y a vingt ans, un titre de journal a posé la question : « Quelle est la différence entre un politicien et un psychopathe ? »

La réponse à l'époque, et maintenant, reste la même : aucune.

Il n'y a pas de différence entre les psychopathes et les politiciens.

Et il n'y a plus de différence entre les ravages sur les vies innocentes par des criminels parasites insensibles, égoïstes, et irresponsables et les élus qui mentent à leurs électeurs, échangeant des faveurs politiques commerciales pour les contributions de campagne, ignorant les souhaits de l'électorat, trichant sur l'argent durement gagné des contribuables, favorisant l'élite corporatiste, consolidant le complexe militaro-industriel, et se souciant peu de l'impact de leurs actions irréfléchies, et de ce que des législations adoptées à la hâte pourraient avoir comme conséquence sur les citoyens sans défense.